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Titre :
La Nation : journal canadien pour le peuple canadien
Héritière du journal Le Nord, La Nation en maintient les orientations et les traditions.
Éditeur :
  • Saint-Jérôme :Cie d'imprimerie de Saint-Jérôme,1901-1909
Contenu spécifique :
jeudi 8 août 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Nation : journal canadien pour le peuple canadien, 1901-08-08, Collections de BAnQ.

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[" NTT Pa 2 Cor Ç SE Pate A PL , - Ada TEE, za 1ère Année \u2014No.4.HEBDOM ADAIRE.le Fe géant.cf LA e Un an, $1.00.\u2014Le numéro, 2 cts.LA NATION JOURNAL CANADIEN POUR LIE PEUPLE CANADIEN LA CIE.D'IMPRIMERIE DE SAINT-JEROME, Propriétaire-Editeur.G.A.Nantel, Directeur de la rédaction.\u2014,\u2014 AVIS Tout doit être udressé : LA NATION Saint-Jéré me, Co.Terrebonne Canada, la NATION sera adressée, jusqu'au S août inclusivement, à titre d'essai, à bon nombre de personnes qui n'étaient pas abonnées an Nord.Ces personnes, seront considérées comme abonnés réguliers si elles n'ont pas retourné le journal avant cette date du S août.rat Tous les manuserits doivent être adressés direétement à Saint-Jérôme et nous parvenir le lundi avant-msiedi, l\u2019our divers détails, voir l'annonce de La Na- TION, dernière colonne de la Je page.#*+ SOMMAIRE + Laurier le Fier, Contre un protêt.Un petit sou, s'il vous plait, pour lus en- funts de colon.Notre autonomie.Une mauvaise session.Excursion dans le Nord.L'excursion Wilson.Restons aux champs.Ce qu'il en coûterait pour bâtir un pont.La médecine pour tous.Pensées.Nouvelles de partout.Feuilleton : Irs JETONS MYSTÉRIEUX.MONTRÉAL, 8 AOÛT 1go1.LAURIER LE FIER ln fécondité rouge nous a donné Mercier le Magnifique : on sait ce que cet enfant du terroir \u2014 doué d'ailleurs de grandes qualités\u2014a coûté à sa chère Province.Nous voilà maintenant sous la gouverne de Laurier le Fier: C'est le dernier qualificatif qu'on a déterré pour exalter le grand Canadienfrançais, Or, nous qui ne jugeons pas la grandeur par l'ampleur des périodes mais par la valeur des actes, nous protestons contre cette appellation, car nous trouvous que Sir Wilfrid, le plus beau rhéteur qu\u2019ait vu le Canada, west rien moins qu'un homme d\u2019Etat doué de fierté pour la nation canadienne et pour sa race, les Franco-canadiens.Sa premitre courbette il Pa faite devant les orangistes de l\u2019Ouest et d'Ontario qui l'ont comblé d\u2019éloges pour s'être constitué le tourmenteur de ses compatriotes catholiques et français de Manitoba.Et il a demandé à ses compatriotes de lui pardonner cela parcequ\u2019il était de leur sang et de leur croyance ! Le nombre de courbettes qu\u2019il exécuta, à Londres, devant la Reine, le Prince de Galles, les Nobles Pairs, ne peut s'énumérer.Les hommes dE'tat anglais qui se rappelaient le séjour\u2019 chez eux de ce Jittle plucky canuck qu\u2019était Georges Etienne Cartier, nen Tevenaient pas.Ils n\u2019avaient jamais vu, autant de souplesse dans l\u2019échine d'un | .berlain.Bureau de SAINT-JERCME, JEUDI, 8 AOÛT 1901.coloniste: ça n'est pas dire pen.Au point que Goldwin Smith, le penseur libéral plus que conservateur.n'a pu s'empêcher d'en témoigner son étonnement: \u2014 \u201cIl y aun mois, écrit-il.tout le monde aurait affirmé que M.Laurier était oppcsé à la Fédération Impériale.C'était la tendance de toute sa politique : c'était l'impression de tous ceux qui avaient conversé avec lui et ses ad- Versaires avaient même pris l'habitude de lui reprocher d'être déloval à j'Empire.\u201c\u201c Après quinze jours passés sur le sol de PAngleterre, avee ses diners, ses ovations, ses fascinations, vovez le changement.M.Laurier prévoit avec amour le temps où le Canada sera représenté dans le Parlement impérial el il jure qu'obtenir un siège là-bas, s\u2019il était plus jeune, serait son væn supréme, le sæmrmmm dison ambition, et ce serait une gloire comme le Canada n'en offre pas de pareille.Ce qui ar- \u2018rive pour M.Laurier arriverait encore plus sûrement dans d'autres cas.* Les délégués canadiens envoyés au Parlement impérial, sous le régrime de la Fédération impériale tomberaient absolument sous l'influence de Ja société de Londres, et cesseraient d\u2019être des représentants fidèles des intérêts coloniaux.1] en résulterait certainement de sérieux désappointements, une lutte pour se débarrasser de la fédération ct des querelles peut-être avec la nation mère, au lieu du resserrement des liens d'affection qui doit être l\u2019objet en vue de tous les fédéralistes.\u201d Et puis, pour ne parler que des grandes lignes de notre politique, quant se présenta la question du contingent, Laurier le Fier, trouva avce raison, qu'il n'avait pas le droit, sans charger ja loi, par conséquent sans convoguer le Parlement, de contribuer un ou ou un homme à la rescousse des guerriers de Chamberlain.Le (Globe ne Pentendit pas ainsi, et qui pensez-vous qui plia le genou, le journal rouge-grit ou le chef grit-rou- ge ?Ce dernier, on ne s'en rappelle que trop.Non-senlement Laurier le Fier a contracté l'habitude de baisser l'échine beancoup plus bas que le reste, mais ils st fait professeur en cette nouvelle gymnastique qui consiste à amollir les vertèbres de l\u2019épine dorsale des Canavens, ses partisans, de manière à ce qu\u2019ils rampent commie des êtres privés d\u2019intelligence et de liberté.Sir Wilfrid le Fier est le premier des ministres canadiens qui, depuis 1848, aient consenti à se faire l\u2019enré- gistreur des décisions de Downing Street, agissant sous le fouet de Cham- Et comme il ne veut pas de passe-droit il entend que tous ses compatriotes soient souples d'échine comme lui.Il ne montre d'énergie que dans les petites rancunes et les vengeances indignes d'un homie sérieux.Non, nous ne pouvons nous battre, dit-il, d'abord.\u2014 Pardon Sir Wilfrid, | vous allez vous battre \u2014Eh ! bien, puis- : que vous le voulez, nous allons nous | battre.\u2014 En doux lignes c\u2019est là toute \u2018 la force de résistance de Laurier le Fier.Chamberlain vient de lui écrire d\u2019avoir à endurer les Japonais, pendant i que nous surtaxons les Chinois.Tout : cela quand l'Angleterre nous refuse les plus rudimentaires de nos requêtes.- Ainsi-soit-il, va dire Sir Wilfrid, du | moment que l'ami Juë l'entend ainsi.; De même dans la question de l\u2019Alns-\u2018 ka, du travail étranger, en un mot | dans toutes les questions où peut sur- | gir un conflit d'intérêts entre le Canada | et l'Angleterre, qu'on veuille nous \u20ac Bureau de Saint-Jérôme : Rue Labelle.Montréal : Numero 1010 Rue Notre-Dame.\\ fixé par la Providence, le lien qui nous unit à la métropole.\u2019 R.Aimé Tison, Gérant et Secrétaire de la rédaction, Les rens ordinaires devront se demander avec étonnement quel état de choses existe donc pour que vous de- maudiez avec véhémence d'y échapper, \u2018ou quelle est-elle la voie que vous considérez si désirable pour vos conci- tovens ?Vous soupirez après l'indépendance du Canada et c'est bien ; mais n\u2019avons- nous pas une indépendance pratique surpassant celle de tout autre pays dont nous connaissions quelque chose.Supposons que, dans le sens absolu dans lequel apparemment vous l\u2019entendez, on obtienne cette indépendance, cumbien de temps pensez-vous qu\u2019elle dûrera ?Un grand homme d\u2019Etat a dit : \u201c Le seul moyen de préserver la paix, c\u2019est croire, Laurier le Fier penchera du côté | de se tenir toujours prêt à la guerre\u201d.de la métropole.Cela doit être ainsi | pour gagner les faveurs de l\u2019Angleterre, dit la brochure électorale des rouges.Oh, la la! le Canada ira loin, porté sur les ailes des faveurs chamberlanes- ques.EE \u2014\u2014\u2014 CONTRE UN PROTET Un des citovens les plus en vue de Montréal trouve à redire à notre ar- ticle-programme et nous honore hautement en nous adressant le protet suivant, que nous traduisons de l'anglais : A Phonorable G.A.Nante], Rédacteur de LA NATION, Montréal.Cher Monsieur, Je tiens à accuser réception du pre- ntier numéro de |A NATION et mon premier mouvement venant du plaisir que chacun éprouve à encourager tont effort qui tend à éclairer le peuple, à été d'inscrire mon nom sur la liste d'abonnés.Mais en jetant la vue sur votre article de direction, j'ai senti qu\u2019agir ainsi ce serait m'identifier avec des sentiments que non-seulement je ne partage pas, mais que je regarde comme ennemis du bien-être de notre commune patrie.Aux premiers trois paragraphes de votre article, personne ne pent raisonnablement s\u2019objecter, mais quand, dans le quatrième, vous dites : *\u201c Tout ce qui sert de prétexte à l\u2019intervention extérieure dans nos affaires et gêne d\u2019un frein\u2014le plus léger soit-il\u2014 notre marche vers l'indépendance du Canada, nous le repoussons avec horreur et allons le combattre de toutes nos forces.\u2018 vous soutenez qu'il existe une condition d\u2019oppression dans le pays, et un désir intense de s\u2019en débarrasser ; je ne crois pas gue ni Pun ni l\u2019autre ne se présentent ici.Mais vous allez plus loin et vous: dites dans votre 17ième paragraphe : ** Soyons prêts à toutes les éventuali-| \u2018és tel devrait étre le mot d'ordre de\u2018 \u2018tout canadien décidé à rester canadien et à faire s'élargir, se détendre petit à petit pour se briser tout à fait au moment | Croyez-vous que notre Dominion soit capable de se mettre en état de sûre- 6 > Avec la tendance de soulever des questions de dispute, qui caractérise les assemblées délibérantes, combien \u2018de temps pensez-vous qu\u2019une nation de ; 5,000,000 resterait indépendante, voi- isine d\u2019une autre de 65,000,000, ou bien, si cette dernière voulait nous | conquérir par les armes, combien de itemps pourrions-nous résister ?: Mais la question se sonlève\u2014que se soulève-t-clle du tont !