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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
samedi 1 mars 1873
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le Franc-parleur. --, 1873-03-01, Collections de BAnQ.

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[" > SE 7 Re à AL ~~ ' r \u201d \u2019 Lor LA .; LA 5S \u2019 a ry, v \u2014 Le A ou.IIL c MONTREAL, leu MARS 1873.; No.18.ABONNEMENTS, | * ! TARIF DES ANNONCES.UN AN \u2014 Canada vous cernes on.R250 Première/insertion, par ligne.$0.08 Etats-Unis s.\u2026.\u2026.vencssssseess ses 3.00 Chaque insertion suivante par ligne.coa (payable d'avance.) Une remise libérale est accordée pour les SIX MOIS, aunonces à long terme.Canada.s.-ecsson.roensan00.$1.28 A ni Erato Uninet Le l'oute correspondance, etc, doit être (quyable d'avance) Vendu dans les dépôts 5 cis.Les frais de poste nc sont pas compris dans les trois cas.N.B.\u2014 L'abonnement et les frais de puste pour l\u2019Europe et les Etats-Unis sont invariablement payables d'avance.L'Edition paraît le samedi.1 EF\" Voir notre annonce à la quatrième ' page.\u2014 Bureaux : 22, RUE SAINT-GABRIEL.CREDIDI - PROPTER - QUOD : LOCVSVS : SV.r - ADOLPHE OUIMET, R&vAcTEUR-PROPRIETAIRE.munie d'une signature responsable.RIÉDACTION.Les lettres et manuscrits destinés À la rédaction doivent être adressés à M.Aporrur OurnintT, RÉDACTEUR-UN-Cux# du Journal Le Franc-l'arlenr.Les manuscrits déposés ne sont pas rendus.| Prix : 82.50.PAR AN, \u2019 ee ee = ~~ T ; / / 5 a \u201c Aime Dieu et va à CA n a , À RS Lp on nemin oy man) \u2018 \u2018 gt Cm - ; *% 4 x - .1 7 Co | {0 pe qe - \u2018 Fa « Dilectis Filiis, A Nos Chers Fils, Præsidi DROLET et universis Officialibus ac Sodalibus Consociationis, DROLET, Président de la Société portant le nom de L'UNION-ALLET, Toil > * cut nomen L'UNION-ALLET.ainsi qu'à tous les Officiers et Membres de cette Association.! Marianopolim in Canada.= Montréal, en Canada.PD'ecr FiLn, Salutem et Apostolicam Benedictionem, Chess Fits, Salut ct Bénédiction Apostolique.Pervenerunt ad Nos litteræ vestræ, luculentissimum pictatis monumentum, quas adventan- Nous avons reçu votre lettre, mémorable monument de votre piété, que vous Nous avez tibus Solemnibus Nativitatis Domini ct Sancti Joannis Apostoli, cujus gloriosum nomen licet adressée à l'approche des Solennités de Noël et de la Fête de St.Jean, Apôtre, dont, malgré indigne gerimus, ad Nos dedistis.Illas, Dilecti Filii, insignibus notis dilectionis, devotionis et eure ndignitt, Nous Poors le oo glorieux Cette lettre, si profonybiment mare nN tin .\u2018ye 42 ur, de votre dévouement «t de votre soumission envers Notre personne ct ce Siège obsequii erga Nos et hanc À postolicam Sedem distin i i i oo ; : 1 \u2018 je Societatis v p - , ctas, subscrip tionibus vestris munitas, quas Apostolique, accompagnée de vos signatures que vous y avez apposées au nom de votre Société nomine 0 lus ocietatis vestræ apposuistis, et piarum oblationum munere cumulatas, eo cum toute entière, et enrichie du tribut de vos pieuses offrandes, Nous l'avons accucillie, Chers Fils, affectu excepimus quem vos animo facile comprehendere potestis, qui cor nobilissimis sensibus avec une affection dont vous pouvez facilement vous faire une idée, vous, qui avez toujours montré pervium habere ostendistis.Eas autem dum legeremus, sensimus commoveri animum Nostrum un cœur accessible aux plus nobles sentiments.En la lisant, Nous avons senti Notre âme se rem- recordatione præteritorum temporum quam vos diserte ct graviter usurpastis.Vidimus porro pris d'émotion à ce souvenir des temps passés que vous évoquez avec une éloquence le diable .; el , viril.Nous y avons remarqué la rectitude de vos jugements au sujet de cette folle et misérable quam recte cxistimetis de stulta illa ac misera sæculi sapientia, quam i i iti antiquæ fidei quæ à vobi 1 » quam damnant gloriosa monumenta sagesse du siècle, doublement condamnée par les glorieux monuments de la foi primitive, dont : © œ a vobis : > i î 3 , ; ; 1 4 obis memorantur, nec non mala que in socictatem humanam ex illa vous rappelez la mémoire, et par les malheurs, que cette même sagesse a fait déborder sur la fluxerunt.Intime quoque Nos affecerunt tum ca vota quæ pro Patria illa quam Matrem agnoscitis, société humaine.Nous avons été touchégusqu'au fond du cœur des vœux que vous formez pour pro Nobis, pro Ecclesia Dei protulistis, tum eximia voluntatum vestrarum significatio ; ita ut cette Patrie que vous reconnaissez comme votre Mère, pour Nous, pour l'Eglise de Dicu, non pro his omnibus justam causam habuerimus Deo gratias agendi et gloriandi pro vobis, in quibus moins que des remarquables manifestations de votre bon vouloir ; et Nous y avons puisé pour .