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Titre :
La Justice
Fondé à la suite de l'exécution de Louis Riel, La Justice représente les conservateurs nationaux de Québec.
Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1886-
Contenu spécifique :
jeudi 21 janvier 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Justice, 1886-01-21, Collections de BAnQ.

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[" [I Un an os.ceyofions covsanennense $3.00 Six\"môis vévsseseeuns Tivsensensenens 1.50 Hebdomadaire sersesssrese een 60 IMPRESSIONS DE TOUS \u2014 wh \u201c o IN : Li, Ca ; LE 8 See ES JU, QUOTIDIENNE Un cent le Numéro.ANNONCES.lère insertion.10 cents Ia ligne.2e \u201c 6 À long terme: Conditions libérales, « ee \u2026.G.LEMAY, QUEBEC, 21 JANVIFR 1886 Comment on prépare la décadence d'un peuple.L'histoire du monde nous apprend de terribles leçons.Les peuples qui sont morts ont leur histoire, triste comme une légende de martyr.Avant d\u2019arriver À se séparer la Pologne, les nations qui se-la sont partagée ont acheté ses chefs, soudoyé ses traîtres, détruit chez les classes dirigeantes lo sentiment national, abruti le peuple, cricouragé ses vices, réveillé chez lui lu soif de l\u2019or.C\u2019est alors que surgissaient les Stanislas Poniatowski qui levaient toute une va las Dalaenln ! F 54 405 à GGCNOIS armée contre leur va faits cosaques qui trahissaient Kociusko.Napoléon a vendu la Louisiane qui parlait français, parceque cela servait son ambition.L\u2019An gleterre à dispersé l\u2019Acadie qui parlait fran- ais, parce que l'Angleterre détestait a France etses enfants.Longfellow, qui nous raconte ces sublimes malheurs, aurait eu des pages navrantes pour nous montrer aussi nos frères de la Louisianne ayant oublié leur langue, et ne parlant plus que l\u2019idiome étranger, alors que sous leurs verandahs, par des soirs embaumés la famille se réunit pour se reposer de la chaleur qu\u2019apporte au jour ce climat tropical.La Province de Québec, dernier rejeton français-catholique, oublié par la Providence sur la terre Américaine, a eu, elle aussi, des luttes terribles à subir contre le fair play britannique qui voulait la tuer, Il était écrit cependant qu\u2019elle ne mour rait pas de mort violente, et le sang qu\u2019elle a versé n\u2019ueu d\u2019autre effet que de lui marquer au soleil une place plus large, ct une vie plus féconde.Voilà pour le passé! Cette histoire est connue, on sait qu\u2019elle se renouvellerait demain, s'il le fallait ; aussi ne joucra-t-on plus à la force armée pour faire de nouveau la conquête du Bas-Canada, et nous imposer un autre traité de 1763, comme le Mail et,Sir Johnl\u2019ont juré.On connait les descendants des hommes de Châteauguay ; on a appris récemment que quatre-vingts Métis savent tenir tête pendant quatre jours à près de deux mille bayon- nettes.On sera donc plus habile ; on nous annihilera lentement mais savamment.On sc d.« qu'après tout il y avait du bon dans le rapport de Lord Durham, ot il va renaître de la poussière.Pour cela on commencera par en haut.Les chefs d\u2019abord fpuis, de dé- gré en dégré, jusque dans les rangs u peuple.Le 16 novembre, une protestation immense unique dans l\u2019histoire d\u2019un peuple, se fitentendre.C'était le patriotisme qui parlait, et, du nord au midi, du couchant à l\u2019orient, l\u2019écho répetait partout ce long cri de douleur.La presse fut unanime; pas Un journal, non pas un, qui ne mélât sa voix ct ses larmes à la tristesse commune.Et depuis! hélas ! qu\u2019il est pénible davoir à constater que nos ennemis connaissaient mieux que nous les faiblesses dont plusieurs des nôtres sonteapables.C\u2019est d\u2019abord aux classes dirigeantes qu\u2019on s\u2019est attaqué, L'esprit de parti a surgi, spectre hideux, il a fait oublier bien des serments ; l\u2019umour de l\u2019argent, cet écucil où de grands cœurs vont se briser, a contribué \"pour sa large part, et à certains endroits, où jadis avaient brulé d'immenses braziers, le passant ne trouve plus qu\u2019un peu de cendre refroidie.Et quand tout ce qui était à vendre en haut lieu se fut livré, quand tout ce qui se pouvait corrompre en ces parages fut gâté, on songea à descendre vers le peuple pour l\u2019avilir aussi.Dans ce district, nous en avons eu un triste exemple.Sir A.Pp.Caron, chevalier cana- dien-français de Sa Majesté britannique, descendu d\u2019abord à Québec sous la protection d\u2019un piquet de police, s\u2019est peu à peu enhardi.Et voici ce qu\u2019il a fait pour cssayer de corrompre le comté de Québec, pour tuer son patriotisme.Sir À.P.Caron n chassé de braves militaires de la citadelle ct les a jetés dans la rue en plein hiver pour y fnire entrer le bataillon du comté de Québec.Sir A.P.Caron promet un chemin de fer dans son comté.Il fait cominencer des travaux à lu citadelle et il fait engager des travailleurs à Sillery, à Beauport et ailleurs dans son comté.Il organise une petite fate pour ses amis A Stoneham.Il fait man- er et boire ses électeurs à ses Epensà 1 se paie le luxe d\u2019un ¢ lon chez M.Bédard, à Ste, Foye, et 11 fait encore manger son monde.Sir A, P.Caron s'organise un autre petit'soupér au Cap-Rouge' poi y faire son même potit jeu.Sën ÿ petit rigo- pour Caron a évidemment pris goût aux banquets.Et, convaineu qu\u2019il trouvera toujours quelques compères faits 4 son image pour \"admirer, il a résolu de s\u2019adresser à leur ventre plutôt qu\u2019à leur cœur.Et il les fait manger ! Le cliquetis dcs verres et les coups de fourchettes, fout cela parle à son noble cœur.Pauvres gens qui croient faire oublier le 16 novembre par de petits banquets.organisés à lu sourdine ct annoncés au public après qu\u2019ils ont eu lieu.Pauvre Sir A.P.Caron, qui est obligé de faire tant de frais pour ramener son comté, où il affirmait pourtant être plus populaire que Jamais ! Pauvre ministre qui veut trom- pcl le peupie, après l'avoir trahi pour garder son portefeuille.C'est bien, chefs de parti! représentants d\u2019un peuple ! élus de la nation ! hommes privilégiés que la Providence a mis à notre tête : c\u2019est bien, trompez les ignorants\u2014achetez les journalistes \u2014 baillonnez ceux qui vous craignent\u2014faites boire ceux qui ont soif, donnez des festins à ceux qui en veulent.faites votre œuvre, essayez d\u2019étouffer chez le peuple son patriotisme, son amour pour les siens.Organisez des soupers et des fêtes À la sourdine\u2014ca- chez vous dans l\u2019ombre puisque le grand jour vous fait peur; mais aissez-nous vous dire une chose : vous perdez votre temps et vous gaspillez votre argent.Si vous voulez vous en convaincre, organisez une assemblée de votre comtC en plein midi, et venez à la face de vos Clecteurs répéter les paroles que vous avez dites à Winnipeg.Ah ! nous vous en défions bien ! Vous faites une œuvre mauvaise en essayant de corrompre le peuple pour préparer les Clections.Vous voulez faire taire la voix de la conscience, arrêter les élans du patriotisme.Eh bien! vous, les chefs du peuple, vous préparez sa décadence, vous apprenez à nos ennemis à croire qu\u2019avee la corruption, vous aurez toujours raison de la Province.Votre responsabilité est immense ct si vos manœuvres obtenaient succès, vous verriez vous-mémes\u2014car vous êtes jeunes \u2014 le résultat de votre ouvrage.