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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
samedi 7 novembre 1896
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1896-11-07, Collections de BAnQ.

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[" A.P.PIGEON, Editeur-Proz riétaire FEUILLETON DROLATIQUE Lis Mystnes de Montre ROMAN DE M®URS PAR HECTOR BERTHELOT XII (Suite) Il-leur raconta ce qui était arrivé à la résidence de ls comtesse et il demanda un constable pour arrêter le coupable, un homme de Montréal qu\u2019il connaissait bien.Emilien Valiquette, un viel huissier, se présenta devant Bénoni et lui offrit ses services.Ils partirent tous deux pour chercher un warrant chez un juge de paix.Le warrant tut signé par M.William Scott et les deux limiers se mirent à la recherche de Cléophas.Il était alors neuf heures du soir.Cléophas entra dans l\u2019Hôtel Beaulieu et dernanda la traite pour la compagnie à qui il fit part à l\u2019attentat criminel dont il avait fai!li être victime.Il ne se connaissait aucun enuemi dans la paroisse et c'était évidemment pour son argent que l\u2019assassin voulait le tuer.Il venait de lamper sa première gobe et s\u2019essuyait les barbes avec le revers de la main droite avant d\u2019allumer un cigare lorsque Bénoni et Valiquette firent leur entrée dans la barre.Bénoni reconnut de suite son rival et l\u2019indiquant du doigt au constable il dit : \u2014Le voil), le meurtrier, arrêtez-le.Valiquette sortit son warrant et mettant la main sur l\u2019épaule de Cléophws il prononça ces paroles solennelles.\u201c Au nom de la Reine vous.êtes mon prisonnier.\u201d XIII UNE ERREUR JUDIOIAIRE.Cléophas résista au constable qui voulait l\u2019empoigner.Il s\u2019encanta contre le comptoir de la barre.Il se croiea les bras sur ea poitrine et roulant des yeux enflammés par la colère il dit d\u2019un ton indigné ; \u201cI y a bout pour maganner un homme.Pensez-vous que je suis venu à St.Jérôme pour me faire interboli- ser de cette façon ?Ah cré nom d\u2019un chien | Venez y donc me poigner.n Le constable voyant qu'il allait avoir de la difficulté à amener son, homme, demanda du secours.Les villageois s\u2019emparèrent de Cléophas.JOURNAL HUMORISTIQUE H.BERTHELOT, Fondateur NET 5085/0, LL LE RETOUR DE L'ENFANT PRODIGUE MAMAN GREENWAY \u2014 Tivns, mon petit ; tu noue a fait de belles promesses et nous avons été gentils pour toi.de ma part.BÉBÉ TarTE \u2014 Je ne pourrai jamais traîner tout cela.Emporte ces cadeaux là à Papa Laurier Et puis si les cadeaux ne sont pas du goût de papa, il va me gronder.Quelques minutes après il fut lié avec des cordes à linge et conduit au palais de justice.On réveilla le vieux gardien qui ouvrit la porte et le constable traina son prisonnier dans la grande salle d\u2019audienee.Là il tallut attendre l\u2019arrivée du juge de paix.Le magistrat ne tarda pas à arriver et les témoins farent assignés à comparaître au plus coupant.On alla chercher Ureule.Celle-ci constata identité du prisonnier comme l\u2019auteur de l\u2019attentat meurtrier sur sa personue.Ce témoignage suffit au magistrat qui donna l\u2019ordre de transférer lac cusé à Ste- Scholastique, le chef-lieu du district judiciaire de Terrebonne, afin d\u2019y être emprisonné en attendant son procès.Tous les témoins durent partir le même soir pour Ste.Scholastique afin de donner leurs dépositions À l\u2019enquête préliminaire.Le constable et le juge de paix firent atteler un des vieux stage et Voilà toutes nos gens en route.Il était alors onze heures du eoir.Le ciel était étoilé.ll soufflait du nord une brise remplie des