Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
La Justice
Fondé à la suite de l'exécution de Louis Riel, La Justice représente les conservateurs nationaux de Québec.
Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1886-
Contenu spécifique :
mardi 20 avril 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La Justice, 1886-04-20, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" A dé dd ts Tre Arg fn We Tay TE CES + ¢ el Le - - Tovol, 1.\u2014No.76.EDITION uoT IDIENNE Un cent le Numéro.= ERPS OU ü CS : 5 = \u2018FOUR LA DISPEPSIE QU | POUR LA DISPEISIE OU MAUVAISE DIGESTION; | MAUVAISE DIGESTION, BUVEZ L'EAU SE-LÉON-\".BUVEZ L'EAU SY-LÉON HAQUE REPAS, J., du 5 ol IL APR CS EI EUNER] | APRESCHAQUEREPAS, FE v \\ I \u2014ra POUR LA CONSTIPATION.Gingras, Tanglois & Cie Fis-à-vis l\u2019Archevêché.rture de Printemps, Ouve SAISON 1886.7.A.BERGEVIN, TAILLEUR-FASNIONABLE 35 3 45, Rue Notre-Dame, BASSE-VILLE.î à mes pratiques ot ut vhonnour se ma général, que pion assortie au public srinteups est mniutonant au compile ment 0 ces les lignes, et comprend tout ce que dans Ao ros manufactures européennes pouven Loi do plus élégants on faits do TWEEDS, SERUES, TRICOTS, 5 ETOFFES A PANTALONS, Etc.En un mot nos mgrohandises sont do haut ix bien bas.rie a ite à Déublisnement est respec\u201d pucusement sollicitée.0 FeurrreroN DE LA JUSTICE.LE LOUP BLANC (Suite.) ulhoureux vicillard tremblait sor onic \u2018et avait besoin do ses doux mains pour se rotonir aux cou- vortures du lit.Une minute se assa pendant Inquelle il souffrit un F artyro que nous n'essiicrons pas do dépeindre.Puis sos mains glissè rent lentement lo long des couver- HT veillo-toi | évoille-toi! râla-til, Écouto! Écoute-moi, notre monsieur! Il y a dans lo creux du chêne de la Fosse-aux-Loups un parchemin et do l'or.Tout cela est à vous, Georges Troml.\u2026à vous ! moi, je suis un mauvais servitour: je mours quand vous auriez besoin que je vive.Pardonnez-moi | Treml! Treml Sea jambes fléchirent; il tomba pesamment à la renverse on pronon- gant une dernière fois le nom idola- tré do son maître.Un silence de mort régna dans la chambre pendant quelques minutes.La lantorne, domeurée sur le lit, je tait encore par intervalles de tristes lucurs sur cetto scène de désolation.Tout à coup on entendit un long ot retontissant bâillement.L'un des cadavres s'azgila ot so mit à étirer ses membres, comme on fait après un bon sommeil.Co caduvre était celui de maitre Aluin,le majordome, lequel n\u2019avait d'autre blessure qu\u2019un large trou fait à son pourpoint.Le vieux buvour était tombé au choc do Jude, et, moitié par frayour, moitié par ivros- se, il ne s'était point relevé.| .Or, on sait qu'un homme ivre, si poltron qu\u2019il puisse être, s\u2019endormirait à dix pas de la bouche d'un ca non.Maitre Aluin s'était endormi.En s'éveillant, son premier soin fut de donner une marque d\u2019affection à sa bouteille carrée.Il ne so souvenait do rion.Après avoir avalé uno ample rasa- do, il so lova, chancolant, et plus ivre quo jumais.\u2014Pourquoi diable suis-je hors de mon lit! se domanda-t-il.Un coup d'œil joté autour de lui éclaira sa mémoire.\u2014Ho! oh! dit-il; la bataillo est fini.Voici mon vieux compagnon Jude dans l'état où je le désirais.Et co jounc coquin do Gorges Treml ! il dort comme un bienhouroux, Ma foi! je vais achever la besogno.Il prit son poignard.ot marcha laboriousemont vers lo lit, non sans diro un mot en chemin à ga boutoil- lo, pour se donner du courdge.Au premier pas, il trébucha contro le corps de Lapierre.\u2014Tiens,gronda-t-il, voilà qu\u2019il dort aussi | Lapierre! viens m\u2019aider, mon garçon.Lapiorro n'avait gardo do répondre.Maître Alain se pencha sur lui et lui mit le goulot do son flacon carré dans la bouche.\u2014En voux-tu?demanda-til suivant sa coutume, L'eau-de-vie se.répandit.a torre.Maître Alain-so-releva.; : | \u2014Il ne boira, plus! dit-il avec so- onnité, - Au moment, où il'\u2018arrivait à portée.