\u2014 pourquoi une \u2018section de la nation est-elle représeh- tée comme faisant de l\u2019œil à l\u2019indépendance ?Cela est sujet À certaines restrictions dont d'autres sont libres.Un jlel examen conduit à certaines questions curieuses parmi lesquelles supposons celle-ci : S1 lors du règlement final de la lutte entre la France et PAngleterre, le Canada avait été assigné à la première au lien de l'être à la dernière (chose qui pouvait aisément arriver.) on se demande quel aurait été le résultat si les colonistes anglais, subséquemment, avaient déployé leur drapeau national par tout le pays, et avaient fait appel à leurs compatriotes pour , conquérir 1 Zudépendance, les pressant de se servir de tous les moyens en léür pouvoir pour briser le lien qui les unit à la métropole.\u201d Pensez-vous que ce Canada nôtre, au- :Tait été une contrée aussi agréable à la vie qu'elle J'est aujourd'hui ?N°est- ; Ce pas à la magnanimité du pouvoir \u2018contre lequel vous lancez l\u2019invective que nous devons une puissance par laquelle nous sommes assez forts pour Être exempts de toute intervention ex- téricure ct un gouvernement impéridl \u2018si grand qu\u2019il peut se procurer le plaisir de sourire à la trahison cachée comme une mere le ferait anx prerfiè- res résistances de son bébé.Ft maintenant laissez-moi vous demander, en toute candeur, est-ce patriotique d'essayer de déranger unstel état de choses ?W.Ross.364 Mountain St.27 juillet 1901.Ma réponse devrait être longue, si je pouvais, tout d\u2019un trait, répondre laux questions posées par M.W.RoR trésorier de la cité de Montréal, et lin des hommes les plus estimables que je connaisse, Je me bornerai donc à quelques mots, pour aujourd'hui, LA NATION devant répondre, chaque semaine, aux: objections à notre programme, qui se présenteront sous toutes les formes, venant des diverses classes de la société.Car il y a des Canadiens de tontes les origines qui s'opposent à l'indépendance, (comme dernier conronnement de la confédération) ; mais il y a aussi des Canadiens, de descendance anglaise, écossaise, irlandaise et française, qui ne peuvent se mettre dans la téte que le Canada, pays, en soi, plus important que la Grande-Bretagne, doive se faire à l'idée d'un éternel asservissement à la métropole.de choses, M.Robb, que LA NATION veut lutter.LA NATION ne veut rien changer, rien déranger, et c'est au contraire afin d'empécher Chamberlain de tout changer chez nous et Laurier de nous ramener à un régime passé et qui devrait être trépassé, que tous voulons travailler.Quant aux trahisons cachées, elles n'existent pas dans nos parages.Viendra un temps qui n'est pas éloigné, où l'on comprendra que les vrais amis de l'empire britannique ne sont pas ceux .qui veulent resserrer davantage le lien colonial, mais ceux qui, préférant agir par la douceur etla mutuelle confiance entre la mêre-patrie et la colonie, s\u2019efforcent à détendre ce lien jusqu\u2019au moment où le Canada, libre de toute entrave, pourra se proclamer l'alHé fidèle de la Grande-Bretagne, tout à côté de ses voisins de ln Confédération yankee.M.Robb représente la vieille crovan- ce que l\u2019Angleterre et les Anglais ont été faits spécialement et exclusivement pour le bonheur de l'humanité en général, et du Canada en particulier ; que même il n'est pas possible, sous la calotte des cieux, de vivre heureux en dehors du proteciorat de la inère-pa- tric.Nous serions vite englobés par les Etats-Unis, dit M.Robb.\u2018Tout dé- peudrait des traités qu'arréterait une convention internationale.Quel lien politique pourrait, d'ailleurs, nous garder à l'Angleterre, le moment que les Cette légende\u2014car ce n'est rien au- Etats-Unis voudront nous prendre.tre chose\u2014s'efface petit à petit.Chez nous comme ailleurs, où est en train de la mettre sur les tablettes de l'oubli, à côtés des histoires de feux follets et de loup-garoux de nos grand'mamans.Mais il y a du temps pour arriver à tout cela.Ce que veut LA Nation c'est le stati quo wel qu'il existait avant le jubilé victorien de 1597 ; c'est une orientation vigonreuse de la politique canadienne vers l'indépendance et non l\u2019acheminement du Canada vers l'unité panbritannique qui signifie l'absorption de notre entité nationale.Nous regrettons beaucoup ne pouvoir mériter les suffrages de M.Robb, mais si M.Robb veut penser aux hommes qu'il a bieu connus, à Lafontaine.A Cartier, 2 Macdonald, il trouvera que ce qu\u2019ils ont voulu, nous le voulous.Et ce qu'ils ont préservé de nos droits à l'indépendance absolue, au jour propice, nous voulons le conserver, G.A.NANTEL.Un petit sou, s'il vous plait, pour les enfants de colons Les Etats-Unis ont brisé avec l'Angleterre et loin d'en mourir, ils sont devenus une nation qui l\u2019emporte, et d'un long bout, sur l'Angleterre, aux multiples points de vue de ia fortune publique et privée, de la tolérance religieuse et sociale, de la liberté politique et même de la puissance militaire sur terre an moins, ct sur mer quand elle le voudra.Que serait-il arrivé de nous, dit M.Robb, si abandonnés à la France après le settlement final ( de 1763, je suppose) les colonistes anglais \u2014 sans doute les Bastonnais\u2014cussent réclamé notre séparation de la mère-patrie ! Dieu seul peut répondre à cette sra- ve question ; M.Robb qui est modeste, l\u2019admettra tout comme moi.Mais le Roi des Armées et de la Paix en a décidé autrement et nous sommes restés à l'Angleterre.La gent des journalistes, à Montréal, gent fortunée s'il en est une, « décidé de | Après une excursion dont il a Été parlé \u2018fort dans les gazettes, elle s'est réunie en une convention humanitaire et clle vient de décider la construction d'une école pour les colons végétant autour de la Ferme-Neuve, sur les bords de la rivière du Lièvre.Je ne puis résister au plaisir de mettre sous les yeux de notre public les motifs de haute portée morale qui poussent nos Nous ne nous en plaignons pas, que M.Robl veuille bien le croire, car sous la main de l'Angleterre, nous avons joui de beaucoup de bonnes choses que nous ne voulons pas sacrifier maintenant.! Toutes ces bonnes choses nous les: * .1 devons trés peu à Craig, 4 Haldimand ; | le vor \u2018 : eres dans cette nouvelle voie.et A Colborne, mais A un trds haut de-' COMITEres dt .\u2018Les fortunés de ce monde, les mar- gré, à nos patriotes canadiens ; surtout .; .: chands puissants, les industriels À la cais- après les oppressions qui ont abouti à \u201cse replete, les financiers à gros dividen- 37, Nous les devons (pas à nos brouil- des, ont fermé l'oreille à bien des sollici- lons me direz-vous, et je l\u2019admets) tations en faveur de l'œuvre colonisatri- mais aux grandes têtes qui furent La-! ce, Peu la connaissent d'abord ; quelques- fontaine et Morin, puis convertis à uns en rient ouvertement et le reste res- ceux-ci, MeNab et John A.Macdo- tant de la majorité de notre population, nald.qui ne voit pas de ses yeux et ne peut se i rendre compte des choses sur les lieux, vit, à son égard, dans un état d\u2019indifférence qu'aucun appel dans les jour- C'étaient là de bons amis de l\u2019Angleterre qui ont voulu et fait un Canada indépendant\u2014 de fait, comme il Pétait A la mort de John A.Macdo- ébranler.nald et comme il ne l'est plus mainite-v Des journalistes sont allés au Nord : uant, depuis l'ère chamberlanesque, en | ils ont vu, îls ont entendu, et s'ils n'ont Grande-Bretagne, et lauri- iste eit 10-| pas encore vaincu l'apathie qui étreint tre patrie du Canada.nos classes aisées comme une pienvre aux C'est pour revenir à cet aucien état | mille tentacules, c'est qu\u2019il faudra, mal- venir en aide au gouvernement Parent.| naux ou du haut de la chaire ne saurait \u2018 LA NATION, \u2014 8 AOÛ 1901.gré tout leur beau zèle, pour venir à bout de {quasi surhumaine.| Nous félicitons nos confrères de leur superbe projet ct leur souhaitons succès.i Ils se jettent, il est vrai, dans une entreprise qui reviendrait au gouvernement, mais ils font acte de grandeur.en traçant vivement son devoir à ceux qui nous gouvernent et montrent une indifférence, autrement criminelle que l'indifférence du public, puisque celle-ci peut se défendre sur le gouvernement, pendant que ceux-là ne sauraient offrir semblable défense : ils n'auraient qu'à entrer vigoureusement dans le sentier tracé par les journalistes de Montréal et le peuple les bien du temps cette entreprise suivrait en masse, faisant retentir les airs | des cris les plus bruyants d'approbation.Nous citons maintenant Le Journal : \u2018* \u2018fout là-bas, par-delà des bois et des lacs sans nombre, dans la splendeur de notre Suisse québecquoise, à plus de cinquante lieues de Labelle, une population énergique ct courageuse.* Ce sont de bons Canayens que les colons de la Ferme Neuve.de bons Canayens qui n'ont pas froid aux veux el qui ne boudent pas devant l'ouvrage.Leutement, mais avec une indomptable resolution, ils font la conquête de la vieille fort.Demain, une autre paroisse riche aura subg, dans ce coin du pays.et les pacifiques conquérants auront Une fois de plus triomphé.© Mais en attendant, la vie est dure et les colons sont pauvres.et les enfants grandissent sans instruction, Mieux que personne les colons de la Ferme Neuve connaissent l'importance de l'instruction, ils se clésolent de voir leurs enfants privés de ce bienfait, mais s'ils ont de l'énergie à revendre, leurs bourses sont légères.** Or, voici quinze jours.des journalistes passaient dans ce pays.Ils faisaient un voyage d'études et d'agréments.Ils voulaient constater par eux-mêmes la richesse et la beauté de notre nord, Hs avaient joui en artistes d'un paysage prestigieux, ils avaient admirés en pa- trivtes l'effort magnifique des colons .Ils avaient écouté toutes les doléances.