« Mais, Dicu merci ! vous allez vous heurter partout aux obstacles que le patriotisme va faire naître sous vos pas.Vous étiez sans doute bien fier le jour où vous avez pu annoncer à vos collègues que toute la presse de Québec était enfin contrôlée, mais votre bonheur n'a pas été long, ear, immédiatement La Justice n surgi.It, du reste, jetez un coup d\u2019œil sur toute la Province et vous constaterez que l\u2019opinion conservatrice indépendante a maintenant partout ses organes, et que vous êtes impuissants à l\u2019étouffer.Oui, tous ensemble, La Presse ct L'Etendard, Le Journal des Trois Riwiéres et L'Union des Cuntons de l'Est, La Verité, L'Impartial et La Justice (pour ne citer que ceux-là), adversaires ou amis de la veille, parfois divisés sur certaines questions, tous nous nous sommes donné lu main en face du danger commun et, veuillez le croire, nous ne vous permettrons pas de dégrader l\u2019idée conservatrice, de fausser le sens populaire, de travailler à lu décadence des nôtres, sans vous opposer une barrière que vous trouverez difficile à franchir.\u2014\u2014 20m - A NOS CORRESPONDANTS.Toute correspondance doit être signéo d'un nom responsablo.Vouillez écrire lisibloment et être aussi brefs quo possible.La rédaction ne s'ongage pas à adoptor les vues ni les opinions oxprimées dans les corros- pondances.Toute information sur dos faits publics sera accuoillie avoc plaisir ot ost même sollicitée.\u2014 em + ~~ EDITION HEBDOMADAIRE, Nous allons publier uno\u2019édition hob- domadairo au prix populaire do 50 conts par année.Ello contiondra los principaux écrits de la semaino ot paraîtra le jeudi, de façon à être rendue à dostination lo dimanche suivant, Avec l'aido donos amis, colto édition dovrait avoir accds duns toutes les fumilles.\u2014e A NOS CONFRERES Prière d'échanger.\u2014\u2014\u2014e Notre journal sora publié À doux éditions par jour, dont la promièro araîtra à doux houros avec toutes os dépêches do nuit ot de midi.La dornière édition paraîtra à cinq heures ot contiondra toutes los dé- pêchos du jour.\u2014\u2014\u2014- .La justice est le pain du peuple; il en cst.\u2018toujours aftamé: (Chateaubriand).CONTE CANADIEN Il y avait autrefois, duns la ville de Québec, un\u2018individu quiise nommait Nana Sahib.Il était le scribe de plusicurs gazettes, imprimées dans une boutique, véritable boîte de Pandore.La manie des voyages le torturait sans cesse.Un jour, il étuit à Paris, un autre jour à Ottawa, et le lendemain, à Stoneham, petit village situé à dix huit milles de Québec.A son retour, ses concitoyens ne pouvaient plus le reconnaître, tant il était changé.Il s'efforçait alors, de leur faire comprendre .c\u2019était bien difficile, que par suite d\u2019une révolution de bile qui le saisissait subit, en voyageant, il vamicanit\u2019 insan\u2019à enn passé.Les plus grands médecins, consultés sur son eas, ne savaient Lrop qu\u2019en dire.Le malade devait recc- voir évidemment des impressions.L\u2019on ne connaissait pas alors la Kleptomanie hypnotique, car l\u2019on aurait vite diagnostiqué les causes de ces étranges revirements qui l\u2019empoignaient à chacun de ses voyages.Ce n\u2019était pas le premier venu dans le monde du journalisme.Il avait tant de plumes.qu\u2019il les mettait sur les marché! Aux libéraux et aux conservateurs, il les offrait tour à tour.N\u2019allez pas croire que, pour tout cela, il ait acquis l\u2019indépendance sous le rapport de la fortune.Oh! non.Après avoir tout vendu, il se vendit lui-même.Ce fut son plus mauvais coup.Une grave question s'agitail, en ce temps-là, dans notre cher Canada.Un petit peuple, perdu dans l\u2019immensité du Nord-Ouest, s\u2019était vu ravir impunément ses plus justes droits, et son chef était tombé vie- time du patriotisme.La Province de Québec toute entière se levait au lendemain de cet attentat, pour frire entendre sa puissante voix, et réclamer justice pour les opprimés de là-bas.Nana-Sahib et ses gazettes entrèrent dans le mouvement.FI descen- ditä mi-mât, en signe de deuil national, le drapeau qui flottait au- dessus de sa boutique.Il publia, dans ses gazettes, des articles flum- boyants.Les gouvernants du pays avaient forfait à l\u2019honneur ;.ils avaient trempé leurs mains dans une œuvre barbare ct sanguinaire ! Il annonça des assemblées publiques, où il porterait la parole.Le peuple devait se lever comme un seul homme, pour venir l\u2019entendre.Tous dehors ! hommes, femmes et enfants, s\u2019écrin-t-il ; que le peuple s'affirme ! Il fit de longs discours, dans lesquels il mangeait de l\u2019oran- gisme.Il est bien vrai qu\u2019en prononçant le dernier mot, il avait une hésitation de pensée, mais tout le peuple crut que c\u2019était une hésitation de la lungue.C\u2019est justement là, qu\u2019il se trompait.Nana-Sahib voulait manger, car il euttoujours grand appétit, non des orangistes, mais de bonnes et belles oranges.La tentation ne pouvait se faire attendre longtemps.Pour étouller les tressaillements de la concupis- cencu qui gigottait en lui, Nana Sahib se mit à méditer sur l\u2019habi le- té d\u2019Esaü vendant, pour un plat de lentillees, son droit d\u2019aînesse.Esal, c\u2019était son homme, à lui.Il l\u2019avait sur le cerveau, tout poilu qu'il fut.Un soir, tout Québec apprend que Nana-Sahib est parti pour Ottawa.Sans aucun doute, il s\u2019en va là pour occire les ministres.Ce drapeau à mi-mat, ces brûlantes tirades entendues par hommes, fem- et enfants dehors, ces résolutions préparées pour les conseils municipaux, ces souscriptions pour la cause nationale.e.Roland furieux, n\u2019était pas plus terrible ! Bien sûr les ministres n\u2019avaient plus que quelques jours à vivre.Ainsi pensait le peuple.* Il y avait alors, dans la cité d\u2019Ottawa, un fort habile homme, tireur de ficelles, et membre du cabinet.(est Ini qui devait manigancer Nuna-Sahib.Il connaissait tout Nana sur le bout de son doigt, pour l\u2019avoir rencontré, jadis, au Grand Hotel, a Paris.Aussi les concupiscences de Nana-Sahib n\u2019étaient plus un secret pour lui.Le charmeur, il savait même combien, à certaines heures de sa vie, Nana-Sahib se plongeait profondément dans la méditation d\u2019Esaü.En apercevant Nana-Sahile, qui s'avançait lentement, avec le train d\u2019un pèlerin de Nomandie, vers les somptueux édifices du Parlement, l\u2019habile ministre appelle son page.Beau page, mon beau page, lui dit- il, vois tu venir, là-bas, cet homme à la démarche rêveuse ?Regarde, il est maintenant sorti de l\u2019ombre yeux, quelque chose de fuyant, lu pMeur bilieuse répandue sur ses troits ne dit rien de bon.Il doit avoir en-:tête quelque sinistre projetée sur le chemin.Il a, dans les.revirer de bout en bout.Pour cela, provoquons en lui une révolution subite de tout le système bilicux.