\u2018du lit, il s'arrêta.pour.écoñter: uno.voix douce, mais éplorée, qui chantait dans la cour, sous la fonôtro, un eouplot de lu romance d'Arthur do Bretagne.\u2014Joli moment pour.chanter! murmura-t-il, oO La voix s'interrompit et prononga tout bas avec un accont désolé: \u2014 Didier ! Didier | \u2014Présent-l dit en riant le majordome, Allons !,un autre couplot, on- core un couplet;!, °°.3 La douce, voix de jeune fille, comme si elle et voulu obéir A cot ordre ironique,\u2018reprit :cotte, partie de la complainte qui raconte .les douleurs, de \u2018la\u2019 duchesse.Constance de Bretagne, et.chanta .d\u2019urie: \u2018voix - Pleine de larmes: Adresse LA JUSTICE, QUÉBEC.Le vieux majordomo, réduit à l\u2019état d'enfance par son ivresse, s'approcha curiousement dela .fonêtre pour voir la chanteuse; mais, au même instant, la porto s'ouvrit, et une vive lumière inonda la chambre.Maître Alain se rotourua.* égaré, tenant à la main un flamboau.Elle, aussi, prononça d\u2019une voix étoufféo lo méme nom que la chan- teuso : \u2014 Didier ! Didier ! XXXI ALIX ET MARIE Alix de Vaunoy ontra.Elle était bion changée ; son visugo gardait les traces d'une cruelle souffrance.Ses yeux avaiont co regard morne et fixe que laisse apres soi la brûlante oxaltation de la fièvre.Au moment où le maître do la Tremlays avait donné le signal à ses quatre estafiers, Alix était couchée péniblement.Autour d'elle veillaient.mademoiselle Olive, sa tante, la fille de chambre Renée et une autre sor- vante.Le fracas de Vattaque des Loups vint réveiller Alix on sursaut ot frapper d\u2019épouvante les trois fom-.mes qui la gurdaient.Mademoiselle: Olive s\u2019évanouit au premier coup de fusil, et les deux servantes s'on- fuirent affolées par la frayeur, Alix demeura seule.Son sommeil, si court et si agité qu\u2019il eût été, l'avait un peu reposée.Le bruit de l'attaque, on ébranlant la faiblesse do son corveau, y ressuscita queiques vagues ponsées, comme la socousse imprimée à un vase rempli d'eau: y fait remonter les objets submergés.Elle out souvonir de son ontrotien avec Lapierre et de la mortelle douleur qui avait torturé son âme.Elleprononça le nom de son père, puis le nom de Didior, pour qui désor- muis fa tendresse étuit celle d'une sœur où d'un ange.Puis, encore, elle se leva, jota.sur ses épaules une mante, prit un flam- boau ot quitta sa chambre, IT n\u2019y avait personne.pour la retenir.Dans le corridor, elle rencontra plusiours Loups, qui, maîtres du chà- teau, lo traitaiont on pays __ conquis ; mais les Loups s'enfuiront à l\u2019aspect de cotto pâlo figuro, qui ressemblait du loin à un fantôme.1ls n\u2019euront garde de lui barrer lo passage.F:le choisit d'instinet le chemin do In chambre de Didier.On ne pout dire qu\u2019Alix fût on état de somnambulismo.Ello était bien récllement éveillée; mais son intelligence tlottait dans un miliou obscur ; elle pensait comme on rêve.Lorsqu'elle ouvrit la porte du capitaine, seule, au milicu de la nuit, \u2019idéo no lui vint même pas que ce pût être un acte condamnable ou simplement on dehors des lois des convenances.Malgré les domi-ténè- bres où son cosprit était plongé, olle savait que, ontro elle et Didier, il existait un obstacle infranchissable, un abimo rendu plus profond par les accublantes insinuations de Lapierre.Ello étuit 16signéo.Elle l\u2019avait dit à Dieu.Elle venait au secours d\u2019un homme qui avait été son fiancé, maïs qui etait son frère.Par l\u2019angoisse de son dévouemént plutôt quo par l\u2019enchaînement logique do ses souvenirs ot des affreux soupçons qui avaient précédé et ame- était monacé de mort, Et cllo vonait.La scène quo nous avons mis si longtemps à raconter, dans le chapitre qui précède, n'avait réellem ent duré que quelques minutes, et quand Alix arriva au souil de la.chambre do Didier, le combat avait déjà pris fin, Blle entra, comme nous- l'avons dit, en pronongant le nom de- celui que sa pure et pieuse conscience lui pormettait, lui ordonnait de défen- re.Lo vioux majordonne, stupéfait-de, cette apparition, demeura \u2018immobile, et n'ont pns méme la .force de de-.mandor conseil à sa boutéille: Alix, qui avait fait quelques pas:sans le voir, l\u2019apergut enfin, et, do sa main: étondue, lui désigna la- porte: Le \u2018vieillard sortit aussi.vite :que'le lu put permottro lc\u2018 méchant\u2019 état - d sos jumbes avinées.