Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La tribune, 1989-01-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 't&x.ÜÜ uwi^xr- ¦y/tôs/tw.\u2022 .FOBUM {la tribune SHERBROOKE, LUNDI 9 JANVIER 1989 URSS s'engage à aeifuirc tûtes ses armes chimiaue VIVRE - AGRO ALIMENTAIRE - ARTS Selon George Shultz L'URSS examinerait le cas de l'usine libyenne de Rabta 6 ans trop tard ¦ PARIS (AFP) \u2014 L'URSS s\u2019est engagée hier à entamer dès cette année la destruction de son stock d'armes chimiques, au second jour de la conférence sur l\u2019interdiction des armes chimiques, qui devait être également marqué par l\u2019intervention de l\u2019Irak, dont le vice-premier ministre, M.Tarek Aziz, devait répondre aux attaques lancées la veille contre son pays par le représentant iranien.Prenant la parole devant les représentants des 145 pays réunis à Pans, le ministre soviétique des Affaires étrangères, M.Edouard Chevardnadze, a annoncé solennellement la décision de l\u2019URSS de commencer en 1989, et sans attendre la conclusion d\u2019une convention sur l\u2019interdiction totale de cette arme, la destruction de ses stocks.Appelant la communauté internationale à éliminer définitivement l\u2019arme chimique, le ministre s\u2019est dans le même temps livré à une véritable autocritique, en reconnaissant que Moscou s\u2019était engagé \u201cavec retard\u201d sur la voie du désarmement chimique et avait longtemps \u201cgardé le silence\u201d sur sa production.Quant au discours de M.Tarek Aziz, il devait constituer un second point fort de la journée, après la passe d\u2019armes qui a opposé l\u2019Iran et l\u2019Irak samedi, dès le premier jour de la conférence.Les deux pays s\u2019étaient reproché mutuellement d\u2019avoir employé l\u2019arme chimique.Appel de Clark ¦ PARIS (PC) Le secrétaire d\u2019Etat aux Affaires extérieures Joe Clark a lancé hier un appel à tous les pays afin d\u2019\u201cinterdire toutes les armes chimiques.de se débarrasser d\u2019elles partout et pour toujours\u201d.Dans un discours prononcé lors de la conférence de Paris sur les armes chimiques, à laquelle assistent 140 pays, M.Clark a rappelé aux délégués qu\u201den avril 1915, les soldats canadiens furent parmi les premiers à souffrir de la terreur, de la douleur et de la mort provoquées par les armes chimiques\u2019.\u201cC\u2019est une partie tragique de la mémoire nationale du Canada\u201d, a-t-il déclaré.Les armes chimiques furent pour la première fois utilisées par les Allemands à Ypres, en France, durant la Première Guerre mondiale.L\u2019utilisation de telles armes fut interdite en 1925 par la convention de Genève.La conférence de Paris entend appuyer et élargir cette interdiction.\u201cC\u2019est la responsabilité des gouvernements de chercher à limiter notre capacité à nous infliger des horribles atrocités et punitions, a déclaré M.Clark aux délégués.Les armes chimiques ne peuvent provoquer que la répugnance.Les armes chimiques doivent être interdites.Nous ne devons pas moins à nos citoyens\u201d.La conférence prendra fin mercredi.Preuves d'Israël PARIS (AP) - \u201cIsraël a des preuves que l\u2019arme chimique se trouve non seulement en Libye mais aussi (.) en Syrie et en Irak\u201d, a déclaré le premier ministre israélien Itzhak Shamir dans une interview au Journal du Dimanche.\u201cNous savons que ces pays observent av_ec_ vigilance et avec un grand intérêt les mesures employées par les Américains contre la Libye et ils tireront leur propre leçon\u201d.Une quinzaine de pays, parmi lesquels Irak, Iran, Israël, Egypte, Syrie, Libye, les deux Corée et Taiwan, possèdent des armes chimiques et une quarantaine d\u2019autres ont la capacité de les produire, selon des responsables américains qui participent à la conférence sur l\u2019interdiction des armes chimiques à Paris.L\u2019Irak et l\u2019Iran ont tous deux démenti posséder de telles armes.A propos de la destruction de deux MiG libyens mercredi par deux F-14 américains, M.Shamir a déclaré: \u201cNous sommes tout à fait d\u2019accord avec l\u2019action américaine et son optique sur la politique