La tribune, 12 septembre 1989, Cahier 1
[" 80e ANNÉE \u2014 No 173 4 CAHIERS.28 PAGES SHERBROOKE.12 SEPTEMBRE 1989 (WEEK END: 1.00$) 0.50' - Domicile.2.85$ par semaine la tou ^V:C- Infirmières de retour au poste pour aujourd'hui ^ Si les négociations achoppent, ce sera à nouveau la grève demain, prévient la FIIQ par Lia LÉVESQUE DRUMMONDVILLE (PC) \u2014 Les infirmières rentrent au travail ce matin mais pour 24 heures seulement.Elles donnent une journée au gouvernement pour en venir à une entente avec elles.Sinon, elles débraieront de nouveau demain matin.Le gouvernement, de son côté, a accepté à 20h, hier soir, de reprendre les négociations avec les infirmières «dans les meilleurs délais».Cette trêve stratégique de 24 heures a été décidée par la «très grande majorité» des 400 déléguées du conseil fédéral de la Fédération des infirmières, réunies à Drummondville.Daniel Johnson, président du Conseil de trésor.Elles prennent ainsi le gouvernement au mot: il a toujours dit qu\u2019il ne négocierait pas, tant que les^ infirmières seraient en grève illégale, et bien «nous ne serons plus illégales à partir de mardi matin, à 8h», résumait hier Diane Lavallée, présidente de la FIIQ.Le président du Conseil du trésor, Daniel Johnson, de son côté, a confirmé hier soir qu\u2019il était «prêt à reprendre les discussions en vue d\u2019en arriver à une entente négociée» puisque le syndicat des infirmières «a répondu à la condition du gouvernement à l\u2019effet de cesser sa grève illégale».Bourassa Le premier ministre Robert Bourassa qui faisait campagne hier soir dans l\u2019Outaouais, a été avare de commentaires.Il a refusé de dire si le mandat des négociateurs gouvernementaux serait élargi ou si de nouvelles offres seraient proposées aux infirmières, à l\u2019ouverture des pourparlers.«La position du gouvernement pour ce soir, c\u2019est de retourner à la table.Je n\u2019ai aucun autre commentaire à faire», a-t-il déclaré.Les infirmières attendent maintenant une proposition sérieuse de la part du gouvernement, sur le plan salarial.Bien que le Conseil du trésor soit aussi pris par la négociation avecjes 300 000 autres employés de l\u2019État, Mme Lavallée juge que 24 heures sont suffisantes.«Le gouvernement, s\u2019il a vraiment la volonté politique, est capable de régler dans les heures qui viennent.» On sait très bien, grâce à d\u2019autres conflits, que «c\u2019est dans les dernières 24 heures que les dossiers les plus importants, y compris les clauses salariales, sont réglés», soutenait Mme Lavallée.Maintenant que «l\u2019irritant majeur» est enlevé, précisait Mme Lavallée, la FIIQ attend que le gouvernement «négocie de bonne foi».La dernière offre gouvernementale demeurait à quatre pour cent pour 1989, puis 7,5 pour cent en 1990 et entre 4 et 8 pour cent, selon l\u2019échelon, en 1991.Les infirmières, de leur côté, demandaient, lors de leur dernière contre-proposition, entre 5 et 10,8 pour cent en 1989; de 6,5 à 7,6 pour cent en 1990 et quatre pour cent pour tous en 1991.La présidente Lavallée a prévenu d\u2019avance le ministre.«Pas question de prolonger la trêve; c\u2019est très clair.» S\u2019il n\u2019y a pas d\u2019entente entre les deux parties, les infirmières sortiront de nouveau en masse des hôpitaux, demain matin.«La trêve se termine mercredi matin.» Médiation rejetée Tout d\u2019abord hier, l\u2019offre de médiation spéciale proposée dimanche soir par un comité ministériel avait été rejetée à l\u2019unanimité par les 400 déléguées de la FIIQ.Ce que les déléguées reprochaient surtout à cette option est la longueur du délai avant d\u2019obtenir un rapport, soit une dizaine ou une quinzaine de jours.«Ca arrive un peu tard dans le dossier», justifiait également Mme Lavallée.Ensuite, les 400 déléguées ont débattu, à huis clos, pendant plusieurs heures, de la proposition de trêve de 24 heures.Êlles tenaient ainsi à démontrer au gouvernement leur sérieux.Cette proposition a été adoptée à la très grande majorité.E LA \u2014 mKf | 1111 (Laserphoto PC, archives) De la connaissance d'autres conflits, la présidente de la Fédération des infirmières, Diane Lavallée, retient que «c'est dans les dernières 24 heures que les dossiers les plus importants, y compris les clauses salariales, sont réglés».réunir en conseil fédéral à Drummondville, pour faire le point sur l\u2019évolution du dossier.Poursuites reportées Dans les hôPitaux Par ailleurs, les poursuites pour outrage au tribunal contre trois dirigeantes, qui devaient être entendues ce matin au palais de justice de Montréal, ont été reportées à une date indéterminée.Ce sont «les procureurs», aux dires de Mme Lavallée, qui se sont entendus pour ce report.La présidente ainsi que deux dirigeantes de la FIIQ devaient se présenter au palais, ce matin.Une manifestation d\u2019appui avait même été prévue par les infirmières.Aujourd\u2019hui à 14h, les 400 déléguées doivent de nouveau se Par ailleurs, même si les infirmières reprennent du service dès ce matin, l\u2019Association des hôpitaux ne s\u2019attend pas à ce que les établissements de santé reprennent sitôt leur rythme normal d\u2019activités.Dans un communiqué diffusé tard hier soir, l\u2019Association des hôpitaux rappelle que les syndiqués de la Fédération des affaires sociales, affiliée à la CSN, menacent eux aussi de débrayer.«Il ne faudrait pas s\u2019attendre à ce que les centres hospitaliers reprennent leurs activités normales et ce, tant et aussi longtemps que le climat d\u2019incertitude prévaudra».L\u2019association de dirigeants d\u2019hôpitaux trouve aussi «très courte» l\u2019échéance de 24 heures lancée par la Fédération des infirmières au gouvernement, pour en venir à une entente avec elle.?Johnson reporte le dépôt des propositions salariales pour les syndiqués de la CSN et la CEQ \u20ac8 Lacroix prêche à nouveau à la télé ¦ CHICOUTIMI (par la PC et LA TRIBUNE) - Le télévangé-liste Pierre Lacroix vient de reprendre sa carrière de prédicateur en attendant que sa cause soit entendue par la Cour d\u2019appel.Pierre Lacroix Il a donné des conférences en fin de semaine à Alma, Chicoutimi et La Baie, au Lac-Saint-Jean.La Cité du père a également acheté du temps d\u2019antenne dans quatre stations de télévision de cette région.Au cours d\u2019une entrevue sur les ondes de la télévision de Radio-Canada, Lacroix a confié qu\u2019il avait choisi le Saguenay-Lac-Saint-Jean pour recommencer parce qu\u2019il y a toujours été à l\u2019aise et populaire.Il a cependant reconnu que la décision avait été difficile à prendre.«Si j\u2019ai recommencé, c\u2019est parce que je le voulais personnellement.J\u2019avais tellement peur.J\u2019ai été trois semaines malade à l\u2019idée de recommencer à donner des conférences à la télé, mais prêcher c\u2019est toute ma vie, a-t-il dit.