La Nation : journal canadien pour le peuple canadien, 3 octobre 1901, jeudi 3 octobre 1901
[" fore Annéc.\u2014Ne.18.\u201cTAN - - ke - HEBDOMADAIRE.Um an, $1.00.\u2014Le numéere > ot TION - Téqenp e1çou que , JOURNAL CANADIEN POUR LE PEUPLE CANADIEN LI CIE.D'MPRIMERIE DE SAINT-JERONE, Proprétaire-üiteur.Bureau de Montréal : Edifice La Presse, \u20ac.17 et Bureau de Saint-Jéréme : Rue Ten.Labellede \u2014\u2014 ç.A.Mantel, } MONTREAL \u2014 SAINT-JEROME, JEUDI, 3 OCTOBRE 1001.f R.Rimé Tison, Drecteur de la rédaction._ || Gérant et Secrétaire de la rédeotion.\u2014 AVIS A NOS ABONNES reux du commencement à la fin, un [de retenir un sourire perpétuel sur des|plus affligé de la perte de ctte gre- \u2014\u2014 peu pour tout le monde, et absolument | 12vres qui ne semblent pas rompues A ;, \u2014Nous n'acceptemes pes de refus d\u2019abon- sement, à moims que tels refus nous viennent directement de l'abonné ! In-méme et que tous rérages soient ve ne année conmencée est exigée en en- ver.1.\u2014Lexpédition du journal ne sera dis- coatinade si l'abonnetment n\u2019est pas payé emen- M L'ebonnement est payable d'avance.= \u2014Tout abonnement sera considéré comme renouvelé, si 'abonné ue nous donne avis con- .raire au moins un mois avant la date de l\u2019ex- ation de son abonnemenrt.6.\u2014Tous les chèques, mandats a t, etc.vivent être faits payables au pair, à l'ordre de Lee d'imprimerie de St , et adressés directement au bureau de La Nation, 2 St-} érôme, P.Q.| Fout doit être adressé : : LA NATION Bor Saim-J \u2018Co.Perrcbonme Tous les manuscrits doivent être adrcesés ment à Saint-Jérôme et nous parvenir le tundi avant-enidi.rt # SOMMAIRE + Le passage de la royauté Autour de ces titres La loi contre les Congrégations et Francoeur Patriotique idée Un decument À ma lampe-\u2014poésie La mort de Lord Morris Dans les bois Le drame de Saint-Sauveur Nouvelles de partout.Histoires de bêtes.Feuilleton : LES JNTONS MYSTÉRIEUX.MONTRÉAL, 3 OCTOBRE 1901.Avis Important M.J.E.D.Duplessis n\u2019est plus notre agent à Montréal et par con- séq il n\u2019est pas autorisé à cui des abonnements à LA Nation, Les personnes qu\u2019il au-, rait abonnées à LA NATION sont prices de nous faire parvenir leur adresse.9 3 Nous demandons des agents bien recommandés pour notre journal, & Montréal et à la campagne.Conditions d'engagement très libérales, L'ADMINISTRATION, Le passage | de la royauté _ Lt peut se deilfffider, avec raison, si * passage de son Altesse au miHen de us n'aura pes un résultat contraire = celui que vigait Je Sécrétaire des Co- Que des instractions soient venues Guæectemewt de ce dernier, où que Lord Minto ait agi de son propre chef \u2014ce \u2018d'est pas admissible\u2014les arrange- 1 | promenade de leurs Altesses soit une tiques, porté à se former la plus haute [idée des hommes qui représentent l'aude puissance, mais qu\u2019ils diffèrent des autres hommes, per.la beauté de leurs) |traits, par la hauteur de leur sta- \u2018ture et le charme général qui se dé |de Gailes ?Celui-ei n\u2019était qu'un tout naille royale.\u201c S'il ne pouvait être ministre\u2014Tarte régnant\u2014il serait au moins Sir, se disait-il, et il irait s'étaler devant l\u2019œil jaloux du Maître de l'ad- désastreux pour les solliciteurs de décorations, C'est le temps de dire que beaucoup se croyaient appelés mais que le nombre des élus a été très petit.Les cérémonies de Québec et de Montréal ont été marquées par une raideur excessive chez le Prince et par une froideur, une tenue à distance des plus visibles, chez le peuple.En se- Tions-nous à pouvoir dire que \u201cle silence des peuples est la leçon des rois ! Il peut se faire que dans l'Ouest la cet exercice ; que de porter la main à son bicorne et de le soulever d'une couple de pouces au-dessus du crâne afin de reconnaître d\u2019aimables petites | ministration, avec son grand cordon et cantatrices stationnant depuis des heu-; sa belle croix émaillée.Tarte en ferait res pour hymnifier Leurs Altesses, ou'une maladie qui l'emporterait et sir afin de répondre à une salve d\u2019accla-i Raymond pourrait par ce beau tour, matioôns.Mais enfin, on est prince hé-\\enfin, le remplacer.\u201d ritier du plus vaste empire du monde, Par malheur, Tarte tient le manche ou où ne l\u2019est pas, et si un personnage | de la poële et il ne le passera jamais à royal veut exercer son métier qui n\u2019est | son rival de la Commission du Hâpas plus sot qu\u2019un autre, après tout, | vre.force lui est de se prêter volontiersà! Le plaisir infini qu\u2019il s'est procuré ces ehtraînements divers où se plai-:en faisant rater le plan Connors cher à raieut tant de gens avides des bonnes} M.le Maire, et plus qne probablement tournée triomphale, mais il faut singulièrement aimer l'hyperbole pour dire comme nos grands journaux l'ont fait, | grâces de la foule obséquieuse.celui de Jemeisen l'homme aux $20,- que l\u2019enthousiasme le plus délirant n\u2019a KR 000, ne prouve que trop la distance in- cessé d\u2019escorter la future Majesté Britannique.Le peuple est toujours, mé.me dans les sociétés les plus démocra- franchissable qui sépare le Grand Ministre du Maire de Montréal.Aussi le Ministre para-t-il très adroitement l\u2019attaque du Maire et empêcha- t-il, \u2014 c'est ce qu\u2019on assure dans les milieux les plus au fait \u2014 M.Préfontaine de voir Raymond siré.Il faut, comme de raison, expliquer comment s\u2019est faite la close.- Ce n\u2019est pas Sir Wilfrid le coupable : 'si MM.Parent et Préfontaine ne turellement, une illusion qui se dissi-[ Nous ne reviendrons pes sur la lec-Portent pes le convoité collier pe bien vite à la vue des êtres MÊMES | ture des adresses et la réponse anglaise autour de leur cou loyal._ Non, Sir dont on se fait une si belle conception.qui leur fut faite, même au sein de: Wilfrid a fait son devoir.II me Dans le cas actuel, rien n\u2019a pu pro-|l'Institution qui doit être par son nom faut pes non plus condamner trop longer l'illusion, au contraire, tout con-jet son but, la plus française du Cana-! tôt lord Minto.Attendons et où verra tribuait à l\u2019effacer entièrement.Les.da.*que lui aussi, à fait son devoir.Mais à remarques entendues sur la rue aussi) I] y aeu en tous ces manquements \u2018 QU donc faut-il s'en prendre ?L'orge- bien que dans des cercles très corrects, | plus que de l'oubli, plus que des traits Be du Ministre ne le dit pas claire- ne font que trop voir un désappointe-' de distraction officielle.\u2018ment, mais il laisse entendre qu'il fau- ment général que l\u2019accaparement dui Aurait-on cherché à rendre la per- drait chercher jusqu'ez Angleterre duc par un certain groupe de Sirs et de | sonne royale impopulaire qu'on n'aurait ; POUT trouver la main de M.Joe Cham- Lords, n'a pas peu contribué à accen-'pu faire mieux.Et ce qui restera, berlain ! Toujours ce satané d'homme tuer.comme résultat pratique de la visite\" AU fond de ce qui arrive de mal au Etre roi est une fauction sociale en- du futur Prince de Galles sera bien! Canada.i tourée de difficultés innombrables, \u2018loin de nous faire aimer le fusionne, Ce qui laisserait croire an bien fou- c\u2019est un métier et un rude métier, peut-| ment impérialiste où les colonistes se.dé de cette théorie, ce sont les eflorts on dire, pour l'exercice duquel on ent consultés dans leurs goûts, dans: surhumains de la Presse pour démon- Le Prince était l'hôte de la cité de Montréal : on se demande comment il se fait qu'il ait refusé notre hospitalité, Pour celle très large d'ailleurs, d\u2019un simple citoyen qui n\u2019a pas même jugé à propos d'inviter à son principal re pas, le maire de Montréalptd Strathcona, pouvait négliger Je péyoune-de M.Préfontaine; mais! \u2018pouvait-il oublier le maire de la cité \u2018qui s'était fendue en quatre pour le recevoir ?torité suprême.Il s\u2019imagine non seulement qu\u2019ils sont revêtus d'une gran- gage de leur personne.C\u2019est là, na- saurait apporter un trop complet ap-|leurs vœux, dans leurs légitimes erjtreT qu'à l'autorité impériale, source de .caps soe à :tout bonneur et de tout pardoa\u2014au- .prentissage.| distinctes aspirations, comme ils Pout, So be a : Croit-on, en bonne conscience, que été au passage de la Royau int pa œ refus de sirage \u2014 pleuré la visite du Duc de Cormouailles et de! ; per les fils de notre démocratie cans- diemme.York, aura sur:là masse du peuple canadien l'effet de la visite du Prince Autour de ces titres\u2019 Mais toutes ces explications se sout \u2018bounes qu'à dorer la pilule et cacher } homme en 1860 et son entoura-! Nos fiers maîtres en démagogie sont Riule cac pe Ini permit de se mêler aux foules, encore à se chamailler comme de val-[les dessous de Ia macikination minis de se répandre dans la société et d'y gaires tories à propos des titres hono-| rieile ] créer un profond attachement persou- rifiques que la Royauté, de passage) Tea est de la prérogative royale nel que se reporte tout naturellement \u2018chez nous, n'a pas conszati à leur oc-/attachée à la distribution des houncurs aujourd'hui, du uoble visiteur d'il y a;troyer.