La Justice, 22 janvier 1886, vendredi 22 janvier 1886
[" Fob-:L-N 0: : Eee ABONNEMENT.U0 AD ivssses nsnseres vosassamsesses $3.00 1.50 50 Six MOIB suveerronsonsernassssrsnniae Hebdomadaire +.inne IMPRESSIONS DE TOUS GENRES.Adresse : LA JUSTICE, QUEBEC.EDITION QUOTIDIENNE \u201c DIEU ET MON DROIT\u201d VENDREDI, 22 Un cent le Numéro.ANNONCES.1ère insertion.\u2026.10 cents la ligne.2e «\u201c 6 A long terme: Conditions libérales.G.LEMAY, Seerétaire de lu Redaction.\u201c « JANVIER 1886.RÉDIGÉ EN COLLABORATION, LA JUSTICE QUEBEC, 22 JANVIER 1886 L'ENCYCLIQUE.\u2014 ° Québec, 20 janvier 1886.G.Amvoï, Ecr., M.P., À vocat, Directeur du \u2018 La Justice, \u201d Monsieur.Il est venu à la pensée de Mgrl\u2019Archevêque de Québec que du Canada devrait partir une adresse de remerciements à Notre Très Saint Père \u2018le Pape, et d\u2019ubéissance franche et publique à la grande parole qu\u2019il vient -d\u2019adresser an monde chrétien sur là Constitution Chrétienne des Ftats, L\u2019Eucyclique Immortale Dei est regardée dans le monde entier, tant de la part des ennemis de l\u2019Eglise catholique que de lu part de ses fidèles enfants, comme Pun des plus grands événements du siècle et l\u2019un des plus grands actes émanés des Souverains Pontifes dans les temps modernes.Les gouvernements de tous les pays n\u2019ont point ménagé leur admiration secrète, les hommes d\u2019Etat n\u2019ont pu cacher leur étonnement plein de trouble.Malheureusement, en ces temps de fausses doctrines sociales et gouvernementales, peu ou point d\u2019entr\u2019eux voudront formuler dans un acte public, leur adhésion et leur reconnaissance.Le Canada, grâce à Dieu, est l\u2019une des rares contrées ol les hommes d\u2019Etat, les citoyens des elasses «iri- geantes se croiront honorés de faire en cette occasion une démonstration publique de leur amour, de leur vénération et de leur gratitude au # Grand Pontife qui vient si magistra- M lement d\u2019arrêter un instant le monde Æ dans ses tendances toutes matérialis- M tes, pour lui rappeler les véritables 3 bases de la société et de la civilization chrétienne, Un comité s\u2019est formé dans la Métropole religieuse et la capitale de la Province de Québec pour mettre à exécution la noble idée de Mgr.I\u2019Avchevéque, Sa Grandeur a daigné lui faire connaître que le St- Père serait heureux de recevoir de nos hommes publics et des citoyens F de nos classes dirigeantes une adresse du genre de celle que j'ai l\u2019honneur de vous trausmettre sous ce pli et dont Sa Grandeur a bien voulu approuver la rédaction.} Au nom du comité organisateur de cette démonstration, j'ai l\u2019honneur de vous prier d\u2019apposer votre M signature sur la copie ci-incluse de @ l\u2019adresse au Saint Père, en ajoutant a votre nom vos titres personnels et M ceux de vos fonctions publiques ou professionnelles passées ct présentes, et de me |.renvoyer par le plus prochain courrier.Comme il n\u2019est pas possible de faire signer tous les @ hommes publics et les citoyens les à plus marquants de la Province sur uue seule ct même adresse, une copie est transmise à chacun d\u2019eux qui restera comme pièce justilicative des signatures lithographiées sur l\u2019adresse qui sera transmise au Saiut Père après qu\u2019elles auront été, au préalable, dament authentiquées par la Chancellerie du Palais Archiépiscopal, J'ai l\u2019honueur d\u2019être, Monsieur, Votre très obéissant serviteur, L.H.HUOT, Secrétaire du Comité.Adresse : L.H.Huor, Greflier de la Couronne en Chancellerie, Palais Législatif, Québec, ÿ N.B.\u2014 La présente circulaire, J avee l\u2019udresse, est envoyle à tous les Membres Cuihuliques du Conseil Privé de la Reine au Canada, à tous les Juges, à tous Ministres actuels et anciens Ministres de la Province, à @ tous les Sénateurs et Conseillers L6- ds gislatifs, À tous les députés aux Com- À munes et à l\u2019Assemblée Législative, RE à tous les hauts Officiers Publics # chets de département, à tous les principaux Professeurs laïques des insti- lutions catholiques d\u2019 Education Sapérieure, à un très grand nombre des membres des professions libérales, à tous les directeurs des journaux; aux plus importants parmi les industriels et les grands négociants de Ja Province de Québec, aux maires et échevins des villes, directeurs et caissiers des banques te, ate, \u2019 Comité préposé à la préparation d\u2019une adresse au Souverain-Pontife, 5 aux présidents, à l\u2019occasion de Ilineyclique Jmmortale Dei.Président, l'honorable Gédéon Ouimet, ancien Premier Minisire, Surinteudant de PlLnstruction Publique.Secrétaire, L.KT, Huot, Fer, avocat, ancien directeur du Canadien.Guieflier de lu Couronne en Chancellerie, L\u2019honorsble A.B.Routhier, juge de la Cour Supéricure ; Phonorable L.B.Caron, juge de lu Cour Supérieure ; Jacques Malouin, Jer, ad: cien député, Conseil de la Reine ; M.Hearn, Ecr., Conseil de la Reine; D.J.Montambault, er, Conseil de la Reine ; M.Cyrius Pelletier, Rer., Conseil de la Reine ; C.N.Hamel, Ecr., avocat, président géué- rai de ju société DL- V icent ue sant ; Owen Murphy, Ker.ancien Maire de Québec ; J.A.Charlebois, Ker, notaire ; Ph, Sirois, Eer, notaire, \u2014\u2014e.\u2014 À SA SAINTETE LEON XIII, SOUVERAIN PONTIFE, Tris SAINT PERE, Vos Fils dévoués du Canada demandent humblement la permission d\u2019exprimer a Votre Sainteté los sentiments de soumission sincère et de profonde reconnaissanco qu'ils éprou- vont à la lecture de Sa Lettre Encyclique sur In Constitution Chréiionne des litats, Sans doute\u2014et l'histoire l\u2019attesto hautemont\u2014tout enseignement émané de la Chaire do Lierre est toujours un grand bienfait pour l\u2019humanité.Mais il est des temps où la société ébranlée jusque dans res bases par de violentes perturbations et dopuis longtemps en proie aux erreurs de tous genres, a plus particulièrement besoin d'une parolo autorisée, soten- nelle, infaiilible, qui lui signale Ia cause fondamentalo de ses égaro ments et lui indique en même tomps e remède à sos maux.Cette pau role, Votre Sainteté vient de la faire entendre au monde eutier.Plaise au ciel quo le monde entier prète une oreille attontive ot montre une volonté soumise à la grande .voix qui lo rappelle aux principes de l\u2019ordre chretien ; là soulemont il trouvera le repos, la paix ot le salut.Vous seul, en offot, Très Saint Pèro, des hautours de cette montagne sainte quo la lumiére céleste eclaire, pouviez mosuror les maux do notre siècle et y Apportor lo re- mêdo véritable.Vous seul pouviez, avec celte justesse et cotto liurgeur do vuo qui dénotent une sagesse sur- humaino, décrire sûremont In nature do l'Eglise ot do l'État, marquer leurs limites respectives, détinir leurs rapports mutuols, tracer aux catholiques do tous los pays une ligno de conduite à la fois forme ot prudento, éminemment propro à fairo apprecier ot admirer davantage une religion qui, dans l'osprit de son divin londatour, ne doit pas seulement conduiro les hommes au bon- hour éternel, mais encoro contribuer puissiunmont à lour félicité temporelle.Appelés que nous sommes, par la confiunce de nos concitoyens, à prondre uno part dirigeante dans les affaires publiques.do notre pays, nous no saurions trop remorcier Votro Snintoté des graves ensoigue- ments qu'il nous donne et des bienfuits sans nombre quo doit en retivor lu sociéte tout entière.lüclai- rés de nouveau par cette lumineuse doctrine, nous comprendrons mioux nos devoirs, et nous nous offorcorons do plus on plus do favoriser dans lu mesure voulue par les circonstances et dans law sphèredo notre action, les intérêts de la societé ruligicuse, qui sont on mêmo temps les vrais inté- réts de la sociête civilo.Cu devoir, 'Érès Saint Père, nous sera d\u2019autant plus facile ot plus doux que l'Egliso, dont vous êtes l\u2019augnste Chef; \u2014société\u2019 distineto, parfaite en elle-même, supérieure, univorsolle, \u2014 s\u2019adapto d'uno manière plus admirable aux différentes institutions politiques des Iitats, aux formes varices des gouvernements, ot respecte, pro- Lego même Loutos los véritubles libortés.Lu doctrine renferméo dans Votro admirablo Kneyeliqne, Très Saint Pére ost si belle et si fecondo, qu'elle devrait être accueillie avec joio ot reconnaissance par los hommes d'\u2019I&- tat do tous les pays chretions.Pour nous en particulier, nous étions prépares à ces mugnifiques onsoigne- ments do Votre Sagessor Huit an- nees \u2018du Gouvernomoent lo plus tem- péré-ot lo plus habiie, d'un Pontificat dont In gloire commando l'admiration des ennomis dé lu roligion, dé- d'fitat de nos jours 4 fuivo appol à Sa Médiation souvoraine, nous ont hubitues à voir on Votre Sainteté l\u2019Mommo-de Diou, suscité par la Providence clls-mêmo pour.montrer aux vre, si elles voulent échapper aux dangers de plus on plus monaçants tormine môme lo plus grand homme | natious-la voio qu'cljos.doivent sui-.dont clles sont environnées de toutes parts.C'est donc avec bonheur, Tros Saint Père, quo nous adhérons sans réserve à Votro luuttre Encyclique Immortale Dei.Nos ancetres, coux quo nous pouvons :ippelor los pèros do notre patrie, ont lutté pour la coun.sorvation do lour foi et l\u2019intégritô de lours droits religioux.Ficrs de marcher sur lours traces, éclairés ct ani més par la parole souvoraine de Votre Suinteté, nous imitorons le noble ex- emplo do nos prédécosseurs, on dé- fondant avec courage les interêts su- crès do l'Eglise dont nous sommes et voulons rester los onfants soumis ot dévoués, tout en gardant sol esprit de tolérance pratique quo rend absolument nécessaire la condition soci- alo et politique do notre pays.Duigenez Très Saint l'ère, agréer l'hommago respectueux do cos senti- monts, et combler de Vos patornetles bénédictions ceux qui ont le bonheur de se diro, De Votre Saintete, los fils très hvumbles, très devoués ot très obéissanis.Janvior 1886.\u2014-\u2014-\u2014e-0emmm\u2014\u2014\u2014 Quand les coups sent faits.Sir John a prouoncé un discours, à Londres, au banquet que lui avait offert le club St Georges.Voyam que le terrorisme, dont sou organe en chef le Mail nous avait menacés, wavait soulevé que le mépris ct Pindignation, il a voulu tenter de lu flatterie.Pen:lant mon séjonr en Angleterre, ou m'a posé maintes questions relativement à l'avenir de In confédération.On m'a demandé spécialement s'il existait des doutes sur ia loyauté des Cunudiens-français envers le souverain, Je suis heureux de pouvoir dire que s'il existe un groupe d\u2019hoimn- mes loyaux dans les Hinites dz l'empire britannique, il £tat le chercher par.ui les Canadiens-françnis.\u201cJe ne disenterai pas les causes de la sympathie que les Canadiens ressentent pour Riel ; cette sympathie est toute naturelle, et clle n\u2019affècte en rien leur loyauté envers la couronne britannique.