La Justice, 7 mai 1886, vendredi 7 mai 1886
[" - Avait résolu de renoncer à Satan et tes yol.: i\u2014No.\" 90: .POUR LA DISPEPSIE OU MAUVAISE DIGESTION, BUVEZ J\u2019EAU SI-LÉON APRÈSCHAQUE REPAS, .EL AVANT DÉJEUNER POUR LA CONSTIPATION.Gingras, Tanglois & Cio Vis-à-vis l'Archerêché.EDITION QUOTIDIENNE I \u201c DIEU ET MON DROIT\u201d cent le Numrro.+ | 1OUlt LA DISFEFSIE OU MAUVAISE DIGESTION, BUVEZ L'EAU SI-LÉON APRÉSCHAQUE REPAS, LT AVANT DÉJEUNFR POUR LA CONSTIPA- \"TION, Gingras, Taugplois & Cie | Viseñ-via P Archertché.Adresse : La Justice, Quis EC.\u2014\u2014 ee SUIVEZ LA FOULE 00 S'il vous faut un Panta\u2019on chie ot bien fuit Rendez-vous chez BERGE VIN , faut-il un Ifnbit ot Voste on Serge, Iriel ou autres Grolles, Allez chez BERGEVIN Pour un Vétemont complet do Printemps et dE Cest che: BERGE VIN Qu il faut aller, L.A.BERCEVIN, TAILLEUR-FASHIONABLE 35 à 45, Rue Notre-Dame 28 avril 1886.307 \u2018i .Fruibneron DIV LA JUSTICE.La Morte PREMIÈRE PARTIE Journal de Bernard 24 septembre uu soir, Moi je no vous le conseillerais pas.Je l\u2019ai dit à votre oncle .Moi, à votre place, je garderais au moins un petit pied à terre 4 Puris.Quand on fuit de grands \u2018changements daus sa vie, dans ses habitudes, il est sago de procéder doucemont.par degré.Jo n'ai pas besoin de vous dire d\u2019ailleurs combien j'approuvo pour mon compte un goût que je partage si complètemont.Mais vous.n\u2019êètes qu'un néophyte, et un néophyte ne doit pas brusquor ses vœux, n\u2019est-ce pus mon cher curé ?Dans toute autre bouche ces allusions à mon goût pour la campagne m'\u2019auraient paru une simple plaisan- leric sous forme de contre-vérité,mais \u2018dans la bouche sincère et convaincue de l'amiral, elles me frappaient de stupeur.\u2014Jo n'étais pas au bout de mes étonnemens.\u2014Sans doute, amiral, sans doute, gi je répondu vaguomont comme on rêvo.\u2014II est rare, à repris l'amiral, que le dégoût de lavie on l'air ot le besoin de joies plus vraies ot plus saines so manifestent chez un homme aussi jouno que vous.Cela vous fait beaucoup d'honneur, mon cher vicomte, certainemont,.mais ce qui vous en fait encore davantage, \u2014je le dis avec plaisir devant le curé, \u2014c'\u2019est votro heureux et franc retour en pleine jeunesse à Ces croyances un moment altérées chez vous comme chez beaucoup d'autres par les passions do lu vingtième an- nee.Jo n'ai pu retonir une légèro exclamation: \u2014Non ! non ! a poursuivi l\u2019amiral en mo coupant In parole d'un gesto, ne vous on défendez pas, mon cher voisin.j'ai été moi-même dans mon temps un guillard fort dissipé .Otsi jo suis revenu comme vous aux idées, aux principes dont je n\u2019aurais jamais dû m'ecartor, à la foi religicuso enfin, jo n'y suis pas revenu aussi vito que vous.i a fallu que I'dge mo fit sentir ses premières attointes, ses promiéres amertumes : enfin j'ai ou moins de mérito quo vous, voilà la vérité ! En ce moment.la partie do trictrac à paru terminée.Le curé s\u2019est.levé, à murmuré quelques mots d'ox- cuso et s\u2019est rotiré discrètoment.Jo m'étais levé moi-mêmo pour le saluor Dès qu\u2019il a été dehors, l'amiral m'a fait signe do mo russeoir, son visa- go souriant ot confidentiel m'onga- goant clairoment à lui exposer l\u2019ob- Jetde ma demando.\u2014Mais à sa pro- fondo surprise jo lui ai tondu ln main assoz gauchemont, jo l\u2019ai char- gédo mes complimens pour ces dames ot m\u2019on suis allé.J'ai renvoyé mon cheval par mon domestique \u2018et -j'ai ropris à pied lo chemin do Lu Savinière.J'avais besoin do rocuoillir mes osprits a loisir, j'avais besoin surtout de no pas revoir mon oncle prématuré- mont, aitondu quu j'aurais pu lui manquer de respect.D'après les;discours oxtravagants Quo m'avait tenus l'amiral, jo no pouvais pas doutor en effet que mon oncle, afin d'assurer un mariuge qu\u2019il s'était mis en tête, n'oût compromis Bravement sa loyauté ot la mienne en me présentant à la famillo de Courtoheuse sous los plus fausses couleurs.Jo no pouvais pas douter quo depuis mon arrivée, et probablement même auparavant, il no m'eût dépeint à ces bonnes gons commo Uno espèce de don Juan convorti qui À ses pompes ot de quitter le théâtre do ses désordres pour s\u2019onsevelir dans la paix des champs.Mun oncle avait achevé ce portrait véridique en mo décorant d'une orthodoxic ot \"uno Terveur religiouses quo \u2018les orages de la jeunesse avaient pu voit ties triomphantes de ce nunge passager L.Cost ainsi qu'il avait cru devoir prévonir ou apaiser les suscep tibilités ot les ombragos que ma réputation do libre viveur ot do libro penseur auraient pu fhire naître duns l'esprit des Courtoheuse, Qu'il ne m\u2019eût pas pris pour con fident de son manège, rien n\u2019était plus naturol, car il savait quo je ne M\u2019y serais pas prêté.Qu\u2019il cût pu se flattor de pousser jusqu'À lu conclusion du mariage \"le malentondu qu'il établissait sourdoment entre les Courtoheuso ot moi, cola so conco- vait encoro: car d'une part los Courtebouso étaient gens trop bion élevés et trop réservés pour me po- sor avant lo tomps des questions directes au sujot do mos priucipes ct de mes projois d'avenir , d'autre part, j'étais trop bion élevé moi-même pour heurtor leurs idées et pour faire auprès d\u2019oux, ou auprès de qui que ce soit, le fanfaron d\u2019impiété, Malgré tout, il eût toujours suifi du moindro husard pour mettro à néant lu déplorablo diplomatie de mon oncle ct je m'\u2019oxpliquais alors Jes anxiélés continuelles auxquelles je l'avais vu en proie.J'ai grondé mon oncle, mais je l\u2019ai grondé doucement, Il est le frère de mon pèro d\u2019ailleurs, il y a toujours quelque chose de pénible pour un jeune homme à prendre un vicillard en fauto et à voir sa confusion, Mon oncle s\u2019est excusé com- meil apusur sa violente passion pour co mariage.Ila méme essayé de me persuader que je pouvais honnêtement profiter do sos finessos, puisque je n\u2019on étais pas complice.Enfin, il m\u2019a offort d'atler lui-mêmo faire sa confession aux Courtcheuso + J'ai refusé mo croyant fondé à craindre qu\u2019il n\u2019apportât pus dans cetlo confossion toute la franchise nécessaire.Je mo suis détorminé à écrire moi- mêmo à l\u2019amiral.Voici ma lettre quo j'ai soumise à mon onclo.