à suivre contre Kadhafi\u201d.Le numéro un libyen \u201creprésente un Etat qui s\u2019identifie avec le terrorisme et chaque moyen est valable pour mettre un terme à ce foyer de tension et de danger pour Israel et pour l\u2019humanité tout entière\u201d, Les Etats-Unis avaient fait savoir que la destruction des deux appareils libyens n\u2019était pas liée au contentieux sur l\u2019usine chimique de Rabta une usine d\u2019armes chimiques pour Washington, une simple usine de produits pharmaceutiques selon Tripoli.Libye \u201cNous n\u2019avons jamais eu de programme de production d\u2019armes chimiques\u201d, a déclaré de hier le ministre des Affaires étrangères libyen, Jadalla Azouz Al-Thali, qui était interviewé depuis Paris.Mais pressé de répondre à la question: \"La Libye a-t-elle l\u2019intention de produire de telles armes dans l'avenir'7\u201d, Jadalla Azouz Al-Thali a déclaré à la journaliste de l'émission \u2018Le Monde en face\u2019, de CBS : \u201cVous ne le saurez jamais\u201d.Le ministre iranien des Affaires étrangères, M.Ali Akbar Ve-layati, avait déploré samedi que la conférence se tienne six ans trop tard.Il s\u2019en était également pris aux pays industrialisés, les accusant d\u2019avoir \u201cencouragé l\u2019Irak à faire usage\u201d de l\u2019arme chimique et d\u2019être \u201cles principales sources de prolifération chimique dans le tiers-monde\u201d.Pour sa part le ministre égyptien des Affaires étrangères, M.Esmat Abdel Meguid, a mis l\u2019accent sur les divergences qui sont apparues entre pays industrialisés et pays en voie de développement à propos des priorités en matière de désarmement.Il a réclamé une égalité de traitement entre tous les pays, soulignant que le désarmement chimique ne peut être \"dissocié des autres armes de destruction massive, y compris le nucléaire\u201d.Il a ainsi fait valoir que les pays arabes \u201cont adhéré au traité de non-prolifération des armes nucléaires, alors qu\u2019Israël a refusé de se conformer à ce traité et continue à développer ses capacités nucléaires\u201d.D\u2019autre part, la campagne américaine contre l\u2019usine libyenne de Rabta.destinée selon les Etats-Unis à la production d\u2019armes chimiques, continuait à planer sur la conférence.Le secrétaire d\u2019Etat américain George Shultz devait présenter à M.Chevardnadze de nouvelles informations pour tenter de le convaincre de la nature de cette installation dans l\u2019espoir d\u2019obtenir Edouard Chevardnadze \u2019ooper; empêcher produire.Une chance Le ministre soviétique Chevardnadze a par ailleurs souligné hier qu\u2019\"une chance historique\" se présentait à Paris de \"liquider à jamais\u201d l\u2019arsenal chimique, et qu\u2019il ne fallait pas la laisser passer.Le ministre était interviewé dans la cour de la résidence de l\u2019ambassadeur d\u2019URSS, à l\u2019issue d'un entretien d\u2019une heure et demie avec le secrétaire d\u2019Etat américain George Shultz ponctué par la signature de deux accords de coopération, l\u2019un sur la lutte contre le trafic de drogue, l\u2019autre dans le domaine de la recherche scientifique fondamentale.M.Chevardnadze, qui avait annoncé le matin la décision de l\u2019URSS de commencer dès cette année la destruction de son stock d'armes chimiques (qui selon les chiffres publiés par Moscou s\u2019élève à 50,000 tonnes, alors que les experts occidentaux l\u2019évaluent à 300,000 tonnes), a reconnu que ce processus prendrait très longtemps, et qu\u2019en attendant l\u2019Union Soviétique demeurerait le plus gros détenteur de ces armes.Il a regretté que l\u2019abandon de la production de ces armés n\u2019ait pas été décidé plus tôt, par les Etats-Unis comme par l\u2019URSS.¦ PARIS (AFP) Le secrétaire d'Etat George Shultz a déclaré, hier soir, que l\u2019URSS avait accepté d\u2019examiner la question de l\u2019usine libyenne de Rabta, destinée selon Washington à produire des armes chimiques, et a estimé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une \"réponse const ructi vc \".Au cours d une conférence de presse à l\u2019issue de son séjour à Paris, où il a participe à la conférence sur les armes chimiques, M.Shultz a indiqué qu\u2019il avait fait une \u201cbrève présenta tion\u201d des informations américaines sur l\u2019usine libyenne à son homologue soviétique Edouard Chevardnadze, lors de son Entretien avec celui-ci, dimanche après-midi.