La Nation : journal canadien pour le peuple canadien, 7 décembre 1901, samedi 7 décembre 1901
[" 1ère A n née.\u2014No.21.Bar eau de Montréal : Edifice La Presse, eres honorable G.A.Nantel, Directeur de la rédaction.M, EMILE LAVIGNE est notre agent-géné- aéral pour MONTREAL, ; Pour abonnements, annonces.impression de circulaires, cartes d'uf- faires, ete, s'adresser à son bureau, Edifice La Presse, C.17 et 19.Tél, Bell Main 3250.mr = = à SOMMAIRE + Empire «+ Impérialisme, La défense de l'Empire.; La guerre.\u2014 Arbitrage suggéré.; Affaires Municipales.\u2014lcorchés et écorcheurs.Écrivons l'histoire.Benjamin.Qu'est-ce à dire ?; Post-Scriptum de ma vie, Ii faut spécifier.Choses de la semaine, Les Romans, \u2014Opinions de jeunes filles.Notes.Le chœur de chant.Délégation.Au jour le jour.Nouvelles de partout.Fevilleton : LES JETONS MYSTRRIEUX.MONTREAL, 7 DECEMBRE 1901, | Empire et Impérialisme \u2014\u2014 L'empire britannique existe sous des formes bien tangibles, bien saisissables at moindre esprit, C'est une agglomération de territoires situés sous ous les climats et soumis, directement, plus ont Moins, au gouvernement de sa lajesté qui est la tête du Parlément de la Grande-Bretagne.Rien d'abstrait sous Cette cottep- ion, rien qui ne s'explique et qui échappe à une définition parfaite de d'être défini.Le Canada fait partie de l'Empire briinmique dont il est la colonie la Le hh exemple.Le Canada \u2018veut rester partie inté ante dé Tlmpire, mais \u20ac plus grande et la plus Hinportante ; au.\u2019 des petites entités nationales À lhégé- Buurd'hui comme demain, comme enjimonie de l'Angleterre, c'est la fin de los anudes futures, 11 le seed etitore, [toute politique, de toute diplomatie, parce qu'it cst susceptible d'Un déve-fde tout effort pacifique où guerrier.74 upjniMent matériel et tational dont; /CLere imperio populo, Romane, me- bul les Etats-Unis peuvent fournir |endo : pour mériter le nom d'Anglais, > HEBDOMADAIRE JOURNAL CANADIEN FOUR LE PEUPLE CANADIEN C.17 et 19.+0 [de l'immense majorité de la population de tous les Canadas.Mais on aurait tort de conclure que cet état d\u2019opi- ion signifie tendance vers l'impérialisme, adhésion à la politique de Cham- | berlain, assentiment à la direction de {otre pays par le pouvoir lointain et ! passé, trépassé,\u2014qui l\u2019était, au moins, en 1897\u2014de Downing Street.Si l\u2019on pouvait bien s\u2019entendre sur les termes, bien saisir, bien distinguer les choses qu\u2019ils désignent, il serait aussi facile de susciter un mouvement général du Canada contre l'impérialisme qu'il l'est de provoquer sur tous les points du pays une explosion de loyauté envers l\u2019empire, son unité, son intégrité, sou resplendissement de par le monde.L\u2019impérialisme ne se touche pas du doigt, ne se suit pas de l\u2019œil sur tous les points du globe, comme l\u2019empire lui-même.Il est plutôt une tendance qu\u2019une situation définie, qu\u2019une citadelle emportée d'assaut, qu'une terre conquise où se puisse imposer la volonté du conquérant en vertu du droit le plus fort sur le désarmement et l'impuis- sancedu plus faible.l'impérialisme cherché par de: moyens dé pérstiasion ! !! c'est la rol- mission de tous les intétêts idéaux, secondaires;\u2014aiik Félix de ses tenants,\u2014 de toutes les volontés et de toutes les aspitations des jeunes nations, A la rd- gle, à la volonté, au commandement de l'Empire, qui part de \\Westininster, Londres, Augleterre, Pour l'impériälisme, le commerce du {monde angläis\u2014pour le moins, \u2014lindustfiè du monde, l'asservissement : a ed À Shen.ce shane + «0% } MONTREAL\u2014SAINT-JEROME, SAMEDI, 7 DECEMBRE 1901.{ implacable doigt ?Non, cela ne se peut pas et cela ne se fera pas.Seulement on s\u2019y prend de manière À faire croire que, qui touche à l\u2019imgé- rialisme de Chamberlain,\u2014systéme vicieux par sa base, puisqu\u2019il enlèverait le souffle à des jeunes nations plus fortes par l\u2019avenir que la Grande-Breta- gue méme\u2014touche à l'existence de l\u2019Empire même.Il faudra bien que tôt ou tard ce préjugé habilement exploité tombe et fasse place à la vérité.Le maintien de l'Empire est désiré de la très grande majorité des Canadiens ; ils sont prêts à y contribuer autant qu'il est en leur pouvoir de le faire, mais à la condition que la politique impériale leur maintienne des droits tle gouvernement autonome chèrement acquis et plus précieux à leurs yeux que toutes les terres promises par Chamberlain dans le royaume des réalités ou des rêves de son africaine imagination.Le Canada a fait déjà de trop grands sacrifices de déguité depuis 1897 ; il s'est laissé fasciner par les splendeurs du jubilé Victorien et les séduisantes attractions du séérétaire des colonics.Uil à réussi, plus tard, en 1899, À lui laisser entendre qu'il s'agissait du salut, du prestige de empire quand il n\u2019y allait que de la glorification de l\u2019astucieux Chamberlain et du raider Cecil Rhodes.Mais le chamberlanisme est en baisse en Angleterre, comme il l\u2019est au Canada.Un a1-$1.00.\u2014Le numéro, ® cts.: qu Wr Bureau de Saint-Jérôme : Rue Labelle.\u2019 - FEAT R.Aimé Tison, Gérant et Secrétaire de lu rédaction.La défense de l\u2019Empire - Le colonel Dennison a tenu un meet ing samedi dernier pour prêcher l\u2019évangile de l'impérialisme anglais.11 en a profité pour gourmander notre loyalisme qui ne serait pas à la hauteur des bienfaits dont nous a comblés l\u2019Angleterre, et des gages qu\u2019elle possède sur notre vassalité de féaux colonistes.Ce brave colonel, pourquoi donc qu'il n'y va pas se battre, lui aussi, avant de nous prêcher ses belles théories ?Il y avait là pour l\u2019écouter une couple de cents personnes, et le speech fini, MM.Weir, M.P.P.et McMaster se levèrent, rapporte Le Journal, pour \u201c soutenir que la doctrine émise par le \u201c colonel ne convient pas aux besoins \u201c de notre pays, QUI EST ASSEZ\u2019 \u201c VASTE POUR QUE SES HABF \u201c TANTS SE DEVOUENT ENTE: \u201c REMENT A SA PROSPERITE.\u201d On peut juger par là que l\u2019apôtre'de l\u2019impérialisme, n\u2019a pu convertir'tout le monde qui l'a écouté.bo Sa doctrine fera peu d\u2019adeptes ai Canada car elle\u2019 n\u2019y saurait trouvér d'application.C\u2019est un poussin mort dans l'œuf.Il s'agirait de prélever, bon an mal- au, pourla défense de l\u2019Enipiré, {fn droit de 5 À 10 pour cent, sur tout a¥: ticle de production entrant dans tin port anglais de par l\u2019Enipire, et cés droits formeraient un fond spécial \u2018de défense impériale.Nous aurions à à nous fendre de 5 à 10 millions'de - L'amour de l'empiré reste là-bas, vivace, indéracinable dans le cœur des Morley, comme des Salisbury ; égale- au Canada.Un système, un plan fragile quoique séduisant de promesses, s\u2019écroulera avec Chamberlain.Ce sera une chimère et Un homme de moins il faut ne songer qu\u2019à l\u2019Empire, à dit -| M.Victor Bérard.\u2018Toute autre consi- n antant|dévation est vaine et oiseuse : voilà 345 .Ne Ry il Vontinuera À jouir de Pantonomie\u2019 l'impérialisme.civernementale qu\u2019il possède depiñs | A concession du gouvernement respon- | able \u2014déclaration de septemniire 1841.: Par instinct de conservation, c'est-à- ire, par intérêt, où par \u2018un sentiment Fang, les Canadiens, \u2018de langue an- Flaise et les galläphones, mettent \u201cz volontiers de côté des aspirations Bigitimes vers leur indépendance poli- que absolne, parce qu\u2019ils tiennent pour peu des avantages matériels d'in- äleulable portée, comparés à la sécu- ité de ration gardée par le plus vaste Einpire qu\u2019ait vu l'histoire de l'huma- ghité.Quelque faux et trompeur que soi, los yeux, ce calcul d\u2019intéressés et Mais qu'ont à dire les grandes colo-| nies, \u2014 nations faites comme on dit: homme fait, \u2014 À ce raisonnement de souverain égoïsme qui les rejetterait de\u2019 positions libres, indépendantes, vir- \u20ac reconnaissance et de loyauté auituellement, pour les lancer dans un 1 état de vassalité qu'elles ont repoussé | depuis plus d'un demi siècle ?; Vont-elles se laisser emmicller pa| les belles paroles de M.Chamberlain > Vont-elles renoncer i leur libre gonver-; ne pour prendre le mot d\u2019ordre du gou-| vernement impérial ?Vont-elles, enfin, de sang jeune, pur, généreux dans les veines d\u2019un corps vieux, quelques uns Boupis, il n\u2019en est pas moins cclui ver ce que la vieillesse a touché de son consentir à abdiquer leur existence.ransfuser ce qu\u2019elles ont.J.bE.Cot propre pour! > a itlée & Cie, 1343 rue Ontario, coin St- ! Andrédisent décrépit, sans-certitude de ravi-| daus l\u2019Empireit c'est alors oue reprenant notre ; marche quelque peu retardée par Phali lucination impérialiste, nous la pour.jsuivrons, anglais autant qu'il le faut | mais canadiens avant tout, pour attein- dollars, mais nous recevrions une fôr-\" Îte compensation par la collection \u2018dés | droits sur les articles étrangers.Qu'est-ce que peut bien représenter;:.ldit le vaillant colonel, ce léger sacrifi- - ce comparé aux bienfaits \u2018dont noûs comble la métropole, surtout quand'on songe que si nous étions indépendätits- ou annexés aux Etats-Unis, il faudrait pourvoir à motre défense ?11 nous en coûterait alors, au bas mot, de 26 à 33 millions de dollars par-année.Ne discutons donc pas ce qu'il nous |dre le noble but que mous ont marqué | en coûteraît, pour maintenir notre ifi- les pères de la nation canadienne : l\u2019indépendance politique absolue à laquelle doit nous habitner l'indépendance virtrelle que nous possèdons et qui n\u2019a aucunement À se mêler d'impérialisme militaire, commercial ou politique.G.A.NANTEL.a + \u2014I] ne faut pas oublier que l'on a un très bon dîner pour 25és., à l'hôtel Richelieu, rue St-Vincent, Montréal.L'usage immodéré de Bière, Whisky, etc.\u2026 est radicalement guéri par l'ADIP.SONE (extrait Liquide Concentré).Faites-en l'essai.Dépôt chez M.J.P.Cou- Mettez sous enveloppe $1.00, adressez \u2018* La Nation, * Montréal ct vous recevrez le journal i La NATION pendant 12 mois.dépendance.Il pourrait nous en coû- ter des millions comme à toutes les nations indépendantes, mais enfin noùs en aurions pour notre argent.M.Dennison lui et sa British Empire League nous en donneront-ils pour notre dg- Indépendants, nous aurions accès À tous les marchés, à notre gré ; toutes les carrières seraient ouvertes devañt nous, devant notre pays, qui.pourrdit pendre part au festin des rations sans demander la permission à M.Cham- Et puis, pourquoi cect arrangemeit qui dispose de la liberté de nôtre-Paï- lement de décider quarid, où et pour quoi, nous devons, nôus baître, ur- LA NATION.