La tribune, 12 avril 1991, Cahier 2
[" LaTribune Forum Sherbrooke vendredi 12 avril 1991 CAHIER Général Vivre Arts MH ÆSzzêÉÊ;: *SSSSSSSSÊSÈS3S££.S3SS38S3CC3Sf SPÉCIAL\t TEMPS DES SUCRES\t Samedi 13 avril 1991 seulement\t Oeuf \u2022 Tourtière Jambon \u2022 Oreilles de crisse Fèves au lard Pomme de terre, betteraves, pain de ménage, café\t650 par personne André BELLEMARE jonquiére (PC) Le chef de l\u2019Opposition officielle et président du Parti québécois, Jacques Parizeau, a demandé hier aux Québécois «de ne pas frapper sur le tibia des Canadiens ni de les choquer inutilement en voulant leur imposer un pays qu\u2019ils ne souhaitent pas».C\u2019est en livrant son message souverainiste devant un parterre d\u2019environ 300 gens d\u2019affaires du Saguenay- Lac Saint-Jean, hier midi à Jonquiè-re, que le chef de l\u2019Opposition a parlé de la sorte de pays que veulent une majorité de Québécois, d\u2019une part, et de Canadiens, d\u2019autre part, d\u2019après lui.Mais il est bien évident que les deux n\u2019ont pas la même vision de ce pays-là.M.Parizeau a effectué une visite éclair dans un des coins du Québec les plus nationalistes et il n\u2019a pas eu à déployer de grands efforts pour vendre son projet de souveraineté.Un des hôtes invité à remercier le conférencier a d\u2019ailleurs trouvé M.Parizeau «un peu pessimiste» quand le chef péquiste parlait de 80 pour cent des gens d\u2019affaires de cette région qui seraient gagnés à la cause de la souveraineté.«Il faudrait plutôt dire 85 pour cent, selon les derniers sondages», a corrigé M.Blackburn au grand amusement de l\u2019auditoire qui s\u2019était déplacé en grand nombre pour venir écouter la causerie du leader nationaliste.M.Parizeau a insisté sur les bienfaits qu\u2019apporterait la souveraineté sur les régions, selon ses calculs.Somme rondelette 11 a expliqué que les régions vivraient des moments extraordinaires le jour où le gouvernement québécois Jacques Parizeau recevrait d\u2019Ottawa une somme rondelette de 25 milliards $ lors du transfert des pouvoirs.«11 faudrait alors saisir le moment et se dire: bon, que faisons-nous maintenant avec ça pour le développement régional?11 faut se préparer dès maintenant, ne pas attendre qu\u2019il soit trop tard.«Si nous attendons de remettre cette somme au Conseil du trésor, c\u2019en est fini pour ls régions.C\u2019est maintenant qu\u2019il faut examiner ce que l\u2019on envoie aux régions comme ressources, responsabilités, projets et autres.11 faut y penser sérieusement dès maintenant parce que de plus en plus de gens sont convaincus que la souveraineté s\u2019en vient.et assez vite», a expliqué M.Parizeau.L\u2019assemblée des gens d\u2019affaires a écouté attentivement les propos du chef de l\u2019Opposition sans l'interrompre.On lui a réservé des applaudissements à la fin de son allocution d\u2019une trentaine de minutes.Un ancien ministre sénior du gouvernement Lévesque et un des doyens de la cause, Marc-André Bédard, est venu saluer son chef en assistant au repas.M.Bédard a repris, lui aussi, du service depuis l\u2019arrivée de M.Parizeau à la présidence du parti mais il ne saurait être question pour l\u2019avocat de Chicoutimi de solliciter un nouveau mandat de député.11 a siégé au cours des deux mandats du gouvernement du PQ et M.Bédard préfère maintenant faire avancer la cause pour laquelle il se bat depuis plus de 20 ans en travaillant au niveau de l\u2019organisation.Castonguay croit encore aux chances d'un arrangement Frédéric TREMBLAY\tQuébec (PC) Le Québec n'est pas perçu comme un indésirable, assure McLaughlin Toronto (PC) Le chef du Nouveau Parti démocratique, Mme Audrey McLaughlin, a assuré le Québec, hier, qu\u2019il n\u2019a pas à se sentir comme un indésirable dans la confédération canadienne.A titre de député du Yukon, a-t-elle raconté à une trentaine de personnes de Toronto, elle a beaucoup voyagé dans le Nord et elle n\u2019y a jamais rencontré quelqu\u2019un qui disait rejeter le Québec.Le Québec, a-t-elle souligné, devrait se rappeler que c\u2019est grâce à son statut de province à l\u2019intérieur du Canada qu\u2019il a progressé dans les domaines de la langue, de la culture et de l\u2019économie et que 83 pour cent de ses habitants sont des francophones.Il est peu probable, a-t-elle ajouté, que le Québec ou n\u2019importe quelle autre province puisse réussir aussi bien à l\u2019extérieur du Canada.«Pour unir véritablement le pays, a déclaré Mme McLaughlin, nous devons créer une économie juste, une société compatissante et un environnement sain.«Mais je crains d\u2019assister à une répétition du lac Meech.Nous ne voulons pas d\u2019un accord qu\u2019il faut prendre ou laisser.Nous voulons participer à cet accord.» Au début d\u2019une tournée qui la mènera dans 13 villes canadiennes, le leader du NPD a réclamé qu\u2019on laisse aux Canadiens l\u2019occasion d\u2019exprimer leurs opinions sur l\u2019orientation du pays pour le prochain siècle.Tout débat, selon elle, doit comprendre la place de l\u2019économie, de l\u2019environnement et des programmes sociaux dans une nouvelle constitution.Au lieu de ce débat désiré, il est possible, a prédit Mme McLaughlin, que le premier ministre Brian Mul-roney «fasse entrer une constitution par la porte arrière», sans déclencher des élections générales.