| .comme de celle qui attribaeit maguère quarante ans, sur notre Auguste Souve-, C'est un scandale, vraiment, qui n'6-; la reurise de la peise capétale, au Roi rain i \u2018chape pes à l'œil vigilant de M Limême Pourtant le Canada de ce temps, dé-!0.David, que nous nommerions bien Ces prérogatives me sont plus exer- _ jà reculé,-ne valait pas pour PAngle-ile Brutus de la république expirante, cfes par le Koi directement mais per terre, le Canada de 1901.\u2018il ne s'était si complaisamment laissé ses ministres qui n'agissent, x Ce n'est pas la chose la plus gaie au afficher comme le confident de sit WWil- cxs d'une grande colonie comme so monde que de serrer les mains de mil-!frid, l'impérialiste à l'oatrance, le der mada, que sur l'avis des ministres Heis de personnes inconnues qui ne disk de the core, que l'on sait.uieux.\u201cents de la réception ont été malheu- disent rien à une future Majesté ; quel! M.Raymond Préfontaine semble le: Le goucermeur peut rejeter cet LA NATION.\u20143 OCTOBRE rgor.~ avis, mais il reste au Premier Ministre | D'après un rapport du Sher.I de se démettre, s'il à du courage.S'il n'en à pas, il fait comme sir Wil.VÆ soupçoss sur la commission du Héwat et triomphe par sou digne\u2018 organe ' .A bie M.Tarte aurait laissé planer de gra .I est des gens de peu d'observation et frid, dans le cas actuel, et en maints Y™® ou ses officiers.Les entrepreneurs d'études restreintes qui disent que nous autres cas précédents eswrbe l'échine et avale l'injure auraient eu à se fendie de $20,000.00 \u2018sommes une jeune mation qui s'épanoult pour obterr leur contrat.à la grande vie des peuples libres.M.Tarte à nié, mais très à Ça n'est pas notre avis ; nous ne soi- Lafontaine, Cartier avaient la rési ia véracité du rapport de notre confrèrelmes pes très vieux d'âge, il est vrai, Enation prête, toujours, pourde moin- anglais : La Patrie elle-même s'en expli- mais à s\u2019en rapporter au Soe, nous dres affronts.C'étaient des hommes.Des malins, il est vrai, prétendent que Sir Wilfrid est parfaitement d'accord au fond, avec Lord Minto et avec que mais de manière à confirmer plutôt les \u2018sommes frappés de débilité sénile, à l'Afaits essentiels de l'article du Star.ge de la virilité même.Nous somimes dé- I y a du louche en tout cela.Un minis- ;à des ratés, des fruits secs et des décré- tre de la Couronne, sachant comme M.pits, quand après un demi-siècle de li- som Grand Vizir, M.Tarte, en tou-|Tarte, ce que parler veut dire, n\u2019a pas berté et d'indépendance virtuelle, nous te cette affaire de décorations.Il ne tenait pas à recommander très fort une nuilité politique comme M.Parent, auteur de la plus honteuse des sessions qui se soient tenues dans un parlement américain.Quant à M.Pré foutaine, il y a à sa promotion de trop graves objections pour qu'on lui con- férêt les hauts honneurs.Et c\u2019est M.Tarte lui-même, qui les aurait fait Seloir aux oreilles dociles de Sir Wilfrid Laurier.** Voici ma liste aurait dit celui-ci à Lord Minto ; j'inclus les noms de Parent et de Préfontaine, mais voussavez, Excellence, c'est pure matière de forme, Tien de plus Disposez en à votre gré :! ua simple C.M.G.est bien tout ce qu'ils méritent.Ls le refuserombet nous eu aurons fini © ces histoires de cinq sous faites par des gens de pes grand'chose.\u201d Lord Minto qui a instruction de ne pas sirer les maires des villes coloniales, ne demandait pas mieux.Il fit faire l'offre qui fut refusée.Voilà, paraît-il les fonds et très-fonds de toute l'affaire.La Presse en segpit donc pour son latin ct la Asérse doune- rait la note vraie en exoudtnt Lord Maintenant M.Préfontaine rue dans les traits : ce n'est pas la premièré fois, mais la chose ne tire ù quence.On saura lui administrer, à \u2018 temps, les calmants nécessaires.La démagogie de ce pays, nous donne en vérité, un beau spectacle.Nous reproduisons un article de Le Libre Parole de Paris sur l'indépendance du Canada.Un fait s'en déffege, au mid'amsertions quelque peu vagues : c'est la recrudescence du mouvement in- dépendantisie causée par l'Impérialisme où M.Chamberlain veut nous entraîner violemment.Dans la Province de Québec, ce renouveau donné à un sentiment de légitime fierté nationale.ne peut être contesté que per les abrutis du Sweil.Lajeuneste qui comprend qu'elle s'étiole, qu'elle s'affaisse, qu'elle s'effondre dans le rien, sous le rég.me colonial, veut être quelque chose.El: prépare son avenir que le génération d'aujourd'hui me devstit pas chercher à mettre hors de la voie, la seul voie qui est la vie et le salut.Le mouvement est d'autant plus remarqua'e qu'il et exempt de toute violence Ge langage ou d'action.C'et là le syrne de sa virilité et de sa vitalité.L'indépendance se fera tout naturellement.sans perturbation.Elle se fera dans l'intérêt de la patrie qui me peut être assez égglf pour songer à garder sous legda¥\u2019 un qui la - ces dat rintérêt de l'en- les ; elle se d'impuissan- fam qui ne peut.sans ce, renoncer au devoir et au bonbenr de donner une famille nouvelle à l'hsmani- or té.f 1h ) Ai 7 ! dû ouvrir la bouche à la légère.A-t-il retournons sur nos pas, sans le moindre \u201cpointé directement M.Préfontaine ét a-t- courage de nous affirmer au soleil des iil en main des preuves péremptoires de nations.{la perversité de son implacable ennemi ?| Laurier nous a voulus ainsi.on le pro- Quelqu'un le seit, sans doute, mais nul clame grand per dessus tous les Canane l\u2019a dit.dens qui nous ont feits.Et Le Soleil est A qui la parole ?Le sujet est palpi- le prophète de ce nouvel Allah! C'est tant d'intérêt et de .capital.maturel, mais Écœurant.Un j des Dibafs tombe en : = en er aire Préfentes LA loi contre les Congré gations et Francœur \u201cIl a lu son adresse en francais, ila refu- \u201csé un titre de l'Angleterre ! Bravo, il mérite un 3ième terme comme Maire,et, S'il ne s'agissait d\u2019une question vitale, | Minto doit être rappelé !\u201d On ne saurait d'intérêts si élevés, ne serait-ce pas un être plus triple idiot., spectacle d'une désopilante gaieté, que M.Préfontaine a refusé un moindre celui de Francœur posant au publiciste titre, parce qu'on lui refusait le sirage, |le mieux renseigné de France et de Namais non parce qu\u2019il méprise les décora- jvarre, et donnant sans sourciller, avec tions.Au contraire, ils les apprécie telle- i toute la gravité d'un vieux bonze, son ment, qu'il rue, il kick, parce qu'on ne visa à l\u2019abominable loi contre les Conlui en donne pas assez, | grégations ?Le Souverain Pontife l\u2019a Il a lu l'adresse en français ; il na! \u2018fait que son strict devoir.Mais dans l'adresse qu\u2019il a lue, trouve-t-on mot, an sentiment d'homme qui représente une grande cité, placé à la tête d\u2019un peuple aspirant à être quelque chose ?- | ; Non, il a lu ume prose vulgaire, pleine (de protestations auxquelles, \u20ac son par- , iculier, il me croit pas.] , alu en français ! Quel courageychez \"M.Préfontaine Aquatrepatti depuis 1899 devant ceux qu'il méprisait .tant avant ! Et on veut sous faire prendre ce- a pour de l\u2019héroisme ! Et Minto doit être rappelé parce que ; M.Préfontaine ne s'appelle pas Sir Ray- .mond.Allons donc ! | Qu'est-ce que Minto a à faire en cela ?C'est Laurier qui était maître de tout ?Y a-t-il âme qui vive prête à dire que Laurier avait ses nominations en poche, s\u2019il y efit vraiment tenu.Ce n\u2019est pas Lord Minto qu'il faut censurer, jeune homme, mais Sir Wilfrid Laurier doublement coupable de laisser attaquer Lord Minto et de ne pas tenir franchement parole à ses partisans MM.Préfontaine et Parent\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 M.le Ministre Gouin est en tournée , d'inapection dans la région du Lac Saint- Jean.M.Parent son Premier Ministre, (oubliant ses maladies diplomatiques, est ; allé le rejoindre pour avoir l'œil sur les : agissements de son Ministre que les or- : Çanes rouges désignent trop complaisamment comme le successeur de Mercier ! Parmi tetls les écritsofficiels, officieux, obséquieux, plats d\u2019adulation et d'àqua- trepatissement que vient d'étaler la stigmatisée comme un a/fo imprevido ed ignobile (traduction littérale: acte imprévoyant et ignoble) ; la presse catholique l'a dénoncée vivement ; la moitié du vieux parti républicain l'a combattue sans merci.Seul, l'illustre Françœur estime qu\u2019on exagère à Rome, en France, par toute la catholicité, \u2018\u2018 les- torts dont, aux yeux de quelques-uns, s'était couvert le gouvernement.français.\u201d Le pauvre homme ! Des fumistes lui auront apporté la défroque du citoyen Blanchet oun de I' Enfant Terrible.en lui assurant \u201c(qu\u2019il aurait grand air là-dedans.Le voici qui se pavane, en effet, dans ces vieilles nippes anticléricales et sollicite les applaudissements de nos concitoyens ! Nous ne saurions aujourd'hui reprendre chaque article de la loi Waldeck- Rousseau, pour en faire ressortir la révoltante injustice.Les hommes de foi et de bonne foi qui ont fondé la NATION ne se proposaient pes uniquement de relever les propos inconvenants de Francœur, de raconter ses grotesques incursions dans ia politique française.