** Donnez-nous des écoles, donnez-nous des écoles,\u2019 criaient les défricheurs de la Ferme Neuve pendant les discours, t ** Ltles journalistes se dirent : \u2018Nous avons fait un beau voyage, on nous a | partout reçus à bras ouvert, pourquoi W'offririons-nous pas à ces braves gens \u2018Ut souvenir tangible de notre reconnais- ;sance ?On nous accuse de tant de mau- { vais coups, si nous essayions d'en faire un bon pour une fois ! Les camarades! de Montréal ne refuseront pas de nous donner un coup de main, et le public nous aidera.Braves gens, vous aurez votre école ! Et là-dessus, on fait adopter la résolution suivante : ** Le comité général ayant entendu les explications et informations fournies par leurs membres qui ont pris part à l'ex- {cursion de la Société de Colonisation et de Rapatriement au sujet des sommes qu'il importe de recueillir pour mener à (bonne fin le projet d'établissement d'une ; école à la Ferme Neuve, qui est instamment demandée par les colons de cette municipalité, décide de nommer un comi- \u2018té d'organisation chargé de fixer la nature et le lieu des séances, représentations ou conférences qui seront données pour réunir les cinq cents dollars nécessaires pour la réussite du projet et propose que le dit comité soit composé de MM.Langlois de la Patrie, président : Côté de la /resse, secrétaire, Sauvalle de la Presse, Charlier des Débats.Denault du Pionnier, et Héroux du Journal.\u201d Ce beau projet réussira-t-i1 ?Nous l'espérons sincèrement pour les colons de \u2018\u2018 La Ferme Neuve.\u201d Mais les autres quisoupirent après des écoles, fussent-elles les plus élémentaires du monde, que deviendront-ils ?Dans cent endroits du Nord, dans deux cents, peut-être cing cents endroits de la Province, ce sont les mêmes besoins, la même misère, les mêmes vaines soflicita- tions au pouvoir politique.Et c\u2019est la même criminelle apathic.s'est groupée ; Au Nominingue, dans les rangs éloignés du village, ily a 92 enfants qui croupissent dans l'ignorance la plus complete! Et partout, partout, dans tous2s les colonies, il en est ainsi.Pendant ce temps-là, le gouvernement | Parent s'occupe d'appauvrir davantage Hes colons en ne leur livrant qu'un sol, (souvent dûr sinon ingrat, veuf de tout i bois qui serait leur première ressource, Le te se doute même pas qu'il doit des écoles gratuites à ces héros, fondateurs de paroisses, pionniers de la civilisation, avant-gardes de notre nationalité.i Mais il donne gratuitement des livres | indistinctement aux riches et aux pau- Peres qui fréquentent les écoles.Mais ceux qui n'ont pas même d'éco- cles ?I les abandonne à la charité publique et à la générosité de la gent fortunée des journalistes de Montréal.» C\u2019est un gouvernement patriotique que | le gouvernement Parent.| Notre autonomie t ! , A Le Montreal Herald du 24 juillet pu- ; bliait la dépêche suivante, en date de l Toronto : Le tarif allemand a été discuté, hier après-midi, à l'assemblée du comité des | grains, au Board of Trade.1.opinion générale a été que le gouvernement devrait «tâcher d'une manière quelconque d'obte- wir l'abolition de la clause préférentielle contre le Canada.L'un des membres a fait allusion au Board of Trade de Montjréal qui a envoyé à lord Minto un rapport demandant le rappel de cette clause.infin, on a adopté une motion priant le conseil d'attirer l'attention de sir Wilfrid Laurier sur la résolution qui lui a été soumise le t1 décembre dernier, demandant que le gouvernement impérial entre en négociation avec l'Allemagne dans ie but de faire disparaître ce tarif., D'un autre côté, La fesse du 26 disait: Ottawa, 24 \u2014 I'Honorable Joseph Chamberlain a envoyé un câblegramme au gouvernement au sujet de la commis.{sion qui vient de faire une enquête touchant la question d'innnigration chinoise et japonaise.Le câblegramime dit qu\u2019en ;traitant cette question, on doit avoir isoin de ne rien faire qui puisse troubler la bonne entente qui existe actuellement entre le Japon et la Grande-Bretagne.La commission n'a pas encore fait rapport.Dans la Colombic-Anglaise, on est aussi indisposé contre les Japonais que contre les Chinois.La conclusion la plus évidente à tirer de ces deux dépêches est que notre opinion dans nos propres affaires est quantité négligeable par I\u2019 Angleterre lorsque : ses intérêts viennent en jeu avec les no- tres.Ile Canada est donc le vassal indigne d\u2019égards des grands seigneurs anglais qui nous conservent pour leur diplomatie et nous jetteront par dessus bord dès qu\u2019ils y trouveront leur affaire.Si nous voulozs amender notre tarif, il nous faut passer sous les fourches caudi- nes de Westminster ; si nous désirons protéger nos ouvriers contre la concurence ruineuse de la basse casse japottaise, notre devoir est de soumettre nos lois à cet égard au monnclite Joe Chamberlain.Etsir Wilfrid Laurier viendra prétendre que le Canada est une nation ! Où ne jouerait pas ainsi avec les sentiments de tous les peuples : mais l'Angleterre, que nous avons ravie aux pattes de l'ours en 1S12 et 1815 et qui nous en a récompensés par les avanies de la rébellion de 1837, sait à quoi s'en tenir sur notre esprit d'indépendance.Elle, qui nous a donné la liberté après avoir pendu douze canadiens-français, w'ignore pas que nous ne raisonnons guére les ques: tions les plus importantes de notre vie nationale.Elle sait fort bien que nos protestations sont généralement faites pour les antichambres ct perdent toute leur originalité sous son despotique regard, Si elle a été tenue en échec un an et demi par So.000 Boers, elle se fait des porges-chaudes sur les 5,500,000 courtisans qu'elle tient en réserve dans I\" Amérique du Nord.Et pourquoi se gênerait-elle ?Nous lui avons même servi de marche-pied pour atteindre les malheureux Sud-Africains dont le seul crime était d'avoir dres=¢ la téte sous les injures de Salisbury, Plus nous nous soumettrons, plus on se montrera exigeant.Lorsque sir Wilfrid Laurier a livré notre marché à l'Angletesre sans rien exiger en retour, il a ouvert la porte aux exploitations de Chamberlain gui a dù se dire en parlant de nous : \u2018* Quel pays fait pour servir 1°\" Nos ministres qui sont presque tous membres des clubs impérialistes de Londres s'occupent de notre autonomie con:- me un poisson d\u2019une ponune.La presse ministériche subventionnée par l'argent des contribuables cache à l\u2019électorat ln pente dangereuse sur laquelle nous glissons avec tant d'inprudence.La parti- samnerie aveugle nos meilleurs honnnes qui, pour tn plat de lentilles, raient tout le pays.sacrifie- Jamais une voix discordante n'ose bri- scr ie concert qui nous endort sous la monotonie de l'impérialisme.-l quatre pattes les Canavens / Ce cri de désespoir lanicé en une occasion mémorable peint d'une manière vécue la position où nous a placés l'anglomanie de notre premier ministre.SONICS, Pendant que nous y Joe Chamberlain nous danse tt nous nous laissons faire parce qu'un Canadien-français cst à la tête du pays.sur le dos, Notre tarif ne nous appartient pas, le code international nous est fermé : c'est de Londres et non d'Ottawa que se dirigent nos affaires ; nous ne sommes bons, aux veux des impérialistes, qu'à envoyer tuer les nôtres pour nider à tuer les ennemis du gouvernement le plus détesté de toute l'Europe.Non, Nous Te sommes pas une nation, nous sommes plus que jainais les marionnettes de l'Angleterre et nous jouons merveilleusement au gré de M.Chamberlun, Les salamaices de sir Wilfrid au gouvernement impérial tendent à vous enlever notre autonomie.Cependant, nous ne formons pas partie intégrante de l'Angleterre.lt le Canada fondé par nos ancêtres, il y a irois siècles, n'a pas été arrosé de nos sueurs et de notre sang pour faire la gloire unique de la Grande-Bretagne.ARTHUR BEAUCHESNE.a we Une mauvaise session ( Suite) De La Lérité : L'élection des sep/ députés libéraux Cait contestée, ainsi que celle de M.Flynn, chef de l'opposition.Et la Législature a décrété que ces huit procès »'erront pas de suite ! Elle n'a pas même songé à indemniser les pétitionnaires: des frais encourus.Elle leur dit brutalement : ** Vous pré- teridez que certaines élections ont été oh\u201d tenues par la fraude et la corruption : vous demandez aux tribunaux de se prononcer sur votre prétention ; ct dans ce but vous avez encouru des frais considérables, Eh bien ! Nous vous disous que vous n\u2019irez pas plus loin ! Les tribu- NAUX ne se prononceront pas sur votre pétition.Et vous en serez quittes pour vos frais ! °° LA NATION.\u2014 8 AOÛT 1901.| Le 7rifluvien, en parlant dé cette lé- :gislation, {À Ce seandaie législatif, nous trouvons incroyablement cynique, a;que le chef de l'opposition, lui aussi, a i .» \" » : »donc raison de s\u2019écrier, dans son numéro : gravement manqué à son devoir.\u2018du 29 mars : \u2018* Voleurs qui volez un pain, attendhz- vous à aller au bagne.Voleurs qui vo- Jez une élection, soyez sans crainte, si vous appartenez au parti de l'émancipation.N'avez-vous pas à Québec.dans la personne méme des ministres, des pro- \u2018tecteurs vigilants ?Quelles que soient les infamies que vous aurez commises, un texte de loi viendra, en teinps opportun, jeter dexsus le manteau de la toute puissatice parlementaire, ct vous serez immaculés aux veux de la loi.* Une troupe de bandits prenant les moyens de se soustraireaux investigations de la police ne ferait preuve ni de plus d'audace, ni de plus de cynisme.Saus doute, les libéraux étant tout- puissants à l'Assemblée législative, c'est sur eux que retombe surtout l'odieux de cette abominable législation.Les ministres étant les gardiens nés de la dignité de la législature et du pays.c'était particulièrement leur devoir de s'élever contre cette exécrable tentative et de la faire avorter.Is n'en ont rien fait.Tous, ils ont gardé le silence.Et trois d'entre eux : MM, Déchène.Turgeon et Duffy, out cu l'audace de voter pour la loi spoliatrice.Mais bien que l'on doive s'en prendre surtout au parti libéral ct aux ministres, le parti conservateur n'a pas, non plus, fait son devoir en cette circonstance.Le chef de l'opposition conservatrice, M.Flynn, était directement interressé dans l'affaire.attendu que, seul.parmi les députés donservateurs, il a vu contester son élection.