La Justice, 23 janvier 1889, mercredi 23 janvier 1889
[" we i.Lo - FIDITION QUOTIDIENNE ee - LA J # 4 QUEBEC, MERCREDI, 28 JANVIER 1889 STIC EDITION QUOTIDIENN,, - _\u2014 \u201cTARIF DES ANNONCES +} * Prenitre Insertion.teanreen 4 sroc0cc000 BOE - ; Autics Insertions, at publiées tous les jours.\u2026.\u2026.@ { ; vénrrssiscensneserepennsenererensee : .Avis de nsissance, mariage ou ddcdS.oeeriennn.- 0.9 on mat : : rene a Ses aunoncesmtivantes seront Insérées ponr un rentinle i\u2019 .sit vevesssosess TBO 4 fe mot: Demande d'euiptol \u2014 demande du domestiques mob.senconocss Leo enployés es pont chambres ou pension \u2014annonge 010 OMlsserisecscnsnmsrississenessnrsessssansanse To aerent, touteslettres, ete.cons 1 EDIT ON HEBDOMADAIRE .5 Yadministration devront ttre adresses 3 BELLEAU oop © 59 : : a : æc pan au comptant d'avance \u2014_ 678 «DIEU ET MON DROIT.oran de LA UE 80 ete, karen, tn Rédacteurs en chef: REMI TREMBLAY et ERNEST CHOUINARD BUREAUX : 111, Cote Lamontagne, Basse-Ville, Quebec.BELLBAU & Cle, administrateurs \u201c M ; .NTI 55m De sorte qu'à In fin des dix ans, le | Vilhouettes parlementaires ENTRE NOUS Dopuis la muit do M.Edmund Ww.Sewell, il est arrivé ce qui arrive bien souvent, grace à la hizarrerie de la nature humaine.Bon nombre de parsomnes qui ridiculisaient sos efforts pour prouver que le Saint-Laurent est navigable en hiver, so rangent aujourd'hui de son côté, en di- saut : \u2014Après tout, Sewell était un homme intelligent ; il pourrait bien avoir raison tout de même.Mottons son idée à l\u2019essai ! .Et, après avoir nommé uno commission pour s'enquérir des faits dopuis lunsttemps consignés dans les archives publiques, on se creuso maintenant la tête pour découvrir un moyon pratique de mettre à exécution un projet si longtemps méprisé,\u2014tout conme si c'était la première fois qu'un en entendait par- Jer.Eh bien, ici encore, M.Sewell pout venir à leur aide.Dans ses efforts constants pour réaliser son grand projet, il n'avait pus oublié co point important du problème.1 l\u2019avait étudié à fond.De 1876 à 1878, il avait fait au gouvernement d'Ottawa plusieurs propositions qu'on avait mises à l'étude.Et si le cabinet Mackenzie fut resté au pouvuir, j'en ai la conviction, la navigation d'hiver, comme on l'appelle, scrait aujourd'hui un progrès du passé.TI a\u2019était dit, tout naturellement, qu'il fallait d'abord démontrer par l'axpé- rience Ia praticabilité du projet.Il lui paraissait évident que les armateurs ne risqueraient pns lour propriété, et que les compagnies d'assurances n'assureraient ni les marchandises ni les vaisseaux, à cotte saison de l'année, aaant quo la rarfaite sûreté do co mode do navigation leur fut pleinement démontrée.Or, qui se chargerait des frais de cetto démonstration, sinon le pays lui-mêmo ?c\u2019est-à-dire la partie intéressée.Et voilà pourquoi Sewell s'adrossait directement au gouvernement.J'ai sous les yeux la proposition qu'il faisait dovant la Chambre des Comnnuno, le 9 mars 1876, par In bouche d'un député de ses amis.Il proposait de faire naviguer un steamer du lor décembre au ler mai, pendaut ciny annéos consécutives.Le navire ferait deux voyages par mois entre Québec, ln Malbaie, le Bio, lu Saguenay, Rimouski, Percé et Paspébiac.Le gbuvernement aurait & payer un subside de 816,000 par saison, ot a tenir en outre un agent à bord, avec instrue- tion de faire, chaque mois, un rapport circonstancié de tout co qui pourrait arriver au vaisseau.Au bout de cinq ans, sicoes rapports réunis corruboraient les assertions de M.Sewell relativement à la possibilité de naviguer le bas du Suint-Laurent en hiver, le gouvernement accorderait un subside aunuel de £100,000 à In compagnie qui entreprendrait de transporter les malles par cette voie, hiver commo été.| A le fin des trois premières années, si Jes rapports n'étaient pas de nature à lever tous les doutes, le gouvernement ge trouvait libro de retrancher son sub- \u2018aide.» Le 20 mars 1878, M.Sewell revenait à la chargo avec une nouvelle proposition ; et voici en quels termes ello était soumise aux chambres par l'intermédiaire du même député : * Je ne vois, disait-il, aucune difficulté à construire un bateau de 700 tun- neaux, muni de machines d'une force de 700 chevaux-vapeur, du gabarit du Northern Light, par exemple.\u201c* Co bateau pourrait faire le service des bouées durant l'été.\u2018* Le printemps et l\u2019automne, il porte- Tait secours aux vaisseaux en détresse ; et, l'hiver, il naviguerait entre Québce et les ports du golfe, régulièrement, jusqu'à ce que la sûreté du trajet fût suffisamment démontrée pour cngager les stenmers étrangers à remonter jusqu'à Québec.** Le pays y trouverait en outre cet avantage, qu'il ne serait pas obligé d\u2019encourir Îles dépentes quo nécossito le Nupolcon III, qui est certainement un em- arras et un fardeau pour l'Etat, ** Co steamor, malgré son _inofficacité, entraîne une dépense annuelle d'environ 339,000, \u2014ce ui est énorme, si l\u2019on zou.sidére los services rondus.** Le pays trouverait son avantage à vendre cet éléphant au prix du vieux er.\u201c* Le vaisseau qu'il s'agirait do construire ne coûterait pas plus de $80,000, Un avantage important déjà, au simple Point de vue de l'économie.** Et le grand problémo serait régulu.\u201d Cette proposition était acoumpagnée d'une autre : a Je suis autorisé, disait M.Sowell, à arer qu'une compagnio étrangère est prête à établir une.line de stcamers Pour faire lo service do la poate, hiver comme été, durant dix ans, pour uno fubvontion de $200,000, lo promier ba- cau devant être prêt à naviguer lo ler décembre 1880, ou trois ans pres la ai- gratare Ju contrat.+ \u201cCette somme n'est excessive Youtait M.Sewell, si l'on onsidère que compagnie Allan reqoit $126,533,33 Par annéo pour le service actuel.dive Jusqu'à l'année dernière, c'est-à- bo \"wo 1877, uno somme additionnelle 1000 à été Payée au Grand-Trono Tour uno partie du service quo la nou- Yolle compagnie se propose de faire, co qi: porte Je aubeido total déboursé à 53.83, ° - demand ue cette somme des $200,000 lance de Ne restera qu'une ba- Paie sOtUe Ten Eu pen aus de ce que rouvernemeut aurait, pour environ un emi-million, accompli une œuvre qui suflirait & reudre le nom d'une admins.tration & jamais cher au pays.\u201d Après cette proposition, M.Sewell en fit une autre.D s\u2019udrit d'organiser une compagnie qui ferait naviguer un steamer de 3,000 touneaux, ot d'une force de 2,760 chevaux-vapeur, à partir du ler décembre 1879, moycimant uno subvontion de $70,000 puur la promière année.En 1850, la compagnio aurait ajouté deux nouveaux stomners, imoycunant une subvention de £140,000.En 1887, elle aurait établi une ligno holxlomadaire, consistant on six paquebots de même tonnage ct de méme force que le premier, devant faire le servico durant dix ans pour $400,000 par an, ct lo contrat pouvant être résilié, soit par Li compagnie soit par le gouvernement, après six mois d'avis.La moyonne des traversées no devait pas excéder douzo jours, et lu compagnie était sujette à un forfait de 84,000 pour chaque voyage non accompli.Toutes cos propositions étaient fort accoptables, canme on le voit, Et les administrateurs du jour sou- gonientsérieusementädonnersuitoi l\u2019une d'elle, lorsque la chute du gouvernement Mackenzie vint renverser les espérances do celui qui avait fait de co hardi projot pour ainsi dire le but de son existence.11 ne so découragea puint pourtant, et s'adressa au gouvernement Macdonald.Mais, comme il suffisait aux propositions dont je viens de parler d'avoir été entrotenues un instant par M.Mackenkensie pour être tout à fait déconsidé- récs aux yeux de son successeur, M.Sewell dfi les abandonner, et proposer autre chose.11 continua & mirir seu pro- jot, s\u2019abouchin avec des capitalistes qu'il réussit à intéresser à l\u2019entreprise, et il so présenta devant le gouvernoment avec un nouveau plan, T1 faisait deux offres.