austères parfums des forêts voisines.Nos voyageurs devaient faire une excureion des plus agréables.Le trajet entre St.Jérôme et Ste.Scholastique se fit en une heure, on longeant les conrbes gracieuses de la \u2018voir le prisonnier.Rivière du Nord, sous la double rangée de hôtres et d\u2019érables qui la bordent.Lorsque Cléophas et son cortège entrèrent dans le beau village de Ste.Scholastique, tous les habitants dor maient.Pas une lumière ne brillait aux fenêtres, Le constable fit arrêter sa voiture devant la prison et cogna plusieurs coups à la porte pour faire réveiller le géolier M.Drouin.Celui ci après quelques instants fit grincer une clé dans la serrure et la lourde porte s\u2019ouvrit pour recevoir le constable et son prisonnier.Cléophas fut débarrassé de ses liens et conduit dans une cellule.Le constable alla retronver les témoins et le magistrat décida qu\u2019aucune déposition ne serait prise avant le lendemain matin.Ursule fut mise en pension chez Lacroix.Le juge de paix, le constable Caraquette et Bénoni allèrent prendre une larme chez Scholastique et ensuite ils se couchèrent à l\u2019Hôtel Doré.Le lendemain matin, un samedi, tout Ste.Schplastique était eur pied.Chacun avait eu vent du crime de St.Jérôme et chacun grillait d\u2019être rendu au moment où il lui serait permis de Jamais excitation SI VOUS.TOUSSEZ prenez le B AUME RHUM AL 26 cts la bouteille, Partout we BUREAUX : 1786 Rue Ste-Catherine semblable n\u2019avait régné dans la place depuis l\u2019affaire des Indiens d\u2019Oka.Enfin dix heures sonnèrent.Déjà, toutes les banquettes de la cour étaient remplies.Les agents de l\u2019autorité ayant entendu dire que le prisonnier avait agi comme un forcéné lors de son arrestation, s'étaient armés pour la circonstance.Le shérif Rousille portait son grand sabre et eon député Grignon avait à sa ceinture-le couteau catalan de M.À.Raby.Enfin le magistrat Valois prit place sur le banc et le prisonnier parut en cour.Bu le voyant les gens de Ste.Scholastique se disaient les uns aux autres : c\u2019est un vrai warrox.C\u2019est lui a fait le coup.Oléophas entendit sans trahir aucune émotion l\u2019acte d\u2019accusation.Lorsque le juge lui demanda s\u2019il était coupable il répondit d\u2019une voix ferme : Non coupable.Après que le greffier eut prit les dépositions des témoins il fat décidé que Cléophas serait écroué en attendant les prochaines agaises de la cour criminelle du district.La cour se vida et le prisonnier fat logé dans ea cellule.Le lendemain matin, mauche.Il n\u2019y avait pas de messe parceque les rouges de l\u2019endroit étaient en gribouille avec le curé au sujet de la construction d\u2019un nouveau presbytère.La chicane s\u2019était envenimée et la consé- \u201cuence fut que l\u2019église resta fermée en attendant la décision des arbitres.Comme il faisait beau ce jour-là presque tous les habitants de Ste.Scholastique allèrent entendre la grande messe à Ste.Thérèse.Le géolier naturellement resta chez lui pour avoir l\u2019æil sur son prisonnier Comme Cléophas paraissait bien tranquillisé le géolier crat qu\u2019il pouvait se livrer à =a passion favorite en faisant un psu de musique sur son harmonium.Lorequ\u2019il avait écorché un morceau, M.Carmel un de ses amis le reprevait pour l\u2019estropier.