(Le devoir manifeste de M.Flyun était de s'élever au-dessus de ses intérêts personnels et de protester avec la dernière énergie, avec véhémence, avec violence contre cette inique légrisiation, L'opposition aurait même été ble d'employer contre ce bill les d\u2019obstruction dont celle dispose, réveiller l'attention du pays et de mettre le public en garde contre l'iniquité qui se préparait.Qui sait ?si l'opposition avait fait un peu de bruit, peut-être la majorité ministérielle, si puissante et si cynique qu'elle soit, aurait-clle hésité à conunettre ce forfait.Mais M.Flyun, au lieu de protester Jui-ménie et d'engager les conservateurs justifia- moyens des deux chambres, à s'opposer de toutes leurs forces à l'adoption du bill, a warded le silence, et s'est contenté de ne point voter.\u2019aralysés par l'inaction de leur chef.les membres de l'opposition, à l'Assemblée législative, se sont contentés de voter.à peu près en silence, contre l'abominable mesure ; tandis qu'au conseil législatif, l'influence de M.Flynn a été plus néfaste encore, comme nous le verrons tout à l'heure.De l'avis de plusieurs, la carrière politique de M.Flynn est virtuellement finie : car en Une circonstance aussi grave il s'est montré notoirement faible.pour ne rien dire de plus.Nous le savons, M.Flynn prétend que la contestation de son élection est clle- même une iniquité.C'est possible.Mais, enfin, on ne guérit pas une iniquité par une autre iniquité : et un homme d'Etat véritablement à la hauteur de sa tâche ne se contente pas de ne pas tremper os- tetisiblement dans une semblable législation qui doit le mettre à l'abri d'une con- \u2018testation même la plus injuste.I] remue ciel et terre pour que pareille iniquité ne s'accomplisse pas, précisément parce qu'il v est personnellement intéressé.Voilà pourquoi, tout en blamant, de toute l'énergie dont nous sommes capa- (ble, les chefs libéraux qui se sont prêtés afin de.; Et pour que l'on ne puisse pas nous , accuser d'exagérer le silence coupable de \u2018l'opposition, vuici le témoignage d'un Journai conservateur.le Trifluvien, dans son numéro du 29 mars : ; Et toute cette législation a passé comme une lettre à la poste, Pas une protestation pour représenter et soulager l'opinion honnête ! Pas un journal pour ; élever la voix contre de tels actes et leurs ; Conséquences ! Est-ce négligence, inadvertance ou marchandage 2\" #5 | Voici comment les députés se sont di- | visés sur cette question.Nous citons le { procès-verbal de la séance du 25 mars : I Le bill No 162.\u2014 Loi amendant la voi des élections contestées est, de nou- Veau, considéré en comité général, amen- 1 dé et rapporté, L'amendement est lu une :prentière fois puis une deuxième fois, sur division, et adopté sur division.i \u2018* L'Honorable M.Langelier propose que ce bill soit maintenant lu une troisième fois, Cette motion est mise aux voix et adoptée par la division suivante : | * Pour : MM, Bergevin.Cardin, Caron [Maskinongé}.Caron [Matane].\u2018Chauret, Chencvert, Cochrane, Daiguault, Décarie, Dechène, Dion, Duffy, Duhamel, Dupuis, Fiset, Gillies, Girard.Hearn, Hutchinson, Kennedy, Lacombe, Lalonde, Langelier, Lovell, Mackenzie, : Morin [Charlevoix], Morin [Saint-Hya- cinthe], Nault, Pelletier [Sherbrooke].| Perrault, Pétit, Prévost, Robitaille, Roy Kamouraska], Roy [Montmagny], Roy Saint-Jean], Smith, Taschercan, \u2019Tessicr [Portneuf], T'ourigny, \u2018l'urgcon.Walker, Watts et Weir.\u201444.; Contre : MM, Giard, Gosselin [Missisquoi].LeBlanc, Lemay, Pelletier , [Dorchester] et Tellier.\u20146.{Un seul libéral, M.Gosselin, a eu le \u2018courage de voter contre cette iniquité, | Par contre, ciny députés libéraux dont l'élection est contestée ont eu l'audace de voter four cette mesure qui les intéressaient directement, et au plus haut degré.Ce sont MM.Bergevin, Prévost, Nault, Fiset et Lovell.Or deux articles des règles de la Chambre s\u2019opposaient formellement à ce que Ces messieurs donnassent leur vote en faveur du bill Langelier.l'article 16 ct l'article 121, Jesquels se lisent conimie suit : \u201c Un député n'a pas le droit de voter sur une question dans laquelle il a un intérêt pécuniaire direet, s'il le fait, son vote sera écarté, S'il s'élève une question touchant l'élection d'un député, ce dernier doit sc retirer pendant la décision à ce sujet.# Les journaux quotidiens conservateurs ont bien protesté contre le forfait une fois perpétré ; mais nous ne croyons pas qu'ils aient parlé haut et ferme en temps opportun.Seul parmi les feuilles conservatrices, le 75iffuvien, bien qu'il ne soit que bi- hebdomataire, à trouvé le moyen de protester avant la consommation de l'acte inique, dans son article du 26 mars.Ainsi.dans son numéro du 2 avril, tout en reproduisant les protestations du Journal et de La Presse, les qualifie-t-il' de protestations après coup.Et il ajoute : \u2018* Et c'est heureux (que ces journaux aient protesté) car vraiment cette acceptation muette d'un acte, où plutôt d'une série d'actes que nous ne saurions qualifier autrement que de forfaits, était bien faite pour donner l'idée d'une lassitude morale plus triste peut-être que le mal lui-même, puisqu'elle en était la consécration par avance, \u2018' Pa Allons maintenant au Conseil légis- | latif.Le spectacle y est encore plus triste 3 que celui que nous a offert l\u2019Assemblée populaire.À ia Chambre populaire, au moins, les conservateurs ont, ou voté contre le bill, ou se sont abstenus de voter.A la Chambre haute, il s\u2019est trouvé des conseillers conservateurs pour approuver directement par leurs votes cette législation jacobine.Voilà pourquoi nous avons dit que l'influence de M.Flynn a été plus funeste au Conseil qu\u2019à l'Assemblée, Voici le vote sur ce bill, au Conseil, d'après le procès-verbal de la séance du 27 Mars : Pour :\u2014MM.Bryson, Cormier, Garneau, Gilman, Girouard, La Rue, Lanctôt, Mathieu, McCorkill, Méthot, Ouimet, Pérodean, Rolland, Sharples, Sylvestre, Turner, Ward.\u201417.CONTRE :\u2014 MM.Archambault, Audet, de Boucherville, Chapais, Pelletier\u20145.(21 suivre) Excursion dans le Nord l'hon, M.Gouin accompagné de quelques députés et d'une vingtaine de personnages divers a fait le tour des cantons du Nord-Ouest de Montréal.L'accueil a été chaleureux et marqué par cette hospitalité généreuse qui est l\u2019un des traits caractéristiques de notre population colonisatrice.Voici quelques notes que nous empruntons À nos confrères de Montréal : I excursion est partie mardi, le 23 juillet, à g heures du matin, de ln gare Viger, par le train régulier du C.P.Rqui va à Labelle.Deux wagons spéciaux étaient réservés pour les excursionnistes, dont le nombre s'est grossi en route de tous ceux qui rejoignaient le train aux stations intermédiaires et à Labelle le contingent se trouvait au complet.1] se compusait de : l'honorable M, L.Gouin, ministre de la colonisation, et son secrétaire, Asselin: le maire Préfontaine, l'hon.M.J.D.Rolland, le juge H.Lanctôt, C.S.Cherrier, M.P.P,: C.B.Major, M.P.P.; Gonzalve Desauiniers, J.B.Rolland, Dominique \u2018Ladue, avocat; Dr Choquette, St-Hi- claire; M.Sauvalle, La Presse: God.Langlois, La Patrice; Jos, Mercier, He- | ratd : A.Germain, /7ennier; C, E, :Jimard, Le Journal ; J.A.Drouin, avo- eat; Jus, St-Charles.René Dupont, E, L.de Bellefeuille, M.de Varenne, Dr d'Amour, EK.Bélisle, T.Bonhomme, John Fwcedy, Dr Brisson, I.A.Christin, 1.1, Carufel, Talhot.; Tout le long du chemin, dans chaque adresse, au sein de chaque groupe de co- Sons le eri qu'on entend, c'est \u2018le che- , min de fer, le chemin de fer\u201d de Labelle terminus actuel du Montréal-Occiden- tal, sur la Rouge au Rapide de l\u2019Orignal \u201ceur Ia Lièvre.© : L'honorable M Gouin répond, dit La tresse, représenté par M.Sauvalle, avec jun tact parfait, à toutes les demandes ;et à toutes les plaintes même qui Ini sont ladressées.Tl expose A son tour que son | voyage est Un voyage d'étude et d'obser- , vations et qu'on ne peut dès le début lui | demander de se prononcer sur des ques- (tions qu'il n'a pas encore pu étudier, ; mais auxquelles il s\u2019attachera à donner tune solution.Quant au chemin de fer, \u2018le gouvernement dit-il, désire autant que les colons le voir continuer jusqu'au No- :miningue et plus loin méme.Ie gouver- y nement à montré d'ailleurs d'une façon pratique, qu'il entend aider à la construction du chemin de fer en lui accordant une subvention ct en se départissant cn faveur de cette eutreprise de sa règle établie de refuser tout subside de chemin de fer.Malheureusement, il paraît que 19 Pacifique trouve insuffisante la subven- + tion offerte et ne croit pas pouvoir entreprendre l'œuvre : c'est un contre-temps auquel le gouvernement fera de son micux pour obvier quand ses ressources (le lui permettront.Te jour où le gouver- |nement pourra faire mieux, le chemin de Labelle au Nominingue aura sûrement sa part.L'auditoire a vivement applaudi le ministre, dont les bonnes paroles ont trôu- | vé écho dans tous les cœurs.' | LA NATION.\u2014 8 AOÛT 1901.M.R.Préfontaine, \u2018député de Terre- icouple de bonshommes québecquois oc- bonne, avec une verve et un enthousias- [cupés à tout autre chose que l'avance- me communicatifs, a plaidé, lui aussi, , ment de la colonisation et de l'instruce- - la cause du chemin de fer.Il a fait appel ; tion publique, À tous les hommes publics présents pour \u2014\u2014 aider la colonisation du Nord, indépen- y» .damment de toute idée préconçue de par- L excursion WwW ilson ti : dans un but à la fois patriotique et\u2019 | national, pour le Nord comme pour! REVUE HEBDOMADAIRE + LA NATION «- Journal canadien pour le peuple canadien Rédigée par l'Honorable M.NANTEL, ancien Ministre des Travaux Publics de ta Montréal, qui bénéficiera du développement de toute cette contrée, dont les ressources lui seront apportées.Montréal ne doit pas viser seulement au commerce de l'Ouest.Montréal doit aussi s'assurer tout le commerce du Nord.MM.C.B, Major, Jean Prévost, C.Cherrier, députés provinciaux, parlent dans le même sens.