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Titre :
La Nation : journal canadien pour le peuple canadien
Héritière du journal Le Nord, La Nation en maintient les orientations et les traditions.
Éditeur :
  • Saint-Jérôme :Cie d'imprimerie de Saint-Jérôme,1901-1909
Contenu spécifique :
samedi 1 février 1902
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Nation : journal canadien pour le peuple canadien, 1902-02-01, Collections de BAnQ.

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[" 5 i tère Année.\u2014No.29.HEBDOMADAIRE.Sa .: é A, & Un an, $1.00.\u2014Le numére, $ cts.\u2018la raison d'être.Le home rule veprésen-\u2019 paupérisnie Britannique.II y a doncaus- 2 JOURNAL CANADIEN POUR LE PEUPLE CANADIEN Bureau de Montréal : Edifice La Presse, C.17 et 19.DOIN « ww \u2014\u2014\u2014\u2014 Bureau de Saint-férôme : Rue Labelle.L'onorable G.A.Nantel, Directeur de la redaction.} MONTREAL\u2014SAINT-JEROME, SAMEDI, ler FEVRIER 1902 \u2014 M, EMILE LAVIGNE est notre ageut-géné- d'une société de bienfaisance, circons- ne diffère pas essentiellement de la poli- néral pour MONTREAL.lour abonnements, .annonves.impression de circulaires, curtes d'af- : Le a Jail Saberd leu > Tope a i oe (expansion pratiquée depuis long- faires.etc.sailresser À son bureau, Édifice Lan Mons IT Le ë RE Sou : a po aps par ! ngleterre, et acceptée, presse.C, 17 et 14.Tél.Bell Main 3280.{litique extérieure et coloniale.Mais pour ; d'une manière générale, par tous les par- - - - (peu qu'on soit habile dans l'art de trou- ; tjs.C'est pourquoi il faut admettre que, ver ies transitions, on arrive à parler deià côté de cet impérialisme en quelque wimporte quoi en n'importe quelle cir-isorte avouble, simon aussi vertueux et «constance.et M.Chamberlain semble s'y |aîtruiste que le dit plaisamment M.* SOMMAIRE % M, Chamberlain et l'impérialisme.La politique étrangère.Trop de couleuvres.Laure de ube.[que l'exinetion du paupérisine ?It pour :et qui seul est repudié par un grand nom- Pour les colons.que le paupérisme disparaisse, que faut- \u2018bre de libéraux, Il s'agit de l'impérialis- Le drame de St-Sauveur.Fr ?Il faut, évidemment, que personne jme brutal et inconsidéré qui a trouvé son Deux-Montagnes.ne manque plus de travail.Et pour que expression dans la guerre du Transvaal.Mélancolie.le de St-Jérô personne ne manque plus de travail.que Avant que M.Chamberlain n'arrivât au Cercle ane Toh x Jer (poésie).| faut-il ?Ouvrir de nouveaux débouchés.; ministère des colonies, l\u2019impérialisme Histoire d\u2019une pomme.| Et pour ouvrir de nouveaux débouchés, jqW'il a défini à Birmingham était déjà Le succès en affaires.que faut-il ?Etre impérialiste.En moins\u2019 pratiqué, peut-être sous un autre nom, Vieilles traditions.ide temps qu'il n'en faut pour le dire, M.\u2018et il n'avait pas provoqué, au sein du Nouvelles de partout.\u2026 \\feremtronue Chamberlain avait done enfourché son parti libéral, de crise comparable à celle Feuilleton : Las TETONS MYSTÉRIEUS, cheval favori.et il lui a fait fournir un | qui est issue de la guerre actuelle.C\u2019est OS \u2018brillant galop .pour l'extinction du! pourquoi la définition qui convient À la MONTREAL.Ier FEVRIER 1902.paupérisme.| politique de M.Chamberlain, c'est pré- : Par malheur, le ministre des colonies | cisément celle ** qu'il n'accepte pas tou- M.Chamberlain a Été aussi peu clair quant à la défini- jours\u201d, et pour cause.Quant à l\u2019impé- \u2019 ge ltion-ded'impérialisme que d'autres l'a-, riulisme dont il vient de nous parler, il et | Impérialisme :vaient été avant lui, sans en excepler n'en est pas l'inventeur et d\u2019autres en lord Rosebery dans son discours de Ches-.ont tiré un meilleur parti que lui.Cet .\u2018terfield.Il a commencé par dire qu\u2019il | impérialisme-là, débarrassé de ce qu'il a Depuis que la discorde s'est accentuée ! était un + i \" vieil impérialiste, qu\u2019il en était] gy, souvent d'excessif.pourrait peut-être dans le camp des libéraux sur la que*-.fier, \u2018mais\u2019 qu'il n\u2019acceptait pas tou- encore rallier les libéraux.Quant à ce- tion de l'impérialisme, après qu\u2019elle eut! jours la définition que ses adversaires! jui du ministre des colonies, il ne sera commenct i les diviser sur celle du Aome! donnaient de ce terme.\u2018Voyons donc| jamais qu\u2019un élément de discorde et un rule, nous lisons avec un intérêt particu- - quelle est la définition de M.Chamber-| objet de réprobation.lier tous les discours d'hommes politiques Jain.Comme il serait invraisemblable.autorisés, conservateurs, libéraux unio- qu'un pays aussi désintéressé et aussi nistes, libéraux impérialistes ou libéraux altruiste que l'Angleterre ne travaillàt traditionnels.traitant de la doctrine im-.que pour son propre compte, alors mé- ALCIDE EBRAY.\u2014 er A @ eee ae e e a périaliste.Nous le faisons dans l'espé- mme qu'il s'agit de la cause sacrée qu\u2019est ! La politique étrangère rence de trouver enfin une définition extinction du paupérisme, l'orateur de: quelque peu précise de cette conception \u2018Birmingham a d\u2019abord mis en relief ce| polititiite, contre laquelle ou en faveur.qu'il appelle le côté moral de l'impérialis-\u2018 L'approche des fêtes du couronne- de laquelle on se prononce bruyamnmient, \u2018ne.11 consiste ais la wilkeion civilisa- | ment du roi Edouard VII jette comme Hats sans parven ir Jamais à dircce qu\u2019el- trice de l'Angleterre.** Nous avons, a-t tn voile sur les événements d'Afriquele représente.ni, surtout, en qiioi elle ti) git, à porter la civilisation, la justice! diffère exactement de la politique d'ex- | britannique.la loi britannique : nous! pansion pratiquée depuis longtettiÿs par \u2018avons à porter la religion et le christia- | , ; UNE CESR rans saut - ies gr aus ses cartons toutes l'Angleterre.On conviendra cependant, nisme à des millions et des millious d'in-, colonies garde d éant douné qu'un grand parti histori- - dividus.à des peuples qui, avant notre; les dépéches de Kitchener, excepté que est en train dé # détruire lui-même arrivée, ont vécu dans l'ignorance, dans! celles vraies ou mensongères gni par- aunom de l'impérialisme, qu'il serait | des confits violents, et dont les territoi-! lent de la capture d\u2019un chef boer com- urgent de savoir d'une manière précise res nons sont échus pour que nous les, me B.Viljoen ou de l'exécution d'un ce que représente ce vocable, nouveau.développions.Voilà quel.est notre de- | autre chef boer comme Scheepers pour venu dans le dictionnaire des expressions ! voir : c'est un grand devoir.n exclut! _ta chose est bien tronvée\u2014meurtre ! politiques.Quand les libéraux, au absolument le reproche d'égoïme .Les journaux d'Amérique et d\u2019Eutemps de Gladstone, se séparaient sur la ividemment, Après Avoir ainsi travaillé: one faute de nouvelles sérieuses, Question du home rule, on pouvait regret- | pour autrui.Y'Ari&leterre peut penser à is ; ; , : v ; ; s de nouvelles du tout, rester leur discorde, mais on en comprenait | soi-mé *estA-dire à l'extinction du | SYAnt pas de p soi-même.c'escivdire | sasse sseñit les vieilles choses on se rabat- Du Qrwotidien de Lévis : Le câble ne veut plus rien dire ou bien, M.Chamberlain, le seevétaire des R.Aimé Tison, Gerant et Secrétaire do la rédaction.4 en envoyant son frère dans ce pays.Il désire ainsi gagner les bôtmes grâces des Américains et les persuader de le suivre dans sa politique en Orient et dans l'Amérique du Sud.I veul les attirer dans ses filets, mais on croit généralement que les Américains në s\u2019y entendre fort bien, Quel but plus noble à | Chamberlain, il en est un autre, que son laisseront pas prendre et que son pro- \u2018proposer à une société de bienfaisance !anteur lui-même n\u2019a pas voulu avouer, jet d\u2019inangurer une nouvelle politique amicale avec les Etats-Unis aura Pen de chance de réussite.So Le 7emps de Paris rappelle.d'itie fagon sarcastique la mission du \u2018prince en Chine.Il avait été envoyé dois ce pays comme le \u201cgantelet\u201d chargé de défier le péril jaune.Si l\u2019article du 7emps a été bien:inspiré, on peut en conclure que le prince Henri va aux Etats-Unis comme le gant de velours chargé de chercher quelle sorte d'arrangement on pelit faire avec le \u201cpéril américain\u201d.L'article du 7emps se termine en faisant ressortir la rivalité existant entre l'Angleterre et l'Allemagne, où peut même dire par toutes les puissances européennes, pour obtenir l\u2019ami- \u2018tié des Etats-Unis.Celle rivalité, ajoute-t-il, doit flatter considérabléiiiént : l\u2019amour-propre américain.En attendant, les correspondants À \u2018Berlin, à Francfort et à Cologne, dw Figara, du Gaulois, des Débats, du | Temps, au Journal et du Petit Journal ; déclarent que le voyage du prince Hen- \u2018ri n'excite pas le moindre intérêt en AMcrsgun, Le peuple allemand n'éprouve ancusi enthousiasme pour les Etats-Unis, du moins il ne le fait+pas voir.pu why : Les sentiments dafis les cercles di- \" plomatiques de Fraticé sontæifiiéux accentués.On s\u2019y défend contre l'accusation possible que, dans 168\u2019 biireaux du'qudi \u201cd'Orsay on aurait fait grise mine à la république sœur pendant la période l critique de la gnerre hisphño-américai- ine.Les mamours que l'Angleterre et l\u2019Allemagne font aux Etats-Unis, en ce monmsent,-ont donné lien A cette Pro- | testation\u2019de la part de la presse fian- | çaise.