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Titre :
Le canard
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :H. Berthelot & cie,1877-
Contenu spécifique :
samedi 3 mars 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Grognard (Montréal, Québec),
  • Successeur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
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Références

Le canard, 1883-03-03, Collections de BAnQ.

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[" mr remarquera + PAPE a Cr Be J ME ANNEE\u2014No.22.MONTREAL, 3§MARS, 1883, LE V IAI PEUT QUELQUEFOIS / 4 @ N'ETRE (PAS\"VRAI SANS BL AGUE-BOISL'EAURZ en ES =, A $ HEBDOMA AFILIATREAULT & CIE Une femme remarquable mais non titrèa (Du Gross de Boston.) Messieurs les Editeurs + Le portrait ci-dessus est une bonne ressemblance de Madame Lydla E.Pinkham, de Lynn, Mass, qui avant tons les autres êtres Lumulins, peut-être véritablement appelée : L'amio chérie de la femme,\u201d comme quol- Ques uns de ses correspondants 8e pluisent À l'appeler.Elle Fe dévouo à son œuvre avec zèlo; cette œuvre qui est ls résultat d\u2019une loue Bue vled'études.Elle est obligée de garder aveoello six dames assistantes, pour l\u2018aider à répondre à lImmense correspondance ti l\u2019as-iège tous les jours, chaque lettre revêlant uno maladie d\u2019un caractère spécis], ou expri- miant la Jole causée par une guérison, Sou Cornposé Végétal est une médecine dont ln {in est bonne et non mauvaise, J'en at mot- mêrno fait l'examen et joe m'en suls satisfait, À raison de res mérites incontestables, il est recommandé et prescrit par los meilleurs mmédecins du pays.L'un dit: \u201cIl agit comme un charme et épargne beaucoup de douleurs, Il guérira entièrement lu pire forme do descente de l'utérus, la leucorrhée, la menstruation Irrégulière et douloureuse, tous les dérangements de l'ovarte, l'inflam- matlon, les épanchements, tous les dérangements et les faiblesses épinidres qui en résultent; et fl est spéclalement précieux à l'époque du changement de vie.Il pénètre dans toutes les parties du système, et dunne une vie et une vigueur nouvelles, TlenlëVe lndébilité, la flatuosité, fait disparaître tout désir de stimulants el relève la awiblesse de l'estomac, I) guérit l'enfiure, les maux de tête, la prostration nerveuse, la dé bilité générale, l'insomnie, l\u2019accablement ot l\u2019indigestion, L'hubitude de marcher la tête basse, qui cause de la douleur, de la pesanteur et du mal dans le dos, url toujours guérie définitivement par son usage.=]l agira en tous leinps et en toutes circonstances en barmonie avec les lols qul gouvernent le systéme de la femme.11 ne couts gue $1 la boutelile ou six bou- tellles pour $5 ot est vendu par tous les phar- maclens.Tout avis requis dans des cas spé claux, ot los noms de tous coux dont lu.sun- té n été parfaitement rétablie par l\u2019usage du Composé Végétal, peuvent être obtenus en s'adressant à Mad, P., aveo un timbre pour la réponse, à s& résidence à Lynn, Mass.Pour les douleurs des rognons chez l'un on l\u2019autre sexe ce composé est sans rival comme le prouvent d'abondants témoignages, # Les Pilules pour le Foie, de Mad Pinkham,\u201d dit un écrivain, \u2018sont les meulloures au monde pour la guérison de la constipation.la constitution bllleuse et J engourdissement du foie.Bon Purificateur du Sang opère des mervoilles dans sa ligne epé lale, et promet bien d\u2019égaler la popularité du Composé.\u2018Tous doivent la respecter comme un ange de mercle dont la seule ambition est de faire da bien aux autres Man, A.MN.Philadelphie, Pa, Manufacture A Stanstead, Q Com?merce approvisionné par les pharma, ciens de gros.