\u201d La première, c'était de faire naviguer un steaincr entre l\u2019Europe et Québec régulièrement pendant la première année.Pour In deuxième année, il en fournissait deux, Au bout de doux ans, il établissait une line hebdomadaire.Ft après la troisième année, si les malles n'étaient pas délivrées ponctuellement à Québec, le gouvernement n'avait pas un sou à payer.Dans le cas contraire, l\u2019Ëtat devait à M.Sewell un million de dollars, plus une subvention annuelle de $250,000 pour le transport des mallcs.Seconde ofre : M.Sewell s\u2019engagcait à établir uno ligne de stcamers entre Liverpuol ct Québec, pour le transport des marchandises seulement, devant faire lo servico tous les quinze jour pendant les mois d'hiver, pourvu que le pailement lui votât une somme de 8700,000, dans le cas de succès, \u2014sans subsido.On voit que lo gouvernement, par ces deux propositions, n'avait aucun risque À courir en cas d'échèc ; et que l'Etat no s0 trouvait engagé à quelque chose que si le problème était résolu dans un sens favorable.M.Sewell ne fut pas écouté.Jo suppose quo M.Macdonald avait en vue d'autres projets, tout aussi dispendieux pour nous, c'est sûr, mais plus en rapport avec ses besoins à lui.La refonte et la manipulation des \u2018\u2018listes électorales \u201d, par exemple.11 n'a rien été fait, et il semble qu'on ait l\u2019intention bien arrêtée\u2014arrêtée est le mot\u2014 do no rion faire.Do sorte que, quand on voit l\u2019Allomagno, la Suède, la Russio, l'Angleterre ct les Etats-Unis dépenser des millions do dollars pour organiser des expéditions vers les régions hyperburéonnes, dans lo but de rigler quelques points de science géographique, le Canada n'a pas ssule- ment quelques milliers i sacrifior pour faire uno expérience qui, si elle réussit, aura des conséquences incalculables sur notre commerce et sur l'avenir du pays.Si ceux qui semblent aujourd'hui vouloir enlever à Sewell le mérito d\u2019avoir agité, durant plus de vingt-cinq ans, cotte question si importanto pour nous, croient avoir quelque influenco muprès des arbitres conservateurs de nos destinées, qu\u2019ils exercent cette influence, et qu'ils réussissent où le pauvre Sewoll à échoué, c'est mon plus ardent desir.Mais que son nom soit écarté systématiquement d\u2019une œuvre ai légitimement la sienne, cela constitue moins un acte d'ingratitudo qu\u2019un acte do petitesse.: Jo veux croire qu'il ya eu inadvertance, A.aims dd, TITS] ow eA Louis FréeuFTTE.\u2014\u20142m-r = Ilya eu dimanche le 20 courant, à l'Hôtel-de-Ville de Montmagny, une as- somblée do tous les atayens de la ville et do ln paroisse de St-Thomas afin d'adopter des résolutions priant sir Hector Langevin, ministre des Travaux publics, do faire faire des travaux dans la Rivière du Sud, afin de prévenir les dommages causés par lo pont do l'Intercolonial.L'assemblée était composée des élec- tours des deux partis et les résolutions furent adoptées sans uno voix disoor- dante.MM.A.J.Bender, maire de la ville, et L.A.Casault, maire de la paroisse, occupaient le fautouil présidentiel, ot MM.F.Bornier ot Roméo Lespérance, secrétaires de lu ville et de la paroisses agissaient comme secrétaires, er .Sep uette, Be ob les présidente, M.J.NORIN-N.A NANTEL Do Ia galerie de In presse à l'Assemblée législative.22 janvier 1869.M, JOSEPH MORIN, M, P, P.Le député delu riante contrée de Charlevoix est né à la Baie St-Pnul.l\u2019une des plus anciennes paroisses de notre proviuce, le 13 tévrier 1854.11 descend do sieur Toussaint Morin, un ancien forgeron, ot de Calixte Vandal, une vraie chrétionne et une vraie canadienne, comme notre nutionalité suit en produire, Do bonno heure, M.Morin pètro envoya scs enfants à l\u2019école, comprenant que do nos jours, les sciences, Jes arts et les lettges sont indispousahles pour sc frayer un avenir à travers les difficultés eans nombre que l'on rencontre à chaque pas dans la vie.Le jeune Joseph Morin entra à l\u2019Académie de la Baie St-Paul, dirigée dans le tem s par M.Thomas Tremblay, ancien élève de l'ecole Normale Laval.M.Trembluy, & l\u2019aide des méthodes pratiques u\u2019il avait apprises à l'Ecole Normale de uébee, dunuait des cours très recherchés par tous ceux qui savaient apprécier combien un maitre formé à bonne école peut rendre de services aux populations rurales, | M.Trempay est devenu dopuis inspecteur d'écu- cs.M.Morin suivit complètement les cours do l'Académie de In Baie St-Paul, après quoi il s'adonna à la carritre du commerce, ainsi qu\u2019à l\u2019agriculture.Le 8 janvier 1878, M.Morin épousa madomaiselle Georgianne Simard, fille Se M.Maxime Simard de la Baie St- \u2018aul, En 1879, grace i ses talents et 4 son assiduité au travail, il fut nominé secrétaire de la commission scolaire de sa paroisse natale.L'année suivante, on lui confinit Ja charge délicate de secrétaire du conseil municipal.M.Morin oceupe encore cette position, a la grande satisfaction de tous les contribuables, Le représentant actuel de la division électorale de Charlevoix s'est toujours montré l'ami véritable et dévoué de la nuble classe des agriculteurs Compronant que la province de Québec ne saurait avancer dans la voie du progrès que par le développement do ses terres incultes et l'umélioration de ses ricilles terres, M.Morin fut de tout temps, depuis qu\u2019il prend part à la chose publique, partisan ardent d'un système honnête et etlicace de culonisation,et promoteur zélé des réfurmes agricoles, prises dans un sens possible et pratique.La société d'agriculture No 2 du comté de Charlevoix voulut témoigner d'une manière éclutanto à M.Murin combien elle savait apprécier les précieux services qu\u2019il avait rendus à la cause agricole, en I'élisant son premier président, en novembre 1887.11 résigna ce poste au mois de décembre dernier, Le député de Charlevoix, malgré le pen de loisir que ses nombreuses occupations lui accordent, porte un très haut intérêt au mouvement intellectuel de la jeunesse de son beau comté.11 y a deux ans À peine, quelques jeunes gens instruits et actifs, aidés des conseils do M.Morin, fonderent un cercle liltérairo qui a déjà obtenu plus d\u2019un succès A l'unanimité, celui que nous biographons aujourd'hui fut élu premier président du Cercle Littéraire de la Baie Snint-Paul.En 1886, M.J.Morin sollicita pour In première fuis le suffrage de ses concitoyens.Il eut pour adversaires MM.J.A.Tremblay et N.A.Clément ; le pre- micr, notaire aux Eboulements ct le second.médecin à la Malbaie.La victoire que M.Morin remporta fut tout