« ~ .Ge\u2019 à î î rrâce © 1 A à I dignam felicibus Ecclesiæ sœæculis fidem, pietatem, religionis spiritum cnitere conspeximus.Nous-même un juste motif de rendre grâce à D eu ct d être fier de vous, qui Nous montrez dans Gratulamur itaque impensissime vobis, Dilecti Filii i ; adi ; tout leur éclat, une foi, une piété, un sens religieux dignes des siècles heureux de l'Eglise.Nous LL, aq \u2019 pe i , ty qu Posito gladio quem pro Christo vous félicitons donc avec effusion, vous, Chers Fils, qui, après avoir déposé l'épée que vous sumpsislis, spiritualis militie sacramentum et arma lucis ac justitiæ fortiter retincre contenditis ; portiez pour le Christ, avez concentré vos efforts à vous maintenir vaillamment sous les drapeaux gratulamur de pio illo inter vos vinculo quod devotio erga S.hanc Sedem ct sancta religionis d\u2019une milice toute spirituelle, ct vous êtes revêtus des armes de la lumière et de la justice.Nous causa conjunxit ; gratulamur et plage istæ in qua versamini quam Deus misericors benignissimis vous félicitons de ces liens pieux qu\u2019on noués entre vous votre dévouement envers le Saintoculis respicere et peculiaribus gratixæ suœ donis nobilitare demonstrat.Ad Ipsum porro levantes Siege ot la cause sacrée de la eo Nous félicitons aus! la région que vous habite sur ; ; .aquelle la miséricorde divine abaisse, d\u2019une manière si démontrée, la complaisance de ses manus Nostras, vota facimus ut conjunctionem vestram foveat i : \u2019 A \u2019 ' ; fecand : vi ) nem propitius, egregios sensus confirmet regards, ct qu'elle illustre de dons tout particuliers de sa grâce.Elevant Nos mains vers et coun ct, det vobis operibus lucis fortiter inhærcre, et exemplo vestro sanctam late æmula- l'Eternel, Nous faisons des vœux pour qu'il réchauffe dans son sein votre union ; pour qu'il tionem in amore Dei et Religionis incendere ac propagare.Demum vos, Dilecti Filii, præcipua confirme ct qu'il féconde vos braves sentiments ; pour qu'il vous accorde la grâce de vous attacher cum dilectione ct grato pro vestris largitionibus animo, in Domino complectimur, ac cupimus avec énergie aux œuvres de lumière ct d'allumer, de propager au loin, par votre exemple une auspicem csse omnis gratiæ, preesidii, prosperitatis et pacis Apostolicam Benedictionem quam sainte émulation pour l'amour de Dieu ct de la Religion.Enfin, Chers Fils, Nous vous super vos singulos universos, super familias vestras, ct regionem istam, ac peculiarem in modume embrassons dans le Seigneur avec une dilection tout intime, et l'âme pleine de reconnaissance super Pastorem vestrum cujus fidei concrediti csti \u2018 , ; pofr vos largesses ; Nous vous accordons, avec un grand amour et de tout Notre cœur, Notre Pp J ; 1\u20ac: 5, peramanter et ex corde impertimus.Bénédiction Apostolique, pour tous ct chacun de vous, pour vos familles, pour votre pays, et, d\u2019une Datum Romæ, apud S.Petrum, die 25 Januarii An.1873.façon toute spéciale, pour votre Pasteur, sous la fidèle sauvegarde duquel vous vous trouvez unis ; Pontificatus Nostri, Anno Vicesimoseptimo.et Nous souhaitons que cette Bénédiction vous soit un gage de toute grâce, de force, de bonheur et de paix.Donné à Rome, près St.Picrre, lc 25e jour de Janvier de l'Année 1873, la Vingt-Septième de Notre Pontificat, PIUS P.P.IX.Traduction officielle de PU:108-ALLET, < Irp.\u2018* Lu FRANC-PARLEUR*, 22 St-Gabriel, Montréal.