«J\u2019ai souffert énormément, a-t-il ajouté, mais j\u2019en ai tiré profit et j\u2019ai trouvé de belles leçons de vie, des enseignements que j\u2019ai le goût de partager maintenant».Le télévangéliste a été reconnu coupable de grossière indécence il y a quelques mois mais il a interjeté appel.Son retour dans les réunions de prière de la Cité du père s\u2019est fait de façon discrète et n\u2019a donné lieu à aucune publicité.Mais auparavant un autre projet, en Estrie, qui impliquait Lacroix avait suscité de larges échos dans les médias.Lacroix, il y a moins d\u2019un mois, avait abandonné l\u2019idée de participer à des émissions télévisées au canal Vidéotron, à Sherbrooke.Il avait été sollicité par le Partage St-François.Cependant, le projet avait soulevé une vive controverse, alors que l\u2019archevêque du diocèse de Sherbrooke, Mgr Jean-Marie Fortier, était contre la collaboration de Lacroix à une série d\u2019émissions.Par contre, le télévangéliste avait bien indiqué que ce repli à Sherbrooke n\u2019empêcherait pas sa participation à d\u2019autres émissions télévisées ailleurs au Québec.LA MÉTÉO (255e lour de ramée) Variable: \u2022 à 20 C Lever du toletl: 6H22 Coucher du soleil: 10H04 Demain: variable.Détail: page B-5 AMIANTE\t4 À 3\tINDEX 3e poursuite contre\tLes Expos perdent\tArts: page D-5 Carrières et prêtassions: page A-B l'Agence américaine\tun match crucial\tDécès: page C-7 De tout et de tons: page B-5 Économie: page C-1 de protection\taux mains des Cubs\tPetites annonces: page C-3 Sports: peg* D-1 A7\tDI\tVivra en 89: page B-4 bonjoU\" attention mm ETUDIANTS (Photo La Tribune par Stéphane lorrmo) La force constabulaire ne semble pas vouloir lésiner avec les troubles étudiants, à Lennoxville.Ne dit-on pas qu'une personne avertie en vaut deux?Désordre étudiant à Lennoxville «Il faut avoir une certaine tolérance» \u2014 le recteur de Bishop par Jean PICHETTE ¦ SHERBROOKE \u2014 «A ma connaissance, ça n\u2019a causé de tort à personne quand des joueurs de football se sont promenés nus, il y a deux semaines.Si des gens ne veulent pas voir d\u2019hommes nus dans leur jardin, ils n\u2019ont qu\u2019à fermer les volets.Mais c\u2019est autre chose que de lancer des bouteilles de bière», note avec une pointe d\u2019humour Hugh Scott, recteur de l\u2019Université Bishop, à Lennoxville.Invité à commenter les débordements d\u2019enthousiasme qui ont troublé, en fin de semaine, les festivités étudiantes marquant le début de l\u2019année scolaire, le premier responsable de la seule université québécoise anglophone à l\u2019extérieur de Montréal, affirme qu\u2019il faut remettre ces événements dans une juste perspective.«A Bishop, 95 pour cent des élèves sont de très bons élèves.Il y en a 1625 d\u2019inscrits dans notre université.En fin de semaine, seulement 50 à 100 ont été impliqués dans ces événements, qui se sont déroulés après la période d\u2019initiation», explique M.Scott.Affirmant ne pas vouloir diminuer l\u2019importance du problème, le recteur émet néanmoins quelques réserves sur sa teneur exacte.«Tout ça s\u2019est passé à un mille du campus.Et je ne suis pas sûr que ce soit seulement des élèves de Bishop.Il y avait peut-être un mélange avec des étudiants du Collège Champlain.Ces deux institutions regroupent 3000 étudiants.Comme Lennoxville n\u2019a qu\u2019une population de 4000 habitants, de tels événements prennent des proportions démesurées.Ce n\u2019est pas comme dans une grande ville, où cela passerait inaperçu.» Problème indéniable Si le recteur reconnaît qu\u2019il y a un problème d\u2019alcool dans son institution, il ne voit pas en quoi cette situation diffère de celle des autres universités canadiennes.«C\u2019est un défi que nous avons à relever, comme l\u2019Université Trent, l\u2019Université Queen et les autres universités canadiennes.Le problème est cependant peut-être un peu plus difficile pour nous car nos étudiants proviennent de partout au Canada», ex-plique-t-il.Les comportements déplorables observés en fin de semaine constituent pour M.Scott un problème complexe nécessitant une collaboration de toutes les parties concernées.Plusieurs facteurs contribuent à engendrer une telle situation.«La concentration des étudiants dans des immeubles à logements près de l\u2019Université augmente le risque de voir surgir de tels problèmes.Et quand les propriétaires de ces édifices les laissent dans un état déplorable, il n\u2019est pas étonnant de voir les étudiants manquer de respect pour l\u2019environnement.Avec l\u2019augmentation rapide du prix des appartements, à Lennoxville, certains peuvent par ailleurs se sentir exploités, ce qui contribue également à diminuer le respect.» Bien qu\u2019il reconnaisse que certains étudiants ont franchi les limites du raisonnable samedi Le recteur Hugh Scott soir, M.Scott mentionne qu\u2019il existe une discordance normale entre les habitudes d\u2019une population vivant à Lennoxville à l\u2019année et celles des étudiants de passage pour des séjours de huit mois.«La vie économique de Lennoxville dépend de Bishop.Et vivre dans un \u2018College Town\u2019 implique qu\u2019il faut savoir accepter certaines choses.» Contre la répression L\u2019intervention d\u2019une douzaine de policiers de Métro-Police, samedi soir, a pu constituer une réponse adéquate à un problème ponctuel aux yeux du recteur de l\u2019Université Bishop.Mais une augmentation de la répression policière ne solutionnerait pas le problème.«Si on encourage Métro-Police à être plus agressif, on passe le message aux étudiants que la moindre effraction mérite la répression.Il faut avoir une certaine tolérance.Les étudiants doivent être traités comme les autres citoyens.Ils n\u2019ont pas un statut spécial», ajoute le recteur.Si l\u2019administration peut prendre certaines mesures sur le campus, elle ne peut être tenue responsable de ce qui se passe à l\u2019extérieur de l\u2019enceinte universitaire.Une stabilisation des effectifs étudiants, qui ont crû de 40 pour cent depuis trois ans, pourrait éventuellement permettre d\u2019améliorer la situation.Mais le recteur constate qu\u2019un règlement du problème demeure impossible à court terme.«Dans deux ou trois ans, j\u2019espère qu\u2019on pourra mieux absorber ce genre de problèmes.» En attendant, avis aux intéressés: dans 10 jours, les anciens se retrouveront sur le campus pour évoquer des souvenirs d\u2019antan.Et d\u2019ici là, la confrontation annuelle entre Bishop et Queen aura lieu sur le terrain de football.L\u2019ombre de Bacchus enveloppera-t-elle encore Lennoxville?Le conseil municipal opte pour la ligne dure A3 Veuves noires dans le raisin WINNIPEG (PC) - Sandra Searle en a en plus que pour son argent lorsqu\u2019elle a tait ses courses en fin de semaine: une veuve noire s'est ajoutée en prime à la grappe de raisins qu\u2019elle venait d\u2019acheter.\u2022Je n\u2019arrivais pas à y croire», de dire Mme Searle après avoir vu l\u2019araignée s\u2019échapper de la grappe alors qu\u2019elle la lavait.Elle a alors attrapé l\u2019insecte pour le rapporter au supermarché de la chaîne d\u2019alimentation \u2022Safeway» où un com- mis a constaté qu\u2019une autre de ces araignées mortelles était tapie dans une caisse de raisins de Californie.