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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
mardi 6 octobre 1874
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le Franc-parleur. --, 1874-10-06, Collections de BAnQ.

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[" Vot.1H: ABCNNEMENTO, UN AN.Canadasessracessscsssscsrocasensss $3.00 Etats-Unis (en or) .s\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.3.50 (payable d'avance.) six Mois, Canada.s.\u2026.\u2026ossonsensessesss $1.50 {payable d'avance) Vendu dans les dépôts 3 cts.Les frais de poste ne sont pas compris dans les trois cas.N.B.\u2014 L'abonnement et les frais de poste pour l'Europe et les Etats-Unis sont uvariablement payables d'avance.L'Edition paraît Je mardi et le vendiedi EF Voir notre annonce A 1a qualritme page.BurEAUX : 22, RAT A AGO -AUX ABONNÉS ! Les abonnés en retard dans le paiement de leurs contributions sont priés de vouloir bien régler leur compte le plus tôt possible, afin de donner à l\u2019Editeur du Franc-Parleur tage de pouvoir leur offrir, si possible, plus de matières intéres- sontes à lire que par le passé.l'avan- Nos abonnés qui appartiennent tous à la classe la plus intelligente de notre société comprendront sans peine le but et l\u2019objet de notre demande.Journal parfaitement indépendant, en dehors des faveurs ministérielles et gouvernementales, le Franc-Parleur ne compte ct n\u2019a toujours compté, pour exister, que sur le bon vouloir et l\u2019honêteté de ses abonnés.Il est donc inutile de vouloir ici inciter nos amis à remplir.i un devoir.| Les sacrifices que nous avons faits sont assez connus pour que nous ne jugions pas à propos de le rappeler en ce moment.Nous comptons donc sur leur dévouement à une œuvre pour laquelle nous -travaillons sans relâche, surtout depuis les deux dernières années.ADMINISTRATION.ROSE DE BRETAGNE DEUXIÈME PARTIE.( Suite.) Co n\u2019cst pas une chose indifférente de revoir son pays ; on a avec lui dos affinités mystérieuses.Si en le rovoyant, nous disons .Voici mon pays, co n'est rien ; mais si nous disons : Voici le pays, c'est qu'nlors nous avons langui loin do'lui, c'est quo nous avons besoin de nous plonger dans son air, comme un enfant malade n besoin d'être tenu daus les bras de sa nourrice.Le pnys ! Comment dire, comment exprimer la différence qu'il y a entre dive: le pays | ou bien dire : meon pays ! Lo pays, pour Jenn-René, co n'était pas ln France, ni même lu Bretagne, c'était l\u2019étroit espace où il avait ciroulé enfant ; il retrouvait sur cetto terre ln fraîcheur et lo calme do su vie.Au pays, il somble que nous retrouvions l'ange gardien de nos premiers ans, il nous conduit avec douceur dans ses endroits où, croyant rêver, nous écoutions ses consoils, ct là, notre cœur se détond, à l'écho dec ses paroles autrefois entondues, nous sommes attendris et attentifs.Un hommo pout dire : Dans mon pays j'ai un ennemi ; mais quel homme pourrait dire .Au pays j'ai un onnomi ?Au pays, il n\u2019y a quo des amis.8i vous dites ma patric, vous pensez à la Franco, où à l\u2019Anglorosre, ou À toute autre nation ; mais si vous dites lu patrie, malgré vous, vous loves les yeux, ot c'est lo oicl qui cst devant vous, Joun René disait : Lepays | Rose disait : La patrie ! Tandis quo Jcan-René s'achcminait, ébloui et palpitant, vers Quimporlé, accompagné du vioux Kollco, Rozo, nssiso dovant- la\u2019 potito chaumière du Bois-l\u2019Abbé, entre Anno ot Lecouëdio, leur disait: RUE SAINT-GABRIEL.\u2014Jean-René manque ici, il semble en regardant les prés et les chemins que la marque de ses pieds s\u2019y voit encorc ; pour moi, il me semble que je marcherais mille ans sur lu terre, que mes pieds ne marqueraient seulement pas dans ln poussicre.\u2014 Nous irons à Sninte-Barbe, dit Anne qui regardait lose avec inquiétude, ct Jean-René reviendra.\u2014Et vous screz notre bru, ajoutait Lecouëdic, \u2014Je ne sais, dit Rose, ce \u2018que j'ai, si c'est une maladie, il faudra parler à M.Conjcan, mais il me semble que j'ai dans le cœur comme un creux, et que si on vous y jetait, vous Anne, et vous aussi Lecouëdic, et avec vous Jean-René, ct avec lui tout ce qu'il y a sur lu terre, on ne le remplirait pas ; il me semble que l'amitié que J'ai pour vous passe cn moi comme les vagues de la mer passent sur les rochers, en les couvrant et les découvrant sans jamais s'y arrêter.Je suis bion misérable, puisque je ne puis pas vous aimer micux, vous qui avez tant fait pour moi.Je ne pourrais pas aimer mieux mon père si je lo connuissnis.J'ai été abandonnée, je ne mo sens pas de racine, il me semble par moment que je fonds comme une glace au soleil ct qu\u2019un jour vous ne me retrouverez plus.\u2014En aimez-vous un autre que Jean- René ?dit Anne par un effort sublime, di- tes-nous le, je le consolerni ct je vous donnerai tout de mêimne ma belle jupe de drap et ma coiffe brodéc.\u2014Un autre ?dit Rose cn fondant en arines, vous savez nussi bien que moi que je ne connais que lui sur la terre.\u2014Laissez-la, dit Lecouëdic à sa femme qui allait encore parler, laissez-la, ni vous, ni moi ne pouvons connaître son intérieur, et ici il ne faut ni reproches, ni conseils ; ct s'étant levé il reprit son ouvrage.Cependant Koïllcc ct Jcan-René appro chaient de Quimperlé.Chaque détour du chemin arrachait à Jean-René des rires, des exclamations ct des larmes.Kellce le croyait fou ; aux cinq chemins, Kallee voulut le faire manger, ce fut impossible, il paraissait ivre, et comme il était vêtu en soldat, il faisait peur aux femmes do la maison ol ils étaient cutrés.\u2014Marchous, dit Jean-René, afin d'arriver avant la nuit ; le mendiant reprit son bâton ct tous deux continudrent leur route.Jean-René courait, puis s\u2019asseyait à terre pour attendre le vicillard, disant qu\u2019il ne pouvait plus avancer, qu\u2019il allait mourir, puis riait ct reprenait sa course, A quelque distance de la ville, ils aper- gurent dans un ravin un homme couché sur le ventre, étendu et immobile; des haillous malpropres lo couvraient, un vieux sac troué était placé à côté de lui avec son bâton.À son nspect, Kellee s'arrêta ct le montra à Jean-René : il est peut-être dans la peine, dit-il.A ces mots, l'homme couché se rolèva, il gravit vivement le ravin ot se plaga devant Koellec :\u2014TI y a plus d\u2019un jour, dit-il, que je suis dans lu peine, me reconnaissez- vous ?\u2014Scigneur Jésus, Seigneur Jésus, dit le vicillard qui chercha en tremblant duns son snc ct en tira vivement du pain.C'est vous, c\u2019est vous, mon pauvre garçon, mon pauvre Joseph ! La malice du monde est grande ! Scigneur, d'où venez-vous ! \u2014Vous savez bion, dit-il, qu\u2019il y à du monde do trop sur In terre, \u2014Allons, allons, dit le vicillard, ne dites pns cos mots-là.Lo temps passe, le jugoment approcho pour tout le mondo.La malice du monde est grande, mais ln patience du pauvre crie vengeance, vous le savez bien.\u2014Jeau-René, dit-il au soldat, voici mon garçon, ! Colui-ci considérn un moment le fila de Kellee.II était pfilo, hâve ; ses cheveux blonds tombaient à plat de chaque côté de ses joucs ; il avait le nez droit, les youx bleus, In bouche mince, les lèvres pâles et les dents blanches ; l'aspect général de sa personne indiquait ln faiblesse et ln timidité, mais il y avait quelque chose d'nigh dans ses regurds ct quelque chose dc froid dans son sourire.En le regardant, Jean-René cut un frisson d'horreur qui sucommuniqua au vioux Kollec et même à son fils ; une coutrainte froide saisit los trois hommes.\u2014Allons, allons, dit le vicillard, ne peu- MONTREAL, 6 0cTOBRE 1874, COS NES ree Sey CONS A ADOLPHE OUIMET sez plus à tout culu, je vous dis que lu jus tice approche.