\u2018Trop de probié- mes se posent qui intéressent notre race ! Nous voulons seulement démontrer aux braves gens de notre ville et du district qui lisent l\u2019Avexis du Nord que Francœur est un de ces barbacoles ignorants que le bon Lafontaine a peints avec tant de verve : ** De telles i beancoup * Qui prendouient Secgiresa pour Rome ; .: hi qui, caquetant aw plus dru, de tout et n'ont rien vu \u2014 Nous nous servirons pour notre dé- moustration, de l\u2019article que Francœur a publié en tête de l'Arenis dx Nord, le jeudi 12 septembre.C'est intitulé Répecourtisannerie, \u2014 non exigée, qu'on le | dique, et l'admirateur de Waldeck-Rous- remarque bien-\u2014nous signalons ceux du Seau s'imaginait sans doute, que ses ad- Soleil de Québec.Depuis trois semaines, il ; versaires allaient rouler dans le 36ième n\u2019est pas une bassesse si rampante qu'on ; dessous : \u2018* Oh ! quelle page géniale ! puisse la concevoir, qui n\u2019ait trouvé se disait-il, tout guilleret, avant de se ren- place dans cet organe de la politique Jomcer dans so paperasses\u2014; attrapez, moi- chamberlanesques.Si le Soleil end | l'opinion de cœux qui le reçoivent, une partie de notre population ost bien à nes et calotins, qui \u201c\u201c Teprésentez les étroits intérêts d\u2019une caste\u2019 et faites fi \u201c\u201c des idées modernes\u201d LPus avez votre compte.\u201d ~ Francœur débute par un subtil distis- | Oui, la politique de la botte de foin, ,£w0 : ** Il me semble qu\u2019on exagère a du sac d'avoine et du minot de patates, | dessein les torts du ministère français ; vendus à l'Angleterre et justifiant le |s'il est l'auteur de la Pesposition de loi guerre du Transvaal, plane au-dessus de | sur les associations, la lei elle-même est plaindre.Elle est mûre pour la servitude.© l\u2019œuvre des représentants de la ï du peuple de Frahee dans les deux Cia bres\".Et puis aprds ?le moindre.ply.mitif sait bien, que sans l\u2019habileté et l\u2019autorité de Waldeck, la, loi n'eût jamais été votée.On l\u2019a vu lors de la maladie du grand homme : tout pressés qu'étaient les radicaux et les socialistes, la Chambre ajourna les débats du ri février, jusqu'au retour du convalescent, le 1er Mars, \u2014 Francœur parle avec_emphase des « re- présentänts de la majorité du peuple français\u2019 ; apprenons-lui que la Chambre actuelle.par suite des abstehtions et de l'émiettement des partis, représente seulement 4,566,000 électeurs sur un to- \u2018tai de 1134 millions de citoyens inscrits sur les listes électorales.S'il n\u2019ignorait que cela, l\u2019outrecuidant : Ecoutez cette invraisemblable assertion : \u201cLes Congrégations qui sont contre la République, ont trouvé contre elles, en cette circonstance, tous les défenseurs de la République, à quelques exceptions près, -{ Les Congrégations sont contre Ia République ! Francœur ramasse là un ignoble cancan des loges maçonniques et nous le défions bien de prouver, autre ment que par des calembredaines, les complots qu\u2019auraient ourdis contre la République, les Bénédictions, les Chartueux, les Trappistes, les Franciscains, les Pères de la Sagesse ou du Saint-Sa- crement.\u2014 Et les As omptionnistes ! et les Jésuites ! répondra-t-il en ricanant ?\u2014 D'abord les Assomptionnistes ont été dissous dès le mois de mai 1900 ; il n'en saurait être actuellement question.Quant aux Jésuites, nous l\u2019attendons de pied férme et le sommons d\u2019apporter contre eux des arguments précis.\u2014Nous ne nous contenterons pas de la parole de son oncle Homais et de la sienne, car l'aune n\u2019en vaut pas \u2018\u2018un copeau d'oi- £non, \u2019\u2019, comme dit plaisarment.Rabelais.Il est de mode parmi les imbéciles, depuis le Jansénisme et le philosophisme, de mettre sur les épaules des Jésuites, les crimes les plus affreux, à commencer par l'assassinat d\u2019Henri IV (!).Que de pages saugrenues n\u2019a-t-on pas écrites sur les hommes noirs et la caisse noire ! Nous nous moquons de tout cela: nous ne sommes pas les bAtards de Voltaire, nous nous honorons d'être les fils de la France très chrétienne.Nous voulons un chapitre d'histoire, lois des divagations d'Eugène Sue !.On nous dira que les jeunes hommes qui sorteut des écoles et des collèges congréganistes n'ont pas eu bonne odeur la République de Waldeck et de Millerand.Mais à qui fera-t-on accroire qu'en combattant cette république Judéo-maçonnique dont Reinach, Waldeck et Millerand sont les gonfaloniers, on combatte /a République ?Le Souverain Pontife n'\u2019a-t-il pas cent fois demandé aux catholiques français de se placer franchement sur le terrain républicain pour mieux résister aux assauts des sectaires ?Depuis quand la maçonnerie et la juiverie eont-elles comme l\u2019ossature d'une République ?Ne peut-on sans forfaire, réclamer avec Jules Lemaitre: \u2018Une République honnête, tolérante, généreuse, la République nationale, la République de tous\u2019 ?L'Eglise catholique ne jouirait jdus de ses droits inipres- criptibles et le catholique serait un paria?.\u201c\u201c Les Congrégations ont trouvé contre elles tous les défenseurs de la République, à quelques exceptions près,\u201d nous déclare Francœur.\u2026.Mais de quelle caverne sort donc cet étrange troglodyte?Il n\u2019a pas entendu l'écho de la voix éloquente des Ribot, des Renault-Morlidre, des Julien Goujoudes Aynard, des Poincaré, des Beauregard, à la chambre ; des Wallon, des Til- laye, des Franck-Chauvzau, des Cast - pes - \"10007 Cee , CITE TS STW emp LA NATION.\u20143 OCTOBRE 1904.Te 3 \u2014e ea 3 arret pianca, des Francis Charmes, des Mézières, des dc Marcère, des Rambaud, des Béranger, au Sénat ?-Ë ne.sait pas que oe Juri tes ou ces hommes d'Etat sont des républicains de 30, de 30, de 40 aus > Francœur ignore-til que plus de 150 députés répnblicains, plus de 70 sénateurs républicains ont constamment voté contre la loi Waldeck ?Nous demande- t-il des-noms ?Voici d'anciens ministres républiains comme Méline, Henry Boucher, Cavaignac, Cochery, Legrand, Guillain, Lebret, Krantz, le vice amiral Riemuier, les généraux Mercier et Billot, Gomot, Milliard, Charts Dapuy.Voici des vétérans républicains comme Alicot, Charles Ferry, René Brice, Georges Berger, Raiberti, Baduel, Boulanger, Géry, Legrand, Duboys \u2014 Fresneys,\u2014Laver- tujon, Prevet, Sébline, Legluduc, Turgis.* Tous les défenseurs de la République à quelques exceptions près\u201d\u201d ! ! \u2026.Holà ! Martin\u2014bâton ! .Francœur dégoise toujours : \u2018\u2018 Ce vote, après un débat contradictoire qui a duré plmsieurs mois, prouve que les re- tants de la nation étaient suffisamment édifiés sur l\u2019œuvre et !< but politiques poursuivis par les Congrégarions, pour les décider à protéger par une loi les Ebertés populaires confiées à leur garde.\u201d C\u2019est absolument le contraire ; ceux qui ont suivi les Dédais sont restés convaincus qu\u2019une Chambre où il n\u2019y aurait pas et 217 députés francs-maçons avérés, n'auraient jamais adopté une loi qu\u2019un juris-consulte et un républicain comme M.Renault.Morlière n\u2019a pas craint d'appeler : \u2018\u2018 une œuvre de haîne et une machine de guerre.\u2019 Sommé de prouver que la loi contre les Congrégations ne viole pas la justice et le droit commun.Francœur commence par esquisser une grimace drey fusis- te : \u2018* On n\u2019était pas si minutieux quand on alléguait contre l\u2019innocent le respect de la chose jugée et la raison d\u2019Etat.\u201d L'Innocent ! Francœur ne sait-il pas que du 7 août au 9 septembre 1899 s'est déroulé à Rennes le deuxième procès de l'ex-capitaine Alfred Dreyfus accusé du crime de haute trahison ?Ignore-t-il, que malgré les outrageantes menaces de ditranger et la pression dp gouverne- (.\u201cI' Innocent\u2019 fut encore condamné 3 10uns de déportations ?De quel droit ef- \u2018uve-t-il cette page de l\u2019histoire contempo- rane qui est expression de Ia vérité légale ?La campagne dreyfusiste, tous les \u201chounêtes gens le reconnaissent, n'a été \u2018une odieuse tentative de chantage or- ice par la Haute-Banque Juive et les curemis de la France dans le monde.Que 1 avous-nous le loisir de citer à ce sujet -s déclarations si loyales du vieux socia- ste allemand Lieb Kneckt dans le Fac «el de Vienue ?Dreyfus est un traitre et ux qui parlent encore du \u2018\u2018Juste\u201d\u2019 et el\" Innocent\u201d, avec des majuscules, seut des sectaires, des canailles ou des imbéciles ! ; Après avoir versé une larme sur les ribulations de I\u2019 **innocent >\u2019, Francœur Pplique aux adversaires des ** idées mo- Jernes jes principes qui sont les leurs, \u201d\u201d + fantoche s\u2019assied sur les principes im- wrisls de 1789, sur la didaration des dreits de l'homme et fait la nique aux \u20143\" calotins.