La tribune, 13 décembre 1990, Cahier 2
[" Forum LA COMMISSION BÉLANGER-CAMPEAU OHMHM1 La Tribune\tvivre Sherbrooke °-énéral jeudi 13 décembre 1990 - La suggestion de Léon Dion agace plusieurs membres André BELLEMARE\tQuébec (PC) Le politicologue Léon Dion a suscité agacement et inquiétude chez plusieurs membres de la Commission Bélanger-Campeau en allant suggérer hier de tenter une toute dernière fois une reprise des négociations constitutionnelles avec le Canada anglais.Si, encore une fois, aucune possibilité d\u2019entente n\u2019était perceptible, alors là le gouvernement du Québec serait justifié de déclencher un référendum sur l\u2019indépendance nationale.«L\u2019Accord du lac Meech n\u2019était bon pour aucune des parties et le Québec ne disposait pas d\u2019alternative en cas d\u2019échec.Cette fois-ci, il fau- Le Bloc québécois crie à la discrimination Ottawa (PC) Le Bloc québécois a dénoncé hier le fait que des ressources fédérales soient mises à la disposition des membres fédéralistes de la Commission Bélanger-Campeau.Le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard n\u2019a pas accès à ces ressources, a déploré le député de Shefford Jean Lapierre.M.Lapierre a soutenu en Chambre hier que cette situation portait atteinte aux privilèges des membres du Bloc québécois.M.Lapierre s\u2019est demandé pourquoi le Conseil privé transmettait de l\u2019information aux deux députés fédéralistes Jean-Pierre Hogue et André Ouellet alors qu\u2019il ignorait le député de Lac-Saint-Jean Lucien Bouchard.«Des fonds publics, qui sont payés par l\u2019ensemble des Canadiens et des Québécois, qu\u2019ils soient fédéralistes ou souverainistes, sont maintenant utilisés tout simplement pour un côté de la médaille», a-t-il déploré.M.Lapierre a soutenu qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une discrimination basée sur les convictions politiques.Le président de la Chambre des communes John Fraser a refusé de rendre immédiatement sa décision sur cette question.Il a rappelé au député Lapierre que les travaux de recherches effectué pour un parti appartenait à cette formation politique, même si c\u2019étaient les contribuables qui en avaient défrayé les coûts en bout de ligne.EN BREF ?\tIls espèrent surtout ne pas être oubliés Québec (PC) \u2014 Les Acadiens et Acadiennes du Nouveau-Brunswick et les Francophones de l\u2019Ontario ne craignent pas la souveraineté du Québec mais ils espèrent qu\u2019un «Québec nouveau» ne les oubliera pas.Leurs porte-parole ont exprimé ce sentiment hier devant les membres de la commission Bélanger-Campeau en souhaitant, peu importe le statut po-Jitique que pourrait proposer la commission dans son rapport, en mars, un raffermissement des liens entre le Québec et les francophones du Canada.L\u2019Association canadienne française de l\u2019Ontario (ACFO), par la voix de son président Jean Tanguay, a même suggéré la formulation et la mise en oeuvre par le Québec d\u2019un code des minorités à partir duquel on pourra conclure des accords de réciprocité avec les provinces à majorité anglophone en matière de droits linguistiques.?\tLes Hurons ne veulent plus de paternalisme La nation huronne souhaite et espère qu\u2019un Québec nouveau-né se comportera pas en tuteur des Hurons (et des autochtones en général) comme le fait le gouvernement canadien.«Il faudra que ça finisse cette forme de paternalisme», a lancé hier le chef du village Huron de Lorettevillc, Max Gros-Louis.Le chef indien a demandé aussi que le «Québec nouveau» adopte une autre vision de l\u2019autonomie de la nation huronne.M.Gros-Louis a réclamé, dans un nouveau voisinage Québé-cois-Hurons, l\u2019autonomie sur les territoires, un accès aux richesses naturelles, un contrôle des leviers de décision et de développement économique et la formation d\u2019un gouvernement huron responsable.drait que le gouvernement québécois se présente, armé, à la table des négociations, avec la menace de proclamer son indépendance, a-t-il dit.«Pour le moment, évitons d\u2019agir sous le coup de l\u2019exaspération.La raison doit toujours prévaloir sur la passion, surtout dans une question aussi grave que celle-ci.Si nous tenons un référendum, il faudra être certain de le gagner afin de ne pas affaiblir encore le Québec.Mais il faut prendre le temps nécessaire et ne rien brusquer», a ajouté le professeur Dion, qui a jeté une douche d\u2019eau froide sur plusieurs organismes à vocation économique qui sont venus dire devant la commission depuis un mois de «se brancher» au plus vite sur l\u2019avenir constitutionnel du Québec.Invité à titre d\u2019expert, le professeur de 68 ans a ajouté que le gouvernement libéral de M.Robert Bouras-sa devrait cependant solliciter un mandat de la population (au moyen d\u2019une élection) avant de se lancer dans des réformes constitutionnelles.Quant à un gouvernement du Parti québécois, il devrait, lui, faire ap- Michel Bélanger (à droite), co-président de la commission, explique à Léon Dion la procédure avant son exposé.Au milieu, Jacques Parizeau assiste à la scène.U im\t\tV.,!V\t°\t*«4 JR prouver son projet de souveraineté-association par voie de référendum avant de l\u2019appliquer.Patience et réflexion M.Dion a cependant reconnu que le Canada anglais n\u2019est pas disposé aujourd\u2019hui à prêter une oreille attentive à des négociations constitutionnelles dans le sens des attentes du Québec, mais que ça viendrait peut-être dans six mois, selon lui.D\u2019ici là, il faut faire appel à la patience et à la réflexion.Les propos du politicologue ont semblé réjouir chez les tenants du fédéralisme ceux qui cherchent à gagner du temps, mais ils ont soulevé beaucoup d\u2019interrogations ches les autres membres de la commission.Certains comme Serge Turgeon, Louis Laberge, Gérald Larose, Jacques Brassard, Claude Béland, Lucien Bouchard, ont manifesté leur désapprobation au professeur.M.Bouchard a reproché à M.Dion de manquer de «logique» dans son raisonnement tandis que M.Larose croyait déceler «des contradictions» dans la thèse du professeur.M.Béland a demandé à M.Dion si le Québec n\u2019était pas rendu à la limite de la patience, maintenant qu\u2019il doit maintenant répondre à l'appel du 23 juin du premier ministre Bou-rassa de décider par lui-même de son avenir?