Le Canard : journal humoristique, 20 octobre 1894, samedi 20 octobre 1894
[" seen MONTREAL, 20 OCTOBRE 1894 JOURNAL HUMORISTIQUE 1 \u201c Prix : UN OENTI ABONNEMENT \u2014 UN AN, 50 Centins Vl Le Vontede Monta-Garistin DEUXIEME PARTIE CuarerRe | [0 liberation Nenf heures venaïent de sonner Jentement au cadran de l\u2019église de Moion, lorsqu'un treteur de lu poste s'approcha de la porte dela prison de Moutréal, I souleva et luissa retomber deux fois le lourd heurtoir en fer dont le bruit lit lever un des gnrdes.Celui-ci après avoir jeté un coup d\u2019euil sur le visiteur & travers fe judas grillé.ouvrit la porte qui grinça enr ses «ondes.\u201cLe tncteur entra dans la conciergerie de la prisou et y déposa une correspondance volamineuse pour ie gunver- neur, L'employé de lu poste après avoir taillé une buvette de quelques minutes avec des garded, sortit de lu géole en se disaut : je serais curieux de savoir ce contient ln gruude enveloyipe adressée au gouverneur, Cest un doen.ment qui vient d'Ottawa.ll a été expédié du ministère de la juetice.Un gurde à la figure couj crosée porta le courrier an gouverneur M.Vallée qui lisait son journal lungoureusement assis sur un pliant, que ! Lettres et journaux furent déposés sur une crédence, | Le gouverneur s\u2019empressa d'ouvrir | la lettre portant le timbre du gouvernement fédéral.Après avoir lu quelques lignes du document officiel su figure trahit une! profonde stupétaction.11 se leva de son siège arpeutu la chumbre pendant quelques minutes en s\u2019exclumant : Oh ! oh * Ah! ah! Tl s'arrêta au milieu de l\u2019appartement et recommenca la lecture de la lettre officielle, \u2014C'est étrange tout de même, se dit-il.Along, 1 ne me reste plus qu\u2019à exécuter l\u2019ordre de Sir John.[] pressu un bouton électrique posé sur le mur et quelques instante après un garde parut portant militairement ln main à su casquette : \u2014F'aites venir ici les prisouniers Monto-Christin et Sanslanippe.\u2014Îls sont nu fond de la cour sur le tas de pierres, fe vous les amine dans la minute.\u2014Je vais descendre immédiatement.Je recevrai les prisonniers dans ma bi- hliothèque.Le gouverneur après avoir dépouillé rapidement le reste de sw correspon- dunce, se rendit dung la pièce ou était su bibliothèque.: berté, H.BERTHELOT, \u2018Redacteur 17 BI TASSE | Dik1 CTEUR MINEMNE, n 2 EE a de.M.TASSE SE PREPARE A PARTIR POUR L\u2019EUROPE Naturellement 11 emporte avec lui ses trois valises, Dans l'une d'elle il place ses deux fameuses vestes de Laprairie et de Deauliarnoispus à arriver, corridor en attendant qu'ils fussent appelés à paraître devant le gouverneur.\u2018 Celui-ci appela Monto Christin.Le jeune prisonnier entra duns la chambre et enleva sa casquette.A CASQUETTE M.Vallée le toisu d'un regard rapide et se renversant dans son tautenil, jui dit : \u2014Mouto-Christin, je viens de recevoir du ministre de la justice une lettre m'informant qu'il exerce à votre égard la clémence royale.Dans quelques minutes vons serez remis en li Comme je prends beuu-oup d'intérêt À tous ceux qui sont confiés à ma garde, je ne veux pus vous revoir \u2018id.J'ai tenu à vous parler hors de la présence de votre oncle, le père Sanslanippe, parce que j'ai un bon conseil à vous donner.Si vous ne voulez pas finir vos jours au pénitencier de St-Vincent de Paul, dès aujour- d\u2019hui vous cusserez tout rapport avec votre parent de Montréal.Avant de vous ouvrir les portes de la prison, je veux m\u2019assurer si vous avez de bonnes dispositions pour Pavenir, et si vous êtes arrêté à la ferme résolution de remplir conciencieusement vos devoirs de chrétien et de citoyen.Vous me feriez un grand plaisir si vous montiez immédiatement à la chapelle.Vous y trouverez le chapelain en train de confesser.l\u2019romettez-moi de faire une bonne confession avant de sortir et de suivre les bons avis que vous donnera votre confesseur, \u2014Ju vous le promets, M, Vallée.Je Les deux prisonniers ne tardèrent | ferai tout ce que vous vondrez.A ls restérent dans le [l'avenir je serai han garcon.