À cette fin, conduisle de suite, dans la Chambre Etoilée.(À suivre.) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 et GP Om mam Entrevue avec M.E.Beaudet.Un des directeurs de la Justice a eu, hier, une entrevue avec M.E, Beaudet, le candidat conservateur à Lotbinière.La conversation suivante 1 été engagée.\u2014Vous arrivez de Lotbinière, M.Beaudet ?\u2014Je suis arrivé d'hier.\u2014 Quelles nouvelles ?\u2014Les nouvellae sant lutte se poursuit activement des deux côtés, mais je crois] que je serai élu par une bonne majorité.\u2014Âvez-vous objection à déclarer si, dans la lutte actuelle, le gouvernement fédéral est pour quelque chose et si votre victoire, au cas de succès, pourra être interprétée comme un succès pour le gouvernement fédéral ?\u2014Je fais lu lutte comme candidat conservateur et je déclare partout que, si je suis élu, je donnerai mon appui au gouvernement local, mais je ne parle aucunement des questions fédérales, qui ne sont pas en cause, ct je n\u2019al pas eu connaissance ue la question Riel ait été traitée dans les assemblées auxquelles j'ai assisté jusquà présent.\u2014La lutte se fait alors exclusivement sur le terrain de la politique locale ?\u2014Cer{ainement, nous causons chemins de fer, entreprises provinciales etc.\u2014M.Joly se méle-t-il de l\u2019élection ?\u2014Pas à Ma connaissance.J'ignore ce qu\u2019il en pense.Sur ce, après échange des suluta- tions ordinaires, les interlocuteurs se sépartèrent.a - van 1C3, va sUisst \u2014\u2014\u2014\u2014- Si l\u2019on juge du sentiment des ca- nadiens-français, vis à vis du gouvernement d'Ottawa, par l\u2019entrefilet suivant que nous extrayons du Progrès du Détroit, Mich., nous pouvons dire que nos ministres fédéraux ne sont ni plus ni moins que conspués par nos compatriotes de la grande république.Voici ce que dit notre confrère : \u201c La Justice, tel est le titre d\u2019une nouvelle publication qui vient d\u2019être fondée à Québee, et dont nous recevons le numéro prospectus.La Justice est un journal indépendant, que le patriotisme national a enfanté en face du gibet de Régina.Quoique sous le contrôle exclusif de conservateurs, La Justice, duns sou premier numéro, est digne de son titre et de la noble mission que lui assigne sa raison d\u2019être.Sous la devise \u201c Dieu et mon Droit, \u201d le nouveau journal sort du néant comme l\u2019ombre vengeresse du \u201c Grand Patriote \u201d, pour confondre les détracteurs de notre honneur national et cimenter l\u2019œuvre de protestation ct de conciliation qui a été inaugurée sispontanément par tout un peuple, au pied du monument que l\u2019oran- gisme a élevé à sa haine anti-catho- lique, anti-canadienne-française.La Justice,telle qu\u2019elle naît, vivra aussi longtemps que la nationalité conadienne-françuise.Nos félicitations ct nos souhnits de cœur au nouveau confrère.\u201d \u2014\u2014\u2014>e\u2014 Paul-Alexis-Israel Tarte.Sous ce titre, on lit dans la Putrie du 13: \u201cIl est hon de se moquer du monde, Mais la plaisanterie, pour être bonne, doit se maintenir dans certaines limites, hors desquelles elle cesse d\u2019être la plaisanterie pour dégénérer en farce grossière.Or, il nous paraît que l\u2019Æcénement, qui a depuis longtemps habitué ses lecteurs à ne le voir reculer devant aucune palinodie politique, vient de dépasser ce qu\u2019un organe visant à être pris au sérieux peut se croire permis.« L\u2019Evénement prétend joindre à la gloire d\u2019avoir supplanté son ancien ami, M.Landry, dans les fonctions d\u2019organe officiel de Sir A.P.Caron, l\u2019avantage encore plus inattendu d\u2019offrir à ses lecteurs le pur, sur la doctrine libérale.Il annonce, sans sourciller, qu\u2019il publiera désormais trois fois par semaine \u2018\u201c une colonne libérale.\u201d \u201c Le libéralisme de M.Tarte ! Risum teneatis amici, Point nest besoin de vous dire que ce libéralisme n\u2019a de commun que le nom, avec celui des libéraux.Si M.Tarte daigne entrer trois jours par semaine dans la peau d\u2019un des nôtres, c\u2019est seulement pour nous donner les con- scils les plus propres à nous nuire.La: ficelle est un peu grosse, et passe Pimpudence permise: Ce n\u2019est pas tribue le rôle du lion, et il nous ouvre une \u201c coloune libérale \u201d, pour nous y faire parler comme des Anes.\u201c L'accord des patriotes, sur le terrain de la vengeance à tirer du crime commis envers notre nationalité, a le don \u2018d\u2019exaspérer les pendards.Diviser pour règner, a êté, pendant septans, toute leur politique.Diviser pour échapper au châtiment est aujourd\u2019hui leur suprême ressource, l\u2019our dissoudre la coalition des bons citoyens qui sont en train de préparer contre eux Ja révolution du mépris, les pendards ont d\u2019abord tout mis en œuvre, vis-à-vis des conservateurs indépendants, Ramenop À font prie 66.305 feares s Lies séparts » est, dit-on, la devise que M.Chapleau a fait adopter à son collègue des finances ; devise onéreuse pour le trésor, qui est en train de faire la joie des journalistes reptilisants.Mais il paraît que les frères séparés ont fuit la sourde oreille, Ce n\u2019est sans doute point le cas de dire que les ministres n\u2019ont pas fuit leur frais ; mais ils les ont fait en pure perte.Les conservateurs patriotes n\u2019ont pas répondu à l\u2019appel des journaux vendus.Il fallait done recourir à une AUÉTE GUÎLATE.\u20260nercecsscccnes « C\u2019est alors que M.Tarte a imaginé le tour de \u2018la colonne libérale.\u201d Les anciens conservateurs ne répondant pas à l\u2019appel, pourquoi l\u2019Evènement n\u2019essaierait-il pas de faire monter les libéraux à l\u2019échelle et de leur faire avaler la pomme de discorde?Les conservateurs patriotes ne veulent pas se luisser effrayer par le spectre du libéralisme.Iossayons, s\u2019est dit M.Tarte, de nous retourner du côté des libéraux et de leur persuader qu\u2019ils sont menacé d\u2019être supplantés par \u201cle parti national.\u201d Pourvu que quelqu\u2019un ge croie menacé par son voisin, que ce soit Pierre ou Jacques, il n\u2019importe, et nous ne sommes pas à une contradiction pros.\u201cC\u2019est pourquoi, un prétendu li- déral, qui s\u2019abrite sous le pseudonyme naturaliste de Paul, Alexis \u2014 écrira trois fois par semaine \u2018dans l\u2019Evènement, que les libéraux n\u2019ont pas de plus dangereux adversaires que les conservateurs ralliés à la cause nationale, \u201c Pour son coup d\u2019es-ai, M.Tarte a mal débuté.Paul-Alexis nous raconte que l\u2019apparition du nouveau journal La Justiez est un coup monté contre M.Mercier.Nous avons cru jusqu'ici que c'était surtout un coup monté contre l\u2019Ævènement et contre la boutique de MM.Demers.Paul- Alexis a trop vite montré le bout de l\u2019oreilled\u201dIsraël.I! a vendu la mêcho.Nous voulons bien compatir au triste sort de l\u2019Ævènement menacé dans ses gros sous, Mais nous lui affirmons que s\u2019il croît avoir lien de se plain- re, les libéraux de leur côté ne sc plaignent pas du tout ; et que même ils considèrerunt comme un évène- ment heureux, et comme satisfaction donnée à la morale publique,tous les changements qui auront pour résultat de diminuer au profit de La Justice la clientèle de I\u2019 vénement.