«N\u2019est-ce pas qu\u2019il faut décider tout de suite de notre statut politique, ne serait-ce que pour éliminer ce climat d\u2019incertitude malsain pour l\u2019économie?», a demandé le grand manitou du Mouvement Desjardins.Même le coprésident Jean Campeau a cru bon intervenir pour demander au témoin-expert: «J\u2019aimerais savoir pourquoi le Canada n\u2019a pas accepté l\u2019Accord du lac Meech si, comme vous le dites, M.Dion, il a peur pour sa survie?Est-ce que le Canada a raison quand il dit que le Québec n\u2019osera jamais se séparer?En avons-nous une épine dorsale?», a demandé M.Campeau.M.Dion a dit que ni l\u2019indépendance ni le fédéralisme renouvelé ne lui font peur mais, avant de poser un geste aussi important comme celui de vouloir quitter la fédération canadienne, il faudra être certain de réussir.' ^.Wêéë§ n*# «S -* ' Sur approbation du crédit par GMAC.Un acompte peut être exigé.Offre en vigour pour un temps limité à compter du 27 septembre 1990 et applicable aux véhicules neufs provenant du stock du concessionnaire.Certaines conditions s\u2019appliquent.Tous les détails chez votre concessionnaire.SU mm iHÉ GM frappe grand coup POUR 4 ANS, SUR TOUTES SES VOITURES ET CAMIONNETTES 1990 ET 1991 une genereuse remise de 500$ à 3 000$, à votre choix C\u2019est le temps de passer à l\u2019action.Car contrairement à la qualité GM, cette offre ne durera pas longtemps En route vers une bonne affaire. B 2 La Tribune, Sherbrooke, jeudi 13 décembre 1990 Forum Jean-Guy Dubut, Président et cnteut Jean Vigneault, ïéaocteur er cne\u2019 Roth Bilodeau, Editorialiste-adjoint ÉDITORIAL Le plan des bonnes intentions Roth BILODEAU Avez-vous déjà vu l\u2019Opposition vanter les mérites d\u2019une initiative gouvernementale?Avez-vous déjà entendu un écologiste se dire totalement satisfait des politiques environnementales du gouvernement?Non, bien sûr; et personne ne s\u2019attend à cela.Alors, vous pensez probablement que le Plan vert d\u2019Ottawa ne peut pas être aussi décevant que ceux-là le disent.Et vous avez raison sous plusieurs angles.D\u2019abord, tout simplement à cause de l\u2019existence même d\u2019un Plan vert.Le Canada n\u2019avait encore aucune politique d\u2019ensemble en protection de l\u2019environnement.Aujourd\u2019hui, nous en avons une; donc, c\u2019est déjà un progrès en soi.Deuxièmement, parce que le plan du ministre Robert de Cotret aurait été inimaginable il y a quelques années à peine; le document aborde directement des problèmes que nos gouvernements ignoraient, ou feignaient d\u2019ignorer.C\u2019est donc rassurant de voir qu\u2019Ottawa n\u2019est pas complètement insensible à ce qui nous préoccupe tous de plus en plus.Ensuite, parce que le Plan vert est attrayant.Car il semble ambitieux: on y traite en effet de la plupart des problèmes environnementaux qui touchent notre société, allant de la gestion des déchets jusqu\u2019à la destruction de la couche d\u2019ozone; et le budget de 3 milliards $ frappe l\u2019imagination au moment où les finances fédérales sont en si piètre état.Enfin, à cause des bonnes intentions qui motivent cette politique d\u2019ensemble: on promet d\u2019agir dans tous les domaines, en misant sur la collaboration des ministères, des entreprises et des citoyens.Alors, ceux qui parlent de fiasco exagèrent.Mais ils n\u2019ont pas tout à fait tort.Car c\u2019est vrai que le Plan vert d\u2019Ottawa reste fort décevant.Pour une raison très simple: les vagues promesses y sont beaucoup plus nombreuses que les mesures concrètes.Dans plusieurs secteurs, le Plan ne contient en effet aucune garantie d\u2019action et presque pas de mesures précises; analyser, proposer, développer, renforcer, sont les mots qui reviennent le plus souvent.Peut-être que toutes ces étapes sont nécessaires, mais c\u2019est bien loin de répondre au sentiment d\u2019urgence que les Canadiens éprouvent; d\u2019ailleurs, dans beaucoup de cas, l\u2019agenda des objectifs s\u2019étend au-delà de la prochaine élection générale.Un exemple de l\u2019inconsistance: on veut réduire de 40 % le «smog» urbain alors qu\u2019aucune action n\u2019est prévue pour diminuer le parc automobile.Bref, on a l\u2019impression que les bonnes intentions pourraient facilement devenir des voeux pieux, ou encore se transformer en futures promesses électorales.Le ministre de Cotret dit que son principal but est de changer les mentalités, de modifier les comportements; et il a raison, car l\u2019Etat ne pourra réussir à protéger l\u2019environnement que si nous y contribuons tous directement.Mais pour y arriver, il faudrait que le gouvernement Mulroney impressionne les Canadiens par sa détermination et qu\u2019il nous persuade que tous ses ministres sont prêts à passer immédiatement à l\u2019action.Et c\u2019est évident que ce Plan vert n\u2019y suffit pas.SONDAGE GALLUP L'opposition au libre-échange bat des records, sauf au Québec La majorité des Canadiens (52 %) s\u2019opposent à