(A suivre) c'était un di- Ii n'y a pas 4 tortiller, le centre du commerce et des affaires se déplace à Montréal, Depuis puis plusieurs années, les gros magasins de nouveautés partentde la rue St-Jacques pour aller sur la rue Ste-Catherine.Aujourd\u2019hui c\u2019est le tour des hôtels.L'Hôtel Laval, à l\u2019angle des rues Ste-Catherine et Sanguinet, est un des mieux tenus et des mieux achalandés de la ville.Table d'hôtes, repas à la carte, des salons particuliers, à toute heure du jour ou de la nuit, salle de lecture, vins et liqueurs de choix, en un: mot tout ce qu'un voyageur difficile peut désirer de mieux.C\u2019est M.Victor Lemay qui en est le propriétaire.PARC STANLEY An: Journal Humoristiqus,, Hebdomadaire ASP.PIGEON, Editeur-Propriétaire -° * «+ Bored 1 AEC, Mant = Bell\u2019 yhar .ABONNEMENT \u20184 oi \u2018Vout le Cainda et Etats-Unis): = \u20180,50, sen lactose payable d'avance,\" Le V4 Læ'Numéro'; Un CNN im, | Adressez toute co ondance où envoi d\u2019 dr etc, à À.P.PIGEON, y éditeur-pro ere, puise, al est vendu aux agents 8 cts pe tous lés mols, mT MONTREAL, 7 NOV.1896 ESOC RESERVOIR MCTAVISH xX SPECTACLE AU FOND D'UN BASSIN Nos édiles, justement alarmés des nombreux rapports de l'ingénieur Laforest sur le mauvais état du grand réservoir de 1a rue McTavish, ont décidé de le faire vider entièrement pour le faire examiner par des spécialistes.S Comme cet immense bassin n'a pas WN) vidé depuis 25 ans, il est facile de \u2018comprendre qu\u2019on a trouvé au fond une énorme quantité d'objets de toutes sortes, de la nature la plus variée.Le CANARD à eu occasion de visiter cette curieuse et rare collection, et cet examen lui a fourni la clé et l'explication de bien des mystères.Une foule de choses disparues, dont on n\u2019avait pas entendu parler depuis des années, dont personne ne s\u2019expliquait la disparition, étaient là qui gisaient dans leur humide tombeau.Il y en a des propres et des sales, des gaies et des tristes.C\u2019est probablement ce qui explique pourquoi l\u2019eau de l\u2019aqueduc est tantôt claire et tantôt troublée.A part le contingent obligato de chats, de chiens, de bouteilles cassées, de vieilles boftes de sardines, voici la liste de quelques-uns des principaux objets que le CANARD a eu le plaisir de revoir après une longue séparation.Cette visite ressemble presqu\u2019d une descente dans les catacombes, et ce n'est pas sans une certaine émotion qu\u2019on se retrouve brusquement en présence de vieux amis, qu\u2019on croyait disparus à tout jamais.Voici cette liste : Projet du Boulevard St-Denis, par M.Joson Perrault.Une liasse de billets de la banque \u201c Mechanics.\u201d Un traité sur l'économie municipale, par Jean-Louis Beaudry.Une copie du contrat Coates.La #o/l gate de Québec.La \u2018\u2019 banque à un sou\u201d de M, À.Marion.Le 3ème terme de Jimmy McShane, La charte de la Banque du Peuple.Une soutane de Chiniquy.Le sleigh rouge de Jos.Mercier.Le \u2018\u201c Xeely Gold Cure,\u201d de Geo.W.Parent.La tour de Frs.Lapointe Le portefeuille de M.Taillon.La carabine de Laurier.La liate des abonnés du Soir.La sousoription pour l'enfant de Riel.La bride et le dernier record de \u201cClover.\u201d La charte du pont de Québec.Les prinocipes des * Six heures et demie \u201d de Sorel.Le poignot de M.Angers.Un dividende de la Compagnie d'opéras français.Le projet de l\u2019Exposition internatio- nalé à Montréal.Le concours de bébés de W.A.Grenier.Le bras de Nelson.Les verveux saisis par Jos.Riendeau, dü'temps des bleus.Le capot en fourrure de Dobell, très \u2018bien conservé et pouvant encore servir.\u2018\u2019Frois chroniques de Jean Badreux.Huit projets d\u2019actes de vente de la Patrie, Une paire de culottes blanches, pas mésquéor Chair les Bhumes obstinés, le Croup, I'Asthme, la Grippe, eto, ete, donnez le B AUME RHUM AL br ee A RRLOANARD > LE CANARD T, Plusieurs étalons du Haras National, Les éperons d'u'chef dé'pe \"police Phaneuf; re \u2018dépôt de: Leolaite, \u2018dine Québec |\u2019 \u2018Eet, Lu -Une ééirietto sylabappartons à ole-, tus Robillard, Co © Trois strophes de - \u2018Remy.Troéablay, intitulées \u201c Les Pendards.