simplement écrasante : M.Tremblay fut Lattu par 415 voix et M.Clément perdit son dépôt.Celui que Charlevoix a élu lo 14 octobre 1884, est un libéral-national, au- dessus des misétables passions do parti et assez patriote pour donner une franche poignée de main à des adversaires de la veille, quand lintérét de la patrio l'exige.Au physique, c'est un homme de taille ordinaire, membres vigoureux, regard intelligent, teint châtain, chevelure non abondante et pour touto barbe uno moustache brune.Lo député de Charlevoix a une réputation de travailleur bien mérité et no Inisse passer aucune occasion d'être utile à son comté.M.G.A.NANTEL, M.P.P.11 descend d\u2019une vieillo famille de navigateurs de Dieppe.Sun père, marié à mademoiselle Adélaïde Desjardins, fut un des premiers colons de St-Jérôme.M.Guillaume Alphonse Nantel, naquit à St-Jérôme le 4 novembre 1852.TI fit ses études au séminaire de Sto- Thérèse de Blainville.M.Nantel étudia le droit sous MM.les juges Bélanger, et J.A.Ouimet, M.P., avec lesquels il pratiqua plus tard, comme associé, durant trois années.TI fut admis à la pratique du droit en 1875.Le député de Terrebonne a oxorcé sa profession durant plusieurs années à Stérôme où il védigeait cn même tomps un journal hebdomadaire, Le Nord, 11 y a quelques années, il fut aussi sous- rédacteur à la Minerve.Maintenant, M.Nantel rédige la Presse, orgAne à la dévotion do l'honorable J.A.Chapleau.11 est de plus directeur du Chemin de fer de colonisation de Montreal, C'est on 1882 que M.Nantol fut élu pour la première fois ; c'était en qualité © député au fédéral.Peu de temps après, il abandonna son mandat en faveur de l'honorable M.Chapleau, qui devint secrétaire d'Etat pour la puissance du Canada, Le 30 nofit 1882,il fut élu pour le parlement de Québec, Aux élections générales de 1886, Torrebonne l'élisait de nouveau.C'est un conservateur de la nuance Chapleau.Le député de Torrebonne cat de taillo moyenne, assis sur de larges ct solides bases, un peu trapu, teint blond malin, comme qui dirait un peu roux.Quand il parlo, on la croirait en culèro ; c'est le contraire qui est vrai : il n'est pas aussi malin qu'un le dit Assemblee Legislative (Ome scance, mardi 22 jancier) La séanco ost ouverte a 3 h, RouUTINE M.Lareau présentelo deuxième rapport du comité des bis privés.M.Sylvestre présente le premier rapport du comité de législation dont \u201chonorable colonel Rhodes a été élu président.Ce rapport recommande que le quorum du comité soit réduit à sept membres, M.Girouard présente le 3Jième rapport du comité des ordres permanents, recommandant l'adoption d'un grand nombre de pétitions.- Le Dr Cameron présente le promier rapport du comité des chemins de for dont il a été élu pri-:dent.Le comité recommande que son quorum soit réduit à sept membres.Un grand nombre'de bills privés, dent Jo principal a pour but d'amender et de refondre la charte de Incité de Montréal, sont présentés et lus unie première fois.L'honorable M.Shehyn présente un état des cautionnements fournis par les ofliciers publics du gouvernement de lu province de Québec, du 25 novembre 1888 au 17 janvier 1889, en vertu de la section 4, chapitre 3, Livre III, des stu- tuts revisés de la province de Québec, La chambre se forina de nouveau en comité sur lo Lili des magistrats de district et le rapporte avec un amendement de peu d'importance qui est adopté, et lc bill lu une troisième fuis sur division.LEs TERRES PUBLIQUES DE LA PROVINCE Le bill de l'ion.M.Duhamel mnen- dant la loi relative aux terres publiquos est considéré en comité général.En voici les principales dispositions : \u201cIl est toujours loisible au commissaire de distraire des licences de coupe do bois, tout lot impropre à la culture, reconnu commo tel après inspection, ct sur lequel il n\u2019y a puede bois marchand en quantité appréciable daus l'opinion du commissaire, et d'en disposer comme lot à bois de chauffage ou terre à sucre- ric.\u2019 L'art.1345 est amendé comme suit : \u2018\u201c La personne munie d'une licence n le droit, en vertu d'icelle, de couper le bois marchand sur tout lot vendu pour les fins de culonisation et de culture qui est compris dans tello licence, durant trente muis à dater du billet do location; excepté sur cotte partie du lot que le colon est occupé à défricher, tel que pourvu ci-haut, et en outre sur une étendu do dix acres.Une autre clause a rapport au titre du colon aux terres, et à l\u2019enregistement de ce titre.Le but dela mesure est do rendre parfaitement clairs certains puints obscurs dans Ia loi primitive, et de fournir au département certaines informations qu\u2019il n\u2019a pas aujourd'hui lo droit d\u2019exi- ser, Elle fuit suite et complète Ia loi de a session dernière, abolissant la réserve forestière.Le comité fait rapport du bill avec plusieurs amendements, M.Picard propose quo les amendements ne soicnt pas adoptées.A l'appui de sa motion il fait une charge à fond do train contre le fgouvernoment, déclarant que l'article 1343 tel qu'amendé est contraire aux intérêts des colons ct les met dans une position pire que celle qui leur était faite sous l\u2019ancienne loi.L'hon.M.Mercier lui fait remarquer que sous l'ancicune loi toute In forêt appartenait aux marchands de buis.M.Picard est-il disposé à rétalllir la réserve forestière telle qu'elle existait alors ?\u2014\u2014\"\u2018C'est sous considération,\u201d répond lo député de Riclimond et Wolfe, apres quelques moments d'hésitation et au mi- Jieud'un immense éclat de rire de la Chaimnre.\u2014Alors, dit le premier ministre, il vaudrait mioux retirer l'ameudement jusqu\u2019à ce que vous ayez décidé lu question.M.Picard continue son discours.1} prétend que vette clause finurable aux marchands de bois à originé au Conseil, malgré l'opposition des hon.MM.de Boucherville et Ross.M.L.P.l\u2019elletier déclare coci inexact, 8e réservant de le prouver plus tard.M.David.\u2014 Doit-on abnlir la réserve forestière ct ne pas accorder de coimpon- sation aux marchands ?M, Picard.\u2014Oui, il est juste do leur accorder compensation, mais il ne faut pas maltraiter les colons, M.Deschènes, de Témiscouata, prend la même attitude de M.l\u2019icard.L'hon.M.Pelletier.\u2014 M.Picard a décluré que M.Ross avait voté contre l'amendement au conseil.Il se troinpe, car les débats que j'ai en mains prouvent le contraire.M.Ross trouvait au contraire que la loi n'était pas assez rigoureuse pour les colons, Au Cons-il, la majorité était alors contre le gouvernement, et pour faire adopter Ja loi, il fallait adopter un moyen termo qui concilie- ait quelques membres de In majurité.C'est pour cela que l'amendement a été proposé et que lui (M.Pelletier) l'a approuvée.Aquuiqu\u2019étant en principe en faveur de la mesure criginaire.A aix heures la séui:co est suspendue.