#4 tait, en effet, quelque chose de défini, de si, das l'impérialisme, un côté matériel, Nouveau, de distinctement contraire à|-des'questions, n dit M.Chamberlain, l\u2019ordre de choses établi, en sorte qu'on _ qui intéressent tout individu dans la mé- W'était pas surpris qu'il/ fût devenu w# tropole, et en particulier ceux-là pour brandon de discorde.Rien de pareil, en \u201cqui le travail, et une quantité suffisante revanche, pour.ce.qui est de l'impérialis- de travail, est une nécessité \u201d\u201d.Autre- TIC, conception si imprécise que \u2018person- nent dit; c'est de la politique de débou- Ten'en a encore \u2018donné une définition «chés qu\u2019il s\u2019agit.Mais l'Angleterre, né- Pouvant servir de programme pratique\u2018à i me quand élle travaille , pour.son propre UN parti politique, et, surtout, expliquer |compte, et non pour -civiliser le genre la désagrégation d\u2019un parti existant.humain, est moins égoïste que les autres .Nous espérions être plus heureuxven | nations, en ce sens qu'elle ne les - exclut lisant le nouveau discours que M.Cham- | pas de ses nouveaux marchés.Voilà la berlain vient de prononcer a Birmingham, | doctrine impérialiste qué M.Chamberet dont une partie importante a été-con- |lain est fier de professer.sacrée à l'impérialisme.Le ministre des | Sans-vouloir la discuter quant au tond, colonies parlait à la réunion \u201cammuelle nuns sommes obligés de cotstater qu\u2019elle tent sur quelque fait nouveau, à leur ; a.portée, qu\u2019ils amplifient et rendent im-; Pendant que PAllemagne fait :tôüt | portant au possible.Ainsi, ils ont dé- son possiblé pour obtenir les sotjrires terré la guerre hispano-américaine et et les bonnes grâces de I'Oncle Sam, mis à nu certains faits qui prouvent ses journaux attaquent vivement l\u2019Anque les meilleurs diplomates sont les | gleterre qu'ils accusent d\u2019éveiller aux meilleurs menteurs.Nous avons parlé Etats-Unis des soupçons contre la poli- de ces faits et ne nous y attarderons tique allemaïide envers cette pitissanice donc pas.Il y a autre chose qui peut an début de Ju guerré hispano-äffiéri- iutéresser le lecteur, par exemple lejcaine.| Le .voyage du Prince Henri, frère de l'em- Presque tous le: journaux allemands * pereur d'Allemagne.C'est surtout la jenvisagent cette tentative dans le mé-s presse française qui s\u2019oceupe de\u201d ce; me jour que la Gazelle quotidicnue ab voyage.Co wey ew [cent a ecierse les motifs ayant On admet généralement que, l\u2019aupe-|pu dicter à M.Heuri oman som ih reur Guillaume oe ll tee |B istion 2 la chambre des Comet - , LA NATION.\u2014 ler FÉVRIER 19c2.4 nes anglaises, le 20 janvier et dit à ce sujet : \u2018\u201c Dans les rapports de Londres, télégraphiés à New-York, on déclare que l\u2019Allemagne a été l\u2019instigatrice d\u2019un plan d\u2019intervention des puissauces européennes contre les Etats-Unis.\u2018 Une parciile allégation est un soufflet donné sur la face de la vérité.Elle pourrait sans doute, au moment de la visite du prince Henri créer un sentiment de mécontentement aux Etats- Unis auquel cas le but poursuivi subrepticement par M.Norman, en faisant son interpellation à laquelle lord Cranborne a répondu et en laissant les agences de journaux anglais publier des inventions à l'étranger, serait -ats teint.\u201d Trop de couleuvres ! Notre confrère du Progrès de Windsor, libéral éprouvé, critique sévèrement la conduite du gouvernement, au \u201csujet de l'envoi du troisième contingent.Voici cet article remarquable qui ne prête pas à l'ambiguité : \u201c Au fond, cette affaire est beaucoup plus sérieuse que les trois première, Dans les premiers cas, le gouverne, ment canadien, en offrant lui-même | les troupes, donnait sans doute à l\u2019Angleterre de trop grandes espérances sur de Canada, mais il ne lui reconnaissait pas le droit de convertir le Canada en station de recrutement.En répondant -comune il l\u2019a fait aux anti-impérialistes, que le Canada ne peut fermer ses portes aux officiers recruteurs de l'An-gleterre dès que celle-ci paie tous les * \u201cfrais, il a mis pour toujours lc pays à la merci de la Mère-Patrie.- Je précédent est eri: que l'Angleterre paie et «Île prendra chez nous tous les soldats dont elle a besoin.\u2018Comme clle est toujours en guerre, nous allons nous faire plumer dans les hauts prix.Nous n\u2019en sommes encore qu\u2019au début de ce nouveau régime, début timide et comparativement lent; et néanmoins, en deux ans l'Angleterre nous a pris quatre mille hommes\u2014 non pas quatre mille personnes, mais quatre mille hommes sains de corps et et d'esprit! combien le gouvernement fédéral prend-il de temps et d'argent pour en importer autant des vieux pays?Nous le demandons en toute sincérité aux hommes de bonne foi.Quant à nous, nous ne crovons pas qu\u2019avec les centaines de mille piastres qu\u2019il a consacrés depuis deux ans à l\u2019immigration, le ministère de l\u2019intérieur ait donné au pays quatre mille hommes valides sous tous les rapports.* Sans doute il nous reviendra d'A- Que le ministre de la milice, de son propre chef, uniquement pour arrondir l'effectif du contingent, a porté cet effectif de six cents hommes qu'il devait comprendre, à neuf cents hommes ?\u201c* On s\u2019étonnera peut-être de ce qu'un libéral se refuse à avaler ces quatrième et cinquième couleuvres, enfantées coup sur coup, presque jumelles.Il nous semble pourtant que l\u2019intérêt du pays nous commande assez fort de protester.\u201d -\u2014 La part de Québec \u2018* Pierre Vieux temps\u2019 chez qui I'appétit de la crèche semble vouloir prendre le dessus sur la servilité de partisan aplati, élève la voix dans le dernier numéro de l'Avenir du Nord pour réclamer de la faiblesse de son chef Sir Wilfrid ce qu\u2019il appelle la part de Québec dans la composition du cabinet.Vous voulez votre part \u2018Pierre Vieux temps\u2019: mais il faut en faire votre sacrifice, vous ne l'aurez pas.Au bon vieux temps ou le Dominion avait à la tête de ses affaires un premier ministre de langue anglaise, du temps de Sir John A.McDonald, Sir John Thompson, Sir M.Bowell, Sir Chs.Tupper, la population canadienne française était plus largement représentée dans le cabinet fédéral, elle avait sa part raisonza- ble de portefeuilles à patronage.Mais ces justes partages sont choses du temps passé, Pierre.Du reste pourquoi vous plaindre ! ; - N'avez-vous pas à la tête du ministère un homme ayant nom Sir Wilfrid Laurier ?Tant d'honneur ne compense-t-il pas amplement la privation des quelques vils sous qui pourraient tomber de la poehe d'un ministre français détenteur d\u2019un volumineux portefeuille comme celui des postes.par exemple ?Allons donc ! mais vous n'êtes vraiment pas raisonnable, Pierre.N'est-ce pas vous et Vos amis qui avez voulu cet état de choses ?Qu'avous-nous entendus depuis 1396 ?\u201c* Canadiens-français votez pour Laurier, un canadien-français !'* Vous vouliez Laurier au pinacle ; il y est.Pourquoi vous évertuer à lui mettre en main le commandement quand alors comme aujourd\u2019hui vous saviez qu'il courberait l'échine, qu'il se laisserait conduire vulgairement par le bout du nez par messieurs les Anglais.Si encore nous n'avions d'autres preuves que cclle- là de la faiblesse de Sir Wilfrid, nous hésiterions peut-être à nous faire l'écho de ses propres amis en le condamnant aussi vertemeut, c'est peut-être la moindre de ses faiblesses.N'avez-vous pas été témoin tout der- nièremert encore de sa honteuse reculade lorsque l\u2019Honorable Juge Langelier tenait déjà sa nomination comme rempla- cant du juge Wurtele à la Cour du Banc frique partie de nos soldats ; mais dans quel état physique et moral ! À qui fe- ra-t-ou croire que dans deux ans de, du Roi?Messieurs les membres du barreau de langue anglaise du district de Montréal, alarmés pour la conservation de ce qu\u2019ils considéraient un droit acquis service militaire (à l'avenir on s\u2019enga-j pour cux ct leurs descendants, bien à gcra pour la pleine durée du service, ! tort.croyons-nous, ont dit : Sir Wilfrid, ! .+ qui varie de sept À douze ans, suivant; arrétez, ce n'est pas un canadien-français les armes) constituent une bonne préparation aux arts usuels ou aux travaux des champs ?\u201cC'est donc au gouvernement, bien | mal se défendre que d\u2019alléguer qu\u2019il | ci n\u2019envoie des troupes qu\u2019à la demande | y des autorités anglaises.qu'il nous faut.Et lui, le chef dont la décision devait être respectée, a reculé.Il était fait pour suivre et vous l\u2019avez mis pour commander.Et sur cette fameuse question des con- gents, sir Wilfrid.au lieu de diriger opinion comme c'était son devoir, l'a subie.« D'ailleurs, cet argument lui-même les anglais qui le commandent, il a courbé .perdsde sa force quand, on .considère | l\u2019échine, comme toujours.De peur de déplaire à Messieurs |.N'est-ce pas qu\u2019il est faible votre chef?L'usage immodéré de Bitre, Wie, Majg de grâce, pauvre Pierre, ayez au, etc.est radicalement guéri par LADY: moins la décetice, si vous ne pouvez en.SONE (extrait Liquide Concentré).Faavoir le courage, de soutenir jusqu'au | tés @ Cas Dépôt chez M.J.P.Coubout l\u2019idole aux pieds d'argile que vousi André.345 rue Ontario, coin $t- vots êtes vous-même donné.Pouyre Tre.JS 1 \u2019 am Gtérit Tes bitsy SIROP D'ANIS GAUVIN\u2014Guért tes vires senterie, dentition douloureuse, etc.\u2014Procure lesommeil.Fa vente partout 25e.la bouteille.Tonique Reconstituant Un bon vieux vin d° auquel a été ajoutée Jet Quina du Pérou dans les proportions.apnrouvées par es pharuacopées anglaise et française est le tonique idéat pour donner de la vigueur au sang et renouveler la vie, Wilson's Invalids\u2019 Port, .er Yin Oporte de Wilson pour invalides \u2014\u2014 el - La GAISSE C'EGONOME © des CANTONS du NORD | St-Jérome, P.Q.