La tribune, 28 février 1990, Cahier 2
[" CAHIER La Tribune Santé Sherbrooke mercrec' 28 'e\\r^e' 990 Vivre Secrets Général Parizeau refuse de croire en une quelconque conversion de Bourassa à la souveraineté ?Le chef péquiste démolit le concept de «superstructure politique» comme voie de solution possible Michel VENNE Québec (PC) Avec son idée de «superstructure politique», Robert Bourassa met les libéraux sur une «fausse piste» et entretient «un faux espoir quant à une troisième voie», soutient Jacques Parizeau.Car «toute opération de superstructure doit passer d\u2019abord par une déclaration de souveraineté».Il s\u2019agit d\u2019une «orientation impensable», a-t-il déclaré hier devant la presse, et qui lui fait conclure que le premier ministre «ne semble pas comprendre la nature des sujets techniques qu\u2019il met de l\u2019avant», notam- ment lorsqu\u2019il fait référence aux structures européennes ou lorsqu\u2019il parle de «fédéralisme monétaire».«Est-ce qu\u2019il sait de quoi il parle M.Bourassa?» demande le chef péquiste.M.Parizeau rappelle que le Parlement européen n\u2019a que des pouvoirs limités et un budget restreint.Et il lui semble évident que le gouvernement canadien n\u2019accepterait jamais, par la négociation, «de se faire harakiri» pour se laisser remplacer par une superstructure à l\u2019européenne.En outre, le chef péquiste se demande comment M.Bourassa peut Une part de la résistance s'appuie sur le racisme .soutient un groupe d'anglophones favorable à l'Accord Marie TISON Ottawa (PC) Un groupe d\u2019anglophones de l\u2019Outaouais a affirmé hier que c\u2019était le racisme à l\u2019endroit des francophones qui motivait plusieurs anglophones du Canada à rejeter l\u2019Accord du lac Meech.Les cinq membres du groupe, dont quelques-uns sont d\u2019ardents défenseurs des droits des Anglo-Québécois, ont convoqué une conférence de presse hier matin pour exprimer leur appui à l\u2019entente constitutionnelle.Ils ont soutenu qu\u2019elle devait être adoptée, avec ou sans entente parallèle.Les cinq personnes, MM.Michel Martin, également membre des Amis du lac Meech, John Trent, professeur à l\u2019Université d\u2019Ottawa et anciennement membre du conseil d\u2019administration d\u2019Alliance Québec, Harry Gow, fondateur de Transport 2000 Canada, Steve Harris, un ancien employé de l\u2019Outaouais Alliance et Wes Darou, un ingénieur et enseignant, ont reconnu que l\u2019accord n\u2019était pas parfait, mais que les bénéfices de sa ratification dépassaient, et de loin, les problèmes qui pouvaient en surgir.Ils ont fait le tour des différentes dispositions de l\u2019entente pour affirmer que les demandes constitutionnelles du gouvernement du Québec n\u2019avaient jamais été aussi minimes.Considérant cela, ils ont mis en doute la bonne foi des opposants à l\u2019accord.«Nous sommes obligés de conclure ce qu\u2019ont dit très peu de gens, en anglais, aux Canadiens anglais, ont-il déclaré.Une bonne partie de la résistance à l\u2019entente se base sur le racisme des Canadiens anglais à l\u2019endroit des francophones.» Ils ont invité les anglophones modérés à lutter contre cette intolérance, qu\u2019elle se manifeste dans l\u2019opposition à l\u2019Accord du lac Meech ou dans la vague d\u2019unilinguisme qui frappe des municipalités ontariennes.«La vague actuelle d\u2019intolérance et de chauvinisme linguistique de la part de nos concitoyens anglophones pourrait avoir comme résultat de diminuer la patience des francophones au Québec, ont-il déclaré.Nous ne voulons aucunement retourner à l\u2019ère des graffitis sur les pancartes et des vitrines brisées.» Le groupe a soutenu que la minorité anglophone au Québec était la plus privilégiée de l\u2019Amérique du Nord, et a souhaité voir les francophones hors Québec bénéficier des mêmes avantages.Les membres du groupe ont ajouté que les anglophones du reste du Canada faisaient fausse route s\u2019ils rejetaient l\u2019Accord du lac Meech en raison de l\u2019interdiction de l\u2019affichage bilingue extérieur au Québec.croire qu\u2019après un échec de ses négociations «au niveau minimal» (le lac Meech), il pourrait réussir «au niveau maximal».«Au point où nous en sommes, dit M.Parizeau, si vous voulez être en mesure de négocier quoi que ce soit, il faut d\u2019abord affirmer sa souveraineté.» Par les souverainistes Le chef péquiste ne croit nullement en une quelconque conversion de M.Bourassa, au contraire.