\u2014 7 DÉCEMBRE 1901.Nous ne sommes pas de ceux qui soutiennent que le Canada, restant colonie, ne doit en aucun cas participer aux guerres de l\u2019Empire, même en dehors des intérêts directs du Canada.Nous lier à une telle politique serait nous enchaîner les pieds et les poings, en face de toute éventualité future.I vaudrait tout aussi bien, sur un point quelconque de notre politique, décreter que notre Parlement n'aura pas le droit de discuter ct d'agir à sa guise.Ce n'est pas de cette façon que nous entendons l'autonomie de nos institutions politiques canadiennes.Nous n'avons à nous astreindre par aucune règle de fer à une politique qui serait dépourvue de toute souplesse, de toute élasticité dans l'action gouvernementale et parlementaire.Le scheme de M.Dennison nous enlevant toute initiative propre, toute liberté de discussion et d'action, dans le cas de guerres impériales, ne peut convenir au Canada.Le Canada doit faire un autre cas de ses libertés politiques, s\u2019il les possède dans toute leur plénitude, comme nous nous plaisous à le croire, quoique semblent en douter, malheureusement, quelques-uns des envoyés ou des sup- pots de la Ligue.Le Canada devrait juger librement, par sou Parlement, du mérite de chaque cas présenté à son examen soit du chef de notre gouvernement soit du chef des autorités impériales, et, sur chaque cas, décider librement s\u2019il prendra part aux projets de défense de I'Ewmpire et aux guerres entreprises ou à entreprendre par celui-ci.Si, comme dans le cas de la guerre contre les républiques africaines, les autorités impériales jugent à propos de sc passer de l\u2019opinion du Canada avant de déclarer la guerre, même de s\u2019y précipiter, il ne serait que juste qu\u2019el- les-se passeut de notre sang, de notre argent.Si au contraire, elles veulent bien consentir à prendre notre avis, à nous niettre dans leurs confidences, à nous donner le temps de rassembler notre Parlement et d\u2019y discuter, en hommes d\u2019affaires, sujets loyaux à sa Majesté et au Canada, lc potir et le contre de chaque guerre, daus ses causes, aussi bien que dans son objet et son opportunité, dans ce cas, \u2014notre Parlement agissant librement, toujours \u2014nous te voyons pas pourquoi le Caitada ne contribuerait pas aux guerres et à la défense de l'Empire.M.Dennisou veut une contribution, constante, instituée de plano, et s'appliquant à la défense, aux guerres quelles qu\u2019elles soient, de l'empire.Encore une fois la proposition n\u2019est pas pratique.Elle nous semble même in- juricuse en ce seus qu'elle met notre loyauté en suspicion et laisse entendre que nous ne ferons rien si nous ne sommes pas liés par un papier officiel passé en bontie et due forme entre la mè- re-patrie cl nous.La Ferité prétend que M.Bourassa ne veut en aucun cas de la participation du Canada aux guerres de l'Empire, en dehors des intérêts directs du Canada :\u2014il lie, par là, à toujours et à jamais, l'action de notre Parlement, ce qui nous semble peu conforme à l\u2019idée de liberté absolue, ou quasi absolue, d'autonomie que nous nous somines toujours faite du Canada.Aa M.Dennison, lui, veut lier, à toujours et à jamais, l'action de notre Parpermanente à la défense et aux guerres de l\u2019Empire, ce qui nous semble, dans l'extrême contraire, restreindre notre autonomie et la soumettre au bon plaisir d\u2019un comité ou d\u2019une comn- mission étrangère dont l\u2019autorité ne devrait jamais être introduite dans la régie de nos affaires intérieures, pas plus dans les choses de la paix que dans les questions de guerre ou de défense militaire.Nous repoussons donc l'extrême belliqueux que veut être M.Dennison et le pacifique à outrance que serait M.Bourassa.Le Canada régi par le Canada, en toutes choses, au moyen de son Parlement reposant confiance en un cabinet libre, tel est l'idéal du Canadien qui affirme autant ses libertés politiques en décidant de s'abstenir d'une guerre qu\u2019en prenant parti pour la politique de la Grande-Bretagne, contre ou pour une nation quelconque cu globe.G.A.Nspears m0 LA GUERRE Arbitrage suggéré Nos deux frères en journalisme, Siamois de moins en moins, la Presse et le Journal sc livrent de ce temps-ci des combats dont il sera parlé.Le /ournal a décidé d'occire le Vieux de La Montagne, scheik des Assassins, qui n'est autre que M.Dansereau ; M.Dausereau a encore bonne envie de vivre et il menace a son tour d'exterminer les croisés du néo-conservatisme qui s\u2019est réfugié dans l\u2019échoppe des messieurs Forget, courtiers de Montréal, où il se brasse plus d\u2019affaires diverses que de sains principes politiques.La lutte est empoignante Le public bat singulièrement singulier, entre deux disciples de la vieille Afirerve, deux grand'gardes de l'antique parti conservateur, deux amis intimes, se disait-on, que la table de Chapleau a souvent mis côte à côte, jusqu'au jour où le pauvre gouverneur frappé par la maladie, ne pouvait plus rien pour Royal et faisait quelque chôse, en mourant, pour Dnnsereau.Depuis, l\u2019amitié, faite d'intérêt, s'est ralentie ct Royal guettant son moment s\u2019est dit : j'aurai l'empire en journalisme conservateur, que si longtemps Dansereau tint, et le sceptre d'Israël, des impurs, reviendra à la tige de David, la toute pure, que je représente en droite lignée.La Presse ne prétend pas ne s'être pas donnée à Laurier.Mais M, Dansereau soutient que le vieux parti ou ce qui en restait, mal éclairé par le S/ar de Montréal, conduit en dehors de sa voie par le chef Tupper, assommé, devant le public, par les pavés des jingoes d'Ontario et même de Québec, a forligné et manqué À toutes les traditions de Cartier et de Cha- | pleau.Le Journal! rétorque que la Presse a trahi au moment le plus critique de la bataille et que son directeur n\u2019a fait là que consommer une vie d\u2019intrigues et de conspiration contre tous ceux qu'il a servis, passant d'un groupe à l'autre, à condition qu'il restÂt du côté du pouvoir.Voilà de durs coups et s'il fallait prendre au pied de la lettre toutes les accusations que l'on se renvoie d\u2019un camp à l\u2019autre, nous resterions en face des deux lement à une contribution générale, |.éprouve de réelles jouissances à ce com- plus grands chenapans que la terre ait portés.Il n\u2019en est rien pourtant.Comment régler ce conflit plus piquant que consolant, cette guerre d'anciens amis, qui comble mieux la curiosité que l'édification ?Nous proposons modestement un moyen.Il n'y a au fond qu'une question à décider : le Journal est-il essentiellement un journal conservateur et la Messe est-elle essentiellement un journal libéral ?ou encore, les hommes qui rédient, inspirent et font vivre de leur argent le /ournal, ont-ils été, sont ils, et offrent-ils des garanties qu\u2019ils seront toujours la fine fleur des principes conservateurs, de la constance dans la foi bleue, et de l\u2019honnêteté dans la politique?et, est-ceàla Presse, quo'n a monopolisé le don de l'intrigue, le colportage dela calomnie systématique, la gueuserie en affaires et la trahison successsive mais régulière des chefs en fonction depuis Cartier, en 1872, jurqu'a nos jours?les hommes du Journal ont-ils pris quelque part dans l'exploitation de ces hautes vertus morales qu'ils exigent si bruyamment de leurs confrères ?Pour juger ce différent nous proposons un jury d\u2019hunneur et s'il nous est permis de suggérer des noms, nous voudrions, que les honorables Jos.Royal, Louis Beaubien et L.P.Pelletier soient appelés à entendre les parties, avec pouvoir de faire produire documents ct témoins à-charge ou a décharge au loisir des inculpés.Nous sommes sûrs d'avoir là des juges capables dans le fait comme dans le droit, intègres en tout, au-dessus de tout soupçon comme la femme de César, francs et sans dol comme Cartier, sans peur et sans reproche comme Bayard.Allons, vite le jury d'honneur, et que ça ne languisse pas, l'enquête.M.Casgrain est tout désigné pour le rôle de crown prosecutor, A titre d\u2019ami.amicus curiæ, et moi, avec Bergeron, je serai Affaires Municipales Ecorchés et écorcheurs Le Journal met en garde les électeurs contre les surprises sur le choix des candidats.Ne signez pas maintenant de requisition pour personne, dit l'organe de la sincérité.Ne vous engagez pas par exemple pour M.Laporte, qui sait si vous n'aurez pas un meilleur candidat à lui opposer ! Le Journal ignore-t-il qu\u2019il qu\u2019il se signe des requisitions pour M.Lebeuf ! Nous le lui apprenons pour qu\u2019il les dénonce.Le Journal ! organe des Trusts, leur propriété, en ce sens qu\u2019il tient le pain quo- tiien des mains des messieurs Forget, espère que M.Lebeuf sera élu par acclamation.Certes il le mérite bien par sa conduite dans la question de l\u2019éclairage ; il le mérite bien auss! par sa conduite dans le choix du surintendant de la police ! Le Journal pousse plus loin l\u2019effronterie : toujours en conjurant les électeurs de ne pas se compromettre, s'engager trop tôt, il ose espérer que M.Faucher daignera se sacrifier encore une fois sur l'autel de la patrie et accepter la candidature que tous les honnêtes gens vont lui offrir.Oh ! la, la ! Lui aussi le mérite bien, car de tous ceux qui étaient décidés a accorder le contrat \u2018 d\u2019éclairage à la Royale, aveuglement, sans discuter, à n\u2019importe quel prix, il était le plus ze- lé, le plus ardent, au point qu\u2019il en perdrait le parole de colère quand on se permettait de le contredire.ema La conduite du Journal fait voir chai.\u201d rement sur quel terrain cette gazette, tout à fait indépendanse des MM.Forger !! de Rainville, des Horace Archambault, des Turgeon, entend porter in lutte.Très bien! nous l'y attendons de pied ferme avec l'immense majorité des contribuables.Le Journal est démasqué maintenant nous savons de quel bois il se chauffe, Pour lui, tous les échevins Qui étaient les serviles instruments de la Royale, au comité d\u2019éclairage d'abord, au conseil ensuite; tous ceux qui ont pris parti contre la plus basse soumission, sont des petits saints qu\u2019il faut enchâsser et présenter à la vénération des contribuables pour leur intégrité, leur désiutéressement et les vives lumirèes de leur scrupuleuse, Les autres, même M.Laporte, ne méri, tent aucun égard et doivent être écartés À tout prix, au nom du progrès ef de l'honnêteté.La farce ne saurait être plus grotesque, il est vrai, mais il faut se réjouir de la voir de suite s'exhiber au publie.Nous voilà.bien au fait du plan de campagne des Trusés et de son organe \u2014 le grand journal conservateur ; la lutte va s\u2019engager entre les Zræwsis qui veulent être maîtres à l'hôtel-de-ville à Montréal, comme Tammany Hall, l'était à New.York, et les citoyens\u2014contribuables qui veulent être librement gouvernés par leur conseil municipal librement élu.Is n'ont que faire d'un rink, d'une clique soit de rouges ou de bleus ou des deux conleurs ensemble, qui ne nous coute déjà que trop cher.D'abord, les écorchés et sus aux écorcheurs.G.A.Nantel, Ecrivons l\u2019histoire La polémique, vive, très vive, extré- mement piquante qui se poursuit entre La Presse et Le Journal devrait tourner à autre chose qu'à un vain spectacle de curiosité.Il faudrait profiter de l\u2019occasion pour écrire l\u2019histoire, vraie, impartiale, documentée de la dernière décade politique de ce pays.Nous sommes en état d'entreprendre ce tra: vail sur un point.Le Journal a bien voulu mettre en cause, les hommes politiques qui ont entrepris de ressusciter La Minerve en 1898 ; il parle À ce sujet d'intrigues de notre part ou de la part de nos amis.Plus que cela, mercredi matin, Le Journal revient à la charge et parle de conditions inacceptables proposées, par tious, au parti conservateur et que le parti ne pouvait accepter.