Le canard, 24 août 1878, samedi 24 août 1878
[" MONTREAL, 24 AOUÛT' 1878.f PRIX DU NUMERO : 1 CENTIN CONDITIONS.ABONNEMENT : Un an - - - - - 80.50 Six mois - - 0,25 Un numéro - , IC fr L'abonnement est strictement payable d'avance.Vol, I.pe Ma JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRE CONDITIONS, ANNONCES ° Par ligne Pren ièreinsertion, 100 Ins.subséquentes, 5\u20ac Es Remise libérale aux annonceurs à long ter.ae, » Le vrai peut qu lquefols n'être pas \u2018\u2019 vrai sans blague.\u2019 \u2014 Ross L'eau H.BERTHELOT - - - Rédacteur, No.47, Feuilleton.du \"Canard:' FRANZ LE MINEUR NOUVELLE IRLANDAISE, (SUITE.) Cependant le temps s\u2019écoulait rapidement et l\u2019on approchait du terme convenu.Un soir Katty demanda à Franz, s\u2019il comptait être prêt au jour fixé.Le mineur resta un instant silencieux.\u2014Je l'espère, répondit-il enfin, d\u2019une voix tremblante ; je n\u2019ai encore que la moitié de la somme, mais Je tiens au filou, et si mes prévisions ne me trompent pas, j'aurai le reste d\u2019un seul cour peut-être bien au-delà.\u2014Je prie chaque jour dit Katty en se retirant ; je vais prier de nou- veauec plus de ferveur.Demain, je ferai brûler deux gros cierges devant l'autel de la Vierge.Courage ! Enfin le jour convenu, arriva.C'était à l\u2019approche de l'hiver, et déjà les vents qui viennent de la mer, commencaient, comme de coutume, à soulller dans nos parages.Bien avant le lever du soleil, Franz avait gagné l\u2019endroit où il travaillait quotidiennement.Depuis sadernière entrevue avec Katty, il en était hélas | au même point.Ses recherches n'avaient pas abou- LL.Chaque fois qu\u2019il avail cru saisir le filon de quartz aurifère, dont son expérience et son instinct aties- taient l'ecisience, il s'était beurté à des banus de roche, à des couches de silex ou à des quartiers de granit qui avaient dérouté tous ses calculs,et qui semblaient se dresser de- vanl lui, les uns après les autres, comme les gardiens implacabies du trésor convoité.Cependant, résolu à épuiser jusqu\u2019à la dernière chance et à employer jusqu\u2019à la dernière minute du temps accordé, il s'élait mis à l\u2019œu- vre avec la première clarté du jour.Réunissant toute son énergie dans Un suprème effort, il travaillait, sans relâche, de la pelle, de la pioche\u2018et de la pince, découvrant an f'ur et à mesure des vaines blanchâtres el vilreuses qui couraient dans la lerre parsemées de ynelques ra- paillettes d'or.Exténué de fatigue, haletant, le frout baigné de sueur, 11 creusail toujours.À la fin, ses forces l\u2019abandonnèrent.Il fut obligé de s\u2019arré- ter quelques instants pour reprendre haleine.Mais son repos ne fut pas de longue durée, le souvenir de Katty ranima sc.courage, et d\u2019un bras raidi, il saisit de nouveau ses outils.Il availencore déblayé une nouvelle couche qui cachait sous elle le riche minerai, el il commençait à apercevoir les premiers rudiments d\u2019une masse de quartz compacte et marbrée, lorsque subitement, la lumière du jour parut baisser.Il leva la tête avec inquiètude.De gros nuages noirs couraient à l\u2019horison, cts'avançaient sur la montagne avec une rapidité vertigineuse.Ea même temps un vent de tempête commençalL à souffler, et des grondements sourds an- noncaient qu\u2019un orag» venait de se former et allait éclater.Le mueur se pencha tristement sur sa rude besogne.