\u2022Le pauvre gars a sursauté et les grappes ont volé dans toutes les directions.» M.Robert Roughley, un entomologiste de l\u2019Université du Manitoba, a affirmé que les araignées en question étaient bel et bien des veuves noires, dont la redoutable piqûre venimeuse peut dans certains cas tuer.Ces araignées sont affublées de taches rouges en forme de sablier que l\u2019on peut facilement distinguer. A 2 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, MARDI 12 SEPTEMBRE 1989 Embouteillage monstre sur l'autoroute 410 par Pierre SAINT-JACQUES SHERBROOKE - Les oreilles des employés du ministère des Transports (Québec) ont certainement bourdonné, hier matin, du moins celles des travailleurs qui avaient été assignés à des travaux de pavage à l\u2019intersection de la route 410 et du boulevard Université, à Sherbrooke.Entre 07h30 et 09h00, il y a eu un embouteillage monstre, une sorte de bouchon de circulation tellement compact que l\u2019on croyait que seule une métropole comme Montréal en détenait la recette.Voitures, autobus scolaires, camions lourds et camionnettes étaient figés sur les deux voies dans un pare-chocs à pare-chocs impressionnant, à partir de l\u2019intersection de la route 410 et du boulevard Université jusqu\u2019à la bretelle de la rue King Ouest donnant accès à la route 410, direction ouest.Et au-dessus de cette scène laissant croire qu\u2019une catastrophe venait de se produire ou que quelque grosse manifestation avait cours, on pouvait deviner un champignon de colère menaçant.En tout cas, ça se sentait, ça se lisait sur le visage des centaines de conducteurs coincés.Travaux La Tribune a rejoint, hier matin, le contremaître André Collin, du ministère des Trans- ports, afin de savoir s\u2019il n\u2019existait pas un échéancier pour ce genre de travaux, surtout à une intersection au volume de circulation aussi élevé.Il a répondu dans l\u2019affirmative.«Nous nous sommes repris à plusieurs fois pour faire les travaux dans cette intersection mais nous n\u2019avons pas été capables avant hier.Il y avait des bris d\u2019équipement ou encore des vacances.Et là, on ne pouvait plus reporter ces travaux parce que la saison des pluies s\u2019en vient et qu\u2019il y a aussi une rumeur de grève pouvant toucher notre service.» M.Collin a expliqué qu\u2019un ponceau s\u2019était affaissé et que ça faisait plus d\u2019un an que des réparations auraient dû être effectuées à cet endroit.Comme les équipes commencent leur journée à 07h00, on a cru qu\u2019entre ce moment et l\u2019heure de la circulation la plus dense, les travaux auraient été complétés.Mais ce ne fut pas le cas.L\u2019opération a nécessité plus de temps que prévu.Le contremaître a reconnu avoir reçu des plaintes pour l\u2019opération d\u2019hier matin mais il a également ajouté qu\u2019il en avait reçu d\u2019autres au cours de l\u2019année à cause de l\u2019état de l\u2019intersection.D\u2019une façon ou d\u2019une autre, il se trouvait lui aussi coincé.dans une situation ressemblant fort à un pare-chocs à pare-chocs.C\u2019était un début de semaine vraiment gris.Faits divers ?Deux appels aux pompiers coup sur coup Les pompiers de la caserne de la rue Marquette, à Sherbrooke, ont effectué une sortie à double intervention, hier, en début d\u2019après-midi.Un feu a d\u2019abord pris naissance dans un conteneur à déchets dans une remise, à l\u2019arrière d\u2019une conciergerie de la rue Florence.Ayant eu connaissance de l\u2019incident avant l\u2019arrivée des pompiers, un responsable de l\u2019Office municipal d\u2019habitation a sorti le baril de la remise où il reposait.Cela a eu pour effet de limiter les dégâts.Les pompiers n\u2019ont eu qu\u2019à asperger le feu d\u2019une quarantaine de litres d\u2019eau.Sur ces entrefaites, rue Alexandre, le conteneur de goudron d\u2019un réparateur de toiture a pris feu.Les pompiers ont donc quitté la rue Florence pour cette seconde destination.Cette fois, l\u2019intervention a été beaucoup plus longue car on ne peut jeter de l\u2019eau sur du goudron enflammé.Les pompiers ont dirigé des jets d\u2019eau sur les parois métalliques du conteneur afin de refroidir le goudron.De plus on y a vidé le contenu d\u2019un extincteur.Enfin, on a ajouté du goudron froid.Les opérations ont duré près d\u2019une heure.L\u2019incident n\u2019a pas à proprement parler causé de dommages.Comme l\u2019a souligné le lieutenant Normand Audet, l\u2019inconvénient majeur était cette fumée qui s\u2019échappait du conteneur.?Il sera accusé de possession de stupéfiant Un homme, âgé de 35 ans, comparaîtra dans quelques semaines devant un juge de la Cour du Québec pour répondre à une accusation de possession de stupéfiant en vue d^en faire le trafic.Le plus curieux dans cette affaire c\u2019est que l\u2019appel qui a conduit les policiers municipaux de Sherbrooke dans un motel de Fleurimont était tout ce qu\u2019il y a de plus routinier.Un individu avait tenté de payer les frais de séjour avec une carte de crédit expirée.Comme il ne voulait pas entendre raison, le responsable du motel a demandé l\u2019intervention policière.Dans la chambre, les policiers ont découvert l\u2019individu mais également deux balances, des la- mes de rasoir, du papier d\u2019aluminium.bref un tas d\u2019articles faisant partie de l\u2019attirail du petit revendeur de drogue.Une fouille un peu plus approfondie a permis de trouver des sachets remplis d\u2019une substance que le suspect a qualifiée d\u2019encens.De toute façon, a-t-il raconté, ça ne lui appartenait pas.Un membre de l\u2019Escouade régionale des moeurs de la Sûreté du Québec de l\u2019Estrie a été appelé à la rescousse pour compléter l\u2019enquête.Une fois cela fait, l\u2019individu a été libéré sur promesse de comparaître.Il était une des 19 personnes appréhendées par la Police municipale de Sherorooke au cours de ce week-end à la saveur de juillet.?Beaucoup de dommages dans le cambriolage Lors d\u2019un cambriolage dans une maison de la rue Bryant, dans le nord de Sherbrooke, des individus ont causé plus de dommages qu\u2019ils n\u2019ont volé.En forçant des tiroirs de commode dans l\u2019espoir d\u2019y découvrir quelque trésor, les individus auront finalement causé des dommages de quelque 1000 $.Ils sont repartis avec un four à micro-ondes et un magnétoscope dont la valeur est inférieure aux dommages causés.Ce vol avec effraction a été signalé aux policiers municipaux hier matin tout comme un autre délit de même nature, commis dans une maison de la rue Worthington où une chaîne stéréophonique a été dérobée.Au palais de justice \u2022 Les deux Colombiens déportés dans leur pays SHERBROOKE - Les deux jeunes Colombiens qui avaient été découverts par des douaniers dans la cale d\u2019un yacht sur le lac Memphrémagog, le 2 septembre, ont écopé d\u2019une peine de deux jours de détention et seront déportés dans leur pays.Ils avaient admis leur culpabilité à une accusation d\u2019entrée illégale au Canada en contravention de la loi sur l\u2019immigration.Rodrigo Ortiz et Willson Perez «nt tenté de s\u2019installer ici dans le ut d\u2019améliorer leur qualité de vie, selon leurs avocats Marc Montplaisir et Peter Downey.Ils avaient voyagé clandestinement entre Bogota et New York ainsi qu\u2019entre Newport et le Québec.Me Montplaisir a indiqué que le conducteur de l\u2019embarcation ignorait que les prévenus s\u2019étaient cachés à bord de son embarcation pendant une escale.Le conducteur s\u2019est effectivement rapporté au poste douanier de Leaaville au pied du Mont Owl\u2019s Head où les deux Colombiens ont été trouvés.Les prévenus se trouvaient en préventive depuis le 2 septembre et les autorités de l\u2019immigration les mettront à bord du premier avion en partance pour Bogota.Me Montplaisir communiquait en espagnol avec ses accusés qui ne comprenaient pas un mot de français ni