\u201cT1 faut se rappeler qu\u2019ils sont devenus sujets britenniques avant la révolution fran- gitise, ot l'Angleterre a religieu=ement observé son engagement de protéger leur religion, leurs droits, leurs priviléges, leurs ins- titations et leurs propriétés.Les Canadiens ne rympathisent aucunement avec J'irréligion moderne, la démocratie échevelée et le ; mépris de tonte a .torité qui existent autuel- lement en France.\u201c Le peuple canadien est un peuple religieux el moral, plein de respect pour Pautorité de ses évéques et de ses prêtres ; et moi- même protestant, je n'hésite pas à dire qu\u2019il w'existe pas au monde de politique morale meilleure et plus belle que celle du clergé canadien-frangnis.\u201d Suivant l\u2019expression populaire : \u2018c\u2019est du beurre cela.\u201d Il en a pour tous les goûts, le rusé Sir John.Aux orangistes il faut du sang, et il leur en donne.A nous, in coup d\u2019encensoir nous guérit de tous maux.Si nous sommes si bons, si loyaux, pourquoi n\u2019a-t-il pas écouté notre voix, quand, d\u2019accord avec un juré ang'ais, nous demandions la clémence pour celui qui a sauvé lc Nord-Ouest à lv couronne anglaise, qui a combattu pour les siens?Ii s\u2019est moqué de nous alors, ct nous a fait injurier par sa presse.Il a mis ses ministres français dans la plus humiliante position, et nous a fait dire comme peuple : taisez-vous, courbez le front, où nous allon- vous \u2018 reconquérir,\u201d vous priver de vos libertés et privilèges, faire de vous un peuple d\u2019ilotes ! Quelle ingratitude chez un homme que nous avonstenu au pouvoir pen- lant 30 ans! Mais les plus cou pables sont les ministres qui l\u2019avaient habitué à nous traiter ainsi, \\ nous sacrifier aux exigences crois \u2018antes d\u2019une secte fanatique.S\u2019il- swvaient comme ceux devant les quels ils s\u2019inclinent, Sir John le premier, les méprisent au fon | de leur cœur! Pas un d\u2019eux n\u2019a eu le conrage de désavoner même les plates injures du Mail qui fait leur force à Outario.Fidèle à l\u2019exemple de ses chefs, Sir Adolphe a laisst passer, sans protestations, lus viles attaques du Chronicle à l\u2019aitresse de nos consci's municipaux.Ils se valent tous.On dirait que la fibre nationale est racornie chez eux, et et que rien ne saurait les réveiller de leur torpeur.Mais le peuple tient encore à la dignité nationale, et la liste de ses griefs est trop longue pour que des éloges banaux simple aftaire de rouc- rie chez celui qui les profère, lui fasse oublier les sanglantes injustices dont il vient d\u2019être la victime.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ett Beem La justice ost lo pain du peuple; il \u2018on ost toujours aftamé.(Chateaubriand).\u2014 EH) Bren .ANOS GONFRERES Prière d'échanger.| Les Cruquignoles de Stoneham, | CONTE ÇANAL:EN (Suite.) Nana Sahib deman la au jeuno page s\u2019il lui serait permis do visiter lo bel édifico où se discutent les dus- tinéos du Canadu.Il était étranger au pays, et on lui avait recommandé, lors de son départ pour voyager : # Surtout n'oublioz pus de faire uno visite au l\u2019arlement d'Ottawa, c'est Wostminsior en potit.\u201d\u201d Nana, en ha bile homme, voulait garder l'incognito.ll pensait que sil eut dit à brûle-pourpoint, à co pago: ** Je suis le fameux Nana Saliib, le puissant Nana Sahib, qui vient do mettre dans la province de Québec, hum mes, femmes cù enfants dehors \"a l'out laissé dehors ; ct il voulait entrer, car il faisait froid dehors, tout comme dans los rangs do l'opposition, Nana disait, si je puis entrer, co sera un bon point de gagné, et le second m\u2019urriveru peut-ètre par sur- croit.Aussi que de paroles artifi cieuses n'adressi-l-il pas au jeune page ! Puroles bien inutiles, puisque le page venait préci-émentau dovant do lui, pour le fire entrer le plus vite possible.Il y a parfuis, dans la vie, de ces roncoutres forluitos d\u2019idées, d\u2019aspirations, de désirs.lei.c'est Nana qui veut entrer, n'importe par quel moyen, par le guichet du la fenêtre, s'il lo fatlait ; ot li, Phabile ministre qui veut de toute lu force de xes facultés physiques et intollectuellos, que Nana ne resto pas dchors.ll y avait, dans la pro.vinco de Québec, trop de monde dehors : il fallait en fairo entrer dans la communion des fidèles.Le jeune psgo dit à Nana-Sahib qu\u2019il al'ait commencer par lui faire visiter Ia Chambre Etoilée.\u201c Nom d\u2019un petit bonhomme, se dit Nan, je ne pensais pas que la fortune me sourirait autant.Je suis un homme chanceux; c'est là l\u2019endroit où se déroulera tout le drame, ou je me trom- po fort.lin clffet, les étoiles tour- neut, le monde tourne, et jo tourne.\u201d IL avait du flair Nana! [I pressentait déjà,'qu'on ne lo traitrait pas on étranger, et que, derrière le page, il y avait uno mair mystérieuse qui sa rait donner un mouvement de rotation aux personnes qui entraient dans la Chambre Litoilée.Seulement, tournorait-il commo un derviche, ou comme une toupie ?\u2026 Mais c'était là pour lui une question secondaire.Leo point C'était de tourner proprement.La Chambre Etoilée était une pièce spacieuse, décorée par des tentures éblouissantes qui jetaient de toutes parts les fauves rayonnements de l\u2019or.Nana fut ébloui, et ne s'aperçut pas que le jeuno pago l'avait laissé seul.Comme (transporté dans un monde idéal, il paraissait maïîntenaunt agir sous l\u2019influence d\u2019un courant magnétique.Il semit à examiner cette route étoilée représontant lu constellation du zodiaque, ces meubles d\u2019une richesse inouie, ces panneaux à fresque reproduisant quelques scènes des Mille ct uno Nuits, et ici,.était-co possible ?Sans doute, c'était pour le contrasto: Esañ vendant son droit d\u2019ainesse pour un plat de lentilles.À cetto vue, Nana cul comme un éblouissement, le sung refluant trop vite de son cœur au cer- ven, causait là un choc électrique, qui pouvait le renverser.Ilenreusemont, co fut pou de chose.Il se :omit bientôt de cotle émotion inat- tenduo ct continua ses découvertes eu se dirigeant sur un point de la Chambre Etoilée qui paraissait le fasciner.Il est un arbre dont les fleurs exhalent un parfum délicioux, dont les fruits murs sont si doux quo, dans l\u2019Antiquité, Mereulo lutta pour l'ac- querir contre un dragon qui gardait lo jardin des Iospérides, où il était alors planté.Plus tard, les Portuais l\u2019enlevérent aux Indes, pour le donner a l\u2019Europe, cton 1492, l\u2019Angletorre lo cultiva pour la première fois.Ti nous a été légué avec la Constitution Anglaise.C'est cet arbre qui {uscinait Nana-Sahib dans la Cham bre Iitoilee ; ses fruits d'or l\u2019appe- {siont irrésistiblement ; ilg avaient pour lui un langage plus doux que celui des fleurs.Co Si j'etais resté dohors, so disait Nuna, que de jouisssuncez j'aurais pordues | Ils sont bien naïfs, les hommes, fommes ot enfunis quo j'ai laisses dchors, là-bas.Muis n\u2019y pensons pus, qu\u2019ils fassent commo moi, qu\u2019ils entrent ! Oui, qu\u2019ils entrent! mais pouvent-ils entrer coux qui sont doscendus dans la plaino pour com- battro le bon combat, ceux qui ré- clument pour lour nationalité la justico à Jaquollo ils ont droit, ot qu\u2019on veut lour ravir?Llouvont-ils rentrer avant d'avoir obtenu lo châ- timont dos coupables ot l'amnistie pour tous, ces hommes, femmes ol onfunts, qui ont fait entendro un long cri do doulour ?La conscience de Nana so réveillait ot lui faisait ra- anton # lui, il échappait au charmo qui lo tenait déjà, ot se disposait à sortir de ~ pidomont ces questions.Il revonait, ta Chambre Etoitéo, lorsque soudu in il enteudit une voix douce, miclleuso, qui lui dit: quoi! vous ici?Enchanté do vous voir, vous êtes le bien venu.vous allicz sortir ?Oh! de grâco, restez.Faites moi ce plaisir.que puis-je faire pour vous ?Domandez, je suis tout à vous.Depuis quand ates vous i Ottawa ?Quo venez vous fuire ici ?éncoro tout impressionné par Ia lutte qu'il venait de subir duns sa conscionce, el sous le coup do l'émo tion qu'elle lui avait causéo, Nuna- Sahib s'ecria, en voyant lo ministre qui s'avançait vers lui: Monsieur, je viens.je viens o.oo.je viens.Justice pour les Métis ! À ce cri, la figure du ministre s'assombrit l'espace d'une seconde ; il n\u2019était pas habitué à tant d'audaco.ei! so cerait ii Ueinpd © Voyuns.Mon cher Nana, lui diil, vous me paraïssez fatigué, reposez-vous dans co fauteuil, vous venez de loin, el vous devez étre epuisé par les longs discours quo vous avez fuits, à Bionville, près de Quéliee, et au Champ- de-Mars, à Montréal?Oh! monsieur le ministre, vous êles cruel, ne mo rappelez pas ces choses.1 Je suis venu à Ottaws pour visiter les édili- ces du Parlement, et vous avez lA-hns, dans cotte chambre létoilés, quol que chose qui m'iutrigue.l\u2019ermet- tez-moi de satisfaire ma curiosité ?Volontivrs Voila qui est bien parle.Allons, Nana, oublions le pusré, c'est moi qui l'en convie, (A suivre.) GO + \u2014 mes frés-Loyal, Le Courrier du Canada persiste dans son avancé au sujet de notre article, La Parole et L\u2019épée, Où n'est pas plus loyal ! Eh bien, puisque M.Chapais n\u2019a pas voulu accepter noire proposition qu\u2019il reste avec son avancé gratuit.HI n\u2019y a que lai qui en souflfrira.\u2014\u2014\u2014-e\u2014\u2014_ .Le Progrès de l\u2019lst et plusieurs autres journaux ont reproduit notre article intitulé : \u2018\u2018 La parole ot P18.pée.?== tif {nm - «mem Ou nous parle d\u2019un va-et-vient inusité qui s\u2019opère, de ce temps-ci, chez un plombier bien connu de la rue St-Jean.Sernit-ce le commerce de ce plombier-contracteur publie qui, devenu subitement ultra-floris- sunt, attirerait cette foule d\u2019ouvriers A Pair mystérieux, ou bien scrait-ce encore Je Lit d\u2019un certain dépuré féréral qui, sous ie prétexte qu\u2019il n\u2019a pas le temps et ne veut pas se rendre impopulaire, envoie au susdit plombier les ouvriers (amis) qui veulent avoir leur part des travaux à exéeu- ter à ku citadelle ?Sir A, P.Caron pourrait-il nous donner là - dessus quelques renseignements ?12 Lslectenr a porté récemment A ce sujet ane accusation assez.grave, et uous ne sachions pas qu\u2019on en ait contestS la véra-ité, \u2014\u2014\u2014_\u2014\u2014___#e ANGLETERRE ET FRANCE, Sir John, à Londres, à parlé; de ves deux pays en termos fort diffé rents, Pour In France, i! dit - « Si la Franco ou toute autre nation européenne mettait lo pied dans l'Amérique du Nord, les Ftats- Unis so prevaudraient de la doctrine Munroe et la I'rance trouvorait au Canada ce qu'elle a trouvé au Mexique.\" Nous ne voyons rien qui motivait cette allusion.1! Angleterre, tout naturellement, provoque chez lui un tout autre cou- ant d'idées.