l\u2019accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Canada; c\u2019est trois pour cent de plus que lors du dernier sondage Gallup sur cette question.En fait, c\u2019est la première fois qu\u2019un sondage Gallup indique une claire majorité contre le traité ca-nado-américain.C\u2019est seulement à une occasion, soit après les dernières élections fédérales, que le libre-échange a eu davantage de partisans que d\u2019opposants.En décembre 88, 44 pour cent étaient en faveur du traité commercial, tandis que 36 pour cent s\u2019y opposaient.Le Québec est l\u2019unique région du Canada où les partisans du libre-échange sont plus nombreux que ses opposants (40 % vs 36 %).Dans toutes les autres régions, les opposants au libre-échange sont majoritaires: 51 pour cent dans les Prairies, 54 pour cent dans les Maritimes, 56 pour cent en Colombie-Britannique et 62 pour cent en Ontario.Gallup a également demandé aux Canadiens ce que le gouvernement fédéral devrait faire concernant cet aecord de libre-échange avec les Etats-Unis.Seulement 21 pour cent soutiennent qu\u2019il devrait l\u2019abolir alors que 61 pour cent croient qu\u2019il devrait être maintenu comme il est (31 %) ou amélioré (30 %).Par ailleurs, seulement 27 pour cent des Canadiens croient que le Canada est maintenant en meilleure position parce que les produits des deux pays peuvent circuler sans tarifs douaniers.Gallup posait cette question bien avant l\u2019entrée en vigueur du traité, soit depuis 37 ans; et cette proportion (27 %) est la plus faible proportion qui a été enregistrée.Le résultat probablement le plus remarquable de ce sondage porte sur les retombées en matière d\u2019emploi: en effet, presque trois Canadiens sur quatre (74 %) croient que le libre- échange ne crée pas plus d\u2019emplois au pays.Soixante-quinze pour cent des répondants estiment ne retirer aucun bénéfice personnel du libre-échange; quarante pour cent croient que le traité commercial va compromettre la souveraineté culturelle du Canada tandis que quarante-quatre pour cent ne partagent pas cette opinion; quarante-cinq pour cent estiment que le libre-échange va américaniser le Canada et quarante-six pour cent ne le croient pas.Enfin, seulement 12 pour cent des répondants souhaiteraient que le Canada se joigne aux Etats-Unis tandis qu\u2019autant que 84 pour cent y sont opposés.Les résultats de ce sopdage sont fondés sur 1033 entrevues personnelles avec des adultes de 18 ans et plus, menées entre le 7 et le 8 novembre.Un échantillon de cette taille comporte une marge d\u2019erreur de 4 pour cent, 19 fois su 20.impact du libre-échange sur le Canada \tPositif\tNégatif\tIndécis NA 1 ION AL\t\t\t Novembre 90\t27%\t49%\t25% 1989\t33%\t43%\t25% Octobre 88\t42%\t33%\t25% Septembre 88\t47%\t36%\t17% Janvier 88\t48%\t32%\t20% Septembre 87\t43%\t35%\t22% Février 87\t43%\t36%\t21% 1986\t42%\t38%\t20% 1984\t54%\t29%\t17% 1983\t54%\t29%\t17% 1968\t56%\t27%\t17% 1963\t50%\t32%\t18% 1953\t54%\t28%\t18% \tLibre-échange Pour\tContre\tNi l\u2019un ni l\u2019autre / indécis NATIONAL\t\t\t Novembre 90\t31%\t52%\t17% Mars 90\t32%\t49%\t19% Octobre 89\t41%\t46%\t14% Décembre 88\t44%\t38%\t19% (19) Novembre 88\t34%\t41%\t25% (15) Novembre 88\t32%\t45%\t23% (8) Novembre 88\t26%\t50%\t24% Octobre 88 RÉGIONS:\t34%\t42%\t24% Maritimes\t28%\t54%\t19% Québec\t40%\t36%\t25% Ontario\t26%\t62%\t12% Prairies\t34%\t51%\t15% C.-Britannique\t28%\t56%\t16% Allez, demi-tour!.Nos indicateurs de pollution montrent que cette planète ne vaut pas la peine d'être .envahie.-rüT-'-' ¦ - li&iÉÉïàÉ 'ûiiutfUÜkÜttài&Éi TRIBUNE LIBRE Et le plan vert de Sherbrooke?M.Paul Gervais Maire de Sherbrooke Nous vous écrivons pour exprimer notre désaccord en ce qui concerne la rumeur voulant que le projet de cueillette sélective des ordures ménagères prévu pour avril 1991 soit escamoté des prochaines prévisions budgétaires et remis à 1992.L\u2019AMEUS (Association de la maîtrise en environnement de l\u2019Université de Sherbrooke) appuie les projets de recyclage et de revalorisation des déchets car il est évident que si nous voulons maintenir notre rythme de vie actuel, considéré par la majorité de la population comme adéquat, il faudra exploiter les ressources au maximum et un plan de cueillette sélective s\u2019inscrit parfaitement dans cette démarche.Vous invoquez souvent la bonne gestion de la Ville lors de vos sorties publiques.Il faut se rendre compte que des investissements en matière d\u2019environnement peuvent faire partie d\u2019un bon plan de gestion même si ceux-ci sont moins «glamour» que des investissements plus étroitement liés à la sacro-sainte économie.En fait, il s\u2019agit d\u2019investissements à long terme, qui rapporteront beaucoup plus que de simples bénéfices pécuniaires.La qualité de vie est importante: la Ville de Sherbrooke la prône avec ses messages télévisés et avec la tenue en 1992 d\u2019un colloque sur les villes en santé.Il faut donc être conséquent dans ses actes et prendre le plus de moyens possibles pour améliorer cette qualité de vie pour nous et surtout pour ceux qui nous suivront.C\u2019est pour cela que la société doit cesser de voir l\u2019environnement comme un moyen de vendre du détersif ou de s\u2019attirer des votes lors d\u2019une élection.C\u2019est pour cela qu\u2019il faut cesser de charcuter en premier les sommes consacrées à des activités en- vironnementales lors d\u2019un reserrement budgétaire.Nous croyons que ce projet de cueillette sélective peut être un bon moyen d\u2019afficher le dynamisme environnemental de la nouvelle administration de Sherbrooke.Nous vous encourageons donc à concrétiser ce projet dans les délais