Le Canard : journal humoristique, 12 novembre 1904, samedi 12 novembre 1904
[" (* à : / UT AU lr 4 26me Année \u2014 No.§2 H.BERTHELOT,] JOU SONDATEGR.Î UN Sir WiLmrip.\u2014 Dehors ! mmc mm rm Deux braves paysans regardent passer un ballon, \u2014Je me demande comment un ballon peut s\u2019élever dans les airs, fait l\u2019un d\u2019eux.\u2014H parait que ceux qui sont dedans, lorsqu'ils veulent monter, jettent du sable.\u2014Et quand ils veulent redescendre?\u2014 Dame.ils reprennent du sable.- * ~ | RNAI: HUMORISTIQ PARAISSANT LE SAMEDI tas de badreux.Dans un petit café, un consommateur rappelle le garçon qui ; vient de lui apporter un boci: avec tune mouche : mais pas de mo\u201ciche.Le garçon se penche, examino le verre avec attention ct saisissant la mouche entre le pouce ct l'index: \u2014Vous aviez, ma foi, raison, monsieur, mais voild In mal ré- \\paré/ + .\u2026.oo.&- \u2026.a.ue MONTRE \\L, 12 NOV.1904.\u2014Je vous ai demandé un bock, ! \u2018da bruyère UN -SOCG - BUREAUX a 1 1595-1597 RUE ONTARI2 COUP DE BALAI A la porte d'un mar gi.« tabac, X.s'arrête rêve > un lot de pipes de forn.\u201c male que surmonte une pancar-* ainsi conçue: 25 cts au choix, sis; _ Pipes de caractères.#4 = \u2014Pourquoi appelez-vous \u2018ces, pipes, pipes de caractères, \u2018dit-il, cn pénétrant dans le bureau ! \u2014Je vais vous dire,\u201d répond 1 débitant, tout ce_lot-13, c'est de > a! LE CANARD FEUILLETON DU CAN-iR.3 {0 ole De NHT LA MESURE EST COMBLEÎ Grâce à l\u2019extréme obligeance de : Napoléon Guitare, qui ne le \u201cpounaissait pas, et du patron \u2018de l'hôtel, qui ne l\u2019avait jamais JVU, mais qui consentirent à attester sous la foi du serment qu'Octave s\u2019appelait bien Dupancel, qu'il habitait Paris, telle rue, tel numéro, qu\u2019il était né le 15 avril 1857, et qu\u2019il n'\u2019avait pas de casier judiciaire, Octave \\Duponcel parvint enfin à toucher les 1,500 francs que lui en- [ voyait son neveu Isidore, lAussitôt il éprouva ce sentiment d'importante fierté, spécial aux gens qui se sentent de l'argent en poche.Il lui sembla que Venise était plus belle, rien que parce qu'il se sentait capable d'acheter tout ce qui lui faisait plaisir.Il considérait d\u2019un œil attendri les gondoliers qui lui faisaient signe pour une promenade au Lido, les bouquetières qui lui proposaient des fleurs, et se donna la joie, qualifié par lui-même d\u2019inutile, de donner deux sous (duo soldi) à un mendiant; il les donna d'autant plus volontiers que Æ était deux sous italiens \u201c qui n\u2019auraient pu _Pässer en France,\u201d Vers deux heures de l\u2019après-midi, aprés un bon déjeuner arrosé d'une bouteille d\u2019Asti mous- SCUX, et auquel il convia l'ami Napoléon, Octave lança solennellement cette phrase: \u2014Et maintenant, je crois qu\u2019il est temps que nous visitions la Ville.Qu'est-ce qu\u2019il y a de cu- ricux ici?Napoléon.\u201411 y a les musées.Octave \u2014Oui, je sais.Mais les tableaux, nous avons le temps de les voir._, Hermine.\u2014H fait beau: attendons qu'il pleuve, , Octave.\u2014Et puis, je ne sais pas §1 vous ctes comme moi, quand Jai bien déjeuné, je n\u2019aime pas sentir l'odeur de la peinture.Zézène \u2014Oh! depuis le temps Que ces tableaux-là sont faits ! ,Ç Octave.\u2014 Justement, l\u2019huile a di devenir rance.Nom, je demande à voir quelque chose de plus typique, quelque chose qu'on ne voit qu'ici, | Napoléon.\u2014J'ai votre affaire: es pigeons.Les pi : place Saint-Marc, Pigeons de la Hermine.\u2014Qu\u2019est-ce qu\u2019ils font ces pigeons-là ?, Napoléon.\u2014Oh! c'est très curieux.Vous resez deboutt au milieu de la place, vous jetez par terre des grains de maïs, ils arrivent tous, se perchent sur votre chapeau, sur vos épaules, ct vous mangent dans la main.Hermine \u2014Pas possible ! Octave.