«Quant à la fédération impériale, j'atmets qu'il faut en arriver à quelque chose comme cela, car à mesure que ies nations auxilinires du Canada, de l'Australie ot do l'Afrique australe augmentent on richesse et en population, elles doivent être prêtes 1 accapter Huss ne anginen.tation dans leurs responsabilités.Le Canada pour sa part est prov i se jpindre à lu mère-patrio dans line ligue offensive et défonsive pour le maintien de empire et du drapeau de la Grandoe.Bretagne.\u201d Le peuple canadien n'a pas encore é1é conzulté sur cotte fameuso féde- ration impériale, ot nous croyons qu'il ne faut pas oxagérer ses sonti- ments là-dessus.Sir John aurait pu, du reste, exprimor sus veux sur co point sans on prondre occasion pour injurior la Franco.Si los \u201can- gluis, écossais cb irlandais\u201d tionnent à lour mère-patrio, los français ant anssi la leur, ot quand méme Sir John no reconnait pas ces derniors comme \u201ccanadions\u201d, ils oxistent au pays, ot ils sontinscrits sur-los listes électorales à divors endroits.NOUVEAUTES rang NOËL ET LE JOUR DE LAN A LA LIBRAIRIE DE I.P.DERY, No.40, RUE SAINT PIERRE, BASSE-VILLE Lo plus beau choix pour Cadeaux do Noël et du jour do l\u2019An, tel que : Boîtes À toilutte en peluche de soic, pour Pianas, Boîtes À ouvrage en peluche de soie pour Dames, Boîtes à Toilette pour Messieurs.Album pour serap, Albums pour autographes, Albums pour photographies, ete.l\u2019orte-musique.Satchels pour Dames.Lneriers de fantais ie on vorre (nillé, ete, Pésées pour papier, genres Lees nouveaux, Chapelets eu Nacre de perle, Ambre, mou- tes en argent, ete, Inense assortment de Cart arent, dn fone de Vas, no Fer wlais, Sachels en français ob on anglais, ; 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PL LA VERITE, Le général Middleton avait écrit : «M.Riel, jo suis prêt à vous rece- \u201c voir vous el votre consoil et À vous \u201c protéger jusqu\u2019à co que votre cas ait \u201c été décidé par legouvernement Cana- « dien.Voici Ja réponse de Riel : \u2018 Major général Frederick Middleton.\u201c Général, Jo n'ai regu qu'aujourd'hui votre \u201c note du 13, mais notre conseil est \u201c dispers?.J'ospére que vous les Inis- \u201csorez tranquilles ot libres.J'ap.\u201c pronds que vous ¢tes actuellement \u201c absent.Si j'allais à Batoche, qui « mo recovrait ?J'irai pour romplir \u201cla volonté de Dieu.\u201c Lours David lien, Lx ovide.\u201c 15 Mai 1885.\u201d La Minerve conclut de cela d\u2019uno façon étrango.* Cotto noto, dit-elle, montre com- \u201c bion il est absurde do prétendre \u201cquo la reddition do Rial ait cu \u201c quelque choso à faire avec la sup- \u201c* pression de lu révolte.Tout était \u201c fini alors, et Dumont lui-même, le \u201c brave Dumont, s\u2019enfuyait à bride \u201c abattue vers la frontière améri- \u201c caîino.\u201d L'auteur du ces lignos était au Nord-Ouest lors des troubles, et il ost en position d'affirmer que lu eddition do Îtiel à contribué autant sinon pius que ia prise de Buitoche, it empêcher les sauvages de l'Ouest ot du Sud, do sc révolter.Ils ont compris que lo chef des Métis s'étant rendu.la lutte était devenue impos.gible.Leur arrogance qui allait croissante, leur attitude devenue menaçante, ne changèrent qu'après que Miel fut entre les mains des troupes.Quant Au \u201c brave Dumont \u201d le gouverne ment le laisse crrer sur le sol étranger.C'est un autre genre de protection.Lui n'était pas fou ot il connaissait la © justice\u201d à attendre du gouvernement d'Ottawa.Mais comment Dumont, qui a été chercher Riel, qui a combatlu cu tête des Métis, peut mériter lo titre \u2014\u2014\u2014\u2014de \u201c brave,\u201d quand Riel n'a mérité ue Ia mort, nous parait une énigme.La vérité est que tu Minerve s'em- brovillo à défendre ses propriétaires.Puisque, comme nous, elle trouve Dumont \u2018\u201c brave,\u201d qu\u2019elle se joigne donc au moins au peuple de la puissance qui réclame l'amnistic immédiate pour tous les métis victimes de la spoliation officielle.Elle n\u2019en est u'à des requêtes dilatoires au sujet os prisonniers et no songo nullement aux exilés.ex INSULTE AU 9e BATAILLON.Nous lisons dans l\u2019Ælecteur : \u201cTe Nouvelliste contenait jeudi dernier, dans sa lettre d\u2019un électeur de St-Gervais, une lâche atiaque con-' tro le 96 bataillon.Ce misérable individu lance indignement l\u2019injure ot l'insulte à nos braves volontaires qui ont fuit si vaillamment la cum- pagno du Nord-Oucst.\u201cCe prétendu électeur de St- Gorvais est un triste personnage bien connu ici à Québec, co n'est pas la bravoure qui estsa vertu de prédilection.« En disant que lo 9me bataillon est resté stationné huit jours à Winnipeg, pendant que tous les autres bataillons se renduient au feu, il insinue lachement que lo Ime refusait de marcher d'avant et d\u2019allor au combat.Cette insinuation est aussi injuste quo méchante.« Nous nous sommes rensoignés, ot nous pouvons affirmer, avec connaissance de causo, quo nos braves volontaires ont noblement fait leur devoir et qu'ils ont toujours été prêts, en touto occasion, À suivre les ordres do leur chef.« l\u2019ourquoi le 9mo bataillon est-il restô huit jours à Winnipeg ?Demandez-le à notre Ministro de la Milice; demandez-le au général Middleton, ils pourront vous répon- dro encore mieux que nous.Le énéral vous dira que le bataillon e Québoc n\u2019était pas attendu à Winnipeg avant le vingt avril, tandis qu'il est arrivé lo 12 avril au soir.# Après quo le bataillon füt con- venablument équipé, le Col.Amyot et los ofliciers adrossèrent un long messago au Ministro do la Milico, lui demandant l\u2019ordre do quitter Winnipog ot d'aller de l'avant ; la réponse fut qu'on no pouvait rion faire i Ottawa, tout était entre los mains du général, et c'est ce dernier soul qui pouvait règler le mouvement des troupes.* Sur cotto réponse, le Col.Amyot et plusieurs officiers so rendiront au buroau de brignde à Winnipeg ; ils domandèrent l\u2019orlro d'aller au siège dos hostilités, des instunces réitérées furent faitos auprès des autorités, mais on vain, pas de pouvoir, c\u2019est le général qui règle tout.\u201c Enfin arriva l'ordro do partir our Swift Current.Cotto nouvello ut accueillie avec la plus grande joio ar tous les officiors et soldats ; tout e mondo so mità ln besogne, los préparatifs se firent on un clin d'œil, et trois houres après, le départ avait lieu.« Dans touto cetto affaire, il parait que les troubles ot los anxiétés de la campagne avaient fuit oublior à notre bon genéral Middleton quo le 90 bataillon était en route.\u201c Pour sorvir de misérables fins litiques, lo lâche qui so cache sous e voile de I'anonymo, lance insjuste- ment l\u2019injure à nos braves amis du 9e Voltigeurs.Qu'il préciso ses accusations, qu'il les définisse, et il pourra \u2014_\u2014 \u2014\u2014 le public s\u2019il so croit capable de lo faire \u201c Notre bataillon canadion a digne- mont fait son devoir ; il a fuit preuve de dévouoment ot d'esprit do discipline.Il était pénible pour oux, d'aller là-bas combattre contre des frères, mais le pays oxigoait le so- cours do leurs bras, l'ordre le voulait, ils n\u2019ont pas hésité, ils ont tout quitté pour allor rétablir la paix, Ils ont fait honneur au nom canadion- francuis ; maintenant n'essayons pus de ternir leur réputation,en insinuant dos choses qu\u2019ils auraient cortaine- ment on horreur do faire, cessous ces attaques injustes, ol laissons cotlo tâche ingrato à nos ennemis naturels los orangistes.** Nous tenons ces ronsoignements do plusiours officiors importants du bataillon.ot nous pouvons affirmer qu\u2019ils sont parfaitement exacts.\u201d PAR LA REDACTION DE LA JUSTICE.\u2014Nous concourons pleinement dans les remarques ci-haut.L'organe de de Sir Adolphe pou:so l'infamie jusqu\u2019à injurier ces braves jeunes gons qui ont risqué leur vie pour répondre à l\u2019appel.Jamais bataillon ne s'est mioux conduit, a été plus legi- time sujet d'orgeuil pour un pays, que le 9mo Bataillon, on grando partie composé de l'élite de la sociéte.Partout à In hauteur do la situation, il avait accepté avec enthousiasme lo mot d'ordre du Commandant: tout pour ln gloire de Québec ! Aussi quel cournge, quelle discipline, quelle noble conduito de la part de tous ses membres! Il appartenait à l'organe du Ministre de la guerre, dont lo bataillon a si bien fuit l\u2019aitiuire, de diffamer ce noble corps.It (lout cola pour chercher à amoindrir un homme qui entend faire son dovoir comme député, aussi bien qu\u2019il l\u2019a fait comme soldat ! En autant que M.Amyot est concerné personnellement, nous laissons le Nouvelliste filer sa corde.Le jour viendra bieniôt où uno éclatante re- vanche sera prise.Le terrible Ministre de la guerre néchappera pas.Mais dès qu\u2019il s\u2019agit du l'honneur d\u2019un bataillon de braves, nous voulons confuudre de suite le calompia- teur.: Lo %e bataillon est arrivé à Winnipes, manquant de tout, le 12 avril, On lo mit camper dans des marais.Il était encore en cette ville quand, le 20 avril, lc commandant télegra- phia i Sir Adolphe pour so plaindre.La réponse chiffree arrivale 21 : \u201cLt.-Colonel Amyot, Ct 9e Bat.\u201c Winnipeg, Employez le chiffre Wrigley.Je suis anxieux de vous satisfaire.Jo crois quo jo puis réussir si vous êtes discret (keep quite) ot ne laissez pas savoir que j'interviens.Votre conduite est parfuite.\u201d\u201d A.P.Caron.\u201d Mais ça n\u2019allait pas vite.Le 23 uvril, M.Amyot télégraphia, se plaignant que le départ des bataillons, arrivés après lui, Vhumiliait.Réponso : Ottawa 23 avril, 1885.\u201c Ai agi immédiatement suivant votre télégramme et ai télographié au général qui m'a immédiatement répondu lo 22 qu\u2019il avait déjà envoyé le Ye de Winnipeg à Swift Current ii © a quelques jours.I me télégraphie qu\u2019il découvre que la 9o n\u2019est pas parti de Winnipeg.J'ai demandé dos explications moi-même à Winnipeg pour savoir ce quo cela veut dire.A.P.Canon.\u201d Le même jour, à 1 houre P.M,, télégrammo du général, ordonnant au 9e de so rendro à Swift Current, et un autre de Sir Adolphe: \u201cJ'ai télégraphié au général de faire ce ue vous demandez, ol il m'a répondu qu'il a donné l\u2019ordre que vous vous rondiez à Swift Current.Merci pour votre télégramme.Tous les amis sont enchantés de voir que vous allez si bien.\u201d \u201cA.P.Caron.\u201d Il était une heure, et les hommes étaiont dispersés duns lu villo.L'appel ful sonné.A 2 heures, la nouvelle du départ était reçue des hommes par d\u2019immensos acclamations.Lo camp [ut leve, le bagnge transporté 2 milles dans la Loue, ct à 5 heures le Yo Bataillon partait.It on oso insinuer ensuite que ¢'osl la licheté du 9e qui a été cause qu'il est rosté plusieurs jours à Winnipeg Nous protestons au nom de tous les braves do ce bataillon, au nom de l\u2019honneur do notre ville et de la gra titude publique.