| Fait toutes sortes de transactions d'argent.Escompte les billets de commerce et les billets d'encan.Fait toutes espèces de collections.Traites émises sur toutes\u2018 R@ les parties de l'Amérique.Traite des: ÏB pays étrangers encaissées au taux le plus, bas.Intérêt alloué sur dépôts.R.DESCHAMBAULT, GÉRANT.Prescrit par tous les prin- | cipaux médecins, En vente chez tous les Pharmaciens et Epicier, et chez 18-7-01\u2014tn P.SIMARD, St-Jérome.TIT Ja meilleure route et la plus populaire pour Toronto, les Chutes Niagara, London, Détroit, Chicago et toutes les stations du Canada et des Etats-Unis.Des trains express quittent Montréal aux heures et jours ci-après pour Toronto et l'ouest, DONAT CODON MAGASIN GENERAL STE-AGATHE-DES-MONTS : Quotidien Quotidien Daily ex sun Quitte Moutréal gaoa.m.Jowp.mm.so soopm | Marchandises sèches et Epiceries, Arr, Toots 1.50 p.m 148.M.fn a.m, Assortement d'INDIENNES, d'ETOF- .Hamilton 5.50 p.mv Jon, m.AIM, pS ; TO Po .Arr ch Niagam 748 Ê m.; wire 1m FES À ROBES de tous prix et de tous Arr, Buffalo 35 p.m.43 C8 1, ne.genres.pou Arr.Loudon 7-42 p.Mm, Bh 1100 ÿ m SUCRES, CASSONADES de toutes Arr.Détro .40 PM.Lio p.m.1.10 p.m, .: .- Arr.Ehlengo à TON WM.NASP.mM.S43 Dom.les qualités.ignent aucune \\ \u201cCons ces trains font la communication sans retards à SYOS Prix ne crajgnen une gon- Chicago avec les trains rapides allant à St.Lal, Win.| currence, nipez, et toutes les stations de l'Ouest américain, y com- ; pris fe» Etats de la Californie, de l'Arégon.de Wushing., Escompte pour du Comptant ton el de la Colombie britannique, sur la côte du l\u2019acifi- - 1 que.; ; ; 5904-12 Un char café-palais est sur ce train et ur repas à la, et _ carte servi à toute heure durant le jour à In couvet.nce ! 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75 ruc St-Laurent Bouin dit Dufresne, en date du 13 novembre | - 1885, et pour autres fins.; WwW B NANTEI C R | . 3 : .* : oY i.l'agriculture et même l\u2019industrie.Nos\u2018 montrions dans l'avenir - de notre pays, de Concitoyens rendront en Afrique, nous \u20acN somnnes certains, les mêmes services ; égaux à nos voisins, et nous ne consti-, dans le troisième contingent que dans les! tuons pour eux qu'un marché d'appoint.! deux premiers : ils en rendront de meil- | Mais ce relèvement servirait à l'essor de; i ous ne pouvons encore nous déclarer BELLE PROPRIÉTÉ située sur la rue St-Lanrent, avec deux beaux magasins ct donnant de bons revenus.Vendrait 8 tres bon marché.Adresse H340, La Na tion, Montréal.\u2019 deux heures et le guérit en huit jours, fait pas restituer.J.P.Coutlée & 11 ne ie.1345 Ontario.1c.Catarrhe guéri avec \"Alkaline.Où lu \u201cRivière aux Chiens\u2018 dans ses tours et retours * re te Tee IMPRESSIONS _ Notre outillage est au complet.Notre ouvrage est garanti Nos prix sont les plus bas.Téléphonez No 3280 Nain, et M.Lavigne ira donner les quotations pour faire les circulaires, cartes d\u2019affaires, blancs de compte, entêtes de lettres, etc.\u2019 EMILE Laviene & Cie, Chambre 17 19, Edifice \u2018\u2018 La Presse, * Le drame de St-Sauveur Assises criminelles à Ste-Scholastique James FLAHERTY ET JANE IVALL, ACCUSES DU MEURTRE DE LEUR BEAU- PRERE, FRANK BLAIS, DEVANT LEURS Juces.\u2014J.A, BEAULIEU, AVOCAT DE MONTRÉAL, DEFEND LES ACCUSES.Le terme de la cour criminelle, pour le district de Terrebonne, s'ouvre samedi matin, à Ste-Scholastique, sous la présidence de l'honorable Juge Taschereau.Dix accusations seront soumises à la décision des grands jurés.Au nombre de ces accusations, se trouve celle du Roi contre James Flaherty et son épouse, Jane Ivall, pour avoir tué leur beau-frère, Frank Blais, dans la nuit du trois au quatre août dernier 1901.Les accusé ont confié leur défense à M.J.À.Beaulieu, jeune avocat de Montréal, bien connu dans le district de Terrebonne.Arrêtés sur mandat émané par l'ordre du coroner'Mignault, l'enquête prélimui- naire fut fixée au 13 septembre suivant, et les accusés par leur avocat, M.J.À.: Beaulieu, obtinrent d'être adutis sous\u2019 caution pour jusqu\u2019à la date mentionnée \u2018 pour l'enquête.! L'enquête corimença à la date indiquée devant M.A.F.Carrier, magistrat pour le District de Terrebonue.Elle du- Ta 3 jours.Le magistrat condamna les accusés à.subir leur procès.M.Beaulieu fit aussitôt une requête pour faire admettre ses! clients sous caution eu attendant leur procès.Cette requête présentée devant l'honorable Juge Taschereau, fut accor- ; dée le 2S septembre et les accusés remis en liberté Tls se sont livrés ce matin au shérif, pour subir leur procès.Nos lecteurs connaissent, pour avoir lu les rapports que nous en avons donnés, les différentes phases de cette tragédie qui s'est déroulée dans la paisible paroisse de St-Sau- veur des Monts.Ce drame sanglant a été le dénouc- ment d'une orgie qui eut lieu chez te] beau-père du défunt, dans la soirée du samedi, le trois août.Frank Blais demanda à Dick Woods d'aller avec fui chez James Flaherty, son beau-frère, pour lui engendrer querelle, Dick Wood refusa.Mécontent de ce refus, Blais frappa Wood qui, pour se mettre à l'abri des coups du défunt, courut chercher refuge chez les accusés, leur annonçant, comme Blais lui avait dit, qu\u2019il s'en venait les tuer.Il pouvait, dans le temps.être deux heures du matin \u2014 James Flaherty, son ! épouse et leur trois enfants étaient cou- : chés.: Quelques minutes après.le défunt ar- viva, accompagné de quelques persounes.| LA NATION.\u2014 ler nu pieds, sur la galerie, derrière la maison.Blais porta une main une à une de ses poches et il en tira un couteau qu\u2019il ouvrit, puis il se servit de l'autre main pour tirer de sa poche ce que l'accusé crut être un revolver.Il se tourna vers sa femme, qui était près de lui, et de- Manda s'il devait faire feu.répondit que non.Frank Blais s'éloigna pour quelques minutes, puis il revint à la charge.Dick Wood, quelques membres de la famille de Flaherty, l'accusé, étaient alors à causer ensemble, debout près de la porte.Blais entra et frappa Dick Wood à la tête d'un coup de gourdin, qu\u2019il avait pris chez Flaherty, père.Ibfrappa l'accusé avec le même bâton, puis il s\u2019éloigna de nouveau de sa maison.Cinq minutes plus tard, Frank Blais revint encore.Flaherty était derrière la maison.Il repéta à Blais de s'en aller chez lui.Au même instant celui-ci lui lança une pierre et lui blessa la main dont il se servait pour se garantir.T1 lui jeta ute nouvelle pierre à la tête, puis il s\u2019éloigna pour aller s'arrêter sur le chemin public, d\u2019où il continua à lancer des pierres.Flaherty dit a Blais : Tn m'en a fait assez, si tu brises encore des vitres, je vais t\u2019envoyer la décharge de mon fusil dans les jambes.\u2018 Mais le défunt ne tenant aucun compte de cet avertissement que l'accusé lui répétait de nouveau, continua à lancer des pierres, criant qu'il voulait tuer tous les occupants de la mpaison.Une énorme pierre effleura la tête de la pctite fille des accusés et une autre le pied de leur jeune garçon.Voyant qu'il n'y avait aucun autre moyen de protéger su vie et celle de sa famille, James Flaherty prit son fusil et sortit avec l'intention de décharger son arme dans les jambes de l'agresseur.Mais, au même instant qu'il fit feu, Blais se baissa pour ramasser une pierre, c'est pourquoi Blais fut atteint plus haut que l'aurait voulu l'accusé.Blais lança aussitôt avec violence sur 'la fenêtre la pierre qu'il tenait alors dans la main.Puis il s'éloigna de la tmuaison, à environ 35 pieds, et cria : \u2018J'ai reçu un coup de fusil'\u2019.JI marcha encore sur une distance d\u2019une quinzaine de pieds.puis il s'affaissa.Les accusés plaideront légitime défense.Près de cinquante témoins seront entendus.Pour sa part la couronne en fera | entendre au moins une trentaine.Deux-Montagnes M.J.A.C.Ethier.député du comté des Deux-Montagnes, a d@ faire une horrible grimace en face du résultat que vient de donner l'élection de la Société d'Agriculture du comté.Lui, qui a essayé de travestir cette florissante société en club politique dans: l'espoir de la faire servir ses petits intérêts personnels d'abord, et ses petites rancunes contre M.Benjamin Beauchamp ensuite, se trouve en complète déroute.les cultivateurs intelligents du comté nous prouve À nous, et à lui aussi, s'il veut enlever de ses yèux, le bandeau Mme Blais Son jeu, mis à jour à temps par FÉVRIER 1902.M.John Morrin, un libéral, a été réélu président de la société, bien que les membres soient ent majorité des conservateurs, et M.B.Beauchamp, qui, de l\u2019aven de tous, a travaillé ardûment, mais de bon cœur, au progrès de la société, a été réélu secrétaire.Bravo ! ! Et tout ce bruit inaccoutumé aura servi à démontrer une fois de plus aux cultivateurs intelligents du comté où sont ceux qui se dévouent pour eux, Nous en profitons pour offrir nos sin- cê.es félicitations au président et au secrétaire de la plus belle et la plus prospère société d'agriculture de notre province.CULTIVATEUR, Pour les colons Le premier point à observer, c'est le choix judicieux du canton où l'on veut s'établir.Là-dessus, il est bon de consulter un homme d'expérience et qui possède le jugement nécessaire pour prévoir l'avenir, dans la mesure du possible, Il y a des endroits qui sont impropres à la colonisation, par le seul fait de leur situation géographique.Ce n\u2019est pas là que le colon doit se diriger.Il en est de même du choix d'un lot dans la future paroisse qu\u2019il s\u2019agit de fonder.Comme les premiers défricheurs sont exposés aux plus rudes épreuves, il n\u2019est que juste qu\u2019ils prennent pour eux les terres les plus avantageuses.Unie fois le lot choisi, il faut bien déterminer le site.des futures bâtisses de la ferme, pour y commencer les travaux.La salubrité du sol, son inclinaison par rapport aux rayons du solcil, sa situation relative aux vents dominants, les avantages qu\u2019il peut offrir.pour la création d\u2019un jardin potager et d'un verger, la proximité d\u2019une source d\u2019eau saine et pure, voilà autant de choses à considérer quand il s'agit de marquer la place d'une résidence rurale et de ses dépendances, Dès que lc colon se sera arrêté au coin de terre où doit surgir le nouveau foyer familial, il importe qu'il procède à un dé- biaiement complet du sol avant de songer à la construction.Il faut déraciner les arbres, de manière à faire disparaître de Cet esprit d'association continuera à régner et à rendre service aux\" colons arrière.ne période plus avancée de leur Quand il s'agit d'enlever les souches et les pierres pour faire un premier labour ils y gagneront encore en mettant leur labeur en commun et en s'unissant pour acheter les instruments nécessaires ic genre de travail.Il en est de même des pierres.La machine Lemire, par exemple, peut soulever des cailloux énormes et les transporter rapidement à la lisière des champs, où l'on peut cu faire des clôtures permanentes.Cette machine est trop dispendieuse pour un seul colon, mais son coût peut être facilement supporté par cinq ou six.Quant aux cailloux trop gros pour être enlevés par la machine, on les laisse en paix, comme des monuments de la nature, jusqu\u2019à ce que les ressources permettent d'y appliquer la poudre ou la dynamite.Certaines souches sont tellement solides ct tellement revêches qu'elles semblent résister à tout.Voici un moyen que je recommande pour les vaincre.