d\u2019anglais.Ces derniers n\u2019avaient pas contesté leur détention pendant la durée des procédures contre eux.Jeune placé en garde ouverte SHERBROOKE \u2014 Un adolescent de 17 ans a été placé en garde ouverte pendant neuf mois dans un centre d\u2019accueil pour un vol qualifié au cours duquel la victime s\u2019était gravement coupée à une main en tentant de lui enlever son couteau.Cette décision a été rendue hier ar le juge Lise Dubé de la cham-re de la jeunesse de la Cour du Québec, à Sherbrooke.L\u2019adolescent a été arrêté quelques heures après cet incident remontant au 3 août.La victime avait dû subir une intervention chirurgicale pour attacher deux tendons coupés et porter un plâtre pendant 25 jours.Le procureur Charles Crépeau a réclamé la garde fermée à cause de la gravité de ce délit et comme moyen de dissuasion parce qu\u2019il y avait eu 30 vols qualifiés dans la ville depuis le début de l\u2019année.Me Peter Downey a plaidé en faveur d\u2019une garde ouverte compte tenu que son client n\u2019avait jamais eu ae démêlés avec la justice et qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un fait isolé.Il a dit que son client avait été mal influencé par l\u2019épisode d\u2019un film qu\u2019il a voulu reprendre à son compte.Cette tentative de vol a été commise en fin de soirée à proximité d\u2019un guichet automatique de la rue King Ouest à la hauteur de la rue Bryant.L\u2019adolescent s\u2019est sauvé à la suite de la résistance de la victime, a passé la nuit dans un parc et s\u2019est fait prendre en essayant de récupérer sa moto le lendemain matin.Employés difficiles à trouver à l'usine Tissage Sherbrooke par Gilles FISETTE ¦ SHERBROOKE \u2014 Après avoir sabré dans son personnel à l\u2019usine de la rue Burlington, Dominion Textile embauche massivement à l\u2019usine Tissage Sherbrooke de la rue Pacifique, à Sherbrooke.Toutefois, reconnaît M.Michel Dufour, porte-parole de la compagnie, le processus ne suppose pas un simple déplacement de la main-d\u2019oeuvre de quelques kilomètres.Dominion Textile, en vérité, éprouve énormément de difficultés à recruter parmi son personnel mis à pied récemment.Les gens ont trouvé des jobs ailleurs?Ils sont partis en vacances?«Je ne le sais pas.Ce que je sais c\u2019est qu\u2019on a de la difficulté à embaucher des anciens travailleurs.On se tourne donc vers l\u2019extérieur», explique-t-il.Avis aux intéressés, comme le souligne M.Dufour, Dominion Textile offre une centaine d\u2019emplois.Literie Pour expliquer ce regain d\u2019activités, la compagnie rapporte que le marché des produits de literie enregistre une forte demande.«C\u2019est reparti de plus belle dans ce secteur.» Interrogé à savoir si ces embauches ne serviraient qu\u2019à redorer une usine que Dominion Textile s\u2019apprêterait à vendre, M.Dufour dit être au courant d\u2019une rumeur en ce sens.«Mais cette rumeur repose sur une explication facile.Ca pourrait être le cas mais il ne serait pas nécessairement très habile de grossir des inventaires qu\u2019un acheteur ne pourrait pas désirer», explique M.Dufour.Alliances Pour le reste, admet-il, il est vrai que Dominion Textile est ouverte à plusieurs avenues.«C\u2019est nous-mêmes qui avons alimenté certaines rumeurs.La compagnie a déjà fait savoir qu\u2019elle était prête à bouger dans le secteur des produits de consommation.Nous sommes intéressés à discuter avec d\u2019éventuels partenaires.Des gens se sont montrés intéressés et les discussions se poursuivent présentement.Mais il n\u2019y a rien de concret au moment où ie vous parle.Il n\u2019y a rien de coule dans le béton.Dans le cadre du libre-échange, Dominion Textile est prête à conclure des alliances.» Il précise que Dominion Textile pourrait acquérir des usines, s\u2019associer avec un partenaire et, même, vendre des usines canadiennes à un producteur américain qui, dans le cadre du libre-échange, serait intéressé à avoir un pied à terre en sol canadien.«Tout est possible», conclut-il.Le gouvernement invité à faire davantage dans la lutte contre les agressions sexuelles par Denis DUFRESNE SHERBROOKE \u2014 Le Centre d\u2019aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALCACS) de Sherbrooke entend profiter de la présente campagne électorale pour inviter le gouvernement à faire davantage en matière de financement.«Les centres d\u2019aide (21 au Québec) ont décidé de communiquer aux candidats leurs préoccupations financières», mentionne Lyne Fontaine, intervenante au CALCACS de Sherbrooke.Celle-ci précise que le centre d\u2019aide de Sherbrooke reçoit une subvention annuelle de 63 000 $, à laquelle s\u2019est ajoutée cette année une somme de 2000 $.15 OOO agressions Dans un communiqué remis hier à La Tribune, Mme Fontaine explique que «pour contrer les quelques 15 000 agressions sexuelles à chaque année, le gouvernement du Québec consacre en moyenne 53 250 $ par centre d\u2019aide, soit 71 $ à chacune des femmes agressées sexuellement au Québec».Selon Lyne Fontaine, le manque de ressource entraîne une compression des services, comme le financement de la coordination du programme de prévention des abus commis envers les enfants (ESPACE-ESTRIE), organisme qui est lui-même en difficulté financière.Le CALCACS de Sherbrooke dénonce l\u2019écart entre l\u2019implication du gouvernement et les attentes de la population, dit Mme Fontaine.«Un sondage d\u2019opinion publique réalisé en avril dernier révèle que pour 90 pour cent de la population, les agressions sexuelles c\u2019est sérieux et que le gouvernement doit agir vite», dit-elle.«Le ministère de la Santé et des Services sociaux a injecté en 1988-1989 176 000 $ de plus; il en aurait fallu 346 000 $», soutient Lyne Fontaine.Le CALCACS de Sherbrooke souhaite obtenir un financement annuel de 100 000 $ d\u2019ici 1992 en vue d\u2019offrir davantage de services.Pour l\u2019année 1988-1989, le centre a été appelé à travailler sur 110 cas d\u2019agressions à caractère sexuel, tandis qu\u2019on enregistrait 156 appels sur la ligne téléphonique d\u2019urgence (ouverte 24 heures par jour) et que près de 1000 personnes ont été rencontrées dans le cadre du programme de prévention.Arrêt du programme de prévention des abus commis envers les enfants * * * SHERBROOKE (DD) \u2014 Le Programme de prévention des abus commis envers les enfants (ESPACE-ESTRIE), implanté dans les écoles de l\u2019Estrie depuis 1985, a suspendu ses activités faute de fonds et demande au gouvernement du Québec de lui venir en aide.Carole Lemire Soutenu financièrement jusqu\u2019ici par le Centre d\u2019aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALCACS), le programme ESPACE-ESTRIE a besoin d\u2019un budget annuel de 30 000 $ pour assurer la coordination de ses activités et une permanence.Ce programme a reçu au cours des quatre dernières années, une aide globale de 10 000 $ des ministères de la Justice et de la Sécurité publique, la balance de ses fonds provenant du CALCACS de Sherbrooke et des commissions scolaires, explique Carole Lemire, animatrice du programme.En raison de ressources financières très limitées, le CALCACS ne finance plus la coordination d\u2019ESPACE-ESTRIE.Les activités de dépistage et de sensibilisation d\u2019ESPACE-ESTRIE dans les écoles sont financées par la communauté, les parents d\u2019élèves