\u2018Tout cela nous force à entrer en sed: ne et À donner le récit fidèle de ce qui s'est passé.Nous en profitons pour rec tifier bien des fait incidents, bien des circonstances tellement faussés par Le Journal que nous ne pouvons nous empêcher de dire que la justice, la vé rité et l'intérêt du parti conservateur ne sont pas les seules mobiles de s4 polémique contre La Presse.W.B.NANTEL, C.R- AVOCAT ST-JEROME, Co.TERREBONNE mma?\u20140\u20140\u2014 Camille de Martigny Ancien Magistrad AVOCAT ST-JEROME, Co.TERREBONNE Qu'\u2019est-ceà dire?La Presse du 2 décembre écrit : lest bien vrai que Le Journal fut fondé ar les conservateurs dans um-but politique : tais sa naissance même ne fut pas sans tache.S'il n\u2019y avait pas eu d\u2019intrigues dans un but inavouable, savoir le désir secret d\u2019un rival de faire pièce à La Presse.on aurait conservé le nom de 1a gazette qui était gravé dans tous les esprits et familier à tous les foyers conservateurs : car on peut dire que les différentes générations actuelles du parti ont appris à lire daus La Minerie.Mais passons.Si Le Journal i fut, adant un temps, un organe politique, tout le monde sait qu\u2019il ne l'est plus, Les souscripteurs d\u2019alors ont fait le sacri- de leur mise ct ont abandonné l'entreprise, qui a été recueillie par des hommes d'affaires.Les MM.Forget ont, sans doute, raison de protéger les puissants intérêts qu'ils possèdent dans la Compagnie du Richelieu, la Compagnie des chars urimins et la Compagnie d'éclairage électrique, augmentée de la Compagnie du Gaz.Il leur fallait an organe ; ils ont pris celui que le courant leur amenait désemparé.Personne ne les en blâme, et ils font bien de se pourvoir.Mais les rats qui étaient restés dans le fond de cale ont pris possession des compartiments abandounés.Cenx-là, seuls, font tout le tapage, aujourd\u2019hui, car, asstiré- ment, ce ne sont pas les propriétaires qui ont la prétention de se constituer chefs de parti.Voilà qui est absolument vrai : le /our- nal a perdu le droit par la conduite de ses souleneurs au titre d'organe conservateur.Les auteurs des hontes de la dernière session à Québec et des tripotages commis au conseil municipal de Montréal, ont bien le droit de se payer le luxe d'une gazette qui les défende, mais ils wont pas le droit de s'embusquer, leur trompette fèlée au bec, derrière les rangs du parti, de s'en proclamer les chefs et les hérauts.C'est trop d\u2019audace, trop d'hypocrisie.Libre aux rédacteurs du /ournal d\u2019admirer leur munificence et leur loyauté au parti, mais il est permis d\u2019en penser autrement sans cesser d'être bon conserva- BENJAMIN M, Benjamin Benoit \u2014 beau-frère de M.Trudel, \u2014 avocat d'un jour au dossier d'une cause qui restera célèbre dans nos annales judiciaires.et politiques, hon- ! eur éphémère qui \u2018n'a vécu que ce que.Vivent les roses, l\u2019espace d'un matin.\u201d Et mainteu-auit crac! voilà que tout sombre, que tout cst à l'eau.Et ce cher Benjamin, honteux comme Un renard qu\u2019une poule aurait pris, jure, mais un peu tard, qu'on ne l'ÿ reprendra plus.LA NATION.\u2014 7 DECIMBRE 1 LS et reves aa.- \u2014Aussi quel ne fut pas I\u2019étonnement général quand, un beau matin, on entendit : *\u201c Benjamin s'en va dans le moudè Benjamin est dans le monde ! ! Mais vint ce temps d'aMigeante mémoire, ° Ce temps critique ou s'éclipse sa gloire.; 0 crime ! \u2014 O honte | \u2014 O cruel souvenir ! Fatal voyage | \u2014 aux yeux de l'avenir : Que ne peut-on en dérober l'histoire, Qu'est-il besoin de vous dire ce qu'est devenue cette vertu fortifiée près des autels.\u2014O Raymond ! qu\u2019as-tu fait de ton aticien ciere ?O Benjamin ! pourquoi nous persécit- tes-tu ?Post-Scriptu m de ma vie C'est le titre d\u2019un livre posthume de exécuteur testamentaire littéraire, M.Paul Meurice.On n\u2019a pas oublié que le poête mort le vendredi 22 mai 1885 avait légué à ses deux plus enthousiastes admirateurs, Paul Meurice ct Auguste Vacquerie, des morceaux de manuscrits, de pièces inachevées.Vacquerie est disparu avant d'avoir parfait sa tâche, ct Meurice presque octogénaire supporte maintenant seul le pesant fardeau.Daus la préface de /ost-scriptem de ma vie, il avertit le public qu'en février 1902 pa- raitra un volume de vers, Dernière gerbe.Alors il ne restera plus rien qui vaille dans les cartons de V.Hugo : le pornographe Zola ne reprochera plus à la grande ombre d'obstruer le siècle et le vieil écrivain, qui dépuis bientôt 17 ans compulse des ébauches manuscrites, pourra se reposer enfin.Paul Meurice a oublié sa propre gloire pour ne songer qu\u2019à celle de V.Hugo : si on se rappelle l'égois- tue et l\u2019orgueil démesuré du maître, on ne saurait s'empêcher d'admirer le généreux dévouement du disciple.Pourtant les amis mêmes du poète des feuilles d'automne regretteut le zèle parfois intempestif de Meurice.| Le Théâtre en liberté, la Fin de Satin, Toute lalyre, Dieu, Anny Robsart, Post-scriptum de ma vie, tels qu\u2019il les a publiés, n'ont pas ajouté un diamant de plus à l\u2019étincelante couronne poétique de Victor Hugo.II fallait faire un choix plus sévdre, ne pas ramasser tous les copeaux : si quelques-uns, observe Edouard Drumont, ont encore le parfum du cèdre, beaucoup sont de vulgaire bois-blanc.Cette remarque un peu caustique s'applique surtout à Post-scriptum de ma vie.Ce sont des cahiers de notes qui datent de l\u2019exil d\u2019Hugo (1852- 1870).y \u2018* Il y a deux parts à faire de ces pages, \"\u2019 déclare Paul Meurice, \u2018\u2018 la part {littéraire et la part philosophique.Dans la première, les idées Sur l'art, la poésie let les poètes ; dans la seconde, les hautes \u2018méditations sur l'âme et la destinée, sur la créature et Dieu.\u2019 À côté de pages Ses parrain et marraine qui avaient sans | grotesques, on y trouve des pages subli- Victor Hugo que vient de publier son: doute lu l'histoire de Joseph' vendu par| mes, en particulier sur l'immortalité de ses frères, lui donnèrent pour.nom \u2018\u2019Ben-!l'âme.Citons de courts extraits.Voici jamin afin de l'inciter probablement à ! des divagations : \u2018Le labyrinthe de l\u2019im-| Marcher sur les traces du fils cadet de{manence universelle a un réseau double, Jacob, qui, lui, n\u2019avait pas, comme les l'abstrait et le concret, mais ce réseau Autres, vendu son frère \u2014 ni même sou {double est en perpétuelle transfusion : Beau-frère.sl\u2019abstraction se concrète, la réalité s\u2019abs- Au séminaire de Ste-Thérèse, sa bon-itrait, le palpable devient invisible, l'invi- 901.| La conscience, c'est Dieu présent dans (l'homme, i La prière est un auguste aveu d'igno- Trance, | On aime de la grandeur \u2018de son cœur.| Le monde matériel repose sur l\u2019équili- { bre, le mode moral sur l'équité.La mort n\u2019est pas la fin de tout ; elle n\u2019est que la fin d'une chose et le commencement d\u2019une autre.A la mort l\u2019homme finit, l'âme commence.Concluons : Post-Scrip- fum de ma vie pouvait dormir dans les cartons du podte, car sun! mediosria plu- ra ; le volume sera tôt enfoui dans les sous-sols des librairies.Quand on a son- ué de si éclatante s fanfares que Victor Hugo, on ne convie pas la postérité à un pareil concert de mirliton.Guy DE PLOUHARNEL.If faut spécifier Ste-Thérèse, décembre 3 1901.** Au fleuve le ruisseau se mêle \u2018* Et le fleuve à la mer \u2018* Au vent la brise unit sou aile \u2018* Et se confond dans Pair,\u201d L\u2019 Avenir du Nord de jeudi 28 novembre 1901 insinue doucement A ses lce- teurs tel qu\u2019exprimé par les organes du parti conservateur que nous sommes poussés et entraînés vers l'impérialisme.Le troisième contingent est pour l\u2019organe du Nord un oiseau de mauvais augure.Le premier contingent n\u2019était *\u2018 pas un précédent.\u201d Le second faisait partie du premier, et le troisième contingent \u201cn\u2019est pas un contingent.\u2019 Mais la réalité des faits va renverser les théories creuses et mensongères des organes libéraux et la philosophie de l\u2019Israélite Tarte, le petit Chamberlain du Canada.Aussi I' Avenir pleure et gémit.Toutéfois, comme cette levée de sol dats-n\u2019est que la conséquence de l\u2019offre faite le printemps dernier par le gouver\u201d nement, et qu\u2019elle est effectuée aujour- d\u2019hui sous la surveillance officielle du ministre de la milice, nous ne pouvons que regretter le pas nouveau que le Canada fait en ce moment dans la voie de l'impérialisme militaire.es rr ry re es «eo » x D Le fait de ne pas payer de notre bourse les frais de ce troisième contingent ne détruit pas ce fait indiscutable et gros de conséquences : que notre conduite d'au- boa + 3 4 haine sur un terrain où menacent de s\u2019enliser notre autonomie, notre paisible existence politique, notre élan si leste et si dégagé vers le progrès.\u2018* Notre conduite .nous entraine.\u2018 Qui nous ?Le parti libéral ou tout le Canada.Vous savez qui nous gouverne, pas frappé en face et droit au but laissant de côté tous les sentiments d\u2019amitié et de race devant une question qui menace de nous ruiner comme vous dites \u2018\u201cau profit d\u2019une nation étrangère ?+ ee ee en Notes d\u2019un Parisien On trouve parfois que les vaudevillistes chargent uni peu trop et que les sujets ! qu\u2019ils choisissent pèchent par le défaut de vraisemblance.I] suffit cependant jourd\u2019hui nous lie pour l'avenir, vous en- : alors pourquoi n'avez-vous pas protesté : en temps et lieu.Pourquoi n\u2019avez-vous | de parcourir les journaux, de jeter les; ne conduite lui valut, outre la médaille Jap AL , d\u2019or décrochée chaque année, la charge de sacristain en chef, Aonneur fort recherché même des élèves les moins dévots, Onctueux à faire fondre les cierges, dévot à rend#& les anges jaloux, il fut le modèle des sacristains, le défenseur in- sible devient palpable ; ce qu'on ne peut! yeux tantôt sur les Tribunaux et tantôt que penser nait de ce qu'on touche et de | sur les Faits divers pour se rendre comp- ce qu\u2019on voit, ce qui végète se complique | te que les drôleries de la vie ne le cedent de ce qui arrive, l'incident s\u2019enchevêtre au permanent, il y a de la destinée dans l\u2019arbre, il y a de la sève dans la passion, «il est possible que la lumière pense.Le \u2018en rien à celles du théâtre Je lisais, \u201chier encore, le récit d'un mariage qui .n'aurait pas mal fuit sur la scène du Pa- !ais-Royal où sur celle des Nouveautés.Le marié avait soixante-douze aus et trépide des burettes, \u2014 aux chatoiements; monde est une pile de Volta et en même\u2019 la mariée vingt-deux.Ceci déjà relève- si gouailleurs, surtout quaud elles étaient remplies de ce bon vieux vin doré.Si la vocation se traduit par des signes extérieurs, il les avait tous dans leur éloquente vérité.