\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 A NOS MINISTRES.COMBIEN Dt£ TEMPS ENCORE LIS MALHEUREUX METIS VONT-ILS LANGUIR AU PENITENCIER ?LA MORT DE RIEL N\u2019A-T- ELLE PAS SATISPATT TOUTES LES HAINES ?LA VENGEANCEORANGIS- TE NEST-ELLE PAS ASSOUVIE?Nous demandons leur grice au nom de la civilisation et de l\u2019humanité chrétienne, au nom de leurs femmes et de leurs enfants, et nous la demanderons ainsi chaque jour, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit accordée ou que tout espoir soit perdu.\u2014\u2014\u2014\u2014 Notro journal sora publié & deux éditions par jour, dent la premiére paraîtra à doux houros avec toutos les dépêchos de nuit et de midi.La dornière édition paraîtra à cinq heures et contiendra toutes les dé- avoir l\u2019occasion de les prouver devant pêches du jour.: us LA JUSTICE rs L'ASSEMBLEE DE ST.JEROME.La grando assemblée, convoquéo ar l'honorable J.A.Chapleau, a ou ieu, hior, à St.Jérôme.L'honorable secrétaire d'Etat était rondu dopuis mardi soir.À cotte occasion out liou, à l\u2019hôtel Boauliou, un grand banquot orgunisé par M.Nuutel, M.P, Py; M.Chapleau, venus du comté ot des comtés avoisinants.Co banquet était présidé par M.le Dr.de Martigny, de Saint Jérômo.M.Chapleau y fit un long discours duns loquel il parla beaucoup du chemin de fer do colonisation du Nord et passa rapidement sur la question Riel.LL.L'honorable M.Thompson, ministre do la justice, parle ensuite, ot fit Péloge du socretairo d\u2019ltat.M.\u2018l'assé, de La Minerve, fut aussi tres flatteur pour le secrétaire d'Etat.Mais il est faux que M.Daoust, M.P.pour Deux-Montugnes, ait pris la parole & ce banquet.; Vors dix heures, uno députation alla demander à M.Chapleau do prendre part à l\u2019assemblée.Ce dernier refusa, Cette nouvelle se répandit de suite dans la ville, et causa une vive excitation.MM.Beaubien et Mercier conscitlèrent alors à leurs partisans de renoncer à leur projet d'assister à l'assemblée et dirent que, pour eux, ils n°y ivaient pas, sans la permission de Monsieur Chaplean Ts partisans de M.Chapleau étaient dégoutés de celte dernière reculude de leur chef, Pour faciliter l'immigration à St-Jérôme des partisans du gouvernement, on vendait, aux adversaires de M.Chupleau, des billets pour cinquante cen- ting, et aux amis vingl-cing centins ; pour les tièdes, c'était gratis.L'arrivée de ces renforts, jointe à la certitude que lu majorité de l'assem- biée leur serait hostile et qu'il ne pourrait parler sans la protection des orateurs de l'opposition, fit changer Ia résolution du secrétaire d'Etat ef de ses amis.Vers 1 heure PM, l\u2019opposition reçul avis que la discussion serait libre et que les adversaires du gouvernement seruiont admis à la discussion, à certaines conditions.L'assemblée eut lieu dans la salle du marché, Sur l\u2019estrade on remargait les ho- norubles MM.Chapleau, Beaubien, Bellerose, Mercier, J.Li.Beaudry, J.J.Curran, C.R.M.P., Donald A.MacMaster, C.R.M.P., C.R.Davidson, C.R., Jos.Passé, M.P., Wm.Owens, M.P.P., Poirier, Desmarais, Cloran, Chs.J.Champagne, C.A, Corneillier, J.M.Dufresne, J.St.Louis, M.Brossard, 1, Tassé, 1L Hurteau, M.P., Col.Audet, J.A.Rodier, A.Gelinas, Dr.Marcil, Dr, Charlebois, M.P.M.Bergeron, invité à l'assemblée, arriva trop turd pour prendre le train du matin.Les organisateurs de l'excursion de 11 hrs, a.m.divent qu\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019excursion, ot le député de Beauharnois dat se rendre en voiture d St.Jéréme, on il arriva trop tard, MM.le Dr.de Martigny et Melchior Prévost, étaient présidents conjoints.Près de 4,000 personnes étaient présentes.L'honorable M.Chapleau ouvrit le débat.Tout son discours un été une charge terrible conire les Métis et contre Riel.Des claqueurs, amenés de Montréal, et à In tête desquels était Joe Vincent, le batetier, s'efforcèrent de montrer de l'enthousiasme, mais ln milsse des électeurs ne méniges pas à M, Chapleau les sitllets et les marques de désapprobution.Après son discours, l\u2019hon, M, Chapleau fit lui-même la lecture des résolutions qui devaient être soumises à | assemblée à la fin des débats, L\u2019hon.M.Beaubien, qui succède à M.Chapleau, est aceucilli par des applaudissements frénétiques ct prononce un superbe discours fréquemment interrompu par des applaudis- semeudts frénétiques.L'honora\u2019 le M.Thompson, minis- tro do la justico, prit cnauite la prolo en anglais.Il dit qu'il était henroux d\u2019êtro présent à cotte nssom- bléc, et fit l\u2019élogo de son ami, M.Chapleuu qui, d\u2019après lai, est accusé à tort par les Canadiens, M.Cloran, rédactour du Post, do cette ville, se présente cnsuite sur l'estrade, ot est salué par les applaudissements de l\u2019auditoiro.M.Curran, M.P, appelé par M.Chapleau, a fuit un discours très flatteur pour lo secrétaire d'Etat, mais qui, contro l\u2019atlente mème de ses amis, ne brillait pas par la force de la nouveauté.M.A.KE.Poirier prononga ensuite uno de ces harangues patriotiques qui vont droit au cœur du peuple.Après co discours, M.Melchior Prevost lut l'amendement suivant aux résolutions proposées par M.Chupleeu lui même.Proposé on amondement, par Toussaint Lajeunesse, J.Longpré, Louis Brièro, secondé par Nurcisso Ménard: Que cette asrembléo no croit pas à propos de 50 prononcer maintenant sur loutes les questions soumisos dans les résolutions de l\u2019hon.M.Chapleau, ot croit dovoir blâmor I'oxéceution de Riel, qui s'est faite malgré les innombrables pétitions faitos dans cette province, demandant que, notre malheureux compn- triote ne fut pas mis à mort.Après la réplique de M.Chaplean, dit M.Prévost, vous sorez appolés à voter.WM.Chaplean sc leva alors pour répliquer.Pendant ces quelques remarques, l\u2019assomblée commença à s'agiter ct des cris tumultucux se firent entendre : \u201c Tais-toi Chapleau\u201d il y avait cent trente invités, amis do.\u201c« Frère du bourreau \u201d \u201c pendard.\u201d M.- Chapleau, continuant ses remarques, dit que M.Poirier avait obtenu une position à la Chumbre grâce à lui ( hapleau).\u201c C'est faux ! \u201d dit M.Poirier, ot il offrit de prouver documents on mains que M.Chapleau montait.(M.Chapleau a déclaré en chambre, dans un discours contenu dans le EH.nsard qu\u2019il avait toujours ignoré que M.Poirier avait fait application, comme un dos traducteurs du Hansard.) M.Chapleau refusa de se rétracter et un brouhaha indescriptible s\u2019en suivit, Les uns crinient \u2018* Mercier, \u201d * Bellerose, \u201d \u201c Chapleau, \u201d \u201c Poivier 5\u201d enfin les présidonts rétablirent l\u2019ordre et M.Chapleau termina sa réplique au milieu des cris et du tumulte, Lies présidents demandèreut A l\u2019is- semblée de s0 diviser Ceux qui élaient pour les résolutions Chapleau devaient aller dans l\u2019extrémité nord de la salle et les ad- vorsiives, au sud, Pendant quelques minutes, l'assemblée ne fut qu'un tourbillon, Puis, nu milieu d'un vacarme épouvantable, des cris, des applaudissements, on vit surgir le président, M.de Martigny, au milieu do la salle.Le camp ministériel était à sa droite, et le camp oppositionniste à sa gauche.Du haut de l'estrade, M.Chapleau et ses amis montraient le Nord comme le droit chemin.mais les courants se divigenient du côté de l'opposition.Comme résultat, le tiers de lus semblée, en faveur des résolutions Chapleau, se rangon du côté du nord et applaudissait avec désespoir ; les deux autres tiers couvraient le milieu et l'extrémité sud de la salle.I est amusant de lire aujourd\u2019hui La Minerve, ln Gazette, et Le Monde, qu'une grande majorité était du côté Nord.C'est une question de fait bien simple pour des personnes désintéressées, ob méme le reporter du Star, journal favorable à M.Chapleau, est resté convaineu que les deux tiers étitient opposés à M.Chapeau.Voyant lu majorité imposante de l\u2019opposition, personne du côté de M.Chapleau ne demanda au Président de déclarer les résolutions Chapleau, adoptées, Et celles ne furent pas adoptées.Immédiatement l\u2019honorable M.Chapleau se laissa aller dans les bras de MM.Joe Vincent, batellier de Montréal, et employé du gouvernement, Charles Contant, employé du gouver- ment, M.St Louis, employé du gouvernement sur le canal Lachine et un monsieur Bohemier de Sainte Adèle, Ce quatuor sous la haute surveillance de M.G.Nantel M, P.P., porta M.Chapleau en triomphe au milieu lu petit groupe des fidèles du Nord.De leur côté, les oppositionnistes s\u2019emparèrent de M.Benubien et lui firent le même triomphe, COUI\u2019 DE THEATRE.Revenu sur l\u2019estrade, M.Chapleau descendit, fit quelques pas dans l\u2019assemblée puis tout a coup s\u2019écrin : * Je suis frappé.\u201d La foule se précipita pour voir l'accident.Mais M, Mercier tandit la main nu secrétaire d'Etat, et le retira de la foule.Ju Mincrue de ce matin, dit que M.Chaplenau a été frappé avec une unne, ln Gazette dit qu\u2019un projectile quelconque à été Inncé, le Monre ne dit rien du tout, les uns disent qu'il s'est affaissé sur le sol, d'autres qu\u2019il a été assommé.l'honorable secrétaire revint sur l'estrade, les cheveux dans la figure ot Ju main sur le front ; mais rien ne parraissait, et on découvrit que c\u2019était simplemunt un truc par lequel le secrétaire voulait poser en victime, * Cela lui vaut 50 votes \u201d disait un électeur.Oui : mais l'affaire a maun- qué, après l\u2019assembléo les partisans de M.Chapleau, se rendirent à l\u2019hôtel Beaulieu, od M.Chapleau fit encore un long discours ; M.Cornellier en fit autant.Dans la salle, MM.Mercier, Poirier ct Tremblay adressérent la parole aux deux tiers de l'assemblée restés avec eux.\u2014\u2014\u2014 -\u2014\u2014>\u2014ti{$e->< Free.- bec.À la Société Géographique de Qué Si notre bonne ville de Québec ne peut se grlorifier d'être un grand ceu- tro d\u2019affaires, elle peut, à bon droit, so glorifier d\u2019être un contre de lumières.Hier soir, nous avons cu lz bonne fortune d'entendre un conférencier chez qui nous ne trouvons qu'un défaut, celui d\u2019apparaître trop rare.mont à la Lribune du conférencier.\u201c M.l'abbe Laflamme ost un do ces laborieux travailleurs, un do ces chercheurs infutigables des causes ot des effets, un de ces hommes que l'amour de la science tient toujours on éveil.Mais si la science est lo vaste domaine do I'abbé Laflamme, ello est aussi, pour le savant profes- gout, wn clatnp de patriotisme.Uur les travaux de M.l'abbé sont, pour uno grande partie, lo résultat d'éta- dos de notro pays dans lo domaine physiquo.Ne sentant nullement lo bosoin d'al- lor àilnromorque des savants des nu- tres pays, fouiller le sol que tant d'autres ont vu, scruté ot remué, il a parcouru une grando partie du Canada.Après avoir vu et étudié, il vient donner au public le fruit des rechorches ot des découvortes qu'il n fnites.Hier soir, M.l'abbé Laflamme avait pris pour sujot de conférence : \u201c Lo Saguonay : Essai de Géographie Physiquo.