\u201d: .La robe bleue de madame Demers, = * Le gros lot de la Société des Arls du Canada.: Un calembourg de L.J.La) oie, à p état giteux.\u201cUn soulier de Che, Thibault -Un projet de bassin à Hochelaga.Une brochure sur l'Indépendance du Canada par M.Royal.Une belle voix de bagge ayant appartenue à François Lavoie.Cette liste pourraît être prolongée indéfiniment, car ce n\u2019est pas là le quart de ce que le CANARD à vu durant oette visite, mais en voilà assez pour donner à nos lecteurs une idée de ce que peut contenir un reservoir qui n\u2019a pas été vidé depuis vingt-cinq ans.NOTRE DERNIER MOT Le CANARD à commis une regrettable erreur dans sa caricature de la semaine dernière, en mettant en scène le \u201czouave\u201d de la Presse.TI] paraîtrait que c\u2019est celui qui n\u2019est pas zouave que nous aurions dû mettre aux prises avec le Monde, À cette occasion, celui qui n\u2019est pas zouave, nous adresse une protestation indignée remplie d'allusions blessantes et d\u2019expressions peu polies.Le CANARD à autre chose à faire que d\u2019entretenir ses lecteurs de ses démêlés personnels avec Pierre ou Jacques.Pour couper court à toute discussion nous proposons de soumettre le diffé- rent à un jury d'honneur, composé de douze journalistes, nommés par chacune des parties en cause, les vingt-quatre pouvant en choisir un douze autres au besoin.PARLEMENT MODELE A l'issue de la dernière séance régu- lidre de cette institution, quelques membres ont tenu un petit caucus, et voici le compte-rendu sténographié de c3 qui s\u2019est passé à cette réunion : EmiLe.\u2014Je crois qu\u2019il est opportun dans les circonstances de jeter les bases d\u2019un nouveau parti.L'intérêt du pays l\u2019exige.Le libéralisme et même le radicalisme ne répondent plus au besoin de l\u2019époque.LÉOPOLD.\u2014Et tu en serais sacré grand chef.Farceur val Est-ce que le premier ministre veut t'expulser de son cabinet ?D'ailleurs, je ne serai jamais ton collègue.Avouons que nous sommes deux ambitieux.Je veux être le premier et toi aussi.Si nous étions deux personnes en une seule! Au reste, apprends que tu as perdu ta popularité.Ton dossier est mauvais.Efface-toi donc pour n\u2019apparaître qu\u2019à la génération suivante.Avec le temps les flots de l\u2019oubli engloutiront tes fautes.EMILE.\u2014La politique a des déboires, je commence à le constater À mes dépens.Pau.\u2014Tant mieux.C'est le châtiment qui commence.Enfin, nous allons pouvoir nous débarrasser de toi.Si tu cherches à te cramponner au ministère, je vais te faire une lutte sans merci.Je ne suis pas un lâche.J'ai déjà bravé le vainqueur de Napoléon.EmILE.\u2014Tout n\u2019est pas rose dans la vie, amitié, fidélité, reconnaissance, voilà autant de mot vides.\u201cIl est mal heureux qu\u2019un si bon musicien que moi périsse.\u201d Avant de vous dire adieu je veux faire un grand discours qui me servira de testament politique, .| ms position, LéoroLD.\u2014Si McCaffrey est 4 là, ta tun \u2018on auras pig le temps.\u201d Tu ju sais\u201d que, ce mi: istre'aime à parler.souvent et\u201d longüi- ment j'ai des priucipes.Je, connäis* quelqu \u201chiise, sal i beaucoup voyagé.J'ai ;vi- \u2018eité l\u2019Europe et le France, l'Angleterre et Londres.Je me suis introduit dans Loma une \u2018idée juste dès conditions de la classe ouvrière à travers le monde.Maintenant'je veux tout mettre à la hauteur de Je veux faire quelque chose de grand.J'ai été libéral, j'ai été le compagnon d\u2019armes d\u2019Emile, mais au- jourd'hui je le renie.J'ai des idées go- lides.Je méprise les auteurs de la révolution française, mais j'admire Danton, Maras, Charlotte Cofdé, et Nabuchodonosar.Voilà des hommes.