\u2014Comme au jardin de Luxembourg ?Napoléon.\u2014 Exactement., Hermine \u2014Ah! ce que ça doit \u20actre amusant ! Octave.-\u2014II faut y aller tout de suite.Maintenant que j'ai 1,500 francs, nous ne regarderons pas à acheter dix ou douze sous de mais! Hermine \u2014Oui\u2026 et comme ça nous savons comment employer notre temps.Zézéne.~\u2014J'aimerais mieux voir d\u2019évrlise, vctave.\u2014 L'église Saint-Marc?Mon Dicu, tu la veras! Tu vois SN Guan we propose quelque chose de plus curienx! i Hermine\u2014Les pigeons Napoléon, à part\u2014Deux sous W'ils en ont pour leur journée! nstallés sur la \u201c piazza,\u201d à deux pas de la \u201cpiazetta \u201d et de l'ene droit où s'élevait l'ancien campanile écroulé, maintenant remplacé par unc clôture de planches.Octave et Hermine sont dans une joie folle.Cent cinquante pigeons les entourent, se précipitent en recoulant sur les grains de maïs qu\u2019ils sèment.Hermine, d\u2019une voix de fausset Ne wreux.\u2014MiPitinitics de heureux.\u2014Pitits! Pitits! Pitits! Octave, épanoui.\u2014 Voilà des traits de mœurs vraiment intéressants.\u2018Avoue que ça vaut le voyage?ermine.\u2014Moi, je resterais ici indéfiniment, Octave \u2014Tu aimes tant les bé- tes! Hermine, dans un élan de reconnaissance.\u2014Je t'adore! Pitits! Pitits | Pitits! Tout au bonheur de leur distribution de graines, ils ne s\u2019aperçoivent pas que Napoléon a fait signe à Zézène, et que tous deux sont entrés au palais des Doges.Un monsieur, s'aprochant.\u2014 Pardon, monsieur et dame.Désirez-vous vous faire photographier?Octave.\u2014 Pourquoi faire?Le photographe.\u2014Nous avons coutume de perpétuer le souvenir des riches étrangers, ct des jeunes ménages.Hermine, trop aimable ! Le photographe.\u2014\u2026au moment où ils donnent à manger aux pigeons sacrés.Octave.\u2014Ce doit être charmant.Le photographe.\u2014 C\u2019est un moyen ingénieux de prouver, au retour, à ses nombreux amis qu'on a véritablement fait un voyage à Venise.Il y a tant de gens qui disent y être allés, quand réellement ils n\u2019ont pas bougé de chez eux! Octave.\u2014C\u2019est vrai, ça fera rager les Campistrol, Monsieur, nous aceptons.Hermine.\u2014Ah ! que c\u2019est gentil ! Je me sens rajeunie de vingt ans.Elle saute de joie.Lous les pi- gcons s\u2019envolent.Octave.\u2014C\u2019est malin ce que tu viens de faire! Tu ne peux donc pas rester tranquille?Hermine, d'une voix de supplication suraiguë\u2014Pitits! Pitits! Pitits! Un quart d\u2019heure sc passe à rassembler les pigeons qui, rassurés, se posent sur les bras d\u2019Herminc, sur lc chapeau d\u2019Oectave, Le photographe.\u2014Ne bougez plus! Au moment où les deux époux, le nez cn l'air, retiennent leur respiration pour ne pas effaroucher les volatiles, un rayon de soleil vient subitement leur chatouiller les narines.Hermine et Octave, avec un ensemble merveilleux \u2014Atchoum ! Tous les pigeons s\u2019envolent, Octave.\u2014Nom d'un chien, les voilà encore partis ! Hermine.\u2014 Pitits! Pitits! Pitits! ; Un nouveau quart d'heure s\u2019écoule, pendant lequel Hermine prend des poses souriantes.Elle inspire, de la sorte, confiance à un gros pigeon pattu, à la cravate de plumes roses ; il s\u2019élance d'un vol lourd et se .pose sur le chapeau de sa bien- j ; faitrice qui, le bras çn avant, la ; Main tendue, lui offre des -* grains de maïs.e photographe \u2014Oh! flattée\u2014Vous êtes > char- mant! Délicieux! \u2018 Cette fois, ne kcugeons plus! Hermine, poussant un hurlement \u2014Ah! la saleté! Le pigeon épouvanté s'envole.Octave.