| échangca alors des observations certaine vivacité, Le cinquième jour, dès l'aube, on se demanda mutuellement ri c'était une personnalité.Vers midi on to acquit la certitude de part et d'autre, On (EN SIX TABLEAUX.) empreintes d'une: les hommes com EDITEURS-PROPRIETAIRES HISTOIRE D'UN GENDRE ET D'UNE BELLK-MERE, Le sixième jour, finalement, la nature reprit le dessus, Ils s'avouérent vaincus, mais ils sc rentirent renaître en revenant à leurs premières haines.Tous pétents déclarèrent la chose impossible, et ne regardèrent la tentative que comme un défi insenté aux lois de l'attraction.| FE UILLETON du \u2018CANARD Voyages très extraordinaires DE Saturnin Farandou! Dans les 5 ou 6 parties du monde _ et dans tous les pays connus et même inconnus de M.Jules Verne.DEUXIEME PARTIE LES DEUX AMERIQUES Le plus étonné de tous les homme: fnt le correspondant du Figaro ; il était juché, une lunette à la main au dernier étage du bcffroi, sous lu girouette, et rédigcait une dépêche à son journal, quand Ja première se- cousre imprimée par le ballon le renverra sur le dos.Quand il vit le ballon de Philéas Fugg accroché par la flèche, il comprit bicn vite l'importance do la capture et réussit à s°i m- parer de la grosse arere du ballon, qu'il fixa solidement dans les poutres Mandibul «t ses 60 dats le r joiyni- corde, d'cacalader Ja nacelle d'où partait une vive fusilade, Le ballon, cependant, cherchait à so dégager et donnait des secousses terribles à l\u2019hôtel de ville.Rosengarten faisait doubler les feux ; le moment approchait où les nordistes allaient atteindre la nacelle.Soudainaprès une formidable secousse, un craquement se fit entendre, le monument semblu se déchirer de baut en bas ct les mordistes poussèrent des oris d'inquiétude.Üu dernier bond triompha de l\u2019ob-tacle, l'a6rostat s'éleva dans les airs avec un morceau que désolation, mais cela passa vite quand il s'aperçut que son confrère, le correspondant du Times, avait à bord deux douzaines de pigeons voy ageurs, destinés à porter ses dépé- ches au télégraphe du Honduras, pays neutre, Par malheur, les pigeons étaient enfermés dans une cage, dont | ro- porter du Times, gardait tonjours la clef ; Guy de Beaugency tourna ses batteries du côté de la sensible Barbara Twicklish, la nouvello épouse de Philoctète Mortimer, ct, dans le double but de tirer le plus de rensei- du beffroi décapité ! Le général Mandibul, le reporter Guy de Beaugency et quelques hom mes accrochés aux débris du beffroi étaient emportés par la Clarisse Har lowe, le ballon cuirassé de Philéas 1 léas avec l'ex-miss Barbara Twick s'employa pour rendre leur situati- tion supportable.Le roporter du Figaro, craignant \u20ac ne pouvoir, en ballon, correspon- 1e bientôt, Il s'agissait, avec cette dre aveo son journal, montra quel- goements porsibles et de trouver le moyen de les faire partir, il tenta d'apprivoiser le cœur de la tendre dame, Les ballons sudistes, pendant ce temps, avaient quitté le ciel de Cai- Les prisonniers trouvèrent dans le[man-City ; trouvant cette ville bien ballon tous les égards dusd leur défendue par les Jocomotives blin- malheur.Le reporter du Times, Phi-|dées,ils étaient partis dans deux direc- loctète Mortimer, emmené par Phi-{tions différentes les uns pour aller ravager les ports do la côte, et les au- lish, muintenant madame Mortimer, |tres aveo I'ordro précis de remonter daus le Nord, en brulant toutes les riches ville de cette région ; en agissant de cette façon, on était à pou près certain d'avoir une avance sur