-[Pour copie conforme] GIL Bras\u2014 NOUVELLES DE L\u2019ETRANGER ler novembre.Mon cher CANARD, Comme je sais que tu t'occupes de tout ce qui, de prés ou de loin, peut intéressser tes lecteurs, je te communique la suivante : Quelques Peignes dela petite ville de Layant enfreint les réglements de la Société en souscrivant chacun dix cents pour une fête aux huîtres, les vieux de la vieille, les purs, se sont séparés de la confrérie, et cat formé une \u2018 cour indépendante.\u201d Ils se sont réunis dans une vieille grange abandonnée depuis 20 ans.En compagnie des rats et au clair de la lune, ils ont élu leurs officiers et adopté les règlements suivants : 1° Abrutis, tu seras jusqu'à la mort humblement.2° De la boisson tu boiras sans qu\u2019il t'en |, coûte nullement.3% La pipe de plâtre tu tumeras tous les jours continuellement.4% Avec les femmes ne t\u2019amuseras ni les filles pareillement, 5° Du tabac tu n\u2019achèteras, mais le quêteras poliment.6° Pour les \u201c bouquets \u201d tu ne souscriras que très rarement.7° Le bien d'autrui tu prendras et retiendras sciemment.8° La partie de \u201c Bluf\u201d tous les dimanches sagement.9° Travailler tu ne devras qu'à l\u2019extrême nécessité seulement.10° Droits et dûs tu chiperas à la société fidèlement.Les divers grades de l\u2019ordre sont : 1° Les Confis.2° Les Archi-Brutes, 3° Les Grands Abrutis.4° Les Abrutis.5° Les Apprentis Abrutis.Le médecin de la société est le Dr Vet I'aviseur légal Mtre A.CLAIRVOYANT.\u2014 4 \u2014\u2014 PETITE GORRESPONDANGE F.X.P., St.B.\u2014Soyez certain que ce regrettable incident ne se renouvellera plus.Notre cor-espondant a reçu des instructions en conséquence, La Mauve.\u2014Le CANARD ne charge rien à ses correspondants.Si la correspondance est drôle, elle est publiée ; si elle n'est pas drôle, elle est jetée au panier.Ceux qui désirent une réponse par la poste doivent inclure un timbre de 3 cts.MLLE C.M, \u2014 Nous sommes allés aux informations, et si vous n'avez pas eu la visite de votre amoureux le jour dé votre fête, c\u2019est parce qu'il n\u2019a pu obtenir à crédit le cadeau qu'il vous destinait.LE PASSE-TEMPS Nous recommandons à nos lecteurs qui aiment la musique, de s'abonner au PASSE- TEMPS qui paraît tous les quinze jours et donne huit pages de musique nouvelle à chaque numéro.L'abonnement est de $1.50 par année ; 6 mois, 75c ; un numéro, 5c.Dix chansons sont données en primes aux abonnés d'un an.Adresse : 58 8t.Gabriel, Montréal.À AprL\u2014Vous êtes tous.des nigots.Moi ( L'autre soir, il y avait pi oh au \u2018oercle: de Ir rue L,.BG oe aux.prises et la partie de \u2018quille se déroulait au milieu des péripéties ordinaires, Le \u2018gros N.se sanglait d\u2019un cran de plus, À tous les cinq minutes.Le docteur C., exhibait des muscles 4 faire pâlir ceux de Louis Cyr.Le capitaine GC.pariait sa dernière piastre sur-le résultat; les planteurs étaient sur les dents et le marqueur était ahuri par les réoriminations des joueurs.Entre deux strikes A.B.se blesse à la main et s\u2019évanouit.Tout le monde ge précipite à son secours et on le transporte sur un banc et les deux médecins présents s\u2019en emparent.C.tite le pouls au malade et Bsaisit une carafe d\u2019eau et lui frictionne vigoureusement la tête.Grâce à ce traitement énergique À.B.