~~ Lettre latine de Pie IX 2 I\"Union-Allet, Nous nous ompressons do publior une admirablo Lettre Latine adressée pur Su Suintoté à l\u2019Union-Allet ; ot nous lui donnons ln place d'honneur dans l'en-tête de ce Numéro.Quand un Papo, ot un Pape tel que Pio IX, daigne faire entondro sa voix patornollo à uno Société particu- lièro, ot s0 fairo en même tomps le témoin des attentions toutos spéciales do In Providence envers le pays auquel appartiont cotte Société, tous los citoyens catholiques doivent on rossoutir une grande joic ot on auguror los plus consolanto destinées pour lour hourouso patrie.Co documont pontifical dans loquel ln précision lo dis- puto à la tondrosso, ot In doctrino à l'onction, contient pour l'Union-Allet cotto touchante et romarquable purti- cularité qu\u2019il toucho, l'un après l\u2019autro, à tous los alinéas de lu belle Adrosso que nos ancions Zounves pontificaux ont fuit parvonir au St.Pèro pour los Fêtes do Noel ot quo Mgr.l'IEvêque do Trois-Rivières a romiso en lour nom à Sn Suintoté.Cotto adrossc du reste nou un grand retentissement bion propro à fairo valoir notro pays on Europe Los journaux do Bolgiquo ot d'Italio l\u2019ont roproduito in extenso.Nous joignons on loxte latin lu Traduction oficielle qu'en a adoptéo l'Union-Allet, après un travail conscion- cieux ; ot nous sommos on mosure d'affirmer quo cotto traduction n obtonu lo concours ot l'approbation dos in- tolligoncos de notro villo les plus vorsées dans los lottros latinos ot dans ln scionco sncréo.Nous on félicitons donc I'Union-Allet, ot lo loctour pourra so convaincre par lui- mêmo do la fidélité scrupulouso avoo laquollo y sont ren- duos toutes los chaudos nuancos du texte original, non moins quo do l'éléganco faoilo do son français.Enfin, nous sommes houroux de pouvoir reproduire sur notre journal deux vignottes que l'Union-Allet a fait | graver dans l'intention d'on orner la publication spéciale qui doit êtro distribuéo à chacun de sos membres.La première do ces vignottes est un fac-simile do In signature nutographe de Pio IX apposéo au bus do la Lettre- Latine, ot In secondo ost In copio ontidrement oxneto du Scoau de ciro rouge aux armos de Pio IX qui cachotait la missive, LA REDACTION, \u2014\u2014\u2014\u2014 AI snr ete Un aven dépoulllé d'artifice.\u2014 Une profr-anion de fot guliicane.\u2014 Une déduction logique de l\u2019éducation sulpicienne.\u2014 Un enseignement pour M.le Grand-Vicaire Raymond.\u2014 Lo Rév.L.H.OvELLETTE, ouré de Calumet, (Diocdse d'Ottawa), viont de nous renvoyeor le Franc-Parleur, en ajoutant de sa main, à [a suito do son.nom, sur l\u2019adrosso colléo sur lo journal, ces mots bion significatifs : GALLICAN.\u2014ANCIEN ELEVE DE ST.SULPICE.Habemus confitentem reum.ity a du libéralisme ct du gallicanisme en Unuada.( Suite.) J'ai, je pense, suffisamment démontré qu'il y a du libéralisme catholique en Canada.J'ai même fait voir qu\u2019il y est puissant et qu\u2019il tend à s\u2019y fortifier chaque jour davantage.Cette démonstration m\u2019a forcé à remettre en lu- mière et à grouper certains actes dont j'aurais in fi- niment mieux aitné ne pas évoquer le souvenir, si la grandeur du mal, qu\u2019a produit dans tous les rangs de notre société à peu près la funeste erreur que je combats, avait pu être autrement bien comprise.Mnis j'ai la preuve depuis longtemps que parler à demi-mot ne suflit plus.Je me suis donc décidé à parler franc et net.De nombreux et solennels avertissements ont êté donnés de toutes parts ; d'iucessants cris d\u2019alarme ont été poussés : tout à été inutile.On n'a tenu compte de rien ; on an même semblé s'opiniâtrer duvantage à poursuivre dans une voie fausse et mauvaise.Comme I'abime, out conduit le libéralisme-catholique est-sans fond et ne rend jamais ses victimes ; comm nous sommes, au jugement des plus clairvoyants, sur le bord de cet ubîme, j'ai cru qu\u2019il était très-opportun de crier le plus fort possible, jusqu'à abasourdir même : \u2018\u201c Holà ! il est temps de s'arrêter.Considérez ct voyez combien triste est la voie parcourue.Si rebrousser chemin ne vous agrée pas,au moins n\u2019allez point plus loin.\u201d .