\u2014Ils sout à Lorient, ct ils reviennent ici demain, dit le fils de Kollée avec un mouvement d'épaule épouvantable ; je vous dis qu'il y a trop de monde sur la terre.\u2014Taisez-vous, dit le vicux Kellee, qui frappa la terre de son biton ; taisez-vous, ne perdez pas votre ime.\u2014La justice ! s'éerin le mendiant, la justice ! cela ne suflit pas, ct je ne sais plus où cst mon âme.Qui donc vous a arraché ainsi les entrailles, que vous ne vous souvenez plus de ce que nous avons vu il y a vingt ans, le corps de ma sœur Marie, couché par terre dans notre cabaue.Votre fille ! votre fille ! ma sœur ! \u2014\u2014Taisez-vous, dit encoro le vieux Kellee.Grâce à Notre-Scisneur Jésus-Christ ajouta-t-il après un silence, cn baissant la tête ct en rougissant un peu, jo suis trop grand pour ln vengeance, ct, dit-il encore cn se redressant sur son bâton, trop petit pour la justice.Si ln malice du monde est grande, le Scigneur Dieu est tout-puissant.Jean-René n'avait point assisté à tout cet entretien ; croyant id une dispute, il avait quitté les deux hommes et avait pris sa course vers le Bois-l'Abbé.Il s'arrêtait quelquefvis, n'en pouvant plus, essayant quelque réminiscence des nirs d'autrefois, que les larmes ct le rire arrétaient dans sa gorge.Au moment d'arriver, ne sachant quel chemin prendre, il courait par les prés, puis, songeant a faire une surprise, il cs- sayait d'un troisième chemin qui devait tourner derrière la maisou ; il perdit ainsi beaucoup de temps, courant, se hâtant, fou de joie ; malgré tant de hâte, À arriva enfin.En ce moment, Rosc et les deux bonnes gennes gens étaient dans In maisonnette, Lecouëdic fumant daus l'âtre, Anne taillant la soupe ; Moso, assise sur le bout du banc qui garnissait un des côtés de lu table, les mains croisées sur les genoux, lu tête baissée, regardait sans la voir la chèvre blanche, qui ln caressait en dépit de son silence ct de son immobilité.\u2014Vous souvenez-vous, Anne ?dit Lecouëdic en frappant sa pipe contre le mur pour cn fuire tomber la cendre, vous souvenez-vous Ÿ Nous étions comme celu tous les trois quand le seigneur de Kerquiédo cst venu pour mettre Rose en service chez lui, .\u2014Oui, dit Anne, avec un soupir, il n\u2019y avait pas encore huit jours que Jean-René était parti.\u2014Et Rose n voulu restor.\u2014Oui, dit Anne, mais voyez, ajouta-t- clle en montrant Rose, je ne sais où est sou esprit.On était aux premiers jours de mai.Les pommiers étaieut chargés, non pas de fleurs mais de boutons roses, déjit parfumés.Les cerisiers semblnient couverts de neige, tant leurs fleurs étaient nombreuses ; un frémissement doux courait dans l'air, on n\u2019aurait pas pu dire si c'était le battement d\u2019aile des oiscaux ou sculoment ln brise qui passo au-dessus des plantes quand elles sont en fleur.Bara-d elle-même, la vache noire, en rentrant à l'étable, tournait la tête de tout côté.Le soleil allait se coucher, et des teintes rosées comme celles de l'aurore éclairaient le devant de la maison, tandis que le versant des collines était déjà dans l'ombre.La porte de la mnisonnetto était tout éclairéo du soleil couchant, et pleine de ses rayons, Anne leva In tête.Touchant du doigt Lecouëdie ct Rosoclle montra la porte.Et tous trois restà- rent immobiles.Elle était pfile et ses là- vres tremblnient.\u2014J'ai ontendu le pas de Jean-René, dit- elle en s\u2019affaissant sur le bancoù était Rose ; au moment méme l'ombre du soldat parut duns le cadre éclairé de la porte, ot pres.qu\u2019au mémo moment il parut lui-même, et suns pouvoir parler il s'appuya sur l'épaule de son père.Aunc éclata en sanglots, alors Jean- René roviut à lui et In prit dans ses bras.(A continuer.) Le soir à tablo : \u2014Oh ! s'écrie Madame avec surprise ct terreur que co pordreau ost faisandé | \u2014C'est vrai, répond Monsiour, qui est consé avoir tué la bête le matin.Voilà co que c'ost que d'ouvrir la chasse si tard | LP vite pe me.ge ow \\ CREDIDI - PROPSER - QVOD* LOCVEVS - SVM.» RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.LETTRES A L\u2019HON.L.A.DESSAULLES.POUZIÈME LETTRE.(Suite.) Si;Galiléo avait été un bon religieux en même temps qu'un astronome célèbre, comme le l\u2019.Scechi, notre contemporain, nul doute \u2018que l\u2019action de ln police pontificale sur sa personne et ses travaux n'ait été réduite aux procédés les plus confiants ot les plus courtois.Un cardinal d'une réputation de science et de piété incontestable, comme Bellarmin, Baronius, Tolet, l'aurait mandé ct lui aurait fait part sans mystère de la résolution prise par le Pape.Il lui aurait dit qu\u2019à ln suite d'un conseil de cabinet, dans lequel les hauts sénateurs ot leur suprême hiérarque avaient visé les dépêches qui arrivnient de tous les points de In Péninsule, on avait jugé à propos de suspendre jusqu'à nouvel ordre le mouvement des universités italiennes, qui s'éprenaient d\u2019une ardeur trop fébrile pour toutes ses découvertes.Le cardinal chargé de cotte mission aurait exprimé au professeur la confiance que sa docilité inspirdit au Pape et In discrétion qu'il attendait de lui pour ne plus parler de co sujet de controverse, ou du moins pour en parler de manière à apaiser la curiosité publique plutôt qu'à l'irriter.Les supérieurs du jésuite astronome cussent été avertis à jeur tour, ct la cour romaine, en apprenant le bon effet de ces instrue- tions confidentielles sur les partisans les plus exaltés des idées nouvelles, eût laissé le professeur continuer son cours d'ustrono mic au Collége Romain.Mais avec Galilée, ce n'était plus cola.En sa personne, on avait affaire à un laïque jaloux du pouvoir ecclésiastique, épris de ses systèmes ct orgueilleux de sn popula rité, catholique au fond, nous le voulons bien, mnis ne voyant que la science ct ses progrès, avec des mœurs lamentables et des relations plus détestables encore.Qu'on fût protestant ou indif- férent, peu lui importait, pourvu qu\u2019on eùt ls feu sacré de l\u2019astronomic ct des études polytechniques avec leurs applications diverses à l\u2019art nautique, militaire ou industriel, En Italie, ses intimes n\u2019étaient pas une meilleure caution pour lui, sauf le I\u2019.Castelli ot quelques autres en bien petit nombre.Mais le P.Foscarini, lo grand prédicateur carne, se lançait dans les utopics de toute sorte avec une témérité qui ne s'est pas éteinte avec lui chez certains individus de son ordre.Mais le P.Campnnellx était une tête volcanique, qui ajoutait aux découvertes philosophiques ct scientifiques des passions politiques ct des entreprises absolumont subversives.La république des Solariens, In Cité du Soleil, en avait fait un patriarche de Menilmontant, deux siècles avant Enfantin.Les théologiens d'Etat de l'ingrate république de Venise, fra Paolo ct fra Fulgenzio, étaient, comme dans tous les temps ct tous les pays, des vipères au sein du clergé; ce qui n\u2019empêchait pas Galilée, qui comptait pour rien les vices théologiques, de correspondre amiculement avec cux.Priez done un pareil personnage de passer dans le cabinet d'un cardinal pour y prendre des avis confidentiels et comptez sur sa discrétion pour les mettre à exécution sans les trahir ! .Evidemment, Paul V, Urbain VIII, les Eminences Barberini ct Bellarmino, cussent été des dupes s'ils avaient cu recours it un pareil moyen.Alors, que restait-il à faire?Considérer l'état de ln question ct voir quel parti la politique du Vatican pouvait en tirer pour arriver à ses fins.Or, l\u2019état de la question en 1615, le voici : Entre gens d'Eglise de tous les rangs, les nvis sur le système de Copernic étaient partagés.Les uns pensaient que le sens littéral de In Bible devait être d'autant plus rigoureusement maintenu, que les protestants montraient assez quel abus on pouvait faire de la parole de Dicu, en la faisant passer du sens littéral