initialement prévus.En terminant, nous commençons déjà à nous demander où est rendu votre fameux «plan vert» pour Sherbrooke (La Tribune, 17 oct.1990), qui appuyait entre autres ce projet de cueillette sélective.Est-ce que ce dossier serait déjà au site d\u2019enfouissement?Janin Michaud Michel Montpetit Association de la maîtrise en environnement de l\u2019Université de Sherbrooke Ces abominables «voyeurs orthographiques».M.Roger A.Cormier, Professeur Faculté d\u2019éducation, Université de Sherbrooke, Je ne sais qui a eu la lumineuse idée d\u2019insérer au creux de votre texte «profond», l\u2019émouvante frimousse de Pascale Lefrançois, qui a récemment remporté le championnat junior mondial d\u2019orthographe.Cet adorable minois révèle, à coup sûr, l\u2019horrible «tyrannie discriminatoire» à laquelle l\u2019ont livrée tous ses sanguinaires «voyeurs orthographiques».Que vous ayez souffert par de semblables individus, votre texte le crie et je m\u2019en émeus.Mais, croyez-moi, vous pouvez en guérir.Il ne faut quand même pas que les déchirants cris d\u2019un seul deviennent l\u2019hallali de tout un peuple et que dans un énorme brasier où flamberaient toutes les «grammaires», les cahiers d\u2019exercices et les tests de rendement en orthographe, rôtissent tous ceux et celles qui parfois ont haussé le ton ou cogné sur des doigts alors qu\u2019ils ou elles corrigeaient des dictées.Musiciens, peintres, etc, ont subi semblables sévices et jamais ai-je été convié à un quelconque «party» où leurs instruments, outils ou vaisselles alimenteraient un stupide incendie.(.) Si dans votre bureau, j\u2019apercevais encore écrit sur votre cendrier dont je ne pourrais jouir, car je ne fume pas, la directive «Vides-moi, s.v.p.», à l\u2019instar de votre universitaire-visiteur je vous ferais remarquer que d\u2019un professeur à la Faculté d\u2019éducation, on est en droit de mieux, beaucoup mieux s\u2019attendre.Quant à Gilles Lefebvre qui regrettait les fautes (et non Le commerce du Tous savent que depuis le 2 décembre dernier les magasins sont ouverts le dimanche.Qui voyons-nous dans les centres d\u2019achat, pour défendre nos valeurs chrétiennes?Toutes les religions incluant les catholiques.Ce sont ces derniers que je veux sensibiliser, qui disent de tout bord et de tout côté: «Commençons par changer nous-mêmes, faisons des actions simples, et les autres changeront».Certains pratiquent beaucoup la prière et vont à la messe, mais comme les pharisiens et les publi-cains, ils oublient parfois de faire l\u2019action qui prouve leurs belles paroles et leurs convictions.Rien ne sert de signer des pétitions de milliers de noms pour dire qu\u2019on est contre les ouvertures le dimanche, alors qu\u2019on avait l\u2019occasion et avec force de montrer qu\u2019on était contre ces ouvertures en faisant un petit ges- les fots) d\u2019orthographe commmises alors qu\u2019il présentait son projet de fondation «Les jeunesses musicales du Canada», il s\u2019est grandi en les reconnaissant et, vous, bien diminué d\u2019avoir, lors de votre rencontre ultérieure, ajouté «que ses soi-disant lacunes ne l\u2019ont pas empêché d\u2019exercer un rôle majeur dans le domaine des arts ou dans le contexte de la coopération internationale.» Aussi bien avoir dit à Napoléon qui agonisait sur son rocher, que de gémir sur les sévices qu\u2019il avait fait endurer à Pie VII ne l\u2019avait pas empêché de devenir empereur: toute comparaison étant boiteuse, cependant.Vous citez Antoine de Saint-Exupéry qui laissait des erreurs orthographiques dans ses textes.Mais ils sont innombrables les écrivains qui, par inadvertance, ont fait ou font de même; voilà pourquoi chaque maison d\u2019édition embauche des correcteurs d\u2019épreuves.Toutefois, je plains celui ou ceux qui seront chargés de corriger votre épreuve (comme vous l\u2019appelez): «Ecrir otre-man, lire davantaj, grandir organiq-man» car, alors, il faudra de vrais et courageux voyeurs ou voyeuses.Vous soutenez l\u2019hypothèse qu\u2019à long terme la pratique de lier l\u2019attestation ou l\u2019admission des étudiants à la réussite des tests de rendement en orthographe.» et vous énumérez quatorze inconvénents graves dont les plus rigolo me semblent être le suivant: «-diminue la valeur des diplômes en y introduisant un bruit de communication.» De brillants cerveaux interpelés (car il en reste encore et qui pourchassent les fautes d\u2019orthographe partout où elles se terrent, dimanche te simple: ne pas aller se montrer dans les magasins le dimanche.Pourquoi je suis contre?Parce que je suis pour la vie familiale et qu\u2019elle s\u2019éffrite de jour en jour.Parce que le dimanche nous permettait d\u2019être ensemble à nous reposer et remercier Dieu des bienfaits qu\u2019il nous donne.Nous serons les premiers à déplorer d\u2019être obligés de travailler le dimanche, si ce n\u2019est déjà fait.On se plaint que nos droits et libertés sont brimés, mais on ne lève pas le petit doigt pour los sauver quand on en a l\u2019occasion.Claude Millette P.S.Ce n\u2019est plus vrai de dire qu\u2019on n\u2019a pas le temps de magasiner, car les magasins sont ouverts 5 soirs par semaine.Il ne faut tout de même pas charrier.parce qu\u2019ils ont la fierté du travail bien fait) pour m\u2019expliquer ce que vous pouviez bien entendre en écrivant cela, n\u2019ont pu, malgré toute leur bonne volonté, éclairer ma pauvre lanterne.Faisons un pari, M.Cormier: demandez à vos étudiants de vous écrire des raisons valables qui les inciteraient à écrire leurs textes sans faute.Compilez le tout et expédiez à La Tribune qui ne pourra tout publier car ce