* 1?Ecènement, dans lequel M.Tarte s\u2019apitoye sur le malheureux sort des libéraux, trahis et menés à mal par M.Amyot, est précisément le journal qui n\u2019a fait semblant, pendant quelques jours, de prendre rang parmi les patriotes, que pour tenter, sous ce masque de circonstance, le sauvetage du ministère Ross-Taillon; et lu tactique que l\u2019Zvènement attribue à son concurrent, pour indisposer à l\u2019avance les libéraux, est tout simplement celle qu\u2019il a lui-même suivie.Choisir, pour nous inviter à en faire un grief à Lu Justice, les propres hypocrisies de l\u2019Evènement, C'est un peu plus fort que chez Nicolet!\u201d.\u2026\u2026cccusrorencensaren sec nenvee En s\u2019udressant aux libéraux, M, \u2018Tarte parle dans le désert.LA POLITIQUE QUI PAYE Longueuil, 1-4 Janvior 1880.M.le Rédacteur de La Justice, Grâco à l'obligeance d'un ami, j'ai quolquefvis occasion de lire lo Nouvelliste.C'est ainsi que j'ai pu constater que co journal soutenait lo gouvernement sur la question Riel, ot qu'a défant do forts argumonts pour défondro ses maîtres, il invoque fo ridicule pour détruiro où du moins nuire au mouvoment Riellisto, qu\u2019il appollo tantôt le parti national, tantôt l\u2019armée du Salut.J'ai êté houroux aujourd'hui, à notro belle assom- blee du comté de Chambly, faite pour protester contro l'exécutiondu grand patriote, j'ai ét6 houroux d\u2019entendroe dos orateurs répondro À cos plaisanteries d'un journal assez sérioux il n'y a pas oncoro bieu longtemps, et GENRES.cc DIEU K | MON DRO IT * Seertlaire de la Réduction, Adresse : LA JusTiCE, QuéBEc.JEUDI, 21 JANVIER 1886.REDIGE EN COLLABORATION.LA JUSTICE monde boit, mange encore, Depuis| Les Croquignoles de Stoneham.projet! Il vient pout-être me ren-| l\u2019âne revêtu de le peau du lion.M.|dovenu bouffon depuis quelque _\u2014 Uaffaive de Winnipeg, Sir A.P.\u2014_ verser?Ecoute, mon page, il faut le {Tarte a retourné la fable.11 gut- { temps.Lo promior orateur nous a dit: \u201cSi, par parti national, on entend \u201cqu'il s'agit de former un troisièmo \u201c parti, jo n'en suis pas ; je resto con- \u201c sorvalour tout en opposant dos \u201c chefs qui no le sont plus; mais si \u201cT'on veut désigner, par ta, Punijon \u201cdos libéraux ol des conservitours \u201c pour revendiquer leurs droits \u201c commo catholiques ct comtumo \u20ac canadiens-français, alors j'on suis \u2018* avec Lous ceux do mes compatrio- \u201c tes qui n\u2019ont pas honto de co qu\u2019ils \u201csont ou qui n\u2019ont pas d\u2019intérèts \u2018\u201c personnels qui les ompéchont de \u201cdéfendre co qu\u2019ils aimont, leur \u201c foi et leur nationalité.\u201d L'autre orateur a ajouté: \u201cOn vent \u201c* nous ridiculisor en nous appelant - l'Arimce du Salut! C'est bion mes- \u201c siours, nous accoptons ce qualifi- \u201ccatif, Nous voulons lo salut de \u201ctout c¢o que nous aimons comme \u201c français.Nous voulons lo salut » do tout ce qui so ratlache à notre » religion.Nous voulons lo salut de » hotre nationalité, de notre langue \u201cet de nos institutions.Mais que \u201c voulent coux qui cherchent ainsi i * nous ridiculiser ?Quo veulent coux *qui cherchent & protéger notro \u201c gouvernement coupable?Ah! co \u201c qu\u2019ils voulont, c\u2019est aussi le salut, \u201c* qui d\u2019une placo, qui d\u2019un job, qui \u201c d'un journul qui hier encore était \u201chumble mais libro ct indépondant, \u201cet qui aujourd'hui no l\u2019est plus, re- \u201c tenu qu\u2019il est par les chaînes d'or « que ses rêves do grandeur lui ont * fur,géos !\" L'assemblée a été magnifique.Ello 60 composait d'À peu près millo personnes.Lies résolutions du Champ-do-Mars furent unanimement adoptees, avec uno modificatio allant à déclarer que, \u201c dans les cir- \u201c* constances pré-cntes, il incombait \u201cau représentant du comté, P.© Benoit, Eer., de combattro lo gou- ** vernemont d\u2019Oltawa, par tous les ** moyens constitulionnels.\u201d Ont pris la parole : Messiours Desjardins M.PP.(d\u2019ITochelaga), Bergoron, M, P., M.le sénateur Belleroso, Cloran, du Post, M.Beuusoloil, ML.O.David, M.Champagne, M.Geo.Duhamel, M.Préfontnine et M.Rouillard de I'Jmpartial.J'ai l'honneur d\u2019ètro, Un CANADIEN.\u2014\u2014_-\u2014\u2014\u2014 rm eee.CONDOLEANCES.Voudredi, le 15 du courant, un grand nombre do citoyens so réunis- snient à la résidenco de Mr.Blie La Haye, notable do la paroisse de Bntiscan, pour exprimer au révérend Messiro Hilaire Thibaudeau Ia peino que leur avait causéo la mort do sa sœur bien-aiméo, Madame Edmond Garceau, Monsieur Ferdinand Marchand agissait commo président ot M.Bruno La Haye comme secrétaire.Voici les résolutions qui ont été adoptées à l'unanimité: lo.JI est proposé par Ephrom Marchand ot socondé par Mossiours Ludger Duval, Mubort Marchand, Léon La Haye, Cyrille L'ILouroux, Jean Richard, Xnvior Gouin, ILypo- lito Lovoillé, quo la paroisse do Batiscan a appris avoc doulour ln perte bien sensible qui viont d\u2019afli- gor le révérend Mossiro ILilaire Thibaudeau, curé de la paroisse de Batiscan, dans Ia personne do sa sœur, Madame Edmond Garcoau, dé- cédéu à Ste-Auno do la Pérado, lo 12 du courant.\u2014Adopté, 20.ll est proposé par Louis Gouin et secondé par Mossicurs Onésimo Lehouillor, Eugène Lacoursière, Pierre La Iayo, Gaspard L'Heureux, Antoine Lévoillé, Francois Moreau, quo feu Madame [Edmond Garceau, durant son sejour do plusieurs annéos à Batiscan a conquis l\u2019ostime ot l'admiration de tous les habitants de cetto paroisse, par son exquise poli- tosse, sa grande bonté ot son infati- gablo dévouement à favoriser los bonnes œuvres.\u2014Adopté.3u.ll est proposé par Urbain Cinq-mars ot secondé par Messioura Fabion Moreau, Liboire L'Iouroux, Joan Brunel, Condé Marchand, quo copie des présontos résolutions soit oxpediée au révérond Mossire ILilairo Thibaudeau ainsi qu'aux membros do sa famille.\u2014 Adoptédo.El ost proposé par Uldoric Bailly et secondé par Mossiours Joseph Guillet, Bugêno Lacoursière, Onésimo Lévoillé, Arcade La Haye, Louis Lacoursiéro, quo los résolutions adoptées à cotto assombléo soiont publiéas dans les journaux.\u2014 Adopté.Bruso La HAYE, Secrétaire.all D Nous adrosserons La Justice gra tuitoment 4 toute porsoune qui nous fournira cinq abonnomonts payés.ee AO .À l\u2019instar de plusiours grands.journaux, nous nous proposons d'offrir dos primos aux abonnds \u2018qui ! paioront d'avance, - 73.TE A LA JUSTICE wi I a \u2014 Les catholiques du Canada sont invités À signer\u2018une adresse de re- mercîments à Notre Très-Saint Père le Pape, et d\u2019obéissance franche et publique à la grande parole qu\u2019il vient d\u2019adresser au monde chrétien, sur la constitution Chrétienne des Etats.Un comité s\u2019est formé à Québec, pour mettre 4 exécution cette filiale adhésion, à laquelle nous nous joignons avec bonheur, ct que nous publicrons demain.