au sens fignré par esprit de fantaisie et do libre examen.Ceux-là peusaient aussi que le système de Copernic ne s'appuynit pas sur des preuves cosmologiques complètes; d'autres allaient plus loin, et auguraient que ces preuves incomplètes aujourd'hui ne deviendraient jamais démonstratives.Au fait, Galilée apportuit des prouves qui ont été reconnues fausses depuis, comme celles tirées du flux et du reflux de In mer dans sa théorie des marées; et Blaise Pascal lui-même, pauvre théologien ct grand mathématicien, un demi-siècle plus tard, déclarait encore dans ses Provineiales que le mouvement de la terre ct ln fixité du soleil manquaient d'arguments irréfragables et probablement ne les acquerrnient juinnis, D'autres, au contraire, étaient disposés à croire que le système de Copernic remplacorait celui de Ptolémée, et que tous les jours les découvertes de la science lui concilicraient de nouveaux partisans.Coux-là en concluaient que c'était bien le cas d\u2019interpréter sans abus les passages de la Bible qui faisaient difficulté dans un sens métaphorique, ou comme une condescendance à l'opinion vulgaire du peuple auquel elle s\u2019adressait.Au-delà do ceux qui étaient capables d'avoir une opinion, il y avait lo suffrage universel de coux qui parlaient au hasard, prenaient un parti pour des motifs qui n'avaient rien de scientifique ou de théologique, ct qui augmentaient les vaines clameurs autour d\u2019un procès très-sérieux.Dans cet état de chose que personne ne contestera, que faire vis-à-vis de Galilée sur la discrétion duquel il était impossible do compter ?Le parti le plus honnête ot le plus efficace n'était-il pas de le citer amiablement et comme en conciliation devant un tribunal ecclésiastique ; d\u2019en choisir les consulteurs ct les conseillers parmi les partisans d'une jurisprudenco théologique qui regardait le système de Copernic comme incompatible avec les lois de l'oxé- ose chrétienne ; do lui faire part do cet arrêt on termes courtois ; do le condanmer à de simples précautions de conduite commo écrivain et comme professeur ; do l'intimider par la perspeetive do peines plus réolles #'il tombnit en récidive; mais s\u2019il donnait en parole d\u2019obéir, do le renvoyer avec égard ot hohneur : après quoi d'attondre ot de suivro le cours des événements?Or, n\u2019est-co pas vraiment ainsi que Paul V ct son ministre ad hoc, Bellarmin, s0 conduisirent covers l'hommo de génic de Florence ?TARIF DES ANNONCES.Première/insertion, par ligne.$o.08 Chaque insertion suivante parligne.0.02 Une remise libérale est accordée pourles Annonces à long terme.ie Toute correspondance, etc, doitttée munie d\u2019une signature responsable, RÉDACTION, Les lettreset manuscrits destinés À la rédac: tion doivent être adressés M.Avourux Ouinyr Rénacttux-uN-Cuxr du Journald Le Franc-Parleur, Les manuscrits déposés ne sont par e Fendus \u2014 Prix: £3.00 PAR An Maintenant qu\u2019arriva-til?ce que In nature des choses devait faire pressentir d'après le caractère donné de Galilée.Galifée ne voyait rien de beau comme ses découvertes, rien d\u2019utile, rien d'aduirable comme les progrès qu'il fuisait dans la connaissance des révolutions du ciel.Mais des réroletions de lu terre, il n\u2019en avait eure, et l'Italie, par le contre-coup de ses systèmes, cût-elle dû être ravazée comme au temps d'Attilu où do Genscrie, c\u2019étiit là son moindre souci.La l\u2019apuuté était dans l'attitude inverse : elle disait, elle aussi, aux hommes de génie : Que m'importent vos découvertes, si vous m\u2019apportez la peste ?ct elle dovait agir en conséquence.Galilée, qui savait bien que les Congrégations Rouninos ne badinaient pas cn Espagne et en Italie, garda d\u2019abord tous les mdiingements désirables et promis, puis il se laissa piquer par l'ambition de la renommée et asticotter par les chicanes que sn situntion comportait.Lo haut clergé lui voulait du bion ct le lui témoignait en cent manières, mais aucune de ces manières ne lui allait, et RU les auraient sacrifiées toutes pour une autre bienveillance qui eût consisté à élargir le corcle de Pompilius que ln prudence romaine avait tracé autour de son enscivnement.Peu à peu, il lui sembla qu'il avait obtenu ce qu\u2019il désirait, il s'aguerrit, il fit pas mal de contrebande de ses idées avec lessavants étrangers, dont plusieurs hérétiques.TI essayn, comme un journaliste sous uno législation restrictive de la presse, jusqu'où il pourrait aller par voie d\u2019allusion et tout l\u2019art de dire sa pensée, en ln disimu- laut.Quand il arrivait que ses hurdiosses passnient, il en prenait texte pour en essayer d'autres qui lu faisnient cmpiéter un peu plus avant sur le torrain prohibé.À ln fin, et ce fut son fameux Divlogue qui ajouta la dernière goutte au vase débordant, ce dilemme se trouva posé entre Galilée et la cour de Rome : Galilée pourra-t-il être un insolent \u201cjui se joue de sa parole ct dela majesté de \u2018a justice, où In cour romaiue renverra-t-clle à l'ingrat qui abuse de su patience, le rôle de dupe qu'il lui destinait ?L'option n\u2019était plus doutsuse.Après les délibérations qui avaient été prises sous Paul V, ct dont les raisons militaient encore, Urbain VIII n'entendait pas être mystifié par un homme d'un mérite incontestable dans les sciences physiques, mais insouciant des intérêts roligieux do sa patrie, et il résolut do le rendre prudent, grâce à l\u2019intimidation d'un second procès plus signifiatif que le promier.(1) De graves raisons ont donc amené les Pupes à imposer silence à Galilée.Ils voyaient daus la persistance de co dernier à maintenir son système commo certain un véritable danger.Ne pouvant le contenir duns les bornes de la sagesse et de la prudence, ct qui étaient alors les seules acceptables, celles de l'hypothèse, ils curént recours A intimidation.Qui peut leur cn faire un crime ?Qui peut leur reprocher un acto de haute police dont tout le monde a profité et dont personne n'a souffert, pas même Galilée ?Est-ce que tous lesjours dans la famille, dans la société, paroille intimidation ne s\u2019exerce pus, d'une figon ou d'une autre, et cela pour le bien général ?Direz-vous que linterdit civil est une injustice ?Cependant ceux que ln lui prive de l'exercice de certains droits, ont-ils cessé d'être dos êtres libres.Pourquoi leur refuse-t-on le privilége d'agir librement dans un ordre ou dans un autre ; sinon parce que leur nction non comprimée déterminerait infuilliblement des désastres de fortune ou d'autres malheurs ?Et a-ton pour ces interdits les mêmes égurds dont Galiléo n été l'objet dela part du St.Siége ?Et puis Galiléo pouvait-il être libre de donner comme certain ce qui ne l'était pas, ce qu'il n\u2019établissait lui-même que d'une manière boiteuse, l'appuyant de preuves dont In grande partie étuit fausse ?avait-il le droit de bouleverser les esprits ct d'appeler des cutastraphes religieuses et sociales au nom d\u2019un système non démontré, Poser ces questions, c'est les résourdre, et les résoudre comme lès oht résolues Paul V et Urbain VIII.' It puis, quand bien même In tranquillité religioase ct mêmo socinle n'aurait point été menacée cn Espagne ct en Italic par les théories de Galilée, n\u2019était-ce point rendro à la soienceun véritable service que de la forcer à poursuivre les découvertes de Copernic et de ses partisans, en lui rappelant que ces décou vertes, pour donner au système le dégré de certitude voulu, appelaient d'autres études, d'autres lumières ?Les afforts du la Pafauté pour empêcher le systèmo de Copernic de jouir prématurément des bénéfices d\u2019une thèse cortaine, ont donné un branle considérable à la science astronomique.Suns I'intervention providentielle des Papes en cette affaire, sans la porsistance pleine de sagesse