\u201c Mon cher amiral \u201cJo vous ai quitté tantôt d\u2019une façon si brusquo et si peu correcte que vous avez pu douter de ma raison : j'ai cru moi-même un moment qu\u2019elle m\u2019échappait.Je vous dois d\u2019abord des excuses ot je m'empresse do vous les envoyor respectuou- sement ; je vous dois aussi une explication, ct jo vais vous la donner avee une ontiéro franchise, \u201cJe ne vous approndrai rien, je crois, mon cher amiral, en vous disant quel était le motif de ma dé- marcho auprès de vous.À mesure quo j'ai mieux connu Melle de Courtehouse, j'ai compris de plus en plus qu'elle disposerait à sa volonte du bonheur ou du malheur \u2018de ma vie.C'est lo secret que je voulais vous confier en vous supliant d\u2019être auprès de Mme votro belle-sœur ot de Milo votre nièce l'interprèto do mes sentimens ot do mes vœux, \u2018\u201c Mais cette confidence a dû s'\u2019arrêter sur mes lèvres, amiral, quand votre langage m\u2019n révélé tout à coup l'extraordinaire malentendu qui s'était, à mon insu, glissé ontre nous.J'ai reconnu avec un extrême étonnement quo mon excellent onclo, dans sa partialilé pour moi ot dans sa juste ambition d\u2019uno allianco si hono rablo, m'avait paré à vos youx, com- mo involontairemont, de gouts qui no sont pas les miens ot do vertus que je n'ai pas.Si l\u2019on était lo mai- tro d\u2019avoir les mérites quo l\u2019on sou- haito, je me donnornis assurément tous ceux qui pourraient mo rendro plus digno de Mme do Courteheuse.Mais il n'on est malheureusement pas ainsi.La foi, par exemplo, n'est pas un actodo notre volonté.Sur ce point capital comme en dos quos- tions plus accessoires, mon oncle a pris ses désirs pour des réalités.Jo dois vous dire sans équivoque, amiral, quon matière de croyance, le vont du siéclo ot do la scionco a soufflé sur moi cCommo sur mes contemporains ob qu\u2019il y a fait tablo rase.Quant à mon gout pour la campagno ot à mon projet de quit- tor Paris, il n\u2019on a jamais été question jusqu'ici que dans l'imagination ct l'aifection de mon oncie.\u201c J'ai 'amertume do penser, mon chor amiral, que cos uvoux vont peut-être nuéuntir des espérances auxquelles je m'étais si passionné ment attiché.Mais jamais ju ue devrti mon bonheur dun monsonge.Si j'ai de grands defauts, l'hypocrisie du moins n\u2019on fuit pus partie, \u201c 11 est à peine utilede vous dire amiral, quo si je dois m'\u2019éloignor, vous fixorez lo momont de mon dé- art.Co sera dès domuin, si vous o désirez.J'attends vos ordres, non sans uno profonde anxiété, mais avec la respoctueuse soumission.\u201cBERNARD DE MONTAURET DE VAUDRICOURT _ -Un domestique est allé co soir \u2018portur cetto luttre « Varuvillo : il est rovonu sans réponse\u2019 30 septembre, + «UN exprés m'a apporté :co: matin a, 1a: réponse de I'amiral ; la-voièi : ler un instant, mais qui étaient sor: | IN pany © te Pre 201$ .; - < Mon ghor vicomte, VENDREDI, 7 \u2018 Votre lettro m'a causé person- nelloment la plus pénible surprise.Sans connaitre et suns Vouloir pre- juger los dispositions de ma bolle sœur, et encores moins celles de ma nièce, j'avais do l\u2019estimo ot de l'aft'ec- fion pour vous, et jo n\u2019etais pas loin do faire, de mon coté, le rêve que votre oncle faisait du sion.Je n'ai pas basoin de vous ussuror, mon cher vicomte, quo l'ostimo et l'affection vous restont; mais quant au réve, pour être aussi franc que vous, je dois vous avouor qu'il ne peut plus être qu'un souvenir.Ma conviction ost que los pires mésnlliances sont los mésalliances morales; or, suivant moi, la croyance religicuse constituant lo fond même do la vie morale, votro complot dissontiment uvoc ma nièce sur un point si essen ticl met entre vous doux un abimo infranchissable.(A suivre).\u2014e > \u2014\u2014__\u2014 GAZETTE DES TRIBUNAUX CAUSES DU DISTRICT DES TROIS- RIVIERES, Lemire vs Kelley \u2014Le demandeur en cette cause, a fait émaner contre le défendeur un bref de saisie-arrêt avant jugement.Le défendeur a contesté le bref, et sa contestation a été renvoyée par la cour Inférieure.La preuve établit que le demandeur a vendu au défendeur, une certaine quau- tité de foin qui devait être livré à demande.Le foin a été pressé par les employés du défendeur et expédié à la gare du chemin de fer, par le demandeur après demande de livraison.Le défendeur a refusé de recevoir dix huit balles de ce foin et de payer le prix stipulé, donnant pour prétexte que ce n'était pas celui qu'il avait acheté.Comme les parties étaient à discuter, le signal de départ du train fut donné, et le défendeur dit alors au demandeur : Venez avec moi aux Trois-Rivières et nous nous entendrons là.Le foin avait été placé dans-cinq wagons, et le lendemain matin, le demandeur apprenant que quatre de ces wagons venaient de qnitler Trois-Rivières, prit immédiatement un bref de saisie-arrét.Le foin devait être payé comp- taut au moment de la délivrance.Le