>.J'ai qualifié de détestables, d\u2019odicux; d\u2019affreux même les actes libéraux que j'ai passés en revue et je ne pense pas avoir eu tort.Jc ne le regrette point.Quant aux personnes de qui ont procédé ces actes, je les regarde comme illusionnées, mais de bonne foi, au moins jusqu'à un certain point, dans leur illusion.EE EE EE Mon désir le plus ardent serait de les voir ouvrir enfin les yeux à la lumière, reconnaitre qu\u2019elles sont dans l\u2019illusion et réparer le passé par un dévouement sans bornes à la sainte cause de la vérité.Grand Dieu ! quelle noble défaite l\u2019on subit, lorsqu\u2019on se laisse vaincre par la vérité ! Mais que ce mot défuite est impropre ici ! Pareille défuite n\u2019est-elle pas en réalité le plus beau et le plus glorieux de tous les triomphes ?Il n\u2019est honteux de se laisser vaincre que par le mal ou l\u2019erreur.Outre les fuits que j'ai rapportés, je pourrais en citer nombre d\u2019autres qui mèneraient à lan même conclusion.J'en remplirais même des volumes ; mais, À quoi bon ?puisque la preuve que je m\u2019é- tnis engagé à fournir est dès à présent irréfutablement fuite.Il ne me reste plus à établir que, en dépit des dénégations de M.le G.V.Raymond, il y a aussi du gallicanisme parmi nous.Îl y en a tant, il est si saillant qu\u2019il nous crève les yeux.Je n\u2019ai vraiment qu\u2019à lever la main ct à dire : Regardez bien ; tenez, le gallicanisme est ici, il est là, il se montre quasi partout.Afin qu\u2019on le reconnuisse de suite cn le fixant et qu\u2019on ne re jette point dans des discussions inutiles relativement à son existence, je rappellerai quel est son caractère essentiel.Le gallicanisme refuse de reconnaître l\u2019Eglise comme société indépendante ct parfaite, ayant ses droits propres et imprescriptibles, et il veut l\u2019as- Vou.Til.LE FRANC-PARLEUR.> No.18.servir à l'Etat.Il accorde en conséquence à la puissance civile le droit de s\u2019ingérer dans les affaires ccclésinstiques, d\u2019examiner, de juger les causes qui sont du seul ressort de la puissance spirituelle, et de se prononcer sur ses causes.Cela étant rappelé et par là même admis, j\u2019attirerai l'attention sur ce fnit capital et patent qu\u2019en Canada l\u2019enseignement du droit civil s\u2019est constamment donué par le passé, et sc donne encore actuellement par l'intermédiaire de livres gallicans, au Moyen surtout des œuvres très-gallicanes de Pothier que l'on continue de regarder comme le prince de lu science du droit civil.Or, force nous est d'admettre le principe suivant : à moins d\u2019une dérogation aux lois de la nature, la moisson est nécessairement de même espèce que la semence.Si vous semez du blé, vous récolterez du blé ; si vous semez du seigle, vous récolterez du seigle ; si vous semez de l'ivraie, vous récolterez de l\u2019ivraie.L'enseignement n\u2019é- .tan£ qu\u2019une semence déposée dans l\u2019esprit, il faut donc absolument admettre, sans qu\u2019il soit besoin de pousser plus loin les investigations, que, puis- qu\u2019en Canada l\u2019on a régulièrement semé, depuis près de deux siècles, du gallicanisme dans l'enseignement du droit civil, on a récolté du gallicanisme en abondance et qu'il domine dans nos lois.Ce raisonnement cst fort clair, mais il est aussi d\u2019une force qui défie tous les arguments du monde de pouvoir l'ébranler.L\u2019honorable juge J.H.Beaudry, à la page 2 de son Code des Curés, n\u2019a pu s'empêcher de s\u2019incliner devant lui et de reconnaître que les faits le confirment avec une telle rigueur ct une telle précision qu\u2019on pourrait les dire mathématiques.Parlunt des nuctières qui sont du ressort des deux aulorités, (ecclésiastique et civile), il dit : \u201c La \u201c plupart des auteurs qui, en France, sous le régi- \u201c me qui s'appliquerait au Canada, ont traité ces \u201c matières, étaient plus ou moins Jansénistes, \u201c parlementaires ou gullicans, el plusieurs de leurs \u201c* ouvrages ont été mis à l'index; Néanmoins ces \u201c écrivains, à défaut d'autres, ont fut autorité \u201c dans mos cours de justice, et ont, jusqu'à un \u201c certain point, fiaé mn tre jurisprudence, en sorte \u201c qu'il ne faudrait rien moins qu'une 1égislation \u201c spéciale pour la changer.