et les comités d\u2019écoles.17 800 enfants Depuis 1985, l\u2019organisme a rejoint 17 800 enfants, dont 1360 ont Qu'en pensez-vous lequel «tel deux principaux parfis fait la meilleure campagne et lequel gagnera tes élections?Quang Huy Tran Alain Vallerand Yvon Laframboise Quang Huy Tran, de Sherbrooke: «Les libéraux sont présentement en tête.Depuis que René Lévesque a quitté la présidence du PQ, les libéraux ont toujours eu la faveur populaire.» Alain Vallerand, de Sherbrooke: «Les libéraux paraissent avoir une longueur d\u2019avance parce que les gens se détournent du séparatisme de Parizeau.De là à avoir un gouvernement libéral majoritaire, peut-être pas.Ca devrait être assez chaud.» Yvon Laframboise, de Sherbrooke: «C\u2019est la même chose des deux côtés.Il n\u2019y a pas d\u2019avantage marqué puisque les deux égalisent le lendemain les coups portés la veille.Les libéraux demeureront toutefois très forts et le PQ conservera ses châteaux forts.Il n\u2019y aura pas de grande différence avec 1985.» Julie Gendreau, de Sherbrooke: «Ils ont l\u2019air aussi bouffon les uns que les autres.Chacun exploite les faiblesses et les maladresses de l\u2019autre parti, sans présenter un projet de société concret.» Lotfi Chahai, de Sherbrooke: «Les libéraux.Bourassa a donné Elus d\u2019informations et répond plus aux besoins de la population.e PLQ va l\u2019emporter par au moins cinq pour cent des voix.Parizeau n\u2019a pas assez de classe.» Lucie Leblanc, de Deauville: «Bourassa a une tête d\u2019avance depuis les dernières élections.Mais les questions de la langue et des infirmières lui font perdre du terrain dans cette campagne et ce sera pas mal égal dans deux semaines.» Julie Gendreau Lofti Chahdi Lucie Leblanc été dépistés et ont reçu une aide particulière.Près de 4600 adultes ont également participé aux ateliers ESPACE dans des écoles de la région.En vue de reprendre leurs activités en janvier prochain, les responsables d\u2019ESPACE-ESTRIE entreprennent une nouvelle offensive auprès des clubs sociaux, syndicats, femmes d\u2019affaires et groupes religieux.«Mais, on estime quand même que le gouvernement doit s\u2019impliquer financièrement pour donner un service aux enfants», indique Carole Lemire.«La collectivité, depuis le début, a joué une grande part dans l\u2019application du programme.Plusieurs comités d\u2019école se sont empressés de trouver des fonds pour défrayer le coût des ateliers ESPACE offerts aux parents, au personnel de l\u2019école et aux enfants.Le Syndicat des enseignants de l\u2019Estrie, la Conférence des religieux et religieuses, divers clubs sociaux, tous ont été sollicités.carnet René Adam aime bien inviter ses amis à des matchs de baseball.Ces derniers, connaissant bien le spécimen, prennent toutefois la précaution de vérifier s\u2019il détient un nombre suffisant de billets.- O - Benoît Côté aimerait bien que son nom soit inscrit dans le §rand livre des records.Adepte e la balle-molle, il a réalisé un triple-jeu.- O \u2014 Un peu comme ses trousseaux de clés de secours, il faudra deux appareils téléphoniques à Johanne Théberge pour bien mener à terme ses journées de travail.Un appareil pour prendre les appels de routine et un autre pour appeler au secours si jamais le premier fait du vagabondage dans l\u2019un ou l\u2019autre local du quartier général de la rue Marquette.\u2014 O \u2014 Si on confie un message à Francine Baudiffier, on peut être assuré qu\u2019il se rendra à destination mais un puissant effet de boomerang.Dans cet esprit, Louise Roy tient à la remercier our le disque de cantiques de oël.- O - Malgré son jeune âge, Pascal Lacroix ne rate jamais une occasion de suivre son grand-père, Maurice Bolduc.A tel point que son amour pour tout ce qui s\u2019appelle machinerie lourde incite facilement à penser qu\u2019il sera lui aussi un futur paysagiste.- O \u2014 Peu habitué à se lever tôt, les i\u2019ours de congé, le sapeur Jean jemieux confond la toilette aménagée à l\u2019arrière des autobus avec une douche.On ignore s\u2019il était mouillé quand il en est ressorti, lors du trajet Sherbroo-ke-Balsam.- O - Toute personne intéressée à faire une longue balade en pédalo sur le Petit lac Magog pourrait recourir aux services de Suzanne Veilleux à la condition qu\u2019elle n\u2019oublie ni carte ni boussole.Sinon il faudrait peut-être £ Tous ont répondu favorablement au meilleur de leur capacité», a mentionné Carole Lemire, en conférence de presse hier matin.Celle-ci souligne en outre que les coûts sociaux résultant des abus envers les enfants sont énormes pour les soins de réhabilitation, notamment, d\u2019où l\u2019importance pour le gouvernement, dit-elle, d\u2019investir en prévention.Au total, le Québec compte huit centres où est offert le programme ESPACE.De l\u2019avis de parents présents à la conférence de presse d\u2019ESPACE-ESTRIE, un tel service est essentiel.«Ca ouvre les yeux, c\u2019est du dé-istage, on sait qu\u2019il y a de la vio-ence et des abus physiques», indique Martine Lebrun, représentante de l\u2019école Desjardins, dans l\u2019Est de Sherbrooke.«Les dames qui font les ateliers le font avec douceur pour amener les enfants à parler», ajoute-t-elle.«Même si un enseignant a des élèves dans ses classes qui ont des problèmes, souvent il l\u2019ignore», signale pour sa part Jocelyne Caron.King Wellington REDIGE EN COLLABORATION avoir recours à la Sûreté du Québec pour retrouver l\u2019équipage.Une promenade d\u2019une heure prend environ quatre heures.\u2014 O \u2014 Gérard Bergeron passe des nuits blanches depuis quelque temps.Il ne souffre pas d\u2019insomnie, même s\u2019il veille tard devant son téléviseur.Ce serait plutôt à cause du nouveau Réseau des Sports.-\tO - Russ Pearson nourrit-il l\u2019espoir de lancer pour les Yankees de New York, un jour?On l\u2019a vu s\u2019entraîner au club de golf Mil-by, en lançant à bout de bras quelques balles de golf à l\u2019eau.\u2014 O \u2014 Claude «Mutt» Dusseault était installé comme un roi, au 18e trou du club de Golf de Mil-bv, samedi après-midi, afin dYassister aux derniers efforts des participants au tournoi La Sauvegarde.Fauteuil pliant, parasol et rafraîchissement, rien ne manquait à son confort.\u2014 O \u2014 Scott David Harrisson est toujours à l\u2019emploi du Sherbrooke Record, même si on a déjà dit qu\u2019il s\u2019en allait travailler au Halifax Daily News.La journée où il devait quitter Len-noxville pour se rendre à Halifax, on ravisait que la compagnie retranchait 4,000 $ au salaire qu\u2019on lui avait pourtant promis.Il a bien sûr décliné l\u2019invitation devant un tel coup bas.-\tO - Si vous désirez changer un bébé de couche en avion, demandez des conseils au ministre Jean Charest, il possède toute la technique et le vocabulaire.-\tO - Réal Létourneau ne serait pas intéressé à faire partie du fan-club des Nordiques de Québec.