\"\u2014 Mais, quene-rouge du ra- licalisme, les gens que vous défendez si -aurhement ont-ils donc noirci tant de per et péroré sur tant de forums, at dix révolutions et couvert l\u2019Europe \u2018\u20ac sang et de ruines, pour ramener dans = fourgons de la Juiverie cosmopolite, = rejume de l'oppression, de l\u2019arbitraire \u2018w bon plaisir, que symbolisaient à leurs TX les lettres de cachet et la Bastille © spéciale les institutions républicaines et : des rois ?S'ils ont fait.banqueroute à leurs programmes, s'ils confisquent la liberté, qu\u2019on jette ces saltimbanques aux gémonies et qu\u2019on nous ramène bien vite les rois.C'est Voltaire qui le disait : J'aime mieux être gouverné par un Prince qui, après tout, est de bonne famille que par 300 rats de mon espèce, *\u2019 Francœur veut nous faire croire qu\u2019il a de la lecture; il cite les paroles d'un \u2018\u2018fameux ultramontain\u2019\u2019 dont il a oublié le nom: \u2018*Appliquez-nous vos principes, nous vous appliquerons les nôtres,\u2019 et il ajoute naïvement : \u2018\u2018ou quelque chose dans le même sens\u2019\u2019.Pestz! quelle désinvolture : faire état de quelques paroles d'on ne sait qui, sans en garantir le texte authentique et en les détachant du contexte ! C'est le cas de répéter le mot célèbre : à ce compte, donnez-moi quatre lignes d\u2019un homme et je ie ferai pendre ! Un correspondant avait demandé à Francœur de lui fournir des noms et des faits relatifs aux complots dans le quels des religieux auraient joué un rôle actif.- Rien n'embarrasse les discoureurs de la borne, comme de leur enlever la facile ressource des boniments forains et de les acculer aux faits.Francœur mis au pied du mur, n\u2019a plus la même assurance: \u201cJe sais aussi bien que n\u2019importe banni du territoire (ici nouvelle grimace dreyfusiste) ; mais il n\u2019y a pas eu de religieux déportés, donc pas de preuves qu\u2019il se soit trouvé un traître parmi eux.\u2018Nous sommes d'accord là-dessus.Puis compromis dans ces complots .gueur, si le correspondant s'est arrêté court sur le mot complots, on peut admettre qu'il ait pu comprendre que j'accusais des religieux d'avoir comploté avec vous parlent à tout propos d'Escober ; \u2018\u201c million trouvé chez les Assomptionnis- Jamont, à une distribution de prix, ces paroles étranges qui ont défrayé la chronique pendant des mois.Il émet car- | théorie du sabre se subtituant nécessai-! rement à la justice du pays, quand ÿ & un pareil labyrinthe d'inexactitudes :| quelle ignorance ou quelle mauvaise foi ! Le P.Didon prononça son discours à l'école Albert-le-Grand, à Arcueil, Je mardi 19 juillet 1898 ; il ne pouvait être \u2018* exaspéré par le triomphe devant la Cour de Cassation de la vérité sur le faux et le parjure, \u2018\u2019 car le faux du colonel Henri ne fut découvert que le 50 août 1898, cing semaines au moins après le discours du P.Didon et l'arrêt de la Cour de Cassation ne fut rendu public que le 3 juin 1899, soit dix mois plus tard ! Francœur pourra nous vanter en- Maintenant le P.Didon émit-il la brutale théorie que lui prête Francœur ?Celui-ci, remarquez-le, n\u2019a jamais eu le qui, que si on avait apporté contre un! prêtre la preuve d\u2019un complot, on l'eût : Déroulède.\u201d* Que c'est subtil, tout cela, | qu.c'est vague et plat ! et cs gens-là ! | du Canada, \u2018* Rappelez-vous, clame Franceeur, le; tes aprés I'affaire de Reuilly.\u2018C'est enco- | re un mensonge : le commissaire de police et le faux, tint en présence du général ; {précipitèrent notre ruine.texte de ce discours ; 11 se fait encore ici l'écho bébête de la presse maçounni- que et juive des Clémenceau, des Yves Guyot, des Urbain Gohier.La vérité, la voici : le P.Didon célébra l'esprit militaire et rappela fièrement l'antique al- liancx de la croix et de l'épée, du moine et du soldat.-Un homme de son tact, pouvait-il commettre l'inconvenance et l'imprudence de pousser ouvertement le généralissime Jamont à un pronuncia- mieuto ?Et days ce cas le ministère Brisson n\u2019aurait-il pas sévi contre le moine et le général ?Etait-ce un crime que cet hymne à la vaillance militaire dans ce pays de France qui fut à travers les âges le chevalier des causes nobles et généreuses, le sergent du Christ ?Enfin, la Croix aurait \u2018\u2018 prévenu les députés partisans de la chose jugée qu\u2019ils pouvaient compter sur elle pour un coup d'Etat\u2019 c'est une affirmation en l'air ; nous mettons Francœur au défi de produire un texte précis.Après avoir pondu sa mesquine colonne de mensonges et de balivernes, Francœur s'écrie \u2018\u201c N'importe quel homme qui a suivi les Événements et les discussions en France, depuis quatre ans sait tout cela.\u201d\u201d Non, mais c'est raide : risame \u2018lencamus, amici ! Avant d'apposer son paraphe à la Joseph Prud'homme, Francœur nous menace de \u2018\u2018 s'enfoncer dans ses paperasses et de nous apporter des dates et des textes.\u2018\" N'en faites rien, de grâce, ridicule neveu d'Homais ; ne remuez pas la pous- Francœur se remet à rabâcher sa prose {sière de vos 4rvhens dreyfusards ; laissez indigeste de la quinzaine précédente : ! là les rances calomnies de I'.dxrere, du \u2018\u2018Malheureusement des prétres ont été\u2018 Siède, de défunts Droits de I homme, du .A lari- | Radical.ontentez-vous ** d\u2019enfoucer\u2019 sur vos oreilles votre bonnet d'âne et ne divaguez plus en public! .Rappelezvous la tomate de Waldeck, votre patron.L\u2019Indépendance 1 \u2014 Sous l'Ancien Régime, nos pires jours l'aléa d'une lutte inégale, nos compatriotes finirent per accepter un joug qui Tespectait, du moins, leurs mœurs et n\u2019outrageait pas leur foi.La mère-patrie semblait d\u2019ailleurs oublier ces fils malheureux qui ne Ici reprochaient ni son ingratitude, ni son silence.Savions-nous même au juste dans quel rhumb de vent s'espaçaient les \u2018\u2018arpents de neige\u201d bafoués par Voltaire?Mais voici que les soixante mille Canadiens enfantent deux millions de Français qui résistent victorieusement à le submersion du flot britannique.Cette endurance et cette fécondité iuquiètent et troublent l'Angleterre.Un parti gal- lophobe surgit peu à peu parmi le monde des affaires et recrute des membres dans tous les groupes où prévaut l' \u2018\u2018idée impériale\u201d' anglaise.D'abord timides, les prétentions du parti nouveau s\u2019exaiteut, et son programme \u2014 hier encore obscur \u2014 s'affirme dans un manifeste qui condamne à une déchéance prochaine ce que \u2018\u201c nos gens\u2019 de Québec et de Montréal ont, avec leur foi, de plus cher au men- de : leur vocabulaire et leur langue ! \u2018* Le Français, \u2014 dit M.Philips Thompson, \u2014 doit succomber devant l\u2019Anglo-Saxon.Libre aux politiciens de déclarer qu\u2019ils respecteront les lois, la langue et les institations des Canadiensfrançais, même quand nous aurons obte- uu la représentation proportionnelle, mais la moindre connaissance de l\u2019its- toire et de ln nature de l'homme suffit pour prédire qu\u2019anssiflé parvenus an pouvoir, mous peuscrirens leur langue, nous abrogerens leurs lois, nous cadbuicrons leurs instifutions.Un désir de justice envers nous-mêmes et envers notre postérité exige que nous transmettions intact à celle-ci tout le territoire qu'embrasse I\u2019 Amérique anglaise.On ne saurait permettre au Canada de se retirer de l\u2019Union, ni, demeurant dans cette Union, d\u2019y exercer une part abusive d'influence.Progressivement, lentement peut-être au début \u20ac doit être anglifié.\u201d\u201d C'est contre ce brutai projet de servitude et \u201cce conquête que luttent depuis deux aus les Boers, et que bataillent, en \u2018fureut ceux où la Royauté capétienne, félonie.cardinal Dubois arrêtèrent notre emor et D'aù venait notre force ?jusque-là si fère, quémandait, en pleine patriotique chancela.Ce pacte me biessa pas seulement l'orgueil national.amoi- Philippe d'Orléans avec la roi Georges, , ç .fut tout à la fois une abdication «t ane \u2018tous les Canadiens n'en cemprirent pes - sar-le-chaurp Ja portée * Mais les torches \u2026 .5 ?Francœur en tient d'autres a votre] La Guerre de Cent Ans avait laissé : qui brälent lè-bes les fermes.du vol eut | dispouition : * C\u2019est le P.autres A vate] 1a territoire et notre prestige intacts.; fini par illwaviner de leurs clartés tragi- - aspéré par le triomphe devant la Cour; En dérogeant aux instructions de Look ques les descendants des veidets de Moutde Cassation de la vérité.sur le parjure! XIV, en rompant avec le politique de calm.L'\u2018\u2018\u201cidée inmpériale*\u201d se révèle Colbert et de Richelieu, le régent et le; maintenant à nos frères avec you Cortèi } ce moment même, les Maltais, sommés qui colporta le premier cette calomnie | infidèle à ses devoirs, et mécounaissant \u2018eux aussi de renoncer à l'idiome natio- d'un trésor antirépublicain n\u2019avait rien \u2018la vocation de notre race, lia nos desti- \u2018mal.en attendant, sans doute.qu\u2019ils soupesé, rien compté, rien saisi ! N'im- | nées à celles de l'Angleterre.L'alliance \u2018soient mis en demeure d'abjurer leur porte, la légende du million dans une ca- | que conclut, au dix-huitième siècie, sous ; culte.; ; chette a fait son chemin et voilà Frau-!les auspices de lord Stanhope.J doc.Quand les amis de Chamberlain Iascècœur qui nous affirme sérieusement que! c'est arrivé.! Le canard du million ne vous suffit : rent Cet \u2018 \u2026 lent défi à nas compatrictes, is ge de béichers et d'hécetombes.Alors, æux provocatiees de l'Angleterre et aux Du senti-l'menaces de Chamberiam, voici que wos rément dans toute sa rude éloquence, la: ment de notre suprématie.Quand nos) vaitiants Normands d'outre-mer répon- pères virent que la monarchie Française, | dent par wm énergique cri de guerre: * Le Comade libre! le Canada indépen- faut ! Peut-on égarer ses lecteurs dans | paix, 1'amitié de l\u2019Angio-Saxon, leur foi | dent !