\u201d ; Ainsi, de l\u2019aveu même de l\u2019honorable juge Bcaudont on ne saurait assurément récuser le témoignage comme suspect à propos de la question que je traite, nous sommes pour un grand nombre, J'entends, des gallicans de vieille roche, des gallicans munis du meilleur des brevets.Et ce bon M.Beaudry, qui affecte un moment de regretter que notre législation soit trop entachée de gallicanisme, fait de son mieux pour nous convaincre dans le cours de son Code, que nous serious bien difficiles si nous en révions une autre plus parfaite.Il déclare de son propre mouvement que des ouvrages inis à l\u2019inlex font ici autorité en matière de jurisprudence, et malgré cela, il dépense son temps, son encre et son papier à la défense des doctrines que renferment ces ouvrages.Il ne se contente pas d\u2019autant ; il en vient jusqu'à exprimer le désir que notre législation devienne plus gallicane qu\u2019elle n\u2019est.En effet, à propos de certains articles qu\u2019une disposition de la loi déclare devoir être appliqués aux paroisses canoniques non érigées civilement ainsi qu\u2019aux missions, il fait la remarque suivante : \u201c Cette disposition pouvait être utile dans le \u201c\u2018 commencement ; aujourd\u2019hui elle ne l\u2019est plus « également et devrait étre rappelée.En refu- \u201c sant aux missions et aux paroissessimplement ca- \u201c noniques la cotisation compulsoire sur les fide- £ les, on les obligera de se faire rconnaitre civile- \u201c ment, et on mettra fin à des difficultés sans \u201c nombre qui surgissent de l\u2019absenee de la recon- \u201c naissance civile./l faudrait done rappeler cette \u201c* disposition et ne donner effet qu\u2019aux autres arti- \u201c cles rédigés pour les paroisses reconnues civile- ¢ ment.Et quel moyen M.le juge Beaudry suggère-t-il pour mettre fin aux difficultés sans nombre qu\u2019il plaira à nos hommes de loi de soulever pour empêcher la reconnaissance civile ?Il serait bon de l\u2019indiquer.Je pense que le meilleur serait de décréter que toute paroisse canoniquement érigée devient par la même.paroisse civile ; le pouvoir séculier mettrait ainsi fin à des difii-ultés sans nombre, que des légistes mal disposés et tracassiers, opposent au libre exercice de la juridiction ecclésiastique.Quoiqu'il soit bien établi, de par l'autorité de M.le juge Bandry, que notre législation, prise in globo, soit galiicane d'une façon pas mal alarmante, je prierai ceux qui sernient encore incrédules sur ce point, ou qui feindraient de l'être, de passer en revue quelques unes de nos luis ct de dire ce qu\u2019ils en pensent après ce nouvel examen., Nous avons des lois qui exigent que l'Eglise, pour posséder, reçoive l\u2019autorisation de l\u2019Etat, et, d'après Jes mêmes lois, l'Eglise en un grand nombre de cas, ne peut posséder que dans certaines limites déterminées par l\u2019Etat.Et cependant le Syllubus dit que l\u2019Eglise est une société véritable, parfaite, complètement indépendante ; qu'elle a ses droits propres et imprescriptibles que lui a conférés son divin Fondateur ; que ce n\u2019est pas au pouvoir civil de définir quels sont les droits de l'Eglise ni dans quelles limites elle doit les exercer : qu'enfin, par le fuit de son existence, elle a plein droit d\u2019acquérir et de posséder.Nous avons des lois qui entravent le libre exercice de la juridiction ecclésiastique, notamment dans tout ce qui concerne l'érection des évêchés et des paroisses, etc.Et cependant le Syllabus dit que le pouvoir ecclésiastique doit exercer son autorité sans avoir besoin de demander auparavant et d'obtenir la permission ou l\u2019assentiment du gouvernement civil.Nous avons des lois qui ne reconnaissent nulle- meut les immunités ecclésiastiques, surtout les immunités personnelles.Et copendant le Syllabus etledroit canon disent qu\u2019elles doi vent être respectées tant que le Souverain Pontife n\u2019a pas été cousulté et n\u2019a pas accordé de dispense à cet égard.Nous avons des lois qui mettent les écoles sous le contrôle absolu de l'Etat; qui laissent aux seuls laïques, désignés par lui À cet effet, le choix comme l'approbation des maîtres et de In plupart des livres À mettre aux muins des enfants.Et cependant le.Syl/abus dit que l'Etat outrepasse* sus pouvoirs quand il s\u2019'attribue la pleiue et entière direction des écoles publiques et populaires, no tenant aucun compte du droit divin qu'a I'Eglisc, cd égard à lu mission qu\u2019elle a d'enseigner toute vérité, de s\u2019oceuper de lu direction des écoles, du régime des études, du choix ou de l'approbation des maîtres.Nous avons sur le mariage des lois qui empiètent sur les droits ct l'autorité spirituelle de l'Eglise, et qui Dlessent gravemont sa doctrine.Et cependant le Syllubus dit formellement que les causes matrimoninles ne sont pas de la compétence du pouvoir civil, et qu\u2019il ne lui appartient pas de créer des