«Je crois personnellement, a-t-elle dit, qu\u2019il (M.Mulroncy) devrait obtenir un mandat (pour s\u2019occuper de la constitution).Aucun leader politique n\u2019a le mandat de démembrer un pays.Il nous faut des élections.» EATON Argent remis si l.i marc handise ne satisfait pas\t274t,6 HH ême s\u2019il admet qu\u2019elles sont IUI minces, Claude Castonguay IVI croit encore aux chances de trouver un arrangement constitutionnel susceptible de rallier l\u2019ensemble des Canadiens.«Avec l\u2019échec de Meech, les chances de succès sont beaucoup moins grandes étant donné la déception des Québécois», a fait observer M.Castonguay, nommé sénateur l\u2019an dernier par le premier ministre Brian Mulroney.Néanmoins, a-t-il poursuivi, «il y a encore des possibilités de modifier de façon assez substantielle nos structures politiques pour que le Québec y trouve une place confortable.» De passage à Québec hier, dans le cadre de l\u2019assemblée générale annuelle de la Laurentienne Vie dont il en est le président du conseil d\u2019administration, M.Castonguay ne cache pas qu\u2019il privilégie la voie de la décentralisation.M.Castonguay garde cependant certaines réserves face au rapport Allaire, qui propose une forte décentralisation des pouvoirs vers Québec.Il y voit de bons éléments, mais doute de sa capacité de pouvoir générer un accord pan-canadien.«La décentralisation qui est recommandée dans le rapport Allaire m\u2019apparaît ne pas être acceptable pour le reste du pays, si elle devait s\u2019appliquer à toutes les provinces», juge M.Castonguay.Celui qui a été ministre au sein du gouvernement de Robert Bourassa de 1970 à 1973 pense cependant que le rapport Allaire a le mérite de dire «à la balance du pays que le Québec est sérieux et qu\u2019il ne se satisfera pas de demi-solution.» Claude Castonguay Echéance référendaire M.Castonguay, qui s\u2019était opposé à la tenue d\u2019un référendum au Québec en 1991, considère que le reste du Canada devra composer avec la recommandation de la Commission Bélanger-Campeau qui propose au gouvernement du Québec de tenir une telle consultation populaire l\u2019an prochain.Pour Claude Castonguay, le plus important est de permettre aux Québécois, lors de ce référendum, de pouvoir choisir clairement entre deux options.«Je souhaite qu\u2019il soit possible de formuler un projet de Canada nouveau en temps utile pour que les Québécois ne se retrouvent pas devant seulement une option (la souveraineté) et un vide de l\u2019autre côté», a-t-il expliqué.FAITES D\u2019EATON votrepwmer choix Pour des grandes marques telles PANASONIC Vous aspirez à faire de bonnes affaires.Chez Eaton, tout ce que nous vendons vous est offert à prix 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à chaque hiver, on en trouve en effet des milliers sur ses plages.Cette semaine, c\u2019était le président mexicain qui nous rendait visite.Pour nous parler tout particulièrement d\u2019un traité de libre-échange qu\u2019il aimerait bien conclure avec le Canada.Et on a pu constater que le Mexique, si séduisant pour les vacances, fait peur quand il s\u2019agit de commerce.Il fait peur au puissant Congrès du travail du Canada, au premier ministre ontarien et aux partis d\u2019opposition à Ottawa.Le chef du NPD, Audrey McLaughlin, va d\u2019ailleurs jusqu\u2019à prôner un front commun avec des syndicats mexicains.En quoi le Mexique leur inspire-t-il tant de crainte?En deux choses, essentiellement: son «cheap labor», et ses normes environnementales plus faibles que les nôtres.Dans le premier cas, on craint que les salaires des Mexicains créent une concurrence insurmontable pour certaines de nos industries; dans le deuxième, on appréhende un exode de compagnies canadiennes vers le Mexique, lesquelles seraient attirées par des règles écologiques moins coûteuses.Disons-le carrément: ils sont bien peureux.Il faut d\u2019abord savoir de quoi on parle exactement: notre volume actuel de commerce avec le Mexique est d\u2019environ 2,3 milliards $, presque 100 fois moins qu\u2019avec les Etats-Unis; et 80 pour cent des importations mexicaines au Canada sont déjà exemptes de tarifs douaniers.Alors, c\u2019est évident qu\u2019un traité de libre-échange avec le Mexique ne peut pas entraîner de bouleversements majeurs chez nous.C\u2019est vrai que le salaire moyen des Mexicains est beaucoup plus bas que le nôtre.Mais il faut comprendre que ces deux niveaux de rémunération correspondent à deux niveaux différents de productivité; ce qui signifie que la concurrence ne serait pas nécessairement faussée ou déloyale.Et concernant les normes anti-pollution, il est patent, dans le contexte mondial actuel, que c\u2019est le Mexique qui sera amené à resserrer les siennes, et non l\u2019inverse; dans cette perspective, les avantages comparatifs que le Mexique offre présentement sur ce plan apparaissent bien trop minces, à moyen terme, pour susciter un déménagement massif d\u2019opérations industrielles.Mais quels seraient les avantages pour le Canada?C\u2019est simple: les mêmes qui incitent l\u2019Allemagne ou la France à commercer librement avec la Grèce ou l\u2019Italie.En bref, vendre plus facilement à des dizaines de millions de clients supplémentaires.Et un pays comme le nôtre, qui vit principalement d\u2019exportations, ne peut pas lever le nez sur une telle possibilité d\u2019élargir ses marchés.Cela ne signifie pas qu\u2019on doive se lancer aveuglément dans la négociation avec le Mexique; il faudra un traité réaliste qui permette un ajustement graduel de nos industries susceptibles d\u2019être affectées.Mais c\u2019est certain que ne nous pouvons plus prospérer dans l\u2019isolement; et nous avons, avec le Mexique, l\u2019occasion de nous ouvrir encore un peu plus au commerce international.Il ne faudrait pas la rater à cause d\u2019une peur déraisonnable.Roth Bilodeau, Êditona iste-adjoint Pas d'inquiétude, je vais vous protéger vous aussi! nrvrmrrTTK .