** I faïlait, un jour ou l'autre, que cette dameur belliquense travessit I\u2019 Atlamtilit et désarma kes dmes.De là, nos bu- que.Ea Pexhalamt, le Camada délivre miliations et nos revers.sen âme.Depuis combien d'années, daus Au bout de quelques années, l'empire \u2018un Aed symbolique qui se chante encore colonial fondé per François Ier, Heuri\u2019 aujourd'hui sur le mail de la petite ville IV et Louis XIV, tombait entre les, de Sorel, ne pleure-til pas \u2018\u201cl'aumeau mains de notre cupide amie.L'épée de d'or\u2019 qui jadis l'unissait à la \u2018\u2018 douce Chandos et de Talbot nous avait porté \u2018 France\", et que l'Angieterre a volé ?de moius cruels coups que la plume ré | nale avec laquelle Dubois mecule de se) signature Je néfaste parchemin moird par Les soixante mille Francs du Crne-» da ne se consolèrent jamais de Cette ambles pour rêver d'une délivrance et Wap comprimés pour exposer leur pays al C'était une frégate, Mon joli cœur de rese, Deas Ia mer a twuchè Joli cœur d'un resier.Y scat wae demoiselle, Mon joli cœur de rex, Y avait wee : Joli cœur d'un rosier.Dites-mai donc le belle, : spec 4 te mes libertés mato, METTRE DE MGRL ARCHEVEQUE nales.Que de conceptions élaborées, que\u2019 A M.le rédacteur du Manitobade projets müris dans le silence de son Monsieur le Rédacteur, humble presbytère de St-Jérôme pour | Vot@,premier du 21 courant publié assurer le développement et le triomphe sous 18 ue de imi propos des écoles de son œuvre & Éminemment patrioti- Mt les propositions.du Bureau des que.C'éjait sous son impulsion, en en- Ecoles Publiques de Winnipeg nous four- tendant sa parole chaude et enthousiaste nit une heureuse occasion de présenter Pauvre \u2018\u2019 galant\u2018\u2019 «k pauvre Canada ! moire la dette de reconnaissance que St- L beure vient oi, cee fois, l'anneau Jérôme, que tout le pays, dirai-je, lui d'or des fançailles, tombé au fond des doit déjà depuis longtemps.mers, et remis au jour.cerclera Ge nou! Hitons-nous d'imprimer dans le cœur veau ie doigt rose de ta \u2018mie\u2019.de la génération qui grandit, les traits de ce héros pour qu\u2019elle ne les oublie ja- GALLUS.* mais.A > Ce monument sera un poëme vivant qui redira à œux qui poussent que cet Patriotique ce humble curé fat plus qu\u2019un grand prin- - ,©, qu\u2019un grand guerrier, qu\u2019un -grand Nous lisons dans La NaTI0x du 26 Homme d'Etat, qu'il fut plus que tout septembre.l'entrefilet suivant § prè-, Cla, un grand bienfaiteur de son pays.te au Théâtre de la Gaieté, £m pee Puisse-t-il aussi, ce monument, faire d.donner dans le cours de l'hiver, une | Aimer davantage le soi sacré de la patrie, série de représentations au bénéfice du Surtout cette région développée et colo- monument du curé Labelle.nisée par lui, territoire qui fera un jour Je n'en cite que le premier alinéa.Cet la gloire de notre race et qui constituera entrefilet, pour mieux dire, cet article la source de notre influence et le gage de renferme un chalerreux appel à la popu- ; Rotre salut.lation de St-Jerôme à l'œuvre toute de reconnaissance qu'elle doit à celui qui.fut son curé aimé ct dent le nom est umi- | versellement comnu.Tout s'oublie en ce monde, souvent | que le colon.plein d'ardeur.fort de son an public quelques observations que| nous vous prions de reproduire dais vo- tution de notre pays nous donne à des 1écoles confessionnelles, les seules qui issent assurer efficacement l'avenir re- \u2018ligieux et social de notre jeune patrie, jcomme ne manquent pas de le proclamer, au Canada, aux États-Unis et en Angleterre, des hommes éminents, même en dehors de l\u2019église catholique.Eu atten- \u2018dant ce jour heureux de pleine liberté et de paix durable, il est de toute nécessité :de ne point abandonner notre jeunesse ;sans éducation : aussi, est-ce sous l\u2019ins- \u2018 piration de œ devoirsi grave de notre ; charge pastorale que nous avous fait des démarches et que nous nous sommes im- | posé des sacrifices et des humiliations de , toutes sortes, toujours sous la direction du Saint-Siège, afin d'améliorer notre Isituation scolaire précaire, génante et ; fausse par plus d'un endroit.Nous demandons que les fidèles de ce diocèse et du pays tout entier ne perdent point de vue ces faits si importants quand ils jugent la position douloureuse qui nous est faite.\u2019 : : Espérant que nous verrons des jours meilleurs, nous ne négligerons pas de tirer partie des avantages périlleux et incomplets mais réels de la situation sente.:' : - Je demeure, M.le Rédacteur, votre bien sincérement dévoué : ADELARD, O.M.I, Archevêque de St-Boniface.La mort de Lord Morris Le correspondant de la Croiv de Paris, écrit ce qui suit sur la mort de lord Morris: C'est avec un profond regret que je vous annonce la mort de lord Morris, ancien chef dé ia justice en Irlande et finalement un des lords \u2018formant la cour suprême des appels, décédé à Spiddal dans sa 74e année.Le défunt était un jurisconsulte distingué et fervent catholique.C'était aussi un homme de beaucoup d'esprit et l'on cite de lur de nombreux bons mots.Eun voici un ou deux au hasard : Un jour, il jugeait un procès à Coleraine, dans lequel des dommages-intérêts étaient demandés à un vétérinaire pour avoir empoisonné un cheval.Il s'agissait de prouver si un certain nombre.de grains de la substance en question pouvaient être donnés impunément à l\u2019ani- Un médecin déposa çu'il avait souvent courage invincible s attaquait aux géants de la forét pour Ini demander de reculer ses borner d'accesder à l'homme #5; -\" propositions\u201d faites à nos commissai- horizons plus fps d'agrandiqu@f pa- trumoine de ia } - Emparons-nous du soi.Voilà quel était son mot.l'idée de ce travailleur ad et profonde : voilà quels|cette question scolaire manitobaine est étaient 8 sentiments de ce grand patriote.Armé de ia hache et de la croix\u2014ces| Il faut se rassurer cependant au sujet deux nobses intruments qui ont fondé si fortement notre mat ona\u2019té \u2014 11 9 avancé dans les profondeurs de la forêt, à ouvert des routes, comgzmit des vills- (Fraude que de se soumettre à cette exi- tre estimable journal.! Il n'est que trop vrai de noter ces\u2018 res d'écoles catholiques à Winnipeg comme intransigeantes.Elles sont appuyées sur une interprétation rigide mais trop juste de l'amendement scolaire de 1897 et elles ne prouvent que trop combien \u2018loin d\u2019être réglée.costume de nos Religieuses \u2018les Frède la Société de Marie ne portent ia soutane ) ciles n'y changeront rien et gence stupide de la bigoterie, elles reste- => donné huit grains à un homme, et qu\u2019il ne croyait pas que douze grains pussent \u201ctuer un cheval.i \u2014Peu importent vos huit grains, docteur, fit le jugeavec son accent du comté de Galway.Nous savons tous que certains poisons n\u2019ont d'effet que lorsqu'ils sont accumulés; Mais, répondez-moi à ceci: les douze grains seraient-ils suffisants pour tuer le diable en personne s'il les avalait ?Le médecin vexé répliqua : \u201cJe ne sais pas milord, je ne l'ai jamais eu pour client.\u2018\u2019 Sur quoi le juge reprit : \u2018\u201c Nom, vraiment, docteur ?Eh bien ! c\u2019est dommage; le bonhomme vit encore.** Lord Morris était un de rares Irlanfaveur du Æome Rule.C'était un adve, saire implacable de M-Glad%oône Comme uu ardent admirateur du ministre disait que \u201c ML Gladstone était un génie enfanté par le ciel.\u2014\u2014Dans ce cas, répliqua lord Morris espérons que le ciel ne sera pas de longtemps dans une situation intéressante, Dans les bois La chasse, bien entendue, n'est seulement un plaisir meurtrier, un jeu sanglant ou un.exercise très hygiénique : elle est surtout pour le promeneur philosophe, dont le fusil reste presque toujours inoffensif, une orcasion de regarder, d'étudier à loisi: la vie mystérieuse de la forêt, d'amuser ou d'enchanter ses yeux avec les scène: si diverses de la nature, depuis le brouillard du matin que fond peu à peu le soleil levant jusqu\u2019à la tombée du soir qui noie le contour des collines, de faire chaque jour une connaissance plus intime avec les arbres, les plantes:et les bêtes qui vivent ensemble dans la paix des bois.Les bois charmants de mon pays sont pleins de geais.Le proverbe dit : \u2018\u2018Crier comme un geai \u2019\u2019, etila raison : les geais, les jacques sont des crieurs infatigables, On les entend jaccasser de loin et se répondre l'un à l\u2019autre de branche en branche ; leur voix éclatante et gutturale perce le silence de la forêt.Mais ils ont, je crois, un autre rôle.Il y a entre toutes les bêtes qui habitent la même forêt sinon une société secrète et un contrat d'assurance, de secours mutuels contre les dangers communs, du moins une correspondance occulte qui leur permet de se prévenir, de s\u2019entr'aider, d'\u2019échapper l'homme etau chien, son complice, leurs deux grands ennemis, Les geais ont une fonction propre daus ce phalanstère : ils ne se contentent pas de jacasser, ils avertissent.Campés sur la lisière de la forêt, ils sont les sentinelles vigilantes et bruyantes de la tribu, de toute la gent ailée ou courante, à plume ou à poil, qui n'aime pas les visites et qui a peur des carnages.Uls:sant.curieux, inquiets et sur le qui-vive : ils voient de loin les chasseurs et leur petite meute monter la côte.