«Je pense que son vieux fond de fédéralisme remonte une fois de plus à la surface, dit-il.Il cherche à l\u2019heure actuelle dans des choses comme des superstructures politiques, des espèces de cautions que le système fédéral continuerait.» Les récents discours du chef libéral lui font dire que «ce sont les souverainistes qui feront la souveraineté du Québec, pas ceux qui depuis si longtemps et de crise en crise cherchent à sauver un fédéralisme qui n\u2019est plus rentable, qui n\u2019est plus coopératif et qui n\u2019est même plus porteur d\u2019une bonne entente élémentaire».Il invite à mots couverts les libéraux dont les convictions fédéralistes Des Manitobains réclament l'adoption de l'entente sont chancelantes à se joindre au PQ.«Quand on a mal à une dent, on va voir un dentiste, pas un cordonnier.Mais si on veut faire la souveraineté du Québec, on va aller voir les souverainistes, pas M.Bourassa qui n\u2019a aucune espèce d\u2019idée là-dessus.» Selon M.Parizeau, le premier ministre entretient sciemment la confusion depuis quelques jours, parce qu\u2019il «cherche d\u2019abord et avant tout à éviter une crise dans son parti» avec l\u2019espoir de se maintenir au pouvoir.M.Bourassa donnant dans ses discours quelque assurance aux plus nationalistes de son caucus et néanmoins ouvrant de nouvelles voies fédéralistes approximatives (la superstructure) pour rassurer ceux qui conservent leur attachement à la Confédération.Le chef péquiste ne croit pas que cette stratégie fonctionnera, pas plus que ne semble avoir donné de résultats le chantage de dernière heure auprès des provinces récalcitrantes à l\u2019Accord du lac Meech.«L\u2019heure de vérité approche pour plusieurs libéraux», dit-il, et le Parti québécois fera en sorte que le débat ne reste pas enterré pendant un an par le comité de réflexion formé par le Parti libéral en fin de semaine.Winnipeg (PC) Le dynamisme des étudiants fera décoller vos projets Cet été, embauchez des personnes énergiques et enthousiastes : embauchez des étudiants.Dans le cadre «Défi 90», le gouvernement du Canada met des fonds à la disposition des entreprises privées, des municipalités et des organismes sans but lucratif pour l\u2019embauche d\u2019étudiants des niveaux secondaire, collégial ou universitaire.Nous voulons vous aider à créer des postes supplémentaires cet été - que vous n\u2019auriez pas les moyens de créer sans notre appui.Misez sur les travailleurs de demain : donnez la chance aux étudiants d\u2019acquérir une expérience pratique.Soyez un employeur «Défi 90» - ça fera l\u2019affaire des étudiants et ça fera la vôtre! Présentez votre demande dès maintenant au Centre d\u2019emploi du Canada de votre localité.Les demandes doivent être postées au plus tard le 16 mars.-Canada Gouvernement du Canada Ministre d\u2019État à la Jeunesse Government of Canada Minister of State for Youth A mots couverts, le chef péquiste, Jacques Parizeau, a invité les libéraux dont les convictions fédéralistes sont chancelantes à se joindre au Parti québécois.Une cinquantaine de Manitobains en vue ont ouvert une brèche dans le mur anti-lac Meech de leur province, mardi, en réclamant avec vigueur l\u2019adoption de l\u2019Accord constitutionnel, pour le bien du Canada.«Nous croyons que les Québécois nous tendent la main de l\u2019amitié, à nous de les accueillir pleinement et généreusement», a proclamé l\u2019avocat Patrick Riley de Winnipeg, le fondateur des «Manitobains pour le lac Meech».«Une ratification de l\u2019accord portera un coup sévère au séparatisme du Québec, a-t-il poursuivi devant les journalistes agglutinés dans la minuscule salle de réunion d\u2019un hôtel de Winnipeg.Il est temps que le Manitoba envoie un message positif au Québec et un message positif au Canada.» L\u2019avocat a déclaré que le groupe est né d\u2019un sentiment d\u2019urgence à l\u2019approche de l\u2019échéance pour la ratification de l\u2019Accord du lac Meech (le 23 juin), un sentiment d\u2019urgence amplifié par les rumeurs de sécession qui émanent du Québec, advenant le rejet de l\u2019Accord du lac Meech.Si l\u2019entente échoue et que le Québec se mette à songer à l\u2019indépendance, la secousse serait telle que le statut économique du Canada sur la scène mondiale pourrait en être altéré, a prévenu M.Gary Brazzell, un autre membre du groupe.