«\u2022\u2018.lit* h.;.;; TRIBUNE LIBRE Et les besoins des enfants?Aux commissaires de la CSCS, a direction de la Commission Scolaire Catholique de Sherbrooke a dévoilé récemment, dans un projet d\u2019orientation pour les deux prochaines années, une répartition des services d\u2019orthopédagogie dans les écoles, en se basant exclusivement sur des critères socio-économiques.Dans de nombreuses écoles comme la nôtre, où un poste d\u2019orthopédagogue est déjà insuffisant pour répondre aux besoins-de l\u2019école, le poste d\u2019orthopédagogue sera réduit de 50% pour être transféré ailleurs.Se rend-t-on compte du danger que représente une telle orientation?D\u2019une part, un accroissement de l\u2019intérêt pour les écoles privées qui menacera encore davantage les milieux économiquement défavorisés que l\u2019on prétend vouloir défendre; d\u2019autre part, particulièrement dans un contexte d\u2019augmentation récente des impôts scolaires et une perspective actuelle de réduction des services dans certaines écoles, le désintéressement et le mécontentement compréhensibles de nombreux milieux à l\u2019égard d\u2019une école publique au financement de laquelle ils contribuent, par contre, largement.Il est vraiment regrettable que l\u2019on puisse concevoir l\u2019attribution des ressources en orthopédagogie non pas sur les besoins des enfants en difficulté d\u2019apprentissage de chacune des écoles, mais bien sur les revenus approximatifs des parents.N\u2019y aurait-il pas lieu pour répondre à des besoins sérieux de considérer plutôt la réouverture des postes en orthopédagogie que la Commission Scolaire Catholique de Sherbrooke a elle-même fermés l\u2019an dernier?Nous regrettons enfin devoir sou- ligner que ces orientations ont été retenues par «La division du contrôle et des services administratifs aux élèves» alors que les directeurs d\u2019école et de service n\u2019ont même pas, au préalable, été consultés.En conséquence, le comité d\u2019école désire, par la présente, signifier son désaccord sur la réduction des services en orthopédagogie dans toute école où ces services sont justifiés par les besoins des enfants de l\u2019école.Aussi le comité demande-t-il aux personnes qui partagent cet avis de faire connaître leur opinion à leur commissaire respectif avant le 14 avril 1991 et à mesdames et messieurs les commissaires de rejeter ces orientations.Pour et au nom du comité d\u2019école de l\u2019école Eymard Luc Dubois, président Triste jour pour le syndicat de l'enseignement Le Syndicat de l\u2019enseignement de l\u2019Estrie a tenu son congrès spécial, le 3 avril dernier.Ce syndicat compte 3000 membres.Cinquante d\u2019entre eux ont répondu à la convocation: même pas 2% des membres.C\u2019est là une triste constatation.D\u2019autant plus triste que ces quelques membres ont disposé d\u2019amendements importants aux règlements du SEE.Ces délégués ont créé une structure unique à Sherbrooke, un sous-ensemble sherbrookois quasi-autonome de l\u2019ensemble estrien qu\u2019aurait dû continuer à être cet organisme.Cette nouvelle structure aura son président, son président sans le titre, et les quatre défunts directeurs de zone détrônés deviennent des directeurs de secteurs.Ils seront supervisés par l\u2019u- nique directeur de la zone de Sherbrooke.Ces directeurs de secteurs siégeront au conseil d\u2019administration au même titre que les directeurs des zones et que les membres de l\u2019exécutif.Ils vont toucher les mêmes allocations avec moins de responsabilités.A l\u2019exception de leur siège au conseil d\u2019administration, ces personnes auront à peu près le même travail que les membres des exécutifs des zones, membres qui touchent en un an l\u2019allocation qui sera versée annuellement aux nouveaux directeurs de secteurs.Quinze personnes forment le conseil d\u2019administration du SEE.Si nous enlevons les votes des douze membres de ce conseil déjà favorables à l\u2019amendement au règlement, une vingtaine de membres ont disposé d\u2019une question qui portera à conséquence.Quelle que soit notre position en regard de cet amendement, la décision des congressistes, à mon sens, manque de légitimité.Mais les règles étant ce qu\u2019elles sont, tout est bien légal.Je reconnais, sans hésitation, que le rejet de l\u2019amendement n\u2019aurait pas été tellement légitime.Il en est ainsi de toutes les décisions de ce congrès spécial.Peut-être aurait-il mieux valu cependant s\u2019en tenir au statu quo.C\u2019est un bien triste jour.C\u2019est bien décevant qu\u2019un congrès spécial, du SEE ne rassemble que cinquante membres, l\u2019année même de ses 25 ans d\u2019existence.Il y a certainement là matière à réflexion.Benoît Descôteaux DOCUMENT Politiques inquiétantes pour les personnes défavorisées NDLR: Voici des extraits du plus récent rapport du Conseil national du bien-être social.Le Régime d\u2019assistance publique du Canada est le filet de sécurité de dernier ressort.