défendeur n'avait aucnn bien qui fut pour le demandeur, une garantie de l'exécution de ses obligations.Il a agi de manière à donner raison à l\u2019émanation d'un bref de saisie-arrét, le jugement de la conr inférieur doit être confirmé.Kelley vs Lemire\u2014Le demandeur a pris une action en dommages pour l\u2019émanation du bref de saisie arrêt dans la cause précédente, Le défendeur a eu des raisons suffisantes pour permettre de faire émaner ce bref de saisie arrêt.L'action en dommages a été renvoyée par la Cour Inférieure et ce jugement est confirmé Method vs Dutremblay \u2014La de- manderesse poursuit le défendeur, qui a été son tuteur, pour le montant d\u2019un billet promis- soire.Le défendeur a plaidé prescription et compensation.La compensation n'a pas été prouvée, il ne reste donc que la question de prescription.Il est prouvé que le billet a été donné pendant la minorité de la deman- deresse, et elle soutient que la prescription de ce billet a été suspendue pendant deux années, et qu'en conséquence la prescription invoquée n\u2019a pas été acquise.Notre code civil, à l'article 2282, est plus complet sur ce point que l\u2019article correspondant du Code Napoléon.Si la question de prescription soulevée en cette canse, devait être dévidée par les dispositions du Code Napoléon, le défndeur réussirait, car les courtes prescriptions peuvent être invoquées, d\u2019une manière absolue, contre les mineurs.Notre code à l\u2019article 2232, dit : La prescription court contre \u2018toute personne, à moins qu'elle né soit dans quelque exception établie par le code, ou-dans l'impossibilité absolue en droit ou en fait d'agir par elle même ou en se faisant représenter par d'autre.Le Code Napoléon ne contient aucune mention de cette impossibilité d'agir.Or dans la présente cause, la de- manderesse, pendant le temps queue était la pupille \u2018du.dé- endeur, se fronyaif.dans l'im- re NÉE LS .ENE eae\u2019 \u201cem ae (or MAI 1886.possibilité d'agir contre le défendeur son tuteur.Le plaidoyer de prescription a été renvoyé par la Cour Inférieure et ce jugement est confirmé.Dutremblay et Dutremblay vs Méthot et vir.Le 16 mars 1875.le demandeur a poursuivi le défendeur, pour lu somme de $11,500, et ce dernier a confessé jugement.Madame Ritchie a alors produit une opposition à jugement demandant qu\u2019il fût révoqué, parce qu'il avait été obtenu collusoivement entre le demandeur et le défendeur, pour la frauder de ses droits contre ve dernier, La Cour Inférieure a renvoyé cetle opposition.La preuve démontre qu\u2019il y a entente entre le demandeur et le défendeur, pour frauder l\u2019opposante et léser ses droits.Son opposition aurait dà être maintenue.Jugement infirmé.Van vs Sharples et al, Action basée sur un billet promissoire : le faiseur ct l'endosseur soni tous deux poursuivis solidairement.Le faiseur du billet a produit une exception dilatoire, alléguant que le billet par lui souscrit et remis à l\u2019endosseur était un billet d\u2019acconmodation, et il conclut à ce qu\u2019il lui soit donné délai pour prendre une action en garantie contre l\u2019endosseur.ll n\u2019a fait aucune des diligences requises pour appeler en cause son garant.Le demandeur ne pouvait être indélini- ment retardé par cette a :Lion v.garantie.Il à inscrit sa cause «1: mérite et jugement a été ren contre les deux défendeurs, et l\u2019exception dilatoire renvoye par le jugement final.Ce jugv- ment est confirmé.Desfossès vs Desaulniers et.Cloutier et al.\u2014Le demandeur a loué au défendeur, un magasin pour un loyer annuel de 5400, avec de plus, obligation de la part du défendeur de faire certaines réparations.Desaulniers a sousloué partie de ce magasin à MM.Cloutier et de Bellefeuille.Le demandeur a fait saisir pour loyer dû, toutes les marchandises et les ellets qui étaient dans le magasin par lui loué au défendeur.Les sous-locataires sont alors intervenus dans la cause.La Cour Inférieure a décidé qu'au moment de la saisio, Cloutier devait à son locateur, une somme de $29.00.La Cour de Révision décide que l\u2019intervenant Cloutier ne devrait aucun loyer au défendeur ct son intervention est maintenue.Jugement infirmé.eo LE ROMAN NATURALISTE (Suite.) Bt surtout, qu\u2019on le veuille ou non, cette œuvre d'un homme du siècle, en mettant à nu toute l'horreur de la décadence, nous ramène désespérément à une vérité quelconque, déjà délaissée ou mystérieuse encore, mais à une vérité qui nous puisse sauver de cette boue et de ce sang.XÉ4 Cette boue et ce sang,\u2014cette boue surtout, \u2014voilà ce que nous trouvons dans le dernier roman de M.Camille Lemonier, Happe- Chair.M.Camille Lemonier n\u2019étudie pas, comme M.Elémir Bourges, les grandeurs qui se dégradent.Les dégradations qu\u2019il nous montre n\u2019ont jamais rien eu de grand Ce n\u2019est plus le grossissement romantique, a la fois grote.que et superbe, qui exagère tout, qui donne à tout des proportions épiques et des airs tragiques.Non,\u2014cwst l'observation exacte, sincè.e, mais amere et maussade, des vilains instincts souillés.I passe, dans toute l'œuvre du magistral écrivain, comme une odeur de nausée.On sent qu'il a eu le cœur soulevé et comme retourné au spectacle de la bestialité humnine Pendant notre guerre, la guerre atroce qui nous a arraché l'honneur da la poitrine, pendant cette boucherie où la gloire française a été Cgorgée après quelques soubresauts déchirants, à l\u2019heure où une armée et un empereur, acculés au fond d\u2019une vallée, ous la mitraille de huit cents bouches à feu, venaient de ren- Ép63,\u2014après ce désastre de Sédan | Hystérique, dre, l\u2019une son.