\u201d Le conférencier, qu' rous a fit désirer de vivre des milliers d'années, a passablement démoli lu théorie volcanique hasardée de M.Buics sur lo Saguenay.D'après M.l'abbé, lo cataclyeme, supposé par M.Buies, ne \u2018serait qu'un \u201c hoquet géologique quo la science aurnit fait disparaître.près avoir pris connaissance dos études profondes ot des rapprochements nombreux de M.l'abbé Luflamme, vraiment il faut se dire que M, Buics, en écrivant son livre sur le Saguenay, étuit plutôt emporté par le rêve des horribles et bruyantes révolutions du globe qu\u2019inspiré par la paisible science.Nous n\u2019essaierons pas de donner un résumé de cette conférence, ce serait par trop l\u2019estropier.Les cartes géologiques placées dans la salle permettaient à l'auditoire de suivre, avec une plus grande facilité, l'étude du conférencier, Après lu conférence, M.Chouinard, le président do la société Géographique, invitn l\u2019Hon.M.Lynch à pron- dre la parole.M.le commissaire des Terres remercin le conférencier dans un discours marqué au coin de 1'éloquence que tout le monde lui connait.l\u2019Hon.M, Ouimet, Surintendant des écoles, n appuyé le vote de remorci- ments, Somme toute, soirée brillante et excessivement intéressante malgré l\u2019avidité du sujet, Nous avons remarqué dans d\u2019auditoire : monsieur Hamel, Recteur de l'Université Laval, MM.les abbés Lemieux, Bouftard, Louis Paquet, les Honorables MM.Ross, Premier-ministre, Wiirtele, Blanchet, Lynch, Ouimet et Pantaléon Pelletier, MM.Dr.Verge, Lemieux.Théo.Hamel.le Colonel Rhodes et Théo.Tedroit, ete, C'est A la salle du Septuor Iluydn, No.4, Rue St.André que cette conférence a cu licu.M.le Président a annoncé à son auditoire que M.l\u2019Abbé Laflamme avait donné là, la première d'une série de conférences qui devront y être données dans le cours de l'hiver, DYPECHES TLLEGRAPHIQUES.LE PARLEMENT IMPÉRIAL.Londres, 12.\u2014A la chambre des lords lo duc d\u2019Abercorn a proposé l'adresse on réponse au discours du trône.11 n parlé de In grande res- ponsubilité qui incombait à ceux qui adninistrent les aifaires du gouvernement, ll a dit qu\u2019un nuage sombre planait au-dessus de l\u2019empiro britannique, et que ce nuage était la situation on Irlande.Le duc d\u2019Abercorm a mentionné un certain nombre de devoirs qu\u2019on devait accomplir à l\u2019égard du pays.Au nombre de ces devoirs étaient: le maintion do l'union, la suppression de cetto espèce de porséuu tion exorcée par la ligne nationale et la défenso do la minorité loyaliste.Il a dit qu\u2019aucun homme d'état anglais quellesquo soientses opinions politiques, ne sacrifierait les intérêts du pays.Le comte do Scarborough seconda l\u2019adrosse.Lord Granville a félicité lord Salisbury d'avoir, pour maintenir sa politique, deux orateurs aussi éloquents que le motour et le secondeur de l'adresse.À la Chambre des lords, lord Salisbury, dans le discours qu\u2019il a fait pour fire connaître en résumé la politique du gouvernement, a dit que l'Allemagne avait donné des garanties qu\u2019elle n'avait pas l\u2019intention d\u2019'annexer à ses territoires les îles Samo.Relativement à la question Birmane, lord Salisbury n dit qu\u2019il vaudrait mieux atfendre, avant de fhire aucune déclaration, d\u2019avoir reçu les documents de lord Dufferin.Ce dernier va user de son influence pour prévenir toute violation du droit in- ternutional.Lord Salibury a nie emphatiquement lu nouvelle qu\u2019il ait donné son appui à la Grèce.Il a dit que ce que l'Angleterre désirait avant tout, c'était la paix en Orient.En parlant de l'Irlande, le premier ministre a dit que le gouvernement s'était abstenu de remettre en vigueur l\u2019Acte des Crimes, parce qu'il y avait des indices d'un retour vers la paix en Irlmde.L'expérience fnite à propos de l\u2019Acte des Crimes n\u2019a pus été couronnée desuccès, et rien ne peut von dans l\u2019accomplissement de sa mission de paix.\u201c Le mal, n dit lord Salisbury, est & Westminster et non en Irlande, Les paroles paroles de M.Gladstone sont cause de bien des maux en Irlande, M, Gladstone n\u2019a pas parlé avec assez de fermeté relu- tivement à l\u2019intégrité de l'empire britannique.\u201d Te discours du premier ministre a Été reçu avec des applaudissements, À In Chambre des Communes, M.Connelly, député nationaliste pour Longford, donna avis qu'il demanderait la peamission de présenter un projet de loi agraire d\u2019Irlande.Cet avis de motion fut reçu avec les chn- leureux applaudissements des Home Rules.A la Chambre des Communes, M.Gladstone un dit que la manière d'agir do lord Salisbury, au sujet des meurtres de Kremlin, lui faisait honneur, \u201c L'opposition, a dit M.Gluustone, donnera à lord Salisbury tout son appui ot tout l\u2019aide possible pour fs règlement des questions d'Orient et du Birmanie.Relativement à la question d\u2019Irlande, M.Glndstono a dit: \u201c J'aurais désiré quo lo disc-vurs de In reino fût explicite.Je suis convaineu qu'il n'y a qu\u2019une politique conciliante qui puisse régler d'uno manière offectivo & question d'Irlande.J'ai toujours cherché à éliminer tout élément do haine, do passion dans la discussion à propos de cette question, \u201c Ce qu'il sera nécessaire de faire pour l'Irlande devra être fait promptement.Au nom du Ciel, maintenons dépasser lu patienco de lord Carnar- \u2018 \u2014_\u2014 l\u2019union que nous avons toujours maintenue, Ne dévions pas de la voie droite que nous avons suivie.Oublions tout le mal qui a pu être fait, Rendons justice aux grands intérêts dont nous avons la charges.(Applprolongés.) M.Gladstone a parlé pendant plus d'une houre ct vingt minutes.Il à été applaudi par toute la chambre.ke Thomas Power O'Connor a donné nvis de motion qu\u2019il soumettrait à la chambre un projet de loi pour la culture du tabac en Irlande, Sir Michnel Hicks Bench, chancel- lier de l\u2019échiquier, a remercier M.Gladstone pour ses puroles de bion- voillance à l'égard du gouvornement.T1 a lancé un défit à l'opposition au sujet du maintion de l\u2019union de l\u2019empire.\u201cSi l\u2019opposition, dit-il, n\u2019est pas d'accord à ce su'et avec le gouuerne- ment, laisssons-les, Si elle veut marcher avec le gouvernement, qu'elle le déclare.\u201c Si la majorité des membres de cotte chambre le veut, le gouvernement se maintiendra au pouvoir, \u201d Il a demandé humblement et cha leureusement aux députér, à quelque parti qu'ils appartiennent, d'accorder sur appui au gouvernement, afin do lui permettre d\u2019administrer les affaires du pays.Lie débat aux Communes a révélé le fait que les deux partis en parle ment désirent se concilier lex Parnel- (listes.Les deux partis ne veulent | pas non plus forcer l\u2019idoption de mesures de coercition, D'un autre côté on ne croit pas que iles conservateurs et les libéraux aiont chance de présenter à cette session un projet de loi flomz Rule qui puisse Isatisfaire les Irlandais, * Le discours de M.Parnell à donné {la preuve d\u2019un rapprochement ontre (lui et M.Gladstone, et qu\u2019il abandonne {l\u2019espoir d\u2019une alliance avec les con- | SOPVALQUES.M.Parnell a dit qu\u2019il avait toujours cru que si on admettait lo principe que quelque forme de gouvernement responsable devait être accordé à l\u2019Irlande, co ne serait pas une tache formidable d\u2019en régler les détails, et qu\u2019il ne serait pas non plus difli- cile de préserver l'empire d\u2019une séparation avec l'Irlande.Il a assuré que la minorité protestante n'avait rien à redoûter de la part des catholiques.Ni les parnellistes ni les libéraux semblent portés à lancer un défi au gouvernement.On croit que le débat sur l\u2019adresse se continuera durant toute la semaine prochaine.M.Gladstone a dit A la Chambre des Communes qu\u2019en se faisant réé- liro, il avait surtou été poussé par le désir de se rendre aux vœux de la législature et de l'Irlande.11 a dit qu'il s\u2019abstiendrait pour le moment de changer ou d'ajouter aux propositions faites dans son manifeste.Il attendra que les Parnellistes expriment leurs opinions.I Sir Michael licks Beach a dit que te'était le boyeottage et non pas les eri- mes agraires qui augmentaient en Trlande.Le nouveau secrétaire d\u2019Irlande prendra en considération la question de savoir si les pouvoirs ordinaires sont suffisants pour suppri- mor le boycottage ou s'il faudra avoir recours nux mesures extraordinaires.Lord Radolph Churchill, secrétaire des Indes, proposa l\u2019ajournement du débat.Il à dit qu\u2019il serait impossible pour le gouvernement de sanctionner son projet d'accorder un parlement loenl en Irlande; mais qu\u2019en temps convenable, il présentera un projet do loi à cetto fin.Lord Kilmorry, à la Chambre des ; Lords et M.Icnegat, aux Communes ; proposent l'abolition de la charge de vice-roi d'Irlande.; Le Daily Telegraph dit que lo {gouvernement se propose de demander à la Chambre des Communes de discuter les nouveaux règlements de procédure parlementaire proposés.Ce nouveau code de règlements parlementaires a des dispositions relatives, L A ln limitation des questions; 2.A la suppression des avis de motions ;verbales renvoyant un bill de séunco en séance ; 3.à l'heure de la tenue des séances qui s\u2019ouvriront à 3 houres p.m, avec ajournement du 7 à 9 heu- rep.m.pour le diner, n grand nombre de membres n\u2019é- (aient pas présents à ln Chambre des Communes aujourd\u2019hui.M.Michel Moury a prétendu que cetle chambre était trop peu nombreuse pour discuter le nouveau code de règles parlementaires.Ces nouveaux règlements montion- nent un ajournement dans le mois de juillet avec une session en automne.On annonce que lo vicomte Canbrock agira temporairement comme secrétaire de In guerre.Lord Cland Inmilton a demundé aux députés d'Ulster de se réunir au club Carlton lundi prochain pour jeter les bases d\u2019un parti indépendant au Communes.Lorsque la procession royale revenait au palais Buckingham, un cho- val, conduit par un troupior, frappa un petit garçon qui se trouvait sur le bord d'un trottoir.Lun reine, témoin oculaire do cot nccidont, fit arréter ln voiture immédiatemont our s'assurer do In gravité do la lessure de cot enfant.On dit à la reine quo cot enfant n\u2019avait pas été gravement blessé, et lu procession se romit on marche.La princesse de Galles n\u2019était pas présente à l\u2019ouvorturo du parloment.