(.) Les données les plus récentes révèlent que le Régime venait en aide à presque 1,9 million d\u2019assistés sociaux au 31 mars 1989, soit à peu près un Canadien sur quatorze.Environ 500 000 personnes étaient bénéficiaires de services sociaux subventionnés, et 150 000 autres à peu près étaient des adultes et des enfants en établissements ou en foyers d\u2019accueil.(.) En vertu de la Loi de 1966, les provinces et les territoires sont chargés de la mise en place et du fonctionnement des programmes de bien-être social et de services sociaux.Ils décident quelles personnes seront admissibles à de l\u2019aide, quels montants seront versés aux familles et aux particuliers, quelle gamme de services sociaux seront offerts, et de quelle façon les services seront fournis.L\u2019administration fédérale a pour responsabilité de payer la moitié des dépenses qui sont admissibles en vertu de la Loi.Aucun maximum n\u2019a été prévu par la loi de 1966 pour la contribution fédérale.Les prévisions de dépenses du gouvernement pour l\u2019exercice 1990-1991 indiquent que la RAPC coûtera aux Canadiens environ 12 milliards S.Cette somme comprend les dépenses de tous les paliers gouvernementaux.La part qui revient à l\u2019administration fédérale est d\u2019environ 5,9 milliards $, Il s\u2019agit bien sûr d\u2019une importante somme d\u2019argent, mais elle n\u2019en demeure pas moins inférieure à 4 % des dépenses fédérales totales de 153 milliards $.Personnes nécessiteuses Les prestations de bien-être social sont une forme d\u2019aide gouvernementale directe pour les personnes ayant peu ou n\u2019ayant pas d\u2019autres sources de revenu.En vertu d\u2019accords conclus avec l\u2019administration fédérale, les provinces et les territoires sont tenus de fournir une aide financière à tous les résidents nécessiteux.(.) Les provinces et les territoires ont leurs propres façons de calculer le montant de base jugé essentiel au maintien de différents types de ménages.).) Les sommes prévues dans les programmes provinciaux de bien-être social pour les besoins fondamentaux sont toutefois habituellement bien en deçà du seuil de pauvreté.Services sociaux Le RAPC fournit aussi des services sociaux aux personnes dans le besoin et à celles qui risqueraient de le devenir si elles ne bénéficiaient pas de tels services.(.) Les services de bien-être social visent à réduire, abolir ou réduire, le manque de soins à l\u2019égard des enfants ou la dépendance de l\u2019assistance publique.Us comprennent des soins de garde d\u2019enfants, des services d\u2019auxiliaires familiales et de soutien en cas d\u2019urgence ou pour permettre à des personnes âgées ou handicapées de vivre de façon autonome, des services de counseling et d\u2019orientation pour les enfants ayant besoin de protection, des services d\u2019adoption, des services de réadaptation, et des services de développement communautaire pour les membres de collectivités défavorisées.).) Réductions inopportunes Le Conseil national du bien-être social croit que la décision du gouvernement fédéral visant à limiter son partage des coûts du Régime minera l\u2019appui de la population pour les personnes défavorisées, à un moment où le besoin se fait pressant.Six points en particulier retiennent notre attention \u2014 quatre se rapportent à l\u2019impact de la décision et deux à la façon dont on en est arrivé à cette décision.1.\tLe Régime d\u2019assistance publique du Canada est un des seuls programmes sociaux nationaux qui s\u2019adressent de façon particulière aux personnes à faible revenu.Bien que des personnes à revenu modeste bé-néfcient de certains services sociaux, la majeure partie de la contribution au RAPC est consacrée aux prestations d\u2019aide sociale aux familles et aux particuliers qui vivent bien en deçà du seuil de pauvreté.Le gouvernement fédéral actuel affirme depuis son accession au pouvoir qu\u2019un des principaux objectifs de sa politique sociale consiste à réorienter l\u2019aide vers les personnes qui en ont le plus besoin.Le ministre des Finances a abandonné cette approche dans son budget de 1990 en demandant que les plus démunis parmi les pauvres partagent le poids de sa lutte pour comprimer les dépenses publiques.De nombreuses suggestions ont été mises de l\u2019avant au fil des années pour améliorer le Régime d\u2019assistance publique du Canada, mais aucun gouvernement fédéral n\u2019avait jamais proposé de revenir sur son engagement envers les personnes défavorisées.2.\tLe budget a imposé un plafond à des programmes qui avaient été conçus de manière à être non limitatifs.Compte tenu du fait que le bien-être social représente le filet de sécurité de dernier ressort, le régime doit être suffisamment souple pour protéger les personnes sans autre source de revenu.Les Canadiens doivent souvent se tourner vers le bien-être social lorsqu\u2019ils perdent leur emploi, lorsque leur mariage s\u2019effondre ou lorsqu\u2019ils sont malades ou handicapés, situations essentiellement imprévisibles et sur lesquelles ils n\u2019exercent aucun contrôle.Nous -mettons en doute l\u2019argument suivant lequel les provinces pourraient compenser toute somme d\u2019argent que le gouvernement fédéral cesserait de verser.Ottawa a convenu d\u2019un financement non limitatif en 1966, et nous l\u2019incitons fortement à respecter son engagement.3.