âîne, l'autre son- M.Lemonnier vint à visiter le champ de bataille chaud de la tuerie.Il vit les collines qui tremblaient encore du roulement des charges vaiues ; ii vit les villages en {lummes, les routes défoncées, les cadavres oubliés dans le creux des chemins, les chevaux éventrés aux eutrailles pendantes, les drapeaux écrasés sous des amas de chairs mortes, les canons brisés et souillés, les têtes cemportées, les cervelles gisanles, les blessures grandes ouvertes ; il entra dans les ambulances pleines de gémissements et d\u2019odeurs putrides, il parla aux agoiiisants, il ruwassa duns ia boue rouge la lettre écrite au gars par sa mère ou sa fiancée ; il devina les rôdeurs de nuit, qui vont, dans l\u2019ombre, après le carnage, couper des \u2018doigts pour arracher les bagues des mains saignantes ; cette horreur vivante se dressa devant lui, et il comprit lui qui ne la savait pas encore, toute la honteuse ct irrémédiable laideur humaine.Jusqu'alors, il n\u2019avait écrit que des histoires innocentes, des contes du pays Ilunand, quelque chose comme du Conscience plus artiste et moins lourd alors, œrisé par cette Gpouvante, il écri- vil les Charniers.11 y mit, pour la premiere fois, ce réalisme féroce dont il na usé et abusé depuis, auquel il semble s\u2019ètre habitué, comme le troupier, qui y répugnait naguère, s'enivre à mâcher Ja cartouche noire.Désormais toule son œuvre gardera \u2018empreinte, le souvenir apre et vivant de ces journées sanglan- es.On n\u2019y verra plus, dans le Male, puis dans le Mort, dans dans Happe-Chair surtout, on n\u2019y verra plus que des types bestiaux, des appétits sauvages, des paysages sinistres, ct comme l\u2019immense épopée de la trivialité farouche.Qu\u2019il nous montre les amours d\u2019un coureur de bois ou la lente agonie d\u2019une hallucinée, qu\u2019il nous peigne les forêts tristes ou les brouillards du.\u201c pays noir, \u201d il ne suit qu\u2019un sujet, il n\u2019a qu\u2019une idée\u2014rabais- ser l\u2019homme aux appétits de la brute.Dour lui, rien de noble en nous, pas même la foi religieuse, pas même les passions hautaines comme l\u2019amour et la colère.M.Zola, dans Germinal, trouve un mouvement superbe lorsqu'il évoque la course folle des révoltés dans la campagne, cette hache qu\u2019ils brandissent comme un couperet de guillotine, et ce soleil rouge qui se couche dans des {lots de sang.Il passe, dans cette description épisodique, un soulfile de haine qui vous frappe le visage, mais en vous arrachant un cri d\u2019admiration stupéfaite.Dans Tappe-Chair, rien de pareil.Tous les personnages se meuvent sous une sorte de brime qui rapetissent et arrête la voix : c'est l\u2019uniformité du vice et de la tristesse, c\u2019est la photographie du crime au lieu d\u2019en être la mystérieuse el saisissante émotion Rien qui vous enlève rien qui vous soulève même : nous sommes plus bas que terre; tout nous manque l'air et le mouvement, \u2014 on entre dans cette œuvre comme on descend dans une fosse.La fosse est plus noire encore qu\u2019on ne l\u2019aurait pu penser; on y touche tant d'immondices, on y est heurté par tant de coup des malpropres, on y respire une atmosphere si répugnante, qu\u2019on en sort écœuré à jamais.Au dehors, le ciel brille encore, les feuilles chantent, les caux courent, il y a du soleil sur les toits b'uns, il y a des trille: d'oise«ux daus les arbres, et la poussière des grandes routes a un bon parluia de terre mouillée : les fontaines sont gaies, lu foule s'agite, \u2014il y a partout du mouvement ct de la lumière, et c'est la vie.Et cette vie, cette vie qu\u2019on retrouve au sortir des entrail'es ténébreuses de la terre.cette RÉDIGÉ EN COLLABORATION.Ca doit être vrai car tout le monde le dit QUE LA MAISON L.A.BERGEVIN, TAILLEUR-FASHLIONABLE 35 à 45, Rue Notre-Dame, Vend ses tuarehandises À 15 Of incilleur mare ché que n'importe quol nutro établissement de In ville, ut si vous en doutez, allez vous en con- vitinere par une inspection des divors dépurte- monts de cot établissoment, qui regorgent ne- tuellemont des plus belles marchandises provenant des meilleures manufnetures Canadiennes, Européennes et Amérienines.308 23 avril 1886.e INSTITUTEUR Ou demande pour lo Collègo do St- Michel de Bellechasse, Un professeur de plusieurs années d\u2019expérience dans l\u2019en- seignementanglaiset français, et pouvant fournir de bonnes recomnundations.L'engagement datora du ler soptembre prochain.S'adresser au REVD L.A, DEZIEL, Pris, Directeur du Collège.1m\u2014160 ; 31 mars 1886.No.158, RUE ST-JEAN, (EN DEUORS), QUEBEC.L'assortiment varié et considérablo qu\u2019il vient justoment de recevoir ot consistant en :\u2014 ARGENTERTES do toute espâce.MONTRES en Or ct en Argent.CHAINES en Or, Argent et Cheveux.EPINGLETTES do toutes sortes pour Dames ct Messieurs.BRACELETS, COLLIERS, LOQUETS pour Damessortes.PENDANTS - D'OREILLES dans les goûts leg plus variés.BOU'TUNS DIE CHEMISES on Or ot en Pierre, nouveau genre, HORLOGES unies et de fantaisio, derniers patrons.Ayant été acheté au comptant lui a valu une diminution de 20 par cent sur les prix ordinaires, ce qui le mot en état de pouvoir l\u2019offrir au public à des prix défiant toute compétition.Te soussigné tenant établissement depuis 22 ans se croit en état de pouvoir offrir au public toutes les guranties désirables, pour l\u2019exécution de tout ouvrage, soit pour faire ou réparer toute espèce de CHRONOMETIRES, MONTRES, HORLOGES, BIJOUTISRIES, ETC, ETC, JOSEPII DONATI, Horloger et Bijoutier, 24 mars 1886.3m,~\u2014149 CRAINES NOUVELLES ! GRAINES NOUVELLES ! ! Nous venons de recevoir des principales maisons Anglaises et Françaises, par les Steamers * Vancouver et \u201c Circassian\u201d, un approvisionnement nouveau de GRAINES DE JARDINS ET DE FLEURS Nous garantissons qu\u2019elles répondent aux noms sous lesquels nous les vendons.R65\"Nous udresserons des CATALOQUES À tous ceux qui en feront la demande sur envoi de frais de poste JOHN E.BURKE, Disvensaire de Quebec, 2, RUE De La FABRIQUE 24 murs 1886.Gf\u2014146 loin des vues L''Aiguillon et Ste.