\u2014Tout est perdu el sa pioche mains.Alors, tout ce qu\u2019il y avait en lui de force, de foi, de courage et d\u2019espoir, s'évanouis sans transition, comme cetle clarté du ciel qui, par une cruelle et dernière dérision, disparaissait avant le temps prévu.Accablé de douleur, il chancela et s'abattit lourdement sur le sol.Lorsqu'il revint à lui, l'obscurité était complète.De rapides éclairs traversaient l\u2019espace elilluminaient seuls les flancs de la montagne.Il se releva péniblement, el jeta un regard désolé du côté de la maison du vieil Owen.Celle-ci avait déjà plusieurs de ses fenêtres éclairées, et elle émergeait de l'ombre, comme un phare à travers les brumes furieuses d'un ouragau.Tout à coup, une lumière se détacha de celle maison\u2019 en traver- saul la rivière, s\u2019avança vers la montagne.Malgré le vent qui sil- llait avec rage, elle marchait sans que sa flamme oscillit et comme si elle défiait la colère des éléments.Bientôt elle devint plus distincte et parul s'engager dans la route sinueuse qui conduisait à l'endroit où le mineur travaillait.Celui-ci la regardait monter machinalement et avec une sorte de crainle superstitieuse.A chaque détour du chemin, ou lorsqu'un éclair brillant répandait sa lueur éblouissante, il la perdait de vue ; mais elle reparaissait aussitôt, murmura-t-il; s\u2019échappa de ses 7 montant toujours et projetant chaque fois des rayons plus éclatants.À la fin, elle parut à quelques pas de lui, et le jeune mineur ne put retenir un cri de surprise et d\u2019effroi.Katty était devant lui, tenant i la main une grosse lauterne qu\u2019elle posa à terre.La jeune fille était très pâle, les yeux étincelants el les lèvres tremblantes \u2014Courage ! Franz, dit elle, courage ! nous avons encore trois heures devant nous.Reprenex la pioche.Je suis venue pour vous éclairer.llâlez-vous ! et crevsez là où Je vous dirai ! cette nuit j'aivu en rêve les entraille de cette terre où vous travaillez avec tant de peine depuis si longtemps.Je sais où est l\u2019or qu'elle cache.\u2018Tenez! c'est là ! Et d'un geste inspiré, Katty désigna au mineur une anfractuosité, d\u2019une nature granitique, qu\u2019il avait nég'igee à cause de la dureté même de son apparence.Le jeune houune saisit son outil d'un elfort désespéré et se mit à at- laquer le rocher.Des étincelles jaillissaient du fer, pendant que la foudre jetait daus l'espace ses trai nées flamboyantes et ses roulements sonores.\u2014Hilez-vous ! hâtez-vous ! ne cessait de répéter Kalty, qui s'était assise sur une pierre et qui serra L contre sa poitrine, d'une main convulsive, sa mante autour de laquelle les rafales tournoyaient en gémissant.Entre les coups de tonnerre, on n\u2019entendait que le bruit cadencé de la pioche du mineur et les bouillonnements du torrent qui, au pied de la montagne, roulait ses eaux tumullueuses, grossies par l'orage.Peu à peu les bras déjà fatigués du mineur se ralentissent, puis il s\u2019arrêta tout à fait.Du reste, la pioche ne pouvait pénétrer plus avant dans les trous qu\u2019il venait de creuser.Alors il prit son lourd levier d\u2019acier et le fit jouer dans les interstices du granit.Peine perdue ! le rocher resta inébranlable.Il essaya plusieurs fois, et en raidissant ses muscles jusqu\u2019à les rompre, de soulever la masse inerte qui semblait les défier ; celle ci ne remua pas.JL retira l\u2019instrument et le jeta à ses pieds avec colère, puis il se croisa les bras, et resta immobile, sombre, \u2014 Francis, dit doucement Kalky, je ne vous ai jamais vu dans notre église.Croyez vous en Dieu! \u2014Je n'y crois plus, répondit le\u2018 jenne homme d'un ton farouche; Katty se joignit les mains et se laisst tombèr à genoux.