\tLe plafonnement du financement du RAPC en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique pourrait mettre en jeu des améliorations qui sont attendues depuis très longtemps en matière de bien-être social ailleurs au Canada.).) Après les élections provinciales de 1990, le nouveau gouvernement ontarien a relevé l\u2019augmentation de l\u2019allocation de base du 1er janvier à 7 %, doublé la hausse de l\u2019allocation pour le logement à 10 %, et promis d\u2019accélérer la réforme du bien-être social en général.Reste à savoir jusqu\u2019où la province canadienne la plus à l\u2019aise ira.Quant aux provinces plus pauvres, il est peu probable qu\u2019elles envisagent d\u2019importantes hausses des prestations au moment où il risque d\u2019y avoir des réductions dans les subventions fédérales.4.\tLe plafonnement du financement fédéral du RAPC nuira au développement des services sociaux qui sont essentiels au soulagement et à la prévention de la pauvreté.Les gens qui travaillent au sein des services d\u2019aide en cas de rupture de mariage et de violence familiale affirment qu\u2019il faut de toute urgence multiplier, et non réduire, le soutien gouvernemental pour les services sociaux.L.e Conseil se soucie notamment de l\u2019impact sur les services pour enfants.Comme nous l\u2019avions souligné dans notre rapport de 1988 intitulé «De meilleurs services de garde d\u2019enfants», le besoin de places subven- Perrin Beatty, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social données dans les garderies et les foyers pour les enfants de familles à faible revenu est énorme, et dans bien des cas, les dispositions actuelles de subvention n\u2019apportent pas une aide financière adéquate aux parents.La pénurie de services de garde acceptables rend la vie difficile aux parents au foyer qui souhaiteraient intégrer le marché du travail rémunéré.Dans bien des cas, il est plus avantageux pour une mère seule de demeurer assistée sociale au foyer que de prendre un emploi et d\u2019avoir à débourser d\u2019importantes sommes pour les services de garde.De meilleurs services de garde d\u2019enfants cesseraient de les dissuader.5.\tLe budget fait faire un pas en arrière aux relations fédérales-pro-vincialcs.Les réductions proposées au RAPC ainsi qu\u2019aux subventions fédérales pour l\u2019assurance-maladie et l\u2019enseignement postsecondaire minent encore plus l\u2019esprit de collaboration qui doit régner dans les rapports entourant des programmes essentiels à la santé et au bien-être des Canadiens.L\u2019annonce dans le budget ne semble malheureusement pas avoir été précédée d\u2019un avertissement aux gouvernements provinciaux ou d\u2019efforts pour négocier des modifications aux accords.6.D\u2019importants changements dans la politique sociale ne devraient pas être annoncés dans un discours du budget.Les traditions parlementaires entourant les budgets sont incompatibles avec les consultations franches qui doivent accompagner l\u2019élaboration d\u2019une politique administrative sensée.Toute mesure susceptible d\u2019être annoncée dans un budget est discutée à .l\u2019avance, en toute confidence, dans des cercles gouvernementaux très restreints, n\u2019offrant aucune chance aux citoyens ordinaires de se faire entendre.Une décision, une fois annoncée, est liée à la réputation du gouvernement.Craignant de perdre la face, les gouvernements hésitent beaucoup à modifier une telle décision budgétaire.Le budget de 1990 ajoute aussi du poids aux craintes du Conseil quant à la possibilité que la politique sociale soit laissée au ministère des Finances.Santé et Bien-être social Canada et d\u2019autres ministères, plus renseignés et plus sensibles aux besoins des Canadiens, devraient à notre avis jouer le rôle de chef de file en matière de politique sociale.(.) Le besoin d\u2019aide sociale et de services sociaux s\u2019accroîtra au cours de la présente récession, ce qui veut dire que le moment est bien mal choisi pour sabrer dans le filet de sécurité de dernier ressort./ « ^ B 3 Mifterand recevra Parizeau et Mulroney n'y voit rien de mal Mari* TISON\tOttawa (PC) Le premier ministre Brian Mulroney ne voit rien de mal à ce que le président français François Mitterrand reçoive le chef péquiste Jacques Parizeau.11 ne s\u2019oppose pas non plus à ce que le président mexicain Carlos Salinas fasse la promotion de l\u2019unité canadienne.Le premier ministre a fait ces commentaires hier à son arrivée au Parlement.Des sources péquistes ont fait savoir mercredi que le président Mitterrand recevra M.Parizeau à l\u2019Elysée lors de la visite du chef du Parti québécois en France, du 21 au 26 avril prochain.M.Mulroney a déclaré qu\u2019il n\u2019y avait rien de mal là-dedans, et que lui-même rencontrait des gens de l\u2019opposition de pays d\u2019Europe ou d\u2019Asie, et même des sénateurs démocrates américains, pourtant fort critiques à l\u2019endroit de l\u2019administration américaine du républicain George Bush.Il a ajouté que M.Mitterrand était un homme très courtois qui faisait sûrement la même chose.