\u2014e A l'instar de plusiours grands journaux, nous nous proposons d'offrir des primes aux abonnés qui paieront d'avance, + ee Ch.\" 21 .SOMMAIRE DES ANNONCES, Nous licons dans la Vérit:é Bernard et Allaire : Pianos, etc.E, Jacot : Bijouterie.Bédard Girard & Cie.: agences.Jas.F.Belleau : agent d'assurances.Eug, Bernier : Hotel.A.Gaumont : Vente de terres.J.Gilbert : Cordonnerie.L.A.Bergevin : Tailleur fashionable.1.Thibaudeau : Maison 3 louer.Joseph Dugal : Tunnerie.Gingras, Langlois & Cie : Guériron.J.B.Rousseau : TT T.Filteau & Frère : Livres.Blanchet, Amyot & Pelletier : Curatelle.Thos.McCord : Marchandises sèches.J.Richard : Maison à louer.P.N.Cameron ; Livres et tabac.J.O.Filteau : Maison 2 veudre.J.A.Langlais : Librairie.A.T.Constantin & Cie : Marchandises.J.H.E.Plamondon : Machine à coudre.Jos.Sheyhn : Nouvelle société.À.Gingras & Cie.: Manufacture de chemises.Geo.V.H.Bouchard : Agent d\u2019assurances.Arthur Lavigne : Pianos.F.-X.Gosselin : Notaire.A.Poulin & Cie.: Huitres fraiches, Jos.Gosselin : Terre à vendre.George Tanguay : Moulins ete, à vendre.N.Y.Montreuil : Bière & Porter.8.E.Lefebvre : Loterie nationule.E.Lemieux : Notaire.P.Garneau & Fils : Maison à louer.Jos.Amyot & Frère : Eflèts français.Paré : Sciage ete, au moulin.Renaud & Cie.: Vaisselle.Ed.Giroux : Nouvelle société.E.A.Robitaille : Viunigre.V.Bélanger : Agent d'assurances.J.E.Morrisson : Pharmacie.Blanchet, Amyot & Pelletier : Avocats.C.S.Riverin : Epicerie.Gingras, Langlois & Cie.: Eau de St, Léon.J.Dynes : Machine à coudre.N, O.Vallerand : Lampes.Filteau & Frères : Mémoires de Gaspé.A.R.Roy : Photographie.Lennon : Dissolution de socièté.Jos.Hamel : Nouvelle société.I.P.Déry : Articles de fantaisie.J.G.Scott : Chemin du Lac St.Jean.Oct.Lemieux & Cic.: Vente à l\u2019encan.Ed.Giroux & Cie.: Remède contre hémor- [roïdes.Révd.Lasfargues : Bazar du patronage.NOUVELLES COURANTES, ARRIVÉES AUX HOTELS 22 JANVIER, Mountain IFill House.Dr.L.Bolduc, Ste, Anne, II.P, Blais, Saguenay, J.Jacques, Beuuce, M.Bnillargeon, J.Deslauriers Rdu Loup, Ls.Lavoie, L' Anse i Jilles, G.Hamelin, Laganière et S.A.Rainville, Ste.Anne lu l\u2019erado.Hotel Henchey.C.Il.Martin, J.U.McArthur, Montréal.Motel St.Louis.MM.H.M.Blaidlock, C.A.Fanmer, Montréal, F, Iarmer, Trois- Rivières, James P.Young, Philadelphie, I.A.Iauscom, Boston, Jumos Me Donald, Corwall.M.Lévnidas Noël, de la maison Chinic et Beaudet, nous a fait part d\u2019une dépêche qui peut donner une idée des ravages que la dernière tem- pêle a dû causer dans cortaines parties de la province.M.Napoléon A.Comeau est parti avant-hier de la rivière Godbout pour aller à la chasse au loup-marin avec son frère et deux cousins, Les quatre hommes s\u2019aventurèrent dans la mer par le temps qu'il faisnit, ayant à leur disposition deux canots légers, Ils se rendirent à la Pointe des monts.Uno fois en mer, la tempête les Lallota furieusement pondaut quarante heures.Inutile de dire les tortures morales ct physiques par lesquelles ces quatre imprudents chasseurs ont dû passer.Leur situation était désespérée, lorsqu'au bout de ce long espace de temps, lu tempêle se calma et permit aux malheureux de toucher terve à 11 houres a.m.hier matin.Voici la dépécho que recevait M.Noël, hier : \u2018Ste.Anne des Monts, 21 janvier.\u201c Emporté par une tempête en ** chassant, Quarante heures sur la \u201cglace.Arrivé ici ce matin à 11 \u201cheures.Tous bien.François, Al- \u201c fred, Isnïe ot moi, \u201c Napoléon A.Comeau.\u201d Cour du Recorder \u2014Un charretier pour avoir Inissé seule sa voiture, 50 cts.ct les frais, Thomas McAvoy, trouvé ivre sur la rue St.François demande à pensionner à l'hôtel McLaren.Un autre pauvre désœuvré, bien connu de la police, promet de quitter le ays, si on lui fait grace.Plusicurs contribunbles sont pour- BUIVIs pour avoir laissé aceumuler la neige devant leurs domeures.À nos abonnés \u2014Nous rogrettons lc controtemps qui est arrivé hier dans lo service de nos abonnements- Ceci est provenu d'un accident qui nous l'espérons no se renouvollern plus, La tranerse\u2014Dopuis 9 heures co matin lo Pilot ct l\u2019Artie n\u2019ont pu traverser à cause de In grande quantité do glace.Le Puloris los rem- placo.\u2014\u2014 \u2014 Un citoyen do notro ville s0 plaint, dans le Chronicle, du pou do sûreté qu'ont les piétons, quand ils ont à traverser nos rucs.Il doman- do aussi quo les autorités voient à fuive cosser ces glissades, par des gamins, dans ln côto Lumontagne.Plainte ot demande sont tout à fait à propos et nous les endossons, LA JUSTICE Nous avons dit que le Nouvelliste ost l'organe de Sir A.P.Caron.Il faudrait s'expliquer : Le Nouvelliste voudrait l'être ; il fait bien son possible, mais c'est l'Evenement qui re- tiro les profits.Plusieurs québecquois partent ce matin pour Halifax et l\u2019Europo : M.John Burstall, M.E, II.Wade, M.Price, et les demoiselles Price, M.John Sharpless, M.Turner ct Mlle Turner.On annonce que le Prince Léopold de Prusse n offert su main à la Princesse Victoria, de Galles, qui atteindra ses dix-huit ans en juillet prochain.On dit, d\u2019un autre côté, quo lo Prince de Galles n'a pas beaucoup de sympathies pour ces princes d'Allemagne.Si on parviont à arranger l'affaire d'une manière satisfaisante, les fiançailles auront lieu en mars, le jour où, l'Empereur Guillaume en- trerx dans sa quatre vingt-neuvième année.NAISSANCES.En cotto ville le 18 courant la femme do Mr.John McLoan, une fille.En cetto ville le 18 courant, la femmo de M.Alf.Thibault employé civil, une dite.HE TCR SS SESS MS ICE TD Décès.En cette ville, ce matin, à l\u2019âge de trois jours, Marie Blanche, Georgiana, enfant de John McLean, Ser, Iëlle sera inhumée demain le 23 courant, à 3 hrs, P.M., au cimetière Belmont.Mercredi dernier, à New-Carlisle, B.des C, 8.G.LeBel, Ecr, N.P, âgé de 74.PTE RANNEE PN LEC CE VARIETES.\u2014C\u2019étnait un Yankeo hardi, aventureux.Quoique pèro de famille, il quitta les l£tats-Unis pour aller chasser lo lion en Afrique.Un soir d'octobre dernier, l\u2019Américain out le bonheur de se trouver face à fiaco avec le roi du désort, tout près de Robertville.Hélas ! la lutte no fut pas longue.Soit émotion, soit maladresse, lo chasseur manqua son but, et soudain le terrible animal se dressa rugissant devant lui.ll failut combattre corps à corps : l\u2019homme succomba.Un colon des environs se charges do prévenir In famille et expédia une dépêche a New-York.\u2014 Bnvoyez le corps 1 repondit telégraphiquement le fils ainé eploré.Le colon s'empresse do satisfaire i ce pieux désir.\u2018Trois semaines après, lo cercuoil débarque.On l'ouvre à la requête do la famille, Oh surprise ! À la place des rostes psternels on trouve le corps d'un magnifique lion, Depèche du fils au colon : dans cercueil papa ?Réponse du colon : \u2014Lion Lué papa et mangé après.Papa dans lion.La nouvelle loi sur l'introduction des Chinois à la Colombie anglaise a rendu récllemeni difficile cetto œuvre d'immigration.Par suito dos risques à courir, les agences de transport ont cru qu'il n\u2019y avait aucun mal à suivre l'oxemplo des ancions marchands de bois d'ebène.Plutôt que de se laisser prendre et do payer le droit d'entrée ou risquer los pénalités édictées, un marin italien, qui avait à son Lord sopt habitants du Céleste limpire, enchés duns la cale do son biätiment, ot so voyait poursuivi par un côtre du gouvernement canadien, n'a rien trouvé de mieux à fuire que do jeter = cargaison à l\u2019eau, afin de faire disparaitre les prouves de sa culpabilité.Co marin par trop ontrepre- nant est maintenant en prison, ou il attend son procès.\u2019 \u2014Un chène fossile n été découvert daus lo lit du ithône; co chène so trouvait là depuis des milliors de siècles.lies mesures de co végétal sont 35 mêtres de haut, 38 metres cubes, poids 55,00u kilogrammes.Il est noir comme l'ébène ot dur commo lo fer.On suppose qu'il avait au moins trois mille ans lorsqu\u2019il s\u2019est couché au fond du fleuve.A co propos, la France rappello les arbres los plus remarquables: le chêne d\u2019Allouville, qui porte dans ses branches uno chapello ; lo chi- taignier do I'litna, qui pout abritor tronte cavaliers; l'arbre d\u2019Augusto, dans lo croux duquel Caligula donna un repas de 40 couverts; lo platuno Xorcès, qui abrita celui-ci ot sus cent gardes; lo platane de Cos, dont lo Lronc mesure tronto pieds do circon- féronco et dont des colonnos du marbre soutiennont les branches.Enfin, dans lo cimetière de la Hayc-de-Routot, on Normandie, il y aun if immense qui couvrait autrefois lo cimotière tout ontier.1l est àgé do 1800 ans et grandit tous los jours, \u2014M.de Lesseps a pris lo bon moyen pour restor on dehors des questions médicales.I! n\u2019ost jamais malade.Muis voici qu\u2019un vilain accidont l\u2019a bêtement jeté par torre.Pour tout autre, à cet Âgo, l\u2019éprouve aurait pu être redoutable.Le londemain, il n\u2019y ponsait déjà plus.Cetto chute malencontreuse n'aura servi, heureusoment, qu\u2019à lui mon- -\u2014Queo signifie présence du lion .tror do quelles sympathies il est entouré et qu'à lui fournir l'occasion d\u2019un de ces mots charmants de bonhomie dont il a le secret.Un dos nombreux visiteurs qui ont afflué à l'hôtel de l'avenuo Montairne, après l'avoir felicité, lui deman- ait : Co \u2014Enfin, c\u2019est prodigioux.Comment pouvez-vous faire pour ne pas vieillir ?-\u2014Mon ami, rien de plus simple, Il suffit do ho pas en prandre l'habitude.\u2014Interrogatoire d\u2019un jeune garçon de huit ans: \u2014Tu vus à l\u2019école, mon onfunt ?Tu y écris ?\u2014Non, monsieur.\u2014Tu y lis ?\u2014Non, monsiour.\u2014 Mais, onfin, qu'est-co que tu y fais ?\u2014J'attends qu'on sorte.\u2014Il y a à Paris uno Bourse pour les autographes.Mlle Fan Zandt y arrivait l'autro jour belle première avec une lettre dans laquelle \u201c ollo ploure de désos- poir parce qu\u2019elle a pris un rhume.\u201d Les larmes et la toux ont été cotées 91 francs.Après cela, c\u2019était peut- êtro une bronchite historique ; celle quo l\u2019artiste avait traitée en prenant des grogs.Mais le plus bizarre, c'est une cu- ricuse lettre d\u2019amonr de Déjazet, 50 franes.No resseontez-vous pas uno impression singulière à voir des cor- respondancos aussi intimes livrées à l\u2019encan ?Cinquante francs, le scerot d'un cœur ! Sous prétexte quo vous avez été une femmo de talent, tout lo monde so croit lo droit de barbotor dans votro passsé.HEMORROIDES, HEMORROIDES, REMEDE SUR ENFIN TROUVÉ | QUE PERSONNE SOUFFRE MAINTENANT Un remède sûr pour les hémorroïdes san- gluntes, démangenntes et ulcérées n été découvert pur le docteur Williams.