\u2014Pas un ne faisa:t défaut.bordent et s'accouplent, etc.\u2019 Ne croi- rait-on pas entendre un pensionnaire de Charenion ?Voici par coutre, de belles pensées : \u2018temps est un esprit.Le Vi/ et 1' Ens s'airait du vaudeville ; mais par surcroft, après une série d\u2019aventures fort comi- | ques.la noce avait fini, comme dang Un Chapeau de paille d'Italie, par être trai- | bien que mal cependant, les affaires s\u2019ar- née chez le commissaire de police.Tant + rangèrent et la noce put arriver à la mairie.Mais une fois là, les têtes s'échauffèrent de nouveau, et une dispute s'engagea entre le marié et le garçon d'honneur.Inutile d'ajouter que des deux, c'est le garçon d'honneur qui était de beaucoup le plus jeune.C'est pent-être pour cela que la mariée prit parti pour lui.Elle se tourna vers son mari et lui administra une maîtresse gifle, Le marié allait peut-être s\u2019emporter, lorsqu'en levant lès yeux, il aperçut qu'en face de la salle des mariages était située la salle des divorces.Ce lui fut un trait de lumière.Il s\u2019enquit immé- dintement des formalités à faire pour divorcer,\u2014et ainsi se vérifla une fois de plus la sage prévoyance de l\u2019administration qui a mis si opportunément les divorces en face des mariages.les remèdes tout à côté du mal .Un bon Tonique Reconstituant Un bon bieux 'vin d'Oporto auquel a été ajoutée de la Quina du Pérou dans les proportions approuvées par es pharmacçopées anglaise et française est le tonique idéal pour dsnner de la vi- quer au sang et renouveler u vie.Wilson's Invalids\u2019 Port, .eo | 1 Vin Oporte de Wilson pour invalides Prescrit par 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ce clul illustre.Et c'est pourquoi l\u2019ouvrage absolument impartial que lui a consacré récemment M.Gustavus Myers est d\u2019un si vif intérêt.M.Myers ne prend parti ni pour ni contre Tammany.11 se borne À observer, à enregistrer, à décrire d\u2019après des documents officiels et des chiffres incontestés.Il a si peu craint de \u2018\u2018 mettre les pieds dans le plat et a montré une si grande liberté d'appréciation qu'aucun éditeur de New- York n'a osé imprimer sou nom sur la couverture de son livre.L'auteur s'est vu forcé de le publier par voie de souscription.La fondation de T'ammany remonte au 12 mai 1789.Cette institution doit son nom a un certain Tammany, chef indien de Ia fin du dix-huitième siècle, dont la sagesse et la générosité étaient légendaires.Tammany-Hall était uniquement dans l\u2019origine une Société de secours mutuels, un asile.Aujourd'hui encore, on vante son intelligente bienveillance : \u201cTammany, dit-on à New-York, est bon pour le pauvre\u201d*.Les agents de I' Association s'occupent de I'immigrant récemment débarqué, payant sa note d'hôtel, s\u2019il est indigent, son médecin, s'il est malade.Ils procureront une place au pauvre diable demcuré sans ressources sur le pavé de la grande ville.En retour, l'obligé votera en toute occasion dans le sens que lui indiquent ses bienfaiteurs.Et voilà, en cffet, le revers de la médaille.La philanthropie de \u2018Tammany n'est qu\u2019un moyen dont le succès politique est le but.Tammany, sclon M.Myers, compte go,000 membres réguliers ct environ 160,000 membres affiliés.Hier encore, tous étaient assurés non seulement de ne jamais mourir de faim, mais encore de n\u2019avoir jamais bien de gros ennuis bien durables avec la police et de trouver à emprunter vingt dollars où vingt mille dollars du jour au lendemain et à un taux fort raisonnable.Tammany n'a pas toujours été administré par de purs héros.Un de ses fondateurs, William Mooney, fut convaincu en 180y d\u2019avoir détourné plusieurs mil- Tiers de francs puisés dans la caisse de l'Association et d\u2019en avoir acheté des ** colifichets pour Mme Mooney '\u2019.Mais ces exemples d'escroquerie ne sont pas fréquents.Les affiliés ont, en général, pleine et entière confiance dans le président du comité des finances qui cumule ces fonctiens avec celles de \u2018\u2018boss\u2019\u2019.Celui-ci ne tient aucun livre, ne fait aucune \u2018* écriture \u2018\u2019 et ne doit compte A per- soune des sommes fabuleuses qui passent entre ses mains.Le budget de Tammany est énorme.Il est alimenté surtout par les tarifs protecteurs établis sur les maisons de jeu, les estaminets louches, les tripots.Les Compagnies publiques payent une redevance à Tammany pour prévenir des lois gé- nantes, Les particuliers payent pour avoir droit de tourner ou d\u2019enfreindre impunément ut règlement de police.En \u201coutre, tous les fonctionnaires publics, employés, magistrats\u2014du simple policeman au juge influent\u2014payent a Tammany pour être nommés par son intermédiaire.Après quoi, ils sont soumis encore À nne taxe annuelle en reconnaissance du service rendu.Divers procès retentissants ont donné un \u201caperçu des prix\u2019 fort piquant de Tammany.lin 1894, un poste de policeman Coûtait 1,500 fr., un poste de sergent en ébâtait 7,500.Enfin,\u2019 le\u2018poste de capitai- LA NATION.\u2014 7 DÉCEMBRE 1001.ne dans le même corps ne s\u2019obtenait guère à moins de 75,000 fr.En i899, une place de juge à la Cour Suprême valait entre 50,000 ct 120,000 fr.Hier encore, on payait 1,500 fr.le droit d'ouvrir un tripot.\u2018Tammany réclamait en outre au tenancier une redevance annuelle de 600 À 750 fr.s'il voulait éviter le brusque retrait de son privilège.On évalue à 15 millions la somme que Tammany extorquait annuellement de la sorte aux patrons de maisons de jeu.Cette association ne retire pas proportionnellement un moindre profit des maisons de débauche clandestines et des estaminets qui ont pour spécialité de demeurer ouverts en dchors des heures légales.On a caleulé que les taxes acquittées par les tenanciers de cette dernière catégorie d'établissement figurent au bubget de Tammany pour environ 3 millions de francs par an.Une campagne électorale revient en moyenne à Tammany a 1,- 500,000 fr.Pur conséquent, il reste toujours en caisse, et dans les antiées même où l'électeur est \u2018\u201c hors de prix \u2018*, des sommes considérables permettant de parer à toutes les éventualités.En vertu d\u2019un antique usage qu\u2019on ne saurait trop admirer, Tammany fait don chaque année d'une fort respectable obole A une œuvre charitable quelconque, particulièrement intéressante.Lors d\u2019une année de disette, les pauvres de New-York héritèrent tout d\u2019un coup de 200,000 francs.À une date plus récente, les blessés de Cuba en reçurent pareillement 200,000.Puis c'est aux héritiers de Parnell que s'adressèrent les largesses magnifiques de Tammany.Ces petits cadeaux se re- nouvelleront-ils longtemps encore ?La déroute de l'illustre club aux élections dernières amènera-t-elle sa décadence et sa ruine ?Il est permis d'en douter fort.M.Myers, pour sa part, semble croire que Tammany-Hall durera autant que certaine statue de la Liberté qui là-bas, à l\u2019entrée du port de New-Vork, la torche lévée vers le ciel, éclaire aussi, mais d'une façon moins efficace.MAURICE MURET.#4 LA FACTURE Lorsqu'on alla chercher Cincinnatus pour lui donner le résultat, cet homme de bien labourait son éhamp : il fit bon accueil aux électeurs, jeta sur sa charrue un regard de regret et alla s'occuper des affaires publiques.Lorsqu'on alla chercher le médecin pour soigner M.Mac- Kinley, ce savant homme était chez son barbier : on le rasait ; il reçut les gens qui venaient le déranger comme des chiens dans un jeu de quilles, constata qu\u2019il ne pouvait pas sortir avec du savon plein la figure ni même, lavé, avec la moitié de sa barbe seulement, et il pria qu\u2019on lui laissät le temps d'achever sa toilette, \u2014 témoignant ainsi d'un esprit pondéré, sage, modeste, insensible merveilleusement à l'appât des grandeurs.Il affirmait, d'une manière éclatante, sa croyance à l\u2019égalité de tous les hommes entre eux.Il refusait de se déranger pour un grand de la terre avec plus de hâte qu'il n'aurait fait pour un pauvre gars.Démocrate éminent !.Même il sembla qu\u2019il apportait à cette manifestation de ses idées un peu plus d\u2019ostentation qu\u2019il n\u2019était nécessaire, \u2014car le Président allait mal .Et l\u2019on se demanda s\u2019il ne laissait pas voir, par cette lenteur, un peu d'ennui d'avoir une grande responsabilité à prendre, Le Président MacKiniley mourut.Cinq médecins l\u2019avaient soigné.Quand ils eurent définitivement échoué dans la tâche qu\u2019ils avaient assumée, ils firent preuve d\u2019une aimable délicatesse, Ils se retirèrent modestement, disparurent ; ils retournèrent soigner des gens de rien ; ils eurent même cette attention de ne pas tout de suite présenter leur facture.Les jours passèrent.Le triste événement s\u2019¢loigna.Les médecins se firent une raison et, maintenant, ils ne cachent pas qu'ils seraient heureux de toucher les honoraires dus.Les honoraires dus, ils en ont eux-mêmes fixé le montant\u2014 et de façon à indiquer le cas qu\u2019ils font, tout à la fois, de la famille de leur client et de la profession qu'ils exercent.Ils sont, d\u2019ailleurs, du même avis tous les cinq à ce sujet, et depuis qu\u2019il n\u2019y a plus de doute sur la gravité de la maladie qu'ils soignaient, ils sont d'accord par- faitement.Et ils demandent tous la mê- me somme.Une somine ronde.Cent mille francs chacun.Comme ils étaient cing, ça fait un demi-million.Etant donné que leur malade était mort, cela semble cher à de bons esprits.F_'Lemment, on ne soigne pas tous les jours un Président de République.Mais le docteur a qui I'on faisait la barbe quand il fut appelé, et qui ne se dérangea pas plus vite pour un Président de République que pour un autre mortel, ne fausse-t-il pas ses principes aujour- d'hui en réclamant pour les soins donnés à ce Président des honoraires spéciaux, très spéciaux, car il est peu vaaisembla- ble qu\u2019il prenne généralement ceut mille francs pour ne pas guérir quelqu\u2019un.ANDRÉ BEAUNIER.ee M.STEN A LORD KITCHENER Le Manchester Guardian vient de publier un document qui constitue la meilleure réponse qu\u2019on pût imaginer aux derniers discours officiels prononcés par le lord-chancelier et le ministre de l'agriculture à Sheffield, et par M.Chamberlain A Edimbourg.Il s'agit de la lettre que M.Steijn, Président de la Rébublique d'Orange adressait à lord Kitchener, à la date du 15 août, en réponse à la proclamation de ce dernier sommant les Boers, sous peine d'exil ct de confiscation, d'effectuer leur soumission avant le 15 septembre.Le gouvernement anglais, bien qu'il y eût été invité, avait refusé de faire connaître la réponse de M.Steiju, et l'on comprend fort bien qu\u2019il n\u2018eût aucun désir de donner satisfaction à ceux qui demandaient toute la lumière.Non seulement, en effet, la lettre du Président de l'Etat Libre contenait, au point de vue du droit et de la justice, une réfutation de la thèse de lord Kitchener, qu\u2019on préférait laisser ignorer au public anglais ; mais, ce qui était plus grave, elle contenait aussi, au point de vue des faits et de la situation réciproque des deux belligérants, un exposé qui eût pu inquiéter un public auquel ou veut faire croire que ce n'est plus qu'une \u2018\u2018 espèce de guerre \u2019\u2019 qui se poursuit dans l'Afrique du Sud.De la première partie de cette lettre, nous pourrions nous dispenser de parler.Les qelques Anglais qui ont le courage de chercher à prouver à leurs compatriotes qu\u2019on les a embarqués dans une aventure inique pourront se servir de cet exposé de M.Steijn pour réfuter la thèse des impérialistes, qui ne cessent de parler de l\u2019\u2018\u2018 agression \u2019 dont l'Angleterre aurait été l'objet de la part des Républiques boères.Le Président de l'Etat Libre rappelle, en effet, les origines de la guerre, et constate que le Transvaal et l'Orange, bien qu\u2019ils aient pris l\u2019initiative des hostilités, se trouvaient en état de légitime défense.La preuve en a été fournie par les documents anglais queles Boers ont pu saisir au cours de la campa- gue, et qui leur ont démontré que, depuis 1896, l'Angleterre nourrissait le projet d\u2019envahir les deux Républiques.C'est pourquoi M.Steijn peut dire à lord Kitchener : Votre Excellence verra ainsi que ce n'est pas nous qui avons tiré 1\u2019 épée, mais que nous avons repoussé celle qui était appuyée contre notre gorge.