\u201cJ\u2019ai été tout à fait satisfait de sa réponse, car il est aussi préoccupé que nous par la dissémination des armes chimiques\", a souligné le chef de la îiplomatie américaine.Comme on lui demandait si M.Chevardnadze avait promis de mener une enquête, M.Shultz a déclaré: \u201cIl a dit qu\u2019il examinerait (cette affaire).Et comme le gouvernement soviétique semble se soucier de ce problème, je n\u2019ai pas de doute que les questions seront précises.Je pense que c'est une réponse constructive\u201d, a-t-il ajouté.M Shultz a ajouté que l'objectif des Etats-Unis \u201cétait d\u2019em pêcher que cette installation ne devienne une usine d\u2019armes chimiques\".M.Shultz s\u2019est montré par ailleurs sévère envers l\u2019Irak, qui a manifesté l'intention de ne pas souscrire à la convention en cours de négociations à Genève sur l\u2019interdiction totale des armes chimiques.Une telle declaration de la part d'un pays \"qui a utilise ré comment les armes chimiques est préoccupante\", a dit M Schultz.George Shultz Mon retour aux études \u201cParce que ça fuit des années que j'y pense, je me suis préparé mentalement, et surtout financièrement.1 ma caisse Desjardins, on a su me conseiller judicieusement quant à la façon d'acquérir mon premier RI-EK.et par la suite, que! type de RUER me convenait le mieux.Cette année, je réalise enfin mon rêve!J\u2019utilise une partie de mes économies pour retourner aux études.\u201d Une façon simple, flexible et rentable de se constituer un capital pour l'avenir tout en économisant de l'impôt, c'est de contribuer à un REER par versements Desjardins.Vous fixez vous-même le montant et la fréquence de vos versements: ensuite, votre seule préoccupation est de regarder les intérêts s'accumuler à l'abri de l'impôt.Pour faire fructifier au mieux les sommes amassées dans votre REER par versements Desjardins, vous pourrez les déposer, à la fin de chaque année, dans un REER à taux fixe* où le taux d'intérêt est garanti jusqu'à l\u2019échéance du terme.Le conseiller de votre caisse vous indiquera sur demande comment profiter, avec un minimum d'efforts, des avantages offerts par les REER Desjardins.* NOl\u2019VEAl ! En exclusivité chez Desjardins, les sommes déposées dans ce type de REER sont admissibles a l\u2019assurance-vie épargne Desjardins aux mêmes conditions que pour l'épargne a terme régulière.l/a date limite pour contribuer a un REER est le 1 mars 1989 inclusivement si vous désirez profiter d\u2019une réduction d'impôt sur vos revenus de 1988, DESJARDINS L\u2019épargne c\u2019est la liberté B 2 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, LUNDI 9 JANVIER 1989 FORUM ÉDITORIAL ! \"'1 Affichage: assez de tergiversations Le premier ministre Bourassa doit cesser de tergiverser au sujet de la langue d\u2019affichage.Le compromis que M.Robert Bourassa a soumis à l\u2019Assemblée nationale, avant de prendre congé pour les Fêtes, est sans doute apparu acceptable en principe à bon nombre de Québécois.Mais lorsqu\u2019il est question d\u2019une politique linguistique, on sait très bien que les règlements et les modalités d\u2019application sont d\u2019une extrême importance.En fait, on ne sait pas encore comment la solution Bourassa s\u2019appliquera concrètement.Sur ce plan, le gouvernement a fait preuve d\u2019improvisation.Le ministre responsable de l\u2019application de la loi 101, Guy Rivard, a été incapable d\u2019expliquer clairement ce qu\u2019allait être le critère de prépondérance du français dans l\u2019affichage bilingue à l\u2019intérieur des commerces.De son côté, M.Bourassa a laissé entendre qu\u2019il tiendrait un sommet sur la langue avant que ne soient connus les règlements de la nouvelle loi 178 et il ne veut pas préciser quand.La semaine dernière, le chef du PQ, Jacques Parizeau, disait lui