La tribune, 9 janvier 1990, Cahier 2
[" Forum -.-r\u2014-CAH|ER La Tribune cl x ! Vivre Sherbrooke ¦=-;- Secrets 9 Jr>ia keportoge Levée des restrictions sur l'émigration Libre droit de voyager pour les Roumains 1 s, Bucarest (AP) Alors que s\u2019ouvrait ,1e premier procès de membres de la Securitate, le Conseil du front de salut national (CFSN) a annoncé lundi la levée des restrictions sur l\u2019émigration dans un décret signé par Ion lliescu, actuel numéro un roumain.Selon l\u2019agence officielle Rompres, ce décret pour le «libre droit de voyager» abolit également les visas d\u2019entrée et de sortie du territoire roumain et mentionne que les candidats à l\u2019obtention d\u2019un passeport pourront obtenir ce document 20 jours après en avoir fait la demande, «voire trois jours après en cas d\u2019urgence justifiée».«Afin d\u2019assurer les droits et les libertés fondamentaux, (.) tous les citoyens roumains âgés de plus de 14 ans ont le droit de voyager librement à l\u2019étranger, indépendamment de leurs race, nationalité, sexe, langue maternelle, religion, opinions politiques et occupations», précise Rompres.Sous le régime Ceausescu, les Roumains devaient attendre au moins trois mois avant de se voir attribuer un passeport qui, dans de nombreux cas, ne recevait pas l\u2019approbation nécessaire à sa validité.La Securitate en procès Par ailleurs, le premier procès de responsables de la Securitate s\u2019est ouvert dans la ville de Sibiu (sud de la Transylvanie), ancien fief de Nicu Ceausescu (le fils du dictateur déchu).«Un groupe de terroristes qui ont combattu contre le peuple au sein de l\u2019armée» a été traduit devant un tribunal militaire, a déclaré Aurel Dra-gos Muntteanu, porte-parole du CFSN et directeur de la télévision nationale, ajoutant qu\u2019il ignorait le nombre des anciens membres de la Securitate présentés à la justice.L\u2019un de ces «terroristes», un ancien officier de la Securitate à Sibiu, a ainsi été reconnu coupable de tentative de meurtre et condamné à neuf ans de prison.Selon Radio Bucarest, qui n\u2019a divulgué aucun nom, il avait tenté de tuer un officier de l\u2019armée mais n\u2019était parvenu qu\u2019à le blesser.M.Muntteanu a toutefois indiqué que les accusés, qui n\u2019encourent que la réclusion à perpétuité depuis l\u2019abolition par le CFSN de la peine capitale, bénéficient du droit de faire appel du jugement des tribunaux et que les médias \u2014nationaux et étrangers\u2014 auront accès aux salles d\u2019audience.Le porte-parole a enfin précisé qu\u2019une enquête restait ouverte sur le cas de quelques dirigeants de l\u2019ancien régime, au premier rang desquels figurent Nicu Ceausescu et le général iulian Vlad, ex-numéro un de la terrible Securitate.Reconstruire l\u2019Eglise Dans le même temps, un représentant de l\u2019église italienne, Mgr Giuseppe Pasini, de retour de Bucarest, annonçait à Rome que 11 évêques roumains s\u2019étaient rencontrés les 3 et 4 janvier à Alba lulia (centre du pays) La révolution roumaine n'aurait pas fait plus de 10 000 victimes Jean-Anne CHALET Bucarest (AFP) Le nombre total de morts durant la révolution roumaine ne dépasse pas 10 000, a déclaré lundi dans une interview à un envoyé spécial de l\u2019AFP M.Silviu Brucan, membre du bureau exécutif du Conseil du front de salut national (CFSN).M.Brucan a précisé que le «génocide de 60 000 victimes» reproché à Nicolae Ceaucescu et à son épouse Elena correspondait à toutes les exécutions opérées en Roumanie durant les 25 ans de pouvoir de Ceausescu ainsi qu\u2019aux victimes de la révolution.Interrogé sur le CFSN, M.Brucan a répondu que le Front était une «organisation politique sans idéologie définie».«Le seul élément idéologique que l\u2019on peut appliquer au Front», a-t-il dit, «est qu\u2019il se situe à gauche dans un sens très large».«Le Front», a-t-il poursuivi, «n\u2019est pas un parti politique et ne le sera jamais.Mais le Front est un produit de la révolution.Il occupe une position centrale dans la vie politi- que, et nous considérons que s\u2019il n\u2019était pas présent dans la campagne électorale, il y aurait un vide politique qu\u2019aucun des partis en train de se créer ne pourrait combler».«C\u2019est pourquoi», a dit M.Brucan, «nous avons estimé que pour continuer l\u2019oeuvre commencée pendant la révolution, le Front devait se présenter aux élections comme une organisation politique pluraliste ouverte à toutes les forces politiques avec des idées et des conceptions, des philosophies différentes, à la seule condition qu\u2019elles soient d\u2019accord sur les quelques points qui ont été définis comme prioritaires par le Front».«Le Front», a déclaré M.Brucan, «va présenter ses propres candidats (parfois plusieurs par secteur électoral) pour se battre contre Tes partis politiques d\u2019opposition».«Je veux préciser», a-t-il ajouté, «que ces partis d\u2019opposition ont l\u2019embarras du choix: ils peuvent participer aux élections à l\u2019intérieur du Front ou à l\u2019extérieur».A propos du libre accès à la radio et à la télévision pour les partis d\u2019opposition, M.Brucan a répondu que le Front avait l\u2019intention «d\u2019organiser une table ronde avec tous les partis politiques pour discuter en détail de ces problèmes, y compris la date des élections».«On travaille actuellement à une nouvelle loi électorale», a encore déclaré M.Brucan, «que nous espérons présenter la semaine prochaine à la presse, à la radio et à la télévision pour un large débat public.Le projet ne sera finalisé qu\u2019après ce débat».Interrogé sur les propos de l\u2019ancien premier ministre roumain Ion Gheorghe Maurer selon lequel le dictateur était un paranoïaque relevant de la psychiatrie, M.Brucan a répondu que telle était également son opinion.Cependant, a-t-il ajouté, «je regrette que M.Maurer n\u2019ait jamais pris position contre Nicolae Ceaucescu de son vivant.Bien au contraire, en janvier 1988, il l\u2019a encore embrassé en public à l\u2019occasion de son anniversaire».Enfin, à propos d\u2019un éventuel retour du roi Michel 1er en Roumanie, M.Brucan a dit: «Il est libre de revenir en tant que touriste ou simple citoyen».Nelson Mandela s'attend à être libéré dans les prochaines semaines Christian CHAISE Paarl, Afrique du Sud (AFP) Le chef historique du Congrès national africain (ANC), Nelson Mandela, 71 ans, a mis à profit lundi le 78e anniversaire de ce mouvement nationaliste noir (interdit en Afrique du sud depuis 1960) pour annoncer depuis sa prison, par l\u2019intermédiaire de son épouse, qu\u2019il serait libéré dans les prochaines semaines.