\u2014Vous le jurez ?\u2014Ma grande conscience du bon ieu.\u2014C'est bien.Sortez et fuites entrer ; le vieux.Le bonhomme Sanslanippe eu présence du gouverneur reçut une mereu- rinle véhémente et promit de consu- crer le reste de ses jours à pratiquer la ; vertu de tempéranice sur une grande échelle, [1 faillit tomber en pamoison lorsqu'il apprit qu\u2019on Ini donnait la clé des champs.in moins de cinq minutes le pore Sunlanippe avait dépouillé l'uniforme des prisonniers pour reprendre ses vieilles logues et voyait ouvrir devant Ini Ta porte de la géole.Sur les entrefaits notre héros était monté à la chapelle au troisième étage et s\u2019agenouilla devant le confessionnal, LE CONFESSIONNAL IL prit avec une ferveur brûlante et promit au bon Dieu de mener une vie exemplaire, quelque cruel que seraient les coups de l\u2019adversité.Après s\u2019être confessé il descendit À aveu lesquels il était entré dans la prison.sit cellule et on lui remit les vêtements À, P, PIGEON, ADMINISTRATEUR No 1786 Rue Ste-Catherti Un quart d'heure plus tard il étai en pleine liberté sur la rue Notr Dame.Où aller 7 l'as au petit Nord assurément.I devait être fidèle à lu promesse qu\u2019 uvait Lite au gouverneur de la pri son.Pas un sou, dans son gousset, où trouverait-if un logis pour la nuit ?[| tonrna le coin du chemin Papi mean quil mouta jusqu\u2019à la rue On tari, li s'arrêta l\u2019âme en proie à une noire méluncotie.Su pensée se reportait au beaux jours qu\u2019il avait passés avec Cu négonde, Il se décida à revoir les lieu qui avitient été témoins de ses premier cpanchements daus le coœnr de su cou sine, i & ID avait appris en prison qu\u2019ellé étaït renfermée chez les sens de Sté Pélagrie, Après une longae promenade médi tative sur la rue Ontario, il s'engage dans la rue Stllubert, qu'il suivi Jusqu'à lu rue Dorchesterfl était alors midi.il vit lu masse imposante des divers bâtiments qui composent l'Asile de là Miséricorde.Il examina un: à une lus fenêtres de tons les étages, s'attendant à y voir paraître d'un moment à l'uutre la tête bien aimée de Cunégonde.Il tourna plusieurs tois autour de l'asile sans voir l\u2019ombre de 1 objet aime, 11 s'arrêta subitement dans sa pro- mennde.Une idée venait de germer dans son cervenu inculte.D n'avait qu\u2019un parti à prendre s\u2019il tenait à revoir su cousine : c'était de frapper à la porte du couvent et de demander aux religieuses la permission de la voir pendant quelques instaute seulement.[| surrêta à cetteidée et frappa à le porte du convent.Une sœur converse se presenta et Int demanda ce qu\u2019il voulait.\u2014de voudrais voir une le\u2018mes cousines qui est renfermée ici.Elle sap.pelle Cunégonde Sun-lanippe.