\u201d Ce langage pourra encore étonner ceux des Anglais qui ne veulent pas reconnaître l\u2019iniquité maladroite dont leur gouvernement s'est rendu coupable.Mais, en dehors de l'Angleterre, la vérité est connue depuis longtemps, et la lettre de M.Steijn n'apprendra rien à personne.La seconde partie de ce document aurait produit plus d'émotion en Angleterre s'il y avait été publié il y a deux mois.La situation militaire, telle que M.Steijn la décrivait à son correspondant, aurait paru d'autant plus inquiétante, au point de vue anglais, qu'on ne saurait admettre, de la part du Président de l\u2019Orange, l'intention d'en imposer à lord Kitchener sur des faits que le général anglais connaissait tout aussi bien que lui.Or, il lui rappelait que les Anglais avaient perdu du terrain depuis un an.Ily aun an, la colonic du Cap était tranquille et le territoire des deux Républiques était presque tout entier occupé par les armées britanniques.Aujourd'hui, la situation est tout autre.La colonie du Cap est en proie à une effervescence qui ne diffère plus guère de la sé- dition ouvert i Py \u20ac, puisque les Là font de plus en plus cause pon kas les Boers.Quant aux deux République elles reprennent peu à peu py ts, d\u2019elles-mémes, puisque l\u2019occupatio, on glaise y est presque limitée à leurs Tan tales, et que les gouvernements ré ; ' de ces deux Etats nonument des lands os dans un grand nombre de districts sorte que, si l'ordre et la paix yrèen a c'est, dit M.Steijn, \u201c grâce à oo non grâce à Votre Excellence,\" Le po sident de I'Etat Libreen conclut donc ue la juridiction des Anglais ne s'étend i au dela de la portée de leurs canons ps Voilà ce que disait M.Steijn il deux mois, et qui, alors, eit fort sy Ja beaucoup d\u2019Anglais.Mais les a ments ont marché depuis et sont ye prouver l'exactitude de ce qU'avangçait le Président de I'Etat Libre, La proclam, tion de l\u2019état de siège au Cap nous ; montré que les autorités britanniques x se sentaient plus maîtresses de la colonie Quant aux deux Républiques, on aw que, après l'expiration du délai qui leur avait été accordé parlord Kitchener pour effectuer leur soumission, elles Wont pas craint de passer de la défensive à l'offensive.Il est donc difficile de trouver que M.Steijn s'abandonne à un trop grand optimisme lorsqu'il dit à lord Kitchener.\u2018\u201c Si Votre Excellence considère la situz.tion des Républiques à un point de vue militaire, alors Votre Excellence doi convenir que, pendant la dernière année, malgré les forces écrasantes qui ont été envoyées contre nous, notre cause a fait des progrès magnifiques et qu\u2019il ne peut être question pour nous de désespoir.\" Ti n\u2019est donc pas surprenant, dans ces conditions, que les Boers ne songent pas à cesser la lutte.M.Steijn le dit trèsex.pressément daus la fin de sa lettre, Il répète que les Républiques ne consenti (rout pas A traiter si on ne leur accorde { les deux concessions suivantes : leur in |dépendance pour elles-mêmes, et l'an- nistie en faveur des Afrikanders du Ca qui ont pris parti pour les Boers.Or, l\u2019autre jour, M.Chamberlain nousdécs rait que l'Angleterre n'accorderait jamais cette indépendance ; et quant aux Afrikanders du Cap, on les fusille ou on les pend en vertu de la loi martiale, bien loin de songer à leur accorder l'amnisti.La situation ne s'est donc en rien modi fie : c'est la guerre d\u2019 extermination qui va continuer.Et puisque M.Steijn dé clare que les Boers ne se laisseront ps intimider par les menaces \u2014 l'événement lui a donné raison\u2014on peut compter qu'ils continueront à résister jusqu'à l'épuis- ment des forces de l'un des deux beiligé rants.A1.CIDE EBRAY.\u2014Annoncez dans La Nation! c\u2019est le meilleur médium pour at teindre la famille.f.0 .* Un peu de pluie abat beaucoup de poussière.\u201d Un léger Onl couvre Deauconb de défauts dass les chanssures.\u201cLe fini intérieor gel est aussi bon qu\u2019elles le paraissent à l'extérieur,\u201d est garanti par le prix des Fabricants qui se trouve sur là semelle des \u201cChaussores Slater.\u201d Trépointes Goodyear, J.D.GUAY, sT-JERON + SEUL AGENT LOCAL ® M.JOS.CORBEIL AGENT D'ASSURANCE ST-JEROME, P.Q Coin den rues Labelle et Ste-Mar tM.CoORBEI représente toutes I meilleures Compagnies d'Assurance, la Vie, contre le Feu, les Acciden Garanties, 187 0l=8 \u2014 LA NATION.\u2014 7 DÉCEMBRE 1901.nr Cu SIE } CANADA Avous-nous besoin de dire que la lutte homérique entre Le Journal et La Presse est l'événement de la semaine ?Jusqu'à ce jour, les adversaires se sont dit à peu près tout ce qu'il est possible de se dire.D'un côté, M.Dansereau, comme à l'âge de vingt ans, de l\u2019autre M.Royal, ou M.Dumont écrivant sous la dictée de MM.Angers, Beaubien et Casgrain, font tous les frais de la polémique.Le public, piqué au vif par la valeur des hommes et des choses en jeu, ne sait encore trop pour qui se prononcer.Il attend et ne tient que pour des figures d'escrime les coups que parent en tierce et que portent en quarte,drus et aplomb, les puissants ferrailleurs.On croit toujours a de terribles enfilades qui désarmeront pour de bon l'un ou l'autre des combattants.De fait, il y a au fond de cette polémique préparée de longue main, plus d\u2019intérêts graves qu\u2019on ne serait porté à en trouver dans les apparences superficielles.Nous ne ferons pas À nos confrères l'imputation injurieuse de se battre pour le partage de la clientèle conservatrice.Ce peut être là le calcul des hommes d'affaires fatigués de sustenter une entreprise déjà périclitante, mais non le mobile des hommes politiques qui se mesurent de part et d'autre.Il faut que la Presse se voit condamnée au pain et à l'eau afin que les conservateurs détrompés à son sujet concentrent toutes leurs sympathies pécuniaires dans le coffret du /ourna/! Pardon, dit La Presse, 1e Journal n'est conservateur qu\u2019à moitié et il entretient un ménage bigame qui ne saurait être encouragé sans scandale.\u2018Tel est À ce moment l'état de la discussion.PE M.L.À.Chauvin, ancien député de \u2018Terrebonne a fait une conférence très intéressante, mardi, devant le Cercle Ville-Marie.Le sujet était \u2018\u2018 La langue française au Canada ; gardons notre langue et elle nous gardera.\u2018 L'orateur a épuisé ce beau sujet.Rien t'a manqué à sa démonstration.Il a dit franchement que nous parlons mal, qu'il faut parler mieux et qu\u2019il appartient aux classes dirigeantes, de la politique, du barreau, du journalisme, en- tr'autres, de prêcher par l'exemple, M.Chauvin est un causeur charmant, à diction élaborée et rendue pure par l\u2019élabo- tation même, un diseur élégant fort épris de poésie et de réminiscence littéraires.Il a étudié et il sait beaucoup :\u2014c\u2019est «rcore\u2014que nos jeunes phénix veuillent bien nous en croire\u2014le seul moyen d\u2019arriver à quelque chose.whe Il semble averé que l'Hon.Juge Wurtele va prendre, vers le 15, sa retraîte\u2014 bien méritées certes, et que l\u2019Hon.Juge Langelier va le remplacer.On prétend que M.L.O.David, greffier de la clté a eu l'offre de remplacer ce dernier, mais qu'il l\u2019a décliné.D'autres pensent qu\u2019il acceptera, pour passer en 1903, à Spencer W ood, d'ou le Lieutenant Gouverneur sortirait pour rentrer dans la politique active.Nous te croyons pas qu\u2019un homme Aussi sage, aussi philosophe dans le bon sens du mot, aimant le repos, la paix et la pratique ininterrompue de toutes les vertus et de tous les bonheurs du foyer, consentie à retourner sur le théâtre si exposé de la politique vivante et vécue Comme elle l'est de nos jours.Voilà pour- QUOI nous ne croyons pas à la rentrée de Sir L.À.Jetté dans la vie publique active.Mais, enfin qui vivra verra.Madame Daudurand a écrit un long article dans /a Patrie contre Louis Veuillot : elle ne l'aime ni comme polémiste, ni comme défenseur de l\u2019Église, à peine comme écrivain de style et pas du tout comme époux.La femme de Venillot, pourtant, la bonne et douce Mathilde, semble avoir été satisfaite de son mari, de son rôle, de son travail, de sa gloire.Elle n\u2019était peut-être pas assez difficile à ces égards divers et il est dommage qu'on lui ait, si tard, montré ses droits en même temps ue les torts de son peu sentimental époux.Quel ménage varfait.c\u2019eût été alors que le ménage Veuillot ! le mari un peu plus bas, la femme un peu plus haut, presqu'à I'égal du mari, c'est là j'idéal que nous réserve notre jeune siècle.Veuillot était contre le progrès, qu'on en veuille croire les admirateurs du ménage nouveau genre.\u2014\u2014\u2014 Le chœur de chant À l'assemblée régulière du chœur de chant de St-Jérôme, tenue le 2 décembre courant, sous la présidence de M.J.Duquette, M.J.Doré propose, secondé par M.J.Savard, et il est résolu : Que les membres du chœur de chant ont appris avec un profond chagrin la mort de M.S.Desormeaux, père du confrère S.Desormeaux et de madame Von, mère de M.À.Yon, bibliothécaire ; Que les membres offrent aujourd'hui leurs plus sincères condoléances aux deux confrères pour la perte douloureuse qu\u2019ils viennent de faire ; Que copie des présentes soit transmise à ses confrères, ainsi qu'aux journaux.Adopté.M.A.E.Beauchamp propose, secondé par M.N.Bélanger, que le Rév.F.G.Caisse soit chargé de rencontrer le Rév.J.L.Lafortune, curé de la paroisse, pour lui témoigner la sympathie des membres du chœur à l\u2019occasion de son prochain départ de la paroisse, et pour lui exprimer toute leur reconnaissance pour le bien qu\u2019il a fait pour l\u2019avancement du chœur.Adopté.L'élection des officiers pour l\u2019année 1902 a donné le résultat suivant : Président, Stan.Deschambault ; rer V.-Prés., A.Magnan ; zième V.-Prés., J.Savard ; Sec.