À l'automne, disonsen octobre, on perce un trou de tarrière perpendiculairement dans le sommet de la souche, d'environ un pied de profondeur ; on met deux ou trois onces de salpêtre dans ce trou, qu'onemplit d'eau et puis on le bouche avec une cheville en bois.Au printemps, on enlève le bouchon et on verse dans le trou une roquil- le de pétrole.Après quelques jours.on met le feu et la destruction est complète, y compris les racines.AGRICOLA.Pour LA NATION Elle était folâtre et gaie, Carmel, la rieuse aux grands yeux bleus.Lui, grave et sérieux s\u2019éprit de ses sourires et aux pieds de l'enfant il déposa son cœur, son cœur noble et fier.D'une distine- tion parfaite, d'une délicatesse exquise, il avait les grâces qui plaisent.Carmel ne pouvait demeurer indifférente aux attentions de I'élégant citadin a ia paro- suite les souches, en même temps que les autres débris.Cette pratique ne saurait être recommandée pour les défriche- pour l'arpent de terre où l\u2019on veut ins- jtaller une demeure.Cette dernière sera ; ainsi mise à l'abri des feux de forêt, qui causent de si fréquents sinistres dans les nouvelles colonies, tandis qu'un champ ainsi nettoyé permet d'établir dès le début un jardin et même de faire iminédia- tement la plantation de certains arbres.L'un des premiers éléments de succès dans la vie champêtre c'est d\u2019avoir un \u2018chez soi\u2019\u2019 confortable et attrayant : rien n\u2019est plus propre à attacher ct à retenir au foyer les membres d\u2019une famille.Voila ce que le colon sage une doit pas oublier, dès ses premiers pas.On signale parfois avec éloge le cas d\u2019un individu qui s\u2019en va s\u2019établir seul dans la forêt et qui devance les autres dé- ' fricheurs, souvent de plusieurs années., Malheur au colon qui est seul.Il s'ex- ments en général, mais elle est désirable | le charmeuse, au regard si doux.Les lilas fleurissaient ; sous le brillant soleil de juin les roses entrouvaient leur.calice odorant : dans ces deux cœurs, l\u2019amour, autre rose aux délicieux parfums, allait s'épanouir.Combien timide et suave le premier aveu ! Combien doux les premiers billets, craintifs d\u2019abord, plus confiants et plus tendres ensuite ! Carmel aimait ardemment, avec l'abandon de l'enfant qui sent près d'elle le protecteur dévoué.Lui, sachant qu\u2019il avait la garde de cette âme pure, l'entott- rait de ses hommages respectueux.Ils vécurent ainsi des jours ravissants, jouissant d\u2019un regard, s'enivrant d'un sourire.Mais ces jours passèrent, hélas ! Puis vint la séparation fatale, l'heure cruelle des adieux.Lui.cachant son émoi, restait calme pour consoler celle qui se désespérait.Il lui disait la douceur du revoir, la joie du retour quand des fiançailles, puis, plus loin, lui faisait Je ne puis louer une pareille conduite.! il.viendrait mettre à son doigt l'anneau* Le voyant s'approcher de lui, l'accusé ! qui l'empêche de voir, nous prouve dis-je lui demanda ce qu'il voulait.Blais cou- | que les vessies gonflées peuvent peut- rut prendre un biton et lui cria : \u2018\u2019 Je| être surprendre la bonne foi populaire veux te.tuer.\u2019 L'accusé lui répondit : | pour une fois ou deux, mais qu\u2019elles fi- \u2018* Blais prend garde À toi, tu ferais mieux | nissent par être jugées ce qu\u2019elles sont.de\u2018retourner.\u2018\u2019 Au lieu de suivre cet\u2018 La contestation de sou élection actuel- avis, il se précipita sur l'accusé, tenant !lement pendante devant la Cour, comme dans sa main un morceau de bois d'éra-|la vraie épée de Daimnoclès, finira d\u2019éclai- ble carré, long de trois ou quatre pieds ! rer ceux qui ne le sont déjà qu'à demi avec lequel il frappa l'accusé.Le gour- |sur la véritable valeur de cet homme po- diiy lui\u2019 échappa des mains.Flaherty était | litique.pose à des misères inutiles et il perdra entrevoir un avenir tout fait de mysté- dans l'isolement la plus grande partie des | rieux bonheurs.: : fruits de son travail.|! Absorbée par son chagrin, Carmel ne La colonisation doit se faire par grou- | voulait rien entendre, alors la voix se pes.Une poignée de défricheurs- s\u2019ai-|fit plus grave, tendrement autoritaire : dant les uns les autres, se prétant un ap-.\u2018 Je ne veux plus que tu pleures ; J° pui mutuel en toutes occasions, pourront | veux un sourire.\u201d Subjugnée Par le décupler la valeur de leurs efforts indi-|cher regard qui avait tant d\u2019empire sur | viduels.son âme, la pauvrette refoula ses larmes On forme uné puissance avec l'union |au.plus profond de son cœur brisé et, des faibles.\u2019 \u2018elle sourit 3 I'** Aimé \". \u2019 Pr a LA NATION:\u2014 Ier FÉVRIER 1902.Avis IMPORTANT Tous les chèques, mandats d'argent, etc, en paiement partiel où entier de toutes annonces, nnements ou impressions, doivent être faits = bles au pair.À l'ordre de La Cie d\u2019impri- mie de St-Jérome, e1_adressés directement ilaNation.St-Jérome, Co.Terrebonne, P.Q\u2014 rb ld être adressés J.Sn arom ot nous parvenir le fandi avant-midi.ment qu\u2019un marchand a quelque chose à vendre, il est utile que tous les acheteurs possibles le sachent.Or, pour arriver là, il n'y a pascinquante moyens.L'enseigne sur la porte du magasin est une annonce qui parle au passant, pour peu que le passant regarde autour de lui.Mais l\u2019enseiyne ne peut donner qu'une idée générale, abstraite, du commerce gui se fait dans le magasin qu'elle surmonte, la circulaire bien souvent, n\u2019est pas lue ; elle est jetée au panier, où envoyée à la cuisine pour allumer le feu.L'annonce dans un journal fait con- grands yeux bleus sont devenus rêveurs, naître ce que vous avez à vendre, avec l'enfant n'est plus folâtre et gaie, Car- les détails nécessaires et en faisant res- mel n\u2019est plus la rieuse ! \u201csortir les avantages offerts a une foule JuULES-VANNE.| de gens qui ne passent pas dans votre TT eee {Tue et qui ne lisent pas les circulaires.Le succès en affaires |i.journal est lu, c'est un comsmis-ven- deur que vous envoyez au domicile du client, qui est toujours bien accueilli merciale que nos négociants et mar-|et qui lui parle comme il faut lui par- chands canadiens entendent peu gé- ler.L'annonce dans les journaux est wralement : c'est annonce.Au cou-| non seulement aussi utile que l\u2019ensei- traire, leurs concurrents de langue an-|@ne et la circulaire, mais elle peut, au glaise sont très entendus sur cette ma- besoin, remplacer lune et l'autre.Es titre et ils se servent de ce moyen de ; sayez-en, libéralement, et vous ne tar- publicité avec une virtuosité qui dé-| derez pas à vous en convaincre.montre une étude approfondie.Le fait est que, dès qu\u2019un commer-! ent on homme d\u2019affaires quelcouque de langue anglaise vient s'établir quel-; que part, il commence par le faire sa-, voir à tous ceux avec qui il désire| avoir des relations d'affaires; pour atteindre cette fin, il prend les moyens | écessaires : il met tune enseigne à son! Les vieilles mœurs se perdent de plus s: S i .es .eee .gn .en plus: les vieilles traditions elles-mé- magasin, et une annonce dans le jour- ; : mes ne sont plus guère conservées que nal &e sa localité ou dans le journal .dans la bonne province ou dans quelques qui est lu par sa future clientèle.C'est | familles parisiennes, de souche provin- dirait-on, tn acte de simple bou sens.ciale, qui tiennent encore par une sorte Cependant, voyez un Canadien-fran-|de piété religieuse ou domestique, aux çais dans la même situation ; neuf fois costumes de la race et du foyer.Celle sur dix, il néglige ce premier - élément |du gâteau des rois, qu'on doit, paraît-il, du succès et si, à force de travail et restaurer et rafraîchir ce soir même, d'économie, il finit par ramasser quel-! d'une inanière ultra-moderne, au Mouques sous, IA où un autre plus éclairé! lin-Rouge.se perd dans la nuit des rae I est parti ! seule dans sa chambrette.