«Ce n\u2019est plus une affaire de mois.Sa libération surviendra plus tôt que cela», a déclaré, rayonnante, Winnie Mandela à l\u2019issue d\u2019un entretien d\u2019environ trois heures et demie qu\u2019elle a eu lundi matin avec son mari, à la demande de ce dernier, dans la villa que le chef nationaliste noir occupe depuis décembre 1988 à la prison Victor Verster de Paarl (50 km à l\u2019est du Cap).Un porte-parole de Mme Mandela, le dirigeant anti-apartheid Dullah Omar, a ensuite indiqué à la presse que Nelson Mandela avait fait venir son épouse pour discuter avec elle des «arrangements préalables concernant sa libération».Jusqu\u2019à maintenant, après chacune de ses visites à son mari, Mme Mandela s\u2019était toujours montrée pessimiste, assurant ne pas croire aux rumeurs de remise en liberté du chef historique de l\u2019ANC qui circulent depuis des années.«C\u2019est la première fois qu\u2019il me fait venir pour discuter des préparatifs à sa libération», a-t-elle commenté, radieuse.Interrogé par l\u2019AFP au sujet des propos de Mme Mandela, le ministre du Développement et de la Planification constitutionnelle, Gerrit Vil-joen, chargé par le président Frederik W.de Klerk des négociations avec les dirigeants de la majorité noire, a fait savoir qu\u2019il n\u2019avait aucun commentaire à faire.La libération de M.Mandela est l\u2019une des principales conditions mises par l\u2019ANC à l\u2019ouverture de négociations avec le régime blanc.Un document élaboré par l\u2019ANC et adopté %: 7 ïv* Winnie Mandela affichait un air optimiste, hier, à son retour de la prison Victor Verster, après que son mari l'ait informée qu'il serait libéré au cours des prochaines semaines.en Août dernier à Harare par l\u2019Organisation de l\u2019unité africaine (OUA) dresse la liste de ces exigences, que le gouvernement sud-africain a qualifié d\u2019«obstacles» sur la voie des négociations.Obstacles Au nombre de cinq, ces «obstacles» sont: la libération des prisonniers politiques (au premier rang desquels M.Mandela, le plus célèbre d\u2019entre eux), la légalisation des organisations interdites (essentiellement l\u2019ANC et le Congrès panafricain, un mouvement nationaliste noir rival), la levée de l\u2019état d\u2019urgence, le départ des forces de sécurité des townships et la fin de tous les procès et exécutions considérés comme politiques.De ces cinq gestes que l\u2019ANC exige du pouvoir avant de s\u2019asseoir à la table de négociations, la libération de M.Mandela est celui qui, de loin, au- rait l\u2019impact le plus spectaculaire sur la communauté internationale, comme en témoignent les appels répétés en ce sens de tous les gouvernements du monde.«Nous allons nous en occuper (des obstacles).Vite et bientôt», avait lancé vendredi dernier le ministre sud-africain des Affaires étrangères, Pik Botha, confirmant que le gouvernement avait d\u2019ores et déjà décidé de relâcher prochainement M.Mandela.Certains observateurs estiment que F.W.de Klerk, qui a reçu M.Mandela à Tuynhuys, sa résidence du Cap, le mois dernier, pourrait mettre à profit son discours d\u2019inauguration de la session parlementaire, le 2 février, pour annoncer officiellement la libération du prisonnier.Mais les propos ce lundi de Mme Mandela incitent à penser que les choses pourraient aller encore plus vite et qu\u2019il pourrait fort bien être relâché avant la fin du mois.et que leurs discussions avaient porté sur les moyens de reconstruire l\u2019église roumaine après plus de 40 ans d\u2019interdiction par le régime communiste.Mgr Pasini a d\u2019autre part souligné, lors d\u2019une conference de presse, que cette réunion s\u2019était déroulée en présence de l\u2019archevêque Francesco Colasuonno, émissaire du pape Jean-Paul II pour l\u2019Europe de l\u2019Est.11 a en outre estimé que la perspective d\u2019une reprise des relations entre le Vatican et la Roumanie était un «espoir bien fondé».Les catholiques roumains sont estimés à 2,3 millions de personnes, soit 10 pour cent de la population.P >> Des passants observent un emblème brisé montrant l'ancien dictateur roumain Nicolae Ceaucsecu.La pièce a été jetée à l'extérieur du musée national à Bucarest.^ * Mot caché RABAIS DÎNER - Un mot de 6 lettres Y S I A B A R X EKBRAPUE TUCTVAPD I\tN\tI\tU\tE\tI\tO R\tR\tO\tC\tT\tM\tU F\tl \u2022\tR\tD\tE\tN\tL D\t0\tL\tL\tA\tR\tE M\ti \u2022\tS\tI\tO\tR\tT TROIS MORCEAUX DE POULET FRIT KENTUCKY SALADE PAIN FRITE UN DOLLAR DE RABAIS Apportez ce mot caché (complété ou non) à tout Poulet Frit Kentucky participant jusqu'au 14 janvier.En échange, vous obtiendrez un dollar de rabais sur le Dîner.Profitez de la même occasion pour demander votre pince-billets Kentucky (les quantités sont limitées).40$ en prix.Jusqu'au 28 janvier, avec tout achat à l'un des Poulet Frit Kentucky participants, recevez 40 dollars électroniques échangeables aux Supermagasins^^\u2014 Marché de l'Électronique.m rs AMOCHE De L'cLcCï^OniCHJc Photolaser AP B 2 La Tribune, Sherorooke, mardi 9 janvier '990 Forum Jean-Guy Dubuc, -ewe'- e> Jean Vigneoult, «eaac'e/ er cne' Roth Bilodeau, ¦; iste-aaémr ÉDITORIAL L'heure de vérité approche pour Gorbatchev Roth BILODEAU Comment ne pas être d\u2019accord avec la revue américaine Time qui a choisi Gorbatchev comme personnalité de la décennie?Personne d\u2019autre n\u2019a davantage marqué la planète au cours des dernières années.D\u2019abord, en instaurant une politique d\u2019ouverture et de dialogue face à l\u2019Ouest, puis en accueillant avec bienveillance les mouvements de «libération» dans les pays satellites même si c\u2019était totalement contraire à la doctrine des régimes précédents, le chef du Kremlin est apparu comme un leader exceptionnel.Mais l\u2019architecte de ces changements historiques sera-t-il, en URSS même, à la hauteur des attentes qu\u2019il a suscitées?Une évidence: gouverner l\u2019URSS représente un défi incommensurable.On ne peut s\u2019attendre à autre chose d\u2019un Etat qui est passé du quasi féodalisme à la planification socialiste.Et ce qui ne facilite pas les choses, le plus vaste pays du monde est aussi une véritable mosaïque d\u2019ethnies.Dans ce contexte et après des décennies d\u2019inefficacité, de corruption bureaucratique, peut-on moderniser l\u2019URSS sans heurts?La perestroïka est menacée parce qu\u2019elle n\u2019a pas donné encore