\u2026 ouvre bientôt les yeux et dit : \u2014Bande de fous, laissez donc ma perruque tranquille, elle est imperméable ; apportez-moi un verre de cognac; cela vaudra beaucoup mieux, Depuis cet incident, le docteur Cprétend que le pouls donnait que 80 pul- gations à la minute, et le docteur Bdit qu\u2019il n\u2019a pas fait pire que le chef Bénoit qui fait pomper ses hommes sur les mûrs de pierres.Quant 3 A.B.il se porte comme un charme et soutient que les cheveux lui frisent naturellement.Les vieux ont gagné.PROTESTATION Au moment aller sous presse, nous \"recevons la dépêche suivante : \u2018 L\u2019Assomption, 2 Nov.1896.\u2018 LE CANARD, Montréal.\u201c Démentez dessin de la Presse.La soue à cochons épargnée par incendie, n\u2019est pas telle que représentée par ce journal.J\u2019envoie le vrai dessin ainsi que les portraits des habitants de la soue, le soir de l\u2019incendie.\u201c À vous, \u201c Le MAIRE DE L\u2019AssoMPTION.Boulevard 84 Lambort W.H.D.YOUNG + L.D.S., D.D.§.Chirurgien Dentisteà 7694 Notre-Dame Ouvrage.exclusive- mont de première .classe.Denta extraites sans doulours par un nouveau prooédé.Tes dentiers commamnlés Ia matin, pan- vont êtro livrés dans l\u2019après-midi.Téléphone 2515 BUARDERIE BOSTON \u2026 Travail fait à la main.ALFRED LEFORT, propriétaire.316 rue Cadieux Téléphone 6969 On va chercher lo lingo et on le livre à domicile, dans toutes les parties de la ville, Aucun acide n'est employé.Essayez mon établissoment et je vous garantis satisfaction.CHAUSSURES chez A S, LAVALLEE 53 ST-LAURENT, coin Vitrt 2 ai 2B 2 2 300 20 2 2x.Elégance, solidité, bon marché.Téléphone des Marchands 788, Le temps, c'est de l'argent.{| A LA VITRE RONDE Bpargnez los deux, en achetant vos AEE On teint et on dégraisse, Bureau central ot ateliers, 1339 rue Notre-Dame.Sueou fale, 451 rue Wellington.GILMOUR & OIE, props.On envoie ohercher 5 on livre loa 3 paquets & domicile, dane toutes Jos par es de la ville, phone des Marchan Téléphone Bell 1902, B's ANGLAISE = A la main.HESSE, PARC STANLEY 95 ots LA BOUTRILLE, Danstoutesles Pharmacies of Eploerise. pe PE EE Vt a AVANT a ve Au moins 10,000, Canayans sont alléÿ: en pèlerinage chez Lumkins, dimanche dernier.: Comme détectives on ve devrait prendre que des aveugles.Ils auraient des chiens pour leur aider à trouver la piste.Quand un père dit que son enfant est un vrai démon, c'est signe qu'il a été élevé à la diable.Réflexion d'un grincheux : \u201cIl n\u2019y a jamais de place dans les petits chars.Si cela continue, un jour viendra cù ils n'auront plus personne !\u201d On lit dans Za Presse qu\u2019un Canayen à failli s'étrangler en avalant une pièce de cing cents.C'était sans doute une pièce américaine puisqu'il ne pouvait pas la faire passer.Les artistes françis de Paris n\u2019ont pas voulu venir à Montréal sur de simples promesses.Ils voulaient avoir du spot cash, et ils ont tiré à vue sur le gérant de la Compagnie de comédie frangaine de Montréal.Malheureusement, une dépêche nous apprend que M.Durien est menacé de cécité.À un enterrement de vie de garçon, B.but plus que de coutume ce qui n'est pas peu dire, La fête finie, il déambula dans les rues, fit du tapage et, bref, se réveilla à six heures du matin, au poste de police de la rue Ontario.Alors, furieux, il se rua a coup de poing eur la porte verrouillée en hurlant : \u2018 Ouvrez, ouvrez tout de suite, ou j'appelle la police.O beautés du style administratif ! L'annuaire statistique de 1895, contient la phrase monumentale suivante : \u201cJl y a au Canada 644 sourds-muets ; eur ce nombre 54 sont aveugles ou aliénés, aussi bien que sourds-muets.