\u2014 Mais sapristi, on n\u2019y, arrivera jamais! Qu'est-ce qu\u2019il y a encore?Hermine \u2014II y a\u2026 Regarde ce qu\u2019il y a! Là\u2026 oui\u2026 dans ma main.Oh! la sale béte! Le photographe, impatienté.\u2014 Vous auriez pu attendre, pour bouger, que j'aie pressé la poirel Hermine \u2014Vous êtes bon! je voudrais vous voir à ma place! Octave.\u2014C\u2019est la faute de ces sacrés animaux, qui ne peuvent pas se tenir en place! Le photographe.\u2014 Alors, re- tcurnez-vous, et regardez l\u2019hor- lege.Hermine\u2014Avec ces deux for« gerons qui font mine de taper sur une cloche avec leur marteau?Le \u2018photographe.\u2014 Regardez bien.Quand l'heure sonne, les hommes lèvent le bras et le marteau retombe.Il est 4 h.40.A 5 heures, dans 20 minutes exactement, le mécanisme agira,.Ne bougez plus | Octave \u2014D'\u2019ici 20 minutes,nous avons le temps de revenir! Le photographe \u2014Ne vous y fiez pas.C'est si vite passé! Vous avez 98 chances sur 100 d\u2019arriver trop tard! Ne quittez pas l'horloge de l\u2019œil.Quand vous aurez vu ça, vous aurez vu tout Venise.\u2018Très émus, les Duponcel fixent alternativement les deux forgerons et la grande aiguille du cadran bleu semé de chiffres romains tout en or.Vingt mis nutes se passent: le bras du forgeron se lève, puis retombe cinq fois sur la cloche sonore.Hermine, bouche bée.\u2014 Ahl c\u2019est extraordinaire.Octave~\u2014Rien que pour ça, JS ne regrette pas notre voyage.Le photographe.\u2014C\u2019est francs.Octave.\u2014120 francs.quoi?Le photographe.\u2014Je vous af pris pendant tout le temps que vous regardiez\u2026 30 plaques à 4 francs.Hermine.\u2014Mais c\u2019est un guct- apens! \u2018Octave.\u2014Jc nc vous pas! Le photographe.\u2014C\u2019est ce qua nous verrons, Il fait signe à un agent de police à qui, en deux mots, il explique l'affaire Un attroupement se forme: visages hostiles.L'agent de police.-\u2014Cento ven- ti lire, signore.No volcte?Venitz con me.Octave.\u2014Qu'est-ce qu'il dit?Le photographe.\u2014Que si vous ne voulez pas payer, il va vous fiche en prison., Hermine, épouvantée.\u2014 Mon cliéri, souviens-toi des plombs de Venise ! Octave, bas \u2014J\u2019y pensais.Les laches! (A l'agent.) lermez vos tre plomb.Je paic! Une voix,en confidence.\u2014Nous avons aussi un petit compte à régler, signore! Octave.\u2014Leonardo! Leonardo.\u2014Dec chez qui vous avez pris la fuite bien méçam- ment, en passant par le fenêtre, et sans payer.vilain ! Octave.\u2014 Combien demandez- vous?Leonado.\u2014Mille francs.Octave.\u2014Vous dites?Lconardo.\u2014Sinon ze vous fais arrêter comme voleur.Octave, atterré \u2014Et tout ça pour n\u2019avoir pas voulu payer un malheureux pot de chambre qui ne valait peut-être _pas trente sous} 120 LA paicral LE | 'CHIENDENT \u2014 OU \u2014\u2014 Un Pochord ui a de àASILCE Pour un bon poivrot, c'était un bon poivrot, devant lequel apéritifs, digestifs et bocks n'avaient qu\u2019à s'incliner.pour passer plus vite.Non sans fantaisie, d'ailleurs, ainsi que l'indiquerait, entre mille autres, la colloque suivante: Un de ses amis revenait de je ne sais quelle lointaine darkest \u2018Africa où il avait cru devoir séjourner trois ans.\u2014Epatant, mon vieux! exclame l\u2019'intempérant, épatant! Carthage te réussit à merveille.Tu n\u2019es pas changé de ligne.\u2014C\u2019est comme toi, riposte l\u2019explorateur, tu n\u2019es pas sensiblement transformé! Je t'avais quitté ivre mort, je te retrouve saoul comme un cochon.\u2014Voilà ce qui te trompe, mon vieux, Depuis que nous nous som- \u201cmes vus, \u201c quantum mutatus,\u201d \u201clui-même, n\u2019a jamais opéré parcil- le évolution ! \u2014Alons donc! \u2014Mais oui\u2026 Tu te rappelles, dans le temps, à l'apéritif, qu\u2019est- Ce que je prenais.?\u2014Piur ton rhume?