\u2014Cunégonde n\u2019est plus ici depuis dix heures ce matin.Nous ne pouvions la garder.Elle n\u2019était pus encore mûre pour notre établissement.I était question de l'envoyer nu Bor Pasteur lorsque Ja Supérieure a rege une lettre d'un monsieur qui senga guait à la prendre à son service.Je crois qu\u2019elle entrera en place au jourd'hui même.Monto-Christin sortit du couveut ls mort dans ame.It allait done ôtr éternellement séparée de celle qu\u2019 idoluit.Où lu trouver ?La religieuse avait refusé de lui dou ner l\u2019adresse du monsieur qu\u2019il l\u2019avai prise à son service.Monto-Christin alla ensuite prome ner ses amères réftexions sur les tro toirs en firimite de la rue St-Denis, (A suivre) L\u2019ABONNEMENT L\u2019abounement au CANARD est de 50 cts par année, strictement payable d\u2019a- vünce.Les timbres de poste sont reçus on paiement.Tout envoi d'argent devra être adressé À A.P.Praxon, Administrateur, 1786 Rue Ste-Catherine.LE CANARD Montréal, 20 Oct.1894 PLUS FORT QUE MERCIER \u2014\u2014 L'héroisme de M.T'ussé Ini fail affvon- ter lu mort plulût que de se soumettre à un Traitement qu\u2019il considère avilissant.La visite d'un philosophe chrétion Ther après-midi, vers deux heures, l'honorable sénateur Tasgé, à eu la visite d'un ancien journaliste, réputé pour la profondeur de ses connaissances en philosoy hie chrétienve, Lorsque ce dernier çe fui assis nu chevet de lillus tre malade, 11 Jui a tenu le langage suivant: Jai suivi votre cnrrière avec inté rêt.J'aime les hommes peu doura de taleuts naturels ; ceux qui savent, grâce à l'ambition et nu travail arriver au pre- wier plan sur la scène de la politique.Je suis venu par pure anitié vous cf fiir mes Rervices et je m'engage À vous guérir complèlement i vous suivez mes ordonnances.En commençant, je dois vous faire obzerver qu'il y a une fhérapeutique sucrée comme il y a une thérapeutique profane ; c'età-dire qu\u2019un prêtre au confessional est très souvent plus fort médecin que le docteur ou le pharmn- cien dane son oflicine.Vous êtes ma lade, sénateur; on a pu le coute-ter.Votre mul est de l\u2019ordre moral et non pus de l'ordre physique.Vous étes ma Jade et gravemeut mmulade.l\u2019ermettez moi au nom de Ja vieille amitié qui nous lie de commencer mon diagnostic.\u2014Pariez, cher ani.\u2014J'ai constaté chez vous plusieurs affections qui expliquent le malaise dont vous souflrez.D'abord, je constate qu'il puusse chez vous, sous forme d'initiales, des exerois=-ances au bout de votre num.* C'est vo qu'ou appelle l'exsempé, C'est une maladie chronique et ties difllcile À guérir.\u2014Je ue comprends pas, \u2014Signez votre vom surve morceau dei papier.Le malade -igne \u201c Joseph Taseé, Ex.M.P.\u201d \u2014Eh bier, ces initiales au bout de votre uom, c\u2019est précisément lu maladie dont je vous parle.Une question, s'il vous plait.Depuis quand ces excrois- sauces ont-elles commencé A se mani- festor ?\u2014ll y en a deux{d\u2019entre/elles qui me sont venues en 1882, lors de mon élection à Ottawn.\u2014Quand est venue la dernière ?\u2014hn 1888 lorsque j'ai été battu à Laprairie, alors ces vxcroissunces se sont LE CANARD \u2014 aHungées.Elles ont augmentée ensuite par mu défaite à Beuvharnois.\u2014J\\ faudra commencer par les enlever atteudu que la maladie de l\u2019exsempé, lorequ\u2019elle arrive à ta périvue aigle, peut entraîner la mort intellectuelle.\u2014Plutôt mourir que de te laisser enlever ces radicales ! \u2014Je constate ch(z vous un autre trouble.Je le trouve chez vous par aurcul- tation, c\u2019est l'abus du \u2018* moi.\u201d \u2014De quel mois ?\u2014Pas du mois de calendrier, mais du moi\u2026 du \u2018\u2018 Je.\u201d \u2014Du jeu, je ne joue jamais.\u2014Je dis du \u201cJe\u201d J E, \u2014Quel (traitement voua?\u2014Da ne jumnis parler de vous même {dans votre journal.