\u2014\u2014- mm.Un hommie public important nous adresse la correspondance suivante, Elle rappelle là question dos écoles qui a si vivement agité l'opinion autrefois.Nous n\u2019ontendona pas recommencer lu discussion sur co point, mais il n'est pas mal de rappoler lo prssé, L'histoire à toujours do grands enscignements.Notro correspondant n raison do se plaindre qu'il n'y ait pas, au sénat, de ministre parlant le français.C'est un autre grief de la population fran- aise du Dominion, une anomalie lessanto autant qu\u2019inconstitutionnelle.L'attitudo du gouvernoment actuel sur In question du mariage à mérité, dans le temps, le blime d'un grand nombre de conservatours.Les appels qui turent faite, pur quelques depu- tés, à une plus juste interpretation de la constitution restèrent sans écho.Ii nen serait pres ainsi aujour- d\u2019hui, nous en avons la conviction.L'opinion publique est réveillée de sa torpeur.On a vu où nous conduisent des actes de fuiblesse, des sacrifices constants aux besoius do parti et de dicipline.Nous en -ommes rendus, pour sa- tisfuiro l\u2019orangisme, à n\u2019avoir pas d'urateur français; à être traités injustement dans la distribution des emplois; à ne pus protéger les mino- ritées sœurs ; à fire une législation hostile à l'autonomie provinciale à subir de grandes humiliations.Sir JTector a pris l'habitude de céder, et Sir John celle d'empidter.La téte do Riel a été la conséquence naturelle du principe: \u201cil le faut bien, nous | sommes lu minorité I\" Mais la mesure ost comble.+ SIR JOHN ET QUEBEC.! Mr.lo Directeur de lu Justice, Le Nouvelliste, dans son numéro du 5 courant, so plaint amèrement de la conduite du Pacifiquo à l'égard do Québec.Si ce qu'il allègue est vrai, ses plaintes sont bion fondées, ct il n'aurait pas dû retourner Aussi vito à son servilisme ministériel.Pour ma part, l'histoire do la ruine de Quebec qui approche, n'est que le corollaire d'une longue suited'iniquités à l'égard de la Province.Æn 1865, nos chefs politiques ayant décidé de confédérer la Pro- Vince, so réunirent ct adoptérent les bases de cette union.Des résolutions furent soumises aux législatures de notro Province.Sir John A.MeDonald ct sos collègues annoncèrent que ces résolutions no pourraient être amendées, mais devaient être adoptées ou rejetées in toto, vu qu\u2019elles étaient la base destinée à l'acte Impérial.Quelques-unes de ces résolutions attirèront particu.liérement l\u2019attention des catholiques et des canadiens-français, ot ne furent votées qu'après des promesses solennelles fuites sur l'honneur de la part des chefs.Après la passation de l\u2019acte Impérial, tout lo système gouvernemental fut organisé.Il fut convenu que l'Iüxecutif se composerait de 13 ministres publics,dont 5 pour Ontario, 4 pour Québec ot 4 pour los Provinces maritimes.Trois des ministres do Québec, seraient d\u2019origine française.Un des deux orateurs parlerait l\u2019anglais, l\u2019autre Je français, et l'un des ministres au sénat parlerait lo français.lon 1881, à propos dos évoles communes du Nouveau-Brunswick, loi inique pour les catholiques, Sir Jolin, en sa _qualité de ministro de la justice, fit un rapport au gouverneur, recommandant que le dé-aveu de cette loi demandé par les catholiques ne füt pas prononcé, parcequo, disait-il, la loi était conslitutionnelle, attendu que le Nouvenu-Brunswick n'avait pas lors do l'union, de loi qui reconnut des écoles séparées.Sir John ajouta à co propos qu'il était contre l'intervention dans la législation des Pro- Vinces, à moins do préjudico causé aux intérêts généraux du Dominion.Nos concitoyens catholiques du Neu voau-Brunswiele pouvaient diflicile- mont recovoir un plus rude soufllot.Lo 20 mai 1830, M.Costigan demanda en chambre lo rappel do cette loi.C'est alors qu'un des membres de la province do Québec, se leva ct dit entre autres choses: \u201c« Rendu en Angleterre, Sir John \u201c A.Macdonald, s\u2019est moqué des ca- * tholiques, et a foulé sous ses piods \u2018et ses promesses OL ses engage- \u201c ments d\u2019honneur.Il a osé chan- « ger la 43e résolution qui décrétait \u201cque los Lôrislatures des doux * Canadas,n'auraiont pas lo droit d'en- \u201c lever aux minorités, les droits ou \u201c privilèges qu'elles possédornient \u201c au moment de I'Union.Sa Grâce * monsoigneur Connolly, Archeve- * que d\u2019Halifax, s'étant rendue on \u201c Angloterre, à oxigé avec raison, \u201c quo les avantages, conférés aux \u201c minorités du Haut ot du Bas Ca- \u201c nada, par la 430 résolution, fussent \u201c étendus aux minorités des autrog \u201c provinces.Sachant que la Nou- _\u2018 velle-Ecosse et le Nouveau Bruns- \u201c wick n\u2019avaient pas de lois qui re- \u201c connussent des écoles séparées, \u201c et que dans ces provinces il n\u2019y \u201c avait que des usages ou des cou- \u201c tumes, Sir John on accordant la \u201cdemande de l'Archevêque, eut \u201cle soin d'ajouter les mots, \u201cga- \u201c rantis ou imposés par la loi,\u201d après \u201c los mots * droits ét privilèges qui * se trouvaient souls dans la ré-olu- \u201c tion 43e, rondant ainsi illusoire In \u2018\u2018 faveur qu'il avait feint d\u2019accorder \u201cà co Prince de l'Eglise.\u201d EL c'est \u201c après avoir agi ainsi, quo le Pre- \u201c mier ministre (Sir John) vient de \u201c recommander au gouverneur do no \u201c pas désavoucr l'acte des écoles du Nouveau-Brunswick, parce qua,dit- \u201cil, il n\u2019y avait pas dans cetto pro- \u2018\u2018 vince lors de l\u2019Union, de loi sur les ** écoles séparées\u201d Quelque temps uprès, le Gouvernement désavounit uno loi passée pur Ja législature d Ontario, le streams act ; loi tout a fait constitutionnelle, et qui n\u2019était en rien dommagenble aux intérêts généraux du Dominion, mais qui avait le tort do préjudicier aux in- téréts privés do cortains amis poli- ques do Sir John dans le Haut Canada.11 est vrai qu'étant Orangiste, Sir John a une mission à remplir contre les catholiques.Mais s'il nous sst permis de marcher avec lui quand il oublie qu\u2019il est orangiste, du moins devons nous le rejeter, quand il veut nous sacrifier aux exigences des loges.Lors des débuts sur la confedéra- tion en 1805, les membres catholiques de la Legislature de la province du Canada, manifestérent ~ou- vent leurs craintes et leurs appré- liensions sur Je sort qu\u2019auraient sous lu nouvelle constitution, certaines questions du ls plus haute inipor- tance à leurs jeux, entre autres cello du maringe.\u201d Sir John et ses collègues firent les plus solennelies promesses.ongagennt leur honneur.Lis durent mémo coucher par écrit l'engagement qu'ils prenaient de lisser aux Legislatures Locales toute juridiction sur ce sujet impor; tant.En offet nous voyons à la pago 395, des débats sur la Confédération, (version française) que le Gouvernement de Sir John, parlant, par la bouche de l\u2019IIon.Secrétaire provincial, Ullon.IL.E.Langevin, |dit : : + L'Hon.membre a demandé au \u201c gouvernemont ce gno voulait dire \u201cle mot \u201cmariage\u201d, placé dans la * constitution.,.Je vaisrépondre \u201cà l'hon membre aussi catésori- *\u201c quement que possible.