\u2014Pour mon rhume, si tu veux., D'abord un vermout, ensuite ui 7 byrrh, puis un amer, après quoi un bitter et enfin comme bouquet, une de ces vieilles oxygénées ! \u2014Ou deux.=\u2014\u2014Ou deux, tu as raison, j'irai meme plus loin: \u201cou trois.\u201d Mais aujourd'hui, mon pauvre ami, tu ne me reconnaîtrais pas.\u2014Je t'en félicite.* \u2014Aujourd'hui, par l\u2019absinthe.\u2014Et tu finis par le vermout, + \u2014Juste ! \u2014\" Quantum mutatus,\u201d fet, voit son record battu, Je vous laisse donc à penser la stupeur qui nous étreignit tous, suivie de la plus ardente hilarité, à la vue de notre buveur foudroyant d\u2019un regard indigné le .garcon qui s'avisait de Jui verser, je commence en cf- -a¢ Sans ordre préalable ct comme .d'habitude, sa première absinthe.\u2014Qu'est-ce que c'est que ça?nauséait-il, de l\u2019absinthe ?Voulezvous me débarrasser de ce dan- creux toxique, et au galop! .Divant nos rires: Bh 1.« * \u2014Que trouvez-vous donc, s'in- forma-t-il froidement, à ce qu\u2019un «homme ne boive pas d\u2019absinthe?\u2014Un bitter, alors?propose le garçon.\u2014Un bifter!.Veux-tu bien te.taire! Vous voulez ma niortl.\u2018Pourquoi pas de la strychnine, tout de suite?- -.\u2014Un amer?\u2014Un amer! O ma mèret \u2014Un byrrh?\\ +70 LE CANARD are Ceol | À! IF Wo Bell \u2018Péléphone Main 2160.PAS DE MACHINES.PAS D'ENFANTS.PAS DE FILLES.\u201cous nos Cigares sont faits par des ouvriers com pétents, ct chaque ouvrier fait son cigare seul pour chaque commande, c'est-à-dire qu'un ouvrier commence et fini son ci;~ve sans le faire passer par 5 ou x 6 mains, Gela est plus propre et mieux fait.le sur commande ÿ a SoA, RY 4 °p 801831) & valant 10c, pour sc, Grand MOTHER CIGARE en tabac de la Havane 7 vorun + LA OHAMPAGNE La Champagne Cigare à 10c.n'a pus d'égal, eu pur tabac dela Havane.1509 Rue Notre-Dame, Cigares de l\u2019Unidh CIGAR FACTORY \u2014Un byrrh, c'est encore bien plus pire! \u2014Un vermout ?\u2014-Le vermout est du tombeau la route.\u2014Alors quoi?\u2014Du chiendent.\u2014Du chiendent ! i.A1 expliqua : \u2014Vous irez chez le pharmacien acheter du chiendent, il vous expliquera la fagon de laquelle il faut agir pour en faire de la tisane et boum! servez chaud ! La L'ague, en elle-même, n'était pas des plus drôles, mais exécutée avec un si froid comique et un naturel.! Surgirent les gageures: \u2014Je parie que tu ne l\u2019avales pas jusqu'au bout, ta tasse de chiendent! \u2014Tenu! \u2014Je parie que, pas plus tôt ingurgité, tu t\u2019envoies illico l'un quelconque de tes coutumiers \u201c apéros.\u201d z \u2014Tenu! \u2014Je parie que, demain, tu ne recommences pas cette aventure, \u2014Tenu! \u2014loi, aprés- demain.: De gageure en gageure, notre ami en arrivait bientôt, s'il tenait le coup tout un mois, aux suivauts enjeux: Tout son chiendent payé; ! \u2018Toutes réglées les consommua- tions du mois d'après ; Plus, une brave petite quinzaine de louis.wn ie 0 0 le a NM Ee te \u2018WS me \u2018Au.trente et unième jour qui suivit cette mémorable séance, ayant gagné\u2014et sans que songeât à surgir le moindre conteste\u2014 notre anti humait d'un trait, d'un seul, une de ces purécs.! Puis sur le ton du contentement parfait: \u2014Allons, fit-il, voila un petit traitement que ce n\u2019était pas trop tôt qu\u2019il prit fin, si j'ose m'expri-4 mer tant incorrectement ! te \u2014Un traitement?N D'un doigt négligent, il nous.tendait une ordonnance médicale sc terminant par ces mots: \u201c Pendant un mois, s'abstenir rigoureusement de toutes boise sons alcooliques.Les remplacer par de la décoction de chiendent.