aussi voir d\u2019un bon oeil la tenue d\u2019un tel sommet.On peut se demander quelle en serait l\u2019utilité.Les positions des groupes de pression, des associations et des syndicats sont bien connues depuis longtemps.Et après tout, le gouvernement n\u2019a-t-il pas déjà pris sa décision?Ce qu\u2019il faut savoir le plus rapidement possible, c\u2019est de quelle manière le gouvernement Bourassa entend appliquer sa loi 178.Il ne saurait être question d\u2019attendre après les élections.L\u2019incertitude dans un dossier aussi important crée un climat social des plus malsains.Robert Bourassa a fait un choix, qu\u2019il en fasse sans plus tarder connaître les détails à la population.Roch Bilodeau Rayons de soleil (f\t\"\t.BILLET ^\t-'J Ta maison n\u2019est peut-être pas assez grande pour y loger tous les sans-abri.Mais garde-leur au moins une place dans ton coeur.Car ton coeur rapetisse quand tu n\u2019y laisses pas entrer assez de nouveaux arrivés.\u2014 O - Aucun discours n\u2019apprendra la paix et la sérénité aux enfants.Seuls des parents en paix transmettront ce message.- O - La vénération des martyrs doit raffermir la foi, pas encourager au meurtre et à la vengeance comme c\u2019est le cas chez certains Musulmans et chez les Sikhs.-\tO \u2014 La tolérance qui résulte de l\u2019apathie ou de la paresse mène à l\u2019anarchie et à la révolte.La véritable tolérance est issue du coeur et de l'intelligence.-\tO - Jamais être humain ne s\u2019est détruit par suite d\u2019un excès de bonté reçue ou donnée.\u2014 O - Il n\u2019y a guère plus grand crime que de priver la jeunesse de son idéal.Il sera toujours temps de redresser les chemins qu elle emprunte pour réaliser ses objectifs.- O - Parler fort n\u2019est pas acte d\u2019autorité.Se faire écouter est un acte d\u2019autorité.Albatros des mers OPINION DES AUTRES Place à la négociation élargie Après le jugement sur l\u2019article 45 du Code du travail, il y avait mieux à faire que d\u2019annoncer que l\u2019Assemblée nationale allait se hâter de tout remêler les cartes.C\u2019est pourtant ce que le ministre du Travail, M.Yves Séguin, a trop complaisamment laissé entendre, jeudi.Depuis 12 ans, les partenaires sociaux souhaitent disposer d\u2019une règle applicable à la sous-traitance.Et qui soit claire.Le juge Beetz vient de préciser cette règle.Il serait logique qu'on en fasse d\u2019abord l\u2019essai.M.Séguin a aussi dit qu\u2019il saisira de cette question le Conseil consultatif du travail et de la main-d\u2019oeuvre.Du temps perdu! D\u2019après les réactions de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et du Conseil du patronat du Québec (CPQ), il n\u2019y a pas grand\u2019chance que les deux piliers de cet organisme s'écartent de la voie indiquée par le juge Beetz pour se rallier à une formule que la CSN mettrait de l\u2019avant.La FTQ, bien sûr, est comblée par la décision de la Cour suprême: \u201cDans les secteurs d\u2019emplois précaires et de la sous-traitance, la FTQ a toujours privilégié une négociation multipatronale par la voie des décrets et c\u2019est cette approche qui est la plus prometteuse (.) La Cour suprême reconnaît cette voie syndicale, et la FTQ ne peut que s\u2019en réjouir\u201d.De son côté, le Conseil du patronat \u2014 qui réclamait des amendements à l\u2019article 45 pour autoriser \u201cles transferts d\u2019une activité d\u2019une entreprise à un sous-traitant\" sans qu\u2019il y ait transfert de l\u2019accréditation syndicale et de la convention collective \u2014 se dit maintenant prêt à se contenter de la moitié de poire que lui tend le tribunal.Ce jugement arrive à point.Est-il besoin de souligner l\u2019importance croissante de la sous-traitance.La Commission consultative sur le travail (rapport Beaudry, 1985) reconnaissait qu'il s'agit d'\u201cun phénomène en plein essor et qui joue un rôle déterminant dans la stratégie de développement des entreprises\u201d.Le rapport ajoutait \u201cqu\u2019il existe souvent un lien entre la sous-traitance et la PME; certaines catégories de PME existent uniquement en fonction de la sous-traitance.