serait trop long, les étudiants ayant dépassé leur maître.Il est assuré que plusieurs endosseront vos propos qui frôlent dangereusement la démagogie: la loi du moindre effort fait des victimes qui ne peuvent que vous encenser de vous faire le chef de leur confrérie.Si la Cour Suprême devant laquelle vous êtes tenté de faire comparaître tous les voyageurs orthographiques qui «transgressent les chartes des droits et libertés» condamnaient ces abominables malfaiteurs à la guillotine, j\u2019exigerais que vous en fussiez le bourreau.Je serai plus sérieux, et encore une fois je vous assure que je ne comprends rien du tout au fait que malgré toutes vos souffrances vous vous acharniez à écrire, quand même, sans faute, (fot).Soyez-en félicité! Claude Nadeau East Angus Partager cette fierté Le Conseil des commissaires, La Commission scolaire de Magog, A l\u2019aube de votre nouveau mandat, nous venons vous saluer.Vos enseignants et vos enseignantes forment votre plus grand corps d\u2019employés.Nous vous offrons notre collaboration.Vous avez besoin de nous pour atteindre les clientèles qui sont votre raison d\u2019être, clientèles que nous avons ensemble mandat de servir.Votre travail et vos décisions, il nous semble, doivent s\u2019orienter vers les enfants et les adolescents inscrits dans vos écoles.Et vos enseignants sont les professionnels appelés à intervenir quotidiennement auprès de ceux-ci.Respecter et considérer vos enseignants, et cela de façon concrète, c\u2019est évidemment favoriser un climat positif dans vos écoles.Vos enseignants sont fiers de leur travail.Ils vous invitent à partager cette fierté.Benoît Dcscôtcaiix.directeur Zone de Magog du Syndicat de l'Enseignement de l\u2019Estrie Photo La Tribune par Stéphane Lemire LE MONDE SCOLAIRE La Tribune, Snerwoow e.c ; aécembre ;99C B 3 La Bataille des livres, un projet qui amène des écoliers de la CSCS à lire 40 romans de jeunesse québécois au cours de leur primaire, reçoit dorénavant des appuis.M.Denis Dalpé, l'un des responsables du projet, reçoit ici un chèque de 500 $ du directeur de la Société Saint-Jean-Baptiste du diocèse de Sherbrooke.Sherbrooke (MR) \u2014 Les élèves d\u2019administration du groupe 202 du collégial, au Séminaire de Sherbrooke, dans le cadre d\u2019un projet d\u2019étude en gestion d\u2019entreprise, ont lancé une campagne de financement de paniers de Noël auprès des entreprises.Grâce à leur travail, 30 familles recevront un panier de Noël d\u2019une valeur moyenne de 175 $, comprenant nourriture et cadeaux pour les enfants et leurs parents.Plus de 200 convives ont assisté à un souper organisé à l\u2019école Montcalm où elles se sont vu servir de la fondue chinoise par les élèves.L\u2019objectif du souper était d\u2019amasser des fonds pour financer le camp d\u2019hiver de 5e secondaire de cette école qui aura lieu en janvier.Toujours pour ce camp, une vente de sapins cultivés aura lieu à l\u2019entrée de l\u2019école demain soir et samedi soir, les 14 et 15 décembre.La radio scolaire CMOl du Collège François-Delaplace, à Waterville, fournit aux élèves suivantes l\u2019occasion de démontrer leur sens des responsabilités: Danielle Guillemette et Julie Gobeil, comme directrices de la programmation; Sylvie Dodier, Stéphanie Mercier-Rodrigue, Claudia Marchand, Julie Binet, Marie-Josée Lassonde, Josée Dupuis, Jessica Singleton et Isabelle Martineau, comme animatrices et responsables des tables tournantes.Un concert au profit de l\u2019UNICEF a lieu au Collège du Sacré-Coeur pour la 9e année consécutive, ce soir, le 13 décembre, à 19 h 30.On y retrouvera plusieurs groupes de musiciennes, de choristes, des monologuistes et des danseuses exécutant des chorégraphies.le concert se déroulera dans l\u2019ambiance de la fête de Noël.Le 21 décembre, Noël sera fêté à l\u2019école Le Touret.Une équipe formée du personnel a préparé des activités variées adaptées aux diverses clientèles de l\u2019école.Parmi ces activités, il y aura la participation de l\u2019harmonie de l\u2019école Montcalm, qui distraira petits et grands.Quatre des meilleures vendeuses de la vente de clémentines de l\u2019école St-François ont été choisies au hasard, méritant des prix de 100 $, 50 S et 25 $.Ce sont Martine Guillemette, Christiane Beaulieu, Mélissa Déry et Caroline Fortin.Une radio-cassette a été tirée au sort parmi les groupes et, bien que le groupe de Céline Savoie se soit classé premier, le sort a favorisé le groupe de Patricia Bussière et c\u2019est Annie Carbonneau qui, dans ce groupe, a gagné l\u2019appareil.Tous les groupes de l\u2019école ont aussi reçu des montants variant de 10 $ à 100 $, remis aux élèves selon les modalités choisies par les groupes eux-mêmes.Au total, ce sont 1500 $ qui ont été distribués ainsi.La meilleure vendeuse de l\u2019école, Jacinthe Cloutier, a vendu pour 501 $ de clémentines.EN BREF Vivre b*\"-| mm WBÊm .I Motif' de spirale HwëUcat omé de platine en filigrane.Le Relais Saint-François » inaugure son usine-école ?Fabrication de produits destinés au marché local Andrée ALLARD\tSherbrooke Un an après l\u2019implantation d\u2019un programme de réadaptation par le travail, Le Relais Saint-François de Sherbrooke vient d\u2019inaugurer son usine-école, destinée à de jeunes mésadaptés socio-affectifs.Dans son programme, Le Relais Saint-François offre un service appelé Plateau de travail interne qui permet à cinq jeunes de 15 à 18 ans de s\u2019initier à la ferblanterie et de fabriquer ensuite des produits destinés au marché local.