de résultats probants; le méconcentement et le désenchantement sont grands.Et puis, les nationalismes se manifestent de plus en plus bruyamment, surtout dans les Etats baltes.Ici, on pense notamment aux communistes lituaniens qui se sont déclarés indépendants du Parti soviétique, chose qui inquiète profondément Gorbatchev.Indice de la gravité de la situation: celui-ci a annoncé qu\u2019il ne rencontrera prochainement aucun chef d\u2019Etat étranger, ceci afin de se concentrer sur les.problèmes internes.Le numéro un soviétique fait fausse route s\u2019il croit pouvoir venir à bout de ses difficultés uniquement en libéralisant l\u2019économie.Tant que le Parti communiste soviétique demeurera la seule formation autorisée, tant que la population ne pourra pas participer à des élections libres et se sentir ainsi directement impliquée, la modernisation de l\u2019URSS demeurera hautement problématique.Et les forces conservatrices seront prêtes à reprendre le pouvoir.Parce qu\u2019il a été la figure de proue du courant de réformes qui a soufflé sur l\u2019Est, Gorbatchev est d\u2019ores et déjà passé à l\u2019Histoire.Toutefois, s\u2019il ne parvient pas bientôt à faire prendre un tournant décisif à son propre pays, il pourrait finalement s\u2019avérer le grand perdant du virage historique.Chose certaine, son heure de vérité approche.Un monument à détruire, la prison Winter Jean VIGNEAULT Si la vieille prison de la rue Winter était décrétée monument historique, ce serait peut-être davantage à cause du nombre impressionnant d\u2019évasions qui s\u2019y produisent qu\u2019en raison de son architecture.Alors qu\u2019on venait à peine de reprendre un criminel évadé depuis quatre mois, voici que trois autres en franchissaient le mur avec la même facilité que nos avions modernes traversent le mur du son.Cette maison de détention qui a peine à garder ses pensionnaires, sera bientôt abandonnée.Plusieurs souhaiteraient que l\u2019on conserve le bâtiment à titre de site historique ou de partie du patrimoine.Le désir part d\u2019un objectif louable, la protection de nos lieux et bâtiments historiques.Mais il n\u2019est pas nécessaire de tout conserver ce qui a été érigé au siècle dernier, sous le seul prétexte que c\u2019est original ou vieux.La prison de la rue Winter coûterait les yeux de la tête à rénover en musée ou simplement en une curiosité que des visiteurs auraient plaisir à fréquenter.Cet édifice n\u2019a rien de fonctionnel, ni pour les prisonniers actuels ni pour tout autre usage qu\u2019on déciderait d\u2019en faire.Mal éclairé, difficile à chauffer, carrément inconfortable, cette bâtisse ne présente rien dont l\u2019architecture puisse se glorifier.Dépenser l\u2019argent des Québécois dans un tel but serait rien de moins que du gaspillage.La seule oeuvre utile dans le cas de la vieille prison, c\u2019est de la raser.Il y a bien d\u2019autres monuments historiques à protéger avant celui-là.OPINION DES AUTRES La Roumanie panse ses plaies Contrairement à d\u2019autres républiques faussement appelées «démocraties populaires», qui ont retrouvé sans trop de peine le chemin de la liberté, c\u2019est dans la douleur que la Roumanie se dépouille de ses oripeaux.Même si on ne juge pas du tout immérité le châtiment infligé au couple Ceausecu, le simulacre de procès intenté à l\u2019ancien président et à son épouse, suivi d\u2019une double exécution immédiate, donne la mesure de la nervosité et du degré d\u2019improvisation qui caractérisent la mise en place du nouveau régime.Les sentiments de jçiie provoqués par la chute d\u2019une dictature cruelle ne sont pas purs.On comprend aisément pourquoi.A la joie se mêlent le chagrin et la colère.La pitié aussi peut-être.La mémoire est chargée de trop de souffrances accumulées; trop de personnes ont été enfermées au cours du long et terrible règne de Ceausescu.Par décision du Conseil du Front de salut national, qui tient la barre en attendant les élections prévues pour avril prochain, tous les prisonniers détenus pour des infractions de nature politique sont amnistiés.La mesure est valable pour toute la période allant de décembre 1947 au 22 décembre 1989.Le choix de ces dates est significatif.Décembre 1947 marque la prise du pouvoir par les communistes, la fuite du roi Michel et l\u2019épuration des éléments de droite.Quant à décembre 1989, c\u2019est le début d\u2019une ère nouvelle.Une ère nouvelle commencée dans le sang, par des massacres, notamment dans la ville de Timisoara, où on a retrouvé des cadavres d\u2019enfants.Avant de reconstruire une maison en ruines, il faut déblayer l\u2019espace.Opération qui, en Roumanie, ne se déroule pas sans heurts.Les polémiques se multiplient au milieu d'une ambiance chargée de méfiance.C\u2019est toujours la même histoire, dans ces passages d\u2019un régime dicta- torial à la liberté.Ceux qui ont eu le monopole des erreurs et des crimes voudraient avoir le monopole de la réparation des erreurs passées.D\u2019où les reproches adressés au Conseil du Front de salut national, accusé de «restructurer» un gouvernement communiste et de ne laisser aucune chance aux anciens partis, dont la renaissance annonce une sérieuse concurrence pour le CFSN.La Roumanie est lointaine et elle arrive de loin.Comment oublier, pourtant, que le dictateur Ceaucescu et son épouse foulèrent le sol canadien en 1985, que les excès du régime, connus à l\u2019époque, n\u2019interdirent pas à Ottawa d\u2019accueillir le couple avec tous les honneurs.Il est vrai que le Canada avait un réacteur Candu à vendre aux illustres visiteurs.L\u2019argent n\u2019a pas d\u2019odeur.Il ne connaît pas non plus la honte.Guy Cormier La Presse w Maintenant, ça fait vraiment mal!! TRIBUNE LIBRE Le cri des hommes blessés Dans votre lettre du 29 décembre, M.Jean-Guy Richard, sous le titre: «Une honte!» vous réagissez à mon article du 13 décembre intitulé: «N\u2019entends-tu pas son cri?» Je regrette que vous n\u2019ayez pas compris mon message, ni ma poésie, ni ma prose.Mon petit poème qui débute au passé simple et à l\u2019imparfait indique la grande importance que la femme avait pour les hommes qui nous ont précédés.C\u2019était la fille, la mère, la terre, la mer.C\u2019était la compagne avec qui le père, chef de famille, prenait la responsabilité de bâtir un projet de vie et d\u2019éternité.Je parlais, bien sûr, de ces temps anciens et non évolués qui vont de la fondation de Québec (1608) jusqu\u2019aux premiers jours de la révolution tranquille (1960).Je pensais à cette époque où les enfants avaient un père et une mère, des frères et des soeurs.La fin de mon poème est au présent.