(remède sauvag2).Demandons l\u2019Ouguent sauvage coutre les lémorroïdes, du Dr Williams.Une seule boîte a guéri des ens chroniques de In pire espèce et existant depuis 25 à 39 ans, Personne ne souflrira cing minutes après être procuré ce remède.Les lutions et l'emploi des instruments font plus de mal que de bien, L'onguent sauvage coutre les hémorroïdes du docteur Williams ab-orbe les tumeurs, enlève les démangeaisons (surtout la nuit, une fois qu\u2019on est chandement au lit).Il agit comme un cataplasme, donne un soulagement de suite, ot il n'est réparé que pour la guérison des émorroïdes et pour rien autre chose.Lisez ce que dit hon.J.M.Coflinberry de I'Onguent sauvage du docteur Williams contre les hémorroïdes : \u201c Je me suis servi d'une foule de remèdes contre les hémorroïdes, et j'ai le plaisir de dire que je n'ai Jamais rien trouvé pour donner un soulagement immédiat et aussi eûr que l'Ongnent sauvage du docteur Williums.En vente chez tous les pharmaciens et en- Voyé par la malle sur réception d\u2019une pins- tre ($1).WILLIAMS MPG Cleveland, Ont._Vendu par EDMOND GIROUX & Cie, 37 et 39, rue St-Pierre, Québec, 22 janvier 1886, Co., propriétaires, 57 + AA A IN TT YN Cv NOW dM AN, , LA MAISON EN PIERRE DE TAILLE RY deux étages, étant le No.40, rue Couillard, occupee par Dame Veuve J.B, Lamdre, S'udresser à J.RICHARD, 42, rue Desjardins.Ou à V.W.LARUE, N.I, 24, run Ste-Anne, 20 janvier 1050, If\u20141s \u201c GUIDE DES VOYAGEURS, LE PACIFIQUE CANADIEN.Express du jour \u2014Départ à 2.30 p.m.\u2014Ar- rivée à Montréal, à 9.10 p.m.Æxpress de nuit \u2014Départ à 10 hrs.p.m.\u2014 Arrivée à Montréal à 6,30 n, m.Train micte\u2014Départ à 9 a.m.\u2014Arrivée à Montréal à 3 hrs, p.mn.Les trains du Dimanche partent de Montréal et de Québec à 4 hrs.p.mm, et se rencontrent à Trois-Rivières ou à la Pointe du Lue, INTERCOLONIAT, Express d\u2019Halifazx.\u2014Départ de Québec par bateau : 7.30 n.m.et de Lévis à 8 a.m.Express Locale \u2014Départ de Québec par bateau : 11 h.n, mu, et de Lévis 11.25 a, m.Train de nuit \u2014Dépurt de Québec par bu- teau\u20145 h.p.mm.et de Lévis par chars à 5,25 p.m\u2014Un train de première classe est attaché à ce convoi, mais il ne vaqu'à lu Rivière- du-Loup, voyage très-lentement et arrive à destination vers 2 ou 3 hrs du matin.Les trains arrivent à Lévis comme suit : l'express d\u2019eu bus G.45 p.m.; express locale 1,47 h.p.m.et le train de nuit 5 h.a.m.La plupart du temps en hiver les bateaux traversiers ne font pas le service jusqu\u2019à l\u2019arrivée de l'express et les passagers sont obligés de coucher vù ils peuvent à Lévis.QUEBEC CENTRAL.Express pour Sherbrooke \u2014Départ de Québec par hateau 10.30 a.m., et de Lévis 11 h.a, m.Arrivée à Beauce Jonction 1,10 p, in, et à Sherbrooke 6.15 p.mm.Express de Beauce.\u2014Départ de Québee par bateau 2,30 p.m.et de Lévis 3 h.p.m.Arrivée à St François à 8 h, p.m.\u2014Le même train repart de St François tous les jours à 5h.a.muet arrive à Lévis à 10 h.a.m.L\u2019express de Sherbrooke arrive à Lévis à 4h pom.GRAND TRONC.Un train part de Lévis à 2 h, pm.Le ba- tenu Laisse Québec au quai du GT.R.à 1,30 p.m.\u2014Arrivée à Montréal 5 h.p.1n.Un autre train laisse Lévis à 8,30 p.ru, mais le bateau part de Québec à 5 hrs et les passagers atten- tlent près de trois heures à Lévis.Les trains arrivent à Lévis comme suit : l'un à 7 li, a.m,, et l\u2019autre À 1.15 p.m.QUEBEC ET LAC ST-JEAN.Train pour St-Raymond.\u20146.35 a.mi.; arrive A cet endroit & 10 li.tt, nt.Train pour la Rivière à Pierre, \u20144 h.p.m,, arrive là à 7.45 p.m.Départ de St-Raymond.\u20143 h.p.m.\u2014Arrivée à Québec 630 p.mm.Départ de Rivière à Pierre 6 h.a.m\u2014 Arrivée à Québec 9.55 1, m.Québee, 20 janvier 1886, 47 BAZAR DU PATRONAGE, Au mois de Février prochain, s'ouvrira, avec l\\ bienveillante permission de Mgr l\u2019Archevêque, le bazar annuel du Patronage de St-Vincent de Paul.Cette œuvre si popu- lair, entourée de tant de sympathies dans la ville de Quiébce, n\u2019a d\u2019autres revenus que ce que lui fournit chaque année la charité publique, La bazar étant presque sa seule ressource, nous le recommandons vivement à lu g'nérosité des personnes charitables en même temps que nous les prions d\u2019accepter nos plus si-cères remerciemen 8 pour les sac-ifi es qu\u2019elles se sont déjà impo-és en faveur d'une œuvre dont elles comprenaient si bien l\u2019importanre.Nous o+ons espèrer que malgré la rigneur dite nps tout le monde vo.dra contribuer à ume œuvre aussi digne de l'intérêt général el s\u2019asstirer par ves aunmidnes avec le secours des prières de nos enfants les bénédictions de Celui qui a promis de ne pas laisser s:ns récompense le verre d\u2019eau donné au pauvreen so NOM.Les «luns pourront être adressés aux dames ci-dessus désignées ou à \u2018l\u2019Œuvre du Patronage, 50, rue St George, Diners : Table St-Louis\u2014Mme L.Bilodeau, Mme V.Terreau, Mme V.J.Muftet, M.A.Racine.Rafraïchissements : Table Saint-Vincent de Panl.\u2014MIle O.Dorval, Mme A, Boucher, Mme J.M.Tnrdivel.Lingerie : Table N.-Dume.\u2014Mme Ph.J.Joliceeur.Table St-Jean \u2014Mme G.Costolow, Mme P.I.Bazin, Mme A, Bélanger, Mme O.Lemieux.Table St-Jo-eph.\u2014 Mine J.G.Tourangeau Mme J.Darveau.Table St-François d\u2019Asaise.\u2014 Mlle E.Cloutier, Mme M.Armel.Table St-Roch.\u2014Mme I.Morency.Table St-Sauveur.\u2014 M.F.Lubrecque, same B.Delamarre, E.LASFARGUES, Ptre.22 janvier 1886.58 À VENDRE OU À LOUER.Ce grand terrain on face du moulin Peters, rue du Prince-Edouard, ayant une superficie d\u2019au-deld do douze mille pieds, propre À y faire le commerco do bois do construction ou de chauflnge.Possession iminédinto, si on le désire, S'adresser à DUBEAU & CIE, ou à J.B.Z.DUBEAU., 21 janvier 1886, Sfps 3s\u201452 DÉPOT GÉNÉRAL Le soussigné désire informer ses unis et le publie en général.qu\u2019il vient d'ouvrir un DEPOT GENERAL, ct qu'il a toujours en mains des journaux franeuis et anglais de toutes nuances, y compris le \u201c New York Mustrated Sporting World.\u201d Aussi, un excellent choix de Cigares, Tabac à Fumer ot à Chiquer, Cigarettes, Pipes, Porte-Cigarettes, Porte-Cigares, Papeteries, cte.À L'ENSEIGNE OU TAMBOUR, 234, Rue St-Jean.P.N.CAMERON.20 janvier 1886, 1m\u2014-5H0 MAISON A VENDRE OU A LOUER.UNE BONNE ET GRANDE MAISON EN BRIQUE ayant trois logements, avec beaucoup d'améliorations, grande cave, cour tres vaste, hangar, éeuries, remises, un bon puits.Pas de taxes.Conditions faciles.Excellent poste pour un marchaud de bois, commercant de bière, cote.S'udresser sur les lieux, J.0.FILTEAU, 11, rue Arago, St-Sauveur.Ou 27, rue Bunde, Québecad 20 janvier 1336.Cour Supérieure, } Québec.AVIS PUBLIC est par le présent donné à tous les intéressés dans In succession vacante de feu Pierre Legaré, en son vivant, de In cité de Québee, Ecuier, À voeat, de s'assembler devant l\u2019un des Juges de cette Cour en nombre compétent, en la Chaunbre des Juges, au la- luis de Justice, À Québue, le VINGT-FROI- SIEME jour de JANVIER courant, àAONZE heures avant-midi, afin de donner leur avis sur le choix d'un eurateur A la dite succession vacaniie conformément à l'ordonnance rendue par l'Ionoralde Juge L.B, Caron, l'un des Juges de la dite Cour.BLANCIHET.AMYOT & PELLETIER, Procureurs.Québee, 13 janvier 1856, 46 NOUS VOILA DE NOUVEAU Nous voila de nouveau et à meilleur marché que jamais : Prètez un moment d'attention À cette ciren- laire et de plus apportez-la avec vous comme guide des marchandises et des prix.Uni lot de Drap de Couvertes et mottonné à moitié prix.Président, double largeur, de 30c en montant, Tweed tout Inino, de 3e en montant Serge tout Inine, à une réduction semblable.Corps et 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Ficelle partant de 8e en montant, Chemises de fantaisio pour Messieurs partant do 55c en montant.Toile pour Serviettes de Ge In verge en montant.Toile Nappe partant de 15e la verge en montant.Toile ciréo pour table, partant de 20e on montant.Couvre-pieds blanes cl de couleur, presque donnés.Un lot de mitaines tricotées valant 35c données pour 11c.Coutil valunt 25 ets, réduit à 15 ets.Coton à double largeur pour 2fc in verge.Cretonne partant de 8 cts lu verge en montant, Un lot de Jupons pour dames valant £3.50, réduits à $2.10.Un lot de Monchoirs de Soie pour Messieurs valant $1.25.réduits À 75e.Un nouveau lot do Tupis de Papisserie, patron splendide, pour 32c ln verge.NOUS RECEVRONS DANS QUELQUES JOURS Un lot de Brodcrics et Tremène partant de 3} lu vorgo en montaut.L'espace étant limité, nous ne pouvons vous mentionner qu\u2019une partie de ce stock.UNE VISITE EST SOLLICITÉE.VENEZ TOUS À TA MAISON SAINT- VALIER Ou vous trouverez tout votre avantage.No.233, RUE ST-VALIER, THOS.McCORD- 20 janvier 1886.Ga\u201442 L.A.BERGEVIN, 35 & 45, RUE NOTRE-DAME, TAILLEUR FASHIONABLE, MANUFACTURIER DE HARDES FAITES ET MARCHAND DE MARCHANDISES !SECHES EN GENERAL.Habillements pour Messieurs faits sur commande sous le plus court délai, COUPE PERFECTIONNÉE.MAIN D'ŒUVRE GARANTIE.Spécialité : Marchandises de haut goût à bus prix.Québee, 9 Janvier 1856.A Vendre ou a Lower.CETTE MAISON DE PREMIERE CLASSE, No.33, rue Se Ursule, autrefvis occupée par Jean Langlois, Fer.Ayant toutes les améliorations les plus récentes.Possession immédinte.S'udrouser à 1.TIIIBAUDEAU, Propriétaire.1 ps\u201438 TANNAGE À LA FAÇON, TANNERIE DUGAL, QUEBEC.Ceux qui ont des peaux à faire tanner sont priés du lun Totsc queteunis à d'établissement du soussigné.| TANNAGE et CORROYAGE de première qualité, l\u2019rix modérés.JSOSEPIT DUGAL, TANNEUR, 330 et 332, RUE ST-VALIER, SAINT-NROCH.1a-\u201410 20 junvier 1836.20 janvier 1086, UNE AUTRE GUERISON Obtenue par l'Eau Minérale St Léon MM.GinGnas, LANGrOIs & CIE.Messieurs, \u2014Depuis près de quarante ans je soullrais horriblement des bronches.Après avoir essayé dillérents remèdes, sans aucun soulagement, je me suis décidé à faire usage de L'EAU ST LEON, j'en ai fait usage depuis sept mois et je suis main- teuant complètement guéri.A ceux qui désireront avoir quelques informations, je crois qu\u2019il sera de mon devoir de faire part de mon expérience, s\u2019ils s\u2019adressent à moi, à mon burcan, No.139, rue St-Pierre où à ma résidence privée, No.39, rue St.Patrice.HONORÉ CASAULT, IL.C.8 2U janvier 1S36.Ia\u20141} TT T LE MAGASIN DE THÉ Le seul de ce genre & Québec.Immiense assortiment de Thé vendu sans réserve pour faire place aux thés nouveaux qui nous arrivent de la Chine et du Japon.20 pour cent meilleur marché que partout ailleurs.N'oubliez pas l'isdlresse.J.B.ROUSSEAU.206, rue et faubourg St-Jean, R238, rue St-Joseph, St-Roch.10 janvier 1656, T-43 LIVRES ! 