\u2014Plutôt mourir ! \u2014AH, je retrouve également chez voue des troubles provenant de l'abus de * not\u2019 directeur.\u201d \u2014Qu\u2019est.ce que c'est que ça ?\u2014C'est une affection qui se confond avec la précédente.Elle se guérit par le même traitement.Ne jamais parler de vous-même dans la Minerze.\u2014Ne jamais parler de moi-méme: Qui est-ce qui en parlerait alors?Plu tôt mourir !! ; \u2014Par mon diagnostic je déconvre chez vous une nutre maladie, c'est la maladie du portefeuille.\u2014l'us si fort, mon ami, il ya du monde à côté, Ou pourrait vous enten- die, \u2014!l n'y a rien d\u2019avilissant dans ce cas.Ce n'est pas une maladie honteuse, au contraire.Mais vu votre constitu tion, cette affection-là détermine chez vous des épanchements du foie et ln contraction de In rate, qui peuvent se résoudre en une paralysie complète de cet organe si important pour le développement de la bonne humeur.Voyons, Quand avez-vous désiré un portefeuille pour lu première fois ?\u2014Lorsque Mousseau a remplacé Chapleau à Québec.lénauite loreque Chapleau a fait miine de \u2018* bolter \u201d dans l'af faire Riel.Plus tard lorsque je me suis pregenté duns Laprairie.Subaéquemment lorsque j'ai été n«mmé au sénat quand Chapleau a été fait lieutenaut gouverneur.\u2014 I depuis, vous n'avez pas eu de ces désirs impure ?\u2014JFen ui tous les jours, tue prercrivez \u2014le cus et très grave.Ti vous faut soitir de là vie politique immédiate- nent, sinon votre,maladie se terminera fatalement, \u2014lTutôt mourir ! ! ! \u2014Dites donc.M.Tnasé, est-ce que \u2018vous n'avez jamais éprouvé les atteintes de \u2018\u201c l'éloquomanie ?\u201d \u2014 Qu'est ce que c\u2019est que en?\u2014L'élequomanie est un besoin morbide de singer les grands orateurs, Ch - pleau, Mercier et Laurier.\u2014J'aimernis bien m\u2019entendre lovanger comme eux, \u2014Kst-ce que vous ne vuus êtes pus surpris dans l'acte même, c'est-à-dire à faire de grandes phrases, de grands gestes, ete Ÿ \u2014Dame, je fais ce que je peux.-Mais avec votre peu de ressources cela vous conduira [ntalement à St-Jean de Dieu.Pour vous guérir il vous faut dès ce jour, ne plus prononcer un seul mot en public.\u2014Plutôt mourir !!1 11 Le plilueophe chrétien sort le désespoir dars le cœur, Paur, Hissan, -\u2014.- A LA COUR SUPREME Anuers au jugo Fournier, \u2014 Ote-toi de 1d que je n'y mette, THompson.\u2014 Ne sois pus gi safre, mon ami, laisse-moi lui offrir ce papier, De la Belle ITélèue À Opéra Français : Pourquoi les artistes de l'opéra n\u2019ont-ils pas besoin d\u2019un bougeoir pour ge coucher : Par ce qu'ils ont le le chant délié.\u2018Quelle différence y a-t-il entre dea cornichons et le grand prêtre Calchas * Les cornichous sont contita dans du vinaigre et Calchas est confident du Seigreurne Un vieux Parisien rencontre un de ges ami sur le boulevard.\u2014Eh bien ! toujours vert: \u2014Oh ! fait le contemporain d\u2019Aurelien Scholl\u2014vert de gris.=\u201c * * Dutlanmuin hurle dans le fanteuil de son dentiste.\u2014 Ah! monsieur, je ne sais pas ce que je donnerais pour ne plus souffrir.\u2014Je vais vous le dire, répond le dentiste.C'est cin louis.Et vous voyez que je n\u2019abuse pas.* * * Un journaliste, qui croit les définitions indispensables, donnait une leçon A sa fillette.Le mot oflicier se présente.\u2014Lili, qu\u2019est-ce qu\u2019un officier / L'enfant hésite th instant, puis d\u2019un petit air vainqueur : \u2014Papa, un officier, c\u2019est un des quu- tre qui portaient Marlborough ! *, Conversation intime : \u2014 ui quelque chose de très grave à vous communiquer.