«Immense rivière gelée, Visage d\u2019enfant par la glace voilée».Ces deux vers décrivent une réalité qui me préoccupe beaucoup: nos femmes n\u2019ont plus assez d\u2019enfants pour assurer la survie de la nation.«N\u2019entends-tu pas son grand cri?» Cette phrase exprime le dépouillement, le désarroi et le désespoir de cet homme qui, il y a deux ans, jeta ses fils au bout du quai pour se noyer avec eux sous les glaces du fleuve.Elle exprime aussi la désespérance de Marc Lépine que j\u2019ai croisé deux fois sur ma route, un Marc Lépine qui ajoute son nom à la liste de plus de deux cents jeunes qui se sont suicidés cette année au Québec.Elle exprime enfin la douleur de nombreux hommes que j\u2019ai rencontrés dans ma vie, des hommes qui ne peuvent prendre leur place dans une société où les rapports entre les hommes et les femmes ont changé trop vite, des hommes que le marché du travail a laissé pour compte à cause de la rapidité des changements technologiques, des hommes qui ne peuvent être responsables d\u2019eux-mêmes et encore moins de femme et d\u2019enfants, des-hommes qui ne trouvent pas de sens à leur souffrance.Ce cri n\u2019est pas le mien.Personnellement, la vie m\u2019a comblé.Je parle du cri d\u2019hommes blessés dans leur être parce que notre monde ne leur permet pas d\u2019être responsables et libres.Je pense que la femme battue qui tolère et pardonne à celui qui la frappe, entend ce grand cri de l\u2019homme aux abois.J\u2019entends ce cri.Pour y répondre, j\u2019ai commencé par réfléchir aux réalités fondamentales de l\u2019existence: l\u2019espace, le temps, la vie, la souffrance, la mort, les besoins, la responsabilité, l\u2019autorité, le pouvoir, les droits, les rôles.La liberté, l\u2019égalité, le respect, l\u2019amour et le bonheur M.Brian Mulroney, premier ministre Je vous demande par la présente d\u2019utiliser l\u2019influence de notre pays, qui emprunte auprès des banques internationales, pour supporter la lutte contre l\u2019apartheid.L\u2019Afrique du Sud se prépare à refinancer ses emprunts auprès des banques d\u2019ici quelques mois.Dans ce contexte, vous pourriez annoncer publiquement que dorénavant le Canada va refuser de faire af- alimentent aussi ma réflexion.Ca me dérange, moi aussi de découvrir les failles de notre meilleur des mondes.J\u2019accepte que vous ne pensiez pas comme moi.Vous n\u2019avez pas à en avoir honte.C\u2019est de ne pas penser qu\u2019il faut avoir honte! Car, c\u2019est quand on ne prend pas le temps de penser qu\u2019on devient con.Clermont Domingue Père de famille P.S.: responsable vient du mot latin respondere qui veut dire répondre.La mère répond aux besoins de son nourrisson en lui donnant le sein.Le fils et la fille reconnaissants répondent aux besoins de leurs vieux parents.L\u2019homme libre est, avant tout, celui qui peut répondre, par lui-même, à ses propres besoins, de même qu\u2019aux besoins de ceux et celles dont il a la charge.Il en va aussi ainsi pour la femme.La personne qui ne peut répondre à ses besoins est dans l\u2019état de dépendance du petit enfant ou du vieillard malade.Elle est plus ou moins privée de liberté.faires avec des banques qui prêtent à l\u2019Afrique du Sud.L\u2019Hydro-Ontario a déjà fait une telle déclaration.Notre gouvernement fédéral doit aider à mettre de la pression pour que cesse l\u2019apartheid.En 1985, à l\u2019ONU, vous avez promis des sanctions complètes contre l\u2019Afrique du Sud si l\u2019apartheid n\u2019était pas aboli.Il est temps d\u2019agir plus fermement.Yves Lawler Sherbrooke Lutte contre l'apartheid Ces femmes qu'on humilie?J\u2019ai eu honte d\u2019être un homme.Le tueur fou de l\u2019École polytechnique de Montréal n\u2019a pas fait que de malheureuses victimes, il a déchiré le contrat social que le Québec avait tenu pour acquis.Une seule rafale meurtrière a suffit à rappeler que l\u2019entente entre les hommes et les femmes avait la fragilité d\u2019un accord tacite, entente d\u2019autant plus précaire qu\u2019au moment de la revendication féministe des années 70, les hommes s\u2019étaient retranchés dans le silence.Les murs, même écroulés, restent donc dans la mémoire.Après le cri de rage et de désespoir des femmes d\u2019hier, après le cri de douleur d\u2019aujourd\u2019hui, souhaitons enfin la parole.L\u2019hécatombe n\u2019est pas le seul fait d\u2019un individu torturé, la réponse est ailleurs.Si la femme, depuis des millénaires, avait armé son bras chaque fois qu\u2019on l\u2019humiliait, il ne resterait pas beaucoup d\u2019hommes sur terre.Ce ne sont pas tant les Lépine qui inquiètent (ce sont des malades) que tous ces hommes «normaux» dont les réflexes et les propos cinglants cachent mal leur misogynie.Les «y a rien là» sont des révélateurs de l\u2019acidité des rapports homme-femme.Il ne s\u2019agit pas ici de censurer le rire, mais d\u2019en extraire la mesquinerie.Comment expliquer que le fils ait si peu de respect pour sa mère, pour la mère de ses enfants, pour sa propre fille quand il ose, même en leur présence, dénigrer ou humilier une femme parce qu\u2019elle est une femme?Ce fils est non seulement ingrat, mais assassin.Quel père sain d\u2019esprit souhaiterait que sa fille fasse sa vie avec un pareil borné?Il y a dans le quotidien, ces milliers de petites vacheries qui empoi- sonnent la vie des femmes et les rapports entre elles et nous.Quand le fils inconscient ou même la fille (parfois les femmes sont complices) impose à sa mère le soin de ramasser le savon gluant, la débarbouillette mouillée et son petit paquet de poils dans le fond de la baignoire; quand il avale d\u2019une seule bouchée le dessert sans un mot pour le travail et la tendresse, quand le père crie qu\u2019il est le «boss» dans la maison comme s\u2019il voulait venger sa propre humiliation, quand le garagiste gonfle la facture parce que la cliente est une femme, quand le médecin propose l\u2019hystérectomie au lieu de la vasectomie, quand le patron maintien la précarité d\u2019emploi parce que c\u2019est une femme, quand le client insulte la serveuse, quand la macho appelle son amie «ma crotte», l\u2019humanité me désespère.Pour en endurer autant, les femmes ne doivent pas tant aimer les hommes que les bêtes.Je ne serais pas surpris d\u2019apprendre que le Christ était une femme.Et j\u2019oublie