La Gazette de Joliette, 22 février 1894, jeudi 22 février 1894
[" ABONNEMENT 7 DO QUINTINS, Wp PAR ANNÉES | \u2014 eee | STRISTRMENT PAYABLE L'AVANCE, | gine Année.\u2014No.40) FEUILLETON No 30° LE MÉDECIN DES PAUVRES PREMIÈRE PARTIE UN CAPITAINE D'AVANTURES XI Deux couplets d'une chanson \u2014 Saint-Claude | Suite | \u2014 Non.Ils seraient pour moi plus compromettants qu\u2019atilce \u2014Emporte aû moins Cu poi- ord.\u2014Volontiers.Je vais le cacher dana ls large mauche de mon froc.]d, de cette ligon.Maintenant adieu à mon tour, ou plutôt au revoir et à tout à l'heure.Le capitaine Lacuzon sortit de la chambre, et nos quatre personnages, Marquis, Varroz, Raoul et le père Malo, prirent piace sur des escabeiles devaut le foyer.ous les quatre étaient silencieux.Le colonel Verroz et le curé Marquis pensaient à Lacuzon.Raonl de Champ d'Ilivers pensait à Eglantine.Le bon frère Malo, qui ne pensait à rien, s'était eudormi.$ Nous avous dit plas haut que le trésor de l'abbaye de Saint- Claude renfermait des richesses immenses, frait des fraudes ieuses que les pèlerine de tous Le range vensient déposer sur la châsse qui conterait tes relic Ques du saint évêque, afiu d'obtenir quelque grâce parson intercession rAputée toute puissante.Le bruit public, la rumeur po- Pulaire, groseisaant encore ces richesses, et du trésor de l'abhy- faisaient quelque chose de svin- blabled ces [ibuleux amas de Pièces d'ur et d'argent et dv pier- Tes précieuses que renfermaient ces souterrains magiques dont lu Lampe merveilleuse des contes arabes divrait l'entré aû jeune Aladin.La désir, factle A comprendre, de puiser à volonté dans des colires si bien remplis, n'avait pas peu contribué à décider le comte de Guéribant à tenter un coup de msin sur la ville de Saint-Claude.Nous savons déjà que, malgré les «fforts d'une 1 sistance discs: pérés, ce coup de main avait complètement réusei.Tandis que les Suédois et Gris assouviessient & qui mieux mieux leur soif ineatiable de brigande- et organieaient de toutes parte le pillage et au besoin l'assasai- nat, an fait d'une très grande importance pour notre récit avait passé complèlement inaperçu au millien des rumeurs d'agonie de la cité conquise.Une baude d'une douxaino de Gris, ubandonnent Jes chances de fortune que leur offrait lu sac de Saint-Cisode (ce qui était, on en conviendre, tout à fait en dehors des hebitudes de ces honne- tes toudarde), avaient gagné le bas de la ville et, traversant le Bienne à ce même gué que nous conaitsons déjà-et en fuce du quel nous avons vu Gerbau Jeter une échelle de corde à Lacogon et à Reoul, s'étaient élaucés d'an pas rapide sur les vorsants de la montagne opposée, où ils n'a: vajent point lardé à se perdre dens les bols.Le gigantesque et hideux Lee pinaseuu se trouvait à la tête de cette bande; mais, su lien d'en être le chef et le maitre sbeolue, comme toujours, 11 semblait mar: do très haute taille, Il avait la visage oaché par un masque d'acier, recouvert de velours noir.Ce masque lai emboîunit la tête tont entière, comme les du moy-n âge, et cavhait non seulement #1 figure, mis encore ses rheveux et son cou.Cet homrme mystérieux et célèbre act-ar des guerres de la conquête franc-comtoise, étest le lait d'une voix tretublante à la veillée des chatmières.Personne, disait-ton n\u2019avait jamais vu le visage de cet homme, personne ue savait son nom, personne no Connairssit sa demeure.Pareil aux checals africains, pareil aux grands vautours chauves quine manquent jamais de sv trouver partout où sv rencontrent la mort el le sang répanda, le Masque noir n'apparaissait parmi les montagnards épouvantés que dans des 6 :ènes de carnage et d'incendie, et entouré d'infA- mes gardes da corps, choisis parmi les Gris les plus sanguinaires et dirigés par Lespinasson: Le peuple ri garduit la Masque noir comme un être eurnaturel, b'e, contraint de cacher son viea- ge parce que ce visage n'avait rien d\u2019humain.Peut-être cette terreur superti- tieuse qu'il inspirait aurait-etls exces de prud \u2018nce, il ne mar- de fi lèle.Plus d'une fois, der gens d'une hardies \u20ac et d\u2019aue h-«brivté à tonte épreuve, parmi lerquels il faut juré de savoir enfiu quel était cet homrae et de découvrir le visage quis: cachait sous son Masque noïr\u2026 Le courage, la persévérance, la connatssance du pays, tout asait fchoué \u2018 Suiv! de près ving! fore pourchassé pour ainsi dire pendant des journées sutiéres, ainsi qu une bête fiuve que la meute te perd pas de vue, la Masque noir avait toujours disparu subi- frac hl, Could Bho vapeur on comme fn fantôme, asus laisser derriere lui Gne traon, Un Indice j C'était à croire, «en vérité, à quelque surnsturelle intervention, Le jour de la brise d+ Sunt.Claude il était entré daus \u2018a vil- +# en triomphateur ; puis itomé- diatement après, nous l'en avons vu ressortir aveo Lespinnsson et sa bardo et s'enforcer daus la montagne- \u2014Ah ça, demanda-il, chemin faieant, au capitaine balafré des suldats bandits, êtes-vous bien certain, au moins que nous n'al- otis pas faire buiseou creux ?.