«Ce service permet à quelques jeunes d\u2019acquérir les aptitudes et surtout de développer les attitudes qui feront d\u2019eux des employés recherchés.Nous avons mis ce service en place avec la préoccupation d\u2019expérimenter de nouvelles façons qui nous permettront de répondre aux besoins de nos bénéficiaires», déclare Marcel Bonneau, président du Relais Saint-François.Le Plateau de travail interne a pour objectif d\u2019initier les jeunes au travail tout en poursuivant la réadaptation dans un encadrement sécuritaire.A l\u2019usine-école, les intervenants recréent les conditions qui prévalent dans le milieu du travail.Le jeune est suivi de près et évalué afin qu\u2019il puisse découvrir ses possibilités de travailleur et les valeurs sociales et professionnelles nécessaires à son intégration sur le marché du travail.«Nous sommes au début du programme de réadaptation par le travail mais nous croyons qu\u2019en forgeant des liens solides avec le milieu du travail, nous entamons un processus important sur le plan de la croissance de nos jeunes et de leur autonomie financière», estime Marcel Bonneau.Depuis septembre 1989, 16 garçons et une jeune fille ont travaillé à l\u2019atelier de ferblanterie du Relais Saint-François.Deux jeunes travailleurs sont devenus ferblantiers et un autre Quelques jeunes s'affairent à l'atelier de ferblanterie de l'usine-école du Relais Saint-François.est en voie de se trouver un emploi dans le domaine.Selon le rapport du Relais Saint-François, le réseau de clients acheteurs s\u2019agrandit et est de plus en plus stable.Plus de 50 articles sont fabriqués à l\u2019atelier, dont plusieurs produits pour la construction.Créé en 1971, Le Relais Saint-François a mis sur pied son programme de réadaptation par le travail parce que «cela s\u2019imposait».Il n\u2019y avait en effet aucun programme de ce genre en Estrie.Dans chaque boîte bleue se cache un rêve.BIRKS & Inspirée de l\u2019opulence et du luxe inouïs du Second Empire français, la bague à tirage limité 1991 de Birks est conçue et fabriquée en or 18 carats et platine dans le propre atelier de joaillerie de Birks.Chaque bague est gravée de son numéro de série, est authentifiée d'un certificat d'origine et porte une garantie de cinq ans.Elle est présentée dans un baguier en argent fin de Birks spéciale-ment conçu pour l'occasion.ague à tirage limité de Birks 23000 ?\tNoël pour les Néo-Canadiens Le Service d\u2019aide aux Néo-Canadiens organise pour la 17e année consécutive sa grande fête de Noël pour les nouveaux arrivants.Cette fête, qui réunira des gens d\u2019une vingtaine de communautés culturelles, se tiendra le dimanche 16 décembre, de 15 h à 21 h, au sous-sol de l\u2019église Immaculée Conception, au 1085 boulevard Alexandre à Sherbrooke.La ministre des Communautés culturelles et de l\u2019Immigration, Monique Gagnon-Tremblay, assistera à cette fête.Diverses personnalités du milieu municipal seront également présentes.?\tConcours de décorations de Noël La Chambre de commerce de Len-noxville-Ascot organise un concours de décoration de Noël pour les commerçants.Un gagnant sera choisi par le jury dans chacune des deux municipalités.Le jugement aura lieu dans la semaine du 17 au 21 décembre.?\tAide pour les petits travaux Entraide-Jeunesse et son programme «La Jobine» offre à la population l\u2019opportunité d\u2019engager des jeunes fiables et responsables pour effectuer des petits travaux.Les intéressés peuvent communiquer avec Entraide-Jeunesse les lundi, mardi et jeudi, de 9 h à 16 h 30, au numéro 822-2844.?\tActivités au centre communautaire Les activités de la session d\u2019hiver 91 du Centre récréatif et communautaire du quartier Centre de Sherbrooke, situé au 400 Galt Ouest, débuteront le samedi 2 février.Les inscriptions pour ces activités auront lieu les 14, 15 et 16 janvier, de 9 h à 21 h.Au nombre des activités offertes, on retrouve «Les matins contés» CARNET COMMUNAUTAIRE ?Renouveau chrétien Le mouvement Renouveau chrétien tiendra une rencontre le vendredi 14 décembre, à 19h30, à la Maison Rivicr, 999, rue Conseil, à Sherbrooke.Jacques Filion, théologien, est le conférencier invité, et le thème de la soirée sera: «Noël, une société qui fait de la place aux autres, les enfants».INF.: 562-8432, 569-6909, 567-6365.pour les enfants de 3 à 5 ans, les différents «Clubs Jeunesse» et les activités socio-culturelles pour les jeunes entre 6 et 17 ans.Les personnes intéressées peuvent obtenir plus de renseignements en appelant au 564-7485.?Campagne pour la fibrosë kystique Jusqu\u2019au 15 décembre, l\u2019Association des intermédiaires en assurance de personnes du Québec, section Estrie, tient sa campagne de souscription pour venir en aide à la fibrose kystique.L\u2019objectif 90 a été fixé à 20 000 $.Comme par le passé, les assureurs-vie solliciteront la population dans les magasins Zellers des centres commerciaux Quatre-Saisons et Carrefour de l\u2019Estrie.Des billets en vente au coût de 2 $ donneront droit à un tirage de 1000 S en bon d\u2019achat à chacun des deux magasins.?Honneur pour les cadets à Richmond Richmond (GM) \u2014 Le corps des cadets 2874 de la Légion royale canadienne, filiale no 15 de Richmond, a reçu le trophée accordé au corps qui s\u2019est le plus amélioré au cours de l\u2019année 1990.Le corps local a devancé 60 autres corps du district Montréal-Estrie.C\u2019est le capitaine Marius Jutras de la base militaire de Longue-Pointe qui est venu faire la présentation à l\u2019of-ficier-commandant du corps 2874 de Richmond, M.André Boutin.Le corps 2874 compte actuellement 42 cadets.LINGERIE FINE pour la femme qui aime être élégante ou coquette dans ses vêtements intimes ou de détente.et pour l'homme qui aime faire des cadeaux à cette femme.