«Si nous commençons à démembrer le pays, nous perdrons toute notre force économique, notre position, notre influence et nous en serons tous pénalisés», a-t-il conclu.Le groupe compte lancer une campagne de sensibilisation par des annonces dans les médias et la tenue d\u2019assemblées publiques, et dès ce week-end, il organise une conférence réunissant les membres d\u2019organisations-soeurs comme les Amis du lac Patrick Riley, avocat et fondateur des «Manitobains pour le lac Meech».Meech de Montréal et les Canadians for Unifying the Constitution.Le Manitoba et le Nouveau-Brunswick sont les deux seules provinces qui n\u2019ont pas encore signé l\u2019accord, quoi que Terre-Neuve menace maintenant de revenir sur son appui si des modifications n\u2019y sont pas apportées. B 2 Lq Tribune, $nen:roo*e, TOrcredi 28 février 1990 Forum Jean-Guy Dubuc, : :er,e?Editée Jean Vigneault, ;eaare.f cnet ÉDITORIAL Le chantage de Robert Bourassa Jean VIGNEAULT Robert Bourassa n\u2019entend pas se lancer dans la pratique de la génuflexion si l\u2019Accord du lac Meech n\u2019est pas entériné.Personne ne le lui suggère, ni les Canadiens et surtout pas les Québécois.Malheureusement, au lieu de proposer des formules originales, au lieu d\u2019examiner d\u2019autres modèles de fédération, au lieu de nous expliquer enfin ce qu\u2019est ce concept de superstructure, M.Bourassa menace.De façon à peine voilée, il laisse planer l\u2019hypothèse que le Québec pourrait lorgner du côté de la souveraineté-association.Chantage qui doit immédiatement cesser, rétorquent les premiers ministres qui s\u2019opposent à la ratification de l\u2019Accord de Meech.Le dialogue de sourds qui se poursuit depuis plusieurs mois semble se rompre.D\u2019un côté, des premiers ministres qui renient la parole de leurs prédécesseurs, veulent imposer des conditions au Québec en reniant un accord minimal, accord dont nous publions les conditions plus bas.Supposément en réplique à la loi 178, ils exercent un chantage qui a ses échos jusque dans les municipalités qui se proclament unilingues.De l\u2019autre côté, Robert Bourassa qui a combattu la souveraineté-association durant cinq élections, en soulève maintenant l\u2019hypothèse comme une arme pour arriver à ses fins.Mais quand M.Bourassa était-il sincère?Quand il pourfendait la souveraineté-association prônée par le PQ ou quand il la brandit en guise d\u2019épouvantail contre l\u2019entêtement de politiciens provinciaux de petite stature?Quel est le vrai Robert Bourassa?Celui qui a étudié toutes ies formes de fédéralisme ou celui qui adopte des attitudes d\u2019adolescent frustré en menaçant de quitter le foyer à cause d\u2019une permission refusée?Est-ce vraiment sérieux d\u2019opposer au refus présumé de l\u2019Accord que l\u2019on dit essentiel pour le Québec, une menace de quitter la Confédération?Est-ce que l\u2019attitude la plus saine ne serait pas de tout tenter pour sauver l\u2019Accord, d\u2019envisager de nouvelles formules de fédéralisme?Pendant que les deux Allemagnes étudient fébrilement des possibilités de réunification, le ténor du fédéralisme au Québec recourt au chantage.M.Bourassa est sans doute nationaliste.Mais converti à la souveraineté-association?On peut en douter.DOCUMENT Les cinq conditions du Québec Voici les cinq conditions que pose le Québec pour adhérer à la Constitution canadienne.Le caractère particulier du Québec Qu\u2019un gouvernement libéral réclame l\u2019inscription, dans un préambule de la nouvelle Constitution, d\u2019un énoncé reconnaissant explicitement le Québec comme foyer d\u2019une société distincte et pierre d\u2019assise de l\u2019élément francophone de la dualité canadienne.La formule d\u2019amendement Qu\u2019un gouvernement libéral réclame que la nouvelle Constitution reconnaisse formellement au Québec un droit de veto sur toute question de nature constitutionnelle, étant donné que pour être acceptable au Québec, la formule d\u2019amendement constitutionnel doit lui permettre de préserver efficacement ses pouvoirs actuels tout en lui donnant les moyens de jouer un rôle clé dans l\u2019évolution du fédéralisme, étant donné également que cette formule doit refléter la responsabilité du Québec à l\u2019égard de la dualité canadienne.Le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral Q\u2019un gouvernement libéral réclame que le pouvoir fédéral de dépenser à des fins provinciales particulières soit limité par des dispositions constitutionnelles précisant que: \u2014\tla création par le fédéral de tout nouveau programme impliquant des subventions conditionnelles aux provinces soit soumise à leur approbation, une telle approbation s\u2019exprimant formellement dans le cadre d\u2019une règle décisionnelle similaire à la formule d\u2019amendement; \u2014\tles conditions pouvant être imposées aux provinces dans le cadre de tout programme à frais partagés doivent, par leur nature, se limiter à l\u2019énoncé de quelques grandes normes d\u2019application commune, et non avoir pour effet de réglementer la gestion de tels programmes.L\u2019immigration Qu\u2019un gouvernement libéral réclame la reconnaissance constitutionnelle