À peine arrivés au bois, quand les chiens ne sont pas encore découplés et qu\u2019on se concerte pour l\u2019attaque.pour les positions, vous entendez tout à coup leur trompette discordante ; elle dit aux liè-, vres, aux chevreuils et même aux renards : Prenez garde à vous ! Puis ils se taisent .Vous vous croyez délivré de leur vilain ramage ; vous allez d'un pes silencieux prendre discrètement votre poste, vous écoutez en longeant un sentier, la voix lointaine des chiens ou le bruissement du feuillage.Vous vous croyez seul ; vous vous livrez, selon votre tempérament, à la petite anxiété délicieuse de l'affût ou au charme plus innocent de la réverie ; vous faites, vous voyez se lever devant vous, dans la soli- ou les apparitions de vos songes .côté de vous, devant vous, derrière vous, le geai narquois vous épie et vous surveille.Aucun de vos mouvements ne lui échappe et vous ne voyez pas les siens ; vous le devinez seulement à l'espèce de miaulement ironique qu'il fait entendre dans le feuillage qui le dérobe à votre vue ou au vol étouffé qui signale sa fuite à travers les branches.C'est une merveille de prudence et de mystère que ce glissement du geai frôlant le taillis ou s\u2019enlevant d\u2019un vol furtif audessus de la sente qu\u2019il veut franchir.Ona beau avoir l'oreille subtile et tendue, on le perçoit à peine.Lui qui jacassait tout à l\u2019heure à plein gosier, il ne fait pas plus de bruit maintenant que la chauve-souris et que la chouette ; il étoufe, on ne sait comment, le battement sourd et velouté de sesailes ; vous le voyez filer et plonger au-dessus de vous sans vous être douté de sa préserice, sans avoir eu le temps de le mettre en joue.Il sait d\u2019ailleurs que vous ne le tirerez pas pour ne pas déranger la chasse ; mais comme deux sûretés valent mieux qu\u2019timet il attend d\u2019être hors de portée pour se moquer de vous en jetant la note claire et stridente.Je suis cou- vaincu, en effet, qu\u2019il se moque de l'homme, du bipède armé, malfaisant et naïf, dais catholiques qui ne fussent pas en qui ne peut presque rien contre ses rw ses.Quand un coup de fusil éclate et tude paisible, les images de votre past \u2019 j | } Fa one ! 0 AL 125 00 Au = ; Com Fa Later nen EE af le ep tema ET LA NATION; 20CT( BRE 1901, _ + Lin EL ui dn a 5; = \" TT \u2014 - - \u2014 \u2014\" _ \u2014 pial III bi 3 oo oi .a Tem aye ie ee ET TEEN que le chasseur à manqué son.gibler,.Jes) \u2026ST-JÉROME, 3 OCTOBRE 190}.|leurs'jeuñes enfants, outre l'éducation, | Nous-æfaisons des vœüx pour son ° eais qui voient tout, qu \u2018sSaven ; ou , A \u2026 .ve = 2 4N .TY + gh ENN h 3 art yn ensemble à gorge déployée.\u2026 Si, au les soins nécessaires à leur subsistance, |Prompt.Ie tablisseuient?contraire, le chasseur a \u2018tué ; si la \u2018bête de chasse est par terre, les geais, de proche en proche, annoncent qu'un inal- heur est arrivé ; ils ont l'air de .plaindre Ja victime avec un croassement moins aigu que leur cri de joie et qui.ressemble à un piaulement funèbre où il y, a du .dépit, dela rancune et du chagrin.Les chiens qui sont plus .observateurs | que nous sentent cela d\u2019instinet : \u201cils ont contre les geais une méfianceret une haine cannines ; ils gardent une\u201cdent a ces bavards.En les écoutant\u201d ¢rier sur leur chemin, ils lèvent la tête d'un \u2018air maussade.Les vieux gardes qui dressent des pièges aux renards et aux buses, à tout ce que l'homme appelle des animaux nuisibles, parce qu'ils lui font concurrence, cherchent aussi à détruire les geais qui les dérangent, les agacent et les ennuient : ils les pourchassent et les éloignent à coup de fusil ou ils les prennent à la glu.Vous savez comment on procède.On force à crier un geai blessé ou captif ; les autres accourent, s'engluent les pattes sur la tendue ou sont décimés par la fusillade.C\u2019est ce qu'on appelle purger le bois : les livres de chasse et votre expérience personnelle vous en apprendront là-dessus plus long que moi.Mais peut-être que, à force de purger les bois, en détruisant certaines espèces comme en nottoyant tous les sentiers,on leur enlève un peu de leur sauvagerie et de leur attrait.La musique des geais n\u2019a rien sans doute d'agréable pour un chasseur ni d'harmonieux pour un mélomane ; mais elle fait partie du concert des bois ; leur plumage gris, blanc et bleu est lustré comme celui du martin-pécheur.Si leur plumage et leur ramage déplaisent à l'honune qui partout où il passe n\u2019aime pas à être contrarié dans son plaisir, notre égoisme féroce a-t-il le droit d'être aussi brutal avec eux, parce qu'ils nous tracassent de temps en temps ?\u2014S.DONAT CODON MAGASIN GENERAL ____ STE-AGATHE-DES-MONTS Marchandises sèches et Epiceries.Assortiment d'INDIENNES, d\u2019ETOF- FES A ROBES de tous prix et de tous genres, SUCRES, CASSONADES de toutes les qualités, .Nos prix ne craignent aucune con- NS currence, Escompte pour du Comptant 5-9-01-18 FERRONNERIE Jos.Morin STE-AGATHE-DES-MONTS (Ancien magasin Chalifoux) M.Jos.Morin, déjà avantageusement connu du public, vient d'ouvrir un magasin de Ferronnerie à Ste-A gathe, SPECIALITE : Fournitures pour forgerons \u20act entrepreneurs.Vitres, Huiles, Ete.Une visite est sollicitée.Venez voir nos prix.5-9-01-18 D.LEONARD NOTAIRE Sainte-Monique, - Co.Deux-Montagnes.J.V.LEONARD - RMOCAT \u2018 - ST-TEROME, Co.TERREBONNE .PROVINCE DE QUÉNEC, District de Terseboncs, | Cour Supérieure LEONARD BOUCHARD, cultivateur de la paroisse de St-Hermas, dit District, Demandeur Vs.NAPOLEON BOUCHARD, autrefois du même leu, maintenant cultivateur de Tawas City, Etat de Michigan, ' Défendeur Il est ordonné au Défendeur de comparaitre, sous un mois de cet avis.Ste-Scholastique, 23-septembre 1901, sait de faire remettre les accusés en Ji- \u2018| ties\u2019de ce drame, serait bien prêt à re- -A-ma lampe Lo 9 O vieille lumpe, 0 vicille amie, à ta lumière ; Que de bouquins je lus, que de vers j'écrivia !.; Sous toit htinble ahat-jour que de fois tu me vis Veiller, quand le'somineil rougissait ma paupière ?- Ce, Lampe ventrue ct basse, en cuivre bosselé, mpe commnie on en voit sur les vicilles crédences, Tu reçus bien souvent de graves confidences ; ; De mes espoirs les plus secrets je t'ai parlé.Pendant tong ui, lorsque seuls, étalon Dütis le palpi temps tu fus mon amie, et In seule, \u2018habitais tout là-haut, sons le toit.doux les soirs passés auprès de toi, tement de ta lumière veule.Æn ma chambre aux murs nus, sur ma table en bois {blanc Que de fois j'ai rimé pendant les nuits fiévreuses, Lampe, pour qui tu sais, des stances amonreuses.\u2014 Penchaut mon front paii dans tou rond d'or tremblant.Et quand le petit jour rosé venait à naître.Quand le ciel d'un bleu vert déjà se nuançant, l'aurore grelottait sur Paris, te passant Te voyait clignoter encore à mn fenêtre.L'âge te faisait bien radoter quelquefois ; \u2018Ton mécunisme était d'une étrange faiblesse.T1 fallait te monter, te remonter sans cesse, Et retourner ta clef sans cesse entre ses doigts.Vous n'ailiez plua, méchante, et sans que je comprisse Pourquoi, vous paraiasiez vouloir vous amuser : : La mèche s'obstinait à se carboniser, .Et j'enrageais, croyant que c'était un caprice.Bien souvent, j'ai maudit votre détraquement, Et votre humeur, alors, me semblait une énigme, Vous faisiez tout d'un conp un bruit de borboryme,\u2014 Puis vous vous éteigniez sans mison, brusquement.Voilà qu'au lendemain il me fallait remettre ; La tâche.Et vous couvrant d'injures, de mépris : - J'allais dormir *\u2014Pardon ; maintenaut, j'ai compris : Vous vous intéressiez à votre pauvre maître.\u2018 Ne vonlaut pas le voir si longtemps se pencher Pour écrire ou lire, un doigt Contre la tempe, Vous cessiez de brûler, «.Et c'était, bonne lampe, Votre manière à vous de m'envoyer coucher.EDMOND ROSTAND.Le drame de St-Sauveur Les accusés admis sous caution\u2019 Samedi, à Ste-Scholastique, devant son honneur le Juge Taschereau, M.J.À.Beaulieu a fait admettre ses \u2018clients sons caution en attendant leur procès qui n\u2019aura lieu qu'au commencement du mois de février prochain, 1902.Nos lecteurs se rappellent encore says oute-le-drame sanglant qui s\u2019est dérble lé dans la paisible paroisse de St-Sau- veur, dans la nuit du trois au quatre août dernier, et à la suite duquel James Flaherty et son épouse, Jane Ivall furent arrêtés pour répondre à l\u2019accusatibn du meurtre de leur beau-frère Blais.