(Tourelles 3025 King Ouest, Sherbrooke 821 0144 de bain raffinés en Estrie SPECTACLE DE DANSE! 9 AVEC ¦m l'École de danse Louise Milot samedi le 15 décembre à partir de 10H30.Présentation de danse:\t - Jazz Américain\t - Claquette\t1 \u2014 Comédie Musicale\t 150 DANSEURS BIENVENUE À TOUS! \\es \\V&S ,e«v*v PARTICIPEZ A NOTRE PROMOTION-TIRAGE! «C\u2019EST GAGNANT DE MAGASINER A UX TERRASSES ROCK FOREST» Plusieurs prix à gagner d une valeur totale de 2 500$.B*IeRRASSES .Rock Forest 4857, Bout.Bourque, Rock Forest 84 La Tribune, Sherbrooke, jeudi 13 décembre 1990 National______________________________________ Les députés libéraux misent sur Chrétien pour «remonter» au Québec Huguette YOUNG\tOttawa (PC) Les députés libéraux misent sur la rentrée du chef libéral Jean Chrétien aux Communes pour effectuer une remontée au Québec et faire valoir l\u2019option fédéraliste, au moment où la thèse souverainiste domine les travaux de la Commission Bélanger-Campeau sur l\u2019avenir constitutionnel du Québec.«On a hâte qu\u2019il s\u2019en vienne, a af-f;,mé la députée ontarienne de Hamilton, Mme Sheila Copps.Car, c\u2019est évident que lorsqu\u2019il était à l\u2019extérieur de la Chambre, c\u2019est un peu comme s\u2019il était disparu.» Le chef libéral a participé hier à son premier caucus libéral national à titre de député de la circonscription acadienne de Beauséjour, au Nouveau-Brunswick.Même si les libéraux ont vu leur majorité réduite dans cette circonscription, M.Chrétien a remporté une victoire décisive lundi en récoltant 51,9 pour cent des voix.Son plus proche adversaire, le néo-démocrate, Guy Cormier, a raflé près de 40 pour cent des voix.Mme Copps qui admet candidement que les positions de M.Chrétien sont contestées au Québec, croit tout de même qu\u2019il pourra se «tenir debout devant les recommandations de la Commission Bélanger-Cam- peau,» dont le rapport est prévu pour la fin de mars.M.Chrétien s\u2019adressera à cette commission lundi prochain.A son arrivée au caucus hier, M.Chrétien a indiqué qu\u2019il souhaitait que son élection aux Communes augmente sa visibilité sur la scène nationale, puisqu\u2019il pourra désormais débattre les grandes questions de l\u2019heure sous les projecteurs des caméras de télévision.«Les autres chefs de parti avaient Toronto (PC) Le premier ministre Bob Rae a fait remarquer, mercredi, que le leader péquiste Jacques Parizeau n\u2019est pas habilité pour parler au nom du Québec.«11 existe un gouvernement élu au Québec, qui est responsable de la position constitutionnelle de cette province», a rappelé M.Rae en conférence de presse.M.Rae commentait le discours sur accès plus facilement aux médias, s\u2019est-il plaint, et au niveau du moral des troupes, ça fera beaucoup de bien.» M.Chrétien souhaite faire son entrée triomphale à la Chambre des communes, probablement au mois de janvier.Pour Mme Copps, toutefois, la question pressante n\u2019est pas de fouetter ie moral des troupes, mais de faire valoir l\u2019option fédéraliste comme une solution valable pour les Québécois.\u2014 Bob Rae la souveraineté-association prononcé la veille par M.Parizeau devant les membres des clubs Empire et Canadian, réunis à l\u2019hôtel York.Le premier ministre Robert Bou-rassa, a noté M.Rae, n\u2019a pas encore présenté la position constitutionnelle du Québec.«Il n\u2019y a pas de nouvelle position de la part du gouvernement du Québec, a-t-il dit.M.Parizeau présente une position que lui et son parti maintiennent depuis 20 ans.Jacques Parizeau ne peut pas parler au nom du Québec CAUSEUSE-UT en «soft touch» Choix de 4 couleurs.499* 10 ans de garantie sur magnetron Four à micro-ondes 0.8 pi.cu.Modèle ME48TW \u2022\t700 watts \u2022\tCommandes électroniques \u2022\t10 niveaux d'intensité \u2022\tDécongélation automatique \u2022\tSonde thermique \u2022\tMinuterie 100 minutes.269 FAUTEUIL À BILLE 129* CONFORTABLE FAUTEUIL À BILLES Blanc ou couleur opale.279* 289$ CHAISE EN CUIR Pivotante et inclinable avec tabouret.® Meubles lennowiHe Inc.U! 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Car chez Nissan, bien plus qu\u2019un simple moyen de locomotion, c\u2019est un véritable moyen d\u2019expression que nous vous proposons.NISSAN Pour plus d'information sur nos produits rompwz le 1 800387 0122 pour les modelés Nissan ou le 1 800 303-4520 pour Infinin Rnulftr li.uk ilnrmbtr !99() La Tribune, Sherfrooke, end '3 cecemc'e î'990 B 5 PATRIMOINE FAMILIAL Tout comme I ' amour est inconcevable sans harmonie, le couple est impensable sans entente.Certes, les liens entre conjoints sont étroits.Mais chaque couple a son histoire, sa réalité, son h arm o nie.La Loi sur le patrimoine familial établit désormais un partage égal de la valeur de certains biens: maisons, véhicules, meubles, rentes et pensions.Elle vise à favoriser Légalité économique entre époux.VOUS AVEZ LE DROIT DE VIVRE EN Elle appelle aussi à une réflexion entre conjoints quant à sa pertinence.Reflète-t-elle vraiment vos désirs, votre volonté, votre situation?Si vous vous êtes mariés avant le 1er juillet 1989, vous pouvez vous soustraire en tout ou en partie, aux dispositions de la loi qui ne vous conviennent pas en établissant une convention d'exclusion.Si vous le croyez souhaitable, vous avez jusqu'au 31 décembre 1990 pour voir votre notaire et ensemble établir la convention qui sera l'expression fidèle de vos volontés.Votre notaire est la seule personne pouvant établir une convention d'exclusion.C\u2019est aussi la plus apte parce qu\u2019elle est tenue par la loi à l'impartialité.Consultez votre notaire, c\u2019est une occasion de plus de s'entendre.Si UNE CONVENTION D\u2019EXCLUSION Votre notaire Chambre des notaires du Québec VOUS CONVIENT, VOUS AVEZ JUSQU'AU 31 DÉCEMBRE 1990 POUR L\u2019ÉTABLIR.APRÈS IL SERA TROP TARD. S»H ÉgPSSgl bhUb ' -\u2022> j #'4*4 wmà mm ÉÊ '\u2018\"tom AIWA 2 »»'«« m at >, mmmm r.