du droit, pour le Québec, de déterminer conjointement avec le gouvernement fédéral le nombre et la sélection des personnes immigrant au Québec, ces garanties nouvelles devant servir d\u2019instruments pour l\u2019élaboration d\u2019une politique québécoise en matière d\u2019immigration et de population.La Cour suprême \u2022 Qu\u2019un gouvernement libéral réclame que la nouvelle Constitution reconnaisse au gouvernement du Québec le principe de sa participation à la nomination des juges de la Cour suprême en provenance du Québec.Roch Bilodeau, im s\u2019e-ca c 'î « Les conservateurs forment un gouvernement très responsable: responsable des taxes élevées, du chômage, des taux d'intérêt excessifs, des chicanes linguistiques.» \\a * '\u2022«\u2022\u2022m.i»**»1 TRIBUNE LIBRE Une protection, pas de la discrimination Avec tout le brouhaha qui se passe ici, au Sault Ste-Marie et par tout le Canada, je constate que peu de gens de Sherbrooke connaissent la raison pour laquelle notre conseil de ville a décidé «pour l\u2019anglais seulement».Oui, les municipalités sont exemptées de l\u2019obligation du bilinguisme quand il s\u2019agit d\u2019affaires.Mais cela sera ainsi pour combien de temps?Les gouvernements fédéral et provincial promettent beaucoup mais ne tiennent que rarement leurs promesses.Nou^ ne méritons certainement pas les vilains noms qui nous ont été donnés.Nous ne sommes pas antifrançais.Loin de là.Nous avons déjà quatre écoles bilingues en plus d\u2019une école élémentaire où le français seulement est enseigné, une autre école pour l\u2019immersion française et deux belles grandes églises pour la petite minorité de langue française.Les gens de Sault ont toujours vécu amicalement, sans désaccord, jusqu\u2019à ce qu\u2019un tout petit groupe francophone ait décidé d\u2019exiger une autre école qui accommmoderait cinquante-sept élèves, en plus d\u2019un centre culturel exclusivement pour eux, défrayé tout de même par tous les contribuables de Sault.La pétition que nous avons présentée au conseil de ville n\u2019est qu\u2019une précaution pour l\u2019avenir économique de notre ville.Il n\u2019y a aucune intention de discriminer contre les Canadiens français dont je suis du nombre.Lucie-Anne Rollins Sault-Sainte-Marie Les étudiants ont eu peur de s'affirmer Vous savez tous, étudiants du CEGEP que jeudi le 22 s\u2019est tenue une assemblée générale sur les frais de scolarité.Mais cette réunion s\u2019est terminée en une grosse FARCE.Plus de 85% des étudiants ont voté CONTRE le DÉGEL des frais de scolarité.Mais là n\u2019est pas la FARCE.L\u2019AECS a proposé 3 solutions pour brasser la population de l\u2019Estrie et le ministre Ryan.La première était une manifestation dans les rues de Sherbrooke.Presque que tout le monde était en désaccord.La deuxième solution était d\u2019occuper un point stratégique.Là encore on a voté contre cette idée.La dernière solution était la grève illimitée.200 étudiants ont voté pour et plus de 400 étudiants contre.La grosse FARCE c\u2019est qu\u2019on est sorti de la réunion avec aucun MOYEN de pression pour exprimer notre désaccord vis-à-vis le DÉGEL.Ceux qui ont voté contre les moyens de pressions proposés par l\u2019AECS et contre le DÉGEL et bien ces étu- diants j\u2019espère qu\u2019ils vont proposer des moyens.Ces personnes voudraient avoir le DÉGEL sur un plateau d\u2019argent, sans rien faire?La majorité des étudiants a voté contre la grève de peur de faire rire d\u2019eux et de perdre des journées d\u2019écoles.On a PEUR nous étudiants de faire valoir nos idées et notre désaccord face au DÉGEL?C\u2019est vrai que ce n\u2019est pas intéressant de tenir une pancarte à la main et de manquer des journées d\u2019école.Mais il faut savoir dire ce qu\u2019on pense au gouvernement.Et si on doit utiliser la grève comme dernier recours, pourquoi ne pas la faire?Le DÉGEL va se produire, mais il ne faudra pas venir pleurer sur l\u2019épaule de ceux qui ont tenté de faire quelque chose.Je lance le débat en espérant que l\u2019Université ne deviendra pas un LUXE pour mes enfants et nos enfants.Martin Barrette Étudiant en SC.Humaine Au CEGEP de Sherbrooke La chaîne de lettres Originaire 'd\u2019outre-mer, elle a, semble-t-il, fait neuf fois le tour du monde avant d\u2019atterir dans ma boîte à lettres.La chance m\u2019attend dans quelques jours si j\u2019en réexpédie 20 copies à mes connaissances.Si j\u2019omets de le faire, j\u2019ai des exemples d\u2019argent ou d\u2019emploi perdu ou même de mortalité possible dans la famille.Ca termine en soulignant de garder la foi.Je trouve décevant qu\u2019il y ait des gens pour prêter foi