(Séance du soir 8 hws.) Roprise du débat sur l'amendement de M.Picard.L'honorable M.Pelletier continue son discours.L'anendement, comme il l'a déjà expliqué, à été proposé au Conseil législatif pour sauver le principe de In lot et concilier quelques-uns des partisans de l'opposition, qui rejetaient la loi, los uns parce qu'elle favorisnit trop les colons, les autres parce qu'elle ne Jeur Accordait pas assez.11 est disposé à donner tous les avantages possibles aux colons do bonne fui, mais il valait mieux introduire cot articlo dans In loi que de In faire rejeter en son entier.Devons nous, maintenaut, à quelques mois d'intervalle, abroget cet article.11 ne croit pas; cela ne serait pas justo d'ailleurs, la loi ainsi amendée ne serait pas adoptée par le Consoil, ct il faudrait revenir à l'ancien système en vertu duquel on représontait comme non coloni- sable des endroits où il y avait au-delà de 15,000 habitants Avant d'abroger cet article, donnons lui un essai loyal, ct sion constate par la suite quo cet article entrave la colonisation, on l'abrogera.11 propose en sous-amendement que la chambre, tout en concourant dans les amondementa, cspère néanmoins que le gouvernement retrahchera l'article 1343, si, après essai loyal, il cat prouvé quo cet article fait tort au ovlon ou eutrave Ia colonisation, : M.Nantel est d'opinion qu'il ne faut pas détruiro ce quia été fait l'année dernière, et quo l'amendement adopté au Conseil législatif nuira au colon en créant une réserve plus onéreuse que celle de 1882, 11 accuse l'hon.M.Polletier d'avuir voté © mtre le principe de la mesure du gouvernement l'année dernière.Il veut qu\u2019on admotte en principe que tout sujot canadien peut obtenir une concession forestidre, du moment qu'il est colon do bonne fui; cependant il vout que les terres bien boisées soient résorvées pour les marchands.L'hon.M.Gagnon.- l\u2019our bien comprendre la question, devant la chambre, 11 faut étudier la loi actuelle avec l\u2019article auquel où fait objection, en la mettant en regard de celles de 1883 et 1883 et examiner la position faite aux colons et aux marchands de bois sous l'ancien regime et sous lo nyuvonu.La chambre sera unanime à dire que cot article nu s'applique pas aux lots qui ne font partie de coupes de bois ; voilà déjà un grand nombre dolots dégré- vés.La loi actuelle décrète l'abolition complète des réserves forestières.Tout lo torrain de ces réserves est ouvert it la colonisation, A l'heure actuel, le colun a le droit de s'établir où il veut sur les terres publiques de la province et de les ac- uérir.Cette loi à été amenée dans le onsoil.Sans changer le principe de lu loi,on a jugé qu\u2019il était juste de protéger lo marchand de bois qui avait acheté le droit de coupe.On lui a accordé un certain temps pour enlever lu bois qu'il avait acheté.Cette loi telle qu'amendéo est-elle supérieure aux lois antérieures ?Deux lois réglaient autrefois la position du colon ct du marchand do bois.Celle de 1882 établissait le principe quo le culon no pouvait s'établir sur les terres publiques, qui étaient réservées pour les marchands de bois.Cetto mesure arrétait net la colonisation en établissant uue réserve fu- restière implacable.In 1885 on a passé une loi encore plus dangereuso, en vertu de laquelle on a fermé les F de la province dans une ccinture de fer au profit de gens hostiles à la majorité de la province.Comment M.Nantel peut-il vonir dé- fondre une loi aussi désastreuse pour lu colon ?On pouvait frapper d'interdit toutes les terres où il y avait du bois marchand.Aucuns de ces terrains ne pouvait être concédés ou vendus.Il ne restait aux colons gne les terres qui ne valaient rien.L'esprit qui animait le gouvernement d\u2019alors perce dans tous ses nctes.Des 1883 on a conumencé à mettre à exécution ce système néfaste et ruineux, L'hon.secrétairo provincial énumèro ensuite tout les actes de spolintion de l'hon.M.Lynch.M donne lecture des ordres en conseil décrétant la ruine de la race canadienno française au bénitice de commerçants étrangers, égoistes ct avares.D'abord c\u2019est toute la région de l'Ottawa ; ensuite toute celle du St-Mau- rice, les cantons de l'Est, le Saguenay.T'ous les territuires où notre race peut se développer et s'étendre sont interdits et fermés, car il faut à tout prix enrayer la colonisation, Dorchester, Wolfe ct Mcgantic sont englobés daus la même proscription, 1 fallait pour céder un lot à un colon, un rapport du département des Terres dela Couronne constatant que le lot était Lel ct bien dépouillé de bois, qu'il n\u2019y avait plus rien du tout À une interruption de M.Picard, l\u2019orateur défie celui-ci de trouver dans le déprurtement des Terres une preuve contraire à ses affirmations.On entourait le colun de toutes sortes de tracasseries, il fallait rapport sur rapport, il fallait des ordres en conseil, enfin tout un étaluge bureaucratique.Quant au marchand de bois, ce n\u2019était pas lui qui avait les mains liées ; tous les avantages étaient de son côté, la loi de 8d empéchant virtucllement la colonisation d'entrer dans Ja forêt ; les abus étaient tellement criants que les curés colonisateurs sant venus ici pour plaider In cause du eolon.L'honorable M.Lynch a défendu ici à cor et à cris cette cdieu- se réserve forestière.Au ving, il a eu le courage de ses opinions.Sila loi proposée par le gouvernement actuel tait défavorable aux colons co sont les colons qui se plaindraient.Estce cela qui arrive { Les colons se déclarent satisfaits, mais ce sont les marchand de Lois qui ne sont pas contents ! Est-ce pour les beaux yeuxdes colons qu'ils manifestent lenr mécontentement Ÿ co scrait curieux et nouveau.La réserva de dix arpents est uno précaution très sage, et le colun a le privilège de la choisir à un endroit quelconque de son lot.Aujourd'hui, le gouvernement est engagé pur les Contrats passés et par les prome:ses de ses pré- décesscuis, Si dans l'interêt de la colonization il duit emipi¢ter sur les droits nequis, il est bien forcé d'indenn.iser les intéressés La clause qui lnissait certaine partie du bois au colon était illusoire, car lorsqu\u2019on leur cédait le térrain, il n'y avait rien dessus.Sous la loi actuolle,tous ces maux disparaissent, le dUfiaine public est ouvert au peuple, on encourage la colonisation par tous les moyens possibles au lieu de \u2018entraver.Mais il faut respecter les droits acquis, il faut rester fidèle à Ia foi juréo ; il n'est pas perniis au gouverno- ment de spolier les marchands de bois, Tls ont droit à ce qu'ils ont acheté et ils l'auront.Voila en quoi consiste la clause dont on se plaint.Simple justice, veild tout.Le curé Labelle lui-même approuve la loi en tous pcinta Et parce que l'un veut rendre justice et rester fidèle au pacte, on feint d'oublier que le gouvernement à soulevé le vuilo qui pesait sur notre province, dissipé les ténébres qui l'envelopprient depuis que M.Lynch et ses amis avaient sactitié l'avenir de notre racc aux intérêts des spéculateurs.11 est singulier que des gens qui se disent conservateurs, qui se prétendent les piliers du trône et de l'autel, nous reprochent do respecter les engagements, de défendre l'honneur national.Vraiment, il semble que ce soit le gouvernement et non pas l'opposition qui se montre conservateur dans lo bon sens du mot, M.Taillon accuse le gouvernement de se réfugier derriere le curé Labelle.M.Gagnon.\u2014-Nous sommes fiers do la confiance de l'apôtre de la colonisation, muis nous pronons la responsabilité de nos actes.Attaquez, frappez le gouvernement ; rospectez M.le curé Labelle.L'hon M, Gagnon termine son énergique plaidoyer par un appel chaloureux la chambro de voter In loi si juste et si \u201c avantageuse que propose le gouvernc- mont, ct reprend son siège au milieu des applnudissements de touto In chambre.