empêchements.Enfin, ici, en Canada, quand l'Eglise demande à l\u2019Etat de reconnaître ses luis ou quelqu\u2019une de ses lois, ce que l\u2019Etat doit s\u2019empresser de faive pour être dans l\u2019ordre, il ne les considère pas comme des lois toutes fuites, obligeant déjà en conscience, indépendamment de sa sanction ; mais il les regarde comme de simples bills, de purs projets de lois propusés à son examen ct à la discussion de ses chambres; puis il les sanctionno, quand il lui plait d\u2019avoir cette condescendance\u2018 en modifiant, retranchant ou ajoutant ce que bon lui semble.Et cependant l\u2019enseignement catholique nous dit que l'Eglise confectionne elle-même ses lois, indépendamment de la puissance séculière, et que c\u2019est un devoir pour l'Etat de les reconnaître et de s\u2019y soumettre.Désire-t-on d\u2019autres preuves de l'existence du gallicanisme parmi nous?Il est facile de les donner, de les accumuler même.Qu'on se rappelle le fameux procès Guibord et qu'on dise si l\u2019on n\u2019a pus tenté alors de faire con- sucrer, par une semtence de juge, les principes les plus gallicans qu\u2019il soit possible d\u2019imaginer.Le seul fit qu\u2019un tribunal civil s\u2019est constitué pour demander compte à l'autorité ecclésiastique de l'exercice de ses droits propres, même spirituels, et pour se prononcer sur lu légitimité ou l\u2019illégitimité de ses actes, accuse la force du gallicanisme parmi nous.S'il ne se sentait pas fort, il n\u2019oserait pas autant.Qu'on se rappelle l\u2019'accucil extrêmement favorable qu\u2019on à fait, en plusieurs endroits, au Murei- Feste du Correspondant et aux Observations de Mgr.d'Orléans, deux pièces encore plus gallicanes que libérales, ct qu\u2019on dise si les choses se seraient ainsi passées duns le ens où il n\u2019y aurait point eu de gallicanisme parmi nous ?Naturellement, il fallait partager les principes et les idées contenues dans ces pièces pour se donner la peine de les réimprimer ici, de les publier À grands frais, de les faire valoir et de les défendre avec chaleur contre cenx qui les attaquaient.Qu'on se rappelle ce que le Journal de Québec, qui a des inspirateurs inflvents et qui est l\u2019organc d\u2019une école nombreuse, a répendu pendant des semaines et des mois au Nouveau- Monde, réelamant pour l'Eglise de Montréal le libre exercice de ses droits.N\u2019a-t-il pas invoqué et développé dans la mesure de ses forces tous les principes gallicans, et n\u2019a-t-il pas fini par prétendre qu\u2019une Eglise particulière ne jouit pas des libertés de l\u2019Église universelle et qu\u2019elle est sous la dépendance de l\u2019Etat ?D'après ce principe, c'en serait bientôt fait des libertés de l'Eglise universelle elle-même.S\u2019il n\u2019y avait point de gallicanisme en Canada, y par- leraït-on publiquement de cette façon et recevrait- on de nombreuses félicitations, des encouragements même, pour avoir ainsi parlé ?Qu'on se rappelle encore le long et douloureux martyre que l\u2019on continue de faire subir au saint évêque de Montréal parce que, comme un autre Thomas de Cantorbery; il veut conserver intactes les libertés de son Eglise.Quelles misères ne lui a-t-on pas crées et ne lui crée-t-on pas tous les jours encore en poussant le pouvoir civil à intervenir, sitôt que le vénérable prélat entreprend d'exercer les droits qui lui ont été conférés par sa nomination au siége qu\u2019il occupe ?Et l\u2019on nierait qu\u2019il y eût du gallicanisme là-dedans ! Pour sûr, ce serait un peu fort.Qu'on se rappelle enfin, car il faut en finir, le vacarme qu\u2019on a soulevé autour de la chaire de Notre-Dame de Montréal, quand le R.P.Braun y a proclamé les doctrines du Syllahua, à l\u2019ocension des Noces d'Or de Mgr.Bourget.En cette circonstance, les gallicans et les libéraux ont été tellement exaspérés qu\u2019ils A\u2019ont pas eu l\u2019habileté de se déguiser un tant soit.peu.Le révérend Père n\u2019a fait qu\u2019une simplé\u2018exposition de doctrine et s\u2019est tenu à mille lieues de tout ce que l\u2019on puurrait appeler personnalité, Malgré celu, on a crié à l\u2019in- suite, à l\u2019injure et à l'outrage de tout un monde d'auditeurs.Puisque tant de personnes ont été insultées, injuriées et outragées par un sermon qui flagellait \u201csurtout le