\u2018Le mandat fut émané à la denande du Coroner Mignault, qui, la semaine suivante, après le drame, était allé tenir une enquête sur les lieux mêmes.Conduits à Ste-Scholastique, les accusés, par le rhi- nistère de leur avocat, furent admis sous caution devant les juges de paix Langlois et Raymond pour jusqu\u2019au dix sép- tembre, date fiée pour leur enquête préliminaire, L'enquête a duré trois jours.Le samedi suivant, le 14 septembre, le Magistrat Carrier, devant qui l'enquête avait été entendue, les condamnait à subir leur procès devant les assises criminelles, À Ste-Scholastique.Comme le terme de la \u2018cour criminelle n'a lieu qu\u2019en février.prochain, il s'agis- \u2018berté provisoire.Vu la gravité de l'offense, la tentative pouvait être douteuse.Mais il faut ajouter que les circonstances plaident en faveur des prévenus et que le public qui a suivi sur les journaux où ailleurs, les différentes pérépi- mettre définitivement les accusés en liberté, mais nos lois ont des exigeances nécessaires à la protéction de la société.A tout événement James Flaherty et son épouse Jane Ivall, aprés une détention de deux semaines dans la- prison, à Ste-Scholastique, viennent d'être remis en liberté en attendant leur procès, au mois de février prochain 1902.Inutile d\u2019ajouter qu\u2019ils ne sont pas fâchés.' ;, Pauvres cultivateurs, ils vont pouvoir continuer à exploiter leur modeste fer- GRIGNON & FORTIER, - J.D.LEDUC, P.C.S Avocat du Demandeur.26-9-1-2f \u201cIme, leur seul gagne-pain, et donner à A Saint-Jéréme \u2014Les citoyens de Ste-Sopliie et New- Glasgow n'apprendront pas sans un vif plaisir la nouvelle que leur député à la législature, M.Jean Prévost, puisqu'il faut le nonner, est À la veille de remplir ses proni:sses ! \u2019 Il aurait dit à St-Jérôme, en présence de M.François Blonin.de Ste-Anne, et de quelques autres citoyens, le jour de l'exposition du comté, le 24 septembre dernier, qu\u2019au cosinicncement de novembre prochain, il partira d'ici, aécompa- gné du corps de musique de notre ville, pour se rendre à Ste-Sophie, d\u2019abord, où il remettra quatre mille dollars au conseil de la paroisse de Ste-Sophie, pour payer les débentures du chemin de fer Le Grand Nord, et ensuire qu'il se transportera à New-Glasgow, toujours accompagné de la grosse caisse, pour porter même somme dans le même but, au conseil de New-Glasgow ! Nous est avis que les électeurs de Ste- Sophie et New-Glasgow feraient mieux d'atteudre, avant de commencer l'érection des arcs de triomphe et la décoration de leurs résidences, que leur député leur montre la couleur de son argent.Le maître blagueur a si souventes fois blagué ses pauvres électeurs que nous serions surpris qu\u2019il n\u2019ait pas blagué, une fois de plus, ceux qui l\u2019écoutaient le 24 septembre dernier.\u2014 Nous avons à au:rder aujourd\u2019hui, un sujet extrêmement délicat, qui est déjà commenté par plusieurs de nos cou- cite; ens.Quelques-uns de nos marchands se plaignent que les autorités de notre Académie du Sacré-Cœur font le commerce de Less *-0s, fouets, articles de libraire, etc., avec ics clèves ct que, nous dit-on, ils auraient fait défense À leurs élèves d'actater nilleurs qu\u2019à l\u2019Académie, tout ce dont ils ont besoin.Notre journal est profondément opposé a tout ce qui peut ressembler à un Trust, et nous croyons que les pères de familles ont, un droit à exercer dans l\u2019es- ptce.\u2026 Nos marchands, qui paient de lourdes taxes et scôlaires et municipales, protestent de toutes leurs forces, par la voix de notre journal, contre un tel abus.Il n\u2019est que juste qu'ils ne soient pas privés des petits bénéfices qu\u2019ils peuvent réaliser sur les quelque 375 élèves qu'il y a actuellement à cette institution, eux qui, encore une fois, paient de si grosses taxes pour l\u2019érection, l'entretien et, tôt ou tard, l\u2019agrandissement de l\u2019édifice dè l'Académie.Nous espérons qu\u2019on verra à remédier à cet état de choses à bref délai.\u2014M.Adélard Prud'homme, de St-Ga- briel de Brandon, est en visite pour quelques jours chez son parent, M.R.Mailhiot, de notre ville.\u2014Nous sommes informé que la jeunesse de notre ville se propose beaucoup d\u2019amusements pour l'hiver qui nous arrive à grands pas.On formerait un club, qui comprendrait toutes les.associations athlétiques de notre ville.Le club l'Etoile du Nord, ferait partie de la nouvelle association, à laquelle on joindrait un club de hockey, un club de boxe, de raquettes, etc.Il y aura aussi un magnifique patinoir 3 la disposition des amateurs.Ona lintention de louer une vaste bâtisse, pour y installer un billard et des jeux de toutes sortes.+ Nous ne saurions trop encourager nos jeunes gens à faire partie de la nouvelle association.\u2014M.et Mme J.D.Guay sont revenus | \u2018 lundi matin, tout à fait enchantés \u201cde leur voyage à Buffalo.En compagnie de M.le Dr et Mme Ed.Grignon et de M.et Mme E.Donat Godon, de Ste- Agathe, ils ont visité l'exposition Pan- Américaine, les chûtes Niagara et Toronto.: L\u2019immense magasin Eaton, :de Toronto, entr\u2019autres, a été fort admiré.\u2014Nous apprenons avec regret que M.Philippe Durand, ancien pharmacien de notre ville, est gravement malade.\u2014Mardi.dernieï, il y a eu une session.de la Cour de Magistrat, sous,'la présidence tot.nous avons remarqué MM C.\u2018de Marti gny, J.D.Léduc, Jos.À.Beaulieu, J.V.Léonard et C.E.Marchand.| .\" Quelques causes, ont'été entendues.\u2014M.W.B.Nantel est parti pour Otla contestation de l'élection fontaine, \u2014Madame Charbonneau, de \\Worcéster Mass., E.-U., est venue passer quêl- ques jours dans notre- ville; chez Mme Vve J.P.Nantel, sa parente.\u2014M.Suzor Côté, notre énflnent artiste canadien, était en visite'chez M.Heid ri Rolland, dimanche dernier.) M.Côté, qui est un des admirateurs de otre regretté curé Labelle, n généreusement offert au Théâtre \u2018de la Énité de peindre une toile qui serait mise en loterie au bénéfice du monument.M.Suzor Côté est le cousin de Mme.Camille de Martigny, de notre ville, à \u2014Les chevaux de M.S, G.Laviolette, Elvira Ellerton et Roseberry sont, entrés dans les grandes courses, au trot, qui se sont terminées ce soir au Parc: de Lp: rimier, & Monircal, \u2014M.Pierre Simard fait actuellement - un beau commerce de gros avec les marchands et hôteliers du Nord et de tout le district.Les maisons de gros de Montréal peuvent vendre à aussi bon marché que M.Simard, mais sur le prix de transport seulement, les clients de ce deriiier épargnent:de iolies sommes.- Nous \u2018applät- dissons avec plaisir aux succès \u2018de la maiso: P.Simard, \u2014Nos marclat:d-de nouveauté rivalisent de zèle pour faire de \u2018 leurs expositions de modes d\u2019autormme, les plus belles que nous ayions eues jusqu'ici dans notre ville.\\ Les dames sont réellement lées.Malheur à nos botifses ! \u2014M.S.J.B.Rolland est allé à Montréal mardi, pour affaires.\u2014M.ct Mme C.E.Laflamnie sont partis au commencement de la semaine pour L'Annouciation, où ils vont teriir sur les fonts baptismaux le dernier-né de M.Aldéric Labelle, ' \u2014Lundi il y a eu trois mariages dans notre ville, Les noms des heureux conjoints sont M.Delphis Gingras, cultivgteur, de St- Jérôme, à Mlle Bernadette Godard, \u2018fille de feu M.Pierre Godard ; M.Jos.Gingras, à Mlle Guénette, \u2018de St-Jérôme ; M.Isidore Ploufe, à Mlle Malvina-Ma- ria Paquette, de &: érbme.Nous leur souhaiions:bonheur et nombreuse postérité.: \u2014Le Rév.M.À.Gauthier, curé de St-Faustin, était dans notre villè au coniunencement de la semaine.\u2014Nous avons appris avec peine que l\u2019école industrielle de Joliette, cette mad'être complètement réduite tn cendres.\u2018 Notre ville sœur est crûellemest éprôu- vée depuis quelque temps.liette auront assez d\u2019énergie pour ne se laisser abattre par cé nouveau malheur.: ° M.J.-Bte.Brazeau, autrefois de notre ville, était.un des principaux empldyés de l'école industrielle de Joliette, + A Sainte-Thérèse : (De notre correspondant.) \u2014M.Pletink, autrefois huissier chez l\u2019avocat B.Gaudet, nous est reveny-der- - nièrement tout joyeux \u201cd\u2019un voyage en Europe, où il était allé toucher un assez fort montant d'argent, qui :ui 1-venait d'une certaine succession.Mais les plus belles choses ont le pire destin.En allant reconduire à la station un compatriote qui était venu lui faire raconter son voyage ; notre M.Pletink glissa sur une pelure de banane et en t, s\u2019'infli- - tawa lundi, pour affaires en rapport avec .e M.Pré.\u2026 t de M.le Magistrat Husmer Jane.= bari les avopits présents Son © émerveils Nous espérons que les,citoyens de Jo- \u2026 \u2018 fa AO a av ap Wis 3 gnifique institution si prospère,, vient __.-: \u2018 LM NATION OCTORRE oo \u201cge vie \u201cfive-Blessure 8-15\"jétité et [ébiéns quiont la réputation de ica rap.|I¢ temps de foudre et buvait éusuited'un | prem NT g'enfonça deux côtes en le rendra | porter ne rapportent que 6 fr.par an at (air recueilli son lait\u2019 sucré, goûtant la| fol \u2014_¢® \\ pot 8 quelq 3 ps.; gouvernemént : celui-là rapportait tout [joie püre de l'avoir amélioré lui-même, |.-[- Ü «ya homme avide dénire ; - \u2014Le docteur J.E.Dion de l\u2019Asile St-|ce qu\u2019on voulait, d\u2019abord le gibier tué [par son\u2019industrie.Chacun de nous, j'en toujours queique chews,\u2019 Jean de Dieu est venu-passer le dimau- che dans sa famille._ \u2014 L'office des Quarante Heures est terminée de lundi midi.Samedi et dimanche soir à l'amende honorable, l\u2019illumination du sanctuaire fut splendide.\u2014Dame Vve Roussil, née Angèle Bastien s'est fait brûler la figure et une partie de ses vêtements en accomodant une volaille.\u2014Un nommé Sans-Souci dont la mère est mariée à Ls.St-Amour, de Ste-Thé- rèse se fit horriblement brûler les talons avec du métal en ébullition qu'il était à transplrter dans l\u2019usine de M.Moody, de Terrebonne, oil le jeune homme était employé, \u2014L\u2019épouse de Félix: Paquet, née R.D.Audette fut frappée de mort subite la semaine dernière des suites d\u2019une indigestion.