\u2026 \u2014UCertain, Munsvigueur, oh parlaitement certain I.\u2014Ains), vous ne meltez en doute l'exactitude des renseignements Qu'on vous a do'inés ?.! \u2014Cotument mettrais-je en doute œtte exactitude, puinque c'est moi-même qui ai vu ?.\u2014Vous avez vu cet homme ?\u2014Comme je vons vois, monseigneur \u2026 Voici de quel'e façon la chose v'ust passée.l\u2019ied-de-ler le licutenant do Lacuzon, et ce damné Gerban, son trompette wt son bras droit, avec une deme douxaine ds Cuanais.donnaient la chasse 4 mot ot A deus de mes homes, Traînesaquille et Franeatripa ; il y a de ce 8 hutt jours.Nous nous ctions sépares dens la forêt pour mieux dépister ces br miers meudite; je tm'ètais, pour ma part, réfugié dans un taillie très épais.aû pi-d d'an grand roche prerque à pro\u2026ls nait toinbait, je n'avais plus rien à craludre.Jo sortie du we ca chette,et j'allais m'eloiguer quand j'entendis an bruit léger au-dessus de moi.Je levai la tête et j- vis, en haut du rocher, un filet de famés blanche qui montat dans les sapine.Je tourna le rochir.Inaccessible de trois côtés, tl était abordable du quatn.ème.Jo gravie le pente vscar- cher sous les ordres d'au person vi l'accompagnait.\"6 petsonoge était un homme] pée et ju trouvai, sur le sommet du pic, une chanmière placée là! comme un démou à furine vivi-! \u2018 hôroa d'une foule de légeudes Vous convient qui le soir en hiver, se racon- écus d'or contre ma têts, je suis + | | suffi pour le protég-r ; mais, par, ost citer Lacuzon :oi-même, d'étaient $ Gazette de Politique, Commerciale,i Agricole et d\u2019Annoncescomme u n nid d'aig'e.Je regardai dans lintérienr a travers les fi-sures des planches mal assem- biéus qui formrient la ports : ja vis un homme assis devant le fon casques de bataille des chevalier et, à la lueur de oe fou, je reconnu Pierre Prost qu'on appelait jadis dans le paye le Médécin des pauvres.\u2014Vous avez dû vous tromper, Lespinassou\u2026 \u2014Mu foi, mouseigreur, el de patier vingt tout prêt à tenir le pan.\u2014Ce Pierre Prost a cependant disparu depuis près de vingt-an a \u2014Qu'isporte, imorseigneur ?Ou s'en ve, mais, quand où n'est pus mort, on revient.est reve- \u2014Savez-vous depuis quand ?\u2014Jo m'en sais informé, Pierre Prost a reparu il y a juste trois mois.~\u2014Neul ?\u2014Oal, monscigneurr \u2014Mais sa fille\u2026cette Eglantine._ \u2014J'ai bien pensé que cela vous intéressait, mouseigneur, et j'ai questionne.\u2014FEt vous à çez appris ?\u2014lQvBEglantine était morte dans le bas pays, aux environs de iG eee Si les choses sont réallement ainsi, tout et pour le mieux.Arrivons-nous ?\u2014Voi:à le rocher\u2026la cabane à haut.\u2014 Recommandez le silence à chat jamais qa'entouré de sa hor- vus humumne et prenez toutes vos precautions\u2026:i ne faut pas qu'il puisse nous echapper\u2026 \u2014Soyvz saus crainte ! Nous le prendrons comme un lièvre au lle\u2026Qu'alions-nous en faire, Inonseigueur ?\u2014 L'emmener prisonnier a Saint-Claude Ii sera condamne comme espion et brûlé vf dans trois jours sur la place Louis X| \u2014~Ah! fit Lespiuaseon dun ton de surprise.~\u2014LEst-co que cela vous étonne ?demanda le Masque noir.\u2014Franchemeut, ous, mousei- gueur.\u2014l\u2019ourquoi ?\u2014Parce, que, lorsqu'on veut se debarrasser dan homme gê- uaul, le plus simple et le meilleur moyou est de lui metlre la baile d'an mousquet dans Ja ou la pointe d'un couteau dans le ventre.Les morts ne parlent pas !.\u2014Vous avez raison, et en effet cela vaudrait tmieux ainsi, maie nous avous besoin que Pierre l\u2019rost meure publiquement, avec éclat,-ur un bûcher.Nous pen- sous quo le supplice public de l'oncle du capitaine Lacuzou produira vu lmmeuse effat sûr la populations dus montagnes et les dewmorulisers plus vite et mieox qu\u2019une demi-douxaine de défaites.Ah! «1 vous pouviez uous livrer Lacozoa (ui-même, ou Varros, ou Marquis !,.Soavevez-vous qu\u2019il y a mile écus d'or atiachés à chacune de ces têtes # \u2014La somme est ronde, monseigneur, On fera de sou mieux pour la gagner.Mais chui !\u2026 voici la chaumière.En aiteu- dant que nous syons le neveu, conteutons-nous de l'oncic ! Lespiuassou fit cerner le mai- ton pat ses routiers, et jeta lui- mére la porte en dedaus, d'un seul coup du la crosse de aon mousquet.\u2014
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