£a Quotidienne Bulletins en retard: les parents trouvent la situation intolérable ¦ SHERBROOKE (MR)\u2014 «Nous n\u2019acceptons pas de voir échouer l\u2019opération d\u2019évaluation des élèves, permise par les épreuves communes.Nous demandons à la CSCS qu\u2019en dépit des embûches rencontrées, les responsables de cette opération ne baissent pas les bras.» Le président du comité de parents, Claude Forgues, a déclaré hier que les parents ne cherchaient pas à adresser un blâme à des intervenants de la pyramide scolaire, en ce qui concerne le retard du bulletin indiquant les résultats des élèves du primaire aux examens uniformes administrés en juin par la CSCS, ni en ce qui concerne les erreurs qui se sont § lissées dans la transcription es données.Certains élèves n\u2019avaient toujours pas, hier, reçu leur bulletin de juin dernier, assuraient les représentants des parents.Le comité de parents trouve intolérable cette situation et il a fait connaître son sentiment à la CSCS et au Syndicat de l\u2019enseignement de l\u2019Estrie.Enseignants et directeurs Si le comité de parents n\u2019adresse pas de blâme dans sa prise de position officielle, le missaires ajoute que, là où le directeur d\u2019école a supervisé l\u2019opération et vu à ce que la transcription soit faite avec rigueur, il semble y avoir eu moins de difficultés que là où le directeur a donné le travail à faire sans toutefois guider son personnel.C\u2019est la troisième année consécutive qu\u2019une semblable opération échoue à la CSCS, indique M.Domingue.Pour l'avenir La représentante des parents du secondaire à la table des commissaires, Lucile Lemieux, a déclaré que ces épreuves communes administrées à tous les niveaux par la CSCS sont très importantes pour les parents.«Elles permettraient un enseignement correctif aux élèves qui rencontrent des difficultés au primaire et elles éviteraient aux écoliers de se retrouver au secondaire avec une déficience dans les diverses matières.En français, par (Photo l.a Tribune par Stéphane LEMIRE) Les représentants des parents, Clermont Domingue, Claude Forgues et Lucile Lemieux, ont demandé à la CSCS de prendre les moyens nécessaires pour compléter dorénavant l'opération des examens communs administrés aux élèves du primaire.représentant des parents du primaire à la table des commissaires, Clermont Domingue, ne manque toutefois pas de parler de «mot d\u2019ordre» de la part du Syndicat de l\u2019enseignement de l\u2019Estrie et de manque d\u2019encadrement de la part de certains directeurs d\u2019école.M.Domingue a déclaré, en effet: «Les enseignants de certaines écoles avaient corrigé les examens et transcrit les résultats avant le mot d\u2019ordre du Syndicat.Dans d\u2019autres écoles, le mot d\u2019ordre est venu avant que le travail ne soit fait, ce qui a obligé la CSCS à débourser 8900 $ pour embaucher du personnel clérical, qui a fait la transcription pour le traitement informatique.Le Syndicat a dit aux enseignants que cette tâche ne faisait pas partie de leur travail.» Il y a eu 40 pour cent d\u2019erreurs dans les premiers bulletins émis, ce qui a obligé la CSCS à reprendre le travail et provoqué le retard dont ont été victimes les enfants et leurs parents, dans la livraison des bulletins.«Nous ignorons qui a commis les erreurs, les enseignants qui avaient procédé avant l\u2019arrivée du mot d\u2019ordre syndical ou le personnel clérical qui a été embauché par la suite, mais nous demanderons des informations à ce sujet», assure M.Domingue.Le représentant des parents du primaire à la table des com- exemple.C\u2019est l\u2019avenir de nos jeunes qui nous préoccupe.» L\u2019évaluation étant une priorité à la CSCS en 1989-1990, le comité de parents recommande donc à la Commission scolaire de réviser la correction des épreuves de même que la transcription des résultats sur les feuilles à lecture optique, d\u2019identifier les écoles primaires où l\u2019opération complète aura été convenablement réalisée et de procéder à l\u2019analyse informatique pour ces écoles de manière à ce que leur clientèle puisse profiter d\u2019un enseignement amélioré.Problème à l'interne Selon le président du Syndicat de l\u2019enseignement de l\u2019Estrie, M.Gérard Messier, les enseignants sont tenus de corriger les examens et de transmettre la note de chaque examen de chaque élève sur des listes informatisées.Ce qu\u2019ils ont fait, assure-t-il.Cependant, poursuit-il, la CSCS voulait faire inscrire le résultat question par question, pour chaque examen de chaque élève, ce qui n\u2019est plus de la responsabilité des enseignants.«Notre travail ayant été accompli comme il se doit et dans les délais requis, c\u2019est par la suite, à l\u2019interne, que les problèmes ont été connus, mais là s\u2019arrête notre connaissance des événements.» Les postiers préparent le terrain aux hostilités SHERBROOKE (GF) - Le Syndicat des postiers du Canada se prépare à déclencher une grève générale illimitée.Et illégale.Réunis à Toronto en fin de semaine, quelque trois cents présidents et présidentes de sections locales de ce syndicat national ont en effet décidé de ne pas attendre l\u2019expiration des délais avant de faire sauter le couvercle de la marmite.Ils ont convenu, de rapporter le président de la section locale de Sherbrooke, M.Pierre Avard, de profiter des prochains jours pour préparer le terrain aux hostilités.«Il faut d\u2019abord établir un réseau de communications nationales, comme on le fait toujours lorsqu\u2019il y a un conflit majeur.Et ce, afin d\u2019éviter l\u2019isolement des sections locales comme cela s\u2019est produit à Sherbrooke, lors des récents événements», d\u2019expliquer M.Avard.En fait, dit-il, le dossier sher-brookois a été longuement traité par les syndiqués qui assistaient à cette assemblée nationale extraordinaire des présidents de sections, durant deux iours.C\u2019est d\u2019ailleurs à la lumière des événements de la mi-août qu\u2019ils ont tranché la question à savoir s\u2019il était préférable d\u2019attendre les délais légaux avant de lancer l\u2019ordre de grève.«Mais de toute façon, une grève légale ne le demeure pas longtemps et le gouvernement fait en sorte de la déclarer illégale rapidement», estime M.Avard.A Toronto d'abord Les premiers débrayages pour- raient se produire dès vendredi, à Toronto, où de récentes coupures de postes ont en pour effet d\u2019attiser encore davantage la colère des syndiqués.Pierre Avard D\u2019ici là, de conclure M.Avard, les postiers de Sherbrooke continuent d\u2019appliquer des moyens de pression internes qui ne nuisent pas à la distribution du courrier mais contribuent à durcir le climat de travail.Lors de l\u2019assemblée de la fin de semaine, une quête parmi les présidents et présidentes a permis de recueillir 1800 $ au profit des dix Êostiers congédiés à Sherbrooke.\u2022es lettres ont également été expédiées à toutes les sections locales afin de les inviter à contribuer à cette cause.m\tLA TRIBUNE.SHERBROOKE.MARDI 12 SEPTEMBRE 1989 A3 Etudiants: le conseil municipal de Lennoxville adopte la ligne dure ?Les interventions policières vont être accentuées contre les fautifs par Yvon ROUSSE AL ¦ LENNOXVILLE \u2014 Le conseil municipal de Lennoxville a adopté la ligne dure, hier soir, à la suite des festivités de la rentrée, à l\u2019Université Bishop, que le maire Duncan Bruce estime «avoir dépassé les limites du raisonnable».Il a assuré que les effectifs policiers seront encore augmentés si nécessaire, afin que les citoyens puissent retrouver leur quiétude.Les conseillers municipaux étaient unanimes à dire que les interventions policières contre des étudiants étaient amplement justifiées.Par résolution, les élus de Lennoxville demandent même aux autorités de l\u2019Université Bishop de suspendre les étudiants qui seront trouvés coupables d\u2019offenses au code pénal, en cour municipale.Le maire Bruce a précisé que les interventions policières vont s\u2019accentuer contre les étudiants fautifs et que toutes les contraventions méritées seront distribuées.Les policiers ont aussi reçu mandat d\u2019exercer un contrôle plus sévère sur la consommation d\u2019alcool.