- : Alix posa son flambeau sur\u2019la-tablé s'éguraient Vans l'obseurité/du-corri: dor, à travers la porte.entrebgillée \u2018voile plus pais sur son, esprit: - - _ \u2014Quelle étrange\u2019 odeur'! ditselip; Après\u2019 quelques secondes : dc \u2018 silence,\u2019 pendant lesquelles son œil' n\u2019avait' Jl vit Alix de Vaunoy, pâle, l'œil ! né sa fièvro, elle sentait que Didier | et\u2018s'assit-au pied'du lit: Ses-regards | $ \u2018La'fièvre revenait \u2018et\u2019 \u2018mettait: un | X 2e RE 5.MARDI, \u2014Ils montent, ils monteut ! Co ne fut pas mon père qui dirigon lo bras do-l\u2019ussnssin ! \u2014Didier! Didier! crin dans la cour, sous la fenêtre, la voix do jou- ne fille qno nous avons entonduo dé- À.Didier ! répêta madomoisello de Vaunoy én fuisant effort pour ros- saisir sa ponsé fugitive ; oui, c'est vrai, jo suis venu pour lui.où ost- il ?Elle jota son rogard autour do ln chambre ct aporçut lo capituino dor- munt.auprès d'elle.Cotte vue sembla écläirer souduinemont son intol- ligonce.\u2014Jo me souviens, dit-elle, voilà quo je mo souviens ! Il y avait dans les paroles de ce misérable valet une terrible menace.Les assassins vont vonir peut-être.Elie tourna avec citroi vors lu porte ses youx qui roncontrérent on chomin, sur lo carreau, los trois prétendus dormeurs.n même tonps l\u2019odeur du sang sur son lit do douleur ot sommeillait |vint de nouveau blesser son odorat., \u2014lle sont venus, s'\u2019écria-tolle ; est-il blessé ?Non.Il repose.Dicu soit loué ! son sommeil est tranquille.Mais qui donc a pu le dé- fendro ?: (A Suivre) \u2014\u2014\u2014\u2014e a \u2014 GAZETTE DES TRIBUNAUX ( Suite.) Cause du district de Beauce, 1320.Cloutier vs Pouliot \u2014 Action en dommages pour fausse arrestation.La demanderesse a été arrêtée sur une accusation de vol portée contre elle, par le défendeur.Elle a été emprisonnée pendant deux mois, avant de subir son procès.Le jury l\u2019a déclarée non coupable de l\u2019accusation de vol.Poursuivi en dommages, le défendeur n'a aucunement prouvé qu'il ait eu motif raisonnable et probable de faire ariêter la demanderesse ; il a été condamé par la Cour Inférieure et ce jugement est confirmé.Causes dn district de Rimousli, 1279.Lavoie vs Lepage.\u2014Action en dommages.Le demandeur a mis une pêche dans le fleuve St- Laurent, \u2018en eau profonde, vis- à-vis de sa propriété, et le défendeur a tendu des rêts dans cette pêche.Il plaide que le demandeur n\u2019a aucun droit à sa pêche, parce qu'elle est placée à cau profonde, et qu\u2019il n\u2019a pas obtenu un permis, à cet effet, du ministre des pêcheries.Il est prouvé que le demandeur exploite cette pêche depuis un très grand nombre d'années ; que, de plus, à l'origine de son exploitation, il avait obtenu du gouvernement un permis qui n'a pas été, il est vrai, renouvelé.La propriété qu'il possède formait autrefois partie du domaine seigneurial, et il appert qu'elle à été concédée avec le droit de pêche.Ce pouvoir de concession par le seigneur, de droit de pêches, a été reconnu par les |coutumes., Voir question sei- \u2018gneuriale, volume À, page 333.En 1856, la Cour d'Appel a décidé dans une cause de Ganon vs.Hudon, VI volume L.J.R.page 242: qu'on censi- tairè qui est en possession d'un droit % pêche dans le fleuve St- Laurent, vis-à-vis de sa terre, depuis plus de 30 ans, et dont les titres énoncent qu'il est propriétaire de ce droit, peut porter l'action en complainte, quand il \u2018est troublé dans sa possession, sans qu\u2019il soit obligé de rapporter un titre procédant de la Couronne,; tel titre étant présumé dans ce cas, à l'égard des tiers.Le législateur a subséquem- Xpent-sanctionné, par une législation spécial, cette jurispru- \u2018deuce.