\u201d Le syndicalisme doit s\u2019adapter à cette évolution.Et il le peut.Il est faux de dire que le mouvement syndical québécois est en crise.En termes d\u2019effectifs, il n\u2019a jamais été aussi bien portant.Si le taux de syndicalisation stagne, c\u2019est que les syndicats ont presque fait le plein de tout ce qui est \u201csyndicable\u201d en vertu du régime défini par le Code du travail.Dès que l'on s\u2019aventure en dehors du champ privilégié de la grande entreprise et du secteur public, les difficultés surgissent.La formule actuelle de recrutement syndical semble impuissante à pénétrer le monde de la PME.Il existe une solution de rechange.Mais les syndicats hésitent à y recourir, et certains milieux patronaux y font obstruction.Le Québec dispose en effet d\u2019un cadre législatif qui permet de contourner l\u2019obstacle: c\u2019est la loi de l\u2019extension de la convention collective, un régime inspiré de la négociation élargie telle qu\u2019elle se pratique en Europe de l\u2019Ouest, et qui permet au gouvernement d\u2019étendre à toute une branche d\u2019activité une convention négociée par des parties suffisamment représentatives.Seule la FTQ semble avoir compris tout le parti qu\u2019on peut tirer de ce régime.L.) Jean Francoeur Le Devoir SONDAGE GALLUP Les Canadiens ne prévoient pas beaucoup de changement avec Bush à la Maison-Blanche Une semaine avant la fin du dernier mandat de Ronald Reagan.presque la moitié des Canadiens (46 p.c.) croient que les relations entre les Etats-Unis et le Canada vont demeurer semblables quand sn successeur, George Bush, prendra la relève, 24 p.cent estiment que les relations vont s\u2019améliorer avec Bush tandis que 11 p.cent croient qu\u2019elles vont se dégrader.19 p.cent des répondants semblent ne pas connaître Bush; ils ignorent quelle direction prendront les relations ca-nado-américaines avec son arrivée à la Maison Blanche.Bush et son Secrétaire d\u2019Etat, James Baker, sont des ardents partisans du libre-échange avec le Canada.Par ailleurs, on prévoit que Bush sera plus sensible au problème des pluies acides.Quant au premier ministre Mulroney, il dit avoir une très bonne relation avec Bush.C\u2019est au Québec (33 p.c.) que l\u2019on retrouve le plus d\u2019optimis- me concernant les relations ca-nado-américaines sous l\u2019administration Bush et en Colombie-Britannique, le moins (12 p.c.).35 p.cent des partisans conservateurs croient que les relations entre le Canada et les Etats-Unis vont s\u2019améliorer avec Bush à la Maison Blanche, mais seulement 16 p.cent des partisans néo-démocrates et libéraux sont de cet avis.Ces différences d\u2019opinion s\u2019expliquent sans doute en partie par les positions divergentes à propos du libre-échange.Les résultats de ce sondage sont fondés sur 1012 entrevues personnelles avec des adultes de 18 ans et plus menées entre le 30 novembre et le 3 décembre.Un échantillon de cette taille comporte une marge d\u2019erreur de 4 p.cent, 19 fois sur 20.La question était: \u201cEst-ce que vous prévoyez que les relations entre le Canada et les Etats-Unis vont s\u2019améliorer, rester les mêmes ou se détériorer lorsque George Bush deviendra président des Etats-Unis?\u201d Relations canado-américaines avec Bush Améliorées Les mêmes Détériorées Indécis National Régions:\t24%\t46%\t11%\t19% Maritimes\t18%\t46%\t15%\t22% Québec\t33%\t40%\t6%\t21% Ontario\t24%\t47%\t13%\t17% Prairies\t20%\t48%\t11%\t21% C.-Britannique Partisans du:\t12%\t54%\t16%\t18% Parti conservateur\t35%\t47%\t4%\t15% Parti libéral\t16%\t44%\t21%.\t19% N.P.D.