\u201c Le mot mariage a été place dans \u201cla r'daction du projet de constitution, \u201c pour attribuer a la Lcyis'ature fedé \u201c rale, le droit de d.clurer qurls seront \u201c1s mariages qui devront étre consi \u201c+ dercs comme valides dans toute l'eten- *\u201c due de la Conféderation, sans toucher \u201cpour cela, le moins du monde, aux: \u201c dogmes ni aux rites des religions \u201c auxquelles appartiennent les parties \u201c* contractantes.\u201d \u201c Le fait est que le tout consiste \u2018\u2018 en ceci: lo parlement central pour- \u201cra décider que tout mariage con- \u201c tracté duns le IMaut Canada.\u201c d'après la loi du pays où il aura été \u2018\u201c contracté, scru considéré comme \u2018* valide dans le Bas-Canada, au eus \u201coù les conjoints viendraient y de- \u201c mourer.\" En 1882, un projet de loi intitulé \u201c Bill concernant le mariage avec Ia \u201csœur d\u2019une épouso défunte,\u201d fut soumis à la consideration du Parle ment Fédéral.Objection fut faite au droit constitutionnel de ce Parle ment de légiférer sur le mariage.On rappela a Sir John ot 4 ses collègues, dans lo cabinet, les engnge- ments solennels qu'ils avaient pris en 1885 snr cette question jon leur init sous les youx l'engagement par écrit meniionné plus haut, Le gouvernement répondit par la bouche do I'hon.ministre do lu justice : \u201cLe jour où nous avons fuit ces \u201c\u201c promesses, OÙ nous avons pris ces + engagements est passé ; nous avons \u201caujourd'hui à agir non d'après co \u2018\u201c quo nous voulions alors, mais bien \u201c d'aprés ce que nous avons fait de- \u201c puis.\u201d En d'autres termes.\u201c Vous autres catholiques, vous leniez à remottre en mains sires, (le gouvernement catholique do lu province de Québec), l'importante question du mariage ; ot nous ( Sir John, Sir A.Campbell el nos collègues) nous avons nrrangé l\u2019acto constitutionnel de manière à ce que nous, lo gouvornement protestant d'Ottawa, nous enssions le droit de la régler, \u2014Inutile pour vous de protester\u2014c'est la loi.Il faut nous y soumettre \" Uno uutre grando fauto se commet actuellement.Allez au Sénat, vous n\u2019y verrez vs de ministres parlant le français.ous y trouverez des ministres ne parlant quo l'anglais et répondant en anglais à des interpellations fhites en français.Il resto à celui qui a fuit l\u2019interpollation à aller d\u2019un siègo à l\u2019autre, s'enquérir de co que lui a répondu le ministre interpellé.Lotto violation do lu Constitution porte déjà sor: fruit.Nous avons aujourd'hui lo triste spectacle de de voir nos trois ministres français, l'invoquer pour en oxcusor uno faute plus grave ; l'adhésion à l'exécution de Riel, \u201c Si nous eussions résigné \u2018sur cetto quostion, disont-ils, Sir \u2018 John nous out remplacés par trois \u201c anglais.\u201d Ton d\u2019autres termes, c\u2019est dire : \u201c Sir John eut fait pour les \u201c communos, co qu\u2019il a fait pour lo \u201c Sénat; il Jos aurait privées du droit \u201c constitutionnel d\u2019avoir dos minis- \u2018 tres français.\u201d Il était donc préférable de sacrifior Riel ot do garder nos portefouilles.it los canadiens-frangais accepte- rajent cette excuse?Et les anglais généralemont si attachés à la charte de leurs libortés n'auraient rien eu à dire en voyant In\u2018constitution ainsi fouléo aux picds ! Aujourd\u2019hui c\u2019ost nous qui souffrons, demain sers peut- être leur tour ?En 1881, un membre \u2018français du Parloment, désirant établir là part de chaque nationalité dans Ja distribution dos omplois publics, demanda qu'un étut démontrant lo nombre des employés publics dans la Puissance, leur salairo, leur nationalité, leur religion ete, etc, fut mis devant le Parlement.Le Gouvernoment, par lu bouche du ministre do la justice, refusn grosièremont cotto domande.D'autres membres consorvatours ré- pliquéront durement, et plucèrent le gouvernement dans unc position si fausse quo ln motion passa.Un an s'écoulu, mais le rupport no vontul pas.Au boul de dix-huit mois, pas de nouvelles encure de l\u2019etat demandé ! Unfin, après deux ans d'attente ct d\u2019interpollations, le ministre de la justice présenta cotte liste en disant qu'elle démontiait que les canadiens- {ranguis avaient plus que leur proportion des emplois publics.Personne n'osa contredire cet avancé avant un minutioux examen, mais I\u2019état était préparé de fugon i nécessiter un bien long travail pour en arriver À une conclusion, \u2018Foutefuis, il fut constaté que le ministre por teur du rupport avait trompé la chambre, que les canadiens-français n\u2019avaient pas regu leur part du patronage public, qu\u2019au lieu d'un tiers des posilions officielles, auxquelles le chiffre de leur population leur dounuit droit, ils n'avaient que le sixième, c'est-à-dire la moitié onvi- ron\u2014ot do même pour lu montant des salaires dûs ils n'avaient nussi que le sixième\u2014Le chiffre de la po pulation du Dominion est de 4,42 1,- 810 âmes.La race française comple 1,29-,#29 âmes, Nous cunadiens français, nous avons donc droit à au; moins 22 sénateurs français sur UT dont se compuse le sénul et nous n\u2019en avons que Iil\u2019renons maintenant la l\u2019rovinée de Québee seule.Elle a une population «le toutes origines de 1,359,027 âmes, la population frençuise compte pour 1,073.020 âmes, ce qui lui doune droit à 19 sénateurs de sa nationalité, elle n\u2019on a que 17.Les orateurs des deux chambres, les communes et le sénat, ne parlent tous deux que la langue anglaise.Je n\u2019en finirais pas s\u2019il me fallait citer tous les mauvais traitements qu\u2019on nous à infligés.Nous perdons chaque jour du terrain.J'en ai dit assez pour ouvrir les yeux à ceux qui n\u2019agissent pas par esprit de parti ou par d\u2019autres motifs encore moins avouabley, muis qui désirent sincèrement voir clair dans cette affaire si importante do la conservation de nos droits ct do nos privilèges, Jusqu'à aujourd\u2019hui, l'esprit de parti a été un écuouil.Notre province, \u2018 La Provinco de Québec, glissait \u201c ainsi rapidement sur la pente de \u201c In ruine \u201d dit * L'Impartial\u201d Dieu \u201claissa éclater lo lugubro événe- \u201c ment du 16 Novembre dernier, afin \u201c de l\u2019arrèter, de lui ouvrir les yeux, \u201c et do l\u2019avertir de réunir tontes ses \u201c forces pour combattre l'ennemi * commun.# C'est peut-êtro la dernière chance \u201c de salut qu\u2019il lui donne.