\u2014Je vais prier, dit-elle, pour qu\u2019il vous pardonne ce blasphème, el qu\u2019il vous donne la force d'accomplir votre tiche.Reprenez cet oulil, el essayez encore.Essayez ! je le veux ! je vous le demande, Subjugué par celte voix qui lui était si chère, le mineur ressaisit le levier, s\u2019arc-bouta une dernière fois el tenta un suprémes et furieux effort.A ce moment un terrible éclair jullitde la nia, et une flamme étincelante traversa le rocher comme une vrille de feu.Sous son éb'ouissante clarté le mineur vit le bloc de granit rouler à côté de lui laissant à découvert une masse de quartz tout chargé de paillettes d\u2019or.En mème temps nne détonation formidable ébranla la montagne et étoulfa le double cri de K:tty et de Franz.Puis tout retomba dans le silence et obscurité, Le mineur un instant aveuglé et étourdi rouvrit res yeux et se retourna vivement pour s\u2019éclairer de la lanterne, tout était sombre derrière comme devant lui.La lanter- ue ne brillait plus.Il appela Katty ! Katty ! rien ne répondit à sa voix.ll s'avança en lâtonnant vers la pierre où la jeune lille était assise ; la pierre était vide ; il se retourna contre le rocher, le bloc de granit avait disparu et les rugosités trän- chantes du quartz éraillaient ses mains, il n'avait pas rèvé ! (A CONTINUER.) \u2014\u2014epe\u2014\u2014\u2014\u2014 Après diner, deux étrangers jugent à propos de faire une station dans un de ces établissements qui cachent pudiquement leur destination derrière une étiquetle anglaise.Combien vous dois je ?demande à la buralisle, en sortant, celui\u2019, qui à la prétention \u2018de régaler\u2019 l\u2019autre.\u2014 Trois sous, monsieur.\u2014Pour tous les deux.\u2014 Non, par lête.x.On demande à an homme à quoi servent les ballons ; il répondit: - : = \u2014Les bas longs servent à réchauffer les grandes jambes.; wot > LE CANARD MoNTnREAL, 24 Aour 1878.UNE LETTRE DE M, DUFRESNE .M.Dufresne qui est sur le point de laisser Bytown nous écrit la lettre suivante qu'il date des townships de l'I£st où il est allé passer quelques jours.Mon cher CANARD, Les affaires vont si mal en Cana da que jue pars dans quelques semaines pour les vieux pays.Mac et Johnny sont en train d\u2019embrouil.ler les choses au point qu'il n\u2019y a plus à s\u2019y comprendre.Je n'ai aucun chagrin de quitter le Canada.Je pars plus pauvre que jamais.Les fricots que j'ai donnés aux gens de Bytown m'ont cou- té de l'argent joliment Qu\u2019importe en partant j'ai la satisfaction de savoir que je serai remplacé par un autre Canadien nommé Delorme qui est marié avec la fille d'un prince.Il parait qu\u2019il a le gousset bien garni et il assislera à autant de fées que moi.9 Je dois faire un long voyage.On me donne un chantier dans un pays appelé la Syrie.ll parait que c'est dans le Levant où il se fabrique beaucoup d\u2019échelles.J'espère que l'ouvrage me paiera beaucoup plus par là bas que par ici.On annon- LA MOLSONINE.ELixiR VEGETAL CANADIEN.C'est un composé extrait de patates et d'avoine.C'est le remède de la nature.La Molsonine est parfaitement inoffensive et ne cause aucun mauvais effet sur le système.C'est ua remède nourrissant et fortifiant.Elle agit directement sur le sang.Elle calme le système nerveux ; elle procure un bon sommeil ; c'est une grande panacée pour les vieillards ; elle leur donne la force, caline leurs nerfs et leur procure un sommeil doux et natu rel, ce qui a été prouvé.par plusieurs personnes âgées.Elle est très agréable au goût ; tous les enfants aiment à en prendre.EXCELLENT POUR LES VERRES.Lisez les certificats suivants : ler janvier 