À St-Gérard de Montarville\u2014Kiami- ka : Le curé de la paroisse, le Rév.J.A.Lemonde, est là, dit M.Sauvalle, pour nous recevoir, avec louis ses paroissiens et il se fait quelques discours.En dehors des réclamations d'usage, c\u2019est-à- dire de la demande de chemin de fer, et des plaintes contre la loi qui enlève le bois au colon, nous entendons pour la première fois demander des écoles.I n'y a aucune école dans cette municipalité où 53 enfants sont privés de Vinstruction.| Le Rév.J.A.Lemonde demande en grâce au gouvernement de sul- venir à ce besoin essentiel.Cette demande touche profondément tous les journalistes et députés présents qui, dans leurs discours expriment tous leur regret de voir un pareil état de chose et le résultat est que, sur le champ, les journalistes jettent entre eux les bases d'un comité qui se réunira aussitôt l'arrivée à Montréal pour trouver les moyens d'élever à St-Gérard de Montarville une école qui demeurera comme ut souvenir impérissable du voyage.Ce comité se réunira aujourd'hui à Montréal pour s'organiser et recueillir des souscriptions, C'est une belle et bonne uvre à laquelle ont déjà participé tous les membres du voyage et dont la promesse a réjoui le creur des colons de St-Gérard.Le soir, au lieu de discours, il v a eu discussion animée où l'on retourne sur toutes ses faces la question de colonisation.On en discute tous les aspects pour arriver à la conclusion qu'il y a sûrement matière à changements.Nous parlerons un peu plus loin des idées émises À ce sujet, A la ferme Rouge, c'est un pont que l'on demande : le bac coûte actuellement 50 \u20acls par trajet, et c'est le seul mode de communication pour toute la contrée en arrière avec Labelle.Cela fait un dollar par voyage, et naturellement.les colons trouvent ce montant excessif.Lu ministre de la colonisation prend.bonne note de ces doléanices et s'engage, si les colons veulent fournir le bois nécessaire, à obtenir du gouvernement que celui-ci paie la main-d'œuvre.Cette proposition est juste et franche et les colons en ont pris bonne note.: À midi, le 25, on est réuni à I'lle Major, (laquelle île a eu le don de faire donner quelqu'argent pour les chemins), et on prend part au diner d'honneur de l'excursion.Les discours d'usage, dit encore M.Sauvalie de Le Presse, et les toasts sont portés au dessert, comune des fusées, et c'est entre amis cette fois que chacun a Nous avons été rarement témoin d\u2019une démonstration aussi bien organisée et aussi charmante que celle qui a eu lieu à bord du 7rois-Rivières, le mercredi 31 juillet dernier.Plus de mille personnes, comprenant une foule de personnages marquants, ont pris part à l\u2019excursion.Le départ était fixé à 9 heures, mais bien longtemps auparavant, le pont du vaste steamer était bondé d'une foule de gais excursionnistes, parmi lesquels éclataient au grand soleil les claire, et élégantes toilettes des dames.Un flot continu de nouveaux passagers te Cessait en outre de surgir, et tous étaient à leur arrivée accucillis avec cmpressement et cordialité par les employés de la maison Wilson et par les membres du comité.Te navire était tout pavoisé de drapeaux et dès le départ, la fête s'annonçait joyeuse.Déjà se faisaient entenlre les accords de la musique et des chants s'élevaient.Des fusées montaient dans les airs, Le vapeur démarra enfin.au milieu de l'enthousiasme général, et se mit à glisser rapidement sur les flots bleus, entre les rives charmantes de notre beau fleuve.A bord, chacun s\u2019était installé le plus confortablement possible, qui avec un groupe d'amis et qui avec sa famille.L'entrain le plus vif existait d'un bout du navire à l'autre, Dans tous les endroits possibles on avait placardé des inscriptions empruntées aux poètes de tous les temps, célébrant le vin et ses excellentes qualités, parmi lesquelles, celles- ci: \u2018Vivre ct laisser vivre.\u2018Bienvenue aux commerçants licenciés de vins et liqueurs, ete.\u2026 ete.\u2018\u2019J'attends l'occasion pour boire, parfois je ie attends pas.\u2014Cervantes.\u201d\u2019 \u2018L'union fait la force.\u2018Amusons-nous aujourd'hui, au cas où nous aurions à pleurer demain.\u201d \u2018Du vin surgissent quelquefois des amitiés étranges\u2019.\u2018L'eau modeste vit son créateur ct rougit,\u201d\u201d ete, etc.L'excursion était, à vrai dire, un événement mondain, et caractère de fête nationale, qui montrait bien toute l'importance de la maison Wilson et Cie._ Tout le monde de la politique et de la finance avait été invité.avait en outre un.et les juges, les ministres fédéraux et! provinciaux, les députés, les gens de lettres les plus marquants se coudoyaient à bord du 7rois-Rivières, Cette excursion est de beaucoup la plus importante de toutes celles données jusqu'ici par la maison Wilson et répond Mieux À son importance, qui va sans cesse croissant et qui attire l'attention du monde commercial de la Puissance.Presque tous les hôteliers et restaurateurs de Montréal faisaient partie du ; voyage : ils s\u2019étaient empressés de répondre à l'invitation de leur président qui, en toute circonstance, à combattu pour eux de toutes ses forces.Des discours furent prononcés Province de Québec, et un comité de collaboration choisi tant de Montréal que de Saint-Jérôme.IMPRIMEE A SAINT-JEROME Bureau a Montréal: 1610 rue Notre-Dame.Bureau a Saint-Jérome: rue Labelle.- - ge JOURNAL FIRANCIIEMENT CANADIEN > a FHPFEIFEFFIIIVIIO n vue de l'indépendance politique du Canada LA NATION lutte ouvertement contre E tout projet de fédération impériale, entre le Canada et la Grande-Bretagne, contre toute Lendance impérialiste, qu'il s'agisse (en dehors du Canada), d'opérations militaires, de tarifs douaniers où de changements de la constitution en rapport avec la représentation politique on judiciaire du Canada, en Angleterre, LA NATION demande aussi la Revision de la Constitution du Canada de façon que les l'rovinces assurent davantage leur état d'autonomie par l'augmentation du subside lédérat et la suppression de la Cour Suprême, comme tribunal siégeant en appel des jugenients rendus sur les questions de propriété et de droit civil.Une vigoureuse politique de colonisation pour garder chez nous notre population, agrandir notre territoire habité ; d'agriculture pour l'enrichir et d'instruction pratique et nationale, pour l\u2019éclairer, voilà ce qu'elle poursuit dans les sphères provineiales, Elle à des correspondants sur tous les points en cours de colonisation.On s'abonne à Montréal No 1610 rue Notre-Dam:, à Suint-Jérôme et dans tous tes bureaux de Hoste.HON.G.A, NANTEL, Directeurs : W.B.Nantel, C.R.Lhrecteux de la rédaction » C.L.de Martigny, Avocat \u2014 J.E.Parent, Notaire E.Donat Coden, Marchand La Compagnie d'Fmprimerie de Haïnt-Frrome EDITEUR-PROPRIETAIRE DE LA NATION Mmm.HEBDOMADAIRE conn.Pinay Jornada Cnvenrsclicn pour ice ppewsprle onsale Sévere U, Laviojette, Président Ur F.P, Vanier, Vice-Président Chs.Elle Laflamme, Trésorier R.Aimé Tison, Secrétaire et Gérant 2 TELEPHOSE BELL NO Burcau de Montréal: 1610 rue Notre-Dame, | Abonnement $1.,00 | \u2014-» >-02000000-4 += \u2014 Bureau de Saint-Jérome : rue Labelle, possède des caractères Lout-à-fait neufs et des plus modernes, Elle est en état d'entreprendre toutes sortes de travaux d'imprimerie, depuis la plus modeste carte de visite ou d'affaires jusqu'aux plus grandes pancartes.Ses prix peuvent défier toute concurrence À Saint-Jérôme et à Montréal.COMPAGNIE D'ASSURANCE MUTUELLE .CONTRE LE FEU DE LA CITE DE MONTREAL =.9, COTE 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Montréal.Alf.A.LLaviolette, Agent à Saint-Jérome.!S-S-v1\u20141 à, W.B.NANTEL, C.R.Chs.Ed.MARCHAND HAHVOCAT RMOCAT par oo .een BoP.Borrk tio.\u2014 ST-JEROME exprimé son opinion sur les questions.MM.Préfontaine, McShane, I'hon.M.ST-JEROME, Co.TERREBONNE que l'on entendait soulever depuis le dé-|Nantel, l\u2019ex-maire Beaugrand, Léon part, en particulier sur la question des: Berthaut, Lebeuf, le consul américain.D.LEONARD écoles et du couflit des colons et des marchands de bois.Tout le monde est tombé d'accord pour admettre que la cause de tout le mal est la modicité des revenus que l'Acte de la Confédération a laissés À la Province de Québec, et pour déclarer qu'il faut de toute nécessité qu'Ottawa accorde des \u2018better terms\u2019.Voilà une question qui promet d'échauffer fort les esprits avant longtemps.l'excursion est revenue par Buckingham.Nous avons tenu à citer /a Presse, car: c'est le journal qu'on peut le moins accuser de parti pris contre les gouvernements Parent et Laurier.Appuyé sur le récit et les observations de ce confrère, nous ferons nos observa- f Garanties.Nous félicitons vivement M.Wilson et son comité de leur grand succès.M.JOS.CORBEIL | AGENT D'ASSURANCE ST-JEROME, P.Q.Calin des rues Labelle of Ste-Warie M.CORRE: représente toutes la Vie, contre le Feu, 18-7-01\u20141n.A VENDRE + | | | les: ST-JEROME, y meilleures Compagnies d'Assurances sur les Accidents et] jiox, G.A.NaxTrL, CR.: J.A.Gracnieu, LAB.Camille de Martigny Ancien Magistrat ; NOTAIRE , Sainte-Monique, - Co.Deux-Montagnes.AVOCAT | co rms [3 GHISSE CEGONOIE J.V.LEONARD os CHNTONS fu JOR AVOCAT | St-Jérome, P.Q., Fait toutes sortes de transactions d\u2019ar- Tel.Main 3250.| gent.Escompte les billets de commerce et les billets d\u2019encan.Fait toutes espèces de collections.