La tribune, 20 décembre 1991, Cahier 1
[" \t Tribune Vendredi SHERBROOKE 20 décembre 1991 82e ANNÉE-No 257 (WEEKEND: 1,25$) 0.50' Une famille moyenne utilise I équivalent ae arbres DEVELOPPEMENT B1 Le plan Picotte donne toujours le dernier mot au gouvernement ESTRIE\tA3 200 caisses d spiritueux de contrebande s\te saisies V-\t\\ V N * I J VOOK.A ' JUSTICE B6 Relâché, Perron quitte le pénitencier en pleurant URSS\tC6 La lente agonie continue avec l'élimination de ministères Le Canadien surpris par les Blackhawks, et les Nordiques annulent à Calgary Le défenseur Greg Smyth des Nordiques encaisse une mise en échec de Rich Chernomaz.TABLOID sports METEO\tA2 (354e jour de l'année) Variable: - 6 à - 12 C Lever du soleil: 7H23 Coucher du soleil: 16H06 Demain: neige C Les premiers ministres du pays, sauf Bourassa, conviennent de tenir une autre réunion sur l'économie Manon CORNELLIER\tOttawa (PC) Les premiers ministres des provinces du Canada devraient se rencontrer à nouveau en février prochain pour discuter de façon plus approfondie des moyens à prendre pour corriger la situation économique actuelle.C\u2019est ce que le premier ministre Brian Mulroney a annoncé hier à l\u2019issue d\u2019une rencontre des chefs de gouvernement d\u2019une durée d\u2019environ cinq heures, mais dont était absent Robert Bourassa.11 s\u2019agissait de la première rencontre des premiers ministres depuis la ronde constitutionnelle de juin 1990 d\u2019une semaine qui a précédé l\u2019échec de l\u2019Accord du lac Meech.C\u2019est à la suite de cette rencontre que M.Bourassa avait dit qu\u2019il ne négocierait plus «à onze».Son absence fut remarquée hier et regrettée par M.Mulroney et l\u2019On-tarien Bob Rae.Les fonctionnaires fédéraux qui voulaient prouver à M.Bourassa qu\u2019il ne serait question que d\u2019économie ont gagné leur pari.Le ministre québécois des Finances, Gérard-D.Levesque, qui représentait le gouvernement du Québec à la table, a précisé que la constitution n\u2019avait pas été abordée une seule fois.11 a refusé de dire s\u2019il allait re- commander à son chef d\u2019assister à la rencontre de février.Pour M.Mulroney, la rencontre d\u2019hier constituait un «bon départ».Cependant, ses trois homologues néo-démocrates de l\u2019Ontario, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique ont tous indiqué qu\u2019ils auraient préféré que la rencontre se termine sur des décisions concrètes À l\u2019entrée, tous les premiers ministres semblaient intéressés par l\u2019idée de Bob Rae, Roy Romanow et Mike Harcourt, de permettre d\u2019utiliser les fonds investis dans un régime d\u2019épargne-retraite pour faire l\u2019achat d\u2019une première maison.Cette suggestion pratique, comme toutes les autres mises de l\u2019avant par les provinces à la demande de M.Mulroney, devront être étudiées davantage, discutées à la réunion des ministres des Finances à la fin janvier à Québec avant de revenir devant les premiers ministres.À la sortie, M.Romanow, de la Saskatchewan, était le moins enthousiaste.11 a dit que la rencontre de février devait avoir lieu très tôt, car le budget fédéral doit être déposé à la fin de février.Pour M.Romanow, une réunion tardive signifierait qu\u2019aucun changement ne pourra être apporté.M.Rae était plus positif.«Une décision spécifique aujourd\u2019hui au- rait été préférable mais, tout de même, le débat commence enfin.» M.Levesque était pour sa part fort avare de commentaires, se contentant de rappeler certaines suggestions mises de l\u2019avant sur les taux d\u2019intérêt, l\u2019accélération d\u2019investissements fédéraux.11 a tenu à souligner les gestes déjà posés par Québec et le fait qu\u2019aucune décision n\u2019avait été prise à la réunion d\u2019hier.Plusieurs premiers ministres, comme l\u2019Albertain Don Getty, soulignaient qu\u2019ils s\u2019étaient entendus pour travailler en équipe dans la même direction et qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un signe positif pour les Canadiens.New York ne veut plus d'électricité avant 2000 Montréal (PC) Selon la Société Radio-Canada, l\u2019État de New York aurait décidé de repousser à l\u2019an 2000 l\u2019achat d\u2019électricité du Québec, un contrat total d\u2019une valeur de 17 milliards $.La décision aurait été prise à cause de la baisse de la demande, suscitée par les économies d\u2019énergie et la récession qui frappe les États-Unis comme le Canada.Au début, on comptait livrer 1000 mégawatts d\u2019électricité à l\u2019État de New York dès 1995, mais déjà, au i printemps dernier, le premier minis- .?tre Robert Bourassa admettait lui- 0 même que cela pourrait aller à 1996.-f S\u2019il faut en croire la société d\u2019É- ^ tat, on parle donc maintenant de l\u2019an 5 2000.