à cela et je suis doublement mortifiée quand je pense que cette lettre me vient certainement de quelqu\u2019un que j\u2019ai toujours considéré au-dessus de ces mesquineries.Lisette Gervais Sherbrooke ANALYSE Les aspects cachés du budget Wilson Mario FORTIN Après quelques jours, on commence à comprendre un peu mieux le contenu du budget présenté par le ministre des Finances, M.Wilson, mardi dernier.La principale surprise aura sans doute été qu\u2019aucune hausse d\u2019impôt ou de taxe n\u2019a été annoncée dans ce budget.Le ministre a plutôt choisi la compression des dépenses comme méthode pour contenir le déficit budgétaire à $28.5 milliards, frappant surtout les transferts aux provinces dans le cadre des programmes à frais partagés.Telle est du moins l\u2019impression première que le citoyen retient du discours du budget, et c\u2019est celle qui intéresse le ministre.Lorsqu\u2019après quelques jours les analyses plus poussées montrent des aspects moins conformes aux annonces officielles, la publicité qui les entoure est trop faible pour que les citoyens soient largement informés.La ministre a gagné son pari.Ces analyses plus serrées sont cependant nécessaires.Quel sont les aspects désagréables de l\u2019année financière couverte par le dernier budget Wilson que le ministre ne veut pas publiciser?Il y a trois principaux points à souligner.Tout d\u2019abord, il y a eu et il y aura plusieurs augmentations de taxes et d\u2019impôts qui couvrent l\u2019année budgétaire, augmentations qui rapporteront approximativement $2 milliards au gouvernement fédéral.Deuxièmement, plus de $800 millions des hausses de recettes annoncées dans le budget de mar- di dernier ne sont que des acrobaties comptables qui n\u2019enrichissent personne, et surtout pas le gouvernement.Le troisième aspect, le plus désagréable de tous, est que les projections économiques de M.Wilson n\u2019ont pratiquement aucune chance de se réaliser, à moins que M.Crow change radicalement l\u2019orientation de la politique monétaire dès les prochaines semaines.Augmentations de taxes et d\u2019impôts L\u2019habileté du ministre des finances consiste à avoir annoncé les hausses de taxes et d\u2019impôt lors du budget de l\u2019an dernier.Plusieurs hausses ont eu lieu le 1er juin 1989, ce qu\u2019on peut considérer comme des mesures de l\u2019an dernier.Certaines sont cependant entrées en vigueur le 1er janvier 1990, ce qui représente en pratique des hausses d\u2019impôt et de taxe pour l\u2019année financière couverte par le budget de cette semaine.La plus importante est la hausse des cotisations à l\u2019assurance chômage qui rapportera environ $1.5 milliard au gouvernement.La taxe fédérale de vente sur les matériaux de construction a été majorée de 1 point de pourcentage, ce qui accroîtra les recettes du gouvernement de $250 millions.La taxe sur l\u2019essence a augmenté d\u2019un cent le litre le 1er janvier, augmentation qui procure $300 millions de recettes supplémentaires.Finalement, la taxe sur les produits et services entrera en vigueur le 1er janvier 1991.Pour l\u2019année fiscale qui commmence, l\u2019entrée en vigueur de la TPS entraîne toute- fois des pertes nettes pour le gouvernement en raison surtout du remboursement de la taxe fédérale de vente sur les stocks au 31 décembre 1990.Globalement cela crée un coût non-répétitif de près de $2 milliards.Acrobaties comptables Deux mesures annoncées mardi qui permettent au ministre d\u2019annoncer des hausses de recettes sont illusoires.La plus flagrante est la hausse des remises que la Banque du Canada verse au gouvernement fédéral à la fin de son année financière.La Banque du Canada se fait verser par le gouvernement fédéral des intérêts sur les obligations fédérales qu\u2019elle détient.A la fin de son année financière, son excédent d\u2019opération atteint environ $2 milliards, excédent qu\u2019elle verse au gouvernement au 31 décembre alors que celle du gouvernement fédéral va du 1er avril au 30 mars.Mardi dernier, le ministre des Finances a annoncé une modification de la date à laquelle la Banque du Canada verse ses produits au gouvernement, la faisant passer du 31 décembre au 31 mars.Ainsi, les profits que la Banque du Canada réalisera entre le 1er janvier 1991 et le 31 mars 1991 seront versés au cours du prochain exercice financier du gouvernement au lieu d\u2019être comptabilisés lors de l\u2019exercice financier 1991-1992.Le gouvernement recevra donc les profits de 15 mois d\u2019opération de la Banque du Canada au cours de la présente année financière, ce qui lui rapporte $400 millions.Evidemment, le gouvernement ne touchera que 9 mois de