1878.M.Mozson, Cher Monsieur, \u2014Je suis heureux de déclarer que j'ai employé la Molsonine dans ma famille avec les meilleurs résultats.Je la considère comme une excellente médecine de famille.Le plus jeune de mes fils, âgé de 14 ans, après avoir bu deux cents bouteilles de votre elixir s\u2019est guéri d'une soif qui le faisait souffrir depuis le jour où sa mère l\u2019a sevré.L\u2019etfet de la Molsonine a été réellement prodigieux chez lui.Aujourd'hui il est bien portant.Il est pensionnaire & I'licole de Réforme où il doit passer encore deux ans.Mes deux filles, après avoir goûté à la Molsonine, n\u2019ont jamais pu s\u2019en passer.Aujourd'hui, l'une d\u2019elles est à Ste.Pélagie et Pautre au Bon Pasteur.Quant à moi je ne puis parler en termes trop élogieux de votre elixir, J'étais batlu de dyspepsie.Mon estômac ne pouvait rien garder.Un homme de police me recommanda la Molsonine.Aprés avoir pris la première bouteille, j'éprouvai un soulagement remarquable.J\u2019en bus ensuite deux bouteilles qui me rendirent l'homme le plus heureux du monde.Je pensionne maintenant à l'Hôtel Payette où je digère facilement le \u201c skelly '\u2019 el les autres p'è- ces dumenu.Je recommande au public d'essayer ce remède car c\u2019est une véritable bénédiction.J.B.Bois sec, Hôtel Payetle.Lisez la lettre suivante d\u2019un jeune Polonais : A M.Mozson, \u2018Cher Monsieur, \u2014Dans l'intérêt de l'humanité soulfrante je crois devoir livrer à la publicité une guérison prodigieuse opérée par votre Molsonine.Le lendemain du Jour de l\u2019an je me suis réveillé en proie à une irritation catarrhale des bulbes pilienses, en langage vulgaire j'avais un affreux mal de cheveux.Il m'était impossible d'aller vaquer à mes occupations.Un ami me conseiila de prendre deux ou trois verres de votre préparation.Je bus de la Molsonine, je fus gueri radicalement.J'en ai continué l'usage.Aujourd'hui j'en prends deux bouteilles par jour, je ne puis boire d'autre liquide.Mes affaires ont toujours prospéré depuis.Mon patron m'a donné congé et je travaille au compte du gouvernement qui me donne son contrat pour casser de la pierre dans la cour d\u2019un grand édifice au pied du courant.G.GUEULEAUWHISKL A M.Morson, Cher Monsieur, \u2014Ceci est pour certifier que je recommande votre Molsonine dans les maladies des yeux el que j'ai obtenu des guérisons élonnanles.Je ne vous cile- rai qu'un ¢as Je fusappelé le printemps dernier pour donner les A RSS 4 SON dim | E 7 U) [ I 1 Th i Hl | UN tr AT NNN ARR NT py 4 ow < 7 > ce A TROIS-RIVIERES.JOLY\u2014Oh ! cette famille Turcotte ! ! ! Aurai-je assez de bouillie pour les empécher de crier ?soins de l'art à un commis de la rue Nolre-Dame qui souffrait depuis nombre d'années d\u2019une cécité presque complète.Son mal avait tellement empiré que je lui avais conseillé de prendre des leçons de violon de Prume afin de pouvoir gagner sa vie en jouant pour le public près du monument Nelson.Un jour je vis une de vos annouces et je suggérai à mon patient de prendre de la Molsoline.Dans un mois il absorba le contenu de 149 bouteilles.Lorsqu'il débouchait la l50ème ses yeux se désillèrent et sa vue se développa avec une finesse extraordinaire.Il voyait plus qu\u2019aucun homme à Montiéal, il voyait même des choses que ses amis avec une vue très exercés ne pouvaient pas voir.Par exemple il voyait dans sa chambre à coucher des araignées, des crapauds, des couleuvres et une foule d\u2019autres petils animaux.Il voyait même de l\u2019esprit dans le * Courrier du Canada.