\u2014Quoi donc, cher ami\u2019.-\u2014Ah! voilà.c\u2019est que c\u2019est très grave?, \u201c \u2014Allez done.\u2026 allez done.prenez le taureau par les cornes.| \u2014Eh bieu ! mon ams, votre femme vous trampe ! | * oe Eclios de Coney Island : Un photographe braque son appareil sur un client.\u2014 Maintenant, souriez ! lui dit-il.Le patient esquisse une grimace qui lui coupe la figure en deux, d\u2019une oreille à l\u2019autre.! L\u2019opérateur le contemple un instant ahuri, puis très poliment : \u2014Un peu moive large, s'il vous plait ; ce sourire-là n\u2019entrerait pas dans l\u2019appareil.AUX LECTEURS DU \u201c CANARD= Etes-vous allez à la nouvelle paroisse Ste-Elisa- beth, St-Henri ?Non, Eh, bien, allez-y le plus tôt, voir les 2000 lots à vendre à sacrifice, sur les rues Notre-Dame, Gareau, St-Antoine, chemin de In Côte St-Paul, etc, Un escompte libéral est donné à tout acheteur, Pour autres informations, adressez-vous à L.F.Larose, ngenl d'immeubles, 3600 rue Note.Dame, à St-Henri, ou sur les terrains, | d'épée peint! | ! entre les Jockeys que le perdant paiera une douzaine Madame à voulu a'essayer à faire un peu de cuisine, et elle t'a réussi qu'à fon dre un plat de faïence mis sur un feu trop vit.\u2014Cependant, dit le mari, tu m'avais dit que ta faïence allait au feu ?\u2014Sans doute, mon smi, mais elle n\u2019en revient pas.« x \u2014Regarde done Michel, s'il fait son jars.- -Oui, a-t-il l\u2019air enfl : avec son cigare / -Fl jouit tout de méme en fumant.\u2014 Beau donimage, 1] fume un *Rosebud.* C'est au- 1ow1d\"hni le cigare des aristos, 11 a raison de se caurer, +%a Lex entrepreneurs de bains froids qui | bordent, dans Paris, les deux rives de la Seine, s'apprêtent à déménager.Un deces industriels avait ainsi rédigé son enseigne : Bains à 4 sous pour dames a fond de boiz, Sa femme s'étant moqué de lui, il mt : Bains à fond de bois pour dames à 4 sous.Et comme sa femme riait plus fort, il prit un dernier parti et écrivit : Bains pour dames à 4 sous et à fond de hois, + « Xx Petit pot de pensées : l\u2019our savoir ce que pensent les gens qui portent les lunettes, il faut leur tirer les verres du nez.\u2014I n\u2019y # pas un chef d'orchestre qui ne préfère une rentrée de fonds d'une rentrée de trombones, \u2014T11 faut saider eutre amis mais ne ja- nais céder en u.énage.\u2014Doux colliborateurs qui empruntent leur esprit à lu même source, res semblent à deux seaux qui se remplissent tour à tour dans le même puits: En voyant le portrait d'un général, Groshiuet s'écrie : \u2014Tiens! Louis Philippe! \u2014Cumment cela ! \u2014Tu ne vois donc pas l'homme + a Fumez le Cigare \u2018\u2018Rosebud HOTEL ST-LAURENT.\u2014Cet établissement =i avanta- geuscment cosuu du public voyageur est maintenant lu propriété de MM.Robillard et Fils qui lui unt fait subir une restauration complète pour le classer parmi les hôtels de premier ordre, Crve fourni des meilleurs vias, Menu toujours varié à table d'hôtes, Prix très mucdérés, $n rue St-Laurent.Les voyez-vous Lrotier ?Celui qui perdra la course aura autant de jouissance que le gagnant, parce qu\u2019il a été entendu d'avance de grosse luîtres Malpecques au J\u2019etit Windsor, au coin de la Côte St-Lambert et de la tue St-Jacques Ils savent que Joe Paitras reçoit tous les jours ses 4 Huîtres par expresse, Il n'y a pas de culls parmi les ! Malpecgnes de Joe.1103 RUE MANSFLIELD, PARIS-LOURDES M.Hector Berthelot donnera dans quelques semaines un conversations dans te salon do l'Hotel Riendeau, sur ses impressions de voynge à Paris et à Lourdes.Cette conférence relatera «es incidents intéressauts pour le publie, inci- dests qui ne peuvent être imprimés.Tout sera donné à la bonne franquette.Les billets ne seront vendus qu\u2019à des amis triée sur le volet.La date de la stance sern donnée duns notre prochain numéro.Billets à vendre au bureau du CaNarp, No 1786 rue Ste-Catherine.Telephone 7121 => \u2014\u2014\u2014\u2014 - les bons domestiques : \u2014Jean ! vous n\u2019avez pus nettové mou pantalon.co matin ! \u2014Je vous demande pardon, monsieur.