profits lors du prochain exercice financier.Ce $400 millions n\u2019est qu\u2019un jeu d\u2019écriture qui devance des recettes de l\u2019an prochain.Les ventes de sociétés de la Couronne vont rapporter également $400 millions cette année.On ne peut en toute logique considérer les recettes provenant de ces ventes comme un revenu, même si les comptes publics les traitent comme tels.En effet, quel particulier oserait considérer comme un revenu l\u2019argent qu\u2019il retire de la vente de son automobile?Il ne s\u2019agit que d\u2019une conversion d\u2019un actif physique en un actif financier.Projections économiques optimistes La projection de la situation économique est un art difficile et il est malaisé de critiquer celles que font les grands organismes y compris celles du Ministère des finances.Il semble évident toutefois que celles qui sont présentées dans le budget pèchent par excès d\u2019optimisme.Cela s\u2019explique sans doute par le fait qu\u2019elles ont été réalisées avant les hausses récentes du taux d\u2019escompte.Deux paramètres clés sont à retenir, soit la hausse prévue de la production nationale et le taux d\u2019intérêt sur les effets à court terme, comme les bons du Tésor.C\u2019est surtout les projections de taux d\u2019intérêt qui semblent maintenant irréalisables.Le budget est fondé sur l\u2019hypothèse que les taux à court terme seront en moyenne de 11% pendant l\u2019année financière.Pour réaliser cela, il faudrait que les taux à court terme se trouvent à moins de 11 % en mars de l\u2019an prochain.On dit qu\u2019impossible n\u2019est pas français.Je suis cependant persuadé qu\u2019improbable fait partie de notre vocabulaire.Il est plus raisonnable de projeter un taux d\u2019intérêt moyen de 12%.Si c\u2019est le cas, les dépenses du gouvernement sur le service de la dette seront de $1.6 milliard plus élevées que celles projetées.Seule une baisse substantielle des taux d\u2019intérêt pourrait empêcher cela.Or, M.Crow ne donne aucune indication qui peut laisser croire à un relâchement prochain de la politique monétaire.Ainsi, si on corrige le déficit pour prendre en compte les artifices comptables et les hausses probables des dépenses d\u2019intérêt, le déficit du prochain exercice financier sera plus près de $31 milliards que de $28.5 milliards, et ce en dépit de hausses d\u2019impôts et de taxes de près de $2 milliards.Est-ce prudent de permettre ainsi une hausse du déficit fédéral alors que tout le monde est conscient qu\u2019il est déjà dangeureusement élevé?D\u2019un strict point de vue financier la réponse est négative.Une saine gestion requiert de faire des projections conservatrices.Mais le gouvernement a aussi la responsabilité de se préoccuper de la conjoncture économique.Celle-ci n\u2019est pas rose à court terme et la probabilité d\u2019un ralentissement économique important s\u2019accroît en raison du maintien des taux d\u2019intérêts très élevés.La prudence pourrait donc aussi demander de ne pas réduire trop le déficit pour cette année.Où se situe alors la prudence?Les politiques budgétaires et monétaires sont devenues tellement interdépendantes qu\u2019on ne peut les analyser séparément.Le ministre des Finances en est d\u2019ailleurs tellement conscient qu\u2019il a consacré une part importante de son discours à la lutte à l\u2019inflation.Le danger actuel, qui s\u2019est matérialisé depuis le milieu de janvier, est que le gouverneur de la Banque du Canada perde de vue la perspective qu\u2019il poursuit depuis 18 mois, qui est de ralentir la demande de biens au Canada, uniquement pour empêcher le dollar canadien de perdre des plumes sur le marché des changes.Il est maintenant évident que le ralentissement économique s\u2019accélère.Bien que l\u2019inflation se soit récemment accrue, les tensions inflationnistes vont inévitablement diminuer au cours de l\u2019année.Si la Banque du Canada revient à son objectif premier qui est de ralentir la croissance de la dépense, elle peut éviter la récession.Que le dollar se déprécie dans le même temps n\u2019en est la contrepartie nécessaire.Cette dépréciation est de toute façon virtuellement inévitable.La prudence dans le contexte actuel aurait donc demandé un budget plus restrictif accompagné d\u2019une politique monétaire moins serrée, sans toutefois que cette dernière permette un accroissement immodéré de la dépense.Cela faciliterait le réajustement des finances publiques, diminuerait lès chances d\u2019une récession et n\u2019aurait pas de conséquences néfastes sur l\u2019inflation.NDLR: M.Mario Fortin est professeur d'économie à l\u2019Université de Sherbrooke. Santé la