(armel a pleuré.elle a pleuré iongtemps.Le regard fixé dans le lointain, évoquant te doux souvenir de l\u2019absent, elle attend «lui qui lui a promis sa foi.Reviendra-t-il ?elle espère ! Mais pour avoir aimé, elle a perdu sa gaieté : les flestun côté de la carrière com- -\u2014 \u2014Annoncez dans LA NATI0N ! c\u2019est le meilleur médium potr atteindre la famille.a ae me Vieilles traditions ble du moins qu\u2019il soit impossible de nier cette proposition, que du mo-|' aurait ramassé autant de piastres, il ne manque pas de se vanter d'avoir réussi sais annonce.Seulement, ceux qui réussissent ain- sh, à peu près, ne sont guère que un ou deux sur cent qui faillissent.Allez leur demander pourquoi ils Hannoncent pas.S'ils sont francs, ils vous diront que l'annonce coûte trop cher et qu\u2019ils n\u2019ont pas d'argent a jeter par les fenêtres.S'ils veulent biaiser.ils vous diront qu'ils font asssez d\u2019af- faires-pour leur capital.D'autie prétendront que la clientèle procurée au Moven de l'annonce ne vaut rien, que dest le rebut des autres marchands, ceux à qui tous les autrés Ge férmé leur compte.COR Ce Préjugé contre Jaunonce \u2018est, tel- fement enracing, surtput chez les né- Koctants de l\u2019avant-dernière génération, que lorsqu'ils vous donnent une \u201cnnonce, ils disent\u2014et ils en sont con- Saineus-\u2014que c\u2019est pour obliger, pour Vous encourager.Aussi.comme ils ne vous éncourasrent qu'à leur corps dé- lendant, ils se contenteut d'un petit es- Pace, d'une petite carte perdue parmi lts tire-lœil de leurs\u201d Ébfiétirrents et, eu tirent que peu i rellement, ils n° e hénéfièe;; ce qui lés;confrhié éncore l\u2019erreur.- 3 est évident,spourtant, iknous sem- bat jtemps.Si vous voulez vous éclairer , Vous-mêmes sur Ces rites el ces mœurs | d'autrefois, je vous renvoie au livre de Jean d\u2019Avranches, De officiis Ecdesiæ, ou tout simplement aux Recherches sur la | France.d'Estienne Pasquier, à la Vie \u2018privée des Français, de Le Grand d'Aussyet aux Mémoires de Minc de Motteville, | qui tirait la fêve, en buvant de l\u2019hypo- \u2018 cras avec la mère du roi Lonis XIV, Chez les Romains, la veille ou le pre- | mier jour des Saturnales, maîtres et ser- , viteurs se partageaient un gâteau où le ! pâtissier avait caché une féve qui désignait le roi du festin ; ce roi du festin présidait aux divertissements, portait le premier les santés de tout le monde et on buvait à la ronde d\u2019après sa loi: toutes les fois qu\u2019il vidait son verre'chatun devait, par \u2018obéissance, tremper les lèvres dans le sien.\u2018 Tacite \u201cécrit Estienne Pasquier, dit au livre XIII de ses Annales, que, dans les fêtes consacrées.à Saturne, / on était en usage de tirer\u2018au sort Ja royauté ; chose que l\u2019on, voit: aurdoigt et à:l'œil, s'être trañsplanté chez notis.\u201d L'auteur, incertain je crois, de la vie \"de Louis 111, duc de Bourbon, nous ra- \u2018conte une innovation touchante de ce bon prince.Le saint jour de I'Epiphai nie, en souvenir de la visite rendue à la jerèche par les bergers et les mages, il { nommait pour roi un enfantelet de huit -ans, le plus pauvre qui se trouvât dans la ville.T1 le faisait revêtir d\u2019un habit BANQUE D'HOCHELAGA Cupital payé 1,300,000.Fonds de Réserve 0230,000.© Bureau prineipai : Mentréal, Directeurs: MM.F.X.ST-CHARLES R.BICKERDIRE, M.P., Hon.J.D.ROLLAND, J.A.VAILLANCOURT, A.TURCOTTE.Asst.Gérant : C.A.Giroux Inspecteur : O.E.Doras Président Hochelaga Vice-Prés.| Rue Ste-Catherine Centre Sureaux de Quartiers: Rue Notre-Dame Ouest , Rue Ste-Catherine Est Suococursales : Joliette, Louiseville.Québec, Sorel, Gérant Général : M.J.À.PRENDERGAST |Sherbrooke, Saint-Henri (Montréal), St-Jérôme, \u2018Trois-Rivières, Valleyfield, Vankleek Hill, Winnipeg, (Man.) Une nouvelle succursale de cette banque est maintenant en opération à SAINT JEROME, rue Labelle, près du pont de rer.J.C.GAGNE, Gérant protem.pres serviteurs.Le lendemain, l\u2019enfant mangeait encore A la table du prince; puis le maître d'hôtel faisait une collecte ensa faveur auprès des convives.Le duc Louis donnait de sa poche quarante livres (ce qui était une somme pour le tenips), les chevaliers de son entourage un franc chacun et les écuyers un demi- franc : on recueillait ainsi environ cent livres que l'on remettait au père et à la mère \u2018\u2018pour que leur enfant fût élevé aux écoles.\u2019 Louis XIV aimait à tirer les rois et, comme le hasard plus ou moins dirigé le faisait assez souvent roi de la fève, il s'acquittait à merveille de sa fonction qui'lui était toute naturelle.On cite de lui à ce propos un mot historique.Une princesse, une de ses filles naturelles, un peu étourdie, voulant profiter de la gaieté des circonstances et de la bonne humeur du roi, lui avait envoyé demander sa protection contre tous les accidents fâcheux qui pourraient lui arriver pendant sa vie.\u2018\u2018Je la lui promets, réporidit-il, pourvu qu'elle ne se les attire pas '\u2019 ; ce qui fit dire à quelqu'un que Sa Majesté ** ne parlait pas en roi de la fève\u2019.Chez les bourgeois et dans le peuple \u2014 car la fête des Rois était célébrée partout, \u2014 le roi de la fève nommait sa reine : l\u2019un et l'autre prenaient place au bout de la table et, chaque fois que l\u2019un buvait ou faisait mine de boire, toute l'assemblée criait à tue-tête : \u2018\u2019 Le roi boit ! La reine boit?\" On s'amusait de peu de chose en ces temps heureux.Vous savez que c\u2019est sur ce cri joyeux: \u2018\u2018La reine boit ! \u2018 poussé par un mauvais plaisant au moment où Marianne, la femme d'Hérode, allait boire une coupe de poison, que toniba la tragédie de Voltaire.Il essaya de la relever, en mettant la mort de Mariamne en récit, mais la pièce but encore un coup, si vous me permettez cette métaphore.Comme il n'est rien en ce monde qui ne soit matière ou prétexte à querelle, le gâteau des Rois brouilla, au dix-huitième siècle, deux corporations : les boulangers et les pâtissiers.Les boulangers, qu'on appelait aussi tamisiers (de tamis ?) ou talmisiers, ou talmeliers, étaient les plus anciens : ils avaient l\u2019habitude, et quelques-uns l\u2019ont encore, d'envoyer un gâteau à leurs pratiques\u2018 pour le jour des Rois.Les pâtissiers-ou- blieurs, fabricants de pains d'épices, formés en \u2018corporation distincte depuis le milieu du seizième siècle, réclamèrent,- au nom de leurs-droits, contre cet usage qu\u2019ils qualiflaient d'empiétement.La boulangerie s'entéta, la pâtisserie s\u2019obstina\u2019; le Parlement mit la main à la : pâte et l'affaire fut évoquée devant lui.Sur requête des pâtissiers, deux arrêts de 1714 et de 1717 firent défense aux-bou- langers \u2018\u2018 de fabriquer et de donner à l'avenir aucune espèce.de pâtisserie, d'employer dutbearr&et es\u201d œufs -dans leur pâte et même dorer leurs pains avec del'œuf*.Müis l'intérdiétionne valut que pour Paris \"1a \u2018province, qui avait royäl \u2018et servir en cérémonie par ses pro- ou des boulangers plus récalcitrants, conserva I'aucien usage.LS 5 Un usage nouveau et absurde s'est introduit chez nous depuis quelques années, Il n\u2019y a plus de corporations ; mais il y a toujours des novateurs, et toutes leurs inventions ne sont pas bonnes.On a substitué, dans le gâteau des Rois, à la fève inoffensive, une petite poupée en porcelaine.Ou court le risque fâcheux de s\u2019y casser les dents, même quaud on les a solides.Vous me direz que la fève classique avait un autre inconvénient : elle risquait d'être avalée par un étonr- di et digérée, silencieusement, par un avare.Cela s'est vu ; mais l'inconvénient était moindre.Celui de In poupée en porcelaine est plus rérieux et il peut tomber sur toutle monde.C\u2019est payer trop cher une royauté provisoire que de mordre, sans le faire.exprès, sur .une poupée trop résistante .Daus mou pays, on tire encore le gâteau des rois en ajoutant À la galette traditionnelle, cuite tout simplement chez le boulanger ou dans ce qu'on appelle un four de campagne, des marrons grillés et du vin blanc.Nous ne connaissons pas la pôtipée de porcelaine : elle est remplacée par un haricot ou, ce qui est préférable, par un caramel.Nous somuies en retard, comme vous voyez ; mais, est-il bien\u2019 sûr que tous les changements soient des progrès ?\u2014 S.Cercle Agricole \u2018 de St-Jérome A la dernière assemblée présidée par M.Louis Fournier, les membres suivants ont été élus directeurs pour l\u2019année 1902 : Frs.Lorrain, Honoré Lesage, Dr F.P.Vanier, Michel Grand\" maison, Wilfrid Guay, Camille Huot et Moise Franceeur.Et à une assemblée subséquente des directeurs, l'élection des officiers a été faite comme suit: Le Rév.A.R.Lamarche, président honoraire ; Frs.Lorrain, président; Honoré Lesage, vik: président et J.E.Parent, notaire, se- crétaire-trésorier.: Il y aura une grande fête agricole à St-Jérôme, le 22 février prochain, du- ratit laquelle seront élontiées \u2018des conférences sur l\u2019agriculture, à 2 lirs.p.met à 7 hrs.p.m.par les meilleurs conférenciers ; les membres du Cergle Agricole et,tous les cultivateurs sont spécialement invités d\u2019y assister en grand nombre.Comme toutes les autres professions s'unissent; pour s\u2019instruire ct se protéger, il faut espérer que tous.les cultivateurs fiers et or-, gueilleux-de letr état seront présents, \u2018 UNE PROPHÉTIE Säns être grand prophète; :ôn- peut: dire iceci-:-Le XXième siècleduraigré- au'XIXième siècle: de lui;avoir : trans- sañs doute dès pâtissiers moins jalou\u2019 mis le BAUME RHUMAL\u201415 < A Saint-Jévéme - \u2014Mile Eugénie Desforges, de notre ville, est mourante.; 0.an A \u2018[Cour Supérieure, dans JlaqiielléM.Pier- LA NATION.ler FEVRIER 19c2.re Bohémier, maire de Ste-Agathe était ! Quarante-Hetes, au couvent ; en méme demandeur, contre M.H.A, Bélisle,, temps était préchée une retraite aux élè- | maître de poste du même lieu, le défen- ves par le Révérend Pére Besson.de \u2014La semaine dernière out cu lieu les [deur Bélisle a contessé jugement pour la \u2014M.J.D.Leduc, avocat de Ste-! somme de S100.00 et tous les dépens, re- Scholastique était ici, lundi, pour affai-! connaissant de plus que tous les faits al- res professionnelles, \u201clégués dans la déclaration du demandeur \u2014 Mardi suir, une cheminée a flambé étaient vrais.; à la résidence de M.Gustave Itzweire,! Cette cause avait été prise parce que, | rue St-Georges, près du marché.l'an dernier, le défendeur Bélisle avait\u2019 Pendant quelque temps, on a craint t fait arrêter M.Bohésnier, le demandeur, pour les constructions avoisinantes, les, Sans raisons valables.flammèches étant projetées dans toutes | \u2014Melle Hélène Chapleau.sœur de feu ! les directions, On a pu contrôler ce com- | siy Adolphe Chapleau et sa cousine Mmemencement d'incendie assez rapidement.