\tf D\u2019autre part, la fourniture de J 1500 mégawatts d\u2019électricité en Nou- ^ velle-Angleterre serait également re- o tardée, pour les mêmes raisons.i La réalisation du projet Grande-Baleine apparaît donc de moins en moins urgente puisqu\u2019on s\u2019attend par ailleurs à une entente d\u2019ici le printemps entre le Québec et Terre-Neuve sur l\u2019aménagement du bas Churchill, où les centrales pourraient commencer à produire de l\u2019électricité à partir de l\u2019an 2001.LES CONDITIONS IDÉALES La saison débute sur un très bon pied dans les stations de ski de la région.Du froid, de la neige.et même un peu de soleil; tout y est.En fait, plus un centre ne ferme la porte aux sportifs.Mais Tyler Smithhart, 8 ans, de Henderson au Kentucky, a d'autres raisons de tomber à la renverse.Sa famille, qui effectue un premier voyage en Estrie, n'en revient tout simplement pas du coût de la vie chez nous «Toutes ces taxes, lance le père, c'est effrayant!» Il n'y a pas de quoi cependant effriter l'optimisme des hôteliers qui ne peuvent croire à une troisième saison moyenne d'affilée.UN REPORTAGE EN A2.Bouchard rappelle Côté à l'ordre.Montréal (PC) Le ministre fédéral de la Santé, Benoît Bouchard, n\u2019a pas l\u2019intention de modifier la Loi canadienne sur la santé, et il estime que la question des frais d\u2019usagers est «fondamentalement inquiétante» puisque ces frais décourageraient «les personnes à faible revenu et les personnes âgées à se procurer les soins de santé dont elles ont besoin».Dans un communiqué diffusé, hier, M.Bouchard réagissait au document lancé mercredi à Québec par le ministre de la Santé Marc-Yvan Côté, Un financement équitable à la mesure de nos moyens, document qui lance un débat sur le financement du système en soumettant pour études différentes propositions.Qualifiant la démarche du gouvernement du Québec de «valable», M.Bouchard a toutefois spécifié que «toute mesure qui aurait pour résultat de réduire l\u2019accessibilité des usagers aux services de santé assurés ne serait pas compatible avec la loi».Le ministre Côté veut convaincre Ottawa de rehausser ses paiements de transferts aux provinces pour les soins de santé, sinon il pourrait envisager de combattre la loi fédérale obligeant les provinces à respecter des principes de base comme la gratuité.Les bandits menacent de faire sauter le gérant Rollande PARENT\tMontréal (PC) Une nouvelle lancée trop tôt, hier midi, sur les ondes d\u2019une station radiophonique montréalaise a empêché l\u2019arrestation des trois auteurs d\u2019une tentative d\u2019extorsion d\u2019argent faite auprès d\u2019un gérant d\u2019une succursale de la Banque Lau-rentienne, à Lasalle, en plus de forcer le désamorçage en catastrophe des soi-disant explosifs qu\u2019ils avaient placés à sa ceinture.C\u2019est ce qu\u2019a indiqué, hier, en conférence de presse, le directeur Pierre Sangollo de la division des crimes contre la personne du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal.«Ils (les spécialistes en explosifs) ont été bousculés.Quand vous avez à manipuler de la dynamite, vous ne pouvez aller vite.Ils étaient pressés.Mais ils n\u2019avaient pas le choix.Nous devions aller le plus vite possible», a-t-il expliqué.Question de secondes Les secondes étaient précieuses.Les policiers craignaient que les trois individus ne fassent sauter le gérant en actionnant à distance une télécommande, comme ils avaient menacé de le faire si les policiers étaient alertés.«Si l\u2019opération n\u2019avait pas été modifiée, on aurait pu procéder à l\u2019arrestation d\u2019un ou des suspects», a également fait valoir le directeur Sangollo.Les policiers ont été bousculés par la tournure des événements quand un peu avant midi hier, une station radiophonique montréalaise a signalé qu\u2019une opération policière se déroulait à Dorion.Une douzaine de journalistes étaient au courant de l\u2019affaire mais avaient choisi de ne pas diffuser l\u2019information, à l\u2019invitation expresse d\u2019un policier, pour ne pas mettre en péril l\u2019opération en cours.Selon le directeur Sangollo, le scénario normal voulait que les ravisseurs ignorent que les policiers avaient été mis au courant de leur tentative d\u2019extorsion.Le directeur de banque devait donc leur remettre la somme d\u2019argent réclamée pour se mettre ensuite à l\u2019abri, avant que les policiers ne sortent de l\u2019ombre et procèdent aux arrestations requises.«Tant et aussi longtemps que les ravisseurs croient que les policiers ne sont pas avisés, l\u2019opération est un succès.Les années passées nous l\u2019ont démontré.J\u2019ai travaillé dans cette escouade», a affirmé M.Sangollo.Dans cette affaire, les policiers du secteur de Lasalle avaient été avisés dès le matin de ne pas circuler en auto-patrouille dans les environs de la banque.Un périmètre de sécurité avait été établi par des policiers circulant dans des autos banalisées.Les activités de la banque se déroulaient normalement.A l\u2019exception de deux personnes à l\u2019intérieur de la succursale bancaire de Lasalle, à l\u2019intersection Newman et Dollard, le personnel ignorait le drame qui se jouait.