\u2018Traites émises sur toutes | les parties de l\u2019Amérique.Traite ded ST-JEROME, Co.TERREBONNE Nantel & Beaulieu tions ultéricures sur la situation faite aux | colons par le gouvernement d'aveugles 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mais il est incon-: Vertige.Des places ! Des places ! ! Mais testable, il me semble que dans un pays, Vous étiez placés sur la ferme.L'air qui comme le nôtre, l'industrie agricole bien : souffle au-dessus de nos têtes ne suffit entendue est la carrière qui offre le plus plus.d'avantages à notre jeunesse, outre qu'el- | le est la moins encombrée.| cents de ce triste état de chose.Au lieu Si nous manquons de commerçants d'inculquer à leurs enfants le goût de la vraiment dignes de ce nom, qui regar-! ferme, ils cherchent à les soustraire à la dent plus loin que leur comptoir, si nous Vie des champs en les élevant dans l\u2019a- manquons de manufacturiers qui nous *mour du luxe, de la toilette et de l'oisi- empécheraient d'avoir recours aux étran- | Vitégers pour l'exploitation des richesses\u2019 De la vanité à la galanterie et à Ia co- sans nombre dont le ciel a dotées notre\u2018 quettérie il n'y a qu'un pas et souvent province, nous regorgcons de boutiquiers, ; Ces jeunes gens finissent par le houge.de petits marchands, de commis de bar Ou découragés et désenchantés, le devoir ct de commis-épiciers.Les manufactures est si peu poétique, ils vont le cœur surabondent-elles aussi d'ouvriers et meurtri quémander des consolations par d'onvrières.L'industrie agricole, avec le monde.Ils regrettent, mais il est ses charmes et ses attraits d\u2019indépendan- trop tard, d'avoir laissé la queue des va- ce et de grand air, avec ses projets soli- ches! des et considérables, c'est une étrange: pouvait.anomalie, se voit délaissée par ceux-méê-| mes qui lui doivent la vie.Les parents, souvent ne sont pas inno- | nos mains et de nos figures halées, \u2018les Les industries manufacturières et com-i gens de cage se moquent des gens du merciales se sont données la main pour grand air\u2019, Que les cultivateurs nous se mettre au service de l'agriculture, leur donnent des fermiers, des fermières et mère nourricière.Elles ont remplacé les : des colons.Notre pays étant un pays outils par la machine, la faux et la fau-,essenticllement agricole, restons aux cilte, par la faucheuse mécanique, le pe- champs.tit rateau à main par le rateau a cheval, , Le commerce et l'industrie manufacturiers ont fait descendre jusque dans nos plus humbles familles le comfort et mé-: me l'élégance qui autrefois étaient l'apanage exclusif de la fortune.L'agriculture.tout en perdant la dureté de ses travaux, a centuplé ses bénéfices.AYMERILLOT.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014- batir un pont ! Une bagatelle ! Plutôt tu peu de bon Pourtant, chaque année, c'est comme, vouloir et de bonne entente entre les un coup de piston qui refoule nos jeunes, Commissaires d'Ecoles et le Conseil Mugens de la campagne et les aspirent dans, nicipal de notre ville, qu'une dépense nos Villes.Les jeunes garçons quittent \u2018d'argent, si l'on tient compte, que le la ferme, abandonnent et méprisent les quartier qui demande le pont, a bien vou- charmes de la terre natale ce puissant at-; lu souscrire la somme de S1,000,00.Que trait au devoir, pour aller s'étioler et vé- 1a commission scolaire consente setle- géter dans nos villes.Ou se fait commis; ment à ce que les terrains qui lui ont été ou commissionnaire par paresse et par;donnés expressément pour cette fin, vatité pour échapper au travail des mains \u2018 soient utilisés suivant leur destination et comme souvent on se fait avecat, méde- que les caissons soient également utilisés cin, notaire pour avoir des bouteilles: et ne se perdent pas, le pont se cons- dans une sacoche ou des papiers timbrés, truira connne par enchantement.dans son paletot.Cette plaie sociale tou-, Que l'on profite des dons généreux jours grandissante a envahie depuis quel-'que certains particuliers veulent bien possible en attendant qu\u2019il s'habitue au: que temps surtout les jeunes filles de nos! faire pour mener à bonue fin une entre- campagnes.Elles préfèrent aller servir prise déjà commencée et qui, si elle n'est dans tout le sens du mot, nos gros bour-; pas indispensable à tous, est au moins geois, porter des toilettes voyantes et utile à un grand nombre.C'est mal de -marier le premier snob qui se présentera ;s\u2019opposer à une amélioration sous pré- que d'être et de rester de bonnes fermiè-! texte qu'elle n\u2019est pas dans son quartier res.let qu\u2019on n'en a pas besoin, Aujourd'hui, Aussitôt que leurs pieds ont foulé les; c\u2019est le quartier St-Joseph qui est la vic- pavés de la ville, vous les entendez dé-|time, demain ça pourrait être le quartier clarer emphatiquement : \u2018* Je ne marie- | St-Louis ou un autre quartier.Si l\u2019on rai pas un habitant.\u201d s'obstine à ne pas rendre justice à un Telle autre, parce que le père qui a tu1! quartier, on s'expose à des représailles gros sac d\u2019écus fournis par l'agriculture, | sérieuses ct à dépenser des sommes con- l'a mise au pensionnat où elle a appris le {sidérables pour la moindre amélioration.piano dédaigne et méprise le cultivateur! Il est toujours plus aisé de s\u2019opposer à et ses travaux.Voilà une demoiselle ; elle | une amélioration que de l\u2019exécuter.Et ne veut plus que faire des broderies des; si les opposants ne réussissent pas tou- trousseaux et attendre là-dessus le mari jours à l'empêcher, dans la plupart des hourgeois, qui souvent se fait attendre.\u2018 cas ils réussissent à faire faire des dépen- Puis un beau jour, si lus revenus du ses considérables, qui toujours retombent .; ' papa ne suffisent plus à la toilette, elle; sur les corps publics ct partant sur les ira se faire plumitif dans un bureau ou |contribuables.un magasin.A tout événement elle al Au point de vue municipal, la cons- fini d'être à la quete des vaches.|truction du pont scrait un avantage, elle Pourquoi donc?Les vaches sont pour- permettrait à la partie nord du quartant de bonnes hêtes ; deux fois par jour, \u2018tier St-Louis de se développer, en aug- leur mamelles généreuses nous apportent\u2018 menterait l'évaluation dans des propor- Ce qu\u2019il en couterait pour à des divisions qui règnent parmi nous sont aussi vivaces aujourd'hui qu'elles l\u2019étaient ii y aura bientôt dix ans.Un pety d'entente et de bon vouloir ! C'est ce qui nous manque en notre belle ville \u2018de St-Jérôme.i Civis, \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014e- LA MNEDEGINE POUR TOUS Dans le dernier numéro de LA NATION, je crois avoir prouvé pour ceux qui ne sont pas plus savants que les médecins, que le grand danger pour les enfants pendant les chaleurs de l'été, est la diar- irhée, Cette maladie qui coupe les ailes à tant de belles espérances est, la plupart du temps, causée par une alimentation qu'on pourrait presque qualifier de contre nature, On dirait que la Providence nous \u2018a dontié la raison pour déraisonner.Voyons-nous les petits des animaux, laissés à leur instinct, mourir à raison de cinquante pour cent ?Non, n'est-ce pas ?!\u2014Si jeunesse savait et si vieillesse! et pourquoi, si ce n'est que la mère du! | petit chat, qu'enrubanne Loulou, ne lui; Laissons donc le snobisme se railler de donne ni roastbeef, ni bouillie, ni bou-.\"bons avant qu'il ne puisse les digérer.Elle lui apportera bien une souris, l'occasion s\u2019en présentant, mais c'est histoire de lui apprendre à tirer ses grif- \u2018fes et à exercer son agilité., et encore veillera-t-elle avec soin à ce qu'il ne la mange pas.C\u2019est l'instinet qui la con- «duit.Pour nous, l'on dirait que le flambeau de la raison sert plutôt à nous éblouir qu\u2019à nous éclairer.Oui ! éblouir n\u2019est pas de trop.Aussi \u2018croyons-nous faire mieux que ce qu\u2019exige da nature, | Le résultat est qu'à peine né, bien \u2018avant son baptême, le bébé a déjà été aflligé de ses petites ponces à la menthe, \u201cbien heureux encore d'avoir échappé au whiskey et au cognac, affaire de lui enle- ; ver une colique qui le fait pleurer, tandis que l'enfant ne demande qu'à être réchauffé de la chaleur de sa mère à la sortie de son premier bain.| Si je necraignais pas d'étre \u201cshocking\u201d pour mes lectrices, je continuerais la «comparaison en ajoutant qu'après sa naissance, la mère du toutou de Toto ne lui a pas donné de pouce mais qu\u2019elle ls'est contentée de lui faire sa première toilette, puis de le réchauffer du mieux climat de ce bas monde., Donc, que ce soit bien compris ; pour votre bébé, madame, pas de pouce autre ; que celle préparée en vous pour lui.Elle lui débarrassera les intestins, celle-là, et le nourrira en même temps tout en vous préservant de terribles souffrances si vous avez le bon esprit de ne pas vouloir corriger l\u2019œuvre de la Providence.| Si par malheur, la santé ou toute autre \u2018raison sérieuse vous empêche d'être com- ;plètement la mère de votre enfant, ne |suppléez pas à la parcimionie de la nature ichez vous par des bouillies, des sauces, des bouillons, et que sais-je encore ! Qui de nous n'a pas même vu une mère im- |prudente mastiquer et enrober de salive ;et de microbes, la nourriture de son enfant qu\u2019elle lui donne ensuite en la manière des oiscaux ?Non, mesdames, pas de zèle intempes- if: suivez la nature si vous le pouvez ; \u2018si vous ne le pouvez pas ne vous en éloignez que le moins possible ct ne donnez à votre enfant rien autre chose que le lait \u2018frais et pur d'une bonne vache en santé.Je termine en émettant un paradoxe 5 | ses glandes salivaires ne puissent le chan- (le courage du travail et du sacrifice, igno- | depuis que le collège a été construit sur |ger en sucre, c'est-à-dire pas avant un rer la noble jouissance du devoir accom-!le côté ouest de la rivière, divisions qui {an puisqu'elles ne se développent guère pli dans sa position si humble et si igno-! avant ce temps.Conséquence : pas de pommes de terre, pas de pain, pas de biscuit, pas de bouillie ni rien de confectionné avec de la farine.Si quelques enfants élevés à la bouiilie sont bien portants, c'est qu\u2019ils se nourrissent du lait composant, pour une partie, ce mélange et que ses petits intestins ont assez de force de résistance et d'énergie pour endurer, cribler et rejeter au dehors ce qui est au-desstts de leur puissance digestive, | Dr Poulo\u2014\u2014 Pensées Dans le mois de décembre 1900, l'échevin Nautel et ses amis ont accepté pour partie les travaux de l'aquedue en fer, parce que l'ingénieur de la corporation, M.Mignault, avait produit un rapport établissant qu'ils étaient faits À sa satis- \u2018 faction et parfaitement acceptables, qu\u2019il {ne restait à faire que pour environ S400.d'ouvrage.Ltils ont décidé de payer les entrepreneurs, hais de retenir, pour se \u201cgarantir, Non pas 5400,00, chiffre de l\u2019ouvrage qui restait à faire, mais $3,000.00.