la flagornerie du gouvernement qui chique la guenille dans le dossier des garderies, qui refuse l\u2019accès à la régie des rentes à la femme au foyer, qui concocte sa petite loi 160 pour les infirmières, etc.Il y a fort à parier qu\u2019il ne l\u2019aurait pas imposée, celle-là, aux gars de la FTQ.Décidément, il y a loin de la coupe aux lèvres.Comprendre à la lumière de la seule logique, c\u2019est passer à côté du noeud inextricable des émotions qui mènent les hommes.On n\u2019explique rien quand on affirme que le fils égoïste qui a réduit sa mère à l\u2019excla-vage croit que toutes les femmes sont ses servantes.Il faudrait fouiller le désir insidieux qui complique le rap- port homme-femme, étudier le lien étrange entre le plaisir et le pouvoir, entre l\u2019image et la force.Il faudrait comprendre l\u2019héritage génétique qui concède la puissance musculaire au mâle et pervertit sa pensée, délimiter la frontière entre l\u2019agressivité animale et la violence des hommes.Il faudrait aussi mesurer l\u2019impact des rêves, même insensés, sur le réel et analyser le rapport «incestueux» qui lie la victime et le bourreau ou tenter de comprendre l\u2019instinct de mort qui pousse le fils, rival du père, à tuer aussi la mère.Chercher la réponse à toutes ces questions, ce serait, commencer par la fin, il faudrait d\u2019abord s\u2019intéresser au secret et à la peur des individus.Mais aujourd\u2019hui, dans l\u2019état de prostration où nous sommes, comment chercher «objet perdu» dont on-ignore tout?Comment ne pas craindre ce que l\u2019on va trouver?Comment survivre à l\u2019inavoué, à l\u2019inavouable?(.) Paul Dostie Lac-Mégantic Pour rien.Charles Morin.Trente-cinq ans.Heureux.Prospère.Il aime.II est aimé.Mais voilà sur son chemin, une camionnette, un conducteur ivre.L\u2019espace d\u2019un instant, il n\u2019est plus.Pour vous, un fait divers.Pour eux, une douleur qui sera ravivée à chaque Noël.Pourquoi?Pour rien.Michel Bellefeuille Lachine la Tribun#, Shwtxoole ne'e > lanue- v9C B 3 Lac Meech! McKenna ne cache pas son pessimisme après sa rencontre avec Murray Fredericton (PC) Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Frank McKenna, n\u2019a guère paru optimiste concernant l\u2019avenir de l\u2019Accord du lac Meech, hier, après une rencontre avec le sénateur Lowell Murray.Ce dernier appuie la suggestion avancée par M.McKenna pour tirer l\u2019accord de l\u2019impasse, soit une entente parallèle répondant aux inquiétudes exprimées par les trois provinces dissidentes, le Nouveau-Brunswick, le Manitoba et Terre-Neuve.L\u2019Accord du lac Meech original demeurerait alors intact.Même si la rencontre a duré un peu plus d\u2019une heure, les deux hommes ont parlé d\u2019une séance d\u2019information ayant permis au sénateur Murray de mettre M.McKenna au courant des derniers développements entourant le Lac Meech.Au nombre de ces développements, le sénateur Murray avait rencontré en début de journée le premier ministre Joe Ghiz de TUe-du-prince-Edouard et.obtenu son appui à un accord parallèle.En tant que ministre fédéral responsable des relations fédérales-pro-vinciales, M.Murray est aussi le prin- cipal négociateur d\u2019Ottawa dans les discussions entourant le Lac Meech.Aujourd\u2019hui, il doit se rendre à Halifax pour essayer de convaincre le premier ministre de Nouvelle-Ecosse, M.John Buchanan, d\u2019appuyer l\u2019idée d\u2019un accord parallèle.L\u2019approbation ultime du Lac Meech doit survenir avant le 23 juin.Devant les journalistes, à Tissue de la rencontre, M.McKenna a indiqué qu\u2019au fin fond de lui-même il avait peu d\u2019espoir concernant l\u2019avenir du Lac Meech.Rôle fédéral 11 a noté que l\u2019accord surgissait au milieu de nombreux événements importants tels l\u2019adoption de la loi 178 au Québec, l\u2019élection de nouveaux gouvernements, les problèmes budgétaires du gouvernement fédéral et l\u2019impopularité grandissante du gouvernement fédéral.M.McKenna a dit non au sénateur Murray quand ce dernier lui a demandé d\u2019agir comme une sorte d\u2019émissaire pour vendre l\u2019idée d\u2019un accord parallèle aux premiers ministres également dissidents Clyde Wells, de Terre-Neuve, et Gary Filmon, du Manitoba.M.McKenna a dit qu\u2019il n\u2019était pas prêt à jouer un tel rôle.Tout en s\u2019en- Fusion de Rouyn et Noranda invalidée Québec encore sous le coup de la surprise Québec (PC) tley de la ville de Gatineau dont elle faisait auparavant partie.gageant à contribuer de son mieux, il a déclaré qu\u2019il revenait au gouvernement fédéral d\u2019amener les provinces sur un terrain d\u2019entente.Pendant ce temps à Winnipeg, M.Filmon ne se montrait guère plus enthousiaste.11 a rappelé son opposition à l\u2019idée d\u2019un accord parallèle qui ne répondra pas aux objections du Manitoba sur le Lac Meech.M.Wells a déjà indiqué qu\u2019il pourrait approuver un accord parallèle mais qu\u2019il n\u2019abandonnerait jamais ses exigences à propos du Lac Meech.Le sénateur Murray a répliqué qu\u2019il était impossible d\u2019amender l\u2019Accord du lac Meech parce qu\u2019on ne trouverait jamais le temps de le modifier avant la date limite fixée pour son approbation ultime.Les trois provinces dissidentes, a-t-il souligné, avancent en effet différentes objections au Lac Meech.Elles devraient donc trouver un terrain de discussion commun avant qu\u2019on n\u2019entreprenne de mettre au point un accord parallèle.Toujours à Winnipeg, M.Filmon a déclaré hier qu\u2019il ne se laisserait influencer en aucune manière par Les Amis du lac Meech ou tout groupe d\u2019appui à un accord parallèle.Le premier ministre réagissait à l\u2019arrivée sur la scène nationale du groupe de pression qui espère multiplier les appuis au Lac Meech.M f M: V\" 1b Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna, et le sénateur Lowell Murray affichent un large sourire pour les besoins de la photo, mais en fait McKenna est plutôt pessimiste sur les chances de sauver l'Accord du lac Meech.L'incendie qui a lourdement endommagé un édifice historique de McGill serait d'origine criminelle Montréal (PC) L\u2019incendie qui a lourdement endommagé dimanche un édifice historique abritant le centre d\u2019éthique en médecine et en droit de l\u2019université McGill serait d\u2019origine criminelle.Telle est la conclusion à laquelle en sont venus les enquêteurs de la section Recherche des causes d\u2019incendies du Service de prévention des incendies de Montréal.On