«Vers midi, compte tenu que l\u2019opération policière n\u2019était plus secrète et avait été diffusée par un poste radiophonique, l\u2019opération a été mo- difiée.Certaines interventions ont été annulées et on a dû procéder à un désamorçage à risque du directeur de la succursale», a confié le directeur Sangollo.On sait jusqu\u2019ici que la tentative d\u2019extorsion avait commencé dans la soirée de jeudi quand trois individus masqués se sont présentés à la résidence du gérant de la succursale bancaire, à Dorion, où il habite avec sa mère de 84 ans.Cette dernière a été attachée à un fauteuil pour la nuit.Le directeur a également été immobilisé.Au matin, les trois individus ont placé des explosifs autour de la taille du directeur de banque, lui ont recommandé de se rendre travailler comme à l\u2019habitude et l\u2019ont avisé qu\u2019il devrait à un moment donné leur remettre un montant déterminé d\u2019argent.La banque a été ouverte au public.Les policiers ont appris que quelque chose ne tournait pas rond quand ils ont été rejoints par le responsable de la sécurité du réseau de la Banque Laurentienne, un peu après 9 h.Vers 10 h 45, des policiers se sont rendus à Dorion, à la résidence du directeur de banque et y ont trouvé, au sous-sol, sa mère de 84 ans, seule et toujours attachée.Elle a été conduite à l\u2019hôpital en raison du choc subi.Quand l\u2019opération de désamorçage des explosifs a été complétée, les spécialistes ont réalisé qu\u2019ils n\u2019en étaient pas.Une fouille de l\u2019établissement a démontré qu\u2019aucun suspect ne se trouvait dans la banque.Quand le directeur est sorti de la banque, vers 14h, il a enlevé ses lunettes et a serré la main de policiers venus à sa rencontre.Rendement de l\u2019économie 12 -\u2014.\u2014.\u2014\u2014.î Variation annuelle en pourcentage Source Association csnsdtsnns dm manvtacturtms\tTom* Cowan ¦ ¦ (PC) La production manufacturière MU M L'optimisme fond lentement.Ces derniers jours, en constatant la faiblesse de la reprise aux Etats-Unis, l'Association des manufacturiers canadiens a pratiquement perdu le peu d'optimisme qu'elle entretenait sur la relance de 1992.Si les grandes tendances se poursuivent, le groupe ne prévoit pas grand changement.Les mises à pied risquent ae se multiplier encore.NOS INFORMATIONS EN PAGE Cl.A» mm J waW'SL RALLUMEZ VOTRE FLAMME 36891 f A 2 La Tribune, Sherbroue -enareai 20 aecemDte W ski commence dans des conditions idéales Marco FORTIER\tSherbrooke Du froid, de la neige et.du soleil: les conditions sont idéales pour la saison de ski, qui a débuté timidement partout en région et prendra un véritable essor en fin de semaine.Hier, avec la mise en branle des remonte-pente du mont Bellevue à Sherbrooke, toutes les stations es-triennes avaient commencé leurs opérations.En ce jeudi après-midi, les skieurs se faisaient plutôt rares sur les pistes de ski alpin mais, de l\u2019avis des propriétaires de station, l'affluence sera plus importante en fin de semaine.Les conditions des pentes restent variables selon les secteurs, mais on y retrouvait de la poudreuse, de la poudreuse damée et de la granulée tra- vaillée mécaniquement.La couverture était mince par endroits, mais la neige artificielle venait à la rescousse dans la plupart des centres.En outre, plus le temps passe, meilleures sont les conditions.Les pentes Au mont Orford, 28 des 33 pistes étaient ouvertes hier, et le propriétaire Fernand Magnan prévoit en mettre 33 à la disposition des skieurs dès demain matin.Du 15 au 18 décembre, la station a reçu plus de 75 centimètres de nouvelle neige.«Je n\u2019ai jamais vu d\u2019aussi belles conditions en début de saison», dit M.Magnan, qui exploite la station de ski mont Orford depuis 12 ans.Le froid des derniers jours a fait durcir la base, ce qui rend les skieurs «extrêmement choyés», note Fernand Magnan.Nouveauté cette année: les blocs de deux ou quatre heures de ski, qui débutent à heures fixes (8 h 30, 10 h 30, 12 h ou 14 h).Les tarifs pour ces blocs varient entre 16 $ et 28,50 S plus les taxes.Pour une journée complète de ski, il faut débourser 32 $ plus taxe.Tarifs spéciaux pour étudiants, gratuit pour les personnes âgées de 70 ans et plus, et les 5 ans et moins.À Montjoye, quatre des huit pistes étaient ouvertes hier.On prévoit toutefois hausser ce nombre à cinq pour le week-end.Les tarifs sont les mêmes que l\u2019an passé: entre 20 $ et 14 $.Jusqu\u2019à vendredi soir, un seul tarif: 10 $ par jour.Le mont Bellevue a ouvert ses portes de façon discrète hier, mais on prévoit plus d\u2019action en fin de semaine, avec les vacances des étudiants et un calendrier d\u2019activités spéciales (projection d\u2019un film, maquillage pour les enfants, etc).Les conditions semblaient fort intéressantes hier, malgré l\u2019absence de neige artificielle.Les tarifs varient entre 8 S et 4 S pour une journée de ski.À Bromont, le froid et la neige des derniers jours ont amélioré les conditions.Cinq des 23 pistes étaient disponibles hier (en plus d\u2019un sous-bois).Nouveautés cette saison: les blocs de quatre heures, au taux pour adultes de 26 $ en journée et 21 $ en soirée, taxes comprises.De plus, les billets de saison de Bromont sont aussi valides tant pour le mont Sutton, en vertu d\u2019une entente entre ces deux stations.À Sutton, 31 pistes étaient ouvertes hier.En fin de semaine, c\u2019est 38 des 53 pistes qui devraient être skia-bles.Le mont Sutton offre, en plus de son tarif régulier de 35 $ la journée, le «ski à l\u2019heure»: 11 $ pour la première heure et 5 S pour chaque heure supplémentaire.Quatre des 26 pistes du mont Owl\u2019s Head peuvent être arpentées par les skieurs.Cette année, on a amélioré les canons à neige, de sorte qu\u2019ils produiront deux fois plus vite le superbe tapis blanc.Le mont Adstock, à Saint-Méthode, offre aussi d\u2019excellentes conditions.Événement spécial dimanche: le père Noël sera présent.La station de ski des Bois-Francs (mont Gleason) est également en opération à compter de 11 h, et en soirée de 19 h à 22 h.Les canons à neige fonctionnent à plein régime.