gallicanisme, mais qui ne le flagellait qu\u2019ên termes très-généraux, il faut bien qu\u2019il y ait\u2018du gallicanisme au sein de notre société et que même il y ait en quelque sorte acquis droit de cité.Autrement, comment expliquer ce vacarme et ces clameurs ?Maintenant, la conclusion à tirer de tout ce que j'ai dit et-dé- montré, c\u2019est que contrairement à la négation de M.le G.V.Raymond, il y a malheureusement en Canada beaucoup de libéralisme et de gallicanisme.Cependant si chacun de nous veut y mettre de la bonne volonté, M.le G.V.Raymond et M.le G.V.Cazeau en tête, il est « espérer qu'avant longtemps on pourra écrire en toute vérité : \u201c En Canada, il n'y a plua ni libéralisme ni gullicanisme.\u201d\u201d C\u2019est dans l\u2019unique espoir de contribuer à cet heureux résultat que je me suis permis \u201cde contredire M.le G.V.Raymond, ct de lui soumettre les faits les plus saillants qui m'autorisaient à le contredire.Luca.AAMAS, Le Sport.Courses annuelles à la Raquette des élèves du High School.Les élèves ne s'étaient pas montrés | année deruièra, aussi ont-ils été accueillis avec plaisir samedi dernier.De fameux coureurs sout sortis des rangs de cette école, entrautres Stevenson, Harry Jones, Murray et bien d\u2019autres dout nous oublions les noms, Disons tout d'abord que les courses ont obtenu le plus grand succès.Elles ont commencé à l\u2019heure fixée el se sotit conliuuées sans interruption, 3 la grande satisfaction des per- sounes présentes qui, bravant le froid et le mauvais temps,s\u2019étaient rendues en assez bon nombre.Agissalentcomune juges.\u2014 Messieurs Ogilvie, Howe, Rectaur, le Co!.A.A.Stevensou et I'hon.John Young.Le départ avait lien par pistolet.Bien que nous donnions le temps, nous ne pourrions cependant l'enré.gistrer comme record, car ls temps était gardé par un des jeunes élèves qui, à notre avis, n\u2019en connaissait pas assez pour donner un temps satisfaisant.Trois concurrents ent-èrent pour la course du mille, T.Rutherbord, F.Haultin et C.Handyside qui remporta a victoire en 7.56.Las prix était une très magnifique coupe d'argent.Le + mille, pour garçons de 14 ans, amena W.Napier, A.McGibbon, A.Kay el W.MeGibbon.Le premier nommé remporta le prix, mais comme il était plus âgé que ne le demandait le rè- &lement, la couronne fut donnée à A.McGibbon.Temps.\u20141.41 M.Ogilvie accorda néanmoins un prix au vainqueur, de sorts que lous furent satisfaits.Le jeune Kay qui se contenta de trois prix durant l\u2019après-midi, gagna le $ mille d\u2019une manière admicable.Temps \u20143 37.Kay était an parfaite condition et, s\u2019il se fu! permis de courir dans le mille, il aurait remporté un quatriè me prix.Le mille fut très intéressant et échnt à Farmer en 6.35.Boyle et Scou étaient ses adversaires Ce dernier partit avec le devant mais se retira après le premier tour, par suite d\u2019un point.Farmer laissa faire Boyle jus qu\u2019à la fin du 3me tour où il le passa sans trop d'efforts.Farmer finit la course au galop, Boyle plus de 20 verges en arrière.Les 100 verges pour les Elèves de l\u2019école, furent chaudement disputées.Handyside gagna la |re épreuve, Kay second.Les deux autres furent prises conséculiv.ment yar K (y\u2014pas de tem ps.Le 4 mille, pour garçons audessous de 15 ans, fnt gagnée par Siebold Après une lutte maguifique.Pas de temps.Nous insistarons particulièrement sur la course suivante, 100 verges pour les novices.Entrées.\u2014Georg3 Anderson, Léo pold Galarneau, E.Auld, Griffin.Plilipps, E.Ermatinger (junior) et quslques autres.Aderson gagna la course en deux épreuves consécutives, L Galarnsau secon-i dans les deux.Nous étions fler de voir un de nos jeunes amis dans cette course el n'eut élé son seul défaut \u2014de partir trop lentement\u2014il aurait gagné la course assez facilement.M.G«larneau court plus élé gamment et plus vite qu\u2019Anderson, mais il ne part pas assez vite, C'est ce qui lui à Fait pardre la course.Cou rage Ini disons nous, avec un peu de pratique ça viendra.Un autre 4 mille fut encore gagné, par l'infatigable Kay, n\u2019ayant qu\u2019un seul adversaire dont il disposa facilement Le 4 mille, ouvert aux étrangers échut à Murphy qui couvrit la distance au pas ; son seul adversaire Anderson, abandonnant la course après le premier