La Gazette de Joliette, 19 février 1891, jeudi 19 février 1891
[" PRIX DR L'ABONNEMENT.GN AN: Payable d'avance ,.$0.70 # | Paysale durant l'année .$1.00 AVIS Les frais de posts sont compris dans les deux cas.FEUILLETON DE LA GAZETTE Ne.[4 LB BOURGMESTRR FLUSSENSTAT AH?\u2014 | Suite) \u2014 Jone lo sis que trop, Madame ; cependant la nécessité.\u2014 Oh ' ls nécessité, pour moi, c'est de partit ; et ma peine, d'est de ne vous savoir eu que ur compegnon de mslheur, au feu de vous avoir maintenant comme compagnon de voyage ; enfin, puisque le fatalité nous lance tous les deux, je pars.\u2014 Quoi ! Madame, dans l'état où vous êtes ?\u2014Me vraie maladie, c'est cs maudit relard.\u2014 N'attendez poiut que je le maudisss avec vous quand vous même vous devriez le benir de ce qu'il vous donne au moine quelques instants de répit : car après la révolution terrible que vous avez dû éprouver, vouloir poursuivre obstinément votre Toute avec Un mal de têtes, an rhume, une fièvre, il fant être votre propre ennemie.\u2014 Rocore ane fois, monsieur le comte, tout cela est flatteur, mais, morte ou vive, 11 faut que je parte ; à quoi bon rester ici ! ® De m'en porterai pes mi«ux.Ke pent-on pas se plsiadre, tousser, trembler dans ea toiture aussi bien qu'ailleurs ?La piace où l'on souffre n'est jamais bonne au contraire, en m'arrêtant ici, j'aurais an mal de plus, et, pour moi, le pire de tous, l'inpatien- ce.\u2014 Madame, je l'éprouve pour vovs.\u2014 Pour vous aussi, raus don.te ?- Pas tout à fait m virement.\u2014Mais enfin nons sommes ici contrariés, arrêtés, et comme en captivité tous les deax ; ainsi Notre position est la même.\u2014 Âh! Madame.avec cette différence que vous êtes avec moi, au lien que moi je suis avec vous.La journée se passa un peu Plus tranquillement grâce à le conversation du Comte, à ses attentions, d ses prévenances et aux naivetés de Martine, si bien que la dame s'étounait elle-méê- = d'avoir eu prendre autaut sar elle.Vous en aves font l'honueur, dissit-elle au comte, ot cest à vous, que je dois d'avoir pu aup- portersi patiemment mon im- Patience.Cependant l'enrouc- ment, l'oppression, le malsise dont alle se croyait débarrassée n'ont pas laissé de revenir vers le soir ; le comte s'en est sperçu plus tôt même que la malude, et avec un intérét qui le flatteit pis que la maladie ne pouvait inquiéter : \u2014Permettez-vous, lai dit-il.Que j'entreprenne voire guérison après oslle de votre voiture ?Effectivement, dit-elle, j'a: bien trouvé en vous un charron, pour- noi ny trouverais-je pas un mé- n \u2014Cols étant, permettez-moi de vous offrir d\u2019une oepèce de thé dont j'ai toujours un paquet avec moi.Il est dans une cassette Jue Mile Martine trouvers faci ent dane ma chambre ; jo n'en al va que de bons effete' Martine Ports la casette ; le comte en tire les simples en question ; Puis après avoir montré à Martine la menière de les infuesr ut dit à la comtesse/oomme elle doit les presdre, il se retire, \u2014Oh | ma fine le drole de mé- deoitf \"YI Martine ; ça vous ressemble plutdt à un jeune ma té qu'à an docteur ; ça ne vous \u20ac que vingt-cinq aus tout au plus çs ne vous porte ni cine ni perruque ; ça vous mercho comme un oiseau ; ça vous rit.ça vou smuse, ga tous jase de (oat, gn nn vous 1gaore de tien el gs vou drait faire ni plus vi moins que vi C'etait un docteur.\u2014~QCoursge ! Martine ; donner vous en bieu peudant qu'il s'y \u20ac personne .=Tenes, ms bonne marraine, n'slles pus prendre ce qu'il vous s dopnt, car je parie que ce n\u2019est pas de la drog :e, et que çu ue vous à \u2019eulement pas un gout de médecine.Quel mesheur ?ditla comies- 80 vn risnt ; msis au fait, mon enfant, qu'est-ce que \u2018u diras mn sou thé we fait da bien ?et je sens d'avantage quil m'en fers.Ah ! pardi, si je m'en sous ivn- drai ! Mais V'nes.C'est ni plus ul mains que si} vous atait entendu ; car le v'là lui-même.