\u2019hon.M.Flynn félicite l'hon.sccré- taire provincial sur lu manière courtoise ct eavante dont il fait Ia discussion.M.Picard propose que In clause 1343 soit retranchice, et le guuvornement ré- wnd par un sous-mmendement négatif, h voit là une preuve do ls faiblesse du gouverneme::, il scene l'hon.M.Ga gnon d'avoir soulover des préjugés de race.Pour sa part, il croit que la nesure du ouvernement cst boune en principe.11 M.Flynn) est responsable do la lui de 1882 ; mais la responsabilité en est partagée par l'opposition.Elle n\u2019était pas aussi mauvaise que le prétend le gouvernement, car il était nécessaire do pn'oté- ger le bois qui menaçait de dispxsvaitre.Au cours du détat, à ln suite d\u2019une remarque do hon, M.Merder, il est contraint d'admettre une différence importante entre In loi actuelle ef celle de 1882, Sous Ia lui actuelle, du moment qu\u2019an colon n obtenu une patente, il est minitre absolu de tout le bois sur son lot, et les droits payés auparavant vont à l'acquit de ses redevances, servant i payer sn patente.Sous la loi do 1882, au contraire, même après avoir reapli ses obligations ot obtenu sa patente, 31 était encore obligé de payer pour chaque pouco de buis qu\u2019il coupait aur sa propre terre.Le discours du député de Gaspé eon- siste enticrement en une défense do ses actes personnels ct do ses propres discours.ll prétend n'avoir jamais travaillé contre le colon, ni entzavé les projets du curé Labelle; entin à l'entendre, il est irréprochable en tous points.li n'entro pas dans le cadre de ce rapport d'appné- cier Ia valeur de sa défense, mais il est difficile de savoir en quoi ce long factum do justification personnelle peut atlveter In mesure dovant ls chatibre, et dont le but est de promouvoir la colonisation tout en respectant les droits acquis.M.Flynn propose l'ajourneent du débat, et à minuit la chambre s'ajourne.Mesvanes !! Pour répondre aux exigences de la Mode et pour jouir en même temps du confort le pius rechet ché, demaudez Dans tous les Magasins di: Nouveau és et à vos mudistes de n'euployer que es Cerceaux \u201c Perfection\u201d erecany tection Une invention nouvelle très commode.Les cerceaux \u2018* Prnrretion \u201d se composent de deux branches d'acier flexible qui s'allongent et se raccourcissent à volonté de 15 à 30 pouces.Les Modistes n\u2019ont plus besoin de façonner leurs costumes de manicre à utiliser les cerceaux ordinaires dont les dimensions sont fixes et dunt il faut briser les Louts lorsqu'ils sont trop longs.Avec les cerceaux ** D\u2019Enrecrion \u201d on n'a pas besoin d'achet.+ plusieurs séries do cerceaux de graudenrs diftérentes, puisque ces cerceaux s'allongent et se laccourcissent sans dilliculté à toutes les longueurs voulues.Pour voyager, il n'est plus nécessaire d'enlever les cerceaux atin de pouvoir plier les jupes \u2014 Les curceaux + Peu- FECTION \u201d remédient à tous les inconvé- nicnts.\u2014 On les ajustée où on lo refait à volonté, comme on dénoue un ruban, sans devoir les découdre pour les recoudre à nouveau, au moment de +'hubil- ler C'est unc invention très pratique que toutes les dames adoptent pour ses aveu tages incontestables.On fournit le commerce chez de B.MACDONALD et Cie, 481 rue St.Paul, Montréal, seul Manufacturier au Canada et aux Etats-Unis.Représentant pour Québec, L.N.MILLER 166, RUE DU RO! COINUE LA RUE DE LA COURONNE Louis Philippe Robitaille, de In cité do Québec, étudiant en droit, donne avis qu'il demandera à la législature de cetts province, À In prochaine session, d'autoriser le barreau de la province du Québec, de l'adinettre à la pratique du la prufussion d'avocat aprés examen, JOSEPH MARTIN Proc.du requérant._72 dée.\u2014j.1ms, Avis public est par le présent donné qu'application sera faite par le souzsigné it la \\égislature de la province do Québec à sa prochaine session pour un acte pour autoriser le barreau de la province de Québec à l'admettre à la pratique de lu profession d'avocat, Lawsener Lyneu, Applicant 7 janvier\u2014 1 mois.Au sujet du TYPE-WRITER victorieux Remington RArroRT du comité nommé pour décider de la plus grande vitesso de ces instruments au concours do Toronto, le 13 Auût 1888 \u2018En écrits\u2018 généraux \u2014 matières do preuves légales ct commerciales Mile M.E.Orr, a gagné la médaillo d'or et le titre de champion du monde.\u201d \u201c M.Mc = GURRIN a gagné la à médaille d'argent dansla mêmo classe.\u201d 120$ mn BE on Pr p igné nos, PICKNEY, Préa N.8.Duscor, Sea OC.E.Sraxaury, W.W.Perry, T.MacciLLICUDDT, Tous deux s'étaient servis du TYPEWRITER REMINCTON Le REMINGTON à aussi remporté le premier prix à Cincinnati et Je premier prix à New-York, pouria plus grande vitesse dans es ouv.ages légaux et lescorrespondances.Pour toute information s\u2019adresseeh JOUN O'FLARERTY, Rue St-Jnoques, Montreal v OCCASIONS terveillenses re tte + er er REQUVERTURE DE L.A RAISON 2LANCHE Avant obtenu des Conditions excessivement avantageuses °C D'Anteull CIE: ONF \"OUVERT +x La loi, telle qu'elle existo actuellement, est assez claire pour protéger lo département des terres de la Couronne, mais clle n'est pas assez claire pour protéger lus acquéreurs qui ne sont pas suffisamment renseignés sur la valeur du titre qu'ils obtiennent en achetant à l'enchère publiquo des lots qui appar- tiénnent encore à lu Couronne.+ D y a là un argument en faveur de la tlièse que nous avons soutenue, relativement aux grands propriétaires, Si le gou- priété, inème après que los terrains ont été vendus nar Teshérif, les lettres pas tentes qui lui ant été extorquées sous de faux prétextes no sauraient le lier vis-à- vis des concessionnsires qui n'ont jamuis rompli les conditions d'établissement imm- posées par la loi, a M.Blanchet abonde dans lo sens des remanques du commissaire des terres de Ia couronne.Il cite des cas ot, après l'adjudication dus tercains à l'enchère, le porteur du billet de locntion a obtenu scs lettres patentes et apu so muquer des nouveaux aoquéreurs.+e A l'avenir, contme l'honorable D.Gaugnon l'a expliqué, lorsqu'il y aura veuto par les autorités municipales où par lo shérif, si les terres vendues n'ont pas encore donné lieu à l'émission do lettros patoutes, il sora du devoir do l'oflicier préposé à In vente judicisire du faire enregistrer le transport daus les bureaux du gouvernement.+s Voici Ia Lroisième classe du projet de lui en quostion.L'article 3343 ost remplacé par lo suivant : \u201c 1343, La personne munie d'une licence a le droit, en vertu d'icelle, de couper Je bois marchand sur tout lot vendu pour les fins de colonisation et de culture qui cat compris dans telle licence, duraut tronte mois à dater du billet de location, excepté sur cette partie du lot que le colun est occupé in défricher, tel que pourvu ci laut, et en outre sur une étendue de dix acres.