* Un traitement, en effet, se cond sola l'un des perdants, qui te revient moins cher qu'un autre ay pere Crocker.ALPHONSE ALLAIS, POUR RIRE Deux apaches viennent de tuer un bon bourgeois à cuups de revolver, \u2014On dirait qu'il dort, dit l'un, \u2014Oui, d'un someil de \u201cplumb\u201de répond l\u2019autre.7 Le mot de la fin.Un mendiant cst entré dans unc cour ct s'est mis à chanter.\u2014Qui vous a donné la permise sion?demande la concierge, fue rieuse, \u2014Pardon, madame, je débute.je n'ai pas encore l'habitude \u2018des cours \"| _ Dans un salon.\u2014Ce Z.cst extraordinaire.Il ne comprend rien a rien.Vous avez beau lui donner les explications les plus précises.\u2014Vous vous heurtez toujours 4 la force.d'ineptic Une femme avait empoisonné son mari.Celui-ci en réchappa miraculcusement et son premice soin fut de porter plainte contre sa compagne.On interrogea celle-ci, qui nif?Et comme on lui demandait si elle pouvait fournir quelque preuve de son innocence, la mégéra répondit avec un accent féroce: \u2014Je demande qu'on fasse l\u2019au- topsic! \u201c Par un froid de cinq degrés au4 dessous de zéro, un pauvre gueux, qui se promène sur la place de ia\u2019 Dourse ramasse un journal finan4 cier.\u2018Le dépliant, il lit: \u2014L'emprunt a été dix-huit fois! couvert.4 © Et lc pauvre bougre de penser \u2014Si je pouvais seulement l'être, une fois! POOR LES RHUMES OBSTINES, LI?-CROUPE, L'ASTHME, LA GRIPPE, , Rte, Etc, DONNRZ LE BAUME*RHUMAL 25c.la bouteille dans | toutes les pharmacies et épiceries, . =, attribue la prétention A Gm 1.8 42 St\u2014 Tr \u2014 LE CANARD de Canard Journal Humorisiique Hebdomadaire Publié par A.P.PIGEON, (5035-07, Ruc ONTARIO, Coin Avenue I{btel 49 Si vous souffrez de Phtisie ou Tuberculose, { =| recourez avec confiance aux Capsules of -Crésobéne (\"produit Français) qui -opèrent chaque jour des milliers de.guérisons * y merveilleuses chez les consomptifs.AF ne résiste & lcurs propriétés prodigieuses, clles guérissent les toux ct les oppressions les plus tenaces.Prix : 50 cis le flacon.=° Dépôt : Arvuur Décany, Pharmacien, 1888 Ste-Catherine ct toutes autres Rien + { i harmacles, Nous .\\ savoyons gratuitement sur demiaudeun livre : \u2018* Comment lutter contre les maladies des poumons.® + - \u2019 t : LE CANARN _ GLORIEUSE- \u2018INCERTITUDE \u2018 \u2014 Es-tu bin sûr qu\u2019y sont morts.\u2018 \u2014 POUR RIRE \u2018A la Bourse.PAS DEMAIN, AUJOUR- | a \u2014_\u2014 re Le baron Isaac a une affaire| - D'HUI ; A A Un maricur professionnel cst en train de circonvenir une de ses victimes.\u2014Je vous assure que c'est une excellente affaire.\u2014Vraiment?\u2014Parole d'honneur! la jeune fille est charmante ; sa fortune est considérable, toute en terre.ct les parents aussi, : Quelques peintres échangent leurs - opinions sur un confrère qui a la spécialité des fonds très noirs.\u2014C'est le Bossuet de la peinture! promulgue un de ces messieurs.\u201c+ Les autres ne comprennent pas.\u201c(Frators, la mauvaise langue : F \u2014Je dis ça, À cause de ses horizons funèbres.+ d'Honneur.Il interroge anxieusement ses témoins : \u2014Eh bien?\u2014L'affaire est arrangée\u2026 Vous _ | vous battez au premier sang.\u2014Pour cent?., \u2014 Un bohème débraillé exibe son orgucilleuse personne dans un jardin public.Un monsieur, qui l'aperçoit, a ce mot assez heureux : \u2014C\u2019est à croire, ma parole! qu'il fait salir son linge 4 Londres, ; Le joyeux docteur X.est appelé auprès d'un centenaire pris de maladie subit.On l'interroge anxieusement : \u2014Qu'y a-t-il, docteur ?\u2014Mon Dieu! il a.la maladie \\ de son siècle! Si vous vous sentez pris de rhume, n\u2019attendez pas à demain\u2019 peur employer le BAUME | RHUMAL, comme cela vous dormirez tranquille, sans soufa, france, sans oppression.25c la bouteille.