\u2014 Ne mentez pus ! TI y avait dix sous dans la poche, ef ils y sont encore!!! [A Bonardon, qui fut un mari bien malheureux, devient aveugle.Kh bien, lui dit un ami, tu as du moins une consolation ; tu ne vois plus ta femme, ILélas ! reprend Bonardou, pour que mou bon- leur soit complet, il faut alors que je devieune sourd.dos, LOUFSTRTDRIt MUFTRE-CHARRETIER 241 Rue Visitation Les lecteurs du * Canard\" sont priis d'aller chez Il a les Joe pour leurs voitures doubles on simples, meilleurs chevaux, Cette femme, 1l y a trois mous, était plate comme une limande, Voyez aujoud'hut opulence de son Luste après avoir fait u-age des Poudres Orientale-.Ces Purdres ne nusent pas à lu santé.En verte chez tous les pliarmaciens et che: 1.A, BERNAL, 1382 Rue Ste-Cutherive, Près de la rue St-Laurent Tel, Bell 6513.Fumez le Cigare Nouveau L'INCOMPARABLE Le Cigare le plus agreable à fumer, ctainsi nomme parce qu\u2019aucun autre Ligare à 3 centins ne peut lui être comparé et n\u2019est son cgal pour Parime et le bon goût, Essayez-le, il est en vente partout, Demandez-le Manufacturé par J.M, Fortier, 149 Rue St- Maurice, Montreal, F.Lefchvre Tel.20%) F.E.Duquet F- LEFEBVRE & Cie Peintres de Maisons et d'Enseignes, ; lorage, Imitation et Tapissage.Spécialité : Linerusty Walton, pour Décoration pilses.MONTREAL Nous employons que des ouvrier- de Ire classe.Une vi-ite est sollicitée.et sur la Rue Guy, Montréal, ARTHUR BISSONNETTE No 12 RUE LANONTAUNE ayant exposé ses différentes Patentes Amélivrées à l'Acudewie Parisienne des Inventeurs, à Paris, peur FERS A CHEVAUX, pour les, ditfé- rentes muladies des pieds, n obtenu un Diplôme et une Médaille d'Or, Une visité À son étahlise- ment est sollicitée ren Pet ARISTIDE C.LARIVIERE VOITURIER Ade plat=ir d'intornter ses anis et le qualdie qu'il vient d'ouvrir une ECURIE PE LOUVAGE ET DE PENSION du Ne 1415 BRUE ONTARIO où l'on trouver teujeurs de bens chevaux et belles vo'- tures : aussi voitures de chacretiers, double et sim, pour baptèmes, maritges, ete M.Larivière s'oceune toujenrs de ta manufneture de voitures (de toutes sortes, Tel.Bell 6840, Opera Francais Semaine du 18 Octobre\u201994 AEUDEISoirée de Gala, Vendredi et Sara oti MAMEZELLE NTTOUCHE OPERETTE EX + ACTES Avec Mme BOUIT dans le principal rôle.Samedi Matinée: Le Grand Mogol Mace de Location \u2014 Au bureau de UOpérn Francais, et chez M, Edmon.i ilardy, ru - Notre-Date, amas \u2014n LES FARCES BEAUPOIL LA COLONELLE Toute la journée du lendemuiu, le gupeur fut mélancolique.Il (ulluit, À tout prix, dissiper ca : aussi, ce que nous lui {Tmes absorber de \u201c canons\u201d, pour le remettre dans son assiette, est inenleuluble, D'abord, il ne voulait pus boire ; mais, lorsqu\u2019il eut vidé le premier verre, lu deuxième glisea plus facilement, le troisième pussu tout seule ; les autres ontrèrent à lu queue-leu leu.Le toir venu, étuient-ce les souvenirs remués où les témoignages de eympa- thie figuide que nous lui uvions prodigues, main Beaupoil était fortement ému, dans tous les sens