évalue sommairement les dommages à plus d\u2019un million de dollars.Selon les renseignements obtenus par Le Devoir, des agents de sécurité appelés sur les lieux de l\u2019incendie ont constaté qu\u2019une fenêtre avait été brisée à l\u2019arrière du pavillon Lady Meredith.Volumes et feuilles sur le sol Quand ces agents ont ouvert la porte donnant sur le sous-sol de l\u2019édifice, ils .ont trouvé des volumes et des feuilles de papier éparpillés sur le sol près de l\u2019entrée.L\u2019incendie aurait justement pris naissance au sous-sol.Classé «incendie volontaire», le dossier a donc été transmis hier à la section des incendies criminels du service de police de la CUM, qui fera enquête.On ignore encore si un vol a été commis.Par ailleurs, la dizaine de chercheurs à temps plein rattachés au Centre ainsi que les scientifiques travaillant au laboratoire de pneumologie du rez-de-chaussée ont constaté hier les dommages souvent irréparables causés par l\u2019incendie.L\u2019ex-premier ministre du Québec Pierre Marc Johnson, qui oeuvre au centre d\u2019éthique sur des questions reliees à l\u2019environnement, a notamment déploré la perte des données informatiques et de la documentation conservées au troisième étage.«Le centre a perdu l\u2019essentiel de ses livres, disait-il.I e centre de documentation était très important.C\u2019est une perte dramatique».Les chercheurs y avaient constitué une impressionnante banque de données statistiques sur le sida et les aspects éthiques soulevés par cette maladie.Mme Kathy Glass, une Américaine, craint pour sa part que se soient envolées en fumée plus de trois années de recherches dans le cadre de son doctorat.Enfin, plusieurs voix ont appelé hier à la préservation de l\u2019édifice.La présidente d\u2019Héritage Montréal, Mme Anick Germain, a pour sa part indiqué que son organisme surveillerait de près le sort qu\u2019on lui réservera.La démolition, dit-elle, ne doit être envisagée qu\u2019en dernière instance.«11 reste à Montréal si peu d\u2019édifices des époques intéressantes», explique Mme Germain.La Lady Meredith House, située avenue des Pins ouest, a été construite en sept étapes à partir de 1894.Conçue par Edward Maxwell, la résidence était connue au début du siècle sous le nom de Ardvarna.Elle appartenait à Mme Isabella Brenda Allan, dont l\u2019époux, Henry Vincent Meredith, pris en 1910 la présidence de la Banque de Montréal.L\u2019hôpital Royal Victoria en fut propriétaire de 1941 à 1975 et en fit une résidence pour ses infirmières.Le gouvernement québécois est encore sous le coup de la surprise à la suite du jugement vendredi de la Cour d\u2019appel qui a invalidé la fusion, en 1986, des villes abitibiennes de Rouyn et de Noranda.«Les avocats du ministère de la Justice et ceux du ministère des Affaires municipales ont encore des discussions sur la portée du jugement.On doit faire le point dans toute l\u2019affaire», a expliqué hier Pierre Lacour-sière, un adjoint du ministre des Affaires municipales Yvon Picotte.Dans un jugement surprise émis vendredi dernier, la Cour d\u2019appel du Québec a statué que la fusion des deux villes, décrétée en 1986, était invalide parce que le décret en question n\u2019avait été publié qu\u2019en langue française.Appel ou décret?Le gouvernement n\u2019avait pas encore décidé s\u2019il portera le jugement en appel devant la Cour suprême ou s\u2019il adoptera un décret réparant Terreur technique de façon rétroactive.D\u2019ailleurs, le ministre des Affaires municipales responsable du dossier, Yvon Picotte, était en vacances hors du Québec hier et n\u2019est pas attendu à ses bureaux avant la mi-janvier.En 1981, à la suite du jugement de la Cour suprême sur la loi 101, le gouvernement québécois avait dû revalider a posteriori toutes les lois adoptées entre 1977 et 1981.Ces lois avaient été déclarées invalides parce que seule la version française avait été soumise à l\u2019assentiment de l\u2019Assemblée nationale.Pour sa part, le porte-parole de l\u2019opposition péquiste, le député de Jonquière Francis Dufour a parlé de «négligence grave» du gouvernement dans ce dossier.«Le gouvernement devra agir rapidement pour rétablir la situation afin qu\u2019aucun tort ne soit causé aux citoyens de Rouyn-Noranda», a suggéré M.Dufour.Il a également émis le voeu que les autorités gouvernementales vérifient si la même erreur avait été commise dans d\u2019autres décisions impliquant depuis 1986 des municipalités du Québec: par exemple la récente fusion des villes de Lévis et de Lauzon sur la rive sud de Québec ou même la séparation de la municipalité de Can- Pour nous l'arænt cfesinen! Mulroney effectuera une visite de deux jours au Mexique Ottawa (PC) Le premier ministre Brian Mulroney effectuera une visite de deux jours au Mexique en mars avant d\u2019assister à la réunion des pays membres du Commonwealth à la Barbade.M.Mulroney a en effet accepté l\u2019invitation du président Carlos Salinas de se rendre au Mexique les 16 et 17 mars.Le Mexique est le plus important partenaire commercial du Canada en Amérique latine.Les échanges bilatéraux ont atteint 1,8 milliard en 1988.La réunion des pays du Commonwealth se déroulera du 18 au 20 mars.Comptant: 0$ Versement: 0$ Intérêt: 0$ Rien de plus! Rien de moins! Et rien que quelque temps, chez votre concessionnaire Nissan.Vous avez bien compris: pour les premiers trois mois nous ne voulons absolument rien, que ce soit pour la nouvelle Stanza de 138 chevaux, la fiable Sentra.le solide Costaud ou la sportive (et pratique) Axxess.Vous ne payez rien pendant trois mois à partir de la date d'achat: ni comptant, ni intérêt, ni versement.Rien ! Offre valabié jusqu au 31 jans-ier 1990 sur approbation de crédit Vjyez votrr concessionnaire participant pour tous les détails Voilà tout! On peut dire qu'après les fêtes, c\u2019est un petit rien qui tombe bien! Alors passez chez votre concessionnaire Nissan avant le 31 janvier 90.Et dépêchez-vous avant qu\u2019il ne reste plus rien! NISSAN génial .et humain' L'Association des concessionnaires Nissan du Québec B 4 La Tribune, Sherbrooke, mardi 9 janvier '990 Vivre 108 personnes prises au piège de la créativité en vue de la «Semaine des arts» à la CSCS Michel RONDEAU\tSherbrooke Hier après-midi, 108 personnes ont été prises au piège de la créativité, alors que la conseillère pédagogique en arts de la CSCS, Mme Michelle Quintin, qui les avait invitées, les a appelées à imaginer une banque de suggestions en vue de l\u2019organisation de la Semaine des arts, qui se déroulera du 19 au 29 février, sous le thème de «L\u2019art en vol».Espace, oiseau, musique, fantaisie, poésie sont quelques-unes des pistes suggérées aux 108 participants, divisés en dix groupes, qui devaient définir les sous-thèmes abordés lors de la Semaine des arts de la Commission scolaire catholique de Sherbrooke.Fidèle à l\u2019esprit créatif qu\u2019elle veut favoriser, Mme Quintin n\u2019a pas déterminé davantage la forme que prendrait la Semaine des arts cette année, laissant au milieu culturel et au milieu scolaire le soin de concevoir eux-mêmes la nature de «l\u2019interaction» et de «la collaboration» qu\u2019ils désireront établir.