avec laquelle ils se sont opposés à ce que l'hypothèse dovint thèse avant le temps, \u2018c\u2019est-à-dire avant des preuves suffisantes, on n'aurait point vu les plus grands esprits, au sein du clergé et'de l\u2019état laïc, se vouer de toutes leurs forces à l'étude du monde céleste, et ln science n'aurait point été enrichie des découvertes qui honorent le plus l\u2019intelligence humaine.Tous les gens sensés sont d'accord sur ce point.Quand la science cut fait los découvertes que j'ai rappolées plus haut ; quand elle eut classé le système de Copernic comme il le méritait; quand ce système devint le plus accrédité,lo plus plausible, le plus communément adopté, le pape Pio VIT donna sa sanction à ln décision par laquelle le St.Office, le 17 septembre 1822, permettait à ln théorie de l'immobilité du soleil et de lu mobilité de la terre d'avoir son libro cours.Alors tout dauger était passé: on marchait avec plus d'assurance, les esprits étaient calmés.On songenit si pou à démolir les suintos Ecritures, qu'on conti- nuuit, comme on continue encore aujourd\u2019hui, à parler leur langage.On continunit à faire marcher lo soleil : la science \u2018elle- même persistait à dire ce qu'elle n'a pas cessé de dire depuis : le lever, le coucher du soleil son passage au méridion, etc.! Et c'est ninsi que tout n conspiré depuis doux siècles ct demi pour justifier la conduite des Papes dans l'affaire de Galilée.À coux qui crient à l'injustice, à l'hérésio, l'histoire répond que l\u2019Egliso n'a point erré, qu'ollo n été justo ct que sa sonduite est marquée à l\u2019offigio de In sagesso ct de la prudence.(a) L'anott MoreL : Jucariades lidérales p.310 ot sulvantes, , ce.(À continuer.) v- ob ° erence me em nmr RE oan dD Nie. Yor.14.LÉ ÉRANO-PARLEUR: \u2014 -~ - ut 20e ein \u2014 No.88 = 2e, ren \u2014 Te \u201cFranc-FanLeur,\u201d * Montréal, Mardi 6 Octobre 1874.DISCOURS prononcô dans la BASILIQUE DE QUÉBEC Le ler Octobre 1874 PAR Mge.Ant.Racine, Evêque élu de Sherbrooke.Facta sunt autem ancenia in Ferosolymis .et abulabat Fesus in templo, in portica Salo.\u2018monis.On célébrait ce jour-là À Jéru- \u201csalem l'anniversaire de la Dédi- CACO.00.et Jésus sc promenait dans le temple, suus le portique de Salomon.St, Juan X, 22 ct 33.Monseigneur, (1) Cette fête de lu Dédicace était chère à tous les enfants d'Israël ; ollo lour rappo- lait les joies les plus héroiques de la patrie et toutes les phases diverses do son histoire.Plus que l\u2019ancienne Synagogue, l'Eglise catholique, épouse du Roi Immortel des siècles, professa lo culto des souvenirs.Ses fêtes commémornatives des mystères do 1'Homme-Dieu, do la mort des saints, de la dédicace de la plus humble égliso, en sont la preuve éclatanto.Un souvenir somblable nous réunit au- jourd'hui dans cotto église; c'est l'anniversaire deux fois centenaire de l'érection du siégo épiscopal do Québec par le Souverain Pontife Clément JX, d'hioureuse mémoire.A la voix du vénérable successeur de Mgr.de Laval, l'illustre ot saint fondateur * de cette église, les enfunts de Dieu naccou- rent do tous les points de cette immense région primitivement confiéo à la sollicitude de I'évéque de Québec, pour rendre grâces à Dieu des bénédictions répandues sur cette église, mère féconde do tant d\u2019autres églises disséminées sur la plus grande partie de I' Amérique Septentrionale.Voyez comme tout ce qui frappo nos regards respire la joie, la joie pure et sainte, dont la religion seule a le secret.Ces dé- tonnations pacifiques de l\u2019airain guerrier, ces illuminations splendides, ces ares do triomphe, ces chants d'allégresse, ces mn- gnifiques décorations, cette nombreuse affluence de fidèles, cet innombrable cortége de prêtres, tout nous rappelle ln prophétio du saint homme Tobie (2) annonçant le bonheur de Jérusalem, où le joyeux ai- leluia devait un jour se faire entendre de toutes parts : el per vicos ejus, alleluia can- tabitur.Mais votre présence ici, Messeigneurs, parle plus haut que toutes nos paroles, car elle est à la fois In démonstration vivante de la bénédiction accordée à-co siège de Québec, et le témoignage lo plus précieux de l'affection filinlo dont vos cœurs sont animés à son égard.Eh! comment une mère ne serait-elle pas nu comble de la joie en voyant réunis à ses côtés un si grand nombre do ses enfants, couronnés de gloire et enrichis des vertus et des mérites d\u2019un glorieux apostolat ! Afin que rien ne manque à In joio de notro fête, Colui que nous appelons tous notre Père, le Glorieux martyr du Vatican, I'lmmortel Pie IX, prenant part à la joie de ses enfants du Canada, ouvre les trésors de l'Eglise,ot, par une faveur insigne, confère à l'antique église de Notre-Dame de Québec, lo titro auguste de Basilique Mineure.Que dis-je, Messeigneurs et mes chers frères, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui, au jour de l'anniversaire do la Dédicace, se promenait dans l'enceinte du temple, n\u2019est-il pas ici au milieu de nous ?Du fond de son tabernacle, il jetto des regards d'amour sur cette assemblée, il nous bénit, il entend notre prière, il prend part à la joie de ses enfants.Mais quel est donc le secret do cetto mervoilleuse fécondité qui fait en ce jour l'objet de notre reconnaissance envers le Très-Haut ?Commont l\u2019église de Québec, si petite ot si faible dans ses commencements, est-elle devenue, apcès deux siècles, si grando et si forte ?Un jour Jésus-Christ dit À ses Apôtres : Ego elegi vos ut catis ei fruclum offeratis et Jructus vester maneal.u Je vous ui choisis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure.» Parole puissante qui a fait l'Eglise catholique telle \u201c que vous la voyez aujourd'hui après dix- huit siècles, une et féconde.Parole puis- * sante qui se vérifio dans chacun des rameaux verdoyants de ce grand arbre.Il y a deux siècles, le vicaire de Jésus.Christ envoya un évêque à Québec, et lui adressa la méme parole au nom du Seignour : Eley vos ut ealis.« Va vers cos peuplades nombreuses qui remplissont les foréts de I'Amérique du Nord : fais entendre la bonne nouvelle sur \u2018 {1} Mgr.Taschoreau, Archovoque do Québec, Etulont aussi présents : Messcignours Tuch6, archevèque de Bt.Boniface; Lynch, archev-que de Toronto ; Rodger, évéquo de Chutnm ; Crinnon, 6vi\u2018que de Hamilton ; C.Larocque, 6vique de 8t.Hyacinthe; Fabre, 6v.que do Gratintn- polis ; Bweeny, 6vique de Bt.Jean du Nouveuu- Brurswick ; Curfagnini, Gvèque de Havre-de- Grâce ; Langevin, Gvèque do Rimouski; Melntyre, 6véquo de Charlottown $ Duhnainel, 6v.que élu d'Oitawa; MeKinnon, evique d'Arichat.Curneron, condjutour do Mgr.d'Arlchat; Ln- Sèche, Gvèquo de Trois-Rivières; Jamot, Gveque du Sault Ste, Mario; Ryan, 6vique do Bulle; Gœsdrinnd, évêque de Earllngtons; l'ersico, Gvquo do Bollnn, cm purtibus; Welsh, Gvêque d, London; McQuaid, 6véque do Rochester; Wudhams, Gvéquo do Ogdensburg cb plus ue 400 Prêtres, (2) Toblo X111, 2, es bords des lacs ot des grands fleuves ; vu- rendre témoignage à Jésus-Christ d'un océan à l'autro ot depuis lo pôle jusqu'à l'équatour.Eritis mihi testes usque ad ul- timum terræ ; soisle fondatour d\u2019une église nouvelle, dont la grandeur ct la beauté ajoutont un nouveau joyau à la couronne de l'épouse du Christ; fais-moi le pouple le plus beau, le plus houroux ot le plus catholique du monde.» Parolo souvoraine qui a fait l'Eglise de Québec telle quo nous In voyons aujour- d\u2019hui, après deux sièclos d\u2019existonce, fidèle image do l'unité ot do la fécondité de l'Eglise catholique, sa mèro.Pavlons d\u2019abord do cttto unité adinirable qui fuit la force et la beauté do l'Eglise catholique.I C\u2019ost Jésus-Christ qui a posé la piorro angulaire do co majestueux édifico qui s'appollo l'Eglise: il se l'est acquise au prix de son sang, nu jour de ses douleurs, il l\u2019a aimée commis son épouse chérie.Cetto Egliso, objet des pensées étornel- les do Dieu, n'est pas une institution vai- no et inutile : créée do Diou, immédin- tement gouverner par Diou, elle cst une société parfaite, la promière des sociétés, ot les respects des siècles ont sanctionnée la divinité do son origino.En onvoyant ses apôtres vers les quatre vents du ciel, Jésus-Christ les a disporsés sans les divisor.Comme lo soleil disper- 80 508 rayons à travers l\u2019ospace suns'so cli- viser ot sans perdre do son éclat ; de mê- mo l'Eglise, source inépuisable de vérité, répand la lumière sur tout l'univers et éclaire les intolligances d'uno charité mutuelle dont le foyor est Dieu lui-mêmo, unit dans une méme communion.