\"en BEAUMIER < Médecin et Opticien ( A l'INSTITUT HOPTIQUE Exsones GRATIS NES des d'eux de.; RS 4:1824 Ste-Catherine FRCS Coin Ave Hôtel-de-Ville 14 Montréal, 3.Rat le meilleur de Moniréal comme fabriquant et ajusteur de LUNETTES, LORONONS, YEUX ARTIFICIELS, etc., A ordre, garantis pour bien voir, de loin et de près, et guérison d'Yeux, Le Terminal et les Obars 3 Urbains arrêtent À la porte.a AVIS.\u2014Cette annonce rapportee vaut 15 cents Par piastre pour tout achat en lunetterie.: \"SPECIALISTE d'ageuts sur le chemin pour notre maison responsable, + SI VOUS TOUSSEZ, \u201c PRENEZ LE Ï BAUME RHUMAL 25c LA BOUTEILLE PARTOUT. 1,F CANARD £ \u2014 Débarrassés de la foule, de l'a- ., gent, de l\u2019aubergiste -et du pho- \u2018\u2019Jographe, les Duponcel se re- \u2018gardent, atterrés, !Hermine.\u2014Quel voyage! «* Octave \u2014Tu sais, moi, j'en ai \u201cassez.Si tu m'en crois, le pius raisonnable serait de ne pas ves- ter plus longtemps dans cette vil- \u2018le ignoble.\"4 Hermine\u2014Tu veux retournci ,à Paris?* Octave \u2014Ah1 Dieu, oui.e i plus tôt possible.Je te jure qu'ic: \u2018nous ne sommes pas en sûreté.\u2018Sa nous tardons seulement 24 àheures, ils nous accuseront d'avoir démoli leur campanile ct !Mmangé tous leurs Raphaëls ! Hermine \u2014Alors, nous aurions peut-être mieux fait de ne pas, \u2018quitter notre chez nous! Octave \u2014C'\u2019est ta faute aussi.\"Avec ta manie de faire des vo /a- acs de noces! Ahf ça nous à coûté cher! Et pour arriver à quoi?[\\ nous embêter dans le tram et \u2018à ne rien voir que de l\u2019eau, : Hermine.\u2014 Visitons toujours \"lc palais des Doges® + Octave \u2014Jamais de la vie! Ils trouveraient moyen de nous faire tomber dans quelque oubliettc!.|] 11 me semble que dans cette ville je danse sur am volcan.Un volcan aquatique! Partons, je t'en supplic, partons! Hermine, dans un cri\u2014Ciel ! Zézene! Où est-il?Depuis les p'- geons je ne sais pas ce qu\u2019il est devenu! Octave.\u2014Pourvu qu'on ne l'ait gas retenu cn otage ! Hermine \u2014Je ne vois pas no plus Napoléon.Octave.\u2014Tu m'inquiétes.A présent, je me mêle de tout leüse présen,t je inc méfie de tout lc monde! Hermine \u2014Ah! le voilà! Zézène, suivi de Napoléon, sort du palais des Doges, et accourt vers ses parents, le regard joyeux, le visage rayonnant.Zezène.\u2014Si vous saviez comme c'est beau tout ce qu'il y a là- dedans! Et il paraît que partout, à Venise, c\u2019est la même chose, dans les églises, dans les musées.Papa, je ne veux plus m'en aller a'icil Octave \u2014Hein?Qu'est-ce qui te prend?Zézène.\u2014Il me prend que c'est décidé.À partir d'aujourd'hui, jo veux faire de la peinture ! Octave.\u2014Ca, c'est le comble ! Hermine.\u2014Mais tu cs fou! Octave à Napoléon.\u2014Dites-lui donc quelque chose, vous ! «4 Napoléon\u2014Moi, je trouve qui! a iaison.Octave, suffoqué \u2014Oh!\u2026.(A Napoléon.) Tenez, vous n'êtes uw un misérable! Un enfant que nous avions si bien élevé.le voi- \u2018là qui tourne à mal, à moins que !rien\u2026.Et grâce à vous! Hermine, allons faire nos malles.Dans une eure nous filerons vers Paris! J: Zézéne.\u2014Papa, je t'en pric.Octave.\u2014Demain, je te flanquerai derrière un comptoir.Et tu n'en bougeras plus! UNE BONNE BLAGUE -'A la station de la rue Craig, et Côte de la Place d\u2019Armes, un monsieur d\u2019une trentaine d'années, gros, le teint fleuri, trop bien mis pour être élégant, monte sur la plate-forme du tramway.n Le tramway roule dans la di- Fection de l'Est.+ A un moment donné, Ie conduc ÊÆeur, qui vient de finir sa recette \u2018a l\u2019intérieur, effleure de son pied, par mégarde, lcs bottines vergies QU féUs.vaut au ce nt, Hour, \u2014i'urdon, munsieur, s'excuse poliment le conducteur.\u2014 Ah! ça, mais, Gites donc,s'em- Repetto balle le monsieur, vous ne pourriez pas faire atention, espèce de \u2014 Monsieur, je regrette infiniment.