\u201d Je ne saurais trop recommander l\u2019usage de la Molsonine aux rerson- nes qui souffrent de la vue.Tout à vous, Docteur Ô.S.Coxis.La Malsonine est préparée par M.Molson au pied du courant.En vente chez tous les épiciers et aubergistes des villes et des campagnes.LES FACHEUX DU\" VOYAGE.Molière dans une de ses comédies les moins citées, ce qui ne prouve pas que ce soit la plus mauvaise, a groupé, sous le! nom de \u201c fâcheux\u201d une plaisante collection de ces types d\u2019importuns que l\u2019argot moderne a baptisé du nom de & gâneurs.\u201d Mais comme nous ne sommes pas en progrès pour rien, l\u2019espèce s\u2019est perfectionnée et multipliée, à lel point qu\u2019elle a envahi peu à peu nos maisons, nos promenades, nos théâtres, et surlout nos chemins de er.\u2018 Oh ! les \u201dfAcheux du voyage ! La pire race de toutes ! la plus abominable des perséculions ! igi Vous êtes, vous huitième, ou dixième, \u2014dans un compartiment, Vous avez à souffrir déjà de la fatigue, du dérangement de vos ha- bisudes, de la suffocation, de ceci, de cela et du reste.C'est déjà trop.Arrive en surcroit le fâcheux, protée multiple, caméléon aux in° nombrables couleurs.Celui-ci, c\u2019est le monsieur qui a besoin d\u2019air.Nenni, ne parlez pas d\u2019autres choses.Il a besoin d'air, c\u2019est sa position sociale tout le temps qu\u2019il roule dans un wagon.Pour satisfaire ce besoin, il choisit de préférence le moment le plus froid de la nuit, l\u2019heure où vous commencez à sommeiller.Tout & coup vous sentez une bise aigrelelte se glisser sous votre pa- telot, vous vous réveillez en éternuant.Hatch l.Hatch.Pardon monsieur, seriez-vous assez bou pour fermer un des deux côtés ?\u2014Monsieur, j'en suis bien fâché, mais j'ai besoin d'air, \u2014C'est que cela fait du vent coulis.\u2014Désolé ! \u2014J'ai ma femme malade et je craindrais.\u2014Changez de wagon, si vous voulez, mais j'ai besoin d\u2019air ; chacun pour soi en voyage.Comme pendant au précédent voici le \u201cmonsieur qui a peur de s'enrhumer.\u201d Celui là, pour être bien sûr qu'on n\u2019onvrira pas la portière, saisit en partant la ianière de cuir qui en fait mouvoir le carreau et ne la quitte plus.Mettezen un à chaque coin et vous êtes sûr d\u2019une apoplexie par suffocalion à moitié chemin.Cet ant*- ast le \u201c voyageur qui connait iv L Monsieur auriez vous l'obligence de changer de place avec moi, afin que je puisse être auprès de mon ami?\u2014Non, merci, je la connais, c'est pour m: faire aller à reculons._\u2014Ah ! nous approchons des montagnes.\u2026.Il paraît que le point de vue devient superbe.\u2014Peuth ! superbe ! On la connaît ! Quand on a vu les buttes Montmartre, il suffit de'se les représenter une centaine de fois plus grosses pour avoir le Mont Blanc.\u2014Descendez-vous au buffet ?\u2014Les buffets 1 on les connatt.- Des empoisonneurs patentés.J'ai emporté de Paris mon affairs., une tranche de saucisse à l\u2019ail ! Ce quatrième comme contraste, est le \u201cvoyageur qui ne connait rien.Malheurà vous si vous êtes son voisin.Vous n\u2019aurez de repos ni: jour ni nuit.\u2014Monsieur, quelle est cette ville?Savez vous dans quel département nous sommes ?À quel heure arrive-t-on à Dijon ?\u2026\u2026Àst-ce dix minutes ou onze minutes d'arrêt pour Dijon?Voudriez-vous me prèler votre indica.reur ?