«Et pour empêcher que personne ne « vint à perdre & son égard ces sentiments «de confiimnco que des enfants doivent « avoir pour une mère, lo Sauveur à orné « et onrichi son Eglise des dons les plus « propres à lui concilier leur estime ot « leur respect, tel que le privilége d\u2019in- « faillibilité dû à l'assistance continuello « qu'il lui a promise.» (1) Cotto autorité vivante, infaillible que pussèdo, l'Eglise no dévise pus, mais rapproche unit les intelligences, auxquelles elle propose à croire les mêmes vérités ; elle produit l'union des esprits, dos cœurs et des volontés.Et c'est pour cola que Dieu l'a couronnée do gloire on revêtant des caractères les plus capables do In faire respecter par les hommes.L'Eglise Catholique est Sainte dans son chef, qui est Jésus-Christ; Sainto de sa doctrine qui conduit à ln sainteté ; Sninte dans ses membres qui ont reçu la grâce do la saintoté, la grâce du buptèmeo, le pardon des péchés, ot qui sont rovêtus de Jésus-Christ.Ello est Apostolique parce qu\u2019elle en- scigne la même doctrine qu'ont enseignée les Apôtres ; parce qu'elle n les mêmes sacrements qu'au temps des Apôtres ; parce que In succossion de ses évêques ot de sos dociours remonte jusqu'aux Apûtres.Ello est entholique ou universolle parce que, selon l'expression de Saint Augustin : de l\u2019oriont au couchant cllo brille de l'éclat d\u2019uno seule ot même foi.Elle est Uno dans sa doctrine, la même en tous lieux ot chez tous les pouples de la torro ; Une dans ses sucrements et dans son Clicf suprême soit invisible, c'est-à- diro Jésus-Christ, soit visible, c\u2019est-à-dire le successeur légitime do Saint Piorre sur le Siégo de Rome ; Uno nussi dans Funion de tous les évêques avec le Souverain- Pon tife, Vicairo de Jésus-Christ, Loin de moi, Mosseignours ot M.T.F., In pensée de vouloir assimiler en toutes choses une Eglise particulière à l\u2019Eglise universelle, à qui soule ont été promis et accordés, d\u2019uno manière absolue, les privi- léges divins ot les caractères surnaturols dont jo viens de parler.Mais nous serait: il défondu d'étudier, de contempler avec amour et admiration dans notre chère église de Québec la part do priviléges que ln bonté divine n duigné lui accorder, comme i un membre chéri de l'Eglise univorselle ?L'Appotre pose ce principe absolu : si la racine de l'arbre cst suinte, les ramaux doivent aussi être saints : si radix sancla esty rami sunt (4).La sève qui part de lu racine ot va porter la vio jusqu'aux extrémités des branches doit nécessnire- mont leur communiquer ses propres qualités.Uno Eglise particulière doit done parti- cipor à la saintoté, à l\u2019apostolicité, à l\u2019unité de l'Eglise universelle à Inquelle elle domeure unie.Union heureuse! Source intarissable, où l\u2019église de Québec n puisé ce principe de vitalité, et cotto force d\u2019expension, qui l\u2019ont fait triomphor des perséeutions ot dos obstacles.O église de Québec, que Jésus-Christ a grefléo sur co grand arbre de I'Egliso Universelle, vous grandirez à ses côtés, ploine do vie et de jeunesse, pleine de force ot de fécondité, comme l'Eglise Itomnine, votre mère faible ot per- sécutéo à son berceau: vous seroz sn joie et sa couronne.Commo vos sœurs do Franco, l'Eglise vous borcora nmoureuse- ment sur son cour, dans In suito des fzes, ainsi qu'une mére horco ot réchauflo sos enfants sur son soin avec complaisance et bonheur.Quel spoctacle glorieux ot consolant s0 présente i nos youx ?Los fidèles des nom- brouses églises dont l'Eglise do Québec ost lu imèro fécondo so groupent autour do lours pastours ; los pustours autour de lours évêques; los évêques sont unis pur Ja mémo foi ot lu même hiérarchie à lours métropolitains, ot leurs métropolitains à lour tour vénéront l'église do (1) Perron.Québec comme leur mére, tout en conservant leur indépendance hiérarchique.« L'épiscopat est un, dit saint Cyprien, et chaque évêque'en possède solidairement une portion.L'Eglise de même est une, et se répand au loin par sn fécondité toujours croissante.C'est un soleil dont les rayons sont innombrables, mais dont la lumière est une.C'est un arbre dont les ramaux sont en grand nombre mais dont lo tronc est un ; c'est une source qui se diviso en plusiours ruisseaux tout en conservant 4 tous une soule ot méme origine.» Ne dirait-on pas quo lo grand doc- tour u voulu dépeindre la fête qui nous réunit on co moment nutour d'un siôge on qui Dieu a voulu montrer comme un abrégé des grandours ot de la papuuté de son Eglise ?L'unité M.C.F., ne fait pus seulement la bonuté de cette égliso, olle est aussi la source de cetto lorco et de cotte fécondité admirable qui nous reste a contempler.(A continuer.) Voici le discours prononcé, au banquet, par Mgr.l'archevêque de Québec : « Excellence, messcignours, « Messieurs, « Chez tous les peuples du monde, un repas pris en commun a été le gage de la paix, lo sigue de I'nitié et comme le sceau de l\u2019hospitalité.Il somblo qu\u2019il s'établit tout naturellement une plus parfaite union des cœurs entre ceux qui sout ussis à la même table.« Ce que la nature enseigne, ln «râce le fortifie, l'élève ct lui imprime lo cachet d'une beauté surnaturelle.« Voilà pourquoi dans cette réunion je vois autre chose qu\u2019un ropas ordivaire, car lo souvenir (ui nous rassemble appartient à un autre ordre du choses où ln grâce divine exerce son empire, ct j'en couclus que cutte grâce n\u2019est pas tout à fait étrangère à cette amitié, à cette hospitalité que nous voulons cultiver.« De quoi s'agit-il en effet ?« Il y a deux siècles, À pareil jour, le souverain pontifo Clément X, d\u2019heureuse mémoire, établit Mgr.de Laval premier évêque de Québec.L'autorité exercée en cette occasion, ln jurisdiction qui en découlait, les bienfaits dont nous rendons grâces et ceux que nous attendons, tout relève de cet ordre de chese qui n\u2019est pas de ce mou- de.[Applaudissements.] « La joie quo nous ressentons à cette oc- casiou, la prière qui s\u2019épanche de nos cœurs, les manifestations qui se font jour de tous côtés, ce ropas lui-même qui nous réunit, tout cela, suns doute, n\u2019est pus surnaturel en soi ; muis c'est le rapport intime avec ce qui est au-dessus de la nature.[Applaudissements.] « Aussi, Excellence, Messcigneurs et messicues, quand je vois \u2018Terrencuvo ct Vancouver se donnaut la main, le Mississipi ct la Riviere McKenzie se rencontrant sur le Cap Diamant, j'admire autre chose qu\u2019une réunion umenée par une de ces combinuisons humaines qui passent comme une ombre.Aucun fuit purement.naturel n'aurait, à mon avis, après deux siècles, la force nécessaire pour opérer ce que nous voyons aujourd'hui.De l'Orient et de l\u2019Occident, du Septentrionnl ct du Midi sout venus des hommes qui ne s'étaient jumais parlé, des hommes appartenant à des races, à des provinces, à des états différents, indépendants les uns des autres, mais tous ont lu même fui, In même ductrine, tons out tenu à honneur et bonheur de venir saluer cetto église qui, après l\u2019église apostolique de Rome, cst leur mére commune dans lu | foi.