Également du très bon ski en perspective au mont Glen, à Knowlton.Des pentes et de la neige à faire rêver les touristes Canton d'Orford (MF) Ils ont quitté le ciel clément de l\u2019État du Kentucky dans l\u2019espoir d\u2019affronter les pentes de ski, la neige et le vent québécois.Ils ont Voici quelques tarifs pour adultes dans les centres de ski de la région\t Bromont\t32$ (TPS incluse) Mont Bellevue\t8$ (+ TPS) Mont Orford\t32$ < + TPS) Montjoye\t20$ (+ tps) Sutton\t35$ (+ tps» Owl\u2019s Head\t26$ ( + tps) trouvé ce qu\u2019ils cherchaient au mont Orford.Le septième ciel! En fait, depuis leur arrivée au Québec samedi dernier, il n\u2019y a qu\u2019une chose qui déconcerte la famille Smithhart, de Henderson au Kentucky: le coût de la vie.Cindy, Mike et leur fils Tyler, âgé de huit ans, n\u2019en reviennent tout simplement pas.Mylène Boisvert m m m - i «Toutes ces taxes, c\u2019est effrayant!» a laissé tomber M.Smithhart, quand La Tribune l\u2019a rencontré hier, au chalet du mont Orford.LA QUOTIDIENNE 7 2 2 - 0 5 2 8 La sympathique famille américaine se paye une semaine de ski à chaque année.Habituellement, ils vont au Colorado.Cette année, ils ont choisi l\u2019exotisme de cette contrée nordique appelée Québec, où l\u2019on parle une langue qui ressemble à l\u2019espagnol.«By God, une bonne partie de la population est bilingue», évalue celui qui ne comprend pas un traître mot français, «à part merci, oui et non.» Leur performance douteuse dans la langue de Molière ne les empêche pas le moins du monde de passer un séjour très agréable dans la région de Magog.Ce qui est moins drôle, c\u2019est J la vitesse à laquelle se vide le porte-1 feuille.\t^ © ~a «Au restaurant, c\u2019est terrible.^ Même chose pour la bière.Je suis res- 5 té surpris quand le barman m\u2019a de- » mandé 3,50 $ pour une seule bière.» J Mike Smithhart est encore abasourdi ^ quand il songe au prix de l\u2019essence, o «Chez nous, un litre coûte autour de .2 26 cents», dit-il.La famille Smithhart va tout de même rentrer à la maison, samedi, en gardant un merveilleux souvenir de la région de Magog.«11 y a beaucoup de neige, et il fait tellement froid.C\u2019est en plein ce qu\u2019on voulait!» lance Cindy Smithhart, en ajoutant qu\u2019à Henderson, Kentucky, il tombe au plus 15 centimètres de neige dans tout l\u2019hiver.«Et chaque «tempête» nous apporte deux centimètres», illustre-t-elle.C\u2019est cher mais.Cathy Lavoie, une étudiante de Drummondville, partage l\u2019avis de nos visiteurs du Kentucky: c\u2019est cher, le ski.Surtout quand on est aux études.Par contre, sa copine, Julie Da-ragon, a les moyens de sillonner les pentes parce que, dit-elle, «mes parents travaillent et ils m\u2019aident un peu.» Mylène Boisvert, elle aussi aux études à Drummondville, trouve exagéré le prix exigé par les stations de ski.«Ça coûte facilement 50 $ en comptant le transport et le prix du billet», soupire-t-elle, mais ça ne l\u2019empêche pas du tout de pratiquer son sport favori.Le plus gros inconvénient, ajoute F Municipalité de Fleurimont AVIS CUEILLETTE DES ORDURES MÉNAGÈRES POUR LA PÉRIODE DES FÊTES Veuillez prendre note que la cueillette des ordures ménagères sur le territoire de la municipalité de Fleurimont se fera pour la période des Fêtes, selon l'horaire suivant: Le Lundi 23 décembre et le Lundi 30 décembre: Le Mardi 24 décembre et Le Mardi 31 décembre: Le Mercredi 25 décembre et Le Mercredi 01 janvier: Le Jeudi 26 décembre et Le Jeudi 02 janvier: cuillette régulière du lundi cueillette régulière du mardi congé cueillette régulière du mercredi NOTE: L'heure de la cueillette peut varier, veuillez donc déposer vos ordures au bord de la rue pour 8h00.Roger Caron Secrétaire trésorier H kMo (HkW#h I Jmt é/A R E S U LTAT S GAGNANTS IOTS Tirage du 91-12-18 17-19-28-35-36-42 39 Numéro complementaire 6/6\t2\t5 000 000,00 5/6+\t12\t98 900,90 5/6\tT()(i\t2 340,10 4/6\t25 291\t72,00 3/6\t187 794\t10.00 Ventes totales 28 1.13 980,00 Prochain gros lot lapprox | 2 000 000 S Prochain tirage 91-12-21 EQjtra Tirage du 91-12-18 NIJMF POS 871199 71199 1199 199 99 9 Tirage du 91-12-19 LOTS\t2\t3\t.5\t7\t14 1 00 000 S j 000 s\t29\t30\t31\t32\t36 750 S\t37\t40\t41\t45\t48 50 S 10 S\t49\t53\t54\t56\t59 7 S\tProchain\ttirngc\t91-12-\t20\t TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalites d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En ras de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité MM Les hôteliers attendent les skieurs impatiemment Michel Demers et Nicolas Hamel-Ncideau, deux skieurs qui ont pris d'assaut les pentes du mont Bellevue dès l'ouverture, hier après-midi.Cathy Lavoie Mlle Boisvert, c\u2019est le froid et le vent.Michel Demers, un étudiant à l\u2019Université de Sherbrooke, a trouvé un moyen d\u2019alléger la facture de ski: il veut devenir patrouilleur.«Je serais toujours sur les pentes de toute façon», dit-il.Lui et son copain, Nicolas Hamel-Nadeau (lui aussi patrouilleur de ski), sont des assidus du centre du mont Bellevue.