-Genevieve.PENSION A LOUER.de son hôtel qui à rapport à la pension, c\u2019est-à-dire les 2e et 3c étages, meublés ou non, ct comprenant 17 chambres à couch, sleux grinds salons, deux belles diner, une grande cuisine avec un ma vie qu'on retrouve au sortir d'une œuvre aussi profondément.triste et noire, cette vie qui marche, qui parle, qui agit, cette vie qui vit enfin, comme on la su- lue et comme on l\u2019aime ! Comm : en la sent jeune ct\u2019 superbe, et meilleure que les livres ! gnifiqne poéle range et tous les ustonsi CONDITIONS LIBÉRALES s\u2019est oflirte aux personnes tenir une maison de pension.ment est très bien situé et ne meilleur ordre, et la clien faite.établisse- ut être en e est toute (A suivre) Jo propriétaire.18 mars 3856, JONCS unis ot gravés, Joncs de toutes DOMINION HOUSE! \\ os sie & Si eat wt} T.0 soussigné désiro louer toute Ia partie salles, une (abazies, une spaciouse saîle à Jamais occusion plus avantageuse ne .> ui désirent Imig} = M A \u2014hann ma \u2014 re ! =.Ae ; ; 1 : (er se Lea e TA ae ty ay Sn TT 12 yg mY SLAM S = de | = te LA JUSTICE.QUEBEO, 7 MAI 1886.- Sommaire des Annonces.Lin compagnie de navigation\u2019 des \u2018bateaux à vapeur de Québecie Villeneuve & Frère : Ouverture d'un superbe magnsin.fay?Jos.Lepage : Huile de charbon.Cyr.Tessier: Succession de feu l'honorable juge Thos.McCord.- Jos.Motard : Avis.- J.E.Morrison : Pharmacien-chimiste.Lesprit d'entreprise : MM.Gagné & Labrie.9h mM, M.J.Williams : Barljgrs'depjandés.Joseph Guillemette: Chaussures ! Chaussures! comvastl ri MM.Gingras, Langloisi& Gie:z»Eau St [Léona Jos.Donati : Hologer ot bijoutier.J.F.O'Brien : Chapeaux.~~ Jos.Poitras : Dominion House.Révd L.A.Déziel, Ptre\u2014Instituteur, ., > Quand l'iniquité aurn couvert toute In torce, si In justice a pu se cacher à l'ombre \u2018d\u2019un brin d'herbe, c\u2019est assez pour qu'elle grandisso ct parfums los trois mondes , © \u2018_ =.\" Evgar QUINET, ye oo \u2014\u2014 Une nuit dont:.on ge souviendra ! La nuit du G au 7 mai 1886 reste- Ya mémorable daus les annales de la législature do la province, da.Québec, Avant longtemps oy, raconiors, qu'on cotte nuit li, le parti conservateur de cotte province s'est suicidé déli bérément.On dira aussi qu\u2019un gou- vornoment, trop fuiblo pour régner, ct trop peu énorgique pour résister aux empiètemonts decaljentériour, s'est laissé dominer pars dds \u201cministres coupables d\u2019un crime politique sans précedont el -gu'il zamprégipité sa propre ruine cteel¢dd Bop parti ; on ajoutera aussi que dos députés ont, en cetto nuit-là, forfait à l'hon- nour, à leur paroloTonitée, à lor foi jurée.Et ceux qui rucontoront ces choses so voileront las figure, s'ils sont Cunadieons-français, s'ils ont quelque souci de l'honneur de leur province.fee vad Résumons ce débat on doux mots.M.Gagnon, député de.Kamouraska, a prononcé \u2018un\u2019 excelent discours ; la chambre l\u2019a écouté avec plaisir, mais elle.était sourde à la voix du patriotisme.: L'hon.M.Taillon lui à succédé.Lo procureur général s'est surpassé hier soir.Il a parlé comme un homme convaincu ot fort de ses convictions.Il a admis que le parti consorvateur serait- probablement battu aux prochaines élections, mais, dit-il, nous aurons nutre revanche comme nous l'avons eu en 1878.-Il y a du bon là dedans, beaucoup de bon: commo enthousitsmo, comme encouragement aux amis,c'ost magni- fiquo; mais çn \u2018pèche par la base et lo procureur général s'apercevra que son discours, tout admirable qu'il ait été, n'aura pas d\u2019echo duns la province.= Le chef de l'opposition a\u201d répondu.SL Réellement, les paroles nous manquent pour apprécier comme olle le mérite cette superbe havabguo de Thon.M.Mercier.Elle sera publiée en brochure.Nous passons rapidomont sur les discours qui ne méritent que dos eloges, 3 Nous avons un à remplir.Nous sommeSdäns l'hümilianto et pénible nécessité dé\u201c presenter à nos lcctiours lu personne do M.FELIX CARBRAY, dépalé\"**de Québec-Ouest, - 78.0 =o M.Carbray ost unde ceux qui ont insisté pour quo lu} motion.do M.Gurneau fût présèntée.-I a constam- mont dit qu'il-l'appuicrait à hier matin, il répétait pui ut que \u201cès patriotes ne seraient pag nombreux, mais qu\u2019au moins yi, il {86 rait ferme.Bt::ce ; audtin, -à-trois heures, il s\u2019est lévé: pou D VO à la province ot É/ses éléctouix: qu\u2019il n'est qu'une girows(té politique du calibre de MM.Tarte; 4 Vunasso.M.Carbray n insulté, \u2018dns un langage vulgaire à la mémoire de; Biol ; il a trépigné sur,son cadavre.Or, M.Carbray avait} été membre du comité national.73} ° 1: Il est vrai que, dès tettô' époque- là, il fut asd da trahison 2 deyoir plüs pénible propos do l'assemblée {de Québec- Quest.Ses amis\u2018lo: déféndirent Alors, îls ne lo connaissaignt pps.© Dernidremont entors après avoir présenté sa motioù au-à jot du fome rule, il voulait Joubr à| la trahison en.offrant do Ia Yétiveri ; - Tel est M.Féli£'ONrbray ?:\"- Il a fait hier ses.derhiors offorts en fait de trahison i il 1le retolirnera jamais en chambro: #1} 5H Qu'il so lo tionne\u2018pout dit.