La tribune, 1 octobre 1990, Cahier 1
[" WÊÊBKÊKÊttÊÊÊÊË Lundi SHERBROOKE 1er octobre 1990 81 e ANNÉE \u2014 No 189 (WEEK-END 1,25$) 0.50\u2018 Domicile: 3,25$ par semaine.Une famille moyenne utilise l'équivalent de 7 arbres par année î iï Le cancer a raison de l'écrivain Alice Parizeau Auteur de plusieurs romans, Alice Poznanska-Parizeau, épousé du chef du Parti québécois, est décédée hier.105 ANS Cyrenus Lessard: «Le travail, c'est ca mon secret» U** Cyrenus Lessard, qui habite la Résidence Brooks, à Sherbrooke, aura 105 ans demain.CONFLIT La crainte de la TPS cause la grève chez USP à Lennoxville ENFANCE Attaque contre la pauvreté promise au Sommet Le premier ministre Mulroney s'entretient avec le secrétaire général des Nations Unies, Javier Perez de Cuellar, à l'ouverture du Sommet sur l'enfance.HOCKEY Les Nordiques sont impuissants devant le Canadien METEO (274e jour de l'année) Variable: 10 à 2 C Lever du soleil: 6H45 Coucher du soleil: 18H29 Demain: averses Hussein veut une «solution réaliste» Paris (AFP) Le président irakien Saddam Hussein a souhaité hier soir l\u2019ouverture d\u2019un dialogue pour parvenir à une «solution réaliste» de la crise du Golfe mais il a exclu tout retour à la situation d\u2019avant l\u2019invasion irakienne du Koweit, alors que l\u2019hypothèse d\u2019une guerre ouverte pour obliger Bagdad à céder gagnait du terrain au sein de la Communauté internationale.Dans une déclaration diffusée par l\u2019agence d\u2019information irakienne INA, le président Saddam Hussein a appelé à un «dialogue sérieux» pour étudier une «solution raisonnable et réaliste» de la crise du Golfe.Il a cependant réaffirmé que Bagdad «ne transigera pas» sur le fait que «on ne peut pas revenir à la situation qui prévalait avant le 2 août», date de l\u2019invasion du Koweit par l\u2019armée irakienne.Le président irakien a également fait état de «contacts avec le gouvernement français».Ces déclarations sont intervenues alors que l\u2019hypothèse d\u2019une guerre ouverte pour obliger l\u2019Irak à se retirer du Koweit et éviter un enlisement de la crise du Golfe a progressé durant la fin de semaine, aussi bien à Washington qu\u2019à l\u2019ONU où le ministre soviétique des Affaires étrangères, Edouard Chevardnadze, a déclaré pour la première fois que l\u2019URSS participerait à une éventuelle opération militaire des Nations-Unies contre Bagdad.L\u2019hebdomadaire allemand Der Spiegel affirme pour sa part dans son édition paraissant aujourd\u2019hui que, selon les services secrets égyptiens, des agents irakiens et palestiniens attendent actuellement en Grande-Bretagne, en France, en RFA et en Italie le feu vert de Bagdad pour y lancer des actions terroristes.Plusieurs objets saisis aux Warriors auraient été volés Oka (PC) Avec des milliers de balles, 52 armes, plusieurs sacs de vêtements, trois congélateurs et.deux sacs d\u2019entraînement de boxe, les Warriors retranchés au centre de désintoxication étaient prêts.L\u2019armée et la Sûreté du Québec exhibaient hier à Saint-Eustache les trophées de l\u2019expédition d\u2019Oka: les armes et objets trouvés dans le centre de désintoxication après la reddition de mercredi.Tout y était, sauf les choses qui appartenaient aux propriétaires de cet édifice réquisitionné pendant la crise par les leaders des barricades, et depuis le début de septembre, par les derniers résistants mohawks.Une montagne de vêtements et des matelas regroupés dans l\u2019entrepôt de Saint-Eustache ont présumément été volés dans les résidences voisines du centre, à l\u2019intérieur du périmètre occupé par les Warriors, a expliqué l\u2019a «.L'armée et la Sûreté du Québec exhibent une partie de l'arsenal centre de désintoxication des Warriors après leur reddition.saisi au gent André Blanchette, porte-parole de la SQ.en serait de même de plusieurs irakienne.