«Ça coûte beaucoup moins cher que dans les grandes stations et c\u2019est assez près pour s\u2019y rendre en autobus».Gilles DALLAIRE\tMagog rois saisons de ski moyennes de suite, cela ne se peut pas.Tel est l\u2019avis unanime des hôteliers de la station touristique Magog-Orford qui, depuis quelques jours, se frottent les mains, de satisfaction anticipée et non de froid.Le froid, il est leur complice et il n\u2019en est pas un, si frileux soit-il, qui ne souhaite pas qu\u2019il persiste pendant quelques jours encore et que, dès qu\u2019il prendra un peu de répit, il ne prête sa place à une bonne bordée de neige.Pas de la neige à fermer les routes mais suffisamment pour donner un peu plus de moelleux au coussin passablement épais qui couvre les pentes du mont Orford.Si les hôteliers sont optimistes, c\u2019est qu\u2019ils sont convaincus qu\u2019ils verront autant de skieurs, sinon plus, que pendant les bonnes années durant le temps des Fêtes.Optimisme «Je pense que nous sommes mûrs pour une bonne saison.11 y a des gens qui se sont privés du plaisir de faire du ski l\u2019hiver dernier et l\u2019hiver précédent à cause d\u2019une température trop froide ou trop clémente.Il y en a d\u2019autres qui ne pourront se permettre d\u2019aller dans le Sud mais qui pourront se permettre d\u2019aller faire du ski pendant deux ou trois jours.Nous comptons énormément sur ces gens et je ne crois pas que nous soyons dé- çus», déclare M.Ronald Marcoux, président de l\u2019Association des hôteliers de Magog-Orford.Son optimisme et celui des autres membres de l\u2019organisme ne se fonde pas sur le nombre des réservations qui n\u2019est pas beaucoup plus haut que l\u2019an dernier ou qu\u2019il y a deux ans.Nouvelle attitude M.Alain Houle, responsable de la mise en marché à l\u2019Auberge Estri-mont, explique ce phénomène par une attitude que la récession a quelque peu imposée aux vacanciers.«S\u2019il y a moins de réservations que voilà cinq ou six ans, c\u2019est parce que les gens savent qu\u2019ils n\u2019ont pas besoin d\u2019en faire parce qu\u2019il y a de la place.De plus, ils magasinent et ils arrivent à la dernière minute.Nous avons dû nous faire à cette attitude», explique M.Houle.Des hôteliers révèlent observer un autre phénomène: plutôt que de porter leur choix sur un forfait hébergement-repas, plusieurs vacanciers louent seulement une chambre et prennent leurs repas dans un restaurant.«Ils croient économiser en faisant ça mais, plus souvent qu\u2019autrement, ils perdent au change si on tient compte des déplacements qu\u2019ils s\u2019imposent et du temps, qu\u2019ils pourraient consacrer à faire du ski, que ces déplacements leur font perdre», ajoute M.Houle tout en soulignant que les hôteliers finissent par s\u2019adapter à ces caprices mais que l\u2019adaptation n\u2019est pas toujours facile.Tronçon de ski de fond inauguré entre Magog et le parc du Mont-Orford Magog (GD) Le skieur de fond le moins aventureux peut maintenant, sans ôter ses skis et sans les poser brièvement sur la chaussée plus que deux ou trois fois, quitter le centre-ville de Magog et se rendre presque à l\u2019entrée du parc provincial du Mont-Orford puis refaire le trajet en sens inverse.La randonnée est possible grâçe à un tronçon, inauguré hier par le député d\u2019Orford, M.Robert Benoit, du sentier servant au ski de randonnée en hiver, à la marche et au vélo durant les autres saisons qui reliera bientôt Stukely-Sud à North Hatley.Le tronçon part de la pointe Merry, suit l\u2019ancien tracé de la route 112 jusqu\u2019au chemin Roy, longe cette route jusqu\u2019au-delà de l\u2019autoroute des Cantons de l\u2019Est qu\u2019il côtoie jusqu\u2019à la rue Martel avant de piquer en J forêt jusqu\u2019à l\u2019Auberge du Parc.J D\u2019une longueur de 10 kilomètres, il j traverse Magog, Canton de Magog et o Canton d\u2019Orford.\tg.Son aménagement a été rendu | possible grâce à une subvention de ü 255 000 S de l\u2019Office de planification Tj et de développement, subvention | dont la dernière tranche de 150 000 $ t a été remise par M.Benoit au président du comité intcrmunicipal responsable de la réalisation du projet, Les maires Rosaire Fillion et Jacques Delorme n'ont pas voulu laisser passer l'inauguration du tronçon sans en (aire l'essai.gné la collaboration des propriétaires des terrains traversés par le tronçon qui ont cédé gratuitement un droit de passage pour une période de 10 ans.Au cours des prochaines semaines, des négociations seront menées avec d\u2019autres propriétaires pour que le tronçon puisse rejoindre la station de ski du mont Orford où une piste de ski de fond le reliera au réseau du parc du Mont-Orford.M.Rosaire Fillion, maire de Canton de Magog.Le tronçon est entretenu et surveillé six heures par jour d\u2019un bout à l\u2019autre de la semaine.Il sera bientôt doté d\u2019une signalisation appropriée et un relais chauffé où on pourra laisser sa voiture sera aménagé au coin des rues Martel et André, à Canton de Magog.M.Benoit et M.Fillion ont souli- METEO Montréal (PC) Voici es prévisions météorologiques d'Environ-nemenr Canada pour la province de Québec aujourd'hui, ainsi qu'un aperçu pour demoin.Situation génétaie: gradue ement, des masses nuageuses importantes sont entrées sur l'ouest ae :q province.Elles entraînent avec elles un réchauffement des températures.Puis ce sont es précipitations qui suivront aons quelques heures.Après une égère chute de neige, les nuoges disparaîtront aussi