| Après M.Carbray, \u201cun\u201d autfo députe s\u2019est levé pours\u2019exhiber comme un des séides de M.Turtoy -ce dé- wad sait jour ot le coÿ chäntait j'éù Au moment ou il\u2018 s'est levé j fl ant que le coq eut chanté (roi: fais,!lo député do Bellechasso' avait renié | qui so sont séparés do lour parti pour son passé, trahi: sos constituatits ot il avait annoncé que )'affhiird\u2019 Riel ne le regardait plus.ol M.Faucher \u2018de St-Mautice, si lo comté do Bellochasso vous approuve, tant micux pour ydus |; a | : MM.Caron 6t\u201cAgsolim-ont parlé ensuite : M.Cuvon: Yiodérément\"ot expliquant timidémont-\u2014qu\u2019il-était | oan.RES SINR STIR BI BWLD.= 3 V7 NTLEOS vant de so Jioures du matin ot M.Asselin par- \u2018 \\giileut été prononcé en tomps oppor- Tan, 'ontile- | teur maintiont la position prise sur \u2018hors d\u2019ordre; 20 Ia raison consti- : | puté do.Gaspé a formulé des hérésies.lu pofition du parti libéral, dans des puté-li s'uppelle NM.Fauchorde: St.- | * Maurice.01 + | : Tn IS SANT AZ au TRY oe citoyen.M, Ass wil à ion\\hâte:que ça finisse.It était six lait Téricoro n\u2019ayant pas l\u2019air de se douter qu'il était\u2019 trop tard pour visor i faire un,grand discours.\u201c \"Pour donner une \u2018idéo de la force d\u2019argumentation de M.Assolin, qujil nous suffise do dire qu'il désapprouve la motion do M.Garneau parcoque ce dernior cst un ancien ministre.- M.Asselin faisant la logon à M3L.Garneau et Beaubion ! Un vrai comble quoi ! .+: - += Nous espérons quo lo comté de;Rimouski fora ressouvonir à son député qu'il n\u2019a pas été envoyé on chambro pour'insulterdos gens qui valent bien mieux\u2019 que lui et qui sont moins pendards.- M.Assolin a visé à l\u2019effet.Son discours aurait eu un certain mérite rie \u201cLa bouquet do cetto séance qui devait si mal finir a été lo discours de M.Benuchamp.Le député des Doux-Montagnos est un conservateur patriote et un homme éloquent.Il a bion mérité de sa province ot son discours, venant on dornier liou hior soir, nous a consolé de tous les arguments ineptes do cortains mossiours de Ia corde.Ionneur à M.Beauchamp ! Il ne s\u2019est pas Inissé contrôler ot nous croyons que ses éloctours lui tiondront compto de sa fière indé- pondance ot de son attitude noble et énergique, 4 Puis, nous avons eu le vote : .Patriotos conservateurs.4 \u2026 Patriotes libéraux.14 3 1Porddards.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.avococ000.41 Après cela, tirons l\u2019échello et at tendons les élections.æ ra REMIS \u201c Vu 'importance exceptionnelle du débat d'hier soir, nous le publions intégralomont à l'exclusion de toute autre matière.PR 57 pes x sore Législature Provinciale ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE Séanco du 6 mai.Aprés les affaires de routine ot la présontation de quelques bills et de quelques.pétitions, M.Gagnon se lève pour demander au gouvernement l'explication, do la disparition de l'item des ordros du jour concernant la -roprise! des débats sur lo sous-amondemonk; de l\u2019hon.M.Turcotte: à l\u2019amendeitient do M.Gauthior à lx-motion de l\u2019honorable M.|.Garneau sûr l'exécution de Riol.La chambre s'est : ajournéo faute de quorum, c\u2019est vrai; mais ce n\u2019était pas uno raison pour faire disparaître la motion de M.Garneau et l\u2019amon- dement de M.Gauthier.La règle parlementaire tollo qu\u2019invoquéo par Bourinot dit quo le dernier débat [ seul disparaît des ordres du jour faute de quorum.Or, dans le cas.actuol lo débat en question était sur.In motion d\u2019ajournement: .celui-là seul devait disparaître.M.Gagnon le gouvernemeiit no devrait pas remettre ainsi up.débat aussi important.Co précédont comporterait un dhngor réol.Uno majorité pourrait donc s\u2019ontendro dans co cas-là pour se débarrassor d\u2019une question sur laquello ello ne voudrait pas se prononcer, M.Picard dit que c'est en sont rendues là ; c'est lui qui a attiré l'attention do l\u2019oratour sur l\u2019absence de quorum.MAL.Stephens ot Marchand citent des précédents dans le sens do M.Gagnon.La discussion se continuo, M.Morcier cito une règle de la chambre qui rencontre solon lui ox- actement lo cas on litige.M.l\u2019Orales ordres-dü jours.M.'Picard.\u2014Appolle los députés à l\u2019ordro ot demande la décision de l\u2019ordre du jour: .Se M.-L'Orateur refère à l'article 23 des règlements do ln chambre, ot a plusigurs autorités ot décido contro l'opposition en maintenant ordre du jour, \u2026 \u2019 Sur proposition do M.Taillon, so- condé par M.Lynch, la motion Garneau ot l'amondemont Gauthier, sont remis sur les ordros du jour, M.Gagnon.\u2014Il détormine la position des différents partis vis-à-vis de l\u2019affaino Riel.T'rois raisons peuvent empêcher un debat.Ioraison.de forme: personne n\u2019a prétendu -quo la quostion actuolle fut tutionnelle, or nous avons droit de mottro tout co.,quae nous voulons mottre dans notre journal.Le dé 11 s'agit'simploment d\u2019exprimer un Jjugeriont do la chambre.Il dégage discussions qui, ont ou lieu lorsque la la prérogative royale n\u2019était exércée par le Gouyoïneur, Général que sans lo concours de ses ministres.Il paié uni tribut d'éloges à coux défendro la bonne cause.Ils ont droit de ne pas être oubliés.Los con- sorvatéurs qui so sont prononcés contro nous sur cette question ont fuit défaut do patriotismo.1l dit que qu\u2019il a éfé trompé par lo parti con- no utenir sn cause comme fan lin s\u2019ost démoné du mieux avait été il'd'pd-*tous les députés avaient sont les Ii s'élève contro Co\u201d procédé et dit quo |- lu faute de M.Gagnon si les choses | P ne|jputés.C lo parti libéral n'a pus protesté parce |-le:ças de Rio! la chambro no intervenir : dans l'affaire du b J servatour qui promettait quo Riel |-Æule'on.pouvait faire'unc motion do | pocté, il faut être énorgique.Lo lion | de prondre l'attitude qu'il a prise sui scrait pas-pendu, Que diraient les | félicitation.uvoir?Quelle attitude pren: lent les consorvateurs si Riel ndu par los libéraux.Ce raux qui ont tout fait pour sauver Riel par les avocats qu\u2019ils ont envoyés, ot cetté sossion Co sont des libéraux qui défendont encore Riel dans cotto\u2019 question.