Tribune, Sneiorooke, mercrec 25 ?evner i?9G CHRONIQUE MEDICALE Le glaucome: maladie sournoise Le glaucome est une maladie fréquente qui demeure une des principales causes de cécité en Amérique du nord.Cette maladie atteint 1 pour cent des gens de plus de 40 ans et prés de 10 pourcent des gens âgés de 80 ans et plus.Un dépistage précoce et un traitement approprié peuvent empêcher une personne de devenir aveugle.Toutes les personnes âgées de 40 ans et plus devraient subir des examens de dépistage réguliers, surtout s\u2019il y a des gens qui font du glaucome dans la famille.Bien qu\u2019il existe près d\u2019une centaine de formes de glaucomes, on peut généralement les classifier en deux types: le glaucome à angle ouvert et le glaucome à angle fermé.Dans les deux cas, il y a une augmentation de la pression de l\u2019oeil mais par des mécanismes différents.Glaucome à angle ouvert Dans ce type de glaucome, la pression de l\u2019oeil augmente lorsque le sérum formé par de petites glandes a de la difficulté à sortir de l\u2019oeil.Ceci est habituellement dû à une malfonction des canaux qui drainent ce sérum hors de l\u2019oeil.Cette pression va graduellement détruite le nerf de la vision et pourra engendrer le cécité.Au début, il n\u2019y a aucun symptôme, d\u2019où l\u2019importance d\u2019un dé-pistae régulier.Le patient, sans trop s\u2019en rendre compte, ne pourra plus voir aussi loin sur les côtés.Comme c\u2019est une vision que nous utilisons très peu, on ne s\u2019en aperçoit pas, sauf lorsque le champ de vision sera très restreint.A ce moment, le patient verra ce qu\u2019une personne normale verrait si elle regardait à travers un rouleau de papier de toilette.Un patient ainsi atteint n\u2019aurait pas de difficulté à voir le numéro de licence du véhicule qui le précède mais il ne verrait pas l\u2019automobile qui vient le frapper de côté.La maladie peut progresser et entraîner une perte complète de la vision.Heureusement, le traitement du glaucome va permettre d\u2019enrayer la progression.Il ne peut malheureusement pas redonner la vision perdue d\u2019où l\u2019importance de commencer le traitement au début de la maladie.Le traitement va permettre de contrôler la maladie mais ne la guérira pas.En général, il consistera de gouttes oculaires (pilocarpine, épinéphri-ne et des blocants bêta).Il en existe trois familles distinctes qui vont air en diminuant la sécrétion du sérum qui cause la pression ou en augmentant le fonctionnement des canaux par où sort ce sérum.Ces médicaments doivent être pris régulièrement et continuellement.Ils pourront être utilisés en combinaison si un seul ne suffit pas à contrôler la pression.Certaines pilules peuvent être ajoutées au traitement.Certains de ces médicaments peuvent donner des problèmes aux poumons, au coeur ou à d\u2019autres systèmes, de sorte que votre médecin pourra choisir un médicament plutôt qu\u2019un autre, dépendant de votre état de santé.Lorsque ces traitements ne sont pas suffisants, on procédera à un traitement au laser (trabéculotomie au laser).Par ce traitement, on fait environ 100 brûlures au niveau des canaux qui drainent l\u2019oeil.Ceci permet aux canaux de drainage de mieux fonctionner et de diminuer la pression de l\u2019oeil.Ce traitement n\u2019est pas douloureux et ne nécessite pas d\u2019hospitalisation.Une chirurgie (trabéculectomie) pourra être faite si les traitements précédents ne contrôlent pas la pression.Cette chirurgie crée un drain qui permet au sérum de l\u2019oeil de s\u2019écouler en dehors de l\u2019oeil, sous la conjonctive, d\u2019où il sera réabsorbé dans le sang du patient.Cette opération est habituellement faite sous anesthésie locale et nécessite une hospitalisation de quelques jours.La semaine prochaine, nous discuterons du glaucome à angle fermé, des suspects de glaucome et des médicaments qui peuvent être pris par les gens qui font du glaucome.Pierre Blondeau, M.D.Ophtalmologiste C.H.HOTEL-DIEU DE SHER-BROOKE NOTE: Les lecteurs sont invités à adresser leurs commentaires ou questions au 822-6739 ou en écrivant à: CHRONIQUE MEDICALE C.H.HOTEL-DIEU DE SHERBROOKE 580 rue Bowen sud, pièce 3520 SHERBROOKE (Québec) J1G2E8 Les médicaments expliqués dans un guide Québec (PC) Plus de la moitié des Canadiens consomment des médicaments de façon inappropriée et, dans bien des cas, cette attitude entraîne des effets secondaires allant du simple malaise aux problèmes de santé graves.Aussi, pour prévenir les coups, l\u2019Association médicale canadienne, en collaboration avec Sélection du Reader\u2019s Digest, vient de lancer à l\u2019intention des consommateurs «Le Guide pratique des médicaments».Le