\t« amors, a explique t a- de la SQ.H en serait de me Les avocats de Bilodeau songent à poursuivre le New Hampshire ./-miiTico .rc \u2022 /.au\tté d\u2019une accusation d\u2019homicide par dans cette sphère Maunce CLOUTIER et Chr.st.on CARON\tnégligence, Richard Bilodeau souhai- sent à l\u2019aise Coaticook\ttP mtnntpn'inl ronrmi/l ro ro r\\.i» il n Ilia appareils électroniques, téléviseurs et chaînes ques.Ces biens seront ordinateurs, stéréophoni-remis d\u2019ici Maurice CLOUTIER et Christian CARON Coaticook Pendant que Richard Bilodeau essaie tant bien que mal de refaire le plein d\u2019énergie, ses avocats, Jean-Pierre Rancourt et Peter Deca-to, envisagent une poursuite civile contre l\u2019Etat du New Hampshire.Les deux procureurs se rencontrent aujourd\u2019hui pour examiner les possibilités d\u2019un recours pour abus de procédure de la part de l\u2019Etat américain.«Nous serons fixés dès demain (aujourd\u2019hui)», a précisé Me Rancourt hier soir.À la suite d\u2019un accident de la route à Warren dans l\u2019Etat du New Hampshire le 29 novembre 1989, qui a coûté la vie à deux policiers et un détenu, Bilodeau s\u2019est retrouvé en détention provisoire pendant quelques semaines.Après avoir fixé la caution de Bilodeau à 500 000 $, la justice de l\u2019Etat a finalement consenti le 17 décembre à une remise en liberté provisoire, moyennant une caution de 100 000 $.Après dix mois d\u2019angoisse, après Richard Bilodeau un procès d\u2019une durée de deux semaines qui l\u2019empêchait souvent de dormir et après un retour triomphal qui a entraîné des célébrations toute la fin de semaine, le Coaticookois Richard Bilodeau, pendant ce temps, consacre les prochains jours à refaire le plein d\u2019énergie.Trois jours après avoir été acquit- té d\u2019une accusation d\u2019homicide par négligence, Richard Bilodeau souhaite maintenant reprendre sa petite vie tranquille.Les prochains jours seront consacrés à une véritable cure de repos.«J\u2019en ai grandement besoin», s\u2019exclame le camionneur, qui avoue être épuisé, complètement vidé.Après quelques jours de repos, il devrait reprendre le travail normalement dans la construction avec son beau-père, Gérard McDuff.Quant à un éventuel retour sur la route à bord d\u2019un camion, le principal intéressé préfère ne pas trop élaborer sur ce sujet.«J\u2019ai reçu plusieurs offres mais je ne suis définitivement pas prêt à me lancer sur le chemin tout de suite», précise Richard Bilodeau.Line chose semble cependant acquise: plus question de retourner aux États-Unis au volant d\u2019un camion.Richard ne veut plus rien savoir de s\u2019aventurer sur les routes du pays de l\u2019oncle Sam.Son épouse, Carole, signale que Richard envisage de suivre des cours en mécanique diesel, pour se recycler dans un nouveau domaine.En tout cas, il souhaiterait bien demeurer dans le monde du camionnage.C\u2019est dans cette sphère d\u2019activités qu\u2019il se sent à l\u2019aise.Le sujet de conversation 11 va sans dire que l\u2019acquittement de Bilodeau a incontestablement «le» sujet de conservation en fin de semaine.Partout on ne parlait que de ça.Les camionneurs des différentes compagnies de transport de la région étaient particulièrement fiers de voir leur confrère enfin libre comme l\u2019air.«C\u2019est un gars qui ne méritait vraiment pas un tel traitement», confie Pierre Provencher, camionneur et voisin de Bilodeau.