les locomotives blindées, obligées de courir à droite et à gauche pour les besoins de la défense.L'aérostat de Philéas, la Clarisse Horlowe, nom gracieux donné par le poétique Philéas, filait en avant, en- traîoant dans son sillage une légère chaloupe nérienne.Déjà la Clarisse Harlowe avait foudroyé deux villes importantes, avec un certain nombre de bourgs, sous une pluie d\u2019obus ; présentement, l'aérostat s\u2019en allait, à la tête d'une petite escadre, bombarder un gros port de commerce.Mandibul, furieux se consumait en projets d'évasion, pendant que Guy de Beaugenoy, pris d'une soif de correspondauca impossible À satisfaire, tournait autour des pigeons et de l'épouse du reporter du Times, O douleur! à chaque évènement important, Philoctdte Mortimer chargeait un de ses volatiles d'une déps- che écrite en caractères microscopiques | Leur nombre diminuait, il fallait agir promptement.Beaugeucy était déjà bien vu do la sensible Barbara, qu'il charmait par de longues tirades sur les droits sacrée de la femme ; une inspiration lui vint qui précipita les choses, Ecoutez, lui dit il un matin qu'ils prenaient le frais sur la dunette supérieure de la Clarisse Hurlowe, au bruit des bombardes, écoutez, chère Barbara,si vous me permettez de vous appeler de ce doux nom., il me faut vous dire, quoiq vil m'en coûte de porter une main cruelle sur vos rêves poétiques et de faucher vos illusions daus leur fleur ! Mais il le faut ! Je dois vous sauverl.Sachez-le dono! Mortimer, le traître Philoctète, est bigame et peut être trigame Il Mon ami, Je général Mandibul, dit connaître à New-York une madame Mortimer.et je sais qu'il en existe une autre à Paris, où j'ai beaucoup connu Mortimer! O infamie ! au lieu d'être l'ange du foyer, l\u2019unique épouse, vous seriez lo numéro trois du traître !! ! \u2014 Horrible! Horrible! sanglots l'infortunée Barbara.\u2014Cela ne sera pas ! s'éoria Beaugency.Fuyez ce misérable, Votre pa- trio admet le divorce! O ange, déployez vos ailes !\u2026 Et si j'osais espérer qu'un jour.Barbara tirait déjà son calepin, Beaugency avait réussi, il aigua tout ce qu'elle voulut | \u2014Foyons ! fuyons ! s'éoriait-il, Barbara reouls, croyant qu\u2019il voulait se précipiter aveo elle à travers la couche de quatre mille mètres d'azur qui les séparaient de Ia terre, \u2014 Ne oraignez rico ! nous pouvous fuir, mais plus confortablement, 6 mia douce-amie | Et Beaugenoy révéla tout bas à Barbara tous les détails d\u2019un plan d\u2019é- varion, élaboré avec le général Mandibul.Barbara consentit à tout ;quand le triomphant reporter quitta la dunette avec elle, tout était arrangé, les rôles distribués et l'heure fixéo.So seuver d'un ballon planant à quatre mille mètres d'altitude n\u2019est en aucun temps, une chose facile, mais s'évader d\u2019un ballon de guerre, et LE CANARD :t gardé par des factionnai- voillé par de vigilants officiers, .0 entrepri-e terriblement dao.use, Cependant, Mandibul et -augeroy étaient résolus à tout risquer, .Beaugenoy avait passé la soirée dans la cabive du correspondant du Times; vers miuuit, au moment de rendre congé de Mortimer, il lui mit brusquement sous le nez une torpille à chloroforme éventée, ais encore suffi-ante pour foudroyer à bout por tant, le reporter no poussa pas un cri.il s'affaissa codormi pour huit jours 31 moi 8.Beaugen'y endossa le caban de Mortimer, cu rabaisea le capuchon sur Aes yeux et sortit svee Barbara, L'officier de gardo dans lv salon le prit pour Mortimer et erut qu,il alluit poétiquement contempler les étoiles nvee mr douce moitié, Barbara seule gagna la dunctts, Beaugency