\u2014On annonce un -grand concours de labour, pour le 15 courant sur le terrain de M.John McLaud.A Saint-Faustin (De notre correspondant) \u2014 Notre paroisse est en retraite du jubilé préchée par les RR.PP.Besson et Drousset, de la Compagnie des Pères de Notre-Dame de Montfort.Cette retraite commencée dimanche dernier, se terminera dimanche prochain.Les exercices sont suivis par un grand nombre de fidèles.\u2018 Les prédicateurs sont très éloquents.\u2014A ceux qui douteraient de la fécondité de nos bonnes Canadiennes du Nord, nous leur citons comme exemple, le fait suivant : Samedi, le 28 septembre dernier, Mme Emmela Bélanger, épouse de M.Louis Lamoureux, cultivateur, de notre village, donnait le jour à trois jumeaux.Dimanche après-midi, les trois enfants ont éte portés aux fonts baptismaux.C\u2019est le Rév.M.Gauthier, notre dévoué curé, qui a présidé à la cérémonie.Les enfants dont l\u2019un porte les noms de Joseph-Auguste-Napoléon ; l\u2019autre Marie-Blanche-Fleurilda et la troisième Marie-Albertine, semblent avoir bonne envie de vivre.Les parrains et marraines ont été pour le premier, M.Joseph Béland, cultiva- teuret Mme Sophranie Bélanger, son épouse ; pour la seconde, M.Napoléon Pelletier, cultivateur et Mine Herméline Caron, son épouse ; et pour la dernière, M.Alfred Brazé fils, cultivateur, et Mnie Albertine Béland, son épouse.Les habitants de notre village n\u2019ont pas été peu surpris de voir passer ce compérage \u2014 une vraie noce ! \u2014M.Anastase Bastien, voiturier et forgeron, vient d\u2019entrer dans la maison qu\u2019il s\u2019est fait construire.Cette construction \u2018acoûté près de $1500.00, parait-il.M.Bastien est un jeune homme très entreprendnt, qui fait d'excellentes affaires dans notre village.Histoires de bêtes Il-faut aimer les bêtes pour plusieurs raisons, et entre autres pour célle-ci, qu\u2019elles valent beaucoup mieux que les imbéciles.On vous rappelait dernièrement.une histoire de chien que je vous ai racontée autrefois ici même et qui, après avoir un peu voyagé, a fini par être recucillie gracieusement dans l\u2019 Ami des Bêtes.En.voici d'autres : la matière est inépuisable.J'ai connu un brave chien du nom de Thos \u2014 ce qui veut, je crois, dife loup en polonais \u2014 qui était roué comme un marchand\u2019 de moutons.C'était un - bel Épagneul feu, avec des yeux parlants et humains, bon pour la quête, pour l\u2019ar- par son maitre, puis un mouchoir, \u2018un couteau, une lettre, un journal, un trousseau de clef, et les mauvaises actions.Son maitre, un jour, lui tue un lièvre, au déboulé, ou plutôt il le blesse morte!- lement.Le lièvre va mourir en haut d'une vigne, au bord du chemin ; un vigneron, qui passait là, le ramasse, par droit d'aubaine, et le jette dans sa hotte.Nivuni connu.Thos.arrive sur le coup, et il le voit faire ; mais que faire lui-même ?Le maraudeur avait pour lui la ruse et la force : sa hotte, pour cacher le bien mal acquis, son bâton pour le défendre.Thos.réfléchit, puis, brusquement, il se jette dans les jambes du larron pour le faire tomber : l\u2019homme ne tombe pas, mais sa casquette tombe.à terre dans un faux mouvement ; \u2018Thos.I'emporte, file comme une flèche, la rapporte à son maître et semble lui dire, de ses veux intelligents : \u2018\u2018Viens avec moi.\u2018 Le chasseur qui était intelligent, lui aussi, comprend le langage de son chien : il rejoint l'homme par un raccourci, lui redemande son lièvre et offre de lui rendre sa casquette.Donnant, donnant ; échange de bons procédés : \u2018 Tenez, Monsieur, lui dit l'homme, voilà le lièvre de votre chien,\u2019 mais je n\u2019ai pas vu la chose ; on, m\u2019a juré que l\u2019histoire était vraie ; mais, comme c\u2019est un chasseur qui me l'a racontée, je ne vous la garantis pas absolument.- Ravaude était une trés bonne chienne courante, déjà sur l'âge, capricieuse ou astucieuse, commie il vous plaira.Elle se ménageait, elle s'écoutait, par humeur ou par régime : elle n\u2019aimait pas à chasser plusieurs fois de suite, ni a sortir par n'importe quel temps ; il fallait que cela lui dit ; quand cela ne lui disait rien, elle chagrinait, contrefaisait la boiteuse ou la malade et restait au chenil.Son mai- tre l\u2019emmenait-il tout de même, malgré elle ?il n\u2019en tirait rien : elle ne voulait pas être contrariée, elle quittait la chasse, se couchait, regardait les mouches ou se trainait derrière les guêtres de son patron.Celui-ci qui s\u2019était rendu compte du manège et du caractère de Ravaude avait fini par conclure avec elle une espèce de traité, un compromis.Quand il voulait chasser il prenait son avis.\u2018\u201c Eh bien, Ravaude, ma belle, est-ce pour au- jourd'hui ?.'\u2019 Si Ravaude disait oui, le nez en l'air, les yeux brillants et la quetie frétillante, il la couplait ; il la laissait à la maison et il lui donnait sa soupe : dans ces conditions, ils étaient et ils restaient les meilleurs am.s du monde.Ce qui prouve qu\u2019on ne réussit à rien, même à la chasse, sans s'accorder et que chien qu'on fouette est toujours de mauvais service.Enfin j'ai connu un chat superbe, un angora, qui répondait par un miaulement voluptueux au nom poétique de Troubadour, il était fort intelligent et la gourmandise avait encore développé son intelligence : il n\u2019y a rien de tel que nos passions pour uiguiser nos facultés ! Troubadour aimait le lait : on lui en donnait dans un bol, exprés pour lui, sur uae petite jatte près de la fenêtre ; il préférait le lait sucré au lait naturel, mais on oubliait quelquefois de lui sucrer le sien.\u2018Troubadour était philosophe et .observateur, comme tous les chats : il avait remarqué qu\u2019on serrait le sucrier dans un bas de buffet dont la porte ne fermait pas très bien ; il allait à la porte, l\u2019ouvrait délicatement en y passant la tête, décoiffait le sucrier d\u2019un coup de patte.y happait un morceau de sucre, assez gros, le déposait avec soin 8 et,pourle apport.La -pliiflrt \u2018des suis convaiiieli, pourfait raconter un tas d'histoires semblables dont il a été l'auditeur ou le témoin.Les trois animaux dont je viens de vous parler n'étaient pas des bêtes savantes, ni extraordinaires, Leur espèce, fertile ct rusée, est pleine d'enseignements et de réflexions pour celui qui prend la peine de les regarder.On n'a pas besoin d'être un grand naturaliste pour s\u2019intéresser à leurs mœurs et à leurs âmes : un chasseur, un berger, un enfant même, en savent plus long sur eux que je ne pourrais vous en dire , .C\u2019est un des plaisirs de la vie aux champs, de la vie simple et vraiment rue- tique bien entendu, de celle qui occupe l\u2019esprit aux choses éternelles de la nature, que de voir vivre, penser et agir les bêtes.Leur existence, après tout, n\u2019est pas si différente de la nôtre et le roi des animaux, je veux dire l'homme, ressemble beaucoup à ses sujets, comme tous les rois.Les bètes ont presque tous nos instincts et la plupart de nos qualités ou de nos défauts.On ne perd jamais son temps à les étudier: Elles nous font un petit cours silencieux de philosophie, de sociologie, d\u2019histoire domestique ; elles nous donnent de temips en temps des leçons de bonté, puisqu\u2019on les appelle, avec raison, les bonnes bêtes ; les enfants qui aiment les animaux sont, sans exception, de bons enfants.Il y aurait un petit livre à faire : \u2018* De l'éducation de l\u2019homme par les animaux, ?\u2019 et un autre, sur cet autre sujet : \u2018\u2018 Des liens d\u2019amitié qui nous unissent aux bêtes, ou réciproquement.\u2019 Les contes d'autrefois commençaient souvent par ces mots : Du temps où les bêtes parlaient ; elles parlent toujours et moins à tort et à travers que uous : c\u2019est une de leurs supériorités : ce n\u2019est pas la seule \u2014S.Ceiut qui demande qu'une .chausmre dy $1.00 ag le Wome Sul gue celle de 84.0 doit ve coutontez d'en avoir une qui ue dnrera Pas plu lengtemns qu\u2019ane Nema de Gt.3u-\u2014ear le fini conte de l'argent bieu qu'il wen fasse pas épasgnee, Le prix de fabeirant sng le À semelle eet aus garantie u la chaussure donnees ne.Lomme éurée pour ce prizet qull wy a o verficieile dans aa le vu ** CHAUS SURE SLATER» Goodyear Wetted® «\u20ac SEUL AGENT LOCAL \u20ac Camille de Martigny Ancien Magistrat AVOCAT ST-1ZROME, Co.TERREBONNE M.JOS.CORBEIL AGENT D'ASSURANCE ST-JEROME, P.Q Coin den rues Labelle et Ste-Marte M.CoRBEIL représente toutes les meilleures Compagnies d\u2019Assurances sur la Vie, contre le Feu, les Accidents et Garanties.18-7-01\u20141a, W.B.NANTEL C.R.RMOCRT ST-JEROME, Co.TERREBONNE © CANADIE x LL Médaille &'S2egené Ea LE PLUS PUR.© Hautement recommande par priêtés digestives, Stimul Délicieuse Boisson Hygiénioue LE MEILLEUR DES GINS.lafiniment Supérieur comme Gout, comme rame, et surtout comme qualité au meifieur Gin importé, position Paris 1900.eu LE PLUS VIEUX.tes Médecins pour ses pro- antes ct Stomachigucs., © wr A À ZN bY WF Gt SOE (ot A = rat ~ar Toe tena cd Qui avant d'être mis en vente, dans des entrepdts contrôlés pa DistillE et embouteillé sous Ja officier du Revenu de l'Intérieur uvre DOIVIN Wilson & Le Seul Gin FR) Le Seul Gin \u2014
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