\u2018 Voir le chapitre 62 des statuts refondus du Canada, section, 35: Les statuts du Canada: 29\" Victoria, chapitre 11 et 1, Victoria, chapitre GO n'ont | pas rappelé.la \u2018législation antérieure.sur, ce point.D'ailleurs l\u2019eussent-ils.fait, il ne s'en suivrait aucanément: que le défen- \u2018deur: puisse lni-méine refuser.an demandeur le\u2018droit de péche en oiiit cheralié Didier.+ Pourquoi ces question.C'est la- Couronne et hommes dorment-ils sur le-carreeu i is senle qui pourrait agir'con- \u201cDIEU ET MO V sur un écrit sous seing privé, Signé par le défendeur et par lequel il s'oblige de payer au demandeur une somme de $600 pour valeur reçue.Le défendeur a plaidé qu\u2019il n'avait jamais signé cet écrit.La preuve démontre que le défendeur ne sait pas écrire, et qu'il n'a pas signé lui-même cet écrit, mais que c\u2019est sa femme qui l\u2019a signé pour lui avec son æutorisation.Le jugement qui à condamné le défendeur est confirmé.Parent vs Lepage \u2014 Action possessoire.Le jugement de la Cour Inférieure a renvoyé cette action parce qu\u2019il est prouvé que le demandeur Possédait l\u2019immeu- Die en question, à Litre précaire.Or, il n\u2019y a que le possesseur d'un héritage ou droit réel, à titre autre que celui de fermier, ou de précaire qui puisse intenter l\u2019action possessoire.Article 946 du Code de Procédure Civile.Ia été jugé en 1871, que pour exercer l\u2019action possessoire dans la jouissance d\u2019une servitude, le demandeur est tenu de faire apparaître du titre de cette servitude.15 L.C.J.264.Le jugement est confirmé.1522.Lavoie vs Lavoie.\u2014 La question soulevée en cette cause est une question de juridiction.L'action est pour une somme moindre de 3200.00.Le deman- eur, en exécution du jugement qu'il a obtenu, a fait émaner une saisie arrêt on mains-lierce.Le tiers saisi a déclaré ne rien devoir.La déclaration est contestée par le demandeur qui demande dans sa conlestation la nulité d'un acte de vente intervenu etre le défendeur et le tiers- saisi, et dont le montant stipulé en icelui excède la somme de 5300.00.Où devait se faire cette contestation ?devant la Cour de Circuit ou bien devant la Cour Supérieure ?Le tribunal infé- rieura décidé que la Cour de Circuit qui avait rendu le jugement originaire avait juridiction pour décider de lu conteotation du fiers-saisi, bien que re montant [at d'au-delà de $250.00.L'honorable juge Casault est d'opinion que la contestation de la déclaration du tiers-saisi devait se faire devant la Cour Supérieure ct que la Cour de Circuit n\u2019avait pas de juridiction.Il a été décidé en 1881, dans une cause de Wright vs Corporation de Stoncham et MekKee, tiers- saisi, rapporté au 7e volume des Rapports judiciaires de Québec, que la contestation de la déclaration du tiers-saisi est une instance séparée et distincte de celle sur laquelle a été prononcé le jugement, que la saisie-arrêt exécute, et que, lorsque cette contestation demande contre le tiers-saisi une condamnation au paiement d\u2019une somme dont le montant, formé du capital, des intérêts et des frais dus au saisissant, excède la juridiction de la Cour de Circuit, elle doit être renvoyée à la Cour Supérieure.Les honorables juges Caron et Andrews décident que toutes les procédures relatives au jugement obtenu dans une cause sont de la juridiction de la cour qui a été saisie de l'action dans cette cause.Articles du Code de procédure G12 a 616.De plus, loisque le tiers-saisi demeure dans un district