Étudiants harcelés Des représentants des étudiants et des citoyens avaient envahi la salle des délibérations du conseil municipal, hier soir, les uns pour se plaindre des dommages et des inconvénients attribuables aux fêtes de la rentrée universitaire, alors que les étudiants venaient défendre leur réputation, en alléguant que les troubles sont attribupbles à une minorité d\u2019étudiants.Les policiers de Métro-Police ont été accusés de harcèlement et d\u2019abus dans leur façon d\u2019agir avec certains étudiants.Deux leaders du groupe, Andrew Gibbs et Jacqueline Scott, soutenaient que 1 attitude des policiers constituait de la provocation à l\u2019endroit de certains étudiants qui n\u2019avaient rien à se reprocher et qui se faisaient surveiller et interpeler.Les porte-parole étudiants attribuent les troubles à quelques têtes fortes qui ternissent la réputation de l\u2019université et de l\u2019ensemble des étudiants, lesquels ne veulent pas passer pour des cochons.Mlle Scott a relaté que les policiers sont venus interrompre un party sur le campus, au «Beer LENNOXVILLE (PSJ) -Dans la nuit de dimanche à lundi et hier, Métro Police As-cot-Lennoxville a connu un premier moment de répit depuis les festivités entourant le début des cours à l\u2019université Bishop.«C\u2019est le calme plat!» de commenter, hier, le capitaine Jacques Gagnon, de Métro Police Ascot-Lennoxville, tout en prenant soin de souligner que ce ne sont que 30 à 40 individus sur des centaines d\u2019étudiants qui sèment le trouble, lors d\u2019activités spontanées sur Garden», en mettant la validité du permis en doute.«Pourtant, dit-elle encore, nous tentions de garder les étudiants sur le campus et nous avons même terminé nos festivités deux heures plus tôt, cette année, afin d\u2019éviter les abus».Pour sa part, le directeur de Métro-Police, M.Richard Tremblay, a lancé que si des étudiants prétendent qu ils ont été harcelés par les policiers, ils peuvent se plaindre à la Commission de police du Québec ou à d\u2019autres instances.Une quarantaine d'arrestations Le directeur Tremblay a indiqué qu\u2019une quarantaine de manifestants ont été arrêtés et devront répondre devant la cour municipale d\u2019accusations telles que d\u2019avoir troublé la paix, d\u2019avoir consommé illégalement de l\u2019alcool lesquelles le conseil étudiant n\u2019a aucun contrôle.Le capitaine Gagnon a maintenu que la création d\u2019un conseil d\u2019harmonie visant à rapprocher les étudiants et la communauté lennoxvilloise avait quand même permis de noter une baisse sensible des délits criminels et des méfaits.A venir Le calme qu\u2019a souligné le capitaine, hier, est toutefois relatif puisqu\u2019il y a deux autres activités à venir, susceptibles de susciter sur la place publique ou d\u2019avoir été trouvés en possession de stupéfiants.M.Tremblay a soutenu que le service de police n\u2019a fait que remplir son mandat de sauvegarder la sécurité publique et que les interventions nécessitaient une démarche policière.Le chef de police a toutefois admis que ses nombreuses démarches auprès des étudiants ont fait que l\u2019on déplore moins de vols et moins de prises, mais que la fête est devenue beaucoup plus tumultueuse, surtout à cause de la forte consommation d\u2019alcool par les étudiants.«Les policiers vont continuer de se montrer sévères et de distribuer des contraventions», a-t-il lancé, alors qu\u2019il fut interpelé par les représentants des étudiants, au moment où il accordait des entrevues à la presse, à la sortie de l\u2019hôtel de ville.quelque écart de conduite.La fin de semaine du 16 septembre sera celle des Townshippers et ce même week-end, il y aura un match de football.Puis, il y a la semaine des anciens, le 28 septembre.Mais avec la mauvaise publicité que les incidents des derniers jours et surtout de la dernière fin de semaine ont connue, il y a tout lieu de croire que les autorités universitaires et mêmes les étudiants qui ont à coeur la réputation de leur maison d\u2019enseignement vont drôlement serrer la vis.Premier moment de répit (Photo La Tribune par Christian LANDRY) MW La situation reste stable et sous contrôle, disent les directeurs généraux des hôpitaux Grève des infirmières: la trêve loin de susciter l'unanimité par Gilles FISETTE SHERBROOKE \u2014 «Il me semble qu\u2019on aurait pu choisir une meilleure journée pour la trêve.Mercredi, par exemple.Là, on fait ça le jour où Diane Lavallée doit passer devant le juge.» «Moi, je ne comprends pas qu\u2019on s\u2019arrête juste pour vingt-quatre heures.C\u2019est ridicule.Ca ne changera rien dans l\u2019hôpital.» C\u2019est en effet sans unanimité que les infirmières et infirmiers, comme en témoignent les propos d\u2019Alain Perron et d\u2019Aline Laperle rencontrés à l\u2019unité de soins où ils travaillaient, hier soir, à l\u2019Hôtel-Dieu, ont accueilli le cessez-le-feu temporaire annoncé par la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).Néanmoins, le résultat sera le même.Depuis hier soir, il n\u2019y a plus de lignes de piquetage devant les centres hospitaliers de la région.Et ce, jusqu\u2019à mercredi, 8h00 A.M.Au moins.Stable Cette trêve intervient le septième jour d\u2019un conflit qui s\u2019est surtout traduit par un report des chirurgies électives ou des soins non Argents ainsi que du renvoi des patients plus tôt qu\u2019en temps normal.Pour le reste, en témoignent les directeurs généraux, la situation est demeurée sous contrôle, stable, inchangée dans leur établissement durant les sept jours du conflit au cours duquel ils ont toujours entretenu de bons rapports avec les représentants syndicaux.Hier, les centres hospitaliers brossaient le même tableau.Pendant que les infirmières et infirmiers maintenaient des lignes de piquetage que saluaient régulièrement, à leurs demandes, des klaxons approbateurs, les activités étaient assurées à l\u2019intérieur des murs des centres hospitaliers à un niveau inchangé depuis le mardi 5 septembre.Par contre, hier, durant la journée, bien des regards se tournaient vers les infirmières et infirmiers dont on attendait une réaction officielle à l\u2019offre de médiation spéciale du gouvernement.Porte-parole de la conférence régionale des directeurs d\u2019hôpitaux de la région, le directeur général de l\u2019hôpital d\u2019Youville, M.Daniel Bergeron, faisait état de cette préoccupation.Comme ses collègues, il espérait un retour à la normale.Interrogé à la sortie d\u2019une réunion avec ses collègues, il a expliqué qu\u2019il «s\u2019agissait d\u2019une rencontre afin de discuter de standardisation des approches aux problèmes de relation de travail.En d\u2019autres termes, il fallait nous assurer que les décrets de la Loi 160 seront appliqués de la même manière dans tous les hôpitaux.Là-dessus, il y a entente», a-t-il lancé.Par ailleurs, au Centre hospitalier de Sherbrooke, le directeur général, M.David McKenzie venait de recevoir une nouvelle tuile sur la tête.Il venait d\u2019apprendre que les employés des laboratoires, des syndiqués CEQ, ont donné un mandat de grève à leur exécutif.Dès jeudi, ils pourraient exercer cet option.En même temps que les syndiqués CSN.Infirmières auxiliaires Pendant ce temps, le Syndicat professionnel des infirmières et infirmiers auxiliaires de l\u2019Estrie dénonce le comportement de certains directeurs de centres hospitaliers.Comme l\u2019explique son président, M.Lionel Lambert, les syndiqués n\u2019apprécient pas le fait que les directeurs passent sous silence le travail qu\u2019ils effectuent durant le présent conflit.En fait, d\u2019expliquer M.Lambert, les directions d\u2019hôpitaux souhaitent la disparition de la profession des infirmières auxiliaires depuis le décret de 1980.Mais là, avec le conflit des infirmières, ils se rendent compte combien les auxiliaires peuvent être indispensables.