«Quand l\u2019accident s\u2019est produit et que j\u2019ai vu dans quelle impasse se retrouvait Richard, j\u2019ai failli tout lâcher.Les gens disent que les camionneurs ont de bons salaires mais je pense qu\u2019ils viennent de voir que c\u2019est justement parce qu\u2019il y a beaucoup de risques sur la route», explique M.Provencher.Un autre camionneur, Jean-Louis Fiset, croit que les Canadiens devront maintenant redoubler d\u2019attention et bien vérifier leur livre de bord.Selon lui, les policiers vont dorénavant assurer une surveillance accrue.quelques jours à leurs propriétaires.On a également trouvé dans le repaire des Warriors une vingtaine de sacs de golf pleins de bâtons qui auraient été pris au club de golf, comme les quelque 200 autres saes retrouvés par la police dans les secteurs qu'occupaient cet été les Mohawks.A la fosse septique Les 28 Warriors avaient pris soin, avant leur départ, de jeter les armes au feu et les munitions.dans la fosse septique.Deux agents de la SQ ont cependant pris soin île retirer de la fosse ces milliers de balles de divers calibres.Dans une des boîtes présentées hier à la presse, on en trouvait plus de 3000.Des 52 armes retirées des cendres, 12 sont des fusils de chasse, sept sont prohibées et sept autres dites à «autorisation restreinte»; policiers et militaires n\u2019ont pu se prononcer sur les 26 autres.Parmi les autres objets exposés hier à Saint-Eustache trouvés dans le centre où cohabitaient les Warriors, des femmes, quelques enfants et des journalistes, on pouvait voir une épée, des matraques, deux paires de menottes, trois planches cloutées, une veste pare-balles, un arc, cinq scies mécaniques, deux guitares, des batteries d\u2019automobiles, un chargeur, une génératrice, des haches, pics et pelles, plusieurs glacières, cinq cafetières, une quinzaine de civières, des outils, une photocopieuse, deux fours, des cannes à pêche, deux bâtons de hockey et .un jouet Godzilla.«Une prise d'otage totalement injustifiée» U Emprisonné 11 jours en octobre 70, l'ex-Sherbrookois Gaétan Dostie se souvient NDLR \u2014 La Tribune poursuit aujourd'hui une série de textes rappelant la Crise d'odobre 1970, moment où la Loi sur les mesures de guerre a été imposée, et laquelle suspendait les droits des citoyens.Francois G0UGE0N Sherbrooke ^¦on, ça ne s\u2019oublie pas! // |U Je peux aujourd\u2019hui en I * parler avec dégagement et même rire de certains faits.Mais ça restera à jamais marqué dans la peau parce que ce qui s\u2019est produit alors est une prise d\u2019otage politique totalement injustifiée.I! y en a qui ne s\u2019en sont jamais remis! Parfois sur le ton de l\u2019anecdote amusante, parfois avec une allure grave, Gaétan Dostie, un ex-Sher-brookois, figure parmi les gens cueillis par les policiers le 16 octobre 1970, quelques heures à peine après la proclamation de la Loi des mesures de guerre.Même aujourd\u2019hui, il ne sait trop pourquoi il a dû passer 11 jours en prison, dont une semaine dans une cellule du quatrième étage de Parthenais, partageant son angoisse avec des gens comme Michel Chartrand, Gaston Miron et Gérald Godin.«J\u2019étais directeur du journal étudiant à l\u2019Université (de Sherbrooke).J\u2019étais aussi collaborateur d\u2019une revue du quartier latin, à Montréal.On avait publié une histoire des événements de 1837-38 sur les Patriotes, une lettre inédite de Pierre Vallières.Je ne sais trop.C\u2019est peut-être ainsi que les policiers ont pensé que j\u2019étais un révolutionnaire qui avait fait sauter des bâtons de dynamite ça et là», raconte celui qui avait 24 ans lors de ces événements.Réveillé brutalement Gaétan Dostie, qui habite maintenant Montréal, où il oeuvre dans le domaine de la publication littéraire, n\u2019est pas prêt d\u2019oublier son réveil brutal de ce 16 octobre, voilà 20 ans.Les policiers, qui s\u2019étaient déjà présentés à la résidence de ses parents, sur la 8e Avenue, à l\u2019heure du souper, étaient revenus au petites heures du matin.Les parents aussi, Germain et Raymonde Dostie, ont les événements frais à la mémoire, comme si c\u2019était hier.