\u201d te M.Picard & proposé en amoudement de supprimer cotto clause, Ceci ferat disparaitre l'amendement adopté l'an dernier au Conseil Législatif.M.Picard aime beaucou)s le colon, il prend sa part avec chaleur, le défend avec emphase et souligue à grands cuups de poing l'article 1043.Pendant plus d\u2019une demi-heure, il s'escrime d\u2019une façon inquiétante pour la solidité de son pupitre.C'est dommage que son dévouement à la 5 colonisation n\u2019aille pas jusqu'à Vengager a prendre la défense du culon contre la compagnie des terres ot autres grands spéculateurs qui entravent la culonisa- tion dans les comtés unis de Richmond et Wolfe.+ Au cours de ses remarques, le bouil- laut rejeton de la Picacdie, ayant prétendu quo M.Ross et ses anis du Conseil Lésislatif avaient voté contre l'amendement l'année dernière, s'est vu inflizer un démenti courtois mais catégorique par ML Pelletier qui lui a prouvé, documents en inaits.qu\u2019il se trompait du tout au tout.+e .Des explications de M.Pelletier et de plusieurs autres députés qui ont pris part au débat, il ressort que cet amendement à été inséré afin d'utfrir aux inur- chands de bois une compensation pour La perte que l'abolition de la rézerve fu- vestière « pu lour csuser, Fg On a du accepterl'uimendement comme un moyen terme, afin d'empécher la loi d'être rejetée pur la majorité a:lverse du Conseil Législutif, M.Pelletier, apres avoir fait l'historique de cette question, propose un suus-amendement à l\u2019etiet que la chambre vout faire l'épreuve do la loi actuelle, mais que, s'il est démontré que les colons en souffrout, l\u2019article 1543 sera abrogé plus tard.* ° x M.Nantel défond habilement l'amendement de M.Picard.La question, soulevée sur un ton tragi-comique par le député de Riclimond et Wolfe, finit par donner lieu à un débat très sérieux et très intéressant.Avouons que l\u2019amendement nous paraît avoir du bon.Si M.Picard n'avait pas d'autre crime politique sur la conscience, co n'cst pas nous qui songerions à nppeler sur sa tête les châtiments que l'allié de M.Ives tient en réserve pour ceux de ses électeurs qui osent combattre ses opinions, x.L'honorable C.A.E.Gagnun répond i M.Nantel.II dit que la toi ne s'applique pas aux lots ordinaires du gouver- nemeut, clle n\u2019affecto que les lots actuellement sous licence, et distraits à ln licence pour des fins de colonisation, La réserve forestière étant abolie, le colon peut aller s'établir daus n'importe quelle partie de la province.S'il choisit son lot duns une région qui est sous licence, afin de donner une certaine compensation au marchand de bois qui n acheté la limite et qui paio la rente foncière depuis quinze ans peul-être, on donne à co dernier un certain délai pour enlever lo bois, tout en fnisant une réserve de dix acres ch faveur du culon, * «+ La nouvelle loi laisse au colon plus de bois de commerce quo l'ancienno Joi.Dapris cette dernière lui, le pin restait toujours la propriété de la Couronne, méme après l'émission de la patente, ct cela, nun seulement dans les régions qui étaient sous licence, mais même dans touts les parties de la province.Tout le territoire deo ln province élait sous réserve, à l'exception des terres oi il n\u2019y avait pas de bois de service.La loi était complètement en faveur des inar- chands de buis ct contre le colon.La colonisation était complètement supprimée au profit du commerce do bois, ta L'honorable secrétaire provincial a prononcé un discours magistral.Il a défié l\u2019upposition do trouver un soul lot qui ait été patenté sous l\u2019ancienne loi sans qu\u2019un rapport ait été fait au département, à l'offot qu'il n'y avait ni pin ni épinette sur le lot demandé.Le gou- vernoment devait respecter les droits acquis des marchands de bois.Coux \u201cqui se montrent si scandalisées lorsqu'il est question de payer intégralemeut nos créanciers au moyeu de la conversion de Vernement conserve ses deeits de pro- la dette.devraient étre lea derniers à .conseiller au gouvernement de flouer les marchands de bois, \u201ca M.Flynn a prononcé à sun tour un long discours dans lequel il a défendu éloquemmient la conduite du ministère dout il a fuit partie en qualité de com- wissaire des torres de Is couronne.Il prétend qu\u2019il n'y a jamais cu de pluinte coutre la réserve forcatière.Il demande silly a cu un grand \u201cnombre de colons qui ont prié le gouvernemont de leur concéder des terres fuisaut partie de la réserve.Les colons ue se plaiguaient jas.lls préféraient s\u2019on aller.Ou les avait si bien accoutumés à croire que lea favorisdu gouvernement étaient tout- puisssuts se Nous uous rappelons que certains journaux unt publié daus le tops des articles qui constataient que d'itimcuses régions étaient complètement formées à la colonisation.On annonçait des milliers d'ucres do torres a vendre, dans le comté do Bouaventure par exemple, et lorsqu'un colon se présontait au bureau des terres pour obtenir un lot, on lui disait que tout le terrain était sous réserve.Ces faits étsiunt signalés au ministère d'alors, sinon officiellement du moins publiquement,ce qui vaut encore mieux, M.Flynns parlé jusqu'à minuit ot a proposé l'ajournement du débat.rer 00e rer Témoiguage d'estime Dimanche suvir, il y avait joyeuse réunion chez l'honorable LL N.Larochelle, à Saint Anselme, où les amis du nouveau consciller législatif s'était donné rendez-vous puur lui présentor un témoignage d\u2019estimo à l'occasion do sa récente nomination.Parmi les nombreux assistauts on remarquait les doux députés du cumté, MM.Pelletier et Chouinard, uinsi que plusieurs des notubilités de Québec ct de la division Lauzon.Une adresse, relatant les faits saillants de la currièro dévouée et putriotique de l'honorable L.N.Larochelle, lui fut présentée.Elle rappello les sacrifices qu'il à faits pour promouvoir les intérêts du pays, proteste contre les injures divigées contre M.Larochelle par une certaine presse ct le félicite d'avoir su mépriser les insultes d'adversaires jaloux du son uiérite.Cette adresse était accompagnée d'un magnifique cadeau sous forme d'un enpot cn fourrure de la valour de $160.M.Larochello a fait princiere:nent les honneurs de sa maison.La réunion à été clarmante.Nos amis sout revenus enchantés de cette visito dont ils conservo- ront un agréable souvenir.Cette manifestation toute spontanée vense amplement DL.Larocholle des injures qui lui ont été lancées récenument par les jour- Maux torics.Encore des plaintes LA CHARTZ EN DANCER Plus çu va, plus ça va mal.Les plaintes cuntinuent à pleuvoir, et il s'agit toujours de la façon cavalière uvce lu- quelle les employés de la compagnie de la traverse traitent les voyageurs._ Tous los Québecois savent) que ceux à qui on à accordé le monopole exclusif de traverser les voyaçeurs entre Québce ct Lévis, font preuve d'une mauvaise volonté remarquable.On suit que durant les nuits les plus froides, alors que lo fleuve charrio des glaces très épaisses, les capitaines dus bateaux appartenant à la compagnie de la traverse trouvent facilement le moyen de voyager toute La nuit, histoire d'empé- cher le pont do prendre.Tout le contraite avrive du mutuont qu'il s'agit de traverser les voyageurs qui viennent par les convois de l'Intercolonial ct du Grand Tronc.Nous avons déjis cité certains faits qui prouvent lu mauvais vouluir do la compagnie et de ses employés.Nous désirons faive part à nos lecteurs de co qui s'est passé lundi dernier au soir, à Lévis.Voici : il faisait une soirée superbe, pas un souffle de vent ct le fleuve était libre de glaces de six