\u2019 « Etco qui fait ressortiv ddivantage le caractére de cette fite, ¢ost que nous sommes eu réalité bien plus de convives qu\u2019il n'y cu a d'ussis autour de cette table.Les absents de corps sont présents de cœur et d'esprit.Ils sont avec nous duns lu recon- nuissance, avec nous duns l\u2019allésresse, avec nous dans la prière qui implore les béné- dictious célestes, avec nous,le dirai-je ?avec nous autour de cette tuble; car l\u2019hospitalité qui feur n été offerte de tout cour, ils l'ont agréée de même, tout en regrettant que d\u2019impérieux devoirs les empêchent d'en profiter.Cuttu Union des cœurs et des esprits que nous cimentons cn mengeant le mème pain matériel, ils lu nourrissent dans leur fume en peusaut à uous comme nous pensous à cux.\u2018 Muis en parlant doceux qui sont ici préseut de cœur, pourrions nous oublier celui qui, à l\u2019occasion de cotto fête, nous n donné des marques si éclatantes do l'intérêt qu\u2019il nous porte Ÿ Vous nvez deviné mu pensée, ct nommé celui qui & conféré le titre de Basilique à un sauctunire qui nous est devenu plus cher que jumais, Vous avez nummé le successeur du Clément X, Pic IX, notre père, Pic IX, le Vicnire de Jésus-Christ sur lu torre, Pie 1X, le rocher immobile contre lequel vicnnent s6 briser en frémissané, les vagues écumantes do toutes les erreurs désustreuses des temps modorncs, Mais il a un autre titre à notre admiration, ct vous no me lo pardonnerioz pas si je l'oublinis.Ah! c'est bien lui quia le droit de dire, comme saint-paul : Ego vinctus in Domino, Modyui suis prisonnier pour Lamour du Seigneur ! Eh bien ! oui, ce prisonnier il est avee nous dans notre joie et notre reconnaissance ; sa bénédiction paternelle est sur nous.Avec tous ces absents dont je parlais tout à l\u2019heure, il pense à nous comme nous pensons à lui ! « Avais-je raison, de dire que, dans cette réunion, il faut voir quelque chose de plus qu'un repas ordinaire ?« Maintenant, Excellence, messeigneurs et messiours, puisque, malgré mon indignité, je dois parler au nom de cotto Eglise de Québce, votre mère ct lu micnne, lais- sez-moi vous dire combien clle cst sensible à la marque d'honneur et d'affection que vous êtes venus lui donuer en ce jour.Elle en conservera un souvenir ineffaçable, car une tradition toujours vivante ct vivace recovra, et transiuettra à son tour lus sun- timeuts de joie et de rcconnaissrnce dont sont inondés les cœurs du tous les enfants de cette Eglise.« De génération cn génération on se racontera la aplendeur des illuminations, l\u2019imposante solennité de ln procession, les échos de l'artillerie, les accords mélodieux de notre musiquo roligiouse, le choix si heureux du sujet de nos couserts ot de l'exécution plus heureuse cucore de ce chef d'œuvre, ct les mille détails de ces ares de triompho élovés à ln gloire des métropoles ou de nos missionnaires .« Et en parlant de ceux qui ont contribué à rehausser l\u2019éclut do cette belle fête, on n'oubliora pas que beaucoup de nos concitoyens, qui ue partagent pas notre croyance, out néanmoius contribué généreusement à augmenter notro ulléjsresse, cu s\u2019y usso- ciunt avco une cordialité dout nous garderons toujours l'agréable et reconnaissant souvenir.» Appluudissoments prolousés.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Voici la liste des membres du clergé qui ont assisté à la fête de jeudi dernier.Diocèse de Québec.\u2014C J Cusnult, V G ; F X Baillargé du séminaire de Québec ; Raymond Casgrain, vicaire de N D de Québec ; A Lepage, vicuiro de l\u2019église St Jcan ; Ant.Parent curé de la Pointe aux.Trembles ; W Richardson, curé de Ste.Malachic ; N Doucet, curé de la Malbaie ; J Luberge, curé de l'ancienne Lorette ; C Beaumont, curé de l'Ange Gardien ; M Burk, W O'Connor, M Oates, G Tremblay, ancien curé ; C Trudelle, Rivière du Sud ; I Dumonticr, curé de N D de Port-neuf : F X Plamondon, vicaire, Cup St Ignace : L A Martel, cur de St Joseph ; J M Bernier, St l'ordinand d'Halifux ; O Paradis, Sto Anne Lapocatière ; N J Sirois, Cap St Ignace ; À Légnré, du séminaire de Québee ; C Laflammo, Pensionnat de l'Université ; P Bégin, St Dominique de Syrine ; P G Tremblay, Beauport; P H Beaudet, Procurcur du collége de N D de Lévis ; Louis lédounrd Grondin, J Hofman, St Frédéric ; G J Sauvageau, assist, N D de Sto Foye ; C Brochu, A H Marceau, Jos Auclair, N D de Québee; N Laliberté,aumonier de l'Archevéché ; P Beaulieu L Paquet,séminairo de Québec ; N Hébert,curé de Kamouraska ; F Leclerc, Cap Rouge ; J Ballantyno, séminaire de Québee, V P Légaré, D Lenoir, G R Fraser, À Légaré : J B Z Boldue, Arch.de Québec.N Mingu, séminaire de Québec ; P Roussel, C M Marois, Ern.Audette, L N Bégin, sémnaire de Québec ; À LL Gosselin Ste Jeanne de Neuville ; M Beaulieu, Deschambeault ; G C6té G V Sexton, vicaire 4 St.Roch de Québec ; A Godbout, Notre-Dame de Québec ; V Léguré, dirce- teur du Petit séminaire ; J Marcoux, prêtre du Séminaire : P Vincent, curé de Valeartier ; Jos.Sirois, curé de la Baie St.Paul ; Chs.Bourque, vicaire au Faubourg St.Jcan.Divcèse de Montréal \u2014C Collin, vice supérieur du collége Masson ; % Morcay, vicaire général, et secrétaire ; À Bélanger chapclain de l'hospice des sourds-mucts ; I E Dagonais, curé de Coutrecœur ; V Rousselot, curé de ln paroisse de N D de Montréal ; A Larose, Vieaire; M Martineau, chap des S L de Ste Croix ; A Prévost, vicaire ; A Boucher curé do Ste Scholastique ; 8 Tassé, Ste Scholustique E Gowet, curé do Jolictte ; S Rouleau, préfet des études au Séminaire Ste T'héré- so ; A Thibault, curé de Chambly; A Harnois, St Jean Dorchester ; Ant Barril, St.Jean-Baptiste ; 1, J.Boursin, Sault au Récollet ; J A Vinot, Anicet ; G Ricux curé curé du Côteau St.Louis ; Z Raccicot, vic.; I M Luvaléo curé à StVincent ; O Blun chard do St Isidore ; I Primcau,do Sherington ; G Lessage, curé de St Valentin ; L J Piché, curé de Terrebonne ; P Bélanger, curé do Rigaud ; L C Lussier, curé do Chatauguay ; F Wynn, Rédemption; A Oscotation ; I' X Chagnon, St Jean Dorchester ; Jos Michaud, curé de Snint Victor, Joliotto.Diocèse de Trois-Rivières.\u2014J Caron, V G Sup du Collége Nicolet ; M Proulx, curé do St Tite ; D Paradis, curé de In Baie du Febvre ; Jos U T'ossior, vicnire à Batiscan ; © Marquis, St Célestin ; J N Du- Ruay, curé de Trois-Rividres ; A St Louis, Sorel ; V Carufel, Cap; A Désaulniers, St Bonaventure ; B C Bochet, St l\u2019atrice Donnel, St Denis (en haut) ; T Soly, Pré-| de Tingwick; A E Raiche, vicaire ; P Roberge, St Prosper ; J Boucher, Rivière- du-Loup ; L N Dostie, Gentilly; F X Fréchette, Batiscan ; O Landry ; D Gérin Lajoie, vicaire ; L Désilets, Cap de la Madeleino ; À Laflèche, vicaire à St Michel d\u2019Arthabaska ; L 8 Malo, Bécaucour ; J B Gouin, curé de St Stanislas ; P H _Suzor, St Christophe ; J Lottinville, St Narcisse ; E.Guilbert, St Théodore; C A Barolet, St Grégoire ; J Domville, Nicolet; J N Lecourt ; J Oliva, St Lambert ; M.Rivard, St Zéphirin ; Diocese de St.Germain de Rimousli.\u2014 P Fortier ; E Guilmet, curé de Ste Luce; VX Guay, ND Témiscouata ; J O Simard, directeur du Grand Séminaire et Profusseur de Théologie morale ; C Gagné, St Paul de lu Croix ; 1 Bérubé, I L professeur de théologie dogmatique ; L Desjardin, Conseil de I'évéque ; J B Gagnon, curé de Trois-Pistoles.Diocèse d'Ottutou.\u2014I Caron, ouré de Ripon.Diocèse de Toronto.\u2014J Proulx, doyen de Toronto, vic.-apost.; A J O'Reilly, sce.de l'Archevêché de Toronto ; J M Laurent, P 8.de St Patrice Toronto.Diocèse d'Hualifax.\u2014JS Daly.Diocèse d'Humilton.\u2014V Lenuon.Diocèse de London.\u2014C Duprat ; FX Darraga, chapolain ; Buffalo.\u2014T Lanigar.