\u2018Champoux, étaient en promenade cette les dommages sont insigniflants.UNE BONNE MARCHANDISE Nous avons reçu ii y a quelques jours, Se recommande par elle-même.; notre dernier char de blé et il se vend Il en est ainsi de notre vin St-Louis, | comme des biscuits chauds, dont nous recevons tous les jours des ré-, | à ord les tités qu'elle à b pétitions de commandes de St-Jérôme et SET À OFCONNET \u2018CS GUANTLES qu'elle a ve- du Nord.C'est une chose connue que ce SOIN.Ce blé vous coûte meilleur marché vin devrait se vendre So cts À $1.00 au due | avolne.as Lu 2° lieu de 40 @s le gallon que nous le ven: Lu semaine prochaine on vous pariera : dons du poisson.! ' semaine chez notre ami M.J.H.Matte.C.E.LAFLAMME C.E.LAFLAMME.\u2014 NAISSANCES.\u2014 À St-Jérôme, lundi, A Terrebonne l'épouse de M.Max.Dufresne.un fils.| l\u2019arrain et Marraine, M.O.G.Labelle, hotelier et Mme Labelle, grands-parents\u2018 de l'enfant, ! Lundi, l'épouse de M.Félix Ri.Mise ici samedi dernier contre M.Augus- (De notre correspondant.) \u2014-Une tentative de meurtre a été com-: chard, barbier, une fille qui a reçu au, té Racette, gardien de nt de la Manu-\" Province de Québec, et la maladie du Dr baptême les noms de Françoise-Martine-! facture de médécines brevetées de M.La-; H, Gernon.un nouveau disciple d\u2019Escu- : Rhéa.Joie.2.Parrain et marraine, M.et Mme Frank; I était environ 2 heures 20 dn matin Barrette.\u2018samedi, quand M.Racette aperçut al | travers la porte vitrée de l'établissement, i .trois hommes masqués dont l\u2019un portait - Nos hôteliers et marchan ds sont actuel- une lanterne sourde.Il se blottit derriè- lent à en faire leur provision pour la sai-; re la porte et attendit de pied ferme ses! son chaude.\u2018trois visiteurs nocturnes.\u2014L,undi dernier, un vieillard, du nomj le premier déchargea son revolver de Savard est décédé presque subitement {dont la balle, brisant la vitre de la porte, ; dans un hotel de St-Canut.(trfaversu un côté du casque que portait ! Ce vieillard revenait de St-Janvier, en le gardien, ¢gratignant le front de celui- voiture et, en entrant daus l'hôtel, il se: ci et alla se loger dans un pan du mur.plaiggnit de douleurs violentes et deman-; Une seconde détonation suivit presque da une chambre où il put se reposer.immédiatement et M.Racette en se le-.Quelques instants après, il demanda le! vant poirr changer de position.eut son prêtre.Le Rév.M, Lamarche.notre dé-: gilet perforé par une balle, voué pasteur, averti en toute hâte, se| La situation devenait critique, et Mtransporta à l'hôtel.Le vieillard venait\u2019 Racette résolut de vendre chèrement sa | de rendre le dernier soupir, lorsqu'il ar- \u2018vie.[I se lança à la poursuite des trois riva.\u2018individus et revolver au poing il leur fit On nous dit que le malheureux était; Une chasse mouvementée.sous l'influence de liqueurs enivrantes et! On échangean plusieurs coups de feu que c'est ce qui a causé sa mort.- qui allèrent se perdre dans l'espace, finalement les fuyards disparurent dans l\u2019obscurité.On avait perdu letirs traces, lorsque; \u2018sumedi matin, M.Lajoie accompagné du : chef de police de Tersebonne, qui avait \u2014Samedi dernier, M.W.B.Nantel, Un bon signalement des bandits, leur mit * qui.comme on le sait, pratique l'éleva-[la main dessus À la gare de Mascouche.- ge des volailles en véritable amateur et! On téléphonn immédiatement au capi- possède les meilleures races qu'un puisse: taine Bédard.Normandeau, de la Canatrouver dans le pays, a vendu à un mon- : dian Detective Agency, de L'Assomption, sieur Stuart, de Montréal, un trio de | qui se rendit à Mascouche et opéra- l\u2019ar- jeunes Cochins blancs pour la jolie som- restation des trois cheminaux qui ont dit \u2014La glace est très belle\u2019 cette année.\u2014Dernièrement, une des plus jeunes filles de M.Ls, de G.Lachaine, s\u2019est infligée des blessures assez graves en tombant sur la glace.Montfort.\u2014M.Noé Filion est retenu à la maison par une grave maladie.Nous espé- rotis son prompt rétablissement.\u2014Une des petites filles de M.Xavier.Plouffe est dangereusement malade.ae A Saint-Benoit ( De notre correspondant ) \u2014L'on annonçait la semaine dernière notre nouveau bou-! !langer, allait aussi s'occuper du métier | de sellier.c'est une erreur, c'est le frère.:de M.Guénette que l'on voulait dire, : Nous prions notre clientèle de se pres- \u201cqui lui aussi vient de s'établir dans notre PI à \u2014 Depuis quelques temps, le vent sem- ; que M.Guénettevillage.ble se rire de la compagnie \u2018Bell Telephone'\u2019, et de bien d'autres aussi.Jusqu'aux énormes poteaux qui fléchissent - sous les coups de l'aquilon ; voire même j \u201cles fils qui se promènent dans les rues de notre village.\u2014l,a position de médecin étant deve- (nue Vacante par la retraite du docteur J.dresser au Dr Fournier, qui .À.Mignault, doyen des médecins de la leur donnera Joutes les informations désirées.lape vient d'arriver dans notre village.Nous regrettons sincèrement de 35 nir le plus vivace de ses nombreux et fructueux services.\u2014 Dimanche dernier, notre curé M.Ft Corbeil, à fait un appel généreux à ous \u2019 les paroissiens, leur recommandant d'assister en grand nombre À la sénnce qui sera donnée lundi et mardi prochains au profit de I'Hospice Youville, \u2018* Notre hospice, a-t-il dit, est en danger, si nous ne nous donnons la main.nous allons lu perdre, et ce sera loin d'être un honneur pour notre paroisse de laisser disparaître Unie maison qui depuis cinquante ans, poursuit l'œuvre si bien commencée par la mère d\u2019Youville.À vous donc.mes chers frères, de vous donner la main, pour aider à soutenir cette maison de charité.\u201d ** Lu patience est amère.mais son Fruit est donx.!* Cent ennuyeux d\u2019attendre, mais ic vaut mieux - donner ses commandes bar A_boste que d'accepter notre ; bon Docteur Mignault qui, pendant plus As, à EXNCrCÉ AVCC SUCCÈS SA elle et honorable profession., Dans sa rétraite nous lui souhaitons, santé.bonheur et longue vie.Qu\u2019il soit assuré que nous conserverons le souve- me de $18.00.\u2014Samedi dernier, M.Jos Stephens, âgé de 75 ans, l\u2019un des pionniers de Shaw- | bridge, est décédé après quelques jours de maladie.Les funérailles ont eu lieu à Shawbridge mardi au milien d'un grand concours de parents et d'amis.Nos condoléances a ln famille.\u2014M.Chs.Borromée Boileau, conseiller, de L\u2019Annonciation et grand propriétaire de moulins, était dans notre ville, mardi, pour engager plusieurs ouvriers, \u2014M.Fyfe, président de ln Montreal Poultry Association.est un des exposants à l'exposition de volailles qui se tient actuellement dans notre ville.\u2014Dans une ciuse en\u2019 dônninages, en | rds paisibles, tous ont été élus par ac- des substitute, : Procurez-vous la chaussure que vous connaissez La Chaussure \u2018Slater\u2019 mr 1) D.QUAY, sr-usrome © SEUL AGENT LOCAL © : se nonuner John Nelson, Alphonse Bo- | wivard alias Giroux et Joseph alias Louis Lefebvre.; On les soupçonne.d\u2019être les auteurs de vols de grand chemin, et l'on a tout \u2018lieu de croire que Nelson, qui a été vul.en costume militaire à Masconche, il y a quelque mois, est un déserteur de l'armée anglaise.J Les trois prisonniers ont été conduits |\" ° à la prison de Joliette en attendant leur | - \u2014 .CANADA .comparution devant le magistrat Husmer | ruosixex ni futon | Procédure Sommaire y .District de Terrebonue | Lanctôt à L'Assomption, le 6 février! -.No 98 Rrungois-Xavier Clouthier, marchaud de ln paroisse prochain.de 8t-Sauveur, district de Terrebonne, \u2014 A Sainted, nite \u2014Les élections des conséillers ont été Demandeur vs.Hermias Poirier, ci« Bureau à varat-Jérôme : Edifice La Presse, Rluc Parent.JOS.LACHAPELLE ST JEROME, BQ.M.LACHAPELLE, qui a construit un grand nombre d\u2019aqueducs dans la province, et notamment celui de Saint-Jérôme, qui donne entière satisfaction au public de la ville, est prêt à fournir DES SOUMISSIONS ur la construction d'aqueducs en fer ou en bois, pour canaux d'égouts, etc., .M.LACHAPELLE s\u2019occupe aussi de la construction des ponts, A VENDRE Une machine complète pour percer les tuyaux en bois.Il y : NEUF TARIERES de la grosseur d\u2019un pouce et demi jusqu\u2019à cing uces.Cette machine est en vente à très bon marché.S'adresser immédiatement à JOS.LACHAPELLE., ST-JEROME, Co.px TRRREREONNE, P.Q.rae re J 18.701\u201418.Bureau de Poste, B.114, ETABLI EN 1880, Téléphone Bell No 54, Chs.Elie Laflamme MARCHAND, Gros et Détail Yi, Liueus, Proisions, Farnes, Grains, Fo, Fermer, Peintue, Ve, Voissele, Ex.SAINT- JEROME, P.Q.SUCCURSALE a IANNoONCIATION, P.Qosm ALDERIC LABELLE, caranr.MONETTE & VEZINA Manufacturiers et Entre reneurs-Gonstructeurs ST-JEROME, P.2.CLOS DE BOIS GENERALE Bardeaux, Lattes, Pin, Pruche, Epinette, Bois blanc, Bois franc, Bois de charpente de toutes dimensions, Bois préparé, Jalousies, Portes, Chassis, Moulures, Tournages, Découpages, Etc., Etc.PRIX SPÉCIAUX POUR LE COMMERCE DE GROS Sets de Chambre de $8 à $75, Sets de Salon de $15 2 $100, Sets de Salle à Diner de $15 2 $75, assortiment complet de meubles de fantaisie, Voitures d\u2019enfants, d'hiver et d\u2019été, Poles de luxe pour rideaux, Cadres et Gravures de tous genres, Grand assortiment de meubles de toutes les qualités et de tous les prix.Magasin, rue Labelle, près de E.Gibault, ouvert tous les jours jusqu\u2019à 9 heures du soir.Toutes commandes envoyées au magasin ou à la manufacture seront exécutées immédiatement et à des prix très bas.Toutes espèces de bois seront achetées par Monette & Vézina.MM.MONETTE & VEZINA entreprennent la construction de toutes sortes de bâtisses à des prix très bas.18-7-01\u201418 / S.G.LAV'OLETTE Marchand de Clacidres, aa Ferronneries, Poeles de Cuisine Peintures, «+.et autres, Terais, Coffres-Forts, .Faience, Gourroies Poterie, scies À pour Moulins, Terrerie, serrurerie + ies Rondes, frase Dynamite, Ferblaaterie, Etc., Ete, Be., Etc.