tour.Enfin le + de mille pour les aflligés, gagaé par le jeune Thomas.Les prix furent alors distribués aux vainqueurs et l'assemblée se dispersa.Samedi prochain, le Maple Leaf.Courses aux Trois-Rivières, C'est avec le plug gran] plaisir que nous reproduisoas du * Journal des Trois.Rivières,\u201d le compte-rendu suivant des courses à la raquette du Club de cette ville.C:scourses ont eu lieu le 19 Février.Nous atlirons l'attention des membres du Club sur les remarques que vous frisons plus bas et nous espérons que quelques uns de ceux qui sont abonnés à notre journal voudront bien répondre aux queslions posées dans ces remarques.La grande course du Club de Raquelte de cette ville a eu lieu mer credi dernier à 2 heures P.M.Le temps élait beau et une foule de speclaleurs s'étaient rendus pour jouir de l\u2019intéressant spectacle.M.le maire assistait à la tribune des juges, ainsi que M.H.G.Malhiot M, I\u2019, et nombre d'auties citoyens marquants.La première course, ouverls aux membres du Club seulement, fut disputée par MM.Lucien Lajoie, L Lisalle et L.Gervais.La premier prix était une maguifijue coupe en argent, et le second une médaille; ta distance à parcourir comptait un mille.Au signal donné, nos concurrents s'élancérent dans la carrière et luttèrent d'efforts pour atteindre le but.Cette course fut tout à F-it intéressante.M.Lucien Lajoie arriva le premier, suivi de près par M.L.Lasalle qu'une chute avait retardé quelque peu ; temps 7 minutes et 30 secondes.Tous deux sont très forts et méritent des éloges égaux.La 8oude course de 100 verges Eat gagnée sans difficulté par M, Napolénn Lajoie, Président du club.M.Lajoie qui a déjà fut ses preuves dans les premières courses de Montréal, où il a remperté plusieurs prix, est de première force.La distance fut parcourue en |?secondes ; le prix une jolie épingle en or.Dans la troisième course, M.John McDougall remporta le prix sans fatigue.Tout le monde a admiré l\u2019élégance avec laquelle il fait le pas de course.Temps, $ minutes et 24 pour un mille.Puis vint la course + mille, ouverte aux enfants au-dessous de 13 ans.C\u2019est le jeune P.Dupont et lc jeune H.Houliston qui furent les vainqueurs sur les 6 concurrents pour le prix.On samusa beaucoup de celte course.la cinquième de 100 verges avec 4 barrières de 3 pieds de hauteur fut la plus intéressante et la plus chaleureusement disputée.MM.J.V.Bureau, L.Lasalla et A.Burns arrivèrent premier chacun leur tour, à trois différentes reprises; une qua trième course assura la victoire à M.Bureau.Enfin la pattie se termina par la course de consolation remportée par M.Arché Burns, pour le premier prix et M.Lucien Gervais pour le second.La distribution des prix fut ensuite faite avec beaucoup de solennité et au milieu des applaudissements des spectateurs.La dame de M.le Maire remit la magnifique coupe d'argent au vainqueur de la 1re course, M.Lucien Lajnie; les autres vainqueurs furent egalement couronnés par les dames présentes.Ces courses ont été réellement pal- pitintes d'intérêt ot nous en offrons nos meilleures félicitations à tous les membues du club.Remarques.Nous félicitons cordialement Ie club des Trois Rivières pour ce beau succès.Dupuis longtemps nous tra vaillons dans les intérêts du sport, et nos lecteurs connaissent les efforts Juüe nous avons fails pour pousser tos jeunes gens vers ces exercices, aus£i est ce pour uous, un véritalle plaisir que d'avoir à enrégistrer les faits el gestes de nos compatriotes dans ce genre d\u2019amusements.Nos jeunes gens de Montréal devraient profiter de cet exemple et secouer un peu la paresse dans laquelle ils vivent.À bon entendeur, salut Notre confrère du Journal aurait dû être plus fidèle dans son rapport.Pourquoi le temps est-il donné pour certaines courses et ne l\u2019est-il pas pour d'autres ?Les raquettes avaient-elles le poids requis par le règlement, 1} livre Ÿ La course de 100 verges était-elle à épreuves, oui ou non ?y avail-ils plusieurs concurrents ?Si, oui, quel est le temps des deux premières ou pour qnelle épreuve ce temps de 12 secondes doit-il être pris ?Nous aimerions bien à savoir où le Journal a puisé ses renseignements lorsqu'il dit que M.Lajoie \u201c a déjà fait ses preuves dans les premières courses de Montréal où il a remporté plusieurs prix.\