\u201d Ce n\u2019est donc pas le meurtro légal de Régine qui seul a produit l'agitation actuelle.Depuis longtemps il y avait malaise dans le parti ministériel.Les membres supportnient difficilement les chefs.II fullait constamment en appcler à la discipline de parti, et ello ne suffisait pas.Enfin la mauvaise administration du Nord Quest par nos Gouvernements combla la mesuro.Elle déborda.Ce fut la guerre \u2014la guerre avec ses horreurs ct sos ruines\u2014la guerro avec ses millions de dépenses et sey victimes, Le sang do coux qui se dévouent pour leur pays et pour lours compatriotes a un pouvoir magique : il ne coulo pas ordinairement sans produire do grands résultats.Cette fuis, il à tué l'esprit de parti et a reveillé lo patriolismo.Eh bien nous sommes fiers do cela! S'il en était autrement, il en résulto- ait uh encouragement pour les enno- mis do notre foi ct de notre race : ils trouveraient dans notre apathio une prouve certaino du succès qui devra un peu plus (ot, un peu plus tard couronner leurs cflurts pour nous dé- truiro.Mais dit Mr.Chapleau à la fin de lu fameuse lettre qu\u2019il vient d\u2019a- dressor à tous les canadiens-français : \u201c Ministvo do Sn Majesté, j'ai dû ¢ .ne pas perdre de vue lo sor- * ment solennel que jai prété de ¢ faire mon devoir, de défendro l\u2019au \u201c torité et de protéger nos adminis \u2018 trés, Responsable à ma conscience \u201c*età Dieu do chacune de mes déci- \u201csions, je n'ni pu trouver de justif- # cution ni d\u2019oxcuse valable au crime \u201cdu condamné.* Nous n'avons cédé, en prenant \u201c* cette décision ni aux appels, ni à \u201c l'intimidation d'aucune sectz ou faction, .\" \u201c Ma conscienco me dil quo jo n'ai \u201c fuilli dans cette circonstance, ni à \u201c Dieu, ni au Souverain ni A mes \u201c compatriotes.Lo courage qui n'a \u201c porté à fairo mon devoir sans fai- \u201c blosso, no mo fora pas défaut dans \u201c les tribulations dont on me menace.\u201c J'ai sorvi mon pays, commo dépu- \u201c té, dopuis dix-huit ans, avoc joie, \u201c avoc orguoil.Je no continuerai \u2018 à le fairo qu\u2019à uno condition ; colle \u201cde garder ma liborté, ot d'avoir \u201c soul le souci do mon honneur ot \u201c do ma dignité.\u201d Soit\u2014C'est sans doute lo même souvenir de son serment qui a décidé M.Chapleau a foulér aux,pieds la constitution qui donne droit à ses nationaux, d'avoir au Sénat un ministre parlant leur langue.Ca été pour répondre aux mômos \u2018oris de su conscience qu\u2019il est entré dans un Gouvernement qui a violé le constitution au sujet du mariage.Ca été, enfin, pour ne pas paraitro céder aux appels de ses compatriotes, qu\u2019il a permis, quo le patronage public fut distribué sans égard pour les droits do ses nationaux.Soit\u2014C'est évidont \u2014M.Chapleau n\u2019a pas failli a Dieu, ot Sa Mujosté la ftcino n\u2019a rion à lui reprocher.Restont ses compatriotes.Je ne doute pas que, pour me sorvir de ses propros expressions, los hommes qui pensent et gqui raisonnont, trouveront qu'il «a forfait à son devoir comme ses collègues, que pour être ontré plus tard, il n\u2019en u été quo plus vile dans l'œuvre de l\u2019abandon do nos droits.IIélas | pas un de nos ministres français n\u2019a pu se soustraire à ln domination et aux artifices du rusé chef orangiste quo Sir Georgo soul au- ait pu brider.Montréal, ce 12 jauvier 1886, J'ai l'honneur d\u2019être, Mr.le Directeur, Votre serviteur tout dévoué.\u201cUv VRAI CONSERVATEUR.\u201d rere BOW + A NOS MINISTRES, COMBIEN DE TEMPS ENCORE LES MALHEUREUX METIS VONT-ILS LANGUIR \\U PIENITENCIER ?LA MORT DE RIRL N\u2019A-T- ELLE PAS SATISFAIT TOUTES LES ITAINES ?LA VENGEANCEORANGIS- re N\u2019EST-ELLE PAS ASSOUVI?Nous demandons leur grâce au our de Ja civilisation et de Phamanité chrétienne, au nom de leurs terumiues et de leurs enfants, et nous ia demanderons ainsi chaque jour, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit accordée ou ue tout espoir soit perdu.ee ER >< me = +m LES CROQUIGNOLES.Nous lisons dans le Canadien : \u201c Les croquignoles de Stoneham sont ils plus succulents que les cro- â 2 1 > > quignoles du substitut du l\u2019rocureur Général ?\u201d Nous ne pourrions pas dire, n\u2019étant pas juge en ces matières.Nous savons que pour être substitut du Procureur-général il faut être avocat «xpérimenté, bon criminaliste, jouir d\u2019un caractère honorable et intact et commauder la confiauce publique.lin outre le représentant de la couronne ne peut se charger des défenses.Ses fonctions nécessitent beaucoup de travail et de perte de temps.Aussi ce poste de confiance est-il plutôt considéré au point de vue de l\u2019honuear qu\u2019il procure que des émo- iuments qui s\u2019y attachent.Il n\u2019en est pas de même des cro- quignoles de Stoncham.On peut avuir perdu la confiance publique et s\u2019en precurer en abondance, ll suffit pour cela de savoir, au b soin, virer sa capote à l\u2019envers.-\u2014-\u2014 SP \u2014\u2014 L\u2019Honorable juge Johnson, dans sa charge aux jurés a propos de I'affaire Laflimme vs le Mai, a prononcé les paroles suivantes : \u201c\u201c The \u2018intense partyiem of the present day is the curse and disg: «ce of our land.L'esprit de parti de nos jours a pris des propo.tisns telles qu\u2019il est devenu une malédiction et une disgrâce pour notre pays.\u201d \u2014\u2014 \u2014\"Le-# ss Le Monde Illustré de Montréal a publié, au sujet de l\u2019affaire Riel, des articles remarquables, où la beauté du style ne le cédait en rien à la grandeur des islées.Nous nous pro- posonsl\u2019en reproduire les principaux passages dans quelques jours.- \u2014e- Nous voyons dans le Cunadien de ce matin, en très grosses lettres : $30,000 en fumée.Voilà certes un titre à faire rêver Nana-Sahib.\u2014 mm Mécontenlement du '* Mail\u201d Le Mail semble ne pas être très satisfait du jugement rendu contre lui, en faveur de M.Laflamme.Parlunt du jury, il fait observer à ses lecteurs que, dans la Province de Québec, sur douze jurés, neuf étaient de la même opinion.Ce nombre peut rendre un verdict.It, dans le cas présent, trois\u2019y compris le président diftéraient d\u2019opinion d\u2019avec leurs collègues.D\u2019après le système d\u2019Ontario ou anglais, 1 cst impossible qu'un verdict analogue soit rendu sous de telles circonstances.\u201c Pour tout lecteur impartial de l\u2019article qui a provoqué le procès, dit le Mail, ce sera un grand sujet d\u2019étonnement de découvrir combien le contenu de cet article a été torturé pour en fuire une réclune en dommages.La cour était, chaque jour de l\u2019instruction du procès, remplie d\u2019amis personnels et politiques de M.Laflamme ; au nombre de ces amis se trouvaient les principaux acteurs et criminels reconnus de la fameuse fraude de la boîte à te + it avocats du plaignant, avec un goût dont nous contestons la délicatesse, s\u2019est vanté que M.Bunting était chaque jour présent à la cour sans avoir un seul ami À ses côtés, tandis ue M.Laflamme était entouré par es centaines de personnes remplies de sympathies à son égarr.Nous ne contestons pas l\u2019honnêteté du jugement de nos concitoyens français, quand la raison a eu le temps de s'affirmer elle-même, mais les préjugés qui dominent en ce moment dans la province de Québec, et qui sont en partie le résultat de la conduite du Mail, dans l\u2019accomplissement de son devoir envers le public, peuvent induire plusieurs personnes à expliquer, selon ces progrès, ce verdict sans précédent dans l\u2019histoire judiciaire de ce pays, en autant que le montant accordé est concerné.Le verdict du jury n\u2019est pas sujet à exécution, mais demande confirmation devant la Cour Supérieure siégearit en révision.Dans ce cas-ci, des procédés scront pris pour le contrôler.Il n\u2019est pas nécessaire de dire que nous ne nous soumettrons pas au verdict, énormément en disproportion avec les causes de l\u2019action, tant que la plus haute Cour de l\u2019Empire n\u2019aura pas eu occasion de se prononcer, si c\u2019est nécessaire, sur sa valeur.