| MOULINS A COUDRE de $25.00 ct $30.00.LAMPES ELECTRIQUES de qualité supérieure-pour.25,cts.BICYCLETTES RETY BIRD.de Brantford, Ont.: S.G.LAVIOLETTE.Coin oss RUES ST-GEORGES ET STE-ANNE.! 18-70t\u2014ta, ST-JEROME° \"tures, \u2014Elle n'est point morte, n'est-ce pas, Jetons Mystérieux PREMIERE PARTIE LA FEE DES SAULES XI ( Surle ) Et la pauvre mère couvrait de baisers et de larmes le visage livide de sa fille.Quelques secondes se passèrent ainsi.Tout à coup, Marthe fit un mouvement léger.Périne poussa une exclamation de joic, et elle allait entreprendre la tâche insensée de soulever l'enfant, dont l'évanouissement touchait à son terme, quand elle aperçut d'abord l'enveloppe de la lettre sur le plancher, puis la lettre elle- même, entre les doigts contractés de Marthe.Rapide comme l'éclair, une pensée traversa son esprit.À coup sûr, le content de ce papier devait être la cause de la défaillance de sa fille.Elle arracha la lettre de la main de Marthe, qui lentement revenait à elle-même, et elle lut.Décrire l'impression du visage de la malheureuse à mesure qu'elle déchiffrait les quelques phrases reproduites par nous un peu plus haut, serait impossible.Son masque bouleversé, décomposé, méconnaissable, n'offrait plus rien d'humain.Quand elle eut achevé elle poussa un cri au momient où Marthe, soulevant ses paupières, commençait à avoir conscience de ce qui se passait auprès d'elle.Le cri de sa mère la galvanisa.Elle se redressa d'un bound et vit la lettre de Génève qui de sa main avait passé dans celle de Périne.Cela suffit pour lui faire tout comprendre.Ce fut elle alors qui se jeta sur le corps de l\u2019infortunée.\u2014 Mère, mère, cria-t-elle d\u2019une voix éperdue en pressant dans ses bras ce corps décharné, pareil à un cadavre, pourquoi donc avoir lu cette lettre maudite?Mon : Dieu, seigneur mon Dieu, voulez-vous ! qu\u2019elle meure ?Ce serait me condamner {aussi moi, car je la suivrais ! Mère, ouvre !les yeux et parle ! j'ai besoin de voir tes | regards, j'ai besoin d'entendre ta voix.| Et l'enfant en délire voulut soulever sa |mère afin de la reposer sur son lit.La ; force 1ui manquait.Elle prit les mains {de Périne et les trouva froides comme |du marbre.L'épouvante alors la fit frissonner de la tête aux pieds: elle entrevoyait la possibilité d\u2019une catastrophe soudaine, et de ses lèvres s'échappèrent ces paroles d\u2019appel : \u2014 Ma mère se meure ! à moi! au secours ! au secours ! : Puis elle s'élança vers la porte de sortie en appelant toujours à son aide.Pascal et Jacques Lagarde se trouvaient déjà sur le seuil de leur logement.\u2014Qu\u2019y a-t-il donc, mademoiselle ?demanda Jacques\u2014 Ah ! docteur, répondit Marthe en lui saisissant le bras pour l\u2019entrainer dans la chambre, c\u2019est \u2018Dieu qui vous envoie ! Voyez ma mère, Sauvez-la ! L'ex-secrétaire du comte de Thonnerieux suivit Jacques que Marthe entrai- | naît : \u2014 Aidez-moi, dit à son ami le préten- tons sur son -lit cette pauvre femme.: Lesdeux honmuires soulevèrent Mme Grandchamp, la transportèrent \u2018dans sa chambre et l'étendirent sous les couver- ratique, et à son tour s'abattit inanimée, |.| du médecin américain Thompson, \u2018por, docteur-?bégaya Marthe ei- sanglotant.\u2019 Jacques approcha sa joue de'la bouche Tel Mins HOTEL BEAULIEU FEUILLETON de Périne et appuya l\u2019une de ses mains Le sur le côté gauche de sa poitrine.Nantel & Beaulieu LS.BEAULIEU Pros.21 LES \u2014 Non, mademoiselle, dit-il ensuite, elle respire, mais la secousse n été terrible, le danger est grand.\u2014 Mon Dieu ! mon Dieu ! reprit la jeune fille en se tordant les mains, pourquoi donc a-t-elle lu cette lettre ?Jacques s'occupait de la malade.Pascal regardait Marthe, et le regard qu'il attachait sur elle ressemblait à celui du reptile qui, pour éviter toute résistance, Aypnotise sa proie avant de l'engloutir.\u2014Monsieur, balbutia Marthe en s\u2019adressant à Jacques, les mains jointes, n\u2019y a-t-il donc rien à tenter ?- \u2014 Si, mademoiselle, répondit le libéré, je vais écrire une ordonnance qu\u2019il faut porter à l'instant chez le phamacien le plus proche, en le priant de se hâter beaucoup.Le temps presse.En disant ce qui précède, Jacques Lagarde avait tiré de sa poche un agenda et il écrivait au crayon deux ou trois lignes sur un des feuillets, qu'il détacha.\u2014 Vite ! vite ! mademoiselle, ajouta-t- il en tendant ce feuilllet à Marthe, madame votre mère va revenir à elle-même.La jeune fille arracha l\u2019ordonnance des mains du docteur plutôt qu'elle ne la prit, et s'élança dehors.L'évanouissement de Périne cessait, en effet, mais avec une extrême lenteur.Pascal avait ramassé et lu la lettre du juge d'instruction de Genève.\u2014 Ce que nous avions prévu, dit-il à voix basse, s'est accompli de point en point.Est-elle perdue ?\u2014 Elle est très bas ; mais contre toute attente, elle péut en revenir.\u2014 Il ne faut pas qu\u2019elle en revienne.\u2014 Ce serait facile.\u2014 Comment\u2014 TI suffirait de lui faire avaler quelques gouttes d'eau.La mort serait inimé- diate, foudroyante.\u2014 Admirable ! murmura Pascal.Ni violence, ni empoisonnement, par conséquent aucun danger pour nous dans le présent ou dans l'avenir, et Marthe nous appartiendra.Je 1s défierais de nous échapper.Verse donc bien vite ces gouttes d\u2019eau et finissons-en.Ce dialogue sinistre avait lieu tout près du chevet de la malade.Ces paroles abominables s\u2019échangeaient de bouche à oreille.Périne venait d'ouvrir les yeux, mais elle était hors d'état d'entendre, et surtout de comprendre, Pascal pris sur la commode une carafe et un verre.Il versa dans le verre la valeur d\u2019une cuillerée d\u2019eau à peu près et le tendit à Jacques.Célui-ci fit un pas en arrière avec une expression d\u2019effroi.Si misérable qu'il fût, il reculait malgré lui devant la monstrueuse lâcheté du crime à commettre.L'ex-secrétaire du comte de Thonnerieüx fronça le sourcils.\u2014 Si tu n\u2019oses pas agir, j'agirai-moi- même, dit-il d'un ton méprisant.Jacques, dominé, saisit le verre, et de la main droite il l'approcha des lèvres de la malade, tandis que de la main gauche il lui soulevait un peu la tête.Périne sentit le froid du cristal et but machinalement, Ses yeux, aussitôt, devinrent hagards.Sa tête ballottad'une épaule à l\u2019autre, tandis que son buste se dressait i demi, comme galvanisé.Une convulsion effrayante tordit ses membres, un flot,de | sang s'échappa de sa bouche, puis elle retomba sur l'oreiller et ne fit plusaucun mouvement.Elle était morte.Jucques, plus livide que la face même du cadavre, s'éloigna du lit en chancelant.4, \u2026 Jette le reste de cette eau, dit-il tout bas à son compagnon en lui tendant le verre._ Pascal versa dans la carafe, ce qu'il contenait encore, et le remit à:la place \u2018où il l\u2019anait pris. 8.\u2014 : \u2014 \u2014 \u2014 EERE \u2014 ANNONCEZ dans LA NATION, c'est \u2014 Ma mère, ma mère, ma pauvre mère, , dit Pascal, je vous le demunde, au nom | Et ses sanglots, un instant interrom- du ciel.au nom de votre mire qui de là- le meilleur médium pour atteindre la famille.Plusieurs milliers de lecteurs dans les comtés de Terrebonne, Argenteuil, Deux-Montagnes, | Montcalm, Ï \u2014 Nous sommes les maîtres de la situation, murmura-t-il ensuite, il s'agit desa-.voir en tirer bon parti: Je me charge de la jeune fille.X11 En ce moment un pas précipité retentit ; dans l'escalier et la porte du logements'ouvrit avec violence, comme poussée : par un vent d\u2019orage.Marthe rentrait.Elle courut à Jacques et lui tendit une petite fiole contenant la potion \u2018qu'elle était allée faire préparer chez le pharmacien.\u2014 Tenez, tenez, monsieur le docteur.dit-elle d'une voix à neine distinete car Ja rapididé de sa course venait de la mettre hors d\u2019haleine.\u2014 Hélas mademoiselle répondit Pascal avec time émotion admirablement jouée.il est trop tard.\u2014 Trop tard, répéta la jeune fille affolée.en cherchant à te pas comprendre, trop tard ; pourquoi ?\u2014 Madame votre mère ne souffre plus, armez-vous d'un grand courage, made- moisclle, vous en aurez besoin.Elle a cessé de vivre, Ces mots étaient à peine prononcés que : Marthe, poussant un cri déchirant, s'élançait sur le corps inanimé de Périne.Ce fut alors une de ces scènes navrantes qu\u2019il : est facile de comprendre, mais à peu près.impossible de décrire.L'enfant étouffait | de désespoir.Elle sentait son cœur se briser.De longs sanglots soulevaient sa gorge et secouaient ses épaule.Les plaintes, les prières, les gémissement, s'échappaient de ses lèvres dans une -confusion qui témoignait de l'absolu désordre de son | esprit.Un tel spectacle aurait attendri les funes les plusfarou ches.Jacques Lagarde se sentait, au fond, quelque peu remué, ; mais l\u2019ascal, tout'en attachant sur sou vi-, sage un masque de tristesse, restait froid comme un marbre ctne songeait qu'aux : Fonséqueuces certaines de ce\u2018qui venait de - ke passer.