«M.Parizeau est le chef de l\u2019Opposition au Québec, a-t-il fait remarquer.11 ne faut pas se traumatiser pour autant».«Ca peut être pire, il pourrait recevoir Jean Chrétien», a-t-il ironisé.M.Mulroney a également tenu à dédramatiser le fait que le président mexicain Carlos Salinas ait profité de sa visite au Québec mardi pour exprimer sa préférence envers un Canada uni.Il y a quelques semaines, le président américain George Bush avait fait le même genre de remarque lors d\u2019une visite à Ottawa.Pays admiré Le premier ministre a soutenu qu\u2019il ne fallait pas s\u2019en étonner.Il a déclaré que partout dans le monde, on ne comprenait pas pourquoi certains s\u2019acharnaient à détruire un pays admiré et respecté comme le Canada.«Ne soyez pas surpris si les leaders l\u2019affirment, a-t-il déclaré aux journalistes.Tout le monde le pense.» Il a ajouté que la déclaration du président Salinas était demeurée dans les cadres diplomatiques.Il a fait remarquer que le premier ministre québécois Robert Bourassa et le ministre des Affaires intergouvemementales John Ciaccia ne s\u2019étaient pas offusqués des propos du président mexicain.Par contre, le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard a déclaré mercredi qu\u2019il trouvait cette déclaration humiliante et embarrassante.M.Mulroney ne s\u2019en est pas formalisé hier.Il s\u2019est demandé si M.Bouchard s\u2019était offusqué lorsque le président français Charles de Gaulle avait lancé son fameux «Vive le Québec libre» en 1967 à Montréal.«Alors que le président du Mexique n\u2019a rien dit le moindrement maladroit, je pense que le général de Gaulle était drôlement plus direct dans son intervention», a-t-il déclaré.Le premier ministre était d\u2019excellente humeur hier, s\u2019arrêtant à diverses reprises pour répondre aux questions des journalistes et échanger des plaisanteries avec eux.Deux jours auparavant, l\u2019un des membres du Bloc québécois, le député de Verdun-Saint-Paul Gilbert Chartrand, avait fait défection pour regagner le giron conservateur.Les négociations sur le transport aérien s'annoncent difficiles Marie TISON\tOttawa (PC) Les négociations canado-américai-nes sur la libéralisation du transport aérien ont débuté hier matin.Le ministre canadien des Transports Doug Lewis et le négociateur canadien James Harris ont tout deux admis en conférence de presse hier que ces négociations seraient difficiles.M.Harris, un diplomate de carrière, a cependant fait valoir que les deux gouvernements étaient déterminés à améliorer l\u2019entente actuelle sur le transport aérien, qui date de 1974.Actuellement, les compagnies aériennes canadiennes et américaines ne peuvent desservir qu\u2019un certain nombre de routes entre les deux pays.Le ministre Lewis a affirmé que l\u2019entente actuelle était particulièrement désavantageuse à l\u2019égard du Canada.II a expliqué que les compagnies américaines contrôlaient 90 pour cent du marché canadien, notamment parce que la majorité des Canadiens vivaient à moins de 150 kilomètres de la frontière canado-américaine, tout près des grands centres américains.Par contre, les compagnies canadiennes n\u2019ont accès qu\u2019à 30 pour cent du marché américain.Le transport aérien de passagers entre les deux pays représente une industrie de 2,3 milliards $.Or, le Canada n\u2019en contrôle que 900 millions $, et pourtant, il y a beaucoup plus de passagers canadiens qui vont vers les Etats-Unis que vice-versa, a-t-il déclaré.«Nous sommes perdants», a-t-il soutenu.Lo Tribun*, Sherbrooke >endrea 12 ovri 99\u2019 Crise d'octobre: stratégie de Trudeau dévoilée Kirk LAPOINTE\tOttawa (K) Le 19 octobre 1970, quelques jours après le meurtre du ministre québécois Pierre Laporte, le premier ministre Pierre Trudeau annonça à son cabinet qu\u2019il était temps de «passer à l\u2019attaque».Des documents du Conseil privé, rendus publics grâce à la Loi d\u2019accès à l\u2019information, permettent aujourd\u2019hui de dévoiler les propos qu\u2019il a alors tenus.La stratégie, a-t-il expliqué, consistera à «saisir toutes les occasions» pour dépeindre les membres du Front de libération du Québec (FLQ) comme: \u2014 Ayant provoqué une «soif de sang», qui pourra produire une «société de tueurs».\u2014 Possédant des dossiers «d\u2019actes pervers, odieux et sordides».\u2014 Voulant établir une «société de type communiste, républicain et athée, sans possibilité de choisir les emplois, la maison, les amis et absente de confiance mutuelle».\u2014 ÉEtant des «théoriciens pédants, dans leur tour d\u2019ivoire .(qui) ne se servent pas eux-mêmes d\u2019une arme pour abattre ou torturer les gens, mais laissent ce sale travail, avec le risque de peines de prison, à leurs serviteurs».