\u2014Eh! je m'en moque de vos regrets! Ces employés sont d'une impolitesse !.\u2014Mais, monsieur, je ne l'ai pas fait exprès !.\u2014D'une grossièreté ! \u2014Croyez bien, monsieur.maladroit, \u2014Oh! monsieur, je vous des mande bien pardon ! \u2014 Pardon, c'est vite dit\u2026 N\u2019empêche que vous n'avez pas besoin d'écraser comme ça, avec vos \u201c ripatons,\u201d les pieds de vos clients.\u2014C'\u2019est bon, taisez-vous.Vous ne savez pas à qui vous parlez! Dès lors, le pauvre conducteur croyant sans doute avoir affaire à une grosse légume de l'administration, n'ose plus dire un mot.Le monsieur au teint fleuri, ne cesse de récriminer contre l'impolitesse systématique des employés en général, et des tramways en particulier.11 essaie même de prendre à témoin les denx messieurs qui sont avec lui sur la plate-forme, ayant l\u2019air de leur demander leur avis.Les deux messieurs demeurent.muets comme carpes, L'autre continue toujours à pérorer \u2014En voila un i qui ça coûù- tera cherl.En voild un qui ne sait pas qui je swisl., Le conducteur revient de f'in- téricur ol il est allé recevoir le prix des places des nouveaux arrivés.Le monsieur, de plus en plus excité ct de plus en plus roug?, continue à l\u2019invectiver.\u2014Oui, mon garçon, c\u2019est facile de gagner son argent en faisant aussi mal son scrvicel.Mais, vous scriez vraiment trop heureux, messieurs les employés, si le public ne vous disait jamais sa façon de penser\u2026 Moi, je vous la dis!.Et vous allez voir ce rapport, tout à l'heure! Vous enben- dez, mon garçon! .\u2026 Vous ne savez pas qui je suis, vous T'apprendrez.ct A vos dépens, encore !.Ah! vous vous permettez d'être insolent, vis-a-vis des voyageurs ! \u2014 Mais, monsieur, proteste le conducetur, je n\u2019ai rien dit, en tout cas, qui pût vous offenser ! \u2014C'est bien ! c\u2019est bien ! Je sais ce que je dis! Nous verrons tout à l'heure.Vous apprendrez à me connaître, mon ami\u2026 Vous saurez, tout à l\u2019heure, qui je suis! Les deux messieurs de la plate- forme ne disaient toujours rien ; \u2018bien qu'agacés quelque peu, ils se contentaient d'échanger quelques regards où se lisait leur mutuel énervement de cette scène vraiment trop prolongée, Après l'arrêt de la rue Ste-Ca- therine, le monsieur bien mis re- | commence ses dolérnceset i nouveau essaye de prendre i partic le conducteur qui n'en peut mais, ct ne répond plus rien.\u2014Vous paierez très cher votre madadresse de tout à l'heure.PARE SOHMER SAISON D'HIVER 1954-05 Le nus Dit acte tes à sue Sh Attractions nouveltes chaizue Dimanche.La musique du Parc au grand complet.Admission - - 10 cents KLEENET Une nouvelle PREPARATION pour NETTOYER les MAINS les plus SALES et TACHÉES, Les ingrédients dont cette préparation est composée N'AFFEUTE pas les NERFS, cat Garantic sans danger pour la peau la plus délicate.Essayez immédiatement.Demandez-le dans les épiceries.S'ils ne 'ont pas, envoyez 10c.pour boîtes échantillon à NARC.MYETTE 1641 Rue Ontario, Montréal.RESULTATS MERVEILLEUX & \u2018Avec une Louteille de BAUME RHUMAL vous obtenez des résultats merveilleux dans le traitement de la rougeole.250.partout.Vous allez savoir cc que vous coûteront vos impolitesses vis-à- vis de moi, mon brave ami! C\u2019est moi qui vous le dit! Vous ne savez pas qui je suis, mais vous apprendrez à ma connaître! Enervé à la fin, un des deux messieurs de la plate-forme, un grand jeune homme brun, avec des épaules de lutteur, prenant carrémient parti pour l'employé, dit au monsieur cette simple parole: \u2014Si le conducteur ne vous connaît pas, je vous connais.Le monsieur blémnit tout d'un coup, sentant qu\u2019il venait d'aller trop loin, i \u2014Vous me connaissez, monsieur?demanda-t-il d'une voix rauque.