-Arc., À.P.Laplante ; Trés, N.Bélanger ; Bibliothécaire et assistant, A.Yon et A, Gendron ; Collecteurs, W.Pepin et F.Richard ; Auditeurs, A.Sigouin et A.Donaldson ; Comité de régie : Prés., Rév, F.G.Caisse, IT.Therrien, J.Doré, L.Daoust, À.Richard ; Maitre de cérémonie et assistant, N.Bélanger, C.Viau ; Organiste et assistant, C.KE.Marchand et F.X.St-Michel ; Maitre de chapelle, A.Lefebvre ; Chapelain, Rév.F.G.Caisse.A.P.LAPLANTE, Scc.-Arc, Avez-vous besoin de Circulaires, Cartes d\u2019affaires, ou'autres impressions, faites en caractères neufs et dans les derniers goûts, adressez- vous à E.LAVIGNE, Edifice La Presseleurs.Meilleur marché qu\u2019ail- Youlez-vous avoir de Beaux Enfons ?OULEZ-VOUS voir vos enfants grandir, se développer, sans être sujets aux nombreuses maladies communes au jeune âge, surveillez leur régime alimentaire.Si vous les nourrissez à LA PEPTO- NINE, le meilleur aliment pour les enfants en bas âge, Vous Vous exempterez de bien des soucis.En vente dans toutes les bonnes pharmacies et épiceries : 25 cts la grande boîte.En gros: F.COURSOL.an Ave de I'HOtel-de-Ville, Montréal | a.B.Lafleur, + ! 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Dans son journal LA NATION, il repro- - che à la vaillante, population de Montréal, et même à la province toute entière de se joindre au club National pour le pélérinage annuel au tombeau de Mercier.Que M.Nantel est bien la personification de ce torysme intransigeant, haineux, hypocrite, rampant dans la boue du fanatisme et des préjugés ! À tout propos, comme ses devanciers, il se couvre du manteau de la religion, et il poutific.Votre manteau est troué, sinistre farceur, et le peuple reconnaît toujours l\u2019i- neffabilité de votre sainte personne.Non content d'avoir vomi l'injure et la calomnie, sur M.Mercier, quand il vivait, cet homme que le peuple méprise, fait comme le chacal, il déterre les cadavres, et assouvit sa haine et son dépit en piétinant sur un mont.Remettez votre coupillon dans son eau bénite, saint honune, , et que votre esprit de foi soit tranquille, quand vous serez disparu de cette vallée de larmes, tout un peuple n'ira pas pleurer sur votre tombe.ZENON.Dieu, qu'il est plein ce Zénon.Si cet animal était relié, quel volume ! ! Depuis quand, je vous le demande, cet inénarrable Zénon est-il devenu un cri- terium de vérité, pour nous dire que tout Montréal et la Province entière étaient unis au club National pour le pélérinage au tombeau ce Mercier ?Depuis quand le jour de la Toussaint est-il tout entier, consacré à Mercier à l\u2019exclusion de tous autres défunts ?Zénon pourrait-il nous dire depuis quand, les centaines et les .centaines de mille trépassés qui dorment IA bas le grand sommeil dans cet enceinte de la mort, refusent désormais la visite de leurs parents et amis de tout Montréal et de la Province entière au bénéfice seul de feu M.Mercier?Allez-y donc au tombeau de Mercier ; nous l'affectionnons autant dans la mort que n° importe lequel de nos proches et de nos amis.Allez à son tombeau y déposer des fleurs et y prendre des reliques en mémoire du citoyen.Enrégistrez-le si vous le voulez, dans le martyrologe de to :5 ceux que la volonté du peuple a renvorsés du LA NATION.\u2014 7 DÉCEMBRE 10901.pouvoir ; mais lursque le clairon des clubs libéraux faisant appel à des escouades organisées dans le but de faire du capital politique, dans le but de faire! croire au peuple qu'ils venèrent la mé- : moire de l'homme qni a su travailler à l'édifice national, avec l'histoire \u2018nous nous réservons le clroit de protester éner- xiquement malgré le levain à la Zénon et le inécontentement de tous les saltimbanques et les rastaquouères de sou espèce.Paririus CURSOR.-\u2014 À Suinte-Thérèse 1 (De notre correspondant.) \u2014Dimanche, le 24 novembre dernier, nous avions l'avantage d'assister à la fête de Ste-Cécile, célébrée par les élèves dans l'une des salles du Séminaire.Le soutle impur de la variole a pu se glisser dans lus veines de quelques musiciens à présent eu excellente santé ; mais on cotistata avec plaisir que les cordes vocales ct instrumentales n'ont pas été trop contamindes, La contre-hase a cordes, cependant ne paraissait pas avoir sa sono- rit d'autrefois Son vaccin l'a indispo- see ! Le programme musical fut à peu près celui qu\u2019on avait préparé pour le 5 novembre fête de St-Charles : - Orchestre\u2014\" Lena * Valse, Bucalossi.Piano (duo) \u2018\u201cÀ foud de train\u2019 (Galop) 1, Burcet\u2014L.Verchelde et J, B.Lefebvre, Tit£1*\u201c pérénade \u2018\u2019.Violon, cornet ct piano, G.Mignault, J.B.Lefebvre et T.Arbour.*' Couplets du \u2018Torrero (Carmen) Bizet, TT.Arbour, \u201cSanta Lucin\u2019' chansonnette, À.Galaise, Hommage à Ste-Cécile\u2014Graud.Chaeur\u2014Solo, Rév.L.Corbeil, lntre ces morceaux de musique le Révd.J.Mignault, professeur de sciences sous donna une intéressante conférence dont le sujet était celui-ci : \u2018* La situation de l\u2019Europe séparée de l'Eglise, Du reste, voici à peu près en quels termes s'exprime le jeune conférencier : \u2018* Cette séparation dit-il, est bien réelle.Klle s\u2019est opérée définitivement en 1870.Aujourd'hui, les actes des Gouvernements, les articles des journaux, les paroles des orateurs, les inscriptions des Mmouiltuhents, où l'on saisit au vol l'esprit moderne, tout semble proclamer avec un air de satisfaction et de contentement la proscription de la souveraineté divine et de I'liglise co ame directrice sociale.\u2018Ce bouleversement de l'ordre, que Dieu avait établi dans le monle par son Christ et son Eglise et yque les peuples ! avaiont gardé pendant tant de siècles, leur a causé de grands malaises, * En effet, la base de l'autorité, c\u2019est- À-dire la souveraineté de Dieu Créateur, Léyrisiateur-Suprême qui seul a le droit de cominunder aux hommes et ce déléguer les pouvoirs, cette bâse étant renversée par l'abolition de lu Royauté Pontincale, l'autorité des pouvoirs civils, elle-même est en danger : Comment les peuples respecteront-ils les pouvoirs, quand les pouvoirs cux-mèmes nc veulent pas reconnaître et respecter Dieu ?** Le principe de la liberté, c'est-à-dire la souveraineté divine qui fait respecter par les peuples l'autorité des rois et la liberté des peuples par les pouvoirs, ce principe étant sacrifié, la servitude s'appesantit sur les naËons qui doivent courber la tête sous l\u2019oppression.Que sont devenues en Europe les trois grandes liberté du genre humain : la propriété, la famille et la religion ?Par une loi sur les successions, on dépossède l'héritier ; l\u2019Etat-libre se mêle de marier ; et, quand cela lui plaît, il lance un mandat d'arrestation contre la personne du Christ pour l'empêcher de passer en triomphe au milieu des peuples qu\u2019il a civilisés.Enfin la Royauté Pontificale, qui gardait tous ces biens précieux, qui était le signe et le drapeau de Dieu arboré par la France dans l'Europe et le monde, cette Royauté ayant été abolie, les nations ont perdu la gloire et l'honneur qu\u2019elles s'étaient acquis depuis tant de siècles en l'établissant et en la défendant.L'intéressant conférencier tire ainsi sn conclusion : ** Puisque le Pape-Roi gardait l\u2019autorité des pouvoirs, la liberté des peuples et leur honneur, les peuples auraient dû garder cette Royauté.Et puisque le monde souffre de ce renverstment, il faudrait que l'ancienne hiérarchie plusieurs fois i séculaire fut rétablie.Ces choses dépen- \u2018dent autant de la libre et toute puissante volonté de Dieu ; cependant comme catholiques sincères et fils dévoués de l' Eglise, n'ayons des vœux et des prières que pour la réhabilitation au-dessus des têtes couronnées de l'Europe de cette Tiare Pontificale qui redonnera au monde avec la vie, la liberté et l\u2019ordre.4 Sainte-Sophie (De notre correspondant.) \u2014M.Jules Beauchamp, cultivateur, faisait baptiser un nouveau-né dimanche dernier.\u2014Notre ami de St-Jérôme nous a donné une instruction sur \u2018J\u2019ÊÎtre religieux\" après la grand\u2019 messe, \u2014Trois arches devaient être érigées pour dire à la postérité le glorieux paiement de nos véenérables débentures.La première devait s'élever sur l\u2019avenue de Sainte-Anne des Plaines, la deuxième sur le chemin de Glasgow et la troisième sur le boulevard Antoine de St-Jérôme.Les styles grec, gothique ct byzantin exhibaient leur Leauté aux yeux des architectes les plus en renom.Mais, o fatalité des choses de ce monde ! Les nerveuses bêtes de somme qui devaient charroyer les matérieux de ces arches et connus dans le royaume bestial sous les noms de Tocson, Rougeon et Noiron, sont mortes de la fièvre rouge.Ah ! si leur maître avait eu de l\u2019argent si grands effets aux dernières élections, ils ne seraient pas morts les pauvres animaux et ils vivraient encore.Ces puissantes bêtes descendaient en ligne directe de ce bœuf sacré du nom d\u2019Apis adoré au temps des Pharaons.Après leur enterrement je me suis écrié : Adieu, veaux, vaches, cochons, poulets, débentures, tramway, ponts, passerelles, macadaims, montées etc, etc.\u2014On nous apprend que M.l'abbé Prieur, notre ancien curé, n\u2019est pas bien, Il demeure à St-Anicet chez un de ses parents.J'ai fait la connaissance d\u2019un jeune garçon qui semble avoir quelque disposition pour I'éloquence.11 parle distinctement, gesticule avec un naturel parfait et regarde fièrement.Si j'étais riche je l\u2019enverrais au collège pour essayer d\u2019en faire un prédicateur.UN AGENT.Her es Un homme qui boit jusqu\u2019au délire : l'ADIPSONE le met très bien en moins de deux heures ct le guérit en huit jours.Il ne fait pas restituer.J.P.Coutlée & Cie.1345 Ontario.La GAISSE d'EGONOPTIE \\ \u2018des CANTONS du NORD St-Jérome, P.Q.Fait toutes sortes de transactions d\u2019argent.Escompte les billets de commerce et les billets d\u2019encan.l'ait toutes espèces de collections.\u2018Traites émises sur toutes les parties de l'Amérique.Traite des pays étrangers encaissées au taux le plus bas.Intérêt alloué sur dépôts.R.DESCHAMBAULT, GÉRANT.18-7-01\u201418.Chs.Ed.MARCHAND AVOCAT B.P., BOITE 130.\u2014 ST-JEROME J.L.ST-JACQUES; L.L.L.AVOCAT Busean & Ste-Scholastique L A C HU TE.Mardi et Samediet un peu de ce nectar qui ont produit de |\u2018 COLONNE PHARMACIE FOURNIER \u2014\u2014 À VENDRE \u2014 Le Dr E.Fournier a & chargé par un de ses amis de Montréal, parti récemment pour les Etats-Unis de vendre à sacrifice uw magnifique EAD CTH Tout à fait Neuf, qui a été payé $400.00 Les personnes désireuses d\u2019acheter un piano neuf à un prix de véritable \u2018\u2019 bargain,\u2019 feraient bien de s\u2019adresser au Dr Fournier, qui leur donnera toutes les informations désirées.GAOERL «.POUR _» Lesfetes RCE AN Parfumerie de Choix.ASSORTINENT MAGNIFIOU re TS YY Pipes Tout ce qu'il y a de plus riche, de plus nouveat PEARMACIE FOURNIER 8T-JEROME, P.