\u2014 Teu 8, voy z-vous ga ! dit ia petit en toute simplicité ; rien que l'otvur, rien que la pensé.Ce que c'est qu'un ha- hile homme ! Ces messieurs-ld, c'est, sans comperaison, comme les sorciers.OCeywndant le thé se fait, il eat bu : on le trouve excellent, et à peine la seconds tasses est-vlle priee, que la comtesse est endormie, et ses mabx, et tous ses che- grins, et toutes ss patiences avecelle.Enfin.au bout de dix heures du sommeil le plus tranquille, Marine est appelée pour le lever de ea maîtresse Un lai demande comme a l'ordinaire.des nouveiles du travail.\u2014 Oh ! marraine, il avance, il avance, que c'est un piawijr! \u2014 C'est pent-être tant pis ; je crains lout ce qui va ai vite, \u2014 Les ourricrs soot la, dit la petite ; entendez-vous comme ils tepents 7 \u2014 J'ai peur aussi qu\u2019ils ne tapent trop fort, puisque taper y », el qu\u2019ils ne brisent Le reste.\u2014 Mais dame, suse), marraine c'est que ce n'est qu'en tapant qu'on avance ; et puis, M.le comte est avec ens, qui lee réveille, dà, comme 11 voue 8 endormie celte nuit; car il ne leur y plaivi pau ies schagps O: d'rait qu'il est quasime-t aus pressé que vous l'etrr2 hier ; cor qui vous aurait écoutés, vous svrieZ plulôt partie à pied, quo: ! que de rester.\u2014 Cest que !a fièvre donne de ces impatiences-là ; mais je me sens plue calme aujourd'ha: le \u2018hé de ce bou comte m'a fan tous les biens da moud+ 8: j- ne l'avais pas rencontré, gra: d Divu ! qu'est-ce que le seruis de venue.\u2014 Ma fine, c'vsl comme s'il avait mie du bo: heur à la glace de notre muibeur.| Mois marraine, est-ce quils sont donc tous come ça, les comtes à \u2014 Allons, point de niaiseties, petite bête ; descendez.dues lui que je craiue qu'il ne ee fatigue ou qu'il ne s'incommode en restant toujours au grand air.et que je suis très pressés de le remercier de ma guérison.Vous russou- vtr udrex-vous bien de cola.\u2014Ah! purai, je m'en souviendrai! Mag, tne c'est m plus ni mous que oil vous avait entendue ,carle v'là lui-même.\u2014 Ah! Mousieur, dit la comtesse, il faut avec voas passer ss vis en temerciements.\u2014Soufires pluiôi que oe soit moi, Madame qui vous remer- cle, \u2014\u2014Et de quoi ?\u2014De vous bien porter.C'est sosurément Un grend honneur que vous vouies bin faire à votre médecin, et auquel il eat plus sensible qu'il ne pourreit vous le dire.\u2014 Je vena qu'avec voire thé je puis défier tous les mauz.\u2014Eh bien ! Madame, la boîte est là ; permettes qu'on la place dens votre voiture.=-Non, e'il vous plait.Bt ai vous allies ea avoir la roate, et que je vous en eusse privé ?cette idée-là seule lui ferait perdre anprès de mol toute sa vertu.-\u2014Non, dit le comte, il vous a fait du bien ; je le tiens qu:tte du reste : permeites moi seulement de renvoyer chez moi an très aimab'e compsgnon de roys- ge.mais dont je doute que vous puissiez tirer an grand parti.\u2014Comment cela ?\u2014Puroe que je crains qu\u2019il ne parle pas votre langue.~De qui parlez-vous ?dit le comtesse.\u2014 D- Virgile, dit le comte en woitrant un petit Blzévir qui se trouvait dans la cassette ; j'en ai été charmé jusqu'à présent ; ta\u2019s j'ai peur, après c\u201cci, ajouta- t-1l av-c an regard qui expliquai' parfaitement sa p-neée, qu'il ne me trouve besucoup moins d'attention.\u2014 Marraine, dit Martine en les interrompant, voilà les onvriem Qui disent qu'ils oot fini, et qui vievneut vous demauder pour boire.\u2014 Mais l'ouvrage est-il vraiment fini ?répond la comtesse ; est-il bien fait ?pais je partir en sûreté ?qu'en pensez-vous, monsieur le comte ?et pais le ressort en question est-il rempia- cé?\u2014 Non, j'ai déjà eu l'honneur de vous dire qu'il ne pourrait l'être que demain où après.Cependant, pour obéir à votre impatience, on y à suppléé da mieux qu'on a pu, avec une forte pièce do bois que nous avons adaptée la soupents, et qui soutiendra la voiture de reste, mais qui la rendra un peu plus rude, \u2014 Pinus rude ! Monsieur, eh : voilà précisément tout ce que je crains ; ainsi, attendons le ressort.