\u2014Oui, je vous connais.et je sais qui vous êtes.En outre, dans le cas où vous voudriez faire avoir.des difficultés à cet employé, je vais lui donnef ma carte, pour lui A servir de témoin, le cas échéant.tenez, conducteur, voici ma cars te.= \u2014Merci beaucoup, monsieur.! \u2014Mais, monsieur, dit timidement homme rasé de frais, si- vous me connaissez, d\u2019où donc me connaissez-vous ?\u2014Ca n'est pas votre affaire.Mais, je sais bien gui vous êtes.i \u2014Vraiment, inonsicur ?\u2014Oui, ct je vais vous dire qui vous Ctes.Le tramway était arrêté à la hauteur du carré St-Louis.Le grand jeune homme brun met un pied sur le marchepied.- \u2014Vous êtes.dit-il, Et, descendant en arrière: \u2014Vous êtes un idiot et un cuistre! Et, pendant ce temps le trame way âlait à toute vitesse, emportant Je monsieur pomponné devenu absolument stupide et laissant sur la chaussée le grand brun qui, narquois, continuait à regarder la tete du monsieur, dont l'influence sombreit sous les rires de tous lca, voyageurs oe LE CANARD 7 Pour Rire _.Le joyeux docteur X.est ap- ., pelé auprès d'un centenaire pris \u201c de maladie subit.; On l'interroge anxieusement : }, \u2014Qu\u2019y at-il, docteur ?\u2014Mon Dicu! il a\u2026 la maladic de son siècle ! , Deux braves paysans regardent Passer un ballon, \u2014Je me demande comment \u2018un ballon peut s\u2019élever dans les airs, \u201cfait l'un d\u2019eux.\u2014I paraît que ceux qui sont ; dedans, lorsqu\u2019ils veulent monter, jettent du sable.\u2014LEt quand ils veulent redes- tendre?\u2014Dame.ils reprennent du sable, \u2018 \u2014 Style coloré.} Chez le commissaire de police : : \u2014Au cours d'une discussion Bur la guerre russo-japonaise, vous vous êtes livré à une série de voies de fait contre votre interlocuteur ?\u2014Dame! Monsieur le commis- aire.Quand je suis un peu gris et qu'on me parle du péril jaune.ÿe vois rouge! Le cadeau de Rapineau à sa femme: \u2014Chère amie, les sommes per- Hues pour moi m\u2019empéchent de ivous offrir la maison que je vous avais promise.Daignez toutefois En accepter le plan.! Sur le boulevard.\u201c \u2014Je vais vous prêter cent sous, demain je vous emprunterai, moi, \u2018 Wingt francs.Voilà ce qu\u2019on ap- pele de la véritable mutualité ! Boircau passant devant la gla- ke d\u2019un magasin constate que son nez prend une teinte vermillon très prononcée., Je bois certainement trop de win.Et c'est parce que je n'en bois que du rouge que mon nez le devient; je vais le ramener à Sa couleur naturelle en ne buvant plus que du blanc; c'est le seul remède.\u2014_ \u201d { Rencontré M.Durapiat, \u2014Comment va, mon cher?{ =\u2014Admirablement.Je viens de me débarrasser de mes deux filles, \u2014Félicitations ! + Malheureusement, il me reste encore ma femme! ob » \u2019 ee .+ \u2018Les gaietés de la corrections | \"nelle: : Le président.\u2014 Vous n'avez .Rucun métier ?Le prévenu.\u2014 Pardon, je tra- \u2018 fvaille dans les coffres-forts.-1 Le témoin.\u2014Oui.avec un ci- iseau à froid et une pince-monsei- *gneur! : nue , \u2014 \u201c.dS Rd ! : Les conversations sérieuses.[le pessimiste\u2014On méconnaît |Maintenant tous les bons sentiments! La bonté s\u2019épuise parce \u2018qu\u2019on abuse d'elle ; quant à là re- onnaissance\u2026 voulez-vous me \u2018dire où l\u2019on peut trouver la recon- maissance?OUT f : 4.L'optimiste.\u2014.Mais oui.au mont de pitié ! Au restaurant.Un client s'adressant au gar- gon: \u2014Quel affreux liquide m\u2019avez- vous apporté 1a?Quel sale vine! \u2014Sale! fait le garçon indigné.Je vous assure, monsieur, que le patron lc lave
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