| Pourquoi los conservatedrs \u2018n\u2019ont ils\u2019 pas suivi lo parti libéral ;\u201d 118 avaient peur.ll blâmo les conseryatours qui ont insulté à la mémoire de Riel.Il résume son discours en\u2019 quelques mots.\u2018 Séance du soir 9 houres, M.Gagnon résume ses argumonts du commencement de son discours avant six heures, Il établit quo lo pouvoir fédéral a été créé par les provinces.Il dit que la chambre ocnle ost supériouro au parloment fédéral.Nous avons conservé tous nos priviléges les plus sacrés.Nous avons droit d'exprimor une opinion comme nous l\u2019entendons.Il dit que le fait que lo député do Gaspé n\u2019a pas trouvé do précédont on Anglotorre n\u2019est pas un argument, L'Angleterre n\u2019est pas uno confedération.Il a lo'prégédopt d'une législation qui a blamé lo gouvernomont impérial.Avantia confédération (1852- 53),'il trouve que la législation\" d'alors a blämé le gouvornement.[1 cite la chambre d\u2019assoembléo de la Nouvelle-Ecosse qui a blâmé lo gou-' vernement impérial d'avoir accordé la confédération.Il dit quo l\u2019expressive power sans lo droit do blâmo est esclavage.Est-il opportun d'intervenir ?Il donne l'histoire du Nord-Ouest.Il fait allusion aux griefs du Nord- Ouest.Le fait qu\u2019il se fut actuellement une réforme complête du système administratif du Nord Ouest prouve quo los plaintes des métis étaient fondées.Il trouve que nous avons autant do droit do nous occuper de l\u2019affairo Riol que les irlandais avaient lo .Jroit de \u2018s'occuper do l\u2019affairo du Home Rule.La province de Québec ost intéressée À s'occupor des développe- monts du Nord-Ouest et quand nous sommes lésés par dos injustices qui sont faites à nos frères du N.O., nous avons le droit \u2018\u2019d\u2019intérvenir.La théorie de la (crainte est absurde.Nous no dovons \u2018pas avoir.pour qu gouvernement fédéral.Ceux qui ont pour auraient dû approuver l'oxécu- tion Riel, c\u2019était la seulo position logique.Mais il défie aucun mombre do soumettre une résolution do co genre.Il ditau député de Charlevoix qu'il n'a pas do roproche à lui faire.Il ne s'ost mêlé à rion, Il prb- teste contre les députés -qui se sont déjugés.Le 16:novembro-a indigné tout le monde, ; Il.n'a; pas fait de démonstration parceqw'il n\u2019avait pas.de confiance à la plupart des con- servatours qui langaient co mouvo: ment.Il ridiculise l'idéo de protostor comme citoyon et de se taire comme député de la chambre locale; \u2018Les députés doivent se servir de leur influence pour assurer lo triomphe de la cause Riel ot empéchor les députés \u2018anti - riellistéh ! d'ârriver à lal chambre, à cause do la solidarité qui\u2019 existe ontre les : députés : de: Québec et coux d\u2019Ottawa.«=! = Dopuis 1878, le gouverneur-géné- ral suit l\u2019avis des ministres, Dans\u2019 ce-cas-ci l'exécution de Riol pèse sur tous-les ministres comme un acto administratif ordinaire.L'hon.M.'Taillon passe en revue les différentes matières sur le tapis.Il ne dit pas quo la discussion des affaires du Nord-Ouëst\u2019 n'ést\u2018pas im- ortante ; mais cola ne regarde pas la Chambre.C\u2019est un empiètement, mêlez-vous de vos affaires, C'est un principe sago commo lo principe de la propriété.Il discute l\u2019excoption préliminaire poséo par I'amendement Gauthier; il faut que cotto question soit oxaminée ; il a connu Riel ; il l'a connu quand il se ca chait ; il no l\u2019ombarrassait pas ; il on embarrassait d\u2019autres.La législation n\u2019a pas juridiction ; l\u2019opinion u'il émet ost celle do opinion pu- lique.Lu motion du député de Québce comporte une admission de la non- juridiction do la législature.Nous pouvons discutor sur tout, mnis nous deviendrions alors un parlemont pour rire.Lo jugomont quo l\u2019on prononcerait n'aurait aucun résultat pratique.Ce sorait abuser du temps do nos élections quo de donner dans des questions de ce gonre.C'est abuser d'une liberté que personne ne peut nous enlover- Nous ne sommes pas appolés à parler comme dé- est la Chambre qui so-pro- nonce.Lors qu\u2019il s'agit do Ia prérogative de pardon, le pariement ne, doit intervenir que dans le cas de corrup! purpose.I1 dit que la Chambre n\u2019a pas les documents devant olle pour juger l'affaire, ot ce n'est pas sur les dires de la presse que la chambro devrait former son opinion.Il est plus important de s'exprimer sur des faits politiques que sur uno législation.La égislation pout être casséo par les tribunaux, Autrement c'est une provocation du conflit de Législaturos.On a fait un usage immodéré de précédents, mais il y à des nuances, Il cito le précédont de l\u2019élévation do|® rait-on droit de blimer.Il discute tous los précédents qui selon lui ne out ome Quand nous sommes Fe comme député contro Riol, so réser- | conservateurs si les libéraux étaient | directement concernés nous pouvons, Mouton,\u201d 1 Tp A SEA ir PU SCN SE AE RON Y = 24 Lak EE