À quel hôtel me conseillez vous de descendre ?Quel est ce clocher pointu ?.Sont-ce des champs de colza ou de sarrasin ?Un questionnaire vivant et parlant sans relâche ! En voici quatre.Ils sont cent, deux cent mille ! C\u2019est le monsieur qui vous entretient, pendant |,240 kilomètres, des bons de loterie et de l'avenir des haricols verts qu'il compte, au re tour, semer dans sa propriété de Saint Cloud.C'est le monsieur de [mauvais augure qui nous annonce que le train va passer dans un endroit où se sont déjà produits cinquante accidents, on vous avertit qu\u2019il y a une épidémie Jde fièvre typhoïde dans la ville où vous allez.C'est un farceur qui fait des ca- lembourgs el imite feu Grassot pour tromper les lenteurs de la route ;\u2014celui que la fumée incom mode, mais qui prise pendant tout le parcours, dans les veux de ses voisins ; celui qui \u2026\u2026 On n\u2019en finirait pas, \u2014surtout si après ceux qui on passait à celles qui.Mais la galanterie s\u2019y oppose.Je termine donc.Le ciel vous préserve, lecteur, des facheux de la locomotion, et puissiez vous, au retour de vos excursions de cel été, ne pas dire avec un humoriste : : \u201cLe voyage, oui !.une chose charmante, s'il n\u2019y avait pas de voyageurs!\u201d ; PIERRE VéRon, On lit dans le \u201c Nouvelliste \u201d de Québec : \u201c La période électorale dans laquelle la province de Québec est entree, nous ménage comme d'ordinaire, un déluge de suppositions, d hypothèques plus ou moins baroques.\u201d .OAT TE CASSER _ ZS re rer on rp eae ee bea Sr rt = en ama Sr rs ne = ET Tape eT \u2014 LE CANARD K- Le mot \u201c hypothèques \u201d est bie trouvé, car nombre de candidats groveront leurs immeubles pour payer leurs frais d\u2019élection, x = Le recorder de Québec a fait arrêter un Homme de police qui ne l'a pas salué sur la rue !!! Oh là là 111 Que fait la société de la colonisation de Québec pour peupler les terres fertiles du Lac St.Jean ?Une bonne blague que nous cueillons au \u201c Dominion Thealre.\u201d Hogan parle de sa pension.Il y a, ditil, un gros chien qui est trés _ utile dans la maison, Les pension.sionnaires essuient dessus leurs couteaux et leurs fourchettes pendant toute la semaine, Le samedi soir on lave le chien et ça fait de la soupe pour le dimanche.= ; ss.- Le lac dans lequel tombe le Niagara sera bientôt desséché, puisque & l\u2019on larit eau \u201d (l'Ontario ! ) À.est un de vos élégants A bonnes fortunes qui, en dépit des cosmétiques et des leinlures de toute sorle, ne parvient plus\u2014à son grand désespoir\u2014à dissimuler la nuance poivre et selde sa barbe el des cheveux qui lui restent.On l'a surnommé saint Laurent.Parce qu'il endure le supplice du \u201cpris.\u201d * Pas de rose sans épines : Abrutis, si bien des savants.Parlent de la ROSE DES VENTS, Den penser voici ce que j'ose : «Les VENTS ne sentent pas la ROSE ! !\" *- .Savez vous pourquoi il ne faut pas toucher un perruquier en train de couper les cheveux à un jeune matelot ?\u2014C'\u2019est une arme-à-feu ; parce- que c'est un mousse que loud (mousqueton) le perruquier.Est-ce assez bête, çà ?.Dans la ville d\u2019Halifax vivait un avocat, fin, subtile et rusé comme un renard.Un Indien de la tribu des Micmacs, appelé Simon, lui devait une somme d'argent.L'avocal avait attendu longtemps pour le magot.1! perdit enfin patience, el il menaça l\u2019Indien d'un procès et de la prison.Le pauvre homme rouge eut peur, et apporta l'argent à son\u2019 créancier.L'Indien atlendit pensant que l'avocat écrivait un re- su.\u2018 \u2014Qu\u2019attends-lu ?lui demanda avocat.\u2014Un reçu, dit l\u2019indien.\u2014Un reçu, répliqua l\u2019avocat, un reçu ; que fais-tu d\u2019un reçu ?Peuxtu comprendre la nature d\u2019un requ?Dis moi ce que tu en feras el je te le donnerai.i .