document concerne à la fois les médicaments obtenus sur ordonnance et ceux achetés en vente libre.Le livre de 592 pages fait oeuvre de vulgarisation scientifique et s\u2019avère une mine de renseignements quasi inépuisable sur les médicaments.Cinq sections le composent.On y trouve un exposé sur l\u2019utilisation des médicaments, puis un index illustré en couleurs de plus de 500 comprimés et gélules, un répertoire alphabétique de plus de 3000 noms de produits phamaceutiques, les fiches signaléti-ques de 320 médicaments fréquemment utilisés, ainsi qu\u2019un lexique donnant des definitions simples des termes savants utilisés en pharmacologie.La partie principale du livre expose les fiches signalétiques des médicaments, renseigne le lecteur sur les caractéristiques de chaque médicament, sur les doses et posologies recommandées, les effets indésirables possibles et les interactions médicamenteuses qui pourraient provoquer des réactions indésirables chez le patient.On y trouve aussi des informa-tionms sur les précautions élémentaires à prendre lorsque le dit médicament est consommé par une femme enceinte ou qui allaite, une personne de plus de 60 ans, celle qui conduit une automobile ou qui consomme de l\u2019alcool, ou encore un enfant.A DEUX.POUR TOUJOURS ! /¦ .j \u2022y\tr\tPOUR\t1 TOUTE L'ANNEE \t\t\tL - v ' '¦¦V: SHERBROOKE Galeries Quatre-Saisons 565-3632 LUNETTERIE NEW LOOK (1990) INC.© MONTRÉAL \u2022 SHERBROOKE \u2022 TROIS-RIVIÈRES \u2022 DRUMMOND VILLE \u2022 QUÉBEC \u2022 CHICOUTIMI \u2022 GATINEAU Citoyens en santé Une alternative aux aérosols Denis DUFRESNE Il existe différentes solutions à l\u2019utilisation de purificateurs d\u2019air en aérosol.Les produits commerciaux masquent les odeurs, déposent une pellicule sur les muqueuses nasales, insensibilisent le nerf olfactif et diminuent l\u2019odorat, mentionne le groupe Greenpeace dans un document intitulé «Sans laisser de traces».Au lieu d\u2019utiliser les aérosols, mieux vaut identifier les sources de mauvaises odeurs et les éliminer: bien aérer la maison, les armoires, les placards, les garde-robes.On peut aussi cultiver de nombreuses plantes d\u2019intérieur.Pour absorber les odeurs, déposer dans le réfrigérateur, ici et là dans la maison, de petits plats contenant de 2 à 4 c.à table de bicarbonate de soude ou de vinaigre, et mettre une demie tasse de bicarbonate dans le fond de la poubelle.Pour parfumer naturellement la maison, faire bouillir des herbes et des épices.Des recettes Il est également possible de fabriquer un détergent tout usage: mélanger deux c.à thé de borax et une c.à thé de savon dans un litre d\u2019eau; conserver dans un pulvérisateur.Pour obtenir un désinfectant équivalant à ceux des hôpitaux, dissoudre un quart de tasse de borax dans deux litres d\u2019eau chaude.Tenir les surfaces propres et sèches pour diminuer les besoins de désinfecter.Acheter des poudres à récurer sans chlore, colorants, détergents ou talc, lorsqu\u2019on peut se les procurer, ou se servir d\u2019une éponge ou d\u2019une brosse à poils fermes avec du savon, du borax, du bicarbonate de soude ou du sel fin.finis les tracas.Achetez Sentra.«A* \\ v£V^V .^ \\ $0>st e4 o\"v !°\t\\ S0C 6e.SS - ' - Y\\ ^\t\\ ,\\sv , 0 - \u201e Nouvelles modes printanières.; \u2022 ' ; _ _ ' .¦ \u2022 .¦ bas prix exceptionnels Chez ABM vous trouvez toujours ce que vous voulez au prix qui vous convient! , \"\tî ¦MM Economisez sur échantillons des manufacturiers Vêtements sport de printemps et d\u2019été pour dames Pantalons, jupes, blouses Vous pourriez économiser jusqu'à 50% sur une ma gnifique sélection de vêtements pour le printemps! La plupart tailles 10-12.Comparez à 29.95 Chez ABM seulement -?- \\7 Pt f mm.Valeur exceptionnelle Manteaux toutes-saisons pour dames Choix des plus récentes couleurs de cette année.Popeline.Pourquoi payer jusqu'à $79.95 ! Maintenant seulement Au Nac M'\" Ensenble veste et jupe-culotte pour dames juniors Nouveaux pour le printemps dans des teintes variées, pourquoi payer $29.95 ou plus ?\t1097 Chez ABM seulement I J Vestes pour dames Laine avec dos en soie.La toute dernière mode.Comparez à $14.95 !\tf)Q7 Prix ABM\tH3' T-shirts pour dames En coton dans un choix de couleurs printanières.Avec logo attrayant.Comparez à 7.99 Chez ABM seulement Rez-de- chaussée Soutiens-gorge Warner's Superbes bas prix, choix de modèles.Chez ABM, seulement R\" Rez-de- chaussée Iif , * i ft \\ ; )i!/Il n h, Uu! Rez-de-chaussée L /I ff\\ Légers irréguliers, 7'|| achat exceptionnel! Manteaux de printemps pour dames ^ Modèles mode.Très légères imperfections Û >
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.