«Mais ils ne peuvent l\u2019admettre sans perdre la face», de déclarer M.Lambert en spécifiant que les auxiliaires voient leurs tâches accrues présentement puisqu\u2019ils doivent encadrer les cadres qui, autrement, seraient d\u2019une moins grande efficacité durant le conflit.Dans le cadre de cette discrimination faite aux auxiliaires, M.Avant la trêve, les manifestations se sont poursuivies toute la journée, hier, sur les lignes de piquetage, impliquant même des enfants.Lambert signale que leur nombre a chuté de 170 à 110, récemment, à St-Vincent de Paul.Et qu\u2019ils pourraient n\u2019être plus que 80 d\u2019ici une année.Merrcredi soir, les auxiliaires de St-Vincent de Paul et de l\u2019Hô-tel-Dieu se réuniront en assemblée générale.Ils se pencheront sur un mandat de grève que les délégués de leur fédération ont proposé à 93 pour cent.tu condition ie iéifmns Une maison en balade L'aménagement de la zone commerciale, à l'angle des rues Prospect et Paul-Desruisseaux, dans le quartier Nord de Sherbrooke, pourra bientôt prendre forme avec le déménagement d'une maison située à cet endroit.Il s'agit du secteur dont les citoyens ont récemment contesté sans succès l'élargissement commercial, prévoyant notamment des cliniques médicales et de santé ainsi que des bureaux pour professionnels.Quant à la relocalisation de la maison, tout s'est passé sans problème mais les manoeuvres n'ont pas été des plus simples, surtout pour les usagers de la rue Prospect.«*\u2022 *?(Photo La Tribune par Stéphane LEMIRE) POLICE A4 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, MARDI 12 SEPTEMBRE 1989 Facture haussée de 15% dans des restaurants par Denis DUFRESNE SHERBROOKE - De plus en plus de restaurants imposent des frais de service additionnels de 15 pour cent les jours de fête ou de grande affluence en vue d\u2019assurer à leurs employés un salaire équitable.A SherbrooKe, le propriétaire du restaurant Elite, Alain Roberge, explique qu\u2019il s\u2019agit-là d\u2019une forme d\u2019incitatif pour les employés, puisque, dit-il, «les jours de fête ne sont pas les plus payants, même s\u2019il y a beaucoup de clientèle».Selon M.Roberge, ces frais de service de 15 pour cent sont indiqués sur la facture et ne suscite pas de réaction négative de la part des consommateurs.Même s\u2019il avoue avoir reçu une lettre d\u2019un clien mécontent, le propriétaire du restaurant Élite affirme que bon nombre de consommateurs n\u2019hésitent pas à ajouter un pourboire à ces frais de 15 pour cent.A l\u2019Association des restaurateurs du Québec, le directeur des communications François Meunier explique que plusieurs propriétaires de restaurants imposent des frais de service de 15 pour cent depuis de nombreuses années et que cette tendance est devenue courante.«Il y a plusieurs raisons à cela, à la Fête des mères, par exemple, il y a tellement de demandes que c\u2019est important de contrôler les réservations», dit M.Meunier.Autres cas D\u2019autres restaurants chargent 15 pour cent de frais de services pour les brunchs du dimanche, ajoute le porte-parole de l\u2019Association.Celui-ci ajoute que, lors de repas de groupes, il est rare que chaque personne laisse un pourboire, tandis que le ou la responsable du groupe déposera souvent un montant global en deçà de ce qui est attendu.«Ce n\u2019est pas exceptionnel, il n\u2019y a pas grands restaurants qui ne font pas ça», dit M.Meunier, précisant toutefois que le commerçant doit afficher clairement ces frais de service de 15 pour cent.Sans appuyer cette pratique, l\u2019Association des restaurateurs du Québec constate que le phénomène se répand.«Compte tenu des difficultés de là Loi 43 (sur la déclaration obligatoire des pourboires), certains restaurateurs se sont démarqués en garantissant un pourboire à leurs employés», mentionne M.Meunier, soulignant qu\u2019il est actuellement difficile ae recruter des travailleurs dans le secteur de la restauration.Hausse de 63% des mises en chantier SHERBROOKE (GF) - La vigueur du marché des édifices à logements multiples a permis à la région de Sherbrooke d\u2019enregistrer une hausse appréciable dans les mises en chantier au mois d\u2019août par rapport à la même période, l\u2019année dernière.Selon des données publiées hier, il ressort en effet que les mises en chantier ont connu un gain de 63 pour cent à Sherbrooke.Il s\u2019agit d\u2019une tendance inverse à celle accusée un peu partout au Québec.La Société canadienne d\u2019hypothèque et de logements (SCHL) signale que la tendance à la baisse du niveau des mises en chantier, observée depuis des mois au Québec, a continué de persister en août en raison de la stagnation de la demande de logements dans son ensemble.Selon des données préliminaires, les mises en chantier ont enregistré 2978 unités le mois dernier au Québec, soit une baisse de 28 pour cent par rapport au mois d\u2019août 1988.Cependant, en appliquant le taux annuel désaisonna-lisé, le niveau des mises en chantier est demeuré inchangé par rapport à celui de juillet dernier, soit 32 000 unités.A Sherbrooke, au mois d\u2019août, on a assisté à 15 mises en chantier de maisons unifamiliales.L\u2019année dernière, on avait enregistré 35 mises en chantier.La baisse est donc de 57 pour cent.Pour les édifices à logements multiples, la SCHL rapporte 78 mises en chantier contre 22, l\u2019année précédente.L\u2019augmentation est donc de 255 pour cent.Au total, on parle donc de 93 mises en chantier en août 1989, comparativement à 57 en août 1988.La hausse est de 63 pour cent.[la tribune 1 1950, rue Roy, Sherbrooke, Qué., T6I.: 564-5450, J1K 2X8 Journal quotidien publié à Sherbrooke par Les Journaux Trans-Canada (1982) Inc.(division La Tribune) Téléphones: Petites annonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466 Courrier de deuxième classe: Enregistrement No 1539 Abonnement: Au Canada, territoire immédiat, sauf endroits desservis oar camelot et routes motorisées 1 an $110 00, 6 mois $70 00, 3 mois $40 00, 1 mois $15 00 Hors de notre territoire immédiat, 1 an $165 00, 6 mois $100 00 , 3 mois $65.00, 1 mois $25 00 États-Unis et autres oays.1 an $350.00, 6 mois $200 00, 3 mois $125 00, 1 mois $50 00.\"La Tribune\" est sociétaire de la Presse canadienne, de Association des quotidiens de 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