BRUIT arr FFT intervenir, Gest ce qui arrivait:dons: lo cas de l\u2019ahcfonno législature, de- Pancien Canada! \u2019C\u2019est l'opinion ad- migo qne lu: predso non suspecte \u2018a admis la non\u2018jutidiction de lu législature.Lu Pfélse a pris cette -position & propos dé'ln motion Turdotto I'année detniéro.Il cite I Btendard qui établit\u2019le principe de non-intor- vootion. février Arklow, l\u2019ye, Munilu, 25 janvier Asin, Anderson, Loilo, 50 janvier | Alabina, Brown, Manife, 26 janvier Curl Iausted, Maroni, Sannarang, 15 février Dictntor, Tichman, Antwerp, 11 avril Escalona (8), Anderson, Palermo, 5 avril Florida, Hummergren Mauritius, Y mars Hoctunooga, ebbing, Yokohama, 21 janvier, via Formos Luke Lemun, Clauls, Liverpool, 15 avril Lizzio C.Troop, Brown, Hoilo, 17 murs Leupold Von Vangeruw, \u2014\u2014, Mauila, 19 mars Maud, MeKinnon, Port Elizabeth, 31 mars Muid of Lungollen, \u2014\u2014, Port Elizabeth, 22 mars Ocean King (8), Denham, London, 16 avril Primus, Heine, Manila, § mars Lo.Plantagenet, Svenson, Now Urleans, 5 février vice llavre Rhine, Flournaez, Antwerp, 11 avril Ruse Budd.+ Mauritius, Ÿ murs Sulvatore, Ulivari, Genou, 3 avril, viv Marseilles Québee (s), » Bristol, 30 avril, Concurdin, (8), Rtol.o, Greenock, 30 avril.Sevtland, (2) Lukhart, Londres, 30avril, San Stefano, Sproul, Manila, 8 mars.Thor, Steinnrt, Manila, 6 wars, EN DESTINATION DE BATISCAN.St Petersburg, Hansen, London, 7 avril EN DESTINATION DU SAGUENAY.Kamschatka, Avier, Hlicaute, 7 avril Annie, \u2014\u2014, Laurvig.8 avril Albion, .\u2014, Mandal, 2 avril Helvetin, \u2014\u2014, Tonsberg, 5 avril Johannes Rud, \u2014, Tonsherg, 7 avril Resolut, \u2014, Tousberg, 9 avril Resource, \u2014\u2014, Mandat, 31 mars Sandal, \u2014, Mandal, 51 mars Saudre Norge, \u2014\u2014, Mandal, 27 mars Vietory, \u2014\u2014, Mandal, 50 mars Lym, \u2014\u2014, Driuinmen, 12 avril sear 1, \u2014, Gotheuburs, 12 avril EN DESTINATION DES TROIS-RIVIÈRES.Hovding, =\u2014, Luurvig, Gavril Utto Antonio, \u2014, Fousberss, 5 avril EN DESTINATION DE l'ASPÉBIAC.G D'I,Cuntet, Rio Janciro, 22 murs EN DESTINATION DE GASLPÉ Dawn, beClercy, Jersey, 15 avril ; Red Guuntlet, ISenest, l'igueiru; 6 avril EAU CHAUDE.Vit que le chauffage à l\u2019eau chaude est devenu avec raison le chauflise adopté dans toutes les résidences, le temps est arrivé maintenant de choisir la bouilloire que l\u2019on se propose d'adopter pour l\u2019hiver prochain.LA BOUILLOIRE (SUPER-HILATER) DE SAMPSON a été, pour deux raisons, éprouvée et garantie par les hommes pratiques ct le public en général.\u2018loutes les personnes qui en ont fuit l\u2019essui sont prêtes à en attester lu supériorité sur toutes les bouilloires qui sont actuellement sur le marché, au point de vue de son eflicacité, de l\u2019économie qu\u2019elle entraîne et de sa simplicité.Etant faite de métal solide, elle n\u2019a point de jointures qui soient susceptibles do subir de dilatation ou de contraction.Elle est partout d\u2019égale force, très simplement construite, aisément nettoyée parce- que l\u2019on en atteint chaque partie sans difficulté.Sa surface culorifèro est beau- Cvup plus étendue ct mieux placée que dans toute autre bouilloire en proportion avec l\u2019espace réservée au feu.L'eau passe deux fois dans la Bouilloire et lu Inisse ensuite d son plus haut degré d'ébullition ur se diriger dans les tuyaux.La bouil- oire se distribue d\u2019elle-même, et quand elle est uno fois bien arrangéo elle fonctionne à température égale pendant 8 ou 10 heures.Norz.\u2014Le Super-Heater pout êtro adopté aux bouilloires cylindriques qui sont maintenant en usage.On peut aller voir fonctionner cotte bouilloire à l\u2019Etablissement do R.SAMPSON, 251, rue St-Jean, où l\u2019on obtenir gratuitement tous les renscigne- ments nécessaires ot prondro connais- sanco des corti ficats qui attestent la valeur de In bouilloire.- R.SAMPSON, 251, rue St-Jean, Im\u20141564 26 mars 1886, pourra | \u2014SUR\u2014 L\u2019EAU ST.LEON.MM.Gingras, Lanvlois & Cie, Seuls Agents de la Puissance, Quebec.MESSIEURS, \u2014J'ai lo plaisir d\u2019attester | l'ineuleulable bénéfice quo j'ai tiré \u2018de l\u2019usage de la justement célèbre : Eau St.Leon = Pendant les dix années qui ont précédé l\u2019annéo 1885, j'ai soullertlo martyre du Rhurnatisme et de Ia Goutte que des excursions de chasse et de pêche m\u2019avaient fuit contracter.d'annéo dernière, j'ai fait l'essai de votre célèbre BAU ST.LEON, ot j'ai regulièrement continué à en faire usize.Je dois déclarer quo pendant les derniers douze mois je n\u2019ai plus ressenti les atteintes de mes anciens ennemis de quelque manière que co fût.Bien à vous, CALT.C.E HOLIWELL, 3 avril 18S6.e\u2014165 CHEMIN DE FER QUEBEC-CENTRAL Arrangements d'automne et d'hiver.A COMMENCER LUNDI, LE 5 AVRIL 1886 Les Trains circuleront comme suit : Malles, | Sfixte.} Fret, Départ de Sher-|_ A.M.A, Mbrooke pour Jonction Beauce, Lévis et QUÉDEC 8,15 lescseccr 7.15 1.MM.Arrivée à Jet.Beance.1.20 |.sense [4.30 pm Arrivée à Lévis.| 345 |.uocovecferecccoscns à la\u2019Traverse.\u2026.| 4.00 vonsolcessssa00e Départ do Québee pour Jet.Beauce, Sherbrooke ot différents endroits de Ia Nouvelle A n- gleterre Tra-| A.M.VErSO.ieeenencnens 12.00 |.\u2026.\u2026voefsonsercuce Départ de Lévis.| 1.00 |.\u2026\u2026.\u2026\u2026fucrcceures P, M.Arrivée à Jet Beauce.340 juescosssccofoneccrecer Départ Jet.de ILLICE, 2ocus0ces DAD J.ccovaccce 7.00 am Arrivée à Sherbrooke.8.30 |eveeirrena 3.00 pm Départ de Lévis pour Saint- P.M.Frangois.
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