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Titre :
La Justice
Fondé à la suite de l'exécution de Louis Riel, La Justice représente les conservateurs nationaux de Québec.
Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1886-
Contenu spécifique :
mardi 24 novembre 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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Références

La Justice, 1891-11-24, Collections de BAnQ.

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[" he 5 ; .- oh \u201cyo .4\u2014No 158: | | .~QUEBEC; MARDL 24 NOVEMBRE 1591 EDITION QUOTIDIENNE .ES - Caper pa AY RO SOIT \u2014 : TE \u2014 - \u2014 a prenons .J \u2014 \"===\" bhi DE VATORNGERNT | oo eu \\serate Reading Rt oe 1 2 TARIF DES ANNONCES Prentre intertion.\u2026.dorcounen sasccecnsoucee .Autses lnsertiony, sl puliliéen tous les fours.Axis de nai .sanver, natiages on décès, 9306 date , * ; , ' Lesannonces Piivante« reront linnérées pour sets combi, lu son é Ie wot: Daande d'emploi, =Danande Ah Onmertipies oa sixffnols.\u2026\u2026.so.0 BO : cuployés,\u2014 Annonces pour chambrotou prision.\u2014 Annome \u201c .ve Te Lane rensenseer 10 Ki ces d'objets perdue où trousses Quatre ols.\u2026.\u2026.« v Toute rum he d'argent, toutes Louvres, ete.cesse .» adminletration devront être ascficssées à° S0ULS AU.EDITION HEBDONADAIRZ ; , À CIE, bureat do LA JUSTICE, SE Cote Pri \u2019 .©0138 \u2019 - Uven, au comptant, d'AYANCO.000000000 000000 Æ Eur, et touter lettres, ete, concernant 1a 1édaction de La .Jusrwr, an rddacteur en chief ERNEST CHOUIN ALD, BUREAUX : 111 Côte Lamontagae.Rédacteur en chef : ERNEST choumannd BELLEAU & Cle, administrateurs Basse-Ville, Québac, LA JUSTICE QUEBEC, 24 NOVEMBRE 1691 DEVANT LA LOI\" La Mail nous apprend qu'un jour, Jors de Vaftuico Riel, l'esprit de nos hommes publics, à Québec, s\u2019est trouvé tellement ¢lroit, que l\u2019on no pouvait pas comprendre quo la loi s'appr quât avec une égale vigueur à un délinquant français aussi bien qu'à un anglais.Aujourd'hui, la Zfaï aurait encore À s'étonner de cc quo nous ne pouvons comprendre.Le que nons no comprenons ps, aujourd'hui, à causo, sans doute, de l\u2019étroitesse de notre csprit, c'est qu\u2019é- videmmont les délinquants politiques anglais Lrouvent, dans ce pays britan- pique, des atténuations toutes spéciales à la rigueur de la loi.Cette idéc-là nous occupe surtout au spectacle des enquêtes qui se sont faites et qui se font, au nom de la loi, dans certaines sphères de l\u2019administration fédérale ; au spectacle des procédures que l\u2019on poursuit, devant ies tribunaux, toujours au nom de la loi, cela se comprend, contre ceux qui sosont trouvés compromis aux enquêtes.Nous demanderons par exemple à la Alail,si Avnoldi et ses congénères ont trouvé la loi aussi rigoureuse que 'Lalbot et les siens.Nous lui demanderons si c\u2019est toujours en vertu de-ln même loi et avec la même rigueur que les ministres franenis, Langevin et Chapleau, et les ministres anglais, Hnggart, Dowdnoy, Foster, ont tous passé cn jugement devant la chambre.Nous demanderons encore si c\u2019est en vertu de l'égalité dovant ln loi que des facilités toutes particulières, aux moyens de trucs bien faciles à comprendre, comme celui des livres Connolly, sont données aux! conspirateurs d'origine saxone qui auraient actuellement de terriblos comptes à rendre aux tribunaux.Nous demanderons, enfin, si c'est toujours en vertu de l'équité inflexible et de la même rigueur de la loi que, dans l\u2019opinion de In Mail et de ses pareils, ce que l\u2019on appelle le boodlage chez les canadiens-frangais est tenu pouruncrime abominable, tandis quo pour les grosses têtes du parti tory anglais, ce ne serait tout au plus qu\u2019un moyen habile de fuire fortune ; si un journal anglais, de lu même couleur politique que la Muil, peut se fuire payer quatorze fois In même facture gouvernementale, sans ce que celn soit déclaré honteux ; si certains chofs anglais, devenus million- naives au jeu des iuflnences politiques, n'ont acquis par là que plus d'autorité pour se scandaliser des peccadilles das canudiens-français 1 Oui, sans doute, nous le répétons, il y a ici, au Canada, deux ninnières d'entendre les rigueurs de la loi ct l'honnêteté dans la politique.La Mail a bien mal choisi son temps pour cseayor de le nier.Jamais le Sénat Canadien n\u2019a envoyé d\u2019émissaires duns les banques, Pour serutor los comptes des politi- clens anglais tory, qui ont fit fortune aux subventions gouvernementales accordées aux chemins de fer du Pacifiquo ou à d\u2019autres chemins de fer ; qui ont prélevé de jolis deniers comue souscriptions électorales ou testimonials, sur les avantages protectionnistes donnés par eux aux inonopoleurs, ou sur In reconnaissance des contracteurs fédéraux.Jamais on n'a demandé à M.Abbott ou 4 Sir Chas.Tupper de rendre compte aux journaux de tout ce qu'ils déposent en banques, ou de tout ce qui cuit dans: leur cuisine, Jamais on n\u2019a forcé SirJohn A.MacDonald de dire nu