autre que celui où le bref de saisie-arrêt a émané, il peut, à la vérité, faire sa déclaration devant le juge ou le protonotaire de son domicile ; mais alors sa déclaration doit être transmise au greffe du tribunal où la cause est pendante, et la contestation de sa déclaration sera jugée par ce dernier tribunal.N'est-ce pas là reconnaître implicitement que le tribunal qui a été saisi de la cause a seul juridiction pour décider des incidents soulevés dans l\u2019exécution du jugement rendu par lui ?Le jugement de la Cour Inférieure est confirmé.1 #3 L'on voit \u2018que les jugements ci-dessus, rendus par l'honorablé juge Mousseau, à Rimouski, et soumis à la cour de Révision, ont taient des questions très importantes, et nous nous faisons un devoir, en terminant ce résumé des jugements rendu par la Cour de ltévision, de mentionner spécialement ce fait, comme hommage à la science de l'honorable juge que la l\u2019rovince de Québec vient de perdre.AO S.FRANKO Nous avons, il y a quelques jours, mentionné à plusieurs reprises le nom de S.Franko, l'artiste justement célèbre qui pré pare en ce moment une tournée artistique à travers l\u2019Amérique.Quelques détails intimes sur la vie de ce virtuose intéresseront probablement bon nombre de nos lecteurs.\u201cS.Franko est né en 1857, à la Nouvelle-Orléans, Louisiane.Son père, un riche marchand de cette ville, ayant remarqué chez l'enfant, \u2014 il n\u2019avait alors que cinq ans,\u2014une tendance extraordinaire à s'occuper de tout ce qui était musique, résolut de lui laisser suivre ses goûts et l'emmena avec lui à Breslau, Allemagne, où il le confia à an professeur de l'endroit.A l\u2019âge de sept ans, le petit Franko débutait dans un concert et faisait l'admiration de l'auditoire ; le lendemain, on ne parlait, en ville, que du petit prodige.FT AVANT DÉJEUNER POUlà LA CONSTITA- TION, Gingras, Langlois & Cie Vis-éé-vie P'Arehevéché, RÉDIGÉ EN COLLABORATION.L.A.BERCEVIN TALLLEUR-FASILIONABLIS 35 à 45, Rue Notre-Dame.\u2014\u2014 ){) () eiaes FAIT IMPORTANT Lo département de confection pour Messieurs est sous hu direction do dens artistes tailleurs ot coupours, déjà très avantageusement connu par l'élégance de leur coupe et le fini du leur main d\u2019anvre.Du sorte qu\u2019en commnndaut vos vétements do prindomps et d'été À cet élublissement, vous serez toujours certain d'avoir un habillement qui vous Lera À perfection sous tous les rapports Où qui vous coûtern au wmoîns 10 0/0 meilleur marché que dons d'autres tmuisons, où l\u2019on no vous donnera pus li même sntisfuetion.Nous n\u2019employons que dos marohundises de premiere qualité duns notre confection de turdos sur commandes, et \u201c Satisfaire avant tout\u201d EST NOTRE MOT D\u2019ORDRE.12 avril 1880.a 7 181 INSTITUTEUR On demande pour le Collège de St- Michel de Bellechasse, un professeur de plusiours années d'expérience dans l\u2019en- scignementanglaiset français, ob pouvant fournir de bonnes recommandations.l\u2019ongagement dater du ler septombro prochain.S'adresser au REVD 1, A.DEZIET, Peas, Diructeur du Collèze, 31 mars 1856.Im\u2014160 Hey Travaillant avec acharnement, oujours le premier dans ses \u2018lasses, son pere le récompensa le son zèle en l'emmenant avec wi en Amérique faire une prome- ide, et durant cette courte visite 11 donna une série de concerts à Steinway Hall.En 1869, il accompagnait la Patti dans une tournée artistique.Désireux cependant d'arriver au premier parmi les grands artistes, il se rendit à Berlin et, en 1875, il entrait à l\u2019école Royale de musique où il demeura pendant trois ans l'élève de Joachim.11 se rendit ensuite à Paris où son talent, maintenant Complètement déve loppé fit l\u2019administration du monde fashionable de la capitale de la France.L'illustre Vieuxtemps, dont il devint l\u2019ami intime, avouait qu'il n'avait jamais entendu personne jouer ses compositions aussi