\u2014Supposons moi mourir ; Mol aller au ciel ; moi trouver la porte fermée ; moi voir l'apôtre Pierre ; il dit : Simon, que veux-tu ?moi dire, veux entrer ; lui dire, as-bu payé cette argent à M.J.?Que fe- Tai-je moi pas avoir de reçu * jJ'aurais à parconrir tout l'enfer pour vous trouver ! Il eùteun reçu ! - a» Quelle drôle de chôse ! 11 est impossible de retrancher la dernière syllabe de Bucharest!!! Supprimez-là, vous obtiendrez pour résu:tat le mot Bucha.Donc, \u201c Bucha reste \u201d toujours et malgré vous!!! x x Nous ne reproduisons le mot suivant que parce que nous l\u2019avons entendu, de nos oreilles entendu.Un monsieur se présente place du Carrousel dans l'enceinte réservée au ballon et s'étonne que le pu- blicne soit pas admis plus vite dans la nacelle, On lui fait observer qu\u2019il faut attendre la décision de la commission chargée de veiller à la sécurité complète des voyageurs.\u2014Peuh | quest-ce que cela fail répond le sollicileur, je voudrais un billet pour ma belle mère.se, On nous communique l'origioal de la lettre suivante : Prescote, le 14 Juillette 1878.Madame, \u2014 Je vaix prandre le tenps de vous écrire quelle que mots pour vous donné connes cause de notre santé qué est train bonne, Je soueite que la présante de ma lettre vous Lrouve aussi bien quelle vous lesse.Je vaix vous parle quelle que mots de votre petis gairson ils san nui pas i! parle pas de vous haute duloux, jé panse que je retourneré vous voirre Jeudi prochain on sé bien randus à nolre voiyage.Il a donne boucoux de plaisirre an monlenps sur le stimbaute a faulu qui venait voirre partoux de qui Lrouvaix de pas de son goux il leur disai lé matelaux on veux un Plaisirre Chermant avec il a passe pour un petit gairson semairte il pran boucoux de plaisirre (M.X.) vous remairsi bien de votre présan que vous iavé fait, Il dise que je sui pauvre ge bou- coux de vache et de chévaux il voudraix quon renaix tiré lé vache quatre fois par jours pour boirre de laix chaux son nonque (Ans G\u2026] est venus le voirre il la un vité dallé le voirre pour mordre dans le nénane et dans le zorange.Je termine ma lettre an vous zanbraissan de toute notre cœur je sui pour la vix votre Pelis gairson.Jos.V.\u2026.\u2026.\u201d .La grande assemblée qui a eu lieu Mercredi soir sur la Rue Ste.Catherine a attiré une foule, considérable au Restaurant Populaire de M.J.B.H.Gariépy, No.600, Rue Ste.Catherine, tellement qu'il a fallu deux nouveaux commis pour servir tout ce monde.Voilà Ce que c\u2019est que de vendre de bonnes marchandises.x\" Les nombreux amis de M P, Rivard apprendront avec plaisir qu\u2019il à ouvert un magnifique hôtel avec restaurant au No.20 rue Bonsecours.M.Rivard est bien connu du public voyageur et vous ne doutons pas que sous peu il aura une immense clientèle.Voir l'annonce.LE) a Le 17 du mois prochain la nomination des candidats aura lieu a Montréal pour les élections du Parlement Fédéral.Les deux partis se sont entendus pour se rendre au poll avec des chaussures achetées chez MM.Bergeron-iréres, No.02, Rue Ste.Catherine.C'est la seule place où les électeurs peuvent se chausser à bon marché.L'ouvrage y est toujours garanti.Pour économiser votre argent achetez vos chapeaux el pelleteries chez MM.Perrault et Cie, magasin Bleu, Blanc, Rouge, No.628, Rue Ste.Catherine.M.F.X.Perrault l'un des propriétaires bien connus du public pour avoir été 14 années chez M.Brahadi et M.Jos.Deschatelets aussi bien connu de ses nombreuses pratiques ; ces devx personnes sont une garantie suffisante que le public obtiendra tou- -| jours satisfaction,car leurs prix sont certainement plüs bas que partout ailleurs.