«La Semaine des arts vise à donner aux élèves et aux enseignants l\u2019occasion de découvrir le processus artistique, explique Mme Quintin.Elle vise aussi à les mettre en contact avec diverses réalités culturelles, leur permet- tant ainsi d\u2019établir des réseaux de références culturelles.Découverte du potentiel créateur, des conditions favorisant son exercice, des diverses expressions de l\u2019art et des lieux de diffusion de la culture, bref toutes les dimensions de la créativité constituent le sens global de la démarche des personnes et des milieux impliqués dans la Semaine des arts.» Carte d\u2019embarquement Le remue-méninge d\u2019hier était la carte d\u2019embarquement des participants pour «L\u2019art en vol», indiquait Michelle Quintin.«Nous ne visons pas à faire des artistes avec les élèves, mais à les éveiller au potentiel créateur que chacun a en lui et qui souvent est enseveli par tout ce qu\u2019il doit faire pour répondre aux normes.Souvent à cause de l\u2019assiette horaire chargée, on a tendance à laisser passer l\u2019aspect de la créativité personnelle.Plus qu\u2019une occasion d\u2019expression artistique, la Semaine des arts marque donc un temps d\u2019arrêt pour prendre conscience de ces réalités.» Parmi les nombreux interpellés, à l\u2019occasion de cet événement, en plus des enseignants, des élèves, des artistes, on trouve le Théâtre Entre Chien et Loup, le Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke, l\u2019Orchestre symphonique de Sherbrooke, le Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke, la Galerie Horace, la Galerie de Mme Jeannine Blais, l\u2019Université du Québec à Montréal, le Syndicat de l\u2019enseignement de l\u2019Estrie, les Services récréatifs de la ville de Sherbrooke, le ministère des Affaires culturelles, le Conseil de la culture de l\u2019Estrie, le Collège de Sherbrooke et plusieurs autres personnes et organismes avec lesquels le milieu scolaire sera en interaction à l\u2019occasion de cette troisième Semaine des arts annuelle de la CSCS.Michelle Quintin y La Cour suprême des États-Unis se penche sur le droit de vie ou de mort sur les comateux Bertrand BOLLENBACH Washington (AFP) La Cour suprême américaine se penche actuellement, pour la première fois, sur la possibilité ou non, pour les proches de personnes dans le coma, d\u2019avoir le droit de vie ou de mort sur eux en décidant de la poursuite ou non de leur survie artificielle.Une décision sur ce sujet, qui touche au plus profond des sensibilités individuelles, aura des conséquences sur le sort des 10 000 Américains qui sont en ce moment dans un coma irréversible et dans l\u2019incapacité de communiquer.Ce douloureux débat revient périodiquement à la une, aux Etats-Unis, depuis une dizaine d\u2019années, à l\u2019occasion de jugements souvent contradictoires, émis par différentes instances judiciaires.Il est donc logique que la plus haute juridiction américaine finisse par se prononcer sur le sujet.Le cas précis sur lequel la Cour suprême se penche est celui de Joe et Joyce Cruzan qui assistent impuissants à la poursuite de la vie végéta-tive de leur fille Nancy, dans un hôpital du Missouri, depuis qu\u2019elle a été victime d\u2019un accident de la route, il y a plus de six ans.Annihilés morale- ment par cet état de «ni vie ni mort», ils veulent qu\u2019on arrête de la nourrir artificiellement.Le cas Quinlan Un tribunal les a approuvés dans un premier temps, mais la Cour suprême du Missouri a donné raison à l\u2019hôpital et à l\u2019Etat du Missouri, qui considèrent que retirer les moyens d\u2019alimentation de Nancy Cruzan est contraire à leur mission de préservation de la vie.Le premier cas de ce genre sur lequel la justice américaine avait eu à se prononcer avait été celui de Karen Quinlan, dont les parents avaient obtenu en 1976 de la Cour suprême du New Jersey qu\u2019on lui retire les moyens de respiration artificiels, après un coma de plus d\u2019un an.Mais ils n\u2019ont jamais demandé à ce qu\u2019on arrête son alimentation artificielle et la jeune femme avait en fait encore vécu neuf ans.Depuis, |es différentes juridictions se sont prononcées sur une cinquantaine de cas.Un tribunal du New Jersey a ainsi autorisé, en 1987, le débranchement des moyens d\u2019alimentation de Nancy Jobes, âgée de 32 ans et décédée peu après, alors que la Cour suprême de l\u2019Etat de New York a refusé, l\u2019an dernier, que l\u2019on arrête de nourrir artificiellement Mme Mary O\u2019Connor, âgée de 77 ans.Cette dernière, mentalement incompétente, est toutefois consciente.Les tribunaux ont souvent donné carte blanche aux patients qui demandaient eux-mêmes qu\u2019on les laisse mourir.En 1986, Elizabeth Bouvier, atteinte de paralysie cérébrale, avait obtenu qu\u2019on débranche ses moyens d\u2019alimentation artificielle.Mais, elle se ravisa ensuite et vit toujours.L\u2019euthanasie Ce débat recoupe celui de l\u2019euthanasie.Là encore, les tribunaux américains ont pris les positions les plus opposées, condamnant en 1985 à la prison à vie un vieillard de Floride qui avait tué sa femme atteinte de la maladie d\u2019Alzheimer et de dystrophie, alors que Rudy Linares n\u2019a pas été inculpé après avoir débranché, sous la menace d\u2019une arme, les systèmes de maintien en vie de son fils, l\u2019été dernier à Chicago.De toute façon, le public américain est conscient que les cas qui viennent devant la justice ne sont que la partie émergée de l\u2019iceberg et que de très nombreux cas sont réglés par des accords à demi-mots entre médecins, patients ou familles.Près de trois personnes sur dix sont analphabètes fonctionnels Au moins une personne sur dix ne sait ni lire ni écrire au Québec Québec (PC) Au Québec, au moins une personne sur dix ne sait ni lire