qu\u2019on attache à ce mot, \u2014J\u201d vus tout vous dire, commença- t-il.tuant pis si vous rigolez de mu liole : Si je suis devenu le planton du colonel, malgré su rosse de belle-mère, eh bien, voilà : c\u2019est que je m\u2019avais rendu amoureux de mu colonnelle.là, guy est Loo.vlan le puquet lâché.Nous ne rigolâmes pus du bon se peur, mais notre curiosité éelatn aus i1Ôt en questions et en interjections de tous genres \u2014laë possible ! \u2014Comment* toi.Deanpoil l \u2014Amoureux de tu colonelle 7 \u2014Hu vin noe torte! \u2014Conte-nous ca, hein : l\u2019our torse, dit le eapeur, lorsque nos exclamations eurent pris fin, je vous ui notifié que la colondle était une femme ut je ne vous ai point ine \u201cépoilunte © tenté en erreur.de ne suis pus mariole (fort habile) pour rer des plans, mais je vas tacher \u201c 1 de vous graver son physique tout de mde, Guen vaut ln peine.Emprégnez-vous une créature subtile, avantageuse, dominante, qui comme qui dirait une duchesse.\u2014Ah ! nom de Dieu, quelle allure '\u2014qui voue inepité uçce des yeux qu'on cn ren- treruit dessous terre pus respect, et qui, tout à voup, se fond de rire sons vot\u2019 nez, Avec ça, des cheveux qui montmen- taient d\u2019acajon, sur su tête, aussi haut que mon bonnet Z'À poil et qui, dépliés, ui couluient juequ'au bas des reins.Des bras cylindrée, à pleine chair du côté den épaules supérieures, et qui dé- clinaïent tout mignons le long des cou des pour caunuler sur des menottes de * gosseline PA l\u2019époque | propice, voilà done que je m \u2018adjoins près d\u2019ello avec mon objet garni de petits verres.Elle causait avec une jeuno moule de sous-lientenant d\u2019école et me détournait le visage.Tout à coup, elle fait volte-face.d\u2019otait déjà hirsute, rien que pour l\u2019avoir vériliée de dog, un dos vscalp- tuvable, que son corsage n\u2019en dissolvait pus trois pouces carrés, mais quand elle ae retourna et que je vis le recto qu\u2019é tait guère plus enseveli que l\u2019inverse\u2014 vous savez que je ris pus eapou\u2014eb bien, je me frémis, tel que ln fouille ngitée parte souflle des vents intem- pestils ! Elle rinit\u2014 probablement des Aneries que lui insufllait l'officier.M\u2019indigérait, ctunimal, rien qu\u2019à constater sa bouche en eul-de-poule.\u2014Taisez-vous, qu\u2019elle lui dit, en lui tf.tant un coup d\u2019éventail sur le bout dunez.euvez-vous, tenez, Jon home, comment que je vous idolerai ?., .avec un\u2019 barbe aurifère, comme le sapeur que voilà.Et elle sc mit à m\u2019ausculter dans les yeux eu riant plus fort, sans aucun doute du plaisir masculin que je lui versnis à me contempler.\u2014Maig, madame, sous-lieutenant.\u2014Pus d'bs'rvatione, qu\u2019elle signifin qu\u2019entreprit le 554 mis clio 1 marche LE CANARD en arrogant le ton du colouel.vviendrez m\u2019 parler d\u2019 vot\u2019 affaire quand vo! poil stu s'f\u2019samment poussé.vot\u2019 burbiche, m\u2019en f, P colonel en u un\u2019 supérieure.Falluit voir la gueule du petit oflis- mar en écoutant ça.Mais, fallait voir la mienne aussi, vu qu\u2019au cours de ces modulations flatteuses, Clle fourrageait dans ma burle à pleines maîne, des petites mains par plus valeureuses que trois de mes doigts, qu \u2018elles me partumaient les narines jusqu\u2019au fond des entrailles et que leur odeur me eubmergeait au cerveau comme si que j'aurais avalé, coup sur coup, deux litres de vieux kirch, \u2014 Que c\u2019est doux !.que c\u2019est voll: lieux ! qu\u2019elle faiguit.prenez modèle, jun\u2019 homme, prenez modèle ! l\u2019our l'instant, mes verres dansaient la \u201chihreli sur mon plateau et se cumu- lient les uns gür les autres, de muanière que leur musique substitus celle de l\u2019or chestre qui venait justement de s'ur- rêter.Des lores, les invités commencèrent à s\u2019entueser duns nos alentours, subrogeant qu\u2019il vagiseait d\u2019un entremets (intermède) musical de nouvelle e-pèce ; moi, je comprenais que j'allais tout lâcher et m'effacer sur le purquer.les i guiboles découpées, lorsque ki colonelle sécrin : \u2014Mais il est mnulude, garçon !.il a lu fièvre.Et, m\u2019élorguant des maîtis le plateau : \u2014 Prenez ¢n un moment, leutennat, qu\u2019elle dit.Aloree, elle n'entoura pur le brux et me véhieulu mminytieuzement sur un canapé ousqu'elle me déposu.Moi, je me laiseuis enduire, vous pensez, moitié que je n'y étais plus du tout, moitié \u201cue ça me propagenit des frisgons escuits (exqnis) jusque dang la moelle pépinière des doigts de pled, de sentir sur tnoï ses bras dénudus.Le sous-lientenant nous avait emboîté bêtement, son pluteau dans les ; maîns, la figure en tomate farcie, \u2014Tiens, bois, qu'elle me dit en wn'adressant un des petits verres, cela te répareru.Javalaix suns me faire prier vivait À pie, pouvez le eroire \u2014Encore.encore.ce puuvre CURTIS Elle m'en ingurgitu une douznine à file et jo me recalai insensiblement, \u2014(C'u va mieux \u201d \u2014Oh, oui, ma colonelle! \u2014 Alone, encore.1 encore.quelle che! | | lane her du teint qu'il désirait \u2014 aE gree continuait.pussez les verres, lieutenant.à lu boune lieure, voilà un luron!.prenez modèle, jun\u2019 homme, prenez modèle ! Elle ne pris fin que lorsque tous les plateaux de l\u2019établissement furent com- plètommont étpurés.\u2019\u2019est bien ! qu\u2019elle me dit alorss, en me tapotaut les joues avec prété- rence : À ton égard, le nommé Bacchus n\u2019était qu\u2019un polichinelle ; maintenant, mon grog, va te coucher, Pouh ! fit le supeur en terminant.(lu cassepoitrine brûlé avec du ancre dedans, c'était pas malin, j'en aurais «létruit quaraute kilomètres sans pause, si j'avais ava, tant seulement, cette dvaporeuse créature m'en liquider à mesure.C\u2019eat pas fini!.mais maintenant, taut dormir : demain.je vous énoncerai une autre histoire.À suivre Envovez Aujourd'hui Mosdnmes et messieurs, veillez à votre propre intérêt, U vient d'etre découvert et d'être mia en vente par le soussigné, une préparation morveiHeuse pour faire pousser les choveux et une autre pour blanchir te \u2018vint, Ce Huur Grower \u201d fete croître en six semiines des cheveux sur lu tête dut chauve, Un monsivur imberbe str dans Six senuines une barbe laxuriante, D empêche lu chute des cheveux.En se servant de vette préparation les Jeunes ge 8 auront une tots stache él ite en six semuines.Mesdames, si vous voulez avoir une che lure étonnante, vous l'unres immédiatement en vou vant dn Uyic Grower.\" Ju vends aussi tet Comples À hitening \u2018* qui dans un mois vous re nelrn Li pean aussi bunch que possible.Jamais an monaie urou ane dune ne s'est servi de deux bouteilles du W hitening,™ gree qu'a t d'avoir nt la première boutet le il u obtenu la Après voux être servi de cette préparation votre peau zarders la, blancheur quelle lui aura donnée.Le * Whitening ?enlève le rousselures, ete Le Hair Growe vend Mets Tu hou- teille et le Face Whitening 1 fe prix.Nunporte quelle de ces préparations éliée paria poste, frane de port à v'ünporte quell we sur féception «du prix.Adre=
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.