so diri- fra vers la cabine des prisonniers, à J'entre-port.L'homme do garde, sans défiance, le laissa venir, Beaugeney renouvela la manœuvre de la torpille, 1 borrme towba.Vivement Beangoncy ouvrit la porte.Maodibul et ses hommes étaieot là.Le factionnaire cedormi fut attiré duns la cabine, et l'un des prisonniers prit ron caban et sa place, Il s'agissait maintenant de sortir par unc étroite meurtrière ouverte sur l'infini et de s6 hisser à la force du poiguet sur la davette, gardée précédemment par un fuctionnaire quo Burbara devait avoir aussi chio- roformé.Un léger appel de cette dernière fit -connaître aux fugitifs qu'elle avait réussi.Le reste n'était plus rien , les «huit prisonniers se his: ¢rent sur Ja dunette à la force du puiguet ; la robus- «te Barbara était là qui les aidait à ifrauchir le ba-tingage.Quand les lhvit- hommes furent réunis, on sc di- migea cn rampant vers lo ballon.cha- Houpe ewurré à l'arrière, ; Quelques difficultés se présentaient envors, deux hommes veillaient de ce côté Barbara ct Beaugency, devisant bras dessus bras dessous, prirent les devants af vinrent causer deux minutes avec los faotiounaires ; ou Jeur fit brusquement respirer les tor- pisles et lepussago futdibre, | Avec quul bubheur leo prisonniers délivrés s'iastallèrent daos le putit bullou-chaloupe ! Libres ! Libres ! ré- pétuit Mandibul.Il fallait détacher Jes amarres et s'éloigner rapidement du lu Clurisse Hurlowe, Pendant que les marins eciatent lus cordes, Guy de Beaugeuey s\u2019étuit précipité vers la ouge aux pigeons du correspondant du Z'imes ct In rapportait triompha- \u2018ement.\u2014Vite | vito ! s'écriait-il.démar- 1 voilà qu\u2019on vient relever les te si 1 MC certain brouhaha s'élevait dans pr \u2018Gio IF du gros Lallon, ou venait \u201cgcounVrir lo premier factionuaire lin.forme.Des bruits de pas s'en- de à «ut, on montait sur la dunctte, chlor vsier câble fut tranché d un tendaic ache, et le ballon-chaloupe, Lo de gros nérostat qui mar- coup de à le vent, bondit en arsiè- >mps, l'alarmo sonnait *ra sudistes.is Mandibuiabuloupe s'était 6- chait contre ro.Il était te chez Jes nérostic \u2014Hurrah | o1 étit bi i tre cents o petit ballon « \u2018is où quat: vd eu bitement à tre la Kottillo des \u2018adés puuvaient môtres \u2018 au-dessus do Pa ballous sudistes ; los 63 d ir touto l\u2019escadro à Un gran défiler sous leurs pics, wr bord, on rent \\ ! brunlebas se faisait à ler des trou ercuvait les notes strident cites à vapeur indiquant let vres d'ensemble.(A continuer.) \u2014\u2014 na réussite étonnanté du compe végétal do Mad, Lydia Ë.Y fren | daus les différentes waladies vu mes prouve l'importance de eo couverte bicufaisauto et rain aussi que cette damo sait er a plus grand parti possible.-\u2014 kell.\u2018sé u u Le Canned MONTREAL, 3 MARS 1883 Le CANARD parait tous les samedis, L\u2019abonnement est de # centins par année, invariablement payable d'avance.On ne prend pas d'abonnement pour moins d\u2019un an.Nous le vendons aux agents huit centins la douzaine, payable tous les mois.Vingt par cent de commission accordée à toute personne qui nous fera parvenir une liste de cinq abonnés où plus, Annonces ; Première insetuun, 10 centins par ligne ; chaque insertion subséquente, cinq centins ar ligne.Conditions spéciales pour les annonces long terme, Mons.A.H.Gervais, de Haverhill, Massest wutorisé À prendre des abonnements.