vite qu\u2019ils sont venus et la majorité aes régions Bénéficieront d'une chute des températures très modérée.Estrie-Beauce: ensebé avec passages nuageux.Max.: -6 à -8.Min.: -10 à -12.Demain samedi: neige.Trois-Rivières et Drummondville, Québec: nébulosité partielle.Max.: -8 à -10.Min.: près de -12, Demain: faible neige.Hull, Montréal: nébuosité parties Ennuc-gement en fin d\u2019après-miai.Max.: -2 à -4.Min.: près de -5.Vents devenant de 15 à 30 km/h en après-midi.Demain: neige en matinée.Des éclaircies par io suite.Laurentides: nuageux avec éclaircies et possibilité de faible neige en fin d'après-midi ou en soirée.Mox.: près de -4.Min.: -8 à -10.Vents devenons de 20 à 40 km/h.Demain: neige en ma\u2019inée.Des éclaircies en après-midi.Régions d'Abitibi-Témiscamingue: faite neiqe débutant en matinée.Max.: près de -4.Min.: -8 à -10.Vents du sud de 30 à 50 U/h causant de a poudrerie par endroits.Demain: dégagement.Réservoirs Cabonga et Gouin: nuageux.Faible neige débutant en après-midi.Max.: -6 à -8.Min.; -10 à -12.Vents de 20 à 40 km/h.Demain-, faible neiqe en matinée.Des éclaircies par la suite.Baie-Comeau, Sept-lles: ensoleillé.Max.: -12 à-14.Min.: près de-15.Vents de 15 à 30 km/h.Demain: ensoleillé.Moins froid.Vers le sud Amsterdam\t13\t10\tAthènes\t11\t6 Bahrain\t18\t11\tBangkok\t31\t20 Belgrade\t03\t0\tBerlin\t06\t02 Beyrouth\t17\t12\tBogota\t20\t8 Bruxelles\t11\t6\tBudapest\t8\t.5 BuenosAires\t31\t14\tCaracas\t27\t17 Copenhague\t06\t4\tDublin\t13\t7 Francfort\t07\t2\tGenève\t09\t1 Helsinki\t2\t0\tHongKong\t22\t18 Honolulu\t24\t19\tIslamabad\t20\t7 Istanbul\t11\t6\tJakarta\t32\t25 Jérusalem\t10\t05\tJohannesburg\t27\t15 Kiev\t-1\t-1\tKuala Lumpur\t31\t23 la Havane\t27\t21\tLe Caire\t20\t08 Lima\t24\t18\tLisbonne\t15\t09 Londres\t13\t7\tMadrid\t13\t6 Manille\t32\t21\tMontevideo\t29\t16 Moscou\t-4\t-4\tNassau\t27\t17 NewDelhi\t24\t10\tNicosie\t16\t04 Oslo\t03\t-2\tParis\t10\t7 Pékin\t05\t-5\tPerth\t27\t15 Rio\t28\t23\tRome\t11\t-4 Sanjuan\t29\t22\tSantiago\t31\t12 Séoul\t04\t2\tSingapour\t27\t24 Stockholm\t3\t]\tSydney\t26\t: Taïpe\t23\t16\tTelAviv\t15\t08 Tokyo\t12\t08\tVarsovie\t0\t-7 Vienne\t06\t0\t\t\t INDEX\t Arts:\tC-7 Bandes dessinées:\tC-3 Décès:\tC-5 Économie:\tC-l Éditorial:\tB-2 Horoscope:\tC-3 Petites annonces:\tC-2 Secrets mal gardés:\tD-9 Sports:\tD-l Vivre:\tB-5 \t La Tribune 1950, rue Roy, Sherbrooke, Que., Tél.: 564-5450, J1K 2X8 Téléphones: Petites onnonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466 Journal quotidien publié à Sherbrooke par Les Journaux Irans-Canada (1982) Inc.(division La Tribune) ADMINISTRATION Jean-Guy Dubuc Président e\u2019 Editeur\tJean-Guy Farah Vice-président Finances et administration RÉDACTION Jacques Pronovost Rédacteur en chef Roch Bilodeau Chef éditorialiste-adjoint Denis Messier Directeur des pages sportive:\tPierre-Yvon Bégin recteur de ni m )t r Maurice Cloutier Adjoint-chef nouvelles Stéphane Lavallée t Chet de pupitre PUBLICITÉ Gilles Boisjoly Directeur\tPROMOTION Lise Desjardins Directeur PRODUCTION Alain Pelletier Directeur J.Jacques Delorme Chef des opérations\tGérard Pépin Adioinl Gaston Grenier Adjoint Benoit Côté Chel presser COMPTABILITÉ André Carriveau Contrôleur\tJulienne Poulin Gérante du crédit TIRAGE Pierre Dubois Directeur\tAndré Custeau Adjoint au directeur GÉRANTS DE DISTRICT Pierre-Alain Dion Jacques Faucher Michèle Fournier Michel Lavoie Serge Nadeau\tClaude Ouellet Gaston Pinard Jean-Charles Poulin Pierre Fournier Jocelyn Godbout EXPÉDITION Michel Doyon Gérant\tÉDIFICE André Jacques Responsable Livraison a domicile: - Camelots et camelots motorisés Prix de vente suggéré incluant T.P.S.oavée none rnmelnt\tS3.43\t taxe de vente du Québec.\t\t28 Coût à l'abonné\t\t\t$3.7! Livraison par courrier de deuxième classe: Enregistrement No 1539 Abonnement; Au Canada, territoire immédiat, saul endroits dessen.\u2022, por camelot et camelots motorisés: 1 an $155.00, 6 mois $81.00, 3 mois $42.00, I mois $22.00 Hors de notre lem'oi'e mmédiot, t an $210.00, 6 mois $130.00, 3 mois $85.00, i mois $35,00.Aux Etats-Unis et autres pays, I on $370.00, 6 mois $210.00,3 mois $135.00, i mois $55,00.(es prix excluent les taxes \"la înbune\" est sociétaire de la Presse canadienne, de l'Association des quotidiens de langue française, membre de l'Assocation des quotidiens du Canada, affiliée 6 l'Audit Bureau oi Circulation ABC et à l\u2019Union internationale de la presse catholique.Sources d'informations: Presse conodi enne Presse associée Reuter, Agence France-Presse, le service ae photos loc-similées de la Presse canadienne e! les agences affiliées sont autorisées à reproduite les informations de la Tribune, / La Tribune, Shercr ïokz, ^endreai AJ aece^r 200 caisses de spiritueux de contrebande saisies ^ C est une opération de routine sur l'autoroute 10 qui a permis de découvrir le pot-aux-roses A3 Pierre SAINT-JACQUES Sherbrooke La Sûreté du Québec de Sherbrooke, lors d\u2019une opération de vérification de routine effectuée par des contrôleurs routiers de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec, a procédé à l\u2019arrestation d\u2019un conducteur de camion et à la saisie de 200 caisses contenant chacune six demi-gallons de spiritueux de contrebande.L\u2019homme, le camion et le chargement ont été remis aux agents de la Gendarmerie Royale du Canada pour le complément d\u2019enquête.Cette affaire un peu particulière est survenue vers 9h45, hier.Les contrôleurs de la SAAQ (non pas de la SAQ) se trouvaient en pleine opération de vérification de camions sur l\u2019autoroute 10, à proximité du poste de contrôle routier, situé entre Deauville et Omerville.L\u2019apparence d\u2019un camion à dix roues tout déglingué qui circulait sur l\u2019autoroute n\u2019a pas échappé au regard averti des contrôleurs.De vérification en vérification, on apprend que le conducteur, un homme âgé de 46 ans, de Montréal, n\u2019avait pas de permis de conduire.En plus, le camion était muni d\u2019un transit et non pas d\u2019une plaque d\u2019immatriculation.