bien que Franko.Des célébrités musicales, comme Madame Viardot Garcis, Léonard, Benjamin Godard, Saint-Saéns, Pasdeloup, etc, etc, lui exprimaient leur admiration et se dispulaient ses bonnes grâces.Appelé 3 Londres en 1879, il y débuta à l\u2019un des concerts de Henry Leslie, à St.James ILall, en présence du Prince et de la Princesse de Gralles et la plupart des grands dignitaires de la cour d'Angleterre, et y remporta un triomphe éclatant.Après avoir parcouru avec grand succès presque toute l\u2019Europe, Franko revint en 1880 dans sa ville natale où il fut accueilli vee entho usiasme ct où on lui fit une ovation.Un voyage à la Havane qu'il entreprit quelque temps après faillit couper court à sa brillante carrière, et malgré les lauriers qu'il y cueillit, un naufrage lui enleva presque toute sa fortune ct le força à accepter pour quelque temps l'offre -de soliste dans l\u2019orchestre de Théo.Thomas, à New-York.Les instances de l'impressario du \u201cMendelssehn Quintett Club\u201d le décidèrent à abandonner l\u2019orchestre de Thomas et pendant! deux ans il voyagea avec cette société, comme soliste a travers les Etats-Unis, excitant partout la plus grande admiration.Dans un voyage récent en Europe, Franko eut la bonne fortune de mettre la main sur un violon du célèbre.facteur Guernarius, évalué à dix mille francs, et l'acheta d» l\u2019émixent rofesseur compositeur Frederick Riel, de Berlin.Depuis son retour, en novembre dernier, Franko réside, à New-York avec sa famille.Il y jouit d'une très-grande réputation et comme citoyen et comme FT Wi a 3 u ; À ~~ ke \u201cDonat 4, Mikey Xn WELDER No.158, RUE ST-JEAN, (EN DEITORS), QUEBEC.L'assortiment varié et considérable qu\u2019il vient justement de recevoir et cons sistant en :\u2014 ARGENTERTES de toute espèco.MONTRES en Or eten Argent.CHAINES en Or, Argentet Cheveux, Tl'INGLETTES do toutes sortes pour Dames et Messieurs.BRACELETS, COLLIERS, LOQUETS pour Dames.JUANUD Ultis ct Bravdy, Jonos do tantag sorles.PENDANTS - D'OREILLES dans les goûts les plus variés.BOU'TONS DJs CILEMISES en Or ct cn Pierre, nouveau genre.HORLOGES unies et de fantaisie, derniers patrons.Ayant été aclhcté 1 comptant lui «a valu une diminution de 20 par cent sur les prix ordinaires, co qui le met en état de pouvoir l\u2019offrir au public à des prix défiant toute compétition.le soussigné tenant établissement depuis 22 ans se croit en état de pouvoir offrir au public toutes les garanties désirables, pour l\u2019exéeution du tout ouvrage, soil pour lire où réparer toute espèce do CHRONOMETRES, MONT, II1OI2- LOGES, BIJOUTIRIES, TC, ETC, JOSEPII DONAIT, Tlorloger et Lijouticr.GRAINES NOUVELLES ! GRAINES NOUVELLES ! ! Nous venons de recevoir des principales maisons Anglaises ct Frunçaises, par les steamers \u201c Vancouver\u201d et \u201c Cireussian\u201d, un'\u2018approvisionnement nouveau do GRAINES DE JARDINS ET DE FLEURS Nous garantissons qu\u2019elles répondent aux noms sous lesquels nous les vendons.B&-Nous udresserons des CATALOGUES À tous ceux qui en feront la demande sur envoi dc frais de poste JOHN E.BURKE, Dispensaire de Quebec, 2, RUE De La FABRIQUE 24 mars 1886.0f\u2014146 DOMINION HOUSE! Coin des rucs D'Asguillon et Ste.-Geneviere.PENSION A LOUER.Le soussigné désire louer toute la partie do son hôtel qui a rapport à la pension, c'est-à-dire les 2e et Se étages, moublés ou non, et comprenant 17 chambres à couche, deux grands salons, doux belles palles, uno tabagies, uno spacieuse sallo à dîner, une grande cuisine avec un ma- ifique poêle range ot tous les ustensi- CONDITIONS LIBÉRALES Jamais occasion plus avantagouse ne 24 mars 1886.Diam Cr .Ç + ; : .+ - Ils'sont houreux\u2018do pouvoir dormir.tre.le demandeur.Le jugeinent | tous été confirmés par ce tribu- artiste, et nous pouvons affirmer {s'est offerte aux ui désirent\u201d
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.