\u2018 Diocése de St.Ilyucinthe\u2014I S Raymond G V ct supérieur du collége de St.Hyacinthe ; J B Michon, vicaire ; Dugué, vicaire à Sorel ; B Clermont ; I\u201d Bourgeois supérieur du Monastère des Dominicains ; LE Brault ; H L Girouard, St Simon ; J A Gatien, St Vincent d'Adamville ; l\u2019 Larochelle, St Roch ; P O Allaire, chapeluiu du couvent.-\u2014 Mgr 'évéque de Montrénl a adressé à M, le Grand Vicuire Langevin, l'auteur de la Notice Biographique sur Mgr François de Laval de Montmoreney, premier Evêque de Québee, la lettre suivante : Montréal, le 11 septembre 1874.M.le Grand Vicaire.J'admire la bonne et heureuse pensée qui vous a porté écrire ln Notice Biogrephique do François de Luval de Montmorency, premier Evêque de Québec.J'admire surtout lu stricte impartialité avec lu- quelle vous l\u2019avez écrite.Cette belle et grande figure de notre his- toirese trouvait environnée de cortains brouillards, ct In glorieuso mémoire du foudateur de l'épiscoput dans toute notre Amérique, n'apparaissait, aux yeux d'un certain nombre de nos compatriotes, qu'avec quelques taches qui en ternissait l'éclat.Grâce à vos précieuses recherches et à votre esprit de justice, ces brouillards vont, je l'espère, être dissipés et ces taches lavées, pour ne luisser apparaître, dans cet illustre lovêque, que l'Apôtre de la Nouvelle-Frun- co, un parfait modèle de toutes les vertus épiscopales, un défenseur intrépide des droits de sou siége, un dévoué partisan des doctrines et des prérogatives du siége apostolique, un vrai snint qui, il faut l'espérer, recevra, quelque jour, les honneurs de l'autel.Votre Notice Biographique, on dissipant ces quelques nuages, va répandre de plus en plus lu connaissauco des vertus qui ont brillé duvantage duns le fondateur de l'é- ghise de Québee, ct fern bénir ln divine providence qui a bien voulu le choisir dans des hauts rangs de lu société de l'ancien monde, pour en faire le brillant flambeau qui a éclairé ct qui écluire encorc le nouveau.Tous ceux donc qui jouissent des fruits, des travaux et des sacrifices de co grand prélut, Evêque, prêtres ct Luiques, sc fo.ront un dovoir de contribuer en quelque chose à honorer su mémoire, en étudiant sa vie si pleine d'actions mémorables et cn imitant ses vertus si dignes de passer jusqu\u2019à la dernière génération.Vouillez bien croire, M.le Grand Vicuire, que l'on 80 fera un grand plaisir à l\u2019- vêché de transmettre au Directeur Gérant, que vous indiquez dans votro circulaire du ler courant dont j'accuse réception, les bul- lotins de souscription qui y sorout adressés pour donner À cette intoressunte publicn- tion toute In circulation possible.Dans le forme espoir que votre Notice Biographique aura un plein succès, je demeure bien sinedrement, Monsieur le Grand Vicnire, Votro tris humble Lt tout dévoué sorvitour, 116.Ev.br MONTREAL, A M.Edmond Lungovin, Vie-Général do Rimouski.\u2014P> Nouveau Journal.Nous acousons récoption d'un nouveau Journal aynnt pour titre « Le Bulletin Senituire.» rédigé par un comité de médecins éminents, imprimé par MM.Tardifot Turcotte, ot dostiné à rendre un service îm- mense à In clusso ouvrière du ce pays.Nous no pouvons quo souhuiter unu longuo vie, ct lu bienvenue à notre nouveau confrère.Nous croyons qu'il est du devoir de tout citoyen d'encourager cette œuvre, en s'abonnant à ce nouveau journal, dont le coût n\u2019est que de $2,00 par an pour 16 pages de matière à lire.Une Belle Fête.Jeudi, 8 du courant, ln paroisse de Boucherville célèbrera, nu milieu de l'allégresse générale, la cinquantième année de prêtrise de son vénéruble curé, le révérend M.Thomas Pépin, Vicaire forain.La grand\u2019messe commencera à 94 heures À.M.Lo vapeur Monturvville quittera Montréal à 8 heures du matin, pour transporter les nombreux amis du digne pasteur qui désireront prendre part à cette fête de fumille.M, Pépin est le type du bon prêtre : ses (qualités et ses vertus éminentes en fontune des plus fines et des plus belles physiono- mics de notre clergé ct de notro.race.Lu fête qui sc prépare scra un triomphe pour ln vieillesse, pour le sacerdoce ct pour la vortu.Il n\u2019y a pas cu d'invitations, mais nous savons qu'on doit s'y reudre avec empressement.BALLON PERDU.La villo de Calais n été, le 1er soptem- bre, lo théâtre d'une uscension aérostatique exécutéo duns les circonstances les plus dramatiques.M.Duruof, qui pendant le siége, sortit le premier de Paris en ballon, vouluit tenter ln traversée du las de- Calais, Sa jeune femmu devait l\u2019uccompa- gner.Le Tricolore (tel est le nom du ballon) devait s'élever de la place de ln ville à cing heures.Une foule compacte assitait aux préparatifs du départ.M.Duruot ayant remarqué que le vent soufllait nord- ouest ct menait en pleine mer, lunçu des ballous d'essai pour voir si duns les régions élevées il ne se trouverait pas des courants plus favorables.II putconstater que tous ces ballons suivaient la méme direction.Dans ces conditions, l\u2019uscension, c'était la mort certaine.Duruof le reconnut, mais malgré tout, il voulut partir.Poussé par la passion de la science ct décidé à tenir les engagements qu\u2019il avait pris à l\u2019égurd du public, il annonce qu'il ne renonce pus au départ.Sa femme l'encourage dans ce sentiment, cn alléguant qu\u2019un navire les suuvera cn mer, que d'ailleurs le vent peut changer et qu\u2019il est impossible do reculer.Tous ses amis essnient de lo faire revenir sursa détermiuation.Poive perdue.Le capitaine du port, qui est un marin ox- périmenté, arrive à co moment sur la place avec M.le mnire de Calais, Duruof resta sourd aux exhortations du capitaine, il ne falut rien moins qu\u2019un ordre formel du maire, qui déclara nettement que l'ascension n'aurait pus lieu.Duruof dut céder.Le ballon resta gonflé sur in place et lu nacello fut portée à I'Hotel-de-ville.On décida que l\u2019ascension serait tentée le lendemuin, si la direction du vent avait changé.Les spcctutours s'étaient dispersés sans manifester le moindre mécontentement.Mais le public qui se tennit en dehors de l\u2019enceinte réservée fit entendre des murmures.M, Duruof, sur son passage, reccuillit les proposles plus mulvoillants.Arrivé à son hôtel, il fut l\u2019obj- t des quo libets des habitués de la table d'hôte, et il entendit même dire: « Ous aéronautes | ils ne partent pas avec leur ballon, mais ils s:veut bien purtir avce la caisse.» Il ne répondit rien ; mais prenant sa femme par le brasil l\u2019entrain à dans In ruc.Eile n'attendit même pas qu\u2019il lui communiquât sa pensée.Ils sc dirigèrent alors tous les deux vers l\u2019Hôtel-de-ville, et demandèrent la nacelle.Le gardion refusn d'abord de ln leur donner, Mais Duruof lui affirma qu'il s'agissait d\u2019une expérience, qu'il n'était question que d'une ascension captive, 11 était tell: mont calme quo le gardion lo crut sur pu- role ot lui remit l'esquil\u2019 d\u2019osier.Duruof nrrime sn nacelle, sa femme prend placo à coté de lui, il l'embrasse en lui disant : Sachous mourir ! puis les quelques groupes de spcotateurs qui se trouvaient en ce moment sur In place de la ville voient lu ballon s'élever dans les nirs.Immédintement tous les habitants do Calais sortent do chez eux, ct c'est nvec une émotion indescriptiblo qu'ils suivent des yeux le Tricolore, qui sc dirige avec vitesso vurs les profondeurs de In mor du Nord, Do tous cotés on ontend des cris, plusicurs spectateurs vorsent des larmes en songeant À Ia mort presque inévitablo qui attend Jes deux infortunds.A 7 heures 30, l'aérostat avait disparu.On n\u2019a pus revu les voyagours, Ou ne peut savoir coqu\u2019ils sont devenus Lour ballon, mn\u2019houreusement, ne cube \u2018que 800 mètres et no peut touir l'air pendant un tomps de longue durée./TI paraît, d'ailleurs, que dans Jeur précipitation, îls n\u2019ont emporté ni paletot, ni couvertures, ni vivres.