À In crise de douleur tumultueuse succéda une sorte d'accalmie.dans ce sens que les manifestations extérieures devinrent moins bruvantes.les larmes muettes - succédèrent aux cris, aux sanglots, aux\u2019 paroles incohérentes.Marthe tomba à genoux.et, la tête cachée daut les draps qui couvraient le corps de sa mère, elle pria.Pascal osa pousser son hypocrisic monus- trueuse jusqu\u2019à s'agenouiller à côté d\u2019elle et à faire semblant de prier comme elle.Le misérable sentait que le moment était ! venu de commencer à circonvenir la jeune fille.Il attendit À peu près un quart d'heure, puis il lui prit doucement la main pour la contraindre à se relever.Avec une\u2019 inconscience absolue, elle se laissa faire, | \u2014 Hélas ! mademoiselle, dit-11 d\u2019une! voix qui semblait mouillée de larmes, le coup qui vous frappe est terrible, et ja-, mais douleur ne fut plus légitime que la vôtre.Loin de moi la pensée de vous prodiguer ces vaines de banales consolations qui ne peuvent avoir quelque effet que! sur les âmes vulgaires.Laissez-moi cepen- | dant vous dire que votre isolement en ce | monde est en réalité moins complet qu'il ne semble l'être.Nous sommes auprès'de : vous, le docteur Thompson et moi : des, inconnus hier, aujourd'hiuirdes amis, qi seront heureux de'vous-dlôhner la preuve de leur dévouement.Les paroles du jeune homme frappaient les oreilles de Marthe, mais n'offraient aucun sens A son esprit.Absorbéeen elle- | même, elle n'écoutait pas, et an lien de répoudre aux assurances dé dévoubnierit de:Pascal, elle ne put que bégayer : isupplice, N'est-elle pas plus heureuse, \u201csouvenir mélancolique.i + Netardez pas.ivez ,( LA NATION.\u2014 Ier FÉVRIER igoû: pus, recommencèrent avec ut redouble- haut nous voit et nous entend, ne vous | ment.de violence, Jacques Lagarde pensa ! abandonnez pas comme vous le faites à - qu'il devait parler à son tour.Ces petlsées qui vo ts tuzront.Il faut vi- \u2014 Mme Grandchamp, fit-il, a souffert, ; vre.l\u2019ar ma voix, votre mère vous ordon- beaucoup souffert.La maladie de cœur., ne de vivre.dont les développements éfaientsigrands \u2014 A quoi bon vivre ?je suis seule ici- chez elle qu\u2019il a suifi d'une émotion pour, Las.: la tuer, aurait pu la laisser vivre encore, Non, vous n\u2019étes point seule.Vous mais avec des oppressions pénibles, des avez des amis.palpitations incessantes, des crises conti- | Marthe secoua Ja- tête, nuelles enfin, faisant de son existence un, \u2014 Non, fit-elle, je n'en ai pas.\u2014 Vous en avez, puisque nous som- dans le calme infini, dans l'éternel repos ?: mes là ! Ah ! l'heure de la séparation est aujour- Marthe icva vers les deux complices, d'hui cruelle, je le sais bien ! Il se pro- vers les mentriers de sa mère, ses yeux duit un déchirement effroyable ! Les humides de larmes, et dans ses regards se blessures saignantes du cœur semblent !lisaient à la fois l'étonnement et la redevoir être inguérissables, et dans ces\u2019 connaissance de cette amitié si vite offer- moments-là, d'ailleurs, on refuserait de!te, mais l'émotion violente à laquelle la guérir ! Je les connais bien, ces angois- ; pauvre enfant se trouvait en proie ne lui ses! je les ai ressenties comme vous, car, permettait pas de répondre.Après une moi aussi j'ai perdu des êtres qui m'\u2019étaient .minute de silence, Jacques Lagarde re- chers, et cependant je me suis consolé.prit : Vous vous consolerez, mademoiselle, Ici-\" \u2014 Ce soir on demain, mademoiselle, bas, tout s'efface, et le désespoir d\u2019au-jnous parlerons de vous, de votre avenir.jourd'hui ne sera plus, daus un an\u2019 qu\u2019un! Æn ce moment.nous ne pouvons songer iqu'au malheur qui vous frappe et à ses Le docteur Lagarde aurait pu continuer | conséquences.lLaissez-moi d'abord vous longtemps ainsi.Marthe ne l\u2019écoutait pas \u2018donner un bon conseil et suivez-le, quit- plus qu\u2019elle n'avait écouté Pascal.Les là- itez cette chambre.vres de la pauvre enfant répétaient tout! \u2014 Abandonner ma mère ! s\u2019écria Marbas, sans trève : the avec un geste d'égarement.Non, non, \u2014 Lille est morte, ma pauvre mère, Elle cent fois non ! Je ne la quitterai pas ! Je est morte, je ne la verrai plus, plus ja- sortirai de cette chambre que quand clle- mais, .méme en sortira.\u2014 Je Vous en supplie.mademoiselle, , (À suivre ) Asthme Guéri Gratuitement ! ! ee t'iuntuntané et opère une guérison radicnle tous lew ens________ ENVOVEL ABSOLUMENT GRATIS SUR=RECEPTION D'UNE CARTE POSTALE.\u2014ECRIVEZ VOS NOMS ET ADRESSE LISIBLEMENT Il n'y a rien comme l\u2019Asthmalene.Elle donne un soulagement instantané, même dans les cas les plus graves.Elle guérit quand tout le reste échoue, DOC OS SOC 00000 Le Rév.C.-F.WELLS, de Villa Ridge.IHL, Jit ; \u2018* Votre bouteille échantillon d'Asthmalene a été re- cue en bonne condition.Je ne saurais vous dire combien je me sens reconnaissant du bien que j'enai obtenu, J'étais esclave, enchaîné par un terrible mal de gorge et l'astiine depuis dix ans.Je désespérais de pouvais obtenir ma guérison.Je vis votre annonce d'un remède pour cette terrible et torturante maladie, asthe, et je croyais que vous vous vantiez, muis je résolus de l'essayer.À mon étonnement, l'essai agit comme un charme.Envoyez-moi une bouteille pleine grandeur, CHAINED FOR TEN « REV.Dr MORRIS WECHSLER Rabbin de la Cong.Bnai Israel, New-York, 3 janvier 1901.Dr Taft Bros.Medecine Co., Messieurs, Votre \u2018Asthuialeue\u2019* est un excellent remède pour l'asthme et pour la Fièvre des Foins, et sa composition fait disparaitre tous les malaises qui se rattachent À l'asthnie.Son succès est étonnant et merveilleux, Après l'avoir fuit soigneusement analyser, nous pohvons certifier que l'Asthmalene ne contient ni opium, vi morphine, ui chloroforme ou éther.Très sincèrement à vous, REV.DR MORRIS WECHSLER, Dr Taft Bros., Medecine Co, \u2019 Avon Spring, N.-V., ler février 1901.Messieurs, J'écris ce témuignage sous la conscience de mon devoir; ayant éprouvé les merveilleux effets de votre Asthmalene pour la guérison de l\u2019Asthme.Mon épouse fut affectée de l'asthme spasinodique pendunt les derniers 12 ans.Ayant épuisé ma propre capacité de même que celle de plusieurs autres, j'eus lu bonne fortune de voir votreenseigue sur vog yitrines sur la 130ième rue, New-York, Je ne procurai immédiatement une bouteille d\u2019Asthimalene, Mon épouse com- mençu À en prendre vers le ler novembre, à peu près.Je coustatui bientôt une amélioration ralicale,.Après en avoir employé une bouteille, son ustiine était disparu et elle est entièrement débarrassée de fous symptômes.Je sens que je puis recommander ce remède avec force À tous veux qui sont affligés de cette cruelle maladie, : «À vous respectueusement, \u2018 .O.-D.PHELPS, M.D.Dr Taft Bros.Medecine Coass .5 février 1901.Messieurs, \u2019 © Je:souûffruis de l'asthtme depuis 22 ans.J'ai essayé de nombreux remèdes, mais ils ont tous Écliqué.Je vis par hasard votre annouce et je commençai pur avoir une bouteille échantillon.J'Y trouvai un soulagement immédiat.J'ai depuis acheté une bouteille pleine grandeur, et je suis & jamais reconnaissant.J'ai une famille de quatre enfants et pendant six ans je fus inca- ble.cletravuiller.Je jouis maintenant de le plus florissante sauté et:je fais des affaires tous es joiirs.Vous pourrez vous servir de ce témoignage comme bou vous semblera.' * Adresse de mu maison, 235 rue Rivington, S.RAPHAEL, sad ; .67, 129ème rue Est, Cité de NewiVork.' \u2019 :Montaille \u2018échantillon envoyée abvelument gratia eur réception de carte poufaie , I z.immédiatement, adressant DR TAFT BROS., MEDECINE CO.79, 1308me ru Ext, cé de New-York, c co 24 hh 18.IMPORTATIONS Maison P.Simard Automme1901 \"7 SAS.Tritonia\u2014sd\u2019 Caisses Scefch .Mc A S.8.Manchester\u201430 caisses Scotty 0 .vB John y 5.S.\u2018Fritonia\u20144 drums Vin Tara 8.8.Tritonia\u20143 drums Vin Sherr 8.8.Tritonia\u20142 drums Vin de Mes .Manchester\u2014 1 50 caisses Brandy Gaudet & F, .Manchester\u20147 5 Caisses Brandy : Marte raudy .Hennesse .Mexican\u2014so caisses Gin La Clef .Eugénie\u2014so caisses Gin Croix Ss.Manchester\u2014125 caisses B w .D'Honneu 5.S.Eugénie\u20143o Demi-Octaves Gñ \" Co de Kuyper S.S.Eugénie\u201420 quarts Gin de Kuyper S.S.\u2018\u2019Aggi\u2019'\u2014600 Caisses Asst Gin ,( \u2026 [( de Kyper S.S.\"Aggl\u201d \u201440 Demi-Octaves Gin .de Kuyper = = \u2018\u201cAggi'\u2019\u201420 quarts Gin de Kuyper « Corinthian\u201450 caisses Asst Jockey Club 150 Caisses Brandy Guimont, Fils '& Cie 125 * * - Chs Lagarde & Cie 30 ** Rhum St-George 40 te \u2018Black Joe 25 , ** Lion 25 ** Asst.Chartreuse 250 \u2018* Vin St-Michel 25 ** Irish Whiskey Grande quantité Vin Claret, meilleure marque Grande quantité Vin de Port, meilleure marque meilleure marque \"Toujours en stock la meilleure marque de\"Whiskey.18.7-01\u20141a.Grande quantité Vin de Sherry, TÉLÉPHONE No.55 Lee A A J.E.PARENT Notaire, Commissaire, Eto, ST-JEROME, P.Q.Argent à prêter.à 5 et 6 p.c.sur Polices d'assurance de vie et sur propriété.Achats de paiements et de créances de toutes sortes.Prêts aux corporations, Achats et ventes de propriétés, M.PARENT représente diverses compagnie d'assurances sur la vie et contre le eu.LA NEW-VORK LIFE, LA OTTAWA FIRE ENS.Co.,LA CANADA FEU, LA LONDON FIRE INS.Co.THE EQUITY FIRE INS: Cu, ETC.Voulez-vous être bien payés en cas de feu et encus de mort?Assurez-vous à l\u2019une de ces compagnies par l'entremise du Notaire Parent qui vous charge de 15 À 20 p.c.meilleur mare que les compagnies combinées.A LOUER Un beau grand magasin avec bons logements, dans un des plus beaux sites de la vie St Jérôme, Lien adapté pour le commerce de gros, soit ferronnerie, marchandises sèches ou ries, J.E.PARENT, ST-JERONEL La Librairie St-Jéréme ÉDIFICE PARENT \u2014 Près pu MARCHE ST-JÉROME Sans contredit la meilleure libraitiede Saist | Jérôme.On y trouve tout ce qu'il y a'de mets { dans sa ligne de commerce.\\ Livres d\u2019Ecoles, Livres cle-Piété ordinaires \u20ac deluxe, Papeterie, Carteæü(Jouer, en pros à en détail; 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