{A cette époque, la corporation avait intimé aux entrepreneurs, qu'elle ne trouvait pas avantageux pour elle de terminer les travaux en cette saison rigoureuse.Dans les circonstances, elle n'avait {pas d'autre chose à faire que de payer l'ouvrage fait en retenant un montant suffisant pour la garantir, où de faire \u2018terminer les travaux, ce que les entrepre- \u201cneurs étaient prêts à faire.Le peuple avait voté l'emprunt, lorsque M.Henri Prévost ct ceux qui ont signé le protêt, l'ont fait | signifier, et dans ce protêt ces messieurs ne ;se plaignent pas que les travaux de l'aqueduc ne sont pas finis; ils disent seulement que le règlement voté par le peu- {ple n'est pas approuvé par le Lieutenant ; Gouverneur en Conseil et qu\u2019il autorise | légalement de faire l'emploi des S25s,- 000.00 votées originairement en faveur de la Boston Rubber Co.Si M.Henri Prévost et ses amis avaient Été conséquents et avaient respecté le vote populaire, ils ne se seraient pas opposés à l'emprunt ; s'ils avaient été conséquents, lui et ses amis, ils auraient ob- itenu l'approbation du Lieutenant-Gou- verneur pour le règlement de l'emprunt, En agissant ainsi ils n'auraient pas fait perdre à la corporation en frais, en intérêts payés inutilement cten pure perte sur l'emprunt, une somme de $1046.25.* M.Le Franc, vous irez conter à d'autres qu'à nous l'histoire, que c'est à cause de la résolution du 18 décembre, que , que vous avez protesté et que vous avez réglé la poursuite des entrepreneurs, et [po que c'est à cause de cette résolution | que la corporation a perdu tant d'argent.; Non.C'est grâce à votre protêt et portez dignement la responsabilité de vos incon- \u201cséquences et de votre obstruction à la | construction de l\u2019aqueduc en fer, que vous avez qualifié en pleine séance du conseil de bonne aubaine.Oui ! l'aqueduc jen fer est une grande ct belle améliora- \"tion pour Ia ville de St-Jérôme, et si elle [nous colite la somme de $1046.25 plus \u2018qu\u2019elle aurait dûe nous coûter, c'est de \"votre faute, n\u2019en déplaise à Le Franc, { | 1 #4 L\u2019Avenir du Nord dit dans son dernier numéro, qu\u2019il n'y avait que 4 ou 5 intéressés qui demandaient la construction du pont, que ces messieurs nous ont em- le bon lait, la bonne crème, le bon beur- \u2018 tions élevées, elle serait encore une fois encore pour ceux qui connaissent mieux pêché de construire, en nous imposant en re, source toujours grandissante de reve- lun acte de justice envers les contribua- que les médecins ordinaires : c'est qu\u2019un pure perte une dépense de $1472.62.nus.bles du quartier St-Joseph et mettrait fin ! enfant ne digère pas l\u2019amidon avant que, C\u2019est un mensonge.C'est le contraire qui 6 est la vérité.Il est vrai que l'acharnement de la famille Prévost contre le pont projeté a refroidi le zèle d'un certain nombre qui désirait ce pont, et si les écrivains de l'-fzrwir venient étre discrets nous pourrous leur donner les noms de contribuables qui out souscrit ou veulent souscrire pour mener à bonne fin l'entreprise, tout en y paraissant indifférents et parfois adverses.HE L'lrenir du Nord écrit : * M.Bruno Nantel, un avocat qui n'a pas d\u2019excuse pour avoir enfreint aussi grossièrement la loi, a l'audace de rejeter sur d'autres la responsabilité de l'histoire du fameux pont des commissaires, ** Qui à jamais entendu dire que les commissaires d'école avaient le droit de construire des ponts ?Surtout sans en parler aux contribuables qui ne l'apprennent que le jour où conten: cent les travaux ?** Qui aurait jamais pu croire qu'un commissaire d'école, avocat expérimenté, ait par se rendre coupable d'une pareille hérésie légale?\u201d Quelle bonne foi dans ce qui précède ! Quelle bonne farce | Les messieurs qui écrivent ainsi avaient pourtant une bonne occasion de prendre M.W.B.Nantel en défaut, pourquoi n'en ont-ils pas profité.eux qui ont tant de ressources?Pourquoi n\u2019ont-ils pas, comme ils s'en étaient vantés, fait payer à M.Nantel et à ses partisans, le coût du fameux pont et les frais du bref d'injonction, si, en réalité.la construction était illégale ?Et veuillez vous rappeler alors que dans toutes les assemblées publiques qui ont eu lieu.ct il y en acu plusieurs.M.Nantel les a provoqués, en leur disant : ** Attaquez- \u2018* moi, faites-moi payer de ma poche si \u2018* j'ai agi illégalement, mais ne faites pas de frais qui retourneront sur Ja Commission Scolaire.\u2018\u201d La réponse est bien simple.c'est qu'ils n'en avaient pas le droit, et qu'ils s\u2019étaient vantés.C'est que M.Nantel en cette circonstance à agi suivant la loi et avec prudence connu il a toujours fait, dans les affaires scolaires et municipales.Ft pour arriver à leur but, c'est-à-dire pour mettre fin au procès et empêcher la construction du pont, ils ont fait passer par la Commission Scolaire du temps, grâce à leur ami, M.J.A.Théherge, régistrateur-conjoint, une résolution qui N'était ni plus ni moins qu\u2019une confession de jugement un abandon de de la part des commissaires la cause.: et cette confession cle jugement, les privait de tenter même tout recours pour faire payer à M.Nantel 35 d\u2019une entreprise publique qu'ils disaient iHégale.les dépens ES Le peuple qui est aussi intelligent que Le Franc, que nous n'avons pas l'avantage de connaître, a parfaitement compris, lorsqu'il a voté, en 1S9S, une somme de 535,000 pour bâtir une partie de l'aqueduc en fer, qu\u2019il faisait unacte qui l'obligeait à payer les fonds nécessaires pour terminer l'aquedue.IT a tellement compris la chose qu'il ne s'est pas laissé émouvoir par les discours de MM.le Dr Jules Edouard Prévost, le Dr Henri Prévost et M.Jean B.B.Prévost, qui combattaient la veille de la votation, le dernier règlement de l'emprunt, en soulevant toute espèce de préjugés.A Saint- Augustin (De notre correspondant) \u2014M.l\u2019abbé Joseph Mignault, fils du Dr Zoël Mignault, coroner du district, est arrivé de Rome samedi dernier.Ml'abbé a passé deux ans au Collège Canadien afin de compléter ses études philosophiques et théologiques.LA NATION.\u2014 8 AOÛT 1901.Va sans dire que c'était une grande Joie pour la famille de le voir revenir après une si longue absence._\u2014_ A Saint-Jérvome \u2014Vendredi, M.Adolphe Labelle de la côte double, trouva dans son champ un de ses chevaux, mis là le matin, éventré par le bœuf de =on voisin, M.Callaghan.La pauvre bête n\u2019était par encore morte.On a mis fin à ses souffrances en l'abattant.Les parties se sont arrangées à l'amiable.M.Labulle recevant comme in- deminité pour son cheval la somme de Ssv.00.\u2014M.Noé Beaudry, de chez Greenshicld & Co, qui était venu passer ses vacances à St-Jérôme, est retourné à Montréal samedi matin pour se remettre à l'ouvrage.\u2014Mademoiseile Adrienne Labelle de Montréal.est chez mademoiselle Rodier depuis quelques jours.\u2014 M, Godmer prend un peu de mieux \u201ct M.CC, de Martigny sera à son bureau dans ctutre OU Cine jours.\u2014Samedi, sur le marché.un espèce de charlatan, s'est mis en frais de ven- re certains médicaments hons pour toutes espèces de maux, Malheureusement, il ne s'était pas prémuni de licence et malgré l\u2019ordre de la potice, de payer sa licence ti de cesser de vendre.ils'obs- tint, jusqu'à ce qu'enfin on le coffra.M paya alors xa licence et recommença ses discours et ses blagues.Les gens présents le taquinèrent tellement qu'il dut ajourner ses ventes, cN disant que les gens de St-Jérôme étaient tous des jous.11 w'avait pas vendu pour un seul sou.C'est bien fait.Ces charlatans qui vendent ces remèdes bons pour tous maux, ne sont toujours que plus ou moins voleurs, et la population s\u2019est montrée sage en n'encourageant pas ce sale métier.\u2014 Notre agent de gare.(C.P.R.) vient de nous quitter pour la gare plus importante de \u2019Prois-Rivières.C'est une marque de confiance que M.Lamarche s'est attiré par son esprit d'ordre et son honnéteté.Nous l'en félicitons.Il est remplacé ici par M.L.L.Grondine\u2014 Savez-vous pourquoi cela coûtait St.05 pour aller à Ste-Agathe dimanche en train d'excursion ?Non, Eh bien c'est parceque le Pacifique n'était pas en peine de trouver des voyageurs pour emplir 4 ou à trains à Montréal à n'importe quel prix, et qu'on n'avait pas besoin des geus de St-Jérôme.Après, les trains HOUS passent au lez sans arrêter, Ce sont les prix exorbitants qu'on veut nous charger.Ah {si le Grand Tronc, faisait le même trajet, on irait à Montréal pour 50 éls et à Ste-Agathe pour 25 cts.Mais le Pacifique est seul.vous savez.Alors ! \u2014Dbimanche, le docteur Gauthier, était sur la piste de l'ancien rond de course, à entraîner sou cheval en vue des courses de Ste-Rose, lorsqu'en courant son cheval s'est blessé à la patte de derrière, assez sérieusement, \u2014M est passé trois traius en route pour Ste-Agathe, dimanche.