À.FILIATRRAULT & Ci, Editeurs-Propriétaires, Bolte 32g.No.8 Rue Ste.Thérése.Silhouettes Politigres XIV Hon.J.L.Beaubry Mercredi 28 Février Mon cher directeur, \u2014Au moment de vous adresser cette +ilhnuette js me souvicas qu\u2019on est à Montréal en pleine lutte élecrorale J : remets donc mon envoi à la semaine prochaine pour être complètement libre.Nexo CAUSERIE Outre les différentes manies que j'ai essayé de ridienliser duns ccs causcrice, il en est une autre dont je veux parler aujourd hui, c'est celle de fuire le gros c'est à dire de paraître plus riche qu\u2019on n'est en réalité.Quoi de plus niais que cette manie qui, malheureusement est beaucoup plu- fréquente qu'on ne parait le croire ?Eu eff.t si l\u2019on voit taut de faillites, tant de catastrophrs flaancières c\u2019est dû cn grande partio à co triste travers.À fiu de paraître plus riche que son voisin, on fuit des dépenses extra vogantes on so ruine eu folies de toute sorte.La plupart du temps le luxe que déploient les malheureux qui sont affectés de la munie dont je parle, est fait de privations, leur éclat menteur vieut d\u2019une indigencs volontaire.C'est à force de misère réelle qu'ils parvicnnent à avoir l'air riches.Ils seront malheureux, mais on les croïra heureux et voilà le bouheur qui leur plaît, le bonheur auquel ils feront héroïquement tous les sacrifices.l's laisseront protester un billet pour acheter une robe de bald wna.dame,ils donneront le pot-au-feu avee lequel ils auraicot diné, pour acheter des coquilles d huîtres qu\u2019ils jetteront suigneusement à leur porte, ils ne di neront pas mais les voisins diront : \u201cJes coquins! ils ont mangé des huîtres.\u201d \u2014 Ça ne les cograisse pas, mais ça les reud bouffis, et ils siment mieux cela.Le plus triste dans tout ceei, c'est que cette mapio de fuire le gros, cette manie de briller, ost à dire do chercher con plaisir daus \"humiliation des autres est dercenduo jusque daus la classe ouvrière.Autrefois les ouvriers étaient habillés autrement que leurs patrons, mais ils n'étaient pas plus mal habillés.Anjourd'hui ils veulent avoir le costume des bourgeois \u2014 Or qu'arrive-t-il?Supposons qu\u2019ils no reculent pas devant ks prix d'un gros tailleur, et que leurs habit: eolent aussi bien faits que ceux des bourgeois ; \u2014\u2014ne tcoous pas compto du nowbro de journées de travail et des privations pour toute une famille que représente ce bel habit \u2014 mais songeons seulement que l'ouvrier po le meurs tout au plus que le di- n'as dans < manche, tandis que le bourgeois met le sicu tous les jours, Si alors l\u2019habit \u2018e celui-ci lui dure un an avant d'â- + usé, l'habit de l'ouvrier, qu'il ra wis que cinquante~doux fois l'année, lui durera juste sept ans.Or qu'estor qu\u2019un habit sept ans après la mode sous l'empire de laquello il a été coupé ?Un affublo- ment grotesque, un déguisement à amenter tous les gamins du quartior, quelque chose d'aussi ridicule qu\u2019un costutne do polichinelle ou de pierrot; c'est-à-dire que l\u2019ouvrier pour être habillé en monsieur n'arrive qu'à être pendant six ans sur sept une sorte de masque Fans les circonstances atté nuantes du carnaval.Nemarquous encore que même lors de la fraîcheur de l'habit, lors de sa gloire, l\u2019ouvrier, qui ne met ect habit «que cin quante-deux fois par an, | habit, qui dort pendant trois-ocut treiz- jours, n\u2019ont pas le temps de s'accoutumer l\u2019un à l\u2019autre -l homme à la gêne de | habit, l\u2019hubit «ux mouvements up peu brusques de | homme ; ils se vont mal récipro juement, tous deux sont gauches ct malaroits Bienheureux l'ouvrier qui dégui-é eo mor sieur, ne croit pas devoir parler pré- tenticnsement, et lier les mots entre cux par des s ou des \u20ac maleucontreux auxquels il ne prose pas pendant la semaine.Lo front basané les main- eudes ct caileures, snt uno b-auté pour l'ouvrier quand il est mis sclon sou état ; c'ust un ridicule avco l'habit de monsieur.