\u2014 Recherchant une «utopie non pour vous, non pour vos enfants, mais dans un avenir très, très éloigné, si jamais elle se réalise».Bons côtés Le plan n\u2019oublie pas le monde de la pègre, qui est décrit comme «neutre» dans cette affaire, mais sur lequel s\u2019exercent de «véritables pressions» pour qu\u2019il «obtienne et procure des preuves» contre le FLQ.Même si la crise, reconnaît M.Trudeau, peut être «révoltante et perturbatrice».elle peut aussi fournir «l\u2019oc- casion d\u2019effectuer des changements bénéfiques fondamentaux, qui ne pourraient se faire autrement que dans plusieurs années».Les documents du Conseil privé font également état des réticences du ministre de la Justice d\u2019alors, M.John Turner, devant l\u2019imposition de la Loi des mesures de guerre.Grâce à cette loi, le gouvernement fédéral put suspendre les libertés fondamentales et 450 personnes furent arrêtées, sans avoir jamais été accusées.Même si les gouvernements de Québec et de Montréal avaient demandé la mise en vigueur de cette loi, parce qu\u2019ils se croyaient en présence d\u2019une insurrection appréhendée, M.Turner soutenait qu\u2019Ottawa «avait le devoir (de trouver) une corroboration».M.Mitchell Sharp, alors ministre des Affaires extérieures, répliqua que les actes du FLQ montraient son «efficacité» et qu\u2019il n\u2019avait pas besoin d\u2019autre corroboration.M.Trudeau approuva, ajoutant qu\u2019une quantité considérable d\u2019armes et de dynamite avait été volée récemment.Unité nationale Au début de l\u2019année 70, M.Trudeau avait déjà commencé à se pencher sur la menace du séparatisme et il examinait la façon de stimuler l\u2019unité nationale.Dans un tableau affiché au mur, on suggérait de: \u2014\t«Etre à l\u2019écoute électronique des citoyens», pour se renseigner auprès d\u2019eux et dialoguer avec eux.\u2014\t«Maximiser l\u2019information» des élites militantes sous surveillance, \u2014 Créer des camps d\u2019été et des écoles, encourager les échanges entre les agriculteurs et les citadins et encourager les Canadiens à se visiter.\u2014 Introduire des mesures incitatri-ces à la mobilité des particuliers et des entreprises commerciales.\u2014 Publier une page par jour dans «l\u2019autre langue» dans les journaux.Pierre Trudeau EÛTES D\u2019EATON 0 \\-4 , ¦ : i >¦\t>*v 'Vi Isillti ^iawgâiâ^â^ôgy MEMES MAZDA 626 SE1991 MIATA1991 'W,mMMwummMM \u2022\u2022\u2022>>:¦/' Mazda 323 Ox 1991 macoc La Tribune, TOUJOURS LES La sportive par excellence À partir de CHEZ 15995$ 299$/ A tous nos clients(es) et futurs(es) clients(es) Passez nous voir samedi, 13 avril et obtenez 1 COUPON POUR LE PLEIN DE GAZ PROPANE POUR LA BONBONNE DE VOTRE B.B.Q.r\\ En collaboration avec Valeur de PROPANE tes Professionnels\tLa solution\tICG Propane Inc.du propane\tcontre la pollution\t2580, rue King ouest 569*5117 Sherbrooke Ij^ouponjîar^ljentJEr^igue^^ Modèle de base À partir de (.(.P.en sus 7995$ PICK-UP 1991 roues d'aluminium antenne élect.radio AM-FM stéréo cassette 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oublier la bonne volonté, l\u2019acharnement au travail et surtout l\u2019extraordinaire volonté d\u2019une équipe déterminée.C\u2019était oublier aussi la hardiesse d\u2019une animatrice au dynamisme contagieux et dont la principale marque de commerce semble être celle de l\u2019enthousiasme à relever des défis de taille.vaille qui contribue à insuffler à l\u2019ensemble un dynamisme dont le rythme, conséquemment très alerte, s\u2019apparente presque au découpage cinématographique.Rythme auquel contribuent aussi les courts lien musicaux signés Christian Ruel, qui sont interprétés directement sur scène et qui assurent entre les nombreuses scènes des liens percutants et efficaces.On a choisi ici le parti-pris de l\u2019évocation, de la stylisation, et je pense que même pour un spectateur qui n\u2019aurait pas vu le film, le tout est suffisamment compréhensible pour permettre à tous et à chacun de suivre le double cheminement de Daniel Coulombe/Jésus dans cette prenante et pathétique histoire.D\u2019ailleurs, l\u2019une des plus belles forces de cette production réside à n\u2019en pas douter dans l\u2019excellence de l\u2019interprétation du jeune comédien qui assume ce double rôle pivot et Les 'piliers' de la production «Jésus Elisabeth Ledoux, Daniel Coulombe, Champagne.On l\u2019avait déjà observé l\u2019an dernier, alors qu\u2019elle montait avec l\u2019A-telier-théâtre du Séminaire de Sherbrooke, composé d\u2019étudiants de toutes concentrations de l\u2019ordre collégial, «Bain public».On le constate à nouveau cette année alors que le groupe, composé cette fois-ci d\u2019une quarantaine d\u2019étudiants, s\u2019attaque à ce texte écrit pour le cinéma et monté, selon toute vraisemblance pas plus que pour la deuxième fois, sur scène.Une production qui représente un défi tel que seules, les troupes d\u2019amateurs semblent capables de les relever et qui sera présentée ce soir vendredi et demain samedi à la salle St-Laurent du Séminaire de Sher-broke.Car la tâche de recréer, sur une seule scène, les multiples lieux de l\u2019action qui constituent autant de pistes nous permettant de suivre le cheminement des personnages n\u2019était assurément pas évidente.Mais l\u2019approche que prend ici la metteure en scène Jacinthe Tremblay qui morcelle le lieu (incluant même la salle de spectacle) pour en faire de multiples plateaux, se transformant aisément et avec bien peu de choses au gré des besoins, constitue à n\u2019en pas douter une fort heureuse trou- de Montréal» sont Claudia Vogrig, Benoît Bouffard et Martin qui nous montre un François Lé-cuyer offrant un jeu d\u2019une intensité peu banale.11 y