«Quand des gens vous arrivent en frappant à Gaétan Dostie coups de pied dans les portes, qu\u2019ils entrent avec les mitraillettes à la main, ce n\u2019est rien pour rassurer, illustrent Mme Dostie.Les enfants (neuf des 10 enfants, dont de très jeunes) se sont éveillés en sursaut.C\u2019était des pleurs et une inquiétude folle, surtout quand les huit policiers, après une fouille de six heures, jusque dans le sucrier, sont repartis avec Gaétan.Pendant 11 jours, on n\u2019a rien su de ce qui lui arrivait.Même une fois revenu à la prison de Sherbrooke, il nous a été impossible de le voir.Mon fils, même s\u2019il avait ses idées politiques sur l\u2019indépendance du Québec, n\u2019a jamais été un violent.» Gaétan, lui, avoue qu\u2019il n\u2019en menait pas large quand un des policiers s\u2019est présenté en trombe dans la chambre qu\u2019il partageait avec son jeune frère de 7 ans et ou il dormait profondément.«L\u2019image traumatisante que j\u2019en garde encore aujourd\u2019hui, c\u2019est celle-là: le policier qui relevait les couvertures avec le bout de sa mitraillette.Quand on sent passer sur la peau le canon froid d\u2019une arme à feu, c\u2019est une expérience qui ne s\u2019oublie pas de sitôt.» Emprisonné Escorté dans le panier à salade d\u2019un contingent de voitures de policiers en route vers Pathenais, il garde de cet endroit le souvenir d\u2019un homme totalement dépourvu de ses droits les plus élémentaires.Mais il précise n\u2019avoir jamais été brutalisé.Aujourd\u2019hui, il estime que toute cette affaire était conduite par des amateurs.«Lors des interrogatoires à Parthenais, c\u2019était évi- (rise d\u2019octobre 1970 dent que les enquêteurs ne savaient pas où ils allaient.C\u2019était totalement improvisé«, dit-il, libéré après 11 jours de réclusion sans qu\u2019aucune accusation ne soit portée contre lui.L\u2019insistance de ses parents, qui communiquaient matin et soir aux bureaux municipal et provincial de police, ont porté fruit car d\u2019autres sont demeurés plus longtemps derrière les barreaux.Mais depuis, celui que Gaétan Dostie identifie comme le grand responsable de ce dérangement, sans oublier la période de «paranoïa» qui l\u2019a suivie quelques années après, c\u2019est l\u2019ex-premier ministre Pierre Elliott Trudeau.«Ce n\u2019est pas dans le sens d\u2019amertume, fait-il valoir.C\u2019est plutôt au niveau de la conception politique: cet homme-là a utilisé la crise d\u2019octobre pour tenter de saper à tout jamais le sentiment d\u2019affirmation nationale au Québec.Dieu nous sauve, il n\u2019a pas réussi.» ATTENTION A TOUS LES PROPRIETAIRES DE MAZDA! NOTRE DEPARTEMENT DE PIÈCES et SERVICE est maintenant OUVERT Nous honorons toutes les garanties Mazda.209, boul.Bourque, Omerville, 868-1101\t£*,'¦ ça s'achète chez./.r,8 A 2 La Tribune, neDrooke er octobre yyu wmi COLLECTION OR //¦ ILS VECURENT HEUREUX.Voici la magnifique collection Or pour les amoureux de contes populaires.une collection de dix livres bien pensés et joliment présentés, offerts exclusivement chez les détaillants Shell participants.Chaque livre illustré en couleurs et à couverture rigide peut être à vous pour seulement 99 é avec un plein (min.25 L) d\u2019essence haute performance Formule Shell Bronze, Formule Shell Argent ou Formule Shell Or (jusqu'à épuisement des stocks).il COLLECTIONNEZ LES DIX! 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