\u201d M.Johnson auraït pu ajouter que ni les uns, ni les autres ne peuvent parler, ni entendre.Les maquignons ont souvent des expressions pittoresques.La semaine dernière, À.P.avait acheté un cheval à l\u2019encan et le fesait examiner par un maquignon pour savoir son âge.Ce dernier lui ouvre la gueule (au cheval) lui examine les dents, et se tournant vers A.P., il lui dit tranquillement : \u2014Monsieur votre cheval peut aller voter sans crainte.EN CHEMIN DE FER \u2014Une minute, me dit-il, une petite minute et je suis à vous, Il alluma son cigare pendant que le train partait, et reprit : \u2014Vous n\u2019avez pas conuu Jean-Christo- phe Pilon ?C\u2019est dommage.C'était un personnage digne à tous les points de vue d'être connu et fréquenté.Un personnage comme on en voit peu ; un sujet sortant du cadre de la banalité.Quand j'eus l'honneur de connaître Jean- Christophe Pilon ?C\u2019était en 1848.Il avait vingt-et-un ans remplissait dans un petit village de la rive sud les humbles fonctions de maître d'école.C'était un grand garçon glabre, jaunâtre et réfléchi\u2014toujours préoccupé par les plus sérieuses questions.Il était vêtu d\u2019une redingote pouvant au besoin passer pour noire, mais un peu large pour lui ; sa coiffure était un grand chapeau melon, et il était chaussé de vastes souliers sur lesquels son pantalon expirait en tortil- \u2018\u201c lements pittoresques.couacs: if Lam .ARD, ie vee eo LE oro Slate a +, ae; SC ere LE GRAND MAGICIEN HERMANN-FLYNN \u2014 Voyez, mesdames et messieurs, tout ce qu'on peut faire sortir d\u2019un chapeau vide, avec de le pratique ct de l\u2019habileté, PELLETIER \u2014 Il a de la chance de m'avoir pour l'aider À faire ses magies, Il marchait d\u2019un pas docte, les mains | cellait dans la division (la plus aride des derrière le dos, le chef incliné vers le sol.quatre règles); aucun des 65 comtés de la Ee bien ! malgré son air grave, Jean- | province de Québec ne lui était inconnu ; Christophe Pilon avait un défaut, un défaut { il savait son histoire sur l\u2019ongle, et ne ratait incommensurable, une maladie qui chaque | jamais une leçon.jour allait s'accentuant, s\u2019aggravant, se développant.Ce garçon, qu'on eût pris pour l\u2019apôtre du bon sens et pour le conservatoire de la sagesse, était torturé par le noir génie de l'invraisemblance numérique, possédé par le démon de l\u2019amplification.Lorsqu'il faisait la classe, il ne parlait que par mille, centaines de mille et millions ; rapides à s'assembler en son esprit, les chiffres sortaient de sa bouche en hordes si considérables, qu\u2019on en était ébloui.\u2014Co.nment | disait-il à ses élèves, il y à 75 mois que vous êtes là-dessus et vous ne savez pas encore la date de la naissance de François rer | C\u2019est lamentable.François 1er, successeur de Philippe VI! Quelle folie ! Mais il y avait plus de 20,000 ans que Philippe VI était mort lorsque François rer vint au monde.Allons ! vous ne savez pas votre léçon ; vous me copierez chacun 30,000 lignes, et demain, si vous n'êtes pas plus avancés, vous resterez en rétenue pendant 5o ans ! Dans un problème \u2018\u2018 où le propriétaire de de zo chevaux en avait perdu 9 et acheté 4\", si l'élève donnait une mauvaise solution, Pilon entrait en rage : \u2014Ah | ah ! criait-il, voilà donc le résultat de vos recherches ! vous n'êtes qu'un cancre, ou plutôt vous êtes trente-trois cancres et demi ; vous avez fait une erreur de plus de vingt milliards de chevaux.Allonsallons, mettez-vous à genoux, multitude de cancres que vous êtes ; mettez-vous à genoux, ça vous apprendra ! Vous y resterez pendant deux mille ans ! Et il en était ainsi sur toutes