\u2014Dimanche.M.le curé a fait un appel à tous les citoyens et paroissiens de St-Jérome leur recommandant de payer leurs droits et dîmes.C'est un devoir civil aussi bien que religieux, qu'il faut acquitter.D'ailleurs ce n'est que juste et raisonnable.Durant le mois d'août Mle curé recevra aux heures de bureaux ce qui lui reste dit tant sur cette année que sur les années passées, \u2014Dimanche, malgré excursion A Ste-Agathe, un très grand nombre d'étrangers de Montréal sont arrêtés ici, et ont admiré la beauté de St-Jérôme.\u2014Lundi soir, vers 8'% hrs.est arrivé un accident qui aurait pu avoir des sui-; tes fatales.On avait ouvert une tranchée \u2018 \u2018dans la rue, devant chez le Dr J.E.Prévost.ct on l'avait seulement entourée ,pour la nuit, sans mettre de lumière.Une.voiture conduite par M.Jules Beau- \u2018dry, venant à une allure assez rapide, talla se jeter dans la tranchée.Le cheval l'est tombé sur l'autre côté de la tranchée, {maire donne lecture d'un requête deman- ; dant l'ouverture d'une rue entre les rues\u2018 ; Ste-Marguerite.! de la voiture est tombé declans.Le tra- {me et Bélanger afin de faire faire les me- vail seul a été brisé.Ceux qui étaient jsurages nécessaires et faire aussi les dé- \u2018dans la voiture en ont été quittes pour marches nécessaires pour s\u2019entendre avec sortir un peu vivement de la voiture.On ; les propriétaires pour les prix des ter- \u2018devrait mettre de la lumière dans cescas- rains, où devra passer cette rue et de fai- A, afin d'avertir les gens qu\u2019il y a du're rapport au conseil à sa prochaine \u2018danger.Le dommage dans Ce cas est peu ! séance.considérable, mais, il aurait pu y en Une requête de M.Joseph Trudel de- avoir beaucoup plus, et surtout les per- mandant une remise de taxes commer- sonnes qui étaient dans la voiture au- ciales est lue au conseil.raient pu se blesser même très griève- Le conseiller Nantel secondé par le ment.consciller Lafiamme.propose qu'une re- ._ ., Mise de taxes pour la vente des cercueils \u2014M, le notaire Villeneuve, de Ste- qui soit accordée pour les années 1899.Anne des Plaines, est ici à faire l'inven- - gow et 1YOI.taire des biens de la Cie L.Villeneuve & UM, Louis Labelle produit le projet du Cie.Cet inventaire est occasionné par la \u201crèglement ordonnant le canal d'éyoût du mort d'un de l'un des associés, \"Hon.J.quartier St-Louis, et après discussion, O.Villeneuve.l'adoption de ce règlement est remise à \u2014M.le Notaire Joseph Gadoury, dela prochaine séance, .Ste-Elizabeth.était en ville lundi, pour! Et sur motion du conseiller Nantel se- affaires professionnelles.condé par le conseiller Gibault, ie con- Le , , tseil s'ajourne 4 jendi le 8S courant.\u2014M.le Curé de St-Jovite, et M, 1e °° * Mourne à Jeuet le 8 courant Cure de St-Faustin, ont passé lu journée \u2014Grande partie de basebail dimanche de lundi chacun dans leur famille.{prochain.sur le terrain du collège, entre ie club l'Etoile du Nord et le elub des Greens, La partie s'annonce Les inté- fessante.(Qu'on s'y rende en foule.Prix \u2014M.Rémi Mailliiot est allé samedi visiter son cousin, M.Adélard Prud'homme, à St-Gabriel.I est revenu lundi.M.Prud'honn ; ; n'est d'entrée sur le terrain, 10 centins.Les a AO \u201c IX 28 : : CHIMIE, QUOIQUE DEUX NES dames seront admises gratuitement.pas encore sauvé.\u2014MEURTRE À MorIN-FrAts, \u2014 DH- \u2014 Plusicurs citoyens de St-Jérônis sont LO , manche soir, Frank Blais de Morin-PFlats montés à St-Agvathe, dimanche dernier.: est allé passer Li soirée chez son beau- père James F.Doherty.pere, du même \u2014Session régulière du conseil de ville, P mies ¢ am lieu, Ou s'amusa fort toute la soirée et le 3 août Igor.Présents : MM.les conseillers Louis Blais prit plusieurs verres de boisson, Brière, À Villeneuve, WW.B.Nantel, N, , Assez pour se griser.Bélanger.C.E.Latlamme.Henri Pré-, Vers 5 trois heures du matin, un nom- vost et FE.Gibault formant le quorum, m¢ Dick Wood est passé devant la mai- En l'absence du maire, monsieur le'son de père Flaherty.s'en retournant pro-maire.prend le fauteuil.Les procé-!chez lui.Blais qui était à la porte, lui dés de la dernière séance sont lus et Cria : de dire son nom.Ce 3 quoi Wood adoptés.Des comptes au montant de.répondit que cela ne le regardait pas.S10S.74 sont présentés au conseil, Alors Blais que la boisson n'avait pas Le couseilier Nantel fait motion que, l'habitude de rendre doux, se mit à la les comptes concernant le minage vis-à- poursuite de Woud qui se sana cu côté vis les propriétés J.E.Parent et Joseph! de la demeure de James Flaherty fils, et Giroux sur la rue St-Georges, soient-se cacha quelque part autour de la acceptés et payables, mais que les mon- MAISON, ; tants en soient chargés aux comptes des Blais le croyant sans doute entré dans propriétaires.\u201cla maison vint frapper et faire du bruit Cette motion n'est pas secondéu, à la porte de la maison de Flaherty, fils, Le conseiller Gibault secondé par le\u2019 qui était couché ainsi que toute sa fa- consciller Villeneuve propose que la réso- mille.Blais voyant qu'on lui refusait lation du 1% juillet concernant le minage : l'entrée de la maison devint agressif au sur la rue St-Georges soit amendée en y point de prendre une pierre et de la jeter ajoutant les mots: \u2018Aux frais dela Par un carreau de la fenêtre qu'il brisa corporation,\u201d avee fracas.Flaherty voyant sa maison Le conseiller Nantel propose en amen- allaquée, se leva et prit son Fusil pen- dement à cette résolution, que cet amen- dant que sa femme s'emparait d'un ti- dement ne soit pas fait parce que c'est SOUNIer ct tous deux sortirent, Il y cut un faux principe de faire faire des tra- sans doute bagarre.Blais fut frappé au Vaux aux frais de tout le monde sur des front avec ce tisonnier et fut blesse griè- emplacements appartenant à des partieu- Vement, de plus.il reçu une décharge de liers qui ont acquis souvent ces emplace- fusil chargé à plomls dans l'abdomen, à ments pour un prix nominal à raison de l'endroit du foie, I eut le corps traverse difformités de terrain, soit montagnes, de part en part, Deux heures après, Blais ravins ou rochers.était mort.Le coroner Mignault est allé [a corporation faisant faire ces tra- tenir une enquéte.Le verdict est que vaux donne à ces terrains, aux frais du Blais est mort de deux blessures causées.publie, une valeur qu'ils n'ont pas cten- au front par un instrument contondant richit d'autant ces particuliers-là an dé- etat l'abdomen par une décharge de fusil triment de Li caisse publique, ce qui est à plomb.immoral.Les détectives informent cton s'attend Que c'est injuste d'en agir de la sorte À des arrestations, Lu .lorsque ln Corporation a déjà refusésem-\"_ le Dr Pontbriand de St-Sanveura fait hlalle demande à ma connaissance faite l'autopsie du cadavre, .spécialement par Dolphis Morand pour Le rapport de la /resse n'est pas exact, soi chemin et Léandre Gauthier pour \u2014La Cour de Magistrat qui devait siè- son trottoir.ger ick mardi, est ajournée au 3 septem- Cette motion en amendement n'est pas bre prochain.secondée.lt la motion des conseillers Gibault et Villeneuve est votée par MM.les conscillers Gibault, Villeneuve.Laflamme et Bélanger.M.Nantel enrégistre son vote contre la motion Gibault et M.L.Brière s'abstient de voter.\u2014Le club de tir de St-Jérôme vient de recevoir du Gouvernement, les carabines et les cartouches nécessaires pour les exercices d'automne, Un inspecteur est attendu ces jours-ci pour choisir le terrain convenable pour y placer les cibles.Requête L.Villeneuve & Cie, est re- Les officiers doivent Se Feunir de mise A In prochaine séance afin d'exami- Suite pour preparer les reglements du ner le règlement accordant un bonus à, = \"UP.La Cie Pepin, Villeneuve & Cie.\u2014M.J.D.Leduc, avocat, de Ste- M.8.J.B.Rolland demande verbale- Scholastique.et M.Hector Champagne, ment au Conseil, si c'est à l'intention de M.P.P.pour Deux-Montagnes, sont faire faire les travaux de l'aquedue en partis jeudi dernier pour Vancouver, Cfer jusqu'aux moulins de la Compagnie : A.par voie du C, P.R.Rolland, tel que prévu par le Règlement, Ils doivent revenir par les grands lacs.No 35.Sur motion du conseiller Nantel secondé par le conseiller Bélanger.M.J.H.Matte est chargé de préparer un devis pour faire faire ces travaux.Le pro- \u2014M.et Mme Henri Rolland, se sont embarqués mardi, le 6 août courant, à bord du \u2018* Lake Mégantic\u2018* pour revenir au Canada.M.Rolland, qui nous écrit de Paris, ,se déclare tout à fait enchanté de son sé- Le AS TS jours en Europe.St-Georges et Labelle vis-à-vis la rue?pe .| \u2014Mlie A.Brodeur, de Montréal est Cette requête est reférée au comité des | actuellement en visite chez MIles Blanche : heureusement peu large et l'avant train [chemins avec MM.les conseillers Laflam- et Aliéna Gougeon.fo pea \u2014\u2014 A Sainte-Thérèse (De notre correspondant.) Août 4, 1901.\u2014Le nombre des Gipsies va toujours grossissant dans nos campagnes.Les dernières chaleurs les auraient-\u2018 elles par hasard fait éclore si nombreux ?L'hypothèse serait peut-être plus juste si on l\u2019appliquait à l'action naturelle du gouvernement d'æffaires de la Patrice.\u2014Nos pompiers furent appelés dernièrement pour un commencement d\u2019incen- .die chez Jos.Senécal.Peu de dommages.Le lendemain, chez H.Lecomte ol le feu, communiqué par une locomotive aux herbes de lu voie ferrée, menaçait de détruite ne pièce de grain déjà brûlée par le soleil.De là au village, une étincelle aurait pu nous amener une conflagration, Un boyau s'est éventré durant l'action de la pompe.arrive assez souvent, doit-il être attribué à l'excès de zèle des pompiers et du capitaine ou à la mauvaise qualité des boyaux ?\u2014 Toutes les dépendances de, John Thorburn ont été _incendiées vendredi dernier y compris 75 voyages de foin.Instruments, voitures, anitiaux sauvés.Pas d'assurance.\u2014La semaine dernière M.U.Lavoie,
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