ni écrire.Selon une analyse des différentes données, on peut facilement parler de 500 000 à 600 000 personnes âgées de 15 ans et plus qui se trouvent dans cette situation.L\u2019étude réalisée au Canada tout entier par la chaîne Southam News en 1987 et la toute récente étude effectuée par l\u2019Institut canadien d\u2019éducation des adultes parlent d\u2019un autre type d\u2019analphabète, les fonctionnels, c\u2019est-à-dire les personnes qui ne savent pas suffisamment lire, écrire et compter pour se tirer d\u2019affaire dans la vie courante.Selon les deux études, le Québec compterait environ 28 pour cent d\u2019analphabètes de base et fonctionnels.On classe dans cette catégorie les personnes qui ont complété neuf ans et moins de scolarité.Cette estimation est cependant accueillie avec réserve par plusieurs spécialistes du milieu de l\u2019éducation y compris le ministre Claude Ryan, et l\u2019auteure même de l\u2019étude de l\u2019Institut canadien, Mme Andrée Boucher.En effet, qui ne connaît pas une personne d\u2019une scolarité de septième ou même de sixième année qui sache lire et écrire?Coordonnateur des services d\u2019alphabétisation à la direction de l\u2019éducation des adultes au ministère de l\u2019Education, M.Lino Mastriani souligne qu\u2019il faut bien admettre que les données précises sur le nombre d\u2019analphabètes au Québec sont inexistantes.Par exemple, on ne dispose d\u2019aucune donnée régionale.Statistique Canada procède actuellement à une étude sur le sujet.M.Mastriani croit que les données qui en sortiront seront plus justes que celles des études réalisées jusqu\u2019à maintenant.Augmentation du nombre d\u2019analphabètes Malgré les efforts consentis en alphabétisation au cours des dernières années, on a nettement l\u2019impression, qu\u2019au lieu de se résorber, l\u2019analphabétisme prend de l\u2019ampleur.Deux facteurs pourraient expliquer cette situation.En premier lieu, on place le développement technologique qui accentue la sous-scolarisation.Le deuxième facteur, selon M.Mastriani, tient au fait que depuis quelques années, de plus en plus de jeunes quittent: l\u2019école avant d\u2019avoir terminé leurs études secondaires.Après avoir connu une baisse importante jusqu\u2019en 1986, le nombre de jeunes qui abandonnent les études avant l\u2019obtention d\u2019un diplôme secondaire est à la hausse.En 1986, 27 pour cent de jeunes avaient abandonné comparativement à 35 pour cent et 36 pour cent en 1987 et 1988.S\u2019il n\u2019existe pas de données précises sur le nombre d\u2019analphabètes, on connaît cependant avec exactitude le nombre de personnes qui s\u2019inscrivent au cours d\u2019alphabétisation.Des données étonnantes.En 1988-1989, 16 478 personnes, dont plus de la moitié avait 35 ans et moins, se sont inscrites.M.Mastriani trouve renversante cette constatation.Ces jeunes, dit-il, qui se trouvent en alphabétisation n\u2019ont pourtant pas vécu le phénomène de l\u2019exclusion du système d\u2019enseignement.Ils ont quitté d\u2019eux-mê-mes, ce qui devrait nous amener à réfléchir sur notre système d\u2019éducation.Ces jeunes qui fréquentent les classes d\u2019alphabétisation ont quitté l\u2019école en secondaire trois ou quatre ou encore il s\u2019agit de jeunes du professionnel court qui n\u2019ont pas acquis une connaissance suffisante de la langue écrite et parlée, fait remarquer M.Mastriani.Il note que le ministère a maintenant un plan d\u2019action pour l\u2019amélioration du français dans les écoles primaires et secondaires.Engagement de la société Il soutient que le ministère de l\u2019Education a posé des gestes importants au cours des dernières années.Il a consacré, en 1989-1990, 26 millions $ pour l\u2019alphabétisation.Mais, d\u2019ajouter le coordonnateur des services alpha, le ministère de l\u2019Education ne peut à lui seul régler ce problème.A son avis, il faut un plan gouvernemental qui engage tous les ministères, les entreprises, les syndicats et les organismes sociaux et économiques.Il se dit convaincu que le Québec pourrait faire un pas de géant en alphabétisation au cours de la prochaine décennie si toutes les composantes de la société s\u2019engageaient et mettaient en commun leurs efforts.11 constate, à titre d\u2019exemple, une totale absence d\u2019action en milieu de travail.Un comité interministériel en éducation des adultes a été mis sur pied en 1984.Ce comité vient de préparer un mémoire qui, après avoir passé l\u2019étape du comité ministériel permanent des affaires culturelles et sociales, devrait être acheminé au gouvernement et constituer la plate-forme gouvernementale en alphabétisation.Campagne Le Québec, comme l\u2019ensemble des pays du monde, participera au cours de 1990, à l\u2019Année internationale de l\u2019alphabétisation conçue par l\u2019Organisation des Nations unies.Une vaste campagne de sensibilisation, un grand rassemblement à Montréal le 12 mai, la publication du journal Alpha Québec 90, la publication d\u2019un livre et l\u2019organisation d\u2019un forum sont au nombre des activités qui auront lieu.Il est prévu de mettre en place une ligne téléphonique 1-800 pour que les analphabètes et les personnes qui en connaissent puissent communiquer avec les services en alphabétisation de leur région.L\u2019équipe interrégionale d\u2019alphabétisation du Québec, qui regroupe les représentants des commissions scolaires ainsi qu\u2019un nombre significatif d\u2019organismes populaires voués à l\u2019alphabétisation, a la responsabilité d\u2019organiser la campagne de sensibilisation.I! existe 80 Par des messages à la radio, à la télévision et dans les journaux, on cherchera à rejoindre d\u2019abord les analphabètes et l\u2019ensemble des Québécois.Un montant de 800 000 $ est prévu pour la tenue de cette campagne.Une somme de 200 000 $ viendra du fonds fédéral en alphabétisation.Les entreprises seront sollicitées pour un montant de 600 000 $.ECOLE de COIFFURE (reconnue par le ministère de l'Éducation) PAUL DE 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Escalierau hall d'entrée, agréable vivoir, espace corridor élargi à l'étage, grande chambre #1, bon rangement.Construction intéressante d'aspect traditionnel.2*0.î15 \u2022 rrr : Mil IüïHS Étage 64,8 m2(720 pi2) Rez-de-chaussée 70,3 m2(781 pi2) A?-5?¦ fi m g jùimmiwr à nos lecteurs pour commander ce plan de maison ou pour consulter d'autres plans de maisons COMMUNIQUEZ avec
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