choses.Un gamin avait fait 3,000 fautes dans une dictée de vingt lignes ; un autre était en f2- tenue parce que, fils d\u2019un cordonnier qui gagnait plus de zo millions par jour à raccommoder des souliers, il n'avait pas trouvé le moyen d\u2019acheter un crayon d\u2019un sou en six cents semaines.ll y avait même un pauvre petit bougre qui, ne pouvant apprendre son catéchisme, était menacé de ne pas faire sa première communion avant huit milliards de siècles, C'était un véritable délire, Comme vous pensez bien, les jeunes élèves s'habituèrent vite à la titanesque manie de leur maître ; les enfants s'accoutument à tout ; et bientôt ils s\u2019entendirent menacés des plus terribles châtiments, sans seulement daigner relever la tête, Seul, le petit Panneton fut frappé d\u2019admiration.Le petit Panneton était le meilleur élève de la classe ; c'était un petit garçon qui ex- | | Peu à peu, le petit Panneton sentit se développer en lui le génie du chiffre, et les exagérations de son professeur devinrent l'objet de toutes ses méditations.Il continua à écrire ses devoirs comme un ange, mais dès qu\u2019il avait fini sa tâche, il voyait valser et tournoyer les centaines de millions, les milliards et les quintillions ; et il construisait des problèmes ainsi con- Çus : 16,000 fourmis ont mangé 60 trillions d\u2019éléphants en 4,000 tiers de seconde : combien en dévoreraient-elles en six cent mille aus, treize mois et huit cents semaines.Il fut toujours le meilleur sujet de la classe, mais la nuit\u2019 il rêvait, rêvait, rêvait.A la distribution, il eut tous les prix et on décida de l'envoyer à l'école Normale.Alors, quand il vit les examinateurs avec leurs têtes saugrenues et leurs Cravates blanches, il sentit que quelque chose d'extraordinaire se passait en lui ; il n\u2019eût pu dire quoi, mais c'était quelque chose d'extrêmement anormal.On distribua des papiers couverts de questions, et chaque candidat se mit à griffonner.Mais lorsqu'on vit le papier de Panneton, on fut frappé de stupeur ; les réponses étaient assez bizarres : \u2014Combién d'années Louis XIV demeura- t-il sur le trône \u201474,000 siècles, \u2014 N'y eut-il pas une guerre assez longue entre la France et une puissance voisine ?\u2014 Oui, treize cent mille ans après Jésus-Christ, il y eut une guerre avec l'Augleterre ; elle : dura 6 millions d'années.\u2014Combien y a-t-il de pouces cubes dans un gallon ?\u2014Seize cent millions.\u2014Que saves-vous sur la piastre ?La piastre est une monnaie d'argent qui pèse dou ze cents livres.Quand ou vint le chercher, il était fou.On l\u2019enferma à Beauport, où il fut classé parmi les inoffensifs.Quatre ans se passèrent, Il était très heureux là et continuait à rêver, lorsqu\u2019un beau jour on introduisit dans le même asile un jeune homme vêtu d\u2019une redingote trop large et coiffé d\u2019un vaste chapeau melon.Panneton le reconnut sur-le-champ ; c'était le pauvre Jean-Christophe Pilon qui, à son tour, avait été reconnu \u201c insane,\u201d Aussitôt la haine descendit dans le cœur des deux insensés, et ils ne cessèrent plus de se jeter des imprécations, \u2014Je te ferai boire trois cent mille chopines d\u2019arsenic | \u2014Je te donnerai huit cent mille coups de | - couteau dans le cœur, Font ul la Cognac on wn Rams inn dns ones.BAUME\u201d RHUMAL SN ey «ong 50 \u2014Je-te ferai poutrir theize iille ans'dats un puits, LC \u2014Je te ferai manger par quarante millions de vers blancs.\u2014Je te ferai râler six mille siècles sous mon genou, Etc, etc.Et voilà trois ans que cela dure, ajouta
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