peuple, après avoir fait voter tant de millions à Ja compagnie du Pacifique, combion il resterait d'actions de cotte même tompagnio dans le patrimoine de sa famille.Tant que vous n'aurez prs rendu compte de la fortune de vos million- maires politiciens ; tant que vous H\u2019uscroz pas envors oux-du mémo sans Fêne, ou si vous aimez mieux, do ln mémo rigueur quo vous mettez à discuter l'avoir de vos adversnires ; : tant queles boodlers, por vous, ne Seront imposants ou misérablos que: selon lo chiffre ob l\u2019emploi-de leurs reccttes,\u2014millions ou cont * mille Piustres, pour vous.ou contre\u201cvoûs\u2014 non, ne vonez Végalité do tous les canadiens devint hiloi et surtout \u201d devant voto \u201cmo- 8e pas nous parler \u201cge.Oui, il y a Lien deux poids pour les balances do votre justice, et vous vous trompez Etrangement si vous croyez que nous nu conlinissons pas ceux qui portent la tare de votre fanatismo.DES TEMOINS On lit dans l\u2019Zmpire, à propos du discours de Sir John Thompson, à Perth, et à propos toujours des scan- dules d\u2019Ottawiu : Les délinquants sont pourauivis do- vant lcs tribunaux, ou vertu do la lui du pays, ot Sir John Thompson fait cette déclavadion siguifleative : quo si quelqu\u2019un de ceux qui parlent si fort de blanchissu- ge et des prineipaise coupables n'échappant, 8 quelque autre preuve à offrir et veut porter uno accusation définie, il sera Lenu compte de cette nceusation, ou l'on to laissera pas partir le coupable.\u201d Pour être significative, voilh, certes, une déclaration significative.Sir John Thompson, l'homme qui veille au sommet de l'administration judiciuire du Canadn, domande des iecusateurs, demande des temoins ! Des aceusateurs; mais il n'en manquait pas duvant tout l\u2019été à In chambre des communes, quand Sir John Thompson votait avec ses unis Je refus de la inajorité à certuine demande d'enquête, sur un scandale assez grave.Des accusateurs ; mais M.Rykert n\u2019eu était-il pas un fameux, quand il délixit personnellement l'honorable ministre de In justice de le citer à la barre de la chambre, pour lui donner l'occasion de prouver que bien d\u2019autres députés, partisans du ministère, se trouvnient au moins dans le même cas que lui, chassé un jour de la chambre.Des témoins ; mais Thomas Me- Greevy en était un superbe quand il a commencé à dire ce qu'il avait fait de son argent de boodlage ; Sir John Thompson, l\u2019écoutant alors, a dû so convainere qu\u2019il en savait long, lorsqu\u2019il s\u2019est interrompu, tout à coup, après avoir racont\u201d co qu\u2019avait reçu de lui le journal Le :!Moiide, organe de Sir ITector ; lorsqu'il n refusé d\u2019en dire davantage et qu'il a pris la poudre d\u2019escampotte, pour se prémunir contre les indiscrétinns, Sir Johu Thompson l\u2019a pourtant laissé partir, celui là.Des témoins ; mais on en avait de très intéressants dans chreun des livres de la société Lnrkin, Connolly & Cie, ot pourtant Sir John Thompson les a laissés partir nussi ceux-là.Où les a-t-il envoyés ?Il les a envoyés au secours de ceux qui s'occupaient, 4 Québee, à quoi ?à rendre impossibles de nouvelles révélations de la part de Murphy ot Robert McGreevy, qui dénonçaient si bien leurs complices, eb dont les témoignages, apres tout, se sont trou- vis assez frappants d'exactitude pour empécher Perley, Thos McGreevy et Sir Hector Langevin de s\u2019en relever.Sir John Thompson les a Jnissés partir, ces livres, ces témoins dangereux ; où sont-ils aujourd\u2019hui ?En avaiton si grand besoin, à Québec, dans un procès où il s'agis- saît tout simplement de prouver que Murphy et Robert McGreevy avaient conspiré contre Connoily, en voulant sc fuite payer un billot promissoire sans considération ?Vous demandez des témoins ?Pourquoi avez-vous laissé partir si volontiers coux-là que vous ne rover- rez plus?Imsportait-il plus à Vintérét public de détruire Jes témoins Murphy et Robert McGroevy, dont les dires devant le comité des Privilèges et Elections se sont trouvés suffisamment confirmés pour autoriser In chûte d\u2019un ministre, d\u2019un député et d'un oflicier des plus importants des Travaux Publics, importait-il plus à l\u2019intérét et à la justice du pnys de détruire ces.deux témoins, en vengeant Ja querelle de M.Connolly, que de faire rendre les containes de millions de pinstres volées au trésor fédéral et de faire punir les coupables ?Qu'il vionne donc, après cela, Sir John.Thompson, nous domander ici des témoins.Nous lo pricrons d'aller retrouver les livres Connolly, qui ont été escamptés à la gare du Palais, avec une mise en scène de justiciers d'intéressés, de fonctionnnires ot.do partisans, qui- n\u2019a illusionné personne ici - \u201c Nous le prierons d'allor écouter co que vaçonte à New-York O.E.Mur: -phy, le témoin Murphy qui a dit l'histoire vraio de l\u2019ingénieur en chef Per: ley, Murphy qui a- témoigné de tant de faits, aujourd'hui corroborés, Mürphy dont le témoignage est d'autant
de

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