© 18-7-01\u20141a. Vv Les Romans Opinions de jeunes filles La lecture des romans de pure imagination est à bon droit interdite aux jeunes filles, parce que chez elles, l'imagination est en général très vive et que la lecture de ces sortes de romans est pro- À l'exalter encore.En dévorant ces pages brûlantes qui n'offrent rien de réel, on se forme un idéal purement chimérique et l'on trouve, par suite, In vie de famille, cette vie pleine de douceur et de charme pour les œœurs aimants, trop prosaïque, Ces lectrices deviennent vite des incomprises,en attendant qu'elles soient des vieilles filles ges : les romans préparent mal i raccommoder des chaussettes, bercer des enfants, surveiller le pot-au-feu, etc.HECTORINE.Les ouvrages d'imagination ou romans particulièrement sont interdits aux jeunes filles, parce qu'ilssont dangereux surtout pour elles.Ils leur faussent l'esprit, quand ils ne leur gâtent pas le cœur.Ces ouvrages he représentent-ils pas trop souvent la vie comme un chemin semé de fleurs, comme un banquet gracieux, comme un concert enchanteur, tandis que, pour chacune de nous, hélas ! dans une proportion plus ou moins grande, la vie se résume en ces mots : travail, souffran- æ, dévouement, sacrifices acceptés volontiers, avec l'unique espoir des jouissances qui nous attendent dans un monde meilleur.HORTENSE.Fx Dans le roman, il en est du héros com- med Hercule et fulli quanti, chez les Grecs : les vertus et les vices d'un grand nombre sont pris en faisceau et reportés sur la tête d'un seul : de là, des perfections ou des monstres, et partant une idéc fausse de l'humanité ; leur manière de vivre et de se conduire n\u2019est pas plus normale, et de 13 le dégoût de l\u2019existence uniforme, 3 laquelle nous sommes, Dieu merci ! condamnés pour la plupart.Quel supplice, pauvre rêveuse .du bel idéal qui t'enchante ! Tomber à chaque instant, des splendeurs de tes rêves romanesques dans l'engrenage inévitable des vulgaires événements, des déceptions constantes ! .ANNA.a La lecture des romans amène, à brève échéance, ou le mariage avec un aventurier, qui ressemble peu au héros entrevu ; pauvre idole dont les pieds d'argile se montrent vite ! .ou .lacoiffe de Sainte Catherine, faute de l'idéal, qui Ne s\u2019est rencontré sur notre route.LUCILE.\u2014\u2014\u2014 eee es - FEUILLETON 17 LES Jetons Mystérieux PREMIÈRE PARTIE LA FÉE DES SAULES VII ( Swuste ) \u2014Le mieux persiste, dit-il \u2018d\u2019 encourageant persiste, dit-il d\u2019un ton \u2014-Ma mère pourra-t-elle prendre un Peu de nourriture aujourd'hui ?deman- à vivement Marthe.\u2014Pas, encore, mademoiselle.\u2014Pas encore ! répondit la malade avec insupportables ou de mauvaises ménagè- LA NATION.\u2014 7 DÉCEMBRE 1901.un soupir; j'ai pourtant bien besoin de retrouver des forces.\u2014Ayez patience, madame.Les forces reviendront en leur temps.Nous somumes en bonne voie,.Ne génez point le travail de la nature par une précipitation inoporturne et peut-être dange- reus: ! \u2014Ma mère tousse beaucoup moins, fit observer Marthe, \u2014On devait s'y attendre, répliqua le docteur, c\u2019est le résultat du traitement que j'ai ordonné hier.\u2014Faudra-t-il contiuuer l'usage des pilules ?\u2014Sans doute.\u2014Et celui de la potion ?\u2014Vous en reste-t-il ?\u2014-Quelques gouttes à peine.\u2014Vous en ferez préparer une nouvelle, il suffira de porter la bouteille au pharmacien, le numéro est inscrit sur l'étiquette, , Le médecin ajouta quelques prescriptions verbales et sortit, reconduit pur Marthe.\u2014Encore ! toujours ! murmura la pauvre enfant quand elle se retroniva seule, médicaments sur médicaments.Demain, mon dernier sou aura disparu.Je ne posséderai plus rien si cette lettre tant espérée n'arrive pas, et il faudra payer la visite ! C\u2019est à en perdre la raison ! Ma inère va mieux, dit-il, et moi je la vois toujours la même, inerte, sans force, sans voix.Après cette potion, ce sera une autre, et toujours ainsi.Ah ! si j'avais de l'argent.Il m'en faut, il m'en faut à tout prix ! Je n\u2019attendrai pas plus longtemps.Demain, après l\u2019heure du courrier, si le facteur ne m\u2019a rien apporté, je vendrai la médaille du comte de Thonnerieux, cette médaille à laquelle ma mère attache une si grande importance, et qui n'a pour moi que la valeur de son poids d'or.Le comte de Thonnerieux peut avoir eu l'idée, il y a dix- neuf ans, d\u2019enrichir les enfants nés le méme jour que sa fille ; mais sa fille est morte, m'a souvent dit ma mère.Il a perdu sa femme, et la douleur, la solitude, ont dû lui faire oublier les projets formés autrefois.La médaille vaut cent trente francs, avec cette somme, je pour rai peut-être attendre le jour de la guérison de ma inère, et une fois ma mère guérie, n'étant plus absorbée par les soins dont elle a besoin, je pourrai travailler et gagner notre pain de chaque jour.Que m'importe la fortune à venir en admettant que cette fortune ne soit pas un rêve ?Ce qu\u2019il me faut c'est guérir ma mère ! Marthe se munit de la fiole et se rendit chez le pharmacien pour se faire donner une nouvelle dose de la potion ordonnée la veille.En rentrant, elle prit, à la cuisine de l\u2019auberge, le bol de bouillon qu\u2019elle avait prié de garder pour elle, et un petit pain.Ce fut son unique nourriture de la journée.Tout ce que le patron dulfartin-Pécheur avait raconté à Pascal Saunier, concernant Mme Grandchamp et sa fille, était l\u2019expression littérale de la vérité.Mme Grandchamp, après la mort de son mari, voulant quitter Genève et venir à Paris, avait vendu son établissement et confié l\u2019argent résultant de cette vente à un banquier qui possédait toute sa confiance et qui ne la méritait pas.En route, la maladie, s'abattant sur elle d\u2019une façon quasi-foudroyante l'avait mise dans la nécessité de descendre de son wagon à Joigny, au lieu de continuer sur Paris et le porte-monnaie contenant quelques pièces d\u2019or s'était trouvé perdu dans le transport du wagon à Pauberge.Marthe Berthier, devenue Marthe Grandchamp par le mariage de sa mère, devant jouer un rôle capital dans ce vérédique récit, nous complète- rons en peu de mots pour nos lecteurs les renseignements donnés par l'aubergiste 4 Pascal Saunier.Périne Berthier, a l\u2019âge de vingt-cing ans, s'était éprise d\u2019un jeune homme qui l'aimait, lui aussi, de toutc son Ame.Rien de plus honnête que ce double amour qui tendait à la plus légitime de toutes les unions en passant par la mairie et par l\u2019église.Malheureusement, des obstacles matériels empéchèrent que cette union fut immédiatement célébrée.Orpheline, ayant pour toute famille un frère que depuis longtemps elle ne voyait plus, dont elle ne connaissait mé- me pas ln .dexiéure, ne trouvant nulle part un appui de bons conseils, Périne J.A.BrAULING, 1,3.08, Bureau à Satut-Jérime : MOULINS À COUDRE de 525.00 ct $30.00.7 \u201caie | MOTEL- BEAULIEU- Nantel & Beaulieu AVOCATS Hox.G.A.Nasri, C.R.LS.BEAULIEU Prop.PRES DE LA GARE SAINT-JEROME, P,Q, + Ruvennn & Mowtrlal : Li Bloc Parent, Rilifce La Pau, US-7-01\u201414, JOS.LACHAPELLE | CONSTRUCTEUR D'AQUEDUCS ST-j EROME, Pe.Qe | M.LACHAPELLE, Qui a construit un grand nombge d'aqueducs, dans la ince, et notamment celui de Saint-Jérôme, qui donne en.\u2019 tière satisfaction au public de la ville, est prét i fournir DES SOUMISSIONS ' pour la construction d'aqueducs en fer ou en bois, pour : canaux d\u2019égouts, etc.Co M.LACHAPELLE s'occupe aussi de la construction des ponts, A VENDRE Une machine complète pour percer les tuyaux en bois.Il NEUF TARIÈRES de la grosseur d'un pouces.Cette machine est en vente à très S'adresser immédiatement à JOS.LACHAPELLE, ST-JEROME, Co.px Tzanzsonnz, P.Q, yr uce et demi-jusqu\u2019à\u2018cing marché, 18-7-c1\u2014te.Bureau de Poote, D.116.ETABLI EN 1880.Ftéphonse Bell No 84s Chs.Elie Laflamme MARCHAND, Gros ot Détail Vis, Ligue, Provisions, Faroe, rnin, Fo, Femoemee, Pest, TA, Yasuo, ER SAINT JEROME, Pr.Qe.SUCCURSALE a I'AnNoNcIATION, P.Q.: reresm ALDERIC LABELLE, ozrant.MONETTE & VEZINA Manufacturiers et Entre, eneurs-Constructeurs ST-JEROME.P.Q.: CLOS DE BOIS GENERALE Bardeaux, Lattes, Pin, Pruche, Epinette, Bois blanc, Bois franc, Bols de charpente de toutes dimensions, Bois préparé, Jalousies, Portes, Chassis, Moulures, Tournages, Découpages, Etc., Etc.PRIX SPÉCIAUX POUR LE COMMERCE DE GROS Sets de Chambre de $8 A $75, Sets de Salon de $15 à $100, Sets de Salle à Diner de $15 à $75, assortiment complet de meubles de fantaisie, Voitures d\u2019enfants, d'hiver et d'été, Poles de luxe pour rideaux, Cadres et Gravures de tous enres, 5 Grand assortiment de meubles de toutes les qualités et de tous les prix.Magasin, rue Labelle, près de E.Gibault, ouvert tous les jours jusqu\u2019à 9 heures du soir.Toutes commandes envoyées au magasin ou à la manufacture seront exéctu tées immédiatement et à des prix très bas.Toutes es de bois seront achetées par Monette & Vézina.MM.MONETTE & VEZINA eatreprennent la construction de toutes sortes de bâtisses à des prix très bas.18-7-01\u2014t2 ! 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U4 LA NATION \u2014 7 DÉCEMBRE 1901.- AVIS IMPORTANT Tous les chèques, mandats d'argent, ete, en paiement partiel ou entier de toutes annonces, abonnements ou impressions, doivent être faits payables au pair, À l\u2019ordre de La Cie d\u2019lmpri- merie de St-Jérome, ct_acressés directement 4 La Nation, St-Jérome, Co.Terrebonne, P.Q\u2014\u2014pep def pa\" Tous les manuscrits doivent étreadressés dire@ement À Saint-Jérôme et nous parvenir le lundi avant-midi.ANNONCEZ dans LA NATION, c'est le meilleur médium pour atteindre la famille.Plusieurs tnilliers de lecteurs dans les comtés de Terrebonne, Argenteuil, Deux-Montagnes, Montcalm.ne sut pas lutter contre sa propre tendresse et contre celle de son fiancé.Elle eut un moment de faiblesse.Ele commit une faute, regrettable, à coup sûr, mais à coup sûr excusable, puisque le mariage prochain devait l'absoudre et l'effacer.Le flancé, restait plus épris que jamais et ne songeait point à se soustraire à son devoir d'homme d\u2019honneur, Les obstacles matériels dont nous avons parlé vénaient de s\u2019aplanir.Les bans étaient publiés, le jour fixé, Hélas ! une fièvre typhoide vint anéantir ces beaux rèves déjà presque réalisés.Ce ne fut pas la couche nuptiale, ce fut la tombe qui reçut le fiancé.Six mois après cette mort, Périne désespérée mettait au monde sa fille Marthe, le jour même où naissait la fille du comte de Thonnerieux.Malgré sa faute, nous le savons, Périne était honnête, et de plus très courageuse, très éuergi- que., Elle adora son enfant et travailla de toutes ses forces pour l'élever.Huit années s'écoulèrent.Au bout de ce temps, Périne rencontra un gaïçoif parfaitement honorable, un Génévois, fabricant de boîtiers de montres, venu à Paris pour une exposition.Il se prit d'amour ur elle, lui offrit de l'emmener à Geriève, de l'épouser, malgré le passé, et de|.reconnaître sa fille, En huit aus, le chagrin de Périne s'étaif bien atténué.Elle ne plenrait plus, mais consorvait du inort un souvenir doux et mélancolique.L\u2019idée de se marier ne lui serait jamais -venue ; néanmois elle accepta cette union dans l'intérêt de sa fille, et elle épousa Charles Granchamp qui les fit vivre modestement, les rendit heureuses toutes deux, et laissa Périne veuve après huit années d'une union sans nuages, Nos lecteurs savent le reste.; VI Revenons aux deiix libérés que nous avons quittés au moment où ils achevaient de déjeuner dans le café-restau- rant'de l'auberge du Martin-Pécheur, En sortant de table, Pascal donna suite à son projet d'écrire une lettre à Angèle, son anciènne amie, à Paris ; puis après avoir mis cette lettre à la poste, il prit Jacques Lagarde par le bras et lui dit : \u2014Présentement, mon vieux copain, allons un peu daus-la campagne admirer la belle nature, SS \u2014J'y suis d'autant plus disposé que la promenade est hygiénique après les re- Yas.Les environs de Joigny sont ravissants, surtout sur la rive droite del\u2019 Yonne.A perte de vues'étendent des prairies d'un vert d'émeraude, semées de bouquets d'arbres au feuillage épais.Ces causons d'abord de notre avenir et des plans que j'ai conçus pour arriver vite et sans peine à la fortune révée par nous, une ample fortune qui nous permettra de satisfaire tous nos goûts, tous nos caprices, de mener enfin la grande vie, sans nous engager de nouveau dans les dangereux chemins conduisant-à Nouméa en passant par la cour d'assises.Oz, je me suis laissé dire que le climat de Nouméa est des plus malsains: Je ne trotivé donc aucune envie de faire sa connaissance.