\u2014 Je n'osais vous le propuser, ditle comte, de peur de vous paraîlre an conseiller intéressé, \u2014 D'ailleurs, ojouta-t-elle, j'a- vas la fièvre hier; et, malgré toute la science de mon Esculape, elle pourrait revenir demain.\u2014 Madame, il le craint lui- même ; et s'il avait quelque autorité sur vous, il ne vous permettrait certalusment pas de rien brusqner.\u2014 D'un autre côté, ce qui me presse vncore de partir, c\u2019est que je vous arrète.\u2014 Rasturez-vous.Madame : il y stelle personne qui pourrait m'arréter toute la vie.\u2014 Auss: b'en, j'ai un jnge- ment un peu hasardé à vous faite *xprer.\u2014 Hasardé ?reprend-il, et à propos de quoi ?\u2014 À propos de ce compagnon de vnyage, dit-elle en montrant i» Virgue, dont vous croyez q je ne pourrais tirer sucan parti.\u2014 Ah?Madame, pardonnez 8 sa premier coup d'œil, ;- vous svais prise pour une fem we, -\u2014 Qa'entendes-vons s'il re 37 28 i Nuavelle-Reassa 1\u201c 1 Nou: sau-Bro «wink \u201c 5 | le Pri ce lauiet 0 6 Voir mbis-Augleise e 9 Menitiohs 4 1 + N,rd-Jueet 4 0 132 83 Majorité conservatrice 49 \u2014 Dans la provinre de Quâbec que irement en quatre fine électorales, la farce rasp-ctive des deux partis an dissolution, êtait Conservateurs Libéraux 7 13 5 0 5 \u2014 37 18 ce.9 approzimatif des est basé sur les dans chaque pro vince par les offici«rs de douane.D'iprès ce calcul, contrôlé\u2014cont- me nous venons de le dire\u2014par les ane du Canada, ciens eux-mêmes, \u201cil y à tion notable sur les années prècé- dentes at 116 sont eux-mêmes d'oyi- nion que le chiffre des rentrées pour 1890 sera besucoup plus considers.blu & cause dvs denx mauvaises récoltes qui se sont succedées dans le Dakota, LES ELECTIONS Les deux pirtis n'ont pas 8th leuts à l\u2019organisation.Les cCauidatures surgissent comme si la lerre était frappée avec vue haguetie de fee.L'air est rempli de ruuieurs, de noms.de programmes.Nous f-rous connaître aussi com plètement que possible le Va ut vient dos ch-fs, las nouvelles candidatu- tes, les évènements gros ob polite qui accompsgnent uaturellement semblabin lutte, Ou ne devra pas nous rendre res- posable das rediles et des contra: dictions.Q and tout «st cahos il est difficile de produire la lumidre defnilive.Nos lecteurs feront comme nous: après avoir lu il n\u2019uurout qu'à ss meitre sur le terrain des probabilités et à y rester jusju'uu 5 mars.Nous ue suivrons pas uos co.1frè res dans la vénèrabie et ridicule habitude de faire des comptes-rendus d'assembies tout roses pour les amis et lout noirs pour les adversaires.C'est vieux jeu ai personne n'y eroit Nous nous contenterons de faire connaître les [sits sobremect et sans parti pris.we Facendie des bureaux du\u201c Cansdicn ot de \u201cl\u2019Evonemont\u201d de Quebac Quéaec, 16\u2014 les bureaux duCana- dien et de l'Evènemens ont été cow.piè:ement détrusts par la feu same di soir.Les employés de l'Evénement travaillaient tard pour prspa- rer des articles sur les éleections.lorsque quelju'un ayant ouvert une trappe pour monter las formes, un morreau de papier tomha sur ua bec da gaz allumé qui se tronvait au-dessous, prit seu et alila retomber sur des débris de papier qu' s\u2019enfismmèrent immédistemend Bu très peu de temps, toute la thi tisse fut en feu du haut en bas.Un presser nommé Gagnon, qui voulait descendre par les escaliers, eub la retraite coupée par les flame mes et fat oblige de sauter par une fenêtre da tioinèrma Stage dans la rue Garneau.Dans sa chute, il s'est démis no bras.D-ux autres hommes sautèrsnt d'uue fenêtre du deuxième étage.Les aulres s'échap- parent par les escaliers.1.0 mécani cien, nomme G.Plamondon, qui est auast le gardien de la bâtisse.ot demenrait À l'étage vupèrieur avec sa famille compose de sa f-mme, ses deux enfautsel sa md re, eut la retraite coupes par les flammes, Les pompiers qui elsie't accouras Avec d-s éche Ivs du cô- de la rue de ls fabrique, nù se tran.vait une énorme quantité de neige.vurent beacoup de offic 166 à Irs dresser, [in y parvinrent cependant après de Vigan efForis, et arr- véreut prompiements »
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