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vs.Hermenépilde Toussignant, marchand, de Suinte-Pliilomène, Fortierville, Fuilli ; et Alphonse Gaumont, de Saînt-Jenu Deschaillons, marchand, Curateur.Avis est par le présent donné par le soussi- gué, Alphonse Gaumont, curateur susdit, que lex immeubles suivants, savoir : 1.Une terre située en la paroisse de Sainto Philomène de Fortierville, en !la troisième concession, du contenu du deux \u2018arponts de front sur vingt-huit arpents, \u2018plus ou moins de profondeur ; bornéo par devant au nord au chemin de In Reine, par \u2018dercière au sud à lu quatrième concession, joignant d\u2019un côté au nord-est à Uldorique LeBœuf, d'autre côté an sud-ouest à Cyrille Toussigunnt \u2014avsc maison, granges et étallio dessus construite, circonstances et dépendances ; lu dite terre connue sous le numero sept cent douze (712), des plan et livre de renvoi ofliciels du exdus- tre pour la paroisse de Saint-Jean Deschaillons, comprenant celle de Sainte-Philomène.LE, Un couqueaut de terre de torute trregu- lière, sis et situé en In quatrième concession de lu paroisse de Sainte-Philomène Fortierville, du contenu de quarante-trois arpents en superficie, plus oi moins, coupé par le chemin de ln Reine, Tn partie située su sud- ouest du dit chemin, formant environ trento- cing arpents, plus on moins, et celle située nu nord-est d'icelui, huit arpents, aussi plus où moins, et celle située au nord-est d\u2019icelui, huit avpents, aussi plus où moins, sans garantie de mesure précise ; le dit compenu de tevre faisant peurtie dur lot sept cent vingl-Lrois, des plan et livre de renvoi du cadastre pour la dite paroisse de Saint-Jean Deschaillons, comprenant celle de Saînte-Philomène, seront mis a l'enchère et par moi vendus au plus offrant et dernier enchérisseur, à Saint-Jean Deschaîllons.à la porte de l'église de In dite paroisse, argent comptant AONZE heures du mating, le TROIS MARS prochain, Toutes ré clamations contre les dits inmneubles devrout | être immédiatement dépostes entre les sunins \u201cdu soussigné.ALPHONSE GAUMON'D, Curateur.St-Jean Deschaillons, 11 janvier 1686, TRANSFER HOTEL No.195, RUE SEPA UL, PALAIS, PRÈS DE LA STATION DU CHEMIN DE FER DU NORD, ET DU LAC ST-JEAN, QUEBEC.EUGENE BERNIER - - Propriétuire.20 janvier 1556, 111\u201449 JAS.I.BELLEAU AGENT GENERAL D'ASSURANCES, Ædifice de lu Banque Union, No.56 Ruo St-Picrro, Québoc, 45 Assurance contre le Feu LANCASHIRE D'ANULETERRE, capital : £3,000,000 str.GUARDIAN D'ANGLETERRE, capital : £,000,000 stg.Assurance sur la Vie et contre les accidents Crrizes du Canada, capital: $1,188,000 Directeurs: 1lv.Lyman.Ecr., président ; Andrew Allan, Eer, Vice-Président ; Robert Anderson, Vice-Pré-ident \u201c Merchants Bauk \u201d; Arthur Prevost, Fer.Directeur \u201c Banque du Peuple\u201d; J.B, Rolland, C.D.Proctor, Hugh M.Allan, I£er.Québee, 9 juuvier 1886.BEDARD, GIRARD & CIE, Commissionnaires et Négociants, HENRI A.BEDARD, CoMLTABLE ET LIQUIVATEUR, Coin des Rues Notre-Dame et Lamonlayne, Qucbec Québec, 9 janvier 1886.\u201cRE.JACOT (ÉTABLIE EN 1865,) Hontuotnies, BioUTERtES, ORFÈVRE- f1Es, ele, cle, importées par 1.JACOT, en face du presbytère St-Roch.Québec, 9 janvier 1886.les communautés religieuses, le clergé, ete.connus des marques suivantes : et gérant général pour la Puissance des Québes, 22 janvier 1966 PIANOS ET HARMONIUMS.Les superbes piauos sans RIVAUX dans AUCUN PAYS fabriqués par \u201cIIEINTZMAN & Co.\u201d et ceux de *\u201c NEWCOMBE & Co.\u201d dont les points d'excellence sont Richesse et Sonorité de Son, Toluine, élégance, fini et Solicdité, out obtenu les plus hautes distinetions à l'Exposition Universelle tenue à ln Nouvolle- Orléans en mai 1585, Médailles, Diplômes et Mention Wonorable pour lo MEICLEUR PIANO AMERICAIN ET CANADIEN.1ls sont aussi recommundés par les professeurs de musique les plus éminents, : les artistes, Aussi constamment on magasin los pianes Weber & Co, Mozart, Stanley & Co., Williams & Son.Harmoniums, de BELL & CO., W.DOITERTY & TORONTO STANDARD ORGAN COI.G.THOMAS & CO.Musique en feuilles et en brochures, Romanreg, Moreçauz, ot Musique sacrée, © Accord ok réparations do l\u2019innos et d\u2019Harmoniume, ae » ote.BERNARD & ALLAIRE, ÆDITEURS DE MUSIQUE, No, V1 et 19, Rue St-Fean, Haute- Ville.Machines a Coudre et a Tricotter.Scule agence i Québee dos célébres Machines & Coudro Domestic, de New-York, Wilson B, Waazer, Wilson Oscillating Shuttle, co, \u201c QUEBEC, et \u201cQUEBEC A,\" Agence générale des MACHINES A TRICOTTER de \u201c Franz & Pape,\u201d dont lo parfait fonctionnoment est garanti pour toutes espèces de tricots quelconques ; 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J'aurais dû n'y pas toucher, mais en passant devant la porto du marchand do tabac, je n'ai pas pu éviter de Je saluer, car il m'a reconnu el ainsi inlerpellé :\u2014On to fume done plus chez vous, pèro l\u2019icynard?Où 1efuge donc de faire aller lo cemmer- ee?Muis non, Monsieur Dubour, et À preuve, je vous demande trois cho- tes : un} paquet de caporal, uno pipe de terre ct deux cigaics de première qualité \u2014 Et voilà, monsieur le marquis, comment ily a deux cigares Eur cette assiette.C'est uno surpriso quo jo vous ménageais, et jo no vous CN ni jus parlé en arrivant pour attendre le bon momont, après lo dessort ! Jean, sans mot dire, tendit la main 4 son vicil ami, prit un des cigares! et lui tendit l\u2019autre.\u2014 Non, monsieur Jean, c'est trop fado les cigares ! Mais si vous voulez, j'irai devant la porto fumer un pou do ce caporal dans cotle pipo neuve.\u2014 Pas devant la porto, Pieyrard\u2026 Ia, prés de moi; et pus dans cetto pipo neuve, ce n'est pas bon.Attonds un peu.Lo jeune marquis se leva.Il y avait près de son lit uno espèce do trophée, des pistolets d'arçon, des sabres, deux épéesqune croix de saint Louis, une croix d'honneur ct une grande pipe de porcelaine suspendue à la dragonne d\u2019un sabro.Jean détacha la pipo et revint vers Pieyrard\u2014 Tiens, lui dit-il, en voici une moilleure.\u2014 Celle de feu M.le marquis ?\u2014 Oui, je to la donne.Pieyrard prit la pipe, sans rien trouver à répondre, et se mit i la bourrer lentement.Cependant Clodion, qui avait, jusque-là, digéré sa part do lapin en un profond silonco, so mit À pousser un gémissemeont sourd en tournant la têto vers la cheminée sans feu.\u2014 Clodion a froid, s\u2019ecria Jean : faisons des folies ce soir, va chercher uno bourrée.Quelques instant après un bon feu flambait dans ire immense.Jean s'assit d\u2019un côté, sur un des grands fauteuils de chêne, fitsigno à Pioyrard de s'asseoir sur l'autre, et Clodion, entre le maître et le serviteur allongoa son corps maigre ct sa forte tête vers le rayonnement de litre.La fumée du cigare de Jeau et do la pipo de Picyrard montait do chaque côté do la vasto cheminée blancho, rousie par la flamme, ct ces deux fumées allaiont se réunir en un seul nuage devant les armoiries dos Lizardière.Tout en fumant à larges bouffées, Picyrard semblait absorbé duns ses souvenirs, et comme so parlant à Inimême : \u2014 J'ai vu feu M.le marquis pleurer on fumant cette pipo.J'etais son brosseur d\u2019ordonnance, car il était capitaine dans l\u2019escadron qui accom- pugnait le roi Charles X à Cherbourg Quand le vaisseau qui emportait le Roi en exil disparut, je vis M.le marquis pälir on mordant sa moustache, puis il tira son épée, on brisa la lame qu'il jeta au loin dans la mer ; on aurait dit qu'il était cloué a Ia terre, mais par un grand effort il fit quelques pas, s'assit sur une pierre de la jetée, tira brusquement sa pipe de son hare suc, so mit a fumer en en regardant les vagues, ot deux grosses larmes tombèrent de ses yeux.Pieyrard se leva, sa pipe détant étointe commo lo cigare de Jean.Lo jeune homme lui tondit une dernière fois la main, puis il se coucha lento- ment dans le lit do ses ancêtres, Landis quo Clodion dormait aussi devant l'âtrio qui flamboyait encore.; Malgré les emotions de la journée, la sommeil do Jean fut longtemps paisible; il seréveilla brusquement en poussant un cri.ll avuitrevé qu'une grande joune fille blonde emportait Clodion qui hurlait de désespoir.Jean regardant autour do lui, no put s'empêcher do sourire en voyant Clodion toujours couché dovant litre ot révant sans douto aux lapins du Bois-Renard.1V UN BON NUISSIER Quand il se réveilla, el mémo assez tard dans la matindo, le marquis en- tondit dans la cour Une Voix qui ne lui était pas familière.JI se hata de des.condre ct appergul un jeune homme qui causait avec Pier yard.Co jeune homme alla vers lui, on s'inclinant profondément.\u2014 Vous no me reconnaissez pas, monsieur le marquis.Jo suis Franois Deschamel, huissier à Noyant.\u2018ai prié Picrard do vous laisser dormir : on se réveille toujours trop Lôt our apprendre cortaines choses.Mais d'abord, duns l\u2019osporr de vos donner co, je vous dirai gq uis.Le puis Le fils d\u2019uno vachèro de ln fermo Ducoudray.J'avais huit ans lorsqu\u2019oli emourut.Quant à mon père.François n'achova la phrase quo que par un geste do douleur ot pros.quo do honte.; \u2014 ref, monsieur le marquis, tout le monde so gaussait de moi, ot les autres enfunts mo battnient.Fou Mmo la marquiso, votremère, mo prit seule en pitie, c'est cllo qui me ptuça dans uno école, ot puis chez M.le ouré de Brayo qui m'apprit un peu le lutin; de façon quo j'étais assez instruit pour mon fige ot pour ma condition.' Un jour, jo Vis, (duns e village, une choso terrible: c'étaient dettes.L'huissior les traitait si brutale.mont quo je l'aurais battv, mais jo n'étais pas assoz fort, Colu me rosta dans ln mémoiro, eL, quand jo fus grand ot capable de choisir un étal ja ma dis: Je serai huissier.Pourquoi ?Pour faire le contraire de co que j'ai su faire a l'autre.Quand Jeus vingtans, jallai à Tours étudier pour cela; et, il ÿ a un an, j'ai achoté à Noyunt un£ chargo d'huissier.Si je ne fais pas tout lo bien qu'il faudrait, j\u2019'empêche toujours un peu lo mal.J\u2019obtiens du temps pour les malheuroux qu\u2019on me force de poursuivre, jo fais honte aux riches qui se montrent impitoyables ; quand l'expropriation no peut être évitéo, jo fermo les yeux sur bien des choses ot si un pauvre diable que l\u2019on chas- so de chez lui emporte quelque sac do L'é ou quelques bouteilles de cidre j'ai les jambes trop courtes pour courir après.\u2014Vous êtes un brave homme, monsieur l'rançois, ct s\u2019il y avait beaucoup d'hnissiers de votre espéce.\u2014Hélas | monsieur le marquis.ll y a un créancior que je ne poux ni tromper ni attendrir, ot voilà pourquoi je suis ici, \u2014Je devine: je n'ai pas encore praye nes contributions.I\" \u2014Noun, vL suis aver rveen deny sommations La troisième emporte
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