est tout à fait étonnant! Les quatre acteurs qui l\u2019entourent soient Elisabeth Ledoux, Claudia Vogrig, Martin Champagne et Benoît Bouffard imposent également un jeu juste et très convaincant.L\u2019interprète de Mireille, une actrice d\u2019origine française, devrait cependant soigner son accent qu\u2019elle réussit fort bien en ouverture et en clôture mais qu\u2019elle semble perdre étrangement entre les deux.L\u2019enthousiasme et l\u2019espèce de feu sacré qui paraissent animer toute la distribution est ici, on ne peut plus contagieux.A cet égard, je ne peux d\u2019ailleurs passer sous silence la performance du seul «vieux» de la gang, en l\u2019occurence Jean-Louis Lavoie, professeur de mathématiques au Séminaire, qui a accepté ici de tenir le rôle du Père Leclerc et qui, ma foi, ne détonne absolument pas dans ce groupe de jeunes tout en y trouvant aisément sa place.Pour l\u2019Atelier-théâtre du Séminaire de Sherbrooke, cette nouvelle production constitue un autre pas dans sa poursuite de l\u2019excellence dans le domaine théâtral.Arts et spectacles Le gérant de Mitsou trouve les «Anglais» trop prudes Montréal (PC) «11 s\u2019agit d\u2019un vidéoclip qui ne véhicule pas de fausses valeurs.Les Anglais n\u2019acceptent pas le corps humain».C\u2019est en ces termes que le gérant de Mitsou, Pierre Gendron, a commenté le refus de MuchMusic, de Toronto, de diffuser le plus récent clip de sa protégée intitulé «Dis-moi, dis-moi».«Les corps humains dans le clip sont utilisés de façon sculpturale et artistique.On voit même un athlète nu, assis de dos sur un socle, de sorte qu\u2019il devient une statue, une sculpture.Quant à Mitsou, on lui voit très peu les seins.Elle se couvre containment avec ses mains avec de savantes feintes.Vraiment, les Canadiens anglais sont plus prudes que nous», a précisé Gendron.11 a par ailleurs reconnu que Mitsou comptait évidemment sur MuchMusic pour effectuer une percée au Canada anglais.Mitsou entend foncer quand A L'HORAIRE DE CABLE 11 DE SHERBROOKE VENDREDI 12 AVRIL 18h00: UN GESTE QUI SAUVE 1KH30: PEINDRE AVEC C.D.CLOUTIER 19h()ü: PING PONG SHOW 19H30; MOUVEMENT RAELIEN CANADIEN 21)1100: AS-TU LE DROIT?201130: PROFIL 211100: QUEBEC MON AMOUR 211130: ECHOS DE L\u2019AU-DELA 22HOO: LA VIDEO MAISON.UN JEU D\u2019ENFANT 22H30: LE FRANÇAIS A LA PORTEE DE TOUS 23H30: CONSOMM-AIDE SAMEDI 13 AVRIL 12H00: VOTRE DECLARATION ETAPE PAR ETAPE 13H00: DOCUMENTAIRE.(Le bar du St-Laurent) I4H00: DOCUMENTAIRE: (Les richesses des provinces de l\u2019Atlantique) 14H30; QUAND LE PASSE SE FAIT PRESENT 15H30: AS-TU LE DROIT?161100: CONSOMM-AIDE I6H30: PING PONG SHOW 17h00: INFO SPAE (Chroniques vétérinaires) 17h30: MAGAZINE INFO-SANTE 18H00: LE FRANÇAIS A LA PORTEE DE TOUS 191100: TOWNSHIPS MAGAZINE 19H30: CARRIERES ET PROFESSIONS 20H00: COULEURS ET STYLE 20H30: MOUVEMENT RAEL1EN CANADIEN 21H00: REFLETS D\u2019ART DIMANCHE 14 AVRIL 1IH30: MOUVEMENT RAELIEN CANADIEN I2H30: BINGO: (Marathon de 1000 S chaque dimanche pour venir en aide à deux organismes sans but lucratif dispensant leurs services communautaires à des bénéficiaires de notre région) 131130: UN GESTE QUI SAUVE 14H00: CARRIERES ET PROFESSIONS I4H30: PEINDRE AVEC C.D.CLOUTIER 15FI00: MAGAZINE INFO SANTE 15H30: COULEURS ET STYLE I6H00: PROFIL 16H30: REFLETS D\u2019ART 17H00: QUEBEC MON AMOUR 17H30: TOWNSHIPS MAGAZINE 18H00: QUAND LE PASSE SE FAIT PRESENT I9H00: ECHOS DE L\u2019AU-DELA 19H30: LA VIDEO MAISON.UN JEU D\u2019ENFANT N.B.: Horaires sujets à changements; se référer au GUIDE/HORAIRE sur câble 11.ECHOS DU MONDE ARTISTIQUE ?Concert groupe Ami-Chante Le groupe vocal Ami-Chante, de Thetford Mines, présentera les deux représentations de son sixième concert annuel les 20 et 21 avril prochains à la Salle Dussault de l\u2019école Albert-Carrier.Les amateurs de musique sont conviés à une soirée radiophonique pleine de rythmes entraînants de tendresse, de rêve et d\u2019humour.Sous le thème Ondes et Brouille, le programme compte des pièces québécoises, françaises, américaines et sud-américaines.Les Gerry Boulet, Mario Pelchat, les frères Groulx, Maurane, Philippe Lafontaine et plusieurs autres figurent au répertoire.Ainsi, en plus des pièces Quand on y croit, Sun City, Pas gaie la pagaille et Coeur de Loup, les choristes sous la direction de François Turcotte offriront un pot-pourri du regretté Gerry Boulet.r* 63.KING OUEST 566-8782 \u201cPUISSANT.PROVOQUANT.PARFAIT De Niro est extraordinaire.\u201d - Pat Collins, WWOR TV\tBU ROBERT DE NIRO Dans les années 1950, une guerre faisait rage aux États-Unis.Une commission du Congrès imposait la peur et la censure pour contrôler le milieu de ta création.Quiconque exprimait son désaccord avec cette commission devenait.^ORED/^ SOIREE VODKA ET RHUM JEAN JACQUES BEAUCHAMP AU PIANO £ Delta ^ Sherbrooke s Hôtel et Centre des Congres ® /¦ 0UPABLE PAR ASSOCIATION version française de \"GUILTY BY SUSPICION\" Soir: 7h10, 9h20.Dim.: 1h10, 3h20, 7h10, 9h20 UN THRILLER EFFICACE.AVEC UN RÔLE FÉMININ FORT BIEN JOUÉ.\u201d 1 les nuits avec mon ennemi Tous les soirs: 7h00 Dimanche: 1 hOO, 7h00 4e MOIS DE TRIOMPHE! GAGNANT DE 7 OSCARS dont meilleur film \u2022\"SK'&ia&xJà dà.\u2022 - v .\u2022.\u2022îçse 1\ts jt\tv-i ftiHiMï* v*^\u2019 «Txtiiarn.aXÉ^ju.
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