* x Le Cananp recommande l\u2019établis sement de M.J.W.Lamontagne, marchand-tailleur, No.299, rue St.Laurent, pour le bon marché, la bonne qualité des marchandises, la coupe élégante, le fini et la solidité de la confection des habits, des gilets et des pantalons, vw Aux personnes qui sont parlicu- lières sur le choix de leurs viandes nous recommanderons l\u2019étal privé de Charles Meunier, coin des rues Vitré et SL.Dominique.Tous savent que jamais M, Meunier n\u2019a mécontenté une pratique.Prix très modérés.SL - S1 votre digeslion vous fatigue et si vous soulfrez de débileté, prenez de suite du vin de Quinine de Campbell.C\u2019est le seul véritable vin de Quinine recommandé per les sommités de la science médicale.Il est préparé avec le sherry le plus pur.En vente chez Lous les épiciers respectables.\u201c * Lorsque le Marquis de Lorne, le gendre de notre Gracieuse Souveraine arrivera à Montréal l\u2019avtomne prochain, il s\u2019extasiera indubitablement sur la manière dont Jes Canadiens se chaussent.Il apprendra alors que les meilleurs chaussures s\u2019achètent à trés-bon marché chez M.Avila Peltier, No.631, Rue Ste.Catherine.A LOUER Une grande salle, convenable pour club, réunion de société, etc, au-dessus des Bureaux du CANARD S'adresser à MM.E, Mathieu et frère, épiciers, 77, rue Notre-Dame.REBUS No.33.Mb, Explication du dernier rébus : On apprend à toul âge.On apprend à Tout Tâge.= A \u2014\u2014 3 THEATR E DOMINION WOOD & WEST.Régisseurs.Ouvert tous les Soirs.Grandes Représentations de Variétés.Prix d'admission, 15c, 256 et 35c.Matinée chaque SAMEDI, à 2,30 PM.Changement de programme .tous les LUNDIS et JEUDIS.Admission, 15c, 25 Août.47 fis, X, LeCavalier & Cie, 293, RUE ST.LAURENT, MONTREAL, Les dames trouveront à ce magasin le plus beau choix désirable de grenad.nes, mousselines, brillantines, toiles à robes, Étoiles à robes, alpacas noirs, chapeaux, fleurs et plumes, à des prix tellement bas qu\u2019ils détient toute compétition.Pour les Messieurs, nous avons un riche assortiment de draps, casimires francais el an- glnis, tweeds anglais, écossais el canadiens, etc, cte.Nous nvons un dépôt spécial des excellents twecds de la fabrique de St.Bruno.-Nous pouvons également offrir aux messienrs un choix magniliqua de lingerie.Le tout vendu à une réduction extraordinaire.FRS.X.LECAVALIER & CIE, 203, Rue St.Laurent, Coin de la Rue Mignonne, Montréal.HOTEL RIVARD No.20, Rue Bonsecours, (et Hôtel est un des meilleurs de la vil- le.La maison vient de subirde grandes améliorations dans un genre tout nouveau.Il y a des chambres pour au-delà de 100 personnes.Les Vins sont de premier choix et la table est servie des primeures de la saison.La cour es des plus spacieuses ot il y des Remises pouvant contenu au-delà de 30 chevaux.Les Commerçants de Chevaux trouveront toujours tou! co qui pourrait leur être utile et nécessaire.La politesse et l'attention des employés rendent le séjourde l'Hôtel un des ples agréables pour les voyageurs.Lo prix est dos plus réduits.Un Opérateur de Télégraphie fait partie de l'Etablissement, 23 Août 1878, 47 RESTAURANT FRANÇAIS.MAISON ST.DENIS C.GREGOIRE, Agent.42 et 44, Rue Bonsecours, el 97 Rue du Champ-de-Mars, Montréal, Le menu qui est très varié est prépuré par un cuisinier [rançais qui donnera Loujours satisfaction au public.Les liqueurs sont de premier choix.Prix modérés 17 août.\u201446.HOTEL DU CA NADA hE 1 GODIN, MONDOU & Ole., t@slSditeurs-Propriétaires."]
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