- -SSSSSSS& jhin^ G3«îf La Tribune, Sherbroose, jeudi 13 décembre 1990 ?Sherbrooke 2234 King Ouest 822 3344 ?Drummondville 252 St-Jean (819) 477 1316 ?Service: 2234 King Ouest 822-3344 7?920 WA* |U95 RADIOCASSETTE \u2022\tÉgalisateur graphique 3 bandes \u2022\tSyntonisateur MA/MF à haute sensibilité \u2022\tCopie synchronisée ruban/ruban à haute vitesse ou vitesse normale \u2022\tMixage du microphone à l'enregistrement et à la lecture PRIX TELE-SON BALADEURS STEREO AIWA HS-T100A Syntonisateur MF stéréo/MA incorporé Super Bass incorporé Avec écouteurs PRIX TELE-SON HS-T30 Syntonisateur MF stéréo/MA incorporé Lecture à inversion automatique à deux modes Super Bass avec contrôle distinct des graves et des aiguës Dolby B Mécanisme antiroulis Avec écouteurs PRIX TELE-SON TECHNICIEN SUR PLACE LOCATION D'ÉCRANS GÉANTS CEST IA PIACE Des gens de chez nous CHAINE STEREO AIWA Puissance de sortie: 55 watts par canal Son BBE pour une remarquable sonorité à haute définition SUPER T BASS pour des graves plus riches et puissantes Contrôle à distance multi-fonctions de 46 touches CARACTÉRISTIQUES D\u2019OPÉRATIONS: Double mécanisme à inversion automatique 10 stations MA et 10 sations MF programmables en mémoire Copie à haute vitesse Lecteur de disques compacts avec mémoire pour 20 plages Du 12 au 17 décembre EXPOSITION DE LA COLLECTION DE DIAMANTS \"Diamond Sweets Diam( )ni> Sweets.COLLECTION DE DIAMANTS COLLECTION DE DIAMANTS\tD i a mono Sweets.COLLECTION DE DIAMANTS\tDIA M( )N I ) SwEETS.COLLECTION DE DIAMANTS I) i a >K )nd Sweets.Venez admirer les créations des 5 meilleurs joailliers canadiens.45 pièces choisies, d\u2019une beauté époustouflante.En plus, voyez notre choix exceptionnel de bijoux dans notre tradition de qualité.En exclusivité chez t'Ronal^^ôH'icr Gemmologiste agréé 43, Wellington nord, Centre-ville, Sherbrooke J*I MHI \u201927i ia> Ryan demande à Ottawa d'assumer sa part des frais dans la crise amérindienne Norman DEIISLE Québec (PC) Les Amérindiens relèvent de la compétence fédérale et Ottawa doit, en conséquence, assumer sa part des frais causés par la crise amérindienne de l\u2019été dernier, soutient le ministre de la Sécurité publique Claude Ryan.La crise a coûté 105,9 millions S au Québec jusqu\u2019à maintenant.M.Ryan vient de transmettre à son vis-à-vis fédéral Bill McKnight, ministre de la Défense nationale, une demande formelle pour qu\u2019Ottawa assume sa part du coût de cette crise.Dans sa lettre à M.McKnight datée du 7 décembre et dont la Presse Canadienne a obtenu copie, M.Ryan rappelle «l\u2019étroite collaboration» qui a existé tout au long de l\u2019été entre le gouvernement du Canada et celui du Québec, notamment lorsque Québec a réclamé la collaboration des Forces armées canadiennes.Mais «en vertu de la constitution canadienne, le gouvernement fédéral a une responsabilité première à l\u2019endroit des populations d\u2019origine amérindienne, écrit M.Ryan.Les revendications portaient surtout sur des objets relevant de la compétence fédérale».De plus, M.Ryan signale que les questions qui ont été au coeur de la crise sont un sujet de préoccupation pour tous les Canadiens.Il note qu\u2019ailleurs au Canada il y a eu des situations semblables à celle qui ont été à l\u2019origine de la crise d\u2019Oka et de Kahnawake, ce qui fait de la crise de l\u2019été dernier «une crise d\u2019intérêt national».En conséquence, M.Ryan réclame une participation financière fédérale car «il serait injuste que le Québec soit appelé à porter seul la responsabilité des dépenses extraordinaires encourues dans le cadre de la crise».11 ne s\u2019agit pas naturellement du coût de l\u2019armée qui est déjà assumé par le ministère de la Défense natio- nale, mais du coût des programmes d\u2019assistance mis sur pied pour compenser les municipalités, les entreprises et les personnes affectées par les événements.Cela a coûté cher Parlant de l\u2019ensemble des dépenses, M.Ryan a révélé, lors de l\u2019étude à l\u2019Assemblée nationale des crédits supplémentaires, que le coût exact de la crise s\u2019élevait à 105,9 millions $ jusqu\u2019à maintenant.Le montant comprend les frais de la Sûreté du Québec (82,4 millions $) et ceux de la Protection civile (23,5 millions $).Les policiers impliqués dans l\u2019opération ont été autorisés à accumuler 326 heures de temps supplémentaire pour des vacances, le reste devant être payé en argent.Le ministre Ryan a signalé que jusqu\u2019à maintenant, 34 200 réclamations ont été reçues par le gouvernement de la part de personnes ou d\u2019entreprises pénalisées par les événements de l\u2019été dernier.Au 10 décembre dernier, 8 557 réclamations de personnes qui voulaient se faire rembourser des frais de transport ont été acceptées.Il s\u2019agissait de frais causés par l\u2019impossibilité pour des travailleurs d\u2019utiliser le pont Mercier pour se rendre à l\u2019ouvrage.Par contre, seulement 159 des 440 demandes de remboursement de salaire ont été acceptées.Quant aux entreprises ayant subi des pertes, quelque 1 212 dossiers ont été ouverts.Les entreprises ont jusqu\u2019au 15 février pour déposer une réclamation.Le ministre Ryan a invité tous les citoyens insatisfaits du traitement de leur dossier à adresser leurs plaintes à un de ses adjoints, Sylvain Ayotte, qui travaille au bureau du ministre à Québec.O I "]
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