\u2014Et je préfère, comme toi.tout autre lieu de villégiature, dit Jacques Lagarde en riant.\u2014Admirable en vérité ! Nous voici d'accord, \u201ccomme | toujours ! J'aborde mon sujet : Tu es médecin, médecin savant, très savant, tu'as fait tes preuves.\u2014Hélas ! murmura Jacques avec une intonatiofl \u2018comique.\u2014Ët non seulement médecin, conti- ordre, Ah ! ça, mais, mon cher camarade, m'as-tu donc amené dans ce lieu solitaire pour m'adresser des compliments ?demanda le libéré.\u2014Je ne te complimente pas.je constate tout simplement ton mérite, qui nous sera peut-être très utile un jour ou l'autre ! \u2014Comment ?\u2014Je ne sais pas encore, mais je crois fermement que pour des gaillards de notre valeur il ne doit point y avoir de forces perdues.Je poursuis : l£n ta qualité de médecin et cle chirurgien, tu as fait de nombreuses études sur le cœur en mênie temps que Surele corps humain.Tu as fouillé, disséqué, en, quelque sorte les tempéraments, les caractères, relevant chez ceux-ci un peuchant, irrésistible, chez ceux-là une passion dominarite, toi la certitude, m\u2019as-tu dit, que la guérison de l'être physique de beaucoup de gens était due à la connaissance approfondie qu'avait le médecin de leur être moral.\u2014Je te l'ai dit parce que c\u2019est vrai.\u2014Tu m'as en outre affirmé que chez la créature humaine, et je désigne par ces mots le sexe féminin aussi bien que l\u2019autre, il existait, en thèse générale avec de très rares exceptions, deux passions primordiales, sources de tous les vices et causes premières de tous les crimes.\u2014Oui, une double fièvre, la fièvre des sens et la fièvre du gain.\u201c \u2014Autrement dit, l'amour et le jeu.(1 suivre ) GRAND NUMÉRO DE NOEL DU nua Pascal, mais chirurgien de premier | | ct de ces multiples études a résulté pour!.MONDE ILLUSTRÉ Nos lecteurs apprendront avec plaisir que le MONDE ILLUSTRE publiera, à l'occasion de la Fête de Noël, un numéro spécial qui fera certainement parler de lui.Agrémenté de magnifiques illustrations.rempli de coutes et nouvelles, dont quelques-uttes canadiennes, de variétés littéraires, de charmantes poésies, ce numéro fort de cinquante à soixante pages, qu'accompagnera un feuilleton illustré à sensation, ne se vendra que cinq centins.Il serait bon que nos amis lecteurs retiennent chez leur marchand le nombre d'exemplaires qu\u2019ils désirent, car, d\u2019après les pronotics, nous croyons savoir qu'il sera rapidement enlevé.Envoyez de suite vos commandes BUREAU, 33-RUE SAINT-GABRIEL Montréal.rare a 2 * L'Anth on meme ENVOYÉE ABSOLUMENT A Paste, , Après l'avoir fait soigneuseme, tient nf opium, ni morphine RIS WECHSLER, Dr calmes horizons, baignés dans la brume matinale ou dans la chaude vapeur, tes soirs, offrent touts üx poeste des tableaux de Corot, Jacques, qui Contalésait à foud soi pays natal: eduduisit son ami Poi un sehtier Ehâfidaht du côté de.ces bouquets arbres.Nos deux compa- Mond avalent allumé des cigares, A ul kilomètre de la ville, ils s'assirent sur le talus d'un fossé à l'ombre de trois ormes niagnifiques, ct Pascal prit la parole.\u2014Mon cher Jacques, counnenga-t-il, je \u2018te dois l'explication des paroles qui ne pouvaient manquer de t'étonner un peu, ct par lesquelles j'ai témoigné ma joie de la nécessité qui nous clouait à Joigny pour quelques jours, je tedonnerni cette explication tôut'à l'heure, et tu verras combien j'avais raison d'être satisfait.As-tu donc trouvé, céans, quelque \u2018mine d'or ?\u2014Uné mine d'or, c'est le mot.\u2014Explique-moi cette énigme.\u2014Je ne tarderai-pas à le faire, mais 1\u201d Messfeurs, + fets «le votre Asthyn oman =p\u201d =n Dr Taft Bros., Medecine Co.Messicnrs, Ne tardez pas.Ecrivez immédiatement, 79, 130ûme rue Rat, Cité de New-York.J'écrié de témolgnnt KE la conscience de mon devoir, dE votre ASE en Pour ta guérison de l'Asthime.Mon épouse fat.me spasmodiqué Phy tes derniers 12 ans.Ayant épuisé ma propire capacité de même que céllé 8 de plusiguxs, s, j'eus la bonne fortune de voir votre enseig rue, New-York.{ .menÇa À en prendre vers le ler novembre, à pe LL 67, 1292me rhc Wat, Cité Mouteille échantillon envoyée abrslument grafiv sur réiception de carte postale Asthmë' Guéti Gratuitement ! ! é et opère unc gulrison radicale Lar v\u2014\u2014\u2014- GANS 100 le CN ee GRA\u2019'IS SUR RECEPTION D'UNE CARTE + POSTALE.\u2014ECRIVEZ;VOS NOMS ET ADRESSE LISIBLEMEN\"T Il n'y a rien comme I\u2019 Asthmalene.Elle donne un soulagement instantané, même dans les cas les plus graves.reste échous, Elle guérit quand tout le CL ; Le Rév.C.-F.WELLS, de Villa Ridge, IL, dit : \u2018* Votre bouteille échantillon d'Asthmalene n été re- cue en boune condition, Je ne saurais vous dire combien je me sens reconnaissant du bien que j'enai obtenu.J'étais esclave, enchaîné par un terrible mal de gorge ct 'asthme depuis dix ans.Je désespérais de pouvoir obtenir ma guérison.remède pour cette terrible ct torturante maladie, l'asthme, et je croyais que vous vous vantiez, mais je résolus de l'essayer.comme un charme, Envoyez-moi une bouteille pleine grandeur.Je vis votre annonce d'un À mon étonnement, l'essai nuit REV.Dr MORRIS WECHSLER Rabbin de la Cong.Bnai Israel, New-York, 3 janvier 1go1., Dr Taft Bros, Medecine Co., Messieurs; Votÿs \u201cAsiltimalenc\" est un excellent remède pour l'asthme et pour ln lièvre des Foins, ct sn composi- - tion fait disparaître tous les malaises qui se rattachent Son succès est étonnant et Merveilleuxnt analyser, nous pouvons certifier que l\u2018Asthimalciié ne con- , al chloroforme ou éther.Très sincèrement à vous, REV.Du MOR- Tatt Bros., Medecine Co, Aven Spring, N.-Y., Ter féveier thor.nyant éprouvé lès inerveitleux ef- tffectée de l'asthme je tt vos vitrines sur la 130idme je me procurai immédiatement une bouteiile \u2018Asthmalene, Mon épouse \u2018com- u près.Je Yénstatai bientôt une améliorditon rüdicale, Après en avoir employé une bouteille, son aistix ; est À ment débnrrassée de tous symptômes.Je sens que, jé Pais recommander ce réthède aVéc force À taus ceux gui sont affligés de cette cruelle maladie.A vous rexglectucuscient, Ke était disparu et elle est enticie- O.-D.PHELPS.MOD.5 février 1901.Je souffrais de l'astlime dejitiis 22 ans.J'ai essayé de nombreïix remèdes, mais ils ont tous échoué.Je vis par hasard vofte annonce ct je commençai par.avoir une bouteille échantillon.J'Y trouvai un soulaygement itimédiat.J'ai depuis acheté une bonteille pleine grandeur, et je suis À jamais reconnaissant.J'ai une famille de quatre enfants et pendant six aus je fus inca- ble de travailler.Je jouïs maintenant de la plus florissqute.santé et je fais des affaires tous es jours.Vous pourrez Vous servir de ce témoignage corûnte bon vous semblern, Adresse de ma maison, 235 rue Rivington, S.RAPHAEL, de New-York.adressant DR TAFT BROS., MEDECINE CO., VENDUE PAR TOUS LES-FHARMACIENS PAR LA Maison P.Simard S.S.Tritonia\u201450 caisses Scotch Mc A - S.S.Manchester\u2014350 caisses Scotch 4 John Dewar S.S.Tritonia\u20144 drums Vin\u201d Tarac S.S.Tritonia\u20143 drums Vin Sherry © S.8.Tritonia\u20142 drums Vin de Messe S.S.Manchester\u20141 so caisses Brandy Gaudet & F S.S.Manchester\u201475 caisses Brandy M S.S.Manchester\u20141 25 caisses Brandy , \u2018 Hentièsse S.S.Mexican\u201450 caisses Gin La Clef S.S.Eugénie\u201450 caisses Gin Croix .LL.D\u2019Honneur S.8.Eugénie\u201430 Demi-Octaves Gig .; de Kuyper 5.S.Eugénie\u201420 quarts Gin de Kuyper S.S.\u2018\u201cAggl\u2019\u2019\u20146o0 caisses Asst Giñ ,Ç i i de Kyper S.8.\u201cAggi\u2019\u2019\u2014j0 Demi-Octaves Gin .de Kuyper S.S.\u2018\u2018Aggl\u2019\u2019\u201420 quarts Gin de Kuyper S.S.Corinthian\u201450 caisses Asst Jockey Club 150 caisses Brandy Guimont, Fils & Cie 125 * ** Chs Lagarde & Cie 30 \u201cRhum St-George 40 \u2018 \u2018* Black Joe 25 A \u201cLion 25 ** Asst.Chartreuse 250 \u2018\u201c Vin St-Michel 25 ** Irish Whiskey Grande quantité Vin Claret, meilleure marque: Grande quantité Vin de Port, meilleure marque- Grande quantité Vin de Sherry, meilleure: marque- \u2018Toujours en stock la meilleure marque: de Whiskey.18-7-01\u20141a.TÉLÉPHONE No.55 PAINS PNP PPPS PAS J.E.PARENT Notaire, Gommissaire, Eto., ST-JEROME, P.Q.Argent à prêter, à 5 et 6 p, \u20ac, sur Polices d'assurance cle vie et sur propriété.Achats de puis ments et de créances de toutes sortes, Prêts aux corporations.priétés.M.PARENT représente diverses compagnies d'assurances sur la vic el contre le feu.FIRE INS.Co., LA CANADA FEU, 1.,A LONDON FIRE INS.Co., THE EQUITY FIRE INS.Co., ETC.en cas de mort?Assurez-vous à l'une de cess compagnies par l'entremise du Notaire l\u2019arent_, qui vous charge de 15 A 20 p.c.\u2019incilleur marché que les compagnies combinées, A LQUBR Uni beait gratil magasin aïèe bOUs logements, ans un des plus beaux sités le la ville de St- Jérôme, bien adapté polit le commerce de gros, soit ferronnerié, inarehündises sèches on épice ries.: J.E.PARENT, ST-JÉROME: Lot Librairie St-Jérôme \u2018Enirrez PARENT \u2014 Près DU MarcrË ST-JÉROME Sans contredit la meilleure librairie dé Saint- Jérôme.On y trouve tout ce qu\u2019il y.a de mieux dans sa ligne de commerce.Livres d'Ecoles, Livres de Piété ordinaires et: de luxe, l'apeterie, Cartes À Jouer, en gros $ en détail, Rideaux (blinds), à partir de:25 ei $2.50, Supports nouveaux pour portières, Pôleset leurs Ornements, Papier Vert et autre À double couleur, Tapisserie à bon marché pour faire: place aux achats d\u2019automne, .Grands et petits Miroirs à prix réduits.Bel assortiment de Montres, Chaînes et Jodtf de Mariage et autres Bijoux de vale rota LA NATION est imprimée et publiée à Saint- Jérôme, par LA Cik.EMI ARIE DE SANT JEROME, qui en est p) ire.IMPORTATIONS Achints et ventes de pro- - LA NEW-YORK LIFE, LA OTTAWA - Voulez-vous être bien payés en cas de feu ett | "]
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