«Tous ces éléments ont fait que les contrôleurs routiers ont demandé l\u2019assistance de la Sûreté du Québec de Sherbrooke pour une vérification en profondeur du camion, au poste de contrôle routier de la route 112 où le camionneur et le véhicule ont été dirigés» a expliqué l\u2019agent Tom McConnell, responsable des Affaires publiques à la SQ de l\u2019Estrie.Contrairement à la plupart des ca- e mions à dix roues, utilisés habituel- J lement pour le transport de pierres § concassées, de gravelle ou de tout au- O tre matériau du genre, le camion dé- i glingué était muni de deux portes à o l\u2019arrière plutôt que d\u2019un panneau.I Sur la boîte du camion, du contrepla- | qué avait été fixé.Par-dessus reposait ~ une embarcation.Il y a peut-être a des cours d\u2019eau non gelés entre le Ca- | nada et les États-Unis.Qui sait?£ & JUt L 3893! mm.3893 1 Tl lÊSf^éY SH * Ut Mais la surprise se trouvait dans la boîte où s\u2019entassaient quelque 200 caisses de spiritueux en provenance des États-Unis.On estime la valeur du chargement, converti en dollars canadiens, à environ 36 (XX) S.Ces derniers jours et ces dernières semaines, en Estrie, les saisies de spiritueux et de cigarettes de contrebande semble se multiplier, peut-être à cause de l\u2019approche des fêtes, mais le problème est chronique et quasi quotidien, à longueur d\u2019année.La lourdeur des taxes touchant ces produits de consommation et les amendes peu élevées, exigées des contrebandiers, encouragent le phénomène.le i l'agent Tom McConnell, responsable des affaires publiques à la SQ de l'Estrie, fait voir la boite de camion où 1200 demi-gallons de spiritueux de contrebande se trouvaient.Domtar fera connaître sa réaction au début de 1992 ?Le plan de redressement touche toutes les usines de la papetière et vise une économie de 25 millions $ Maurice CLOUTIER et PC Windsor Les employés de production de l\u2019usine Domtar, à Windsor, ne connaîtront pas avant le début du mois de janvier la position de la direction de l\u2019entreprise à l\u2019égard de leurs propositions et, surtout, du maintien des opérations à l\u2019usine St-François.«Le dialogue va se poursuivre après les Fêtes lorsque les conclusions du comité de survie de l\u2019usine St-François seront connues», ont expliqué tour à tour hier Emilien Du-breuil, président du syndicat des employés, et Marlène Gauthier, responsable des communications pour Domtar à l\u2019usine de Windsor.Les représentants des travailleurs venaient alors de déposer officiellement au directeur de l\u2019usine, Denis Jean, leur réplique aux demandes patronales d\u2019un gel des salaires pour un an, d\u2019un abandon de l\u2019augmentation de la paie de vacances et d\u2019une augmentation de la semaine de travail avec une rémunération à temps simple pour les heures additionnelles.Ils acceptent, comme La Tribune le mentionnait hier, un gel des salaires pour huit mois et abandonnent la hausse de la paie de vacances seulement si l\u2019employeur garantit le maintien des activités à l\u2019usine St-François (150 employés) pendant l\u2019année 1992.Enfin, ils refusent carrément que la semaine de travail passe de 37 heures et un tiers à 40 heures.Mme Gauthier et M.Dubreuil ont rappelé que le comité de survie doit déposer son rapport le 31 décembre.Entre-temps, deux rencontres sont encore prévues.Le comité compte des représentants de l\u2019employeur et quatre syndiqués.M.Dubreuil est convaincu que les syndiqués en viendront à la conclusion de maintenir les opérations, tout en reconnaissant l\u2019importance d\u2019une productivité accrue.«La compagnie voudrait bien que l\u2019on accepte de diviser les deux dossiers (concessions salariales et usine St-François), mais ces deux dossiers, pour nous, sont liés», a mentionné M.Dubreuil.Même s\u2019il comprend l\u2019attitude de la compagnie, il aurait bien aimé obtenir une réponse dès hier à leur contre-proposition globale.Fermeture temporaire Quant à la fermeture temporaire pour la période des Fêtes, elle pourrait bien s\u2019étendre du 24 décembre au 2 janvier comme le souhaitent les syndiqués.La baisse de la demande et l\u2019annulation de certaines commandes ont contraint Domtar à cette fermeture.Par ailleurs, la situation vécue par les employés de production de Windsor n\u2019est pas unique.Après avoir im- posé un gel de salaires à ses 4000 employés non syndiqués, la papetière québécoise Domtar demande un effort similaire à l\u2019ensemble de ses 7000 autres employés syndiqués dans toutes ses usines du Québec, de l\u2019Ontario et des Etats-Unis.