\u2018Tel ouvrier dont où dira duns la semaine, en ls voyant passer: \u201c Voilk ua bel homm-, un ouvrier qui a l'air distingué,\u201d fera dire de lui le dimanche: \u201c Voilà un wonsieur bien commun.\u201d Les femmes *ont tombées dans la même erreur, Je ne veux pas parler ici de celles qui font semblant d être riches, et qui font de l'hermive ovec du lapin ou du chat, jo veux dir seulement un mot des ouvrières et des servantes.C'est à un tel point au Jjourd hui daus notre bonne ville de Montréal qu\u2019on peut À pcinc distiu- guer la servante de la darue qui l'emplois, À cu propos, il est arrivé une chose bien drôle l'hiver dernier.Ua monsieur récemment arrivé d'Kurope, et que j'ui l'honneur de compter au nombre de mes amis, avait un pantalon à faire réparer, et cherchait une couturière.Passant dans une des rues de Montréal, i aperçoit sur uve porto l\u2019affiche sui vante: \u2018\u201c Mile X., coud dans les hardes d'homme.\u201d Il eutre.La cou turière ét sit absente, mais on le prie de vouloir bien laisser mon adresse, lui assuraut que Mlle X.so forait un plaisir d'aller prendre ses ordres.M.D.(c'est le nom de mon ami) lai-su sun adresse ct rentra chez lui, Quelques heures après, il était à ea chambre tranquillement occupé à lire quaud la boune vint frapper ct lui dire qu\u2019une dame le demandait au salon, \u201cUne dame! se dit M.Dtrerrrerr.\u2026 ! je suis loin d'être eu toi- lotte.\u201d Il s'empressa de passer un habit, se donna deux ou trois coups du brosse, ct descendit.En arrivant au talon, il apergut sur le sofa un amas de soie, de velours et de plumes d'autruche de toutes les couleurs, ** Ce doit être la dame en question,\u201d pensa mon ami ct, prenant ton plus beau sourire, il dit cn faisant une profonde révérence : \u2014Madame à qui ai-js l\u2019honoeur de présenter mes hommages ?\u2014C'est moi quo j'viens pour rac\u201d- moder vos culottes.Mon ami faillit avoir un coup de sang tant il fut surpris.Il fut un moment Fans pouvoir proférer uno parole.Enfin, reprenant son sung-froid : \u2014 Ah ! c'est vous qui êtes la oou- turière ?\u2014Oui, monsieur.\u2014Jn ce cas, madame, veuillez 110 suivre, je vais vous dire ce que je Veux, \u2014 Comment ! vous suivre, j'pense pas, vous pouvez ben m'emporter ga icito, Nouvello surprise de mon ami qui cette fois perdit patience, \u2014Très-bien, madame, dit-il, mais vous pouvez vous retiror, je n'ai plus besoin de vos services.Quand donc comprendra-t-on tout le ridioulo do oette manie que vous stigmatigons aujourd'hui et qui fuit la ruine de tant de familles ?Vivez suivant vos moyens, et si vous ête- ouvrier, ne cher-hez pas à vous dé guiser.Portez l'habit qui convient à votre état, ct n'en rougissez pus : c\u2019est -¢ plus honorable, de Après un an passé à l\u2019école do médecine de Paris, un jeune canadien revenait il y a quelques semaines chez son oncle, curé d'une paroisse de campague, où tont le monde va À 'a m wse.Lo docteur en herb> n'avait vas tardéà Paris, dans un milieu «ussi impio qu'immoral, À perdre ses principes religieux, Cependant lo jour qui suivit son arrivée étant un di- mancha, il ne voulut pas e* jour là braver le sentiment religioux :e tonte une paroisse et il assista à la maw +0 pour faire comme les autres, Or-il advint quo le curé prêcha sur la di vicité do Notre Seigneur Jésus- Christ prouvée par ses miracles.À V'issuo de la messe, votre jeune l£
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