\t16%\t48%\t18%\t18% ¦llll ïü» il» \u2019//M Manchette: la majorité croit que Turner devrait démissionner Pas toi aussi!?! TRIBUNE LIBRE Association étudiante usée, rouillée Au conseil exécutif de l'Association étudiante du Collège de Sherbrooke (AECS) Pour faire suite à l\u2019article de Michel Rondeau, intitulé \u201cLes protestations étudiantes persistent\u201d, de l\u2019édition du 27 décembre 1988, en page A2, et en particulier à l\u2019entrevue réalisée avec Mlle Chantal Charest, je livrerai une autre version des faits survenus à l\u2019automne dernier à propos des agitations étudiantes.D\u2019abord, l\u2019AECS a connu à l\u2019automne 1988 un premier mouvement d\u2019opposition à son entreprise.En effet, une opposition étudiante a émergé des eaux troubles lors des assemblées générales.Les étudiants étaient catégoriques.Il y avait les suppor-teurs de la grève qui penchaient du côté du conseil exécutif, les opposants au mouvement de grève et les autres étudiants indécis ou indifférents.Ceux qui ont rejeté les propositions de l'ANEÈQ étaient largement majoritaires lors des votes tenus.Plusieurs ont mené une campagne d\u2019affiches, certains ont essayé de monter un journal d\u2019opposition et plusieurs ont suscité des questions.Les grandes interrogations étaient la nécessité d\u2019être affilié à l\u2019ANEEQ, l\u2019usure de la machine étudiante au Collège de Sherbrooke, les propositions de grèves, etc.La faiblesse du conseil exécutif était telle que pendant ses réunions, plusieurs membres étaient contre la grève et les propositions de l\u2019ANEEQ.Leur situation précaire n\u2019a pu permettre une représentation fidèle des faits.L\u2019opposition à la mobilisation étudiante a reçu l\u2019appui de plusieurs enseignants et de membres du personnel du Collège.Il y a même eu des sympathisants à l\u2019Université de Sherbrooke.Cette opposition n\u2019aurait probablement pas vu le jour si la machine étudiante avait été bien huilée, solidaire, moins chancelante et surtout plus jeune (certains membres des instances supérieures ont plus de trois années de service).Je crois que plusieurs étudiants pensent qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire de s\u2019affilier à l\u2019ANEEQ dans les prochaines années.Surtout quand on pense aux fruits de la mobilisation: résultats qua- 1988 a amené son lot de sollicitations de toutes sortes: les Paniers de l\u2019espoir, la Chaudron-née, la Soupe populaire, les téléthons, les oeuvres de Caritas et celles du Cardinal Léger, les campagnes de financement d\u2019Oxfam-Québec, de la Croix-Rouge et d\u2019Amnistie internationale, les oeuvres des paroisses, le soutien financier de bien des Clubs sociaux, et encore autant d\u2019occasions de donner.Ajoutons, à ces dons nombreux, une légion de bénévoles qui donnent de leur personne au service d\u2019un grand nombre d\u2019organismes d\u2019aide qui oeuvrent au Québec.siment nuis, plusieurs arrestations, image ternie des étudiants, le Palais des Sports survolté et tous les désagréments qui ont entraîné une mauvaise représentation de l\u2019opinion étudiante.Vous, membres du conseil exécutif de l\u2019AECS, revérifiez vos positions et surtout la prochaine fois que vous militerez pour une cause sociale ou politique, ne vous affichez plus comme des représentants fidèles de l\u2019opinion étudiante.En concluant, j\u2019espère que ceux qui prendront la relève sauront redonner un aspect reluisant à cette machine rouillée et encrassée.Louis G.Deschênes, étudiant finissant au Collège de Sherbrooke Les Québécois sont généreux.1989 apportera aussi son lot d\u2019appels au partage.Ce peuple au grand coeur qu\u2019est le peuple du Québec saura répondre encore avec empressement à de nombreuses sollicitations.Tous les espoirs sont permis et tout avenir est prometteur lorsque tant de générosité marque l\u2019âme d\u2019un peuple.Bonne année! Benoît Descôteaux Un peuple au grand coeur Le pouvoir des tribunaux En incluant une Charte des droits et libertés dans la Constitution canadienne, en 1982, et en confiant aux tribunaux, par cette même Constitution, le pouvoir d\u2019interpréter les lois et règlements des parlements, le gouvernement canadien n\u2019avait, à l\u2019époque, aucune idée de l'ampleur de la responsabilité que l\u2019on reportait sur les épaules des magistrats et des conséquences sociales que cette décision allait entraîner, et, surtout, le chambardement profond que seront appelés à vivre nos institutions.En privilégiant le droit individuel et en laissant aux tribunaux le soin de décider des recours que pourraient leur soumettre des individus, cela