Îls n'avaient à bord que dix sacs de lest environ.Il est possible qu'ils aient été_recucillis en mor par un batenu ; mais In rencontre d'un navire on ploino mor, la nuit, est une hypothèse bicu invraisemblablo.Ilest possible encore que le vent ait changé dans lo nord ct ait poussé les malheureux soit on Angleterre, soit eu Hollande.Lo vont, nu départ, les poussnit sur lea côtes do Norwége, ct il parait bien difficile qu'un aussi potit nérostat puisse arriver jusque-là, Jos hypothèses les plus favorables sont dono les premières, ot malheureu- goment co ue ont pas les plus vraisembla lca.Voici les nouveaux détails que nous trouvons dans la Liberté ; : Vor.1.À l'heure présente, on ne sait absolument rien à Calais au sujet du ballon le Zricolore.Les bateaux venus de Douvres n'ont aucnne uouvelle de Duruof et de sa coura- gouse compagne.Cependant le vent a, pa- raît-il, tourné au sud quelques heures après le départ de l\u2019aérostat, et les marins supposent qu'il a rencontré l\u2019Augleterre, s'il a pu tenir l'air pendant un temps d\u2019une durée suffisante.Malheureusement tout semble indiquer que le ballon le Trico- {ore a dt perdre haleine pendant le voyage nocturne où l'a si fatalement cugugé son trop audacieux capitaine.Il paraît certain que Duruof a cherché à descoudro rapidement en passaut au-dessus del.jetée de Calais ; les spectateurs qui sc trouvaient là ont vu l'agrostat se rapprocher de lu mer, puis remonter tout à coup dans les régions de l'air, I) est probable que Duruut, auxsitôt après son départ, a ouvert lu soupape pour atterrir immédiatement sur la plage; mais il comptait sous la rapidité du veut supérieur, et lorsqu\u2019il se sera vu au dsesus des flots, il auru joté du lest pour teuter la rencontre d'un courant uéries ._ _ Cette mancuvre, qui a dû singulièrement abréger le voyage, est confirmée par les puroles que l'on a entendues prononcer à Ualuis pur l'aérouaute.Ou nous écrit que Duruof, en quitaut l'hôtel où il lozcuit, aurait dit à ln maîtresse de l'établissement : «Massurez-vous, ous serons peut-être ici avant une heure ! » L'infortuné devait bien savoir cependant qu\u2019il risquait de n\u2019y plus jumuis rovenir ! On se demandera s\u2019il faut considérer comme irrévocablement perdu le ballon le Tricolore .À l'heure actuelle, il aurait pu Être sauvé par un vavire sans qu\u2019un télé gramme uit enco:c annoncé cette nouvelle dusulut; mais nous somes obligés d'avouer, non suns une profonde douleur, que cette conjecture est bien incertaine ! L'Observatoire de Paris transmet aux journaux la note suivante : Un ballon monté pur un adronaute ct sa femme, cst parti de Calais bier soir a sept heures: on voulait tenter le passage en Angleterre.Cependant, le vent souillant assez fort du sud-ouest, n'était pus favorable .Aussi le ballon s'est-il rapidement dirigé suivant l'axo de la mer du Nord.Ou nous demande quelle route le ballon aura probablement suivie, l\u2019urti ce matin sculement, le ballon aurait certainement gagué le Dancmarek .Etant parti hier soir à sept heures, il à pu se relever beaucoup plus vers le Nord .L'Observatoire a, en conséquence, averti Copenhague et Christiana pur dépêche élégraphique.LAVEZ VOIRE LINGE Sans y toucher | ! ! LA LAVEUSE À VAPEUR - \u201cNON-PAREILLE.\u201d LPatentée le 17 Avril 1874.Produit seule ce merveilleux résultat | Vous n\u2019avez qu\u2019à jeter votro lingo dans In machine ot il ensort parlaitemont net suns quo vous y touchioz.lo cortificat ci-dessous des dumes qui se sont procuré cotto Invouse atteste son ollicncité.« Nous, soussignées, cortilions avec plaisir que nous avons fit l\u2019essni régulier de In Inveuse à vapeur « Non-pnreille » et que nous avons trouvé son opération satisfni- sunto sous tous los rapports.Le linge est purfnitoment nettoyé on deux opérations sans aucun effort physique, et on pout en laver quatre fois plus dans le méme temps que par les moyens actuels.Nous recommandons cette utile machi- no à tous ceux qui voulent épargner leur travail et leur tomps, le travail ordinaire d'une journée pouvant so faire on deux heures nu plus avec cotte machine.Mme.J.B.Mrtnivien, 27 St.Georgos¢ Jessi LartaAmme, 10 St.Elizab.« H.Loxarné, 10 St, Elizabeth.« F.DessonuEaux, Vill.St.J.-Bapt.¢ ALex Pmuion, Place Jacq.-Cartier \u201c Eusèur SENÉOAL, 11 St.Dominique ¢ I.CouRcELLES, 119 St.Catherine.# Cus.GAREAU, Tue St.Joseph, Prix :\u2014$6 ; avec robinet, $6.25; avec fond on cuivre, $7.J.B.CAMYRE, agent Buronu :\u2014223, Ruk NOTRE-LVAME, au-dessus do MM.Dufresne ot McGarity.Montréal, 22 Sept.1874.cin\u20148T.Acte concernant la Faillite de 1869.Onnndn, Province de Québec, | COUR SUPÉRIEURE.District de Montreal, Dnus l\u2019affairo de WALTER C.COCHRANE, Failli.Mardi le vingt-roptième Jour d'OCTOBRE prochain, le sousalggné demander: à In dite Cour sa décharge en vertu du dit acte.Montrenl, 21 Septembre 1874.WALTER C.COCIIRANE, Par KERR, LAMB & CARTER, Sos procurours ad litem.8l\u2014 Acte concernant la Faillite de 1869 Camda, Province de quanes | cour SUPRERIEURE.Distriot de Montréal.Dans I'aMiiro do JOHN SCOTT, Failli.Mardi lc vingt-soptièmo Jour d'OCTOBRE prochain, le Houssigné demnndorn à tn dite Cour sit décharge on vortu du dit acto.JOIN 8COTT, Par KERR, LAMUE & CARTER, Bos proocurourd ad litem, 8i\u2014 MADAME BERGERON OARDE MALADE No.363 Rux ANMuERST, No.363, Montréal 6 Oct, 1874.dr-88 \u2014 _ rami LE FRANC-PARLEUR.\u2014 COMPAGNIE DE VAPURS \u201cUNION\u201d Nouvelle Ligne pour Sorel, Trois-Rivières, Batiscan et Québec, Les magnifiques vapeurs à cabines ABYSSINIAN, Capitaine Nonruax PAULET, ot ATHENIAN, Capitaino E.C.Wunrece commenceront leurs voyages aujourd'hui, formant une ligue quotidionne entre Montréal ot Québec, lnissant le Bassin Monsecours, (premier bassin de l'extrémité gauche de la placo Jacquos-Cartior), à SEPT heures p.m.\u2019 FRET reçu aujourd'hui.Billots do retour, à taux réduits à vendre dans tous les principaux Lôtels, Pour frêtou passage, s\u2019adrosser sur le quai Bonsecours, ou fit bureau No.24, Placo Jacques-Cartier.C.H.LEFAIVRE, Sec.-L'rés, 66 Restaurant de Premiere Classe MAISON EL, ETHIER Coin des Itues NoTRrE-DAME tr SAINT-GABnitL MONTREAL 21 Juillet.Ouvert tous les jours depuis 8h, a.m.à 11 k, p.mn.Toutes commandes, pour Diners ot soupers pu- billes, soit chez lui ou duns les familles, que lhn voudra blen faire l'honneur d'adresser au soussigné, seront exéeutées nvec In diligence et le soln qui enractérisent sou établissement.Ln Malson E.L.Elhler, outre de nombreux cabinets privés, possède, de plus, une salle spn- cleuse pour les grands Diners.Le DImunche, l'établissement sers ouvert de dh.p.m.agh p.m.FBI est strictement entendu qu\u2019ancune LIqueur ne sora servie, le dimanche, au buflet du Restaurant F4 Pour In commodité du public un Bureau de Télégraphie est en opération dans l\u2019établisse- mont, BE.L.ETHIER, Propriétaire, Montréal, 12 Mal 1874.na-50 NARCISSE BEAUDRY IIORLOGER ORFEVRE ET BIJOUTIER 44, COTE ST.LAMBERT, MONTREAL M.Narcisse Bonudry offre ses romorciements lex plus sincères à ceux quiont bien voulu jux- qu\u2019à ce Jour lui offrir leur patronage.M annonce avec plaisir À ses amis et nu publie Queses opérations lui ont permis d'augmenter et de varler l'assortiment de ses Lijonx otde ses piorres précieuses.Set dlamants sont de In plus balle eau ot le fini artistique avec lequel Us sont enchassés, témoigne lnutoment de son hnblieté et de cello de ses ouvriers.Toutes les varlGtés des plerres pré- clouxes en usage pour les bngues, sont dans ses vitrines où les connalssours auront l\u2019avantige de fire leur choix, M.Beaudry ge charge comme par le passé de In confection de toute espèce de bijoux et I! 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