\u201cNous n\u2019avons pas le choix.Nous devons réduire nos coûts de main-d\u2019oeuvre et d\u2019opération pour être plus compétitifs face à nos compétiteurs américains\u201d, a expliqué le vice-président aux affaires corporatives, M.Pierre Deniger.Les mesures de compression proposées par Domtar pour l\u2019ensemble de ses employés se traduiront par des économies de 25 millions $, en 1992, si toutes les parties impliquées acceptent de \u201cparticiper à l\u2019effort de réalignement\u201d de la papetière, qui accusait des pertes nettes de 100 millions $ après neuf mois d\u2019opération.En 1990, Domtar a terminé l\u2019année financière avec une perte nette de 284 millions $ dans un marché extrêmement difficile pour les papetières québécoises.Le porte-parole de Domtar ne cache pas que la stratégie de l\u2019entreprise a changé radicalement depuis l\u2019entrée en scène de Pierre Desjardins et de Jean Campeau.\u201cNous avons besoin de l\u2019appui de nos employés, d\u2019une forme de partenariat même, si on veut passer au travers de cette crise.\u201cNous n\u2019avons rien à cacher à personne.Nos employés ont accès à nos états financiers.Nous avons ouvert nos livres.Nous donnons les résultats financiers usine par usine pour éliminer le sentiment d\u2019insécurité au sein de notre personnel\u201d, dit-il.Il précise toutefois que les grandes coupes effectuées chez Domtar au cours de la dernière année ont constitué des décisions difficiles.\u201cMais c\u2019était nécessaire d\u2019agir ainsi dans les circonstances\u201d.A l\u2019usine de Windsor, 150 mises à pied ont été annoncées il y a quelques semaines.Dans l\u2019immédiat, par ailleurs, les dirigeants de Domtar veulent se concentrer sur leurs relations avec les travailleurs des usines québécoises, ontariennes et américaines.\u201cCe que nous proposons aux employés de Windsor différera de ce que nous suggérerons aux employés de l\u2019usine de Donnacona, par exemple.\u201cNous voulons une plus grande souplesse de la main-d\u2019oeuvre pour être plus productifs et compétitifs.C\u2019est la clé\u201d, soutient M.Deniger.Cette approche \u201cusine par usine\u201d touche, entre autres, les usines de Windsor, Dolbeau, Donnacona, Cornwall, Red Rock et de l\u2019Abitibi.Aux Etats-Unis, la division du gypse emploie de 3000 à 4000 travailleurs.Étudiant accusé de deux viols la même nuit Sherbrooke (psj) Un étudiant a comparu hier devant le juge Michel Beauche-min, de la Cour du Québec à Sherbrooke, pour répondre à trois accusations d\u2019agression sexuelle à l\u2019endroit de deux étudiantes, âgées de 18 et de 22 ans, dans la nuit du 2 au 3 décembre, dans une maison de cham- bres, rue Léonard à Sherbrooke.Agé de 23 ans, Christian Nzogho, assisté du défenseur Jean Couture, a plaidé non coupable aux trois chefs d\u2019accusation.La procureure Andrée Marchand ne s\u2019est pas objectée à la remise en liberté de l\u2019accusé.Ce dernier, de nationalité gabonaise, devra toutefois se soumettre à plusieurs conditions dont celles de remettre son passeport, de demeurer au Québec pour la durée des procédures judiciaires, d\u2019éviter toute communication avec les deux victimes, de ne pas mettre les pieds à la discothèque le Bahut de l\u2019Université, enfin de garder la paix et d\u2019avoir une bonne conduite.La condition de remettre le passeport a été demandée parce qu\u2019il y avait rumeur que l\u2019accusé quitte le pays ces jours-ci pour se rendre en France.La Police municipale de Sherbrooke a procédé à l\u2019arrestation de l\u2019étudiant, mercredi, en fin d\u2019avant-midi.Après l\u2019enquête et l\u2019interrogatoire, il a été détenu jusqu\u2019à sa comparution au palais de justice de Sherbrooke, hier après-midi.Cette cause reviendra au rôle le 7 janvier 1992.JK Collections valant 200 000 $ volées dans une résidence Sherbrooke (psj) Après une absence d\u2019à peine 60 minutes de son domicile, un citoyen de la rue Argyle, dans le quartier nord de Sherbrooke, a été victime d\u2019un important cambriolage.11 est question du vol de collections de monnaie et de timbres valant quelque 200 000 $.Le vol avec effraction a été commis en après-midi, mercredi.Ou les suspects ont bénéficié d\u2019un coup de main du hasard puisque la victime ne s\u2019est absentée qu\u2019une heure de sa maison, ou ils ont effectué une surveillance dans l\u2019espoir de voir l\u2019occupant quitter les lieux avant de forcer une porte latérale et de pénétrer dans la maison.Des gens ont peut-être, à ce mo- ment, remarqué le manège des suspects sans se douter de ce qui se tramait.Les cambrioleurs ont déplacé plusieurs objets un peu partout dans la maison, sans doute pour les emporter avec eux.Probablement lors de leur découverte du classeur dans lequel reposaient les précieuses collections, ils ont changé d\u2019avis et ils ont décidé de n\u2019emporter que le classeur.Devant cette perte, la victime a indiqué aux policiers qu\u2019elle était prête à verser une récompense, dont le montant n\u2019a pas été précisé, pour toute information permettant de retracer les auteurs de ce vol et de recouvrer les biens volés.Ces informations peuvent être transmises aux autorités de la Police municipale (821-5555 ou 45), quartier général, 400 rue Marquette.son jeune
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