signifie, à toutes fins pratiques, que les lois et/ou règlements de quelque parlement que ce soit peuvent être attaqués devant un tribunal compétent, et risquent d'être invalidés en vertu de la Charte des droits.Ainsi, les Parlements voient s\u2019affaiblir et remise en question leur souveraineté.Ceci implique que lorsqu'un Parlement légifère, pour le bien d'une collectivité, il peut toujours voir sa législation contestée devant les tribunaux, au nom de la Charte des droits.Que lui reste-t-il alors de cette souveraineté?De plus, toujours dans ce contexte où des décisions sont prises pour le bien de la collectivité, il est de la plus haute responsabilité d\u2019un gouvernement de prendre toutes les décisions qui s\u2019imposent, même lorsqu\u2019elles sont très délicates et qu\u2019elles risquent de le rendre impopulaire.Encore là, même cette responsa- bilité n\u2019est plus sa propre pré-, rogative puisque la Charte a\u2019 dévolu aux tribunaux celle d\u2019interpréter les lois et règlements qui peuvent leur être soumis.Alors que l\u2019avenir d\u2019une nation dépend des institutions politiques, lesquelles peuvent toujours trouver des compromis, pourquoi avoir fait reposer sur les épaules de quelques sommités du monde judiciaire un tel fardeau?Ce fardeau est déjà assez lourd du fait que ces magistrats sont liés par la loi et doivent interpréter uniquement les aspects légaux et constitutionnels des textes qui leur sont soumis, et faire abstraction de tout contexte social dans lequel ces lois ont été adoptées.Il ne faut pas oublier non plus que ces juges, pour lesquels j\u2019ai beaucoup de respect, sont à la fois juges et partie.Ils font eux aussi partie de cette société et il doit être déchirant pour eux de faire partie abstraction de cette partie d\u2019eux-mêmes pour ne laisser place qu\u2019au seul côté du magistrat afin de prendre une décision éclairée et en toute impartialité.Depuis 1982, les magistrats du plus haut Tribunal du pays ont été appelés à se prononcer sur des sujets fort délicats et \u201cexplosifs\", et il semble plus que probable que ce ne soit pas terminé.La loi 101 a fait à maintes reprises l\u2019objet de manchettes et de discussions de toutes natures.Il n\u2019est pas exclu que d'autres législations (comme par exemple la loi 37 que vient de décréter le gouvernement du Québec, sur la réforme de l\u2019aide sociale) ne subissent le même sort et aient à passer à travers ce dé- dale judiciaire.Et que dire des répercussions sociales liées à.tout ce processus?Est-ce que les citoyens, qui respectent encore énormément les tribunaux, n\u2019en viendront pas un jour à les déprécier et à les remettre en question?Une semblable hypothèse n\u2019est pas à écarter.Trop rigide et contraignant En moins de dix ans, l\u2019expérience a démontré que nos institutions sont en voie de mutation et que les membres ui les composent ne sont que es rouages au lieu d\u2019être des créateurs d\u2019avenir.Le domaine législatif, auquel est associé le domaine judiciaire, est beaucoup trop rigide et contraignant pour quvon lui fasse assumer des responsabilités qui nécessitent souplesse, ouverture d\u2019esprit et compromis, malgré toute la bonne volonté Comme toute situation n\u2019est pas irréversible, nos gouvernants sont sûrement fort conscients de la nécessité d\u2019apporter certains correctifs à cette Constitution dont tout citoyen se doit d\u2019être fier, afin de permettre à chacune des compétences d\u2019exercer pleinement sa souveraineté, pour le plus grand bien de la collectivité.Il est grand temps que l\u2019on reprenne en main la gouverne du Navire et que l\u2019on ait à sa barre un capitaine compétent, capable d\u2019assumer ses décisions et capable de le mener à bon port.Claudette Defoy-Aubc Rock Forest la tribune lia\ti 1950, rue Roy, Sherbrooke, Qué , Tél.: 564-5450, J1K 2X8 Téléphones: Petites annonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466 ADMINISTRATION YVON DUBÉ Piesidënl cl Efliïeur JEAN GUY FARAH Ail .m ,iu president ladr LIONEL DALPÉ Adjoint ,
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.