\u201d Le Mail a naturellement droit à ses 24 heures pour maudire ses juges.un dîner ministériel aujourd\u2019hui.En parlant de l'Irlande, le discours dit en substance que bien qu'a certains points do vue il y ait des indices d'ordre on Irlande, cependant on constato que la tendanco augmente à recourir aux moyens illégaux.Il est donc nécessairo d'avoir recours à des mesures énorgiques pour mottre la loi à exécution et assuror la vio et la propriéié, eb en un mot maintenir l\u2019intégrité de l\u2019union.Les moyens nécessaires pour arriver à ces fins seront soumis au parlo- mont.Le discours du trône promet un projot de gouvernement local pour Angleterre, un pour I'licosse et un pour l\u2019Irlande.De plus il annonce lo Projet do loi suivant: ill pour faciliter l'achat dos torres et rendro la vente à meilleur marché.Co discours fait aussi allusion aux résultats heureux obtenus par la commission égyptionne nommée pour établir un gouvernement stable en Egypte.Il dit que la question d\u2019annexer la Birmanie ne sora pas décidée avant qu'on ait regu lo rapport de lord Dufferin : mais qu\u2019il était nécessaire de déposer lo roi Thebaw.Lu roino félicite le parlement sur les relations de l\u2019Angloterro avec los puissances étrangères.Lille croit que Cela est naturel, mais si le verdiet peut lui apprendre à ne pas insulter les Canadicns-Frangais, il aura cu un effet salutaire.\u2014 QE Ce qui suit a paru duns notre deuxième éd tion d\u2019 hier.Dépêches Télégraphiques, Londres, 20.\u2014 Paul L.Amedé Joubert membre du Sénat français, et J.LL 1[.Ardlan membre de la chambre française, sont morts.l'armée française au Tonkin sera réduite de Le Teleyraph dit quo la Russie se prépare à centrer cu campagne dans les Balkans pour son propre intérêt.La nouvelle de ln déposition du Roi de Bavière n\u2019est pas fondée.Les ministres se proposent de poursuivre le journal qui « publié ce rapport.On lit daus le New-York Herald : Plusieurs journaux du matin de Londres, critiquent sévèrement les Nationaux nu sujet de la visite des Loyaliste à Lord Salisbury.Le Morning Post dit qu\u2019il fait nne violente attaque contre le clorgé cu- Lholique.Le T'elegraph se réjouit de ce que lo parlement ne s'occupe pas pour le moment des mesures proposées pour donner lo home rule à l'Irlande, et que la considération de la question sera diféréo jusqu\u2019à co que l'l£xécutif soit revêtu de nouveaux pouvoirs de répression, capables d'assurer la tranquilité publique.Le Chronicle prétend que c'est uno ubsurdité que de vouloir maintenant donnor le gouvernement de l'Irlande aux assassins de Daniel Curtis, el qui ont agsailli ses filles parce- qu\u2019elles avaient voulu défendre leur maison contre une bande d\u2019assassins publics.Liverpool, 20.\u2014Lo coton se maintient a5 116.Orléany, 5 3116.~ Now-York, 20.\u2014Le steamer La brador est arrivé du Havre.Cleveland, 20.\u2014George Foster, un voleur de notoriété, un vagabond célèbre, un voleur de banques, a été tué hier soir par un officier après une lutte désespérée.| Fostor s'etait échappé du péniteucier en octobre dernier, el il «à été tue pendant qu'il résisiait à une arrestation.Cork, 20.\u2014Wu.Shcan, trouvé coupable le 19 du mois dernier, du meurtre de sa mère, de sa sœur et de son frère à Castletown, qui cut lieu en 1817, n êté pendu ce matin.Le condumné était très agité à mesure quo l'heure de l'exécution approchait.Il devint tellement faible qu'il no pût se rendre à l\u2019echafaud sans assistance.HI réponduit d'une voix très faiblo aux prières du prètre, ot tremblait violemment quand il fut place sur le gibet Tl est mort presque instantanément.ey 0 El mee DEPECHES TELEGRAPHIQUES, LE PARLEMENT IMPÉRIAL, Londres, 20.\u2014Tun reine est arrivéo à Londres aujourd'hui lu château de Windsor.Ello s0 rendit de la station au palais Buckingham on voiture découverte ot n été l\u2019objet d'une grande ovation sur tout son chemin, Sa Majesté, qui jouit d\u2019une oxcollente santé, ouvrira en personne lo parlement demain.Londres, 20.\u2014 La procession royale qui aura lien demain à l\u2019occasion do l\u2019ouvorture du parloment comprendra sopt carosses d'Etat, Celui de lu reine Victoria sera trainé par huit chevaux coulour crême.Sa Majosté sorn escortée par la cavalerie do sa cour.Le parti royal quittora le palais Buckingham à 1 30 houro p m.Des gardes d'honneur foront sentinelle sur tout le parcours do la route.Un salut royal de 21 coups do canon sora tiré à\u2019 l'arrivée do fa reino A Westminstor.A la Chambre des Lords, la roino occupora son trône et à sa droite seront le princo et la princesse do Gallos.Lord Salisbury, le lord chancelier, scrutins de Jucque-Cartier.Un des lira le discours du trône.Le discours de la roine a été lu à Balkhuns et cola au moyen du con- troiv exerce pur toutes les nations qui y ont des intérêts.| Lediscours exprime la satisfaction de l'Angleterre que les négociations javec ln Russio aient amené la paix.IL félicite Sir Henry Drummond Wolil sur lo résultat do sa mission.L'Angleterre, ajoute la rçino, n\u2019a quit =o féliciter de ses progrès ra \u2018pides on Birmaniei La reine ajouto qu\u2019ollo regrette do \\voir l\u2019état actuel des aflaires en Irilande ; mais quo s\u2019il est nécessaire, pour rétablir l\u2019ordre et mettro à exé- AEN a teuti is ve îr avoir 22,00 à 10,000 hommes.j eution les lois de l\u2019empire, d'avoir recours à des mesures de vigueur, le gouvernement demandera du parlement l\u2019autorité nécessnire à celte fin.Le discours termine en exprimant l\u2019espoir que le nouveau parlement suivra les traces de l'ancien.Lo discours rogrette aussi la dépression dn commerce et ospére que la commission royale fournira certains moyens pour améliorer l\u2019état des aftuires.On apprond de bonne source quo si le gouvernement cest battu sur la quostion irlandaise il ne se démettra pas, maïs on appellera au peuple par des élections générales.Le banquet de lord Salisbury a été brillant.\u201cAu nombre des convives so trouvaient 11 ducs, 7 marquis, 40 comtes, 4 vicomles et 12 barons.Mount Pleasant, Pen, 20.\u2014Ln situation ost devenue aiarmantedans la région des mines do coke.Co matin 300 grévistes armés do barres, revolvers, etc, 66 mirent en marcho.lis ont chassé les hommes de leur ouvrage aux mines Alice ct ont chargé los gardiens des dépôts de charbon à cet endroit.lls se sont au
de

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