heures à neuf heures.Plus de soixante voyngeurs désireux de s6 rendre à Québec prièrent le capitaino du Polaris de les traverser à Québec.Ce marin, asissant tout comme les autres cmyployés de la cuinpaguie, fit cuourrir ces voyageurs d'un quai à l'autre ot finalement rsfusn do les traverser à Québec.Deux des + ictimos dece sans-gène intolérable résulurent do traverser lo fleuve on canot.C'étaient M.le docteur de Groshois, député de Sheffurd, et M.le docteur Fortin, autrefois député du comté de Montmagny.D'après la conduite des cmployés de la compagnie on serait porté à croïru quo ces deux voyagours s\u2019expossiont à des dangers.Erreur.Trento minutes après leur départ de Lévis ils étaient rendus sains et saufs à Québec.Pourrait-un donner une explication acceptable ot convaincre le public que quand un tout petit canot pout traverser l'énormo Poly ris ne puisse le faire ?I est évident que la compagnie sc moque tout simploment d\u2019un public qui do- puis trop longtemps a poussé 'a mausué- tudo à l\u2019extrême.Houreusemont, il est maintenant permis de croire que les abus dunt on :e plaint ai justoment depuis longtemps vont prendro fin.Hier, notre repurter n eu l'avantage d'uno ontrevuo nvoc M.le docteur do Grosbuis, député de Shefford, et plu- siours autius députés M.de Grusbois est bien décidé à présenter un bill à l\u2019effot d'enlever In charte à la compagnie qui depuis dos antiées so rib du public.Tous lea députés que nous avons ou lo plaisir do voir\u2014ot ils sont nombreux- nous disent qu\u2019ils feront tout eu lour pouvoir afin de mottre fin à uu abus qui a duré trop longtemps.Eh JUS TION DERNIERES DEPECHES Les etrangers aux Etats- Unis tar Washington, 21 janvior.\u2014Le comité Ford a fait rapport sur le projet de lui de luuago de service ct d'\u2019iumnigra- tion.Ce est le résultat d'une enquête rojet faite Feed ° ve projet : Clarse L.\u2014Ne pourra immigrer aux Etats-Unis toute perspnue qui cst idiots, folle, pauvre, sujette à être une charge publique, légalement condamnée pour félonie, cvintu infatuant où autro délit important de turpitudo muralo, polyga- miste.anarchiste, socialiste, affectée d'ausune nuladie dégoûtante, qui a fuit tn contrat tacite ou par écrit pour un luuuge de service puur aucune personne, société, compagnie ou corporation aux Ltats-Unis, enfin dont le prix de pas- sago seru payé en vertu d'une convention de lounge de survices, Aucuns ouvriers étrangers autres que ceux oxoeptds par la loi actuelle sur le louage de services no sera admise à travaillor pour uno période do temps limitéo avec intention de retourner dans leur pays de provenance.2; Los professeurs daus les universités ot les ministres ne tombent pas sous le coup do cette loi.Clauso 2-Ce sera un délit pour toutes et chacune des personnes montionnées dans In clause première d'immigrer aux Etats-Unis ou pour toute personne do les aider à iunnisrer, Ce délit est punissable pur une pénalité n'oxcédant pas 81,000 ot un cmprisouncment de trois années.La poursuite duns chucun do ces cas pourra étru instituée dans les trois années à compter de comtnission de l'offense,ct l'étranger pourra être renvoyé duns le pays de provenance dans les deux ans qui suivront l'offense aux frais do In compagnie de transport où des Etuts- Unis .Clause 3.\u2014 En limite suivante est éta- Llie pour le transport des passagers par cau : Un passager par chaque cinq tonneaux do jauge du navire fnisant lo transport, excopté pour les enfants figés de moins d'un an, et on comptant les en- funts entre 1 an ot 8 ans comme un soul passager.Chaque violation de cette lui sera pu- nissahle par uno amonde n'excédant pas 3600 pour chaque passager cn sus du nombre que le navire aura droit de transportor.Clause 4.\u2014Uno taxe de $3 sera impo- séc sur chaque immigrant venaut aux Etats-Unis et cctto taxe sera payéo au purceptour du port le plus près par l'agent do la compagnie de transport, le ca- pitaino du navire.Les représentants diplomatiques, consuls ou agents de gouvernements étrangers sout exempts de cette taxe.Un crédit spécial sera voté pour payer les frais de la mise à exécution du présent acte.Clause 5.\u2014 Toute personne désirant s'établir aux Etats-Unis devra posséder un certificat du représentant ou consul des Etats-Unis près du lieu où telle per- soune entend résidor.Ce certificat sera accordé après examen quant au caractére de l'immigrant et sans frais.Cependant ce cettilicat ne sera jus une preuve légale que talle personne a le droit de s\u2019étahlir au pays n'exemptera pas les capitaines de navires de leur responsabilité en vertu de In présonte loi.Clause 6.\u2014Los capitnines de navires et les ofliciers des trains de chemins de fer venant aux Etats-Unis clevront faire rapport an peroepteur du port ou à son agent du nombre, de la nationalité et de l'état des passagers étrangers.L'oflicier du gouvernement embarquera alors à Lord du navire ou sur le train et examiner: les passagers ot leurs certi- ticats, Les pnssagers pourront être débarqués temporairement en attendant cette inspection.Le seul appel possible de la décision du percepteur du port sern fuit au secrétaire du trésor.Clauses 7 et 8&\u2014Le secrétaire du trésor a lu charge de surveiller l'imnigra- tio.TI est autorisé à faire des règlements de contrats, à employer des assistants qui ne seront pas au nombrode plus de trois inspecteurs dans aucun port, avec un salaire variant de $1600 à $4000.II pourra aussi se servir de la propriété et des réserves des litats-Unis.Clauxe B\u2014 Donne pleine et entière juridiction aux cours de circuit et de district des Etats-Unis dans tous les cas résultant de cet acte.Il viendra en viguour à compter du ler juillet prochain (1889).Te rapport accompagnent le bill donne le résultat des recherches faites dans New-York, Boston, Pittsburg et Détroit, Dans bien des cas des immigrants arrivant à Québec viennout dans los 48 loures après leur arrivée demander un asile dans New-York et les institutions de charité de Wayne County, Michigan, sunt encombrées du cetto manière.VARIETES LE LOUP Vici ce que noun raconta le vieux marquis d\u2019Arville it In fin du diner de Saint Hubert, chez le baron des Ravols, On avait forcé un cerf dans lo jour.Le marquis était lo seul des convives qui n\u2019eût point pris part - à cette poursuite, car il ne chassait jamais.Pendant toute in durée du grand repas, on n'avait guère parlé que de mns- sacres d'animaux.Los femmes clles-mê- mes s\u2019intéressaiont aux récits sanquinai- ves ct souvent invraisemblables, ot les oratoura mimnient loa attaques et les combats d'honvnos contro les bites, lovaient les bras, contaient d\u2019une voix ton- uanto.M.d'Arville parlait bien, avec uno certain podsic uit pea rontlante, mais ploiuo d'offots.ll avait dû répéter sou- veut cotto histoire, car il la dieait cou- munmout, n'hésitant pas sur les mots choisis avec unc linbileté pour faire image.\u2014Messiours,je n'ai jamais chassé, mon pèro non plus,mon grand-père non plus, et, non plus, mon arrière-graud-père.Ce dernier était fils d'un homme qui chassa dus quo voustous.ll mourut on 1764, Je vous dirai comment, U se nomumnit Jean, était marié, père de cob eufant qui fnt mon trisaïeul, et il habilait avec gun frère cadet, François d\u2019Arville, notre chateau de Lorraine, en pleine foret.François d'Arville était resté garçon paramour pour la chasse, Hs chassaient tous deux d'un Lout a l'autre do l'aunée, sans repos, sans arrêt sans lassitude.Ils n'aimaient que cols, no comprenaient pasautre chose,ne par- laieut que de celi, nu vivaient que pour cela.Us avaient au cwur cetto passion torri- ble, inoxorable, Elle les brûlsit, les * d'autotune derniers Voici \u2026.ayant envalia tout entier, ne lsissant de place pour rien autre.Ils avaient défendu qu\u2019on les déran- geît jamnis en cluisse, pour aucune rui- son.Mon trisaïeul msouit pondant que son père suivait un remand, et Joan d'Arvillo n\u2019intesrompit point an course, mais il jura : \u2018* Nom d'uiL nom, ce gre- din-là \u2018aurait bien\u2019 pu attondro après Phallali i\u201d ; .Son frire Frangois se montrait oncore plus emporté que lui.Dès Je lever, il alluit voir les chiens, puis les chovaux, puis il tivait des viseaux autour du château jusqu'au moment do partir pour forcer quelque grosso bête.Un les appelait dans le pays M.lo marquis et M.le Cadet.Mes ancêtres étaient, paraît-il, démesurément grands, usseux, puilus, violents et vigoureux.Le jeune, plus haut encore que l'aîné, avait une voix tellement forte que, suivant une légende dont il était fier, toutes los fouilles do la forêt s'agitaient quand il criait.Et lorsqu'ils se mettaiont en sclle tous deux pour partir on chasse, ce devait ttre un spectacle superbe de voir ces deux géants enfourcher leurs grands chevaux.Or, vers le milieu de l'hiver de cette nonée 1764, los froids furent oxoessifs et les loups devinrent féroces.1ls attaquaient méme los paysans attardés, rô- sient lu nuit autour des maisons, hur- Inient du coucher du soleil is sun lover et dépeuplaient les établus.it bientôt une rumeur cireula On parlait d'un loup coloseal au pélage gris, presque blanc, qui avait mangé deux enfants, dévoré le bras d'une femme, étran- alé tous les chiens de garde du pays et qui pénétrnit sans pour dans los cnolos our venir flairor sous les portes.Tous es habitants aftivmaieut avoir senti sou soulfle qui fuisnit vacillor Ia flamme des lumières.Et bientôt une panique courut dans toute la province.Personne n'osait plus sortir dès que tombait le soir.Les ténèbres semblaient lantées par l'image de cette Lite, Les frères d'Arville résolurent Qe la trouver et de la tuer, ot ils convièront à de grandes chasses tous les gentilshommes du pays.Ce fut en vain on aurait beau battre les forêts, fouiller les buissons, on ne le rencontrait jamais.Ou tuait des loups tunis pas colui-la, Et, chuquo nuit qui suivait la Lattuo, l'aniinai, comme pour 86 venger, attaquait quelque voyageur ou dévurait quelque bétail toujours loin du liou où on l'avait cherché.Une nuit enfin, il pénétra dans l\u2019étu- ble aux porcs du château d'Arville et inmangea les deux plus beaux élèves.Les deux frères furent enflummés de colère, considérant cotle attaque comme une bravado du moustre, uno injure directe, un défi Ils prirent tous leurs forts limiers habitués à poursuivre les bites redoutables, ot ils so mireut en chasso, le cœur soulevé de fureur, Depuis l\u2019aurore jusqu'à l'heure où le soleil empourpré descendit dorrière les grands arbres nus, ils battirent les four- vés sans rien trouver, Tous deux enfin, furicux ot désolés, revenaiont au pas do leurs chevaux par une allée bordée de bruussailles et s'étonnaient de leur science déjouée par ce loup, saisis soudain d\u2019uno sorte de crainte mystérieuse, L'uiné disait : \u2014Cetto bête-li n\u2019est point urdiunire.On dirait qu'elle pense comme un homme.Le cadet répondit : \u2014On devrait peut-être faire bénir une balle par notre cousin l'évêque, ou prier quelque prêtre de prononcer les paroles qu'il faut.Puis ils se turent.Jean reprit : \u2014Reyarde le soleil s'il est rouge.Le grand loup va faire quelque malheur cette nuit.11 n'avait point fini de parler que son cheval se cabra ; colui de Frangois se mit à ruer.Un large buisson couvert de feuilles mortes s'auvrit devant eux, et une bête colossale, toute grise, surgit, qui détulu à travers le buis.Tous deux poussirent uno sorte de roguement do joie, et, se courLant sur \u2018encoure de leurs pesants chovaux, ils les jetèrent en avaut d\u2019une poussée de tout lenx corps, les Isnçant d'une telle allure, les excitant, les entrainaut, les affolant de Ia voix, du geste et do l'éperon, que les forts cavaliers somblaient portur les lourdes bêtes eutro lours cuisses ct les enlevor commo s'ils s'onvo- Iniont.Ils allaient ainsi, ventre à terre, crevant les fourrés, coupant les ravins, grimpnnt les côtes, dévalant les gorges, et sunnant du cor à pleins poumons jour attirer leurs wens et leurs clions.Et voilà que soudain dans cette course éperdue, mon nïeut heurta du front une branche éuorme qui lui fendit le crâne ; et il tomba raide niort sur lo sol, tandis quo son cheval affulé s\u2019emportait, dispa- ruissait duns T'ombre enveloppant les ois.Lo cadet d\u2019Arville s'arréta net, sauta par terre, saisit dans ses bras son frère, et il vit que la cervelle coulait de la plaie avec le sang.Alors il s'assit auprès du corps, posa sur ses genoux la tête défiqurée et rougo, et il attendit en contemplant cette face tinmobile do l'aîné.Peu à peu une peur l'envahissait, une peur singulière qu\u2019il n'avait jemais sentie encore, la peur de l'ombre, la peur de lu solitude, la peur du bois désert et la pour aussi du loup fautastique qui venait de tuer son frère pour se venger d'oux.Les ténèbres s'épaississaient, le froid aigu faisait craquer les arbres.François se leva frissonnant, incapable de rester di plus longtemps, se sentant presque défaillir.On n'entendait plus rien, ni la voix des chiens, ni le son des cors, tout était muot par l'invisible horizon ; et co silence morne du soir glacé avait quelque chose d'effrayant ot d'étrange.11 anisit dans sos mains de colusso le grand corps de Jean et le coucha on travers sur la scllo pour lo reporter au château ; puis il so remit en marche douce- mont, l'esprit troublé commo s'il était gris, poursuivi par des images horribles et surpronantus Ét, brusquement dans lo santier qu'en- vahissnit lu nuit, un grando formo passa, C'était In bête.Unesccousse dl'épouvante agita le chasseur ; quolque chose de froid, comme une goutte d'eau, lui glissa le longs des reins, et il lit, ninsi qu'un moine hanté du diablo, un grand signo de croix, éperduà ce rotour brusque de l\u2019effrayant rôdeur.Mais sea yeux retombèrent sur le corps inerte couché devant lui, et soudain, passaut brusque- mont de la crainto à In colère, il frémit d\u2019uue rage désordonnéo.Alors il piqua son cheval et s'élança derrière le loup.11 le suivait par les taillis, les ravines et les futaics, traver- gant dos bois fll ne n cconnaisnis plus, \u2018wil Bxé sur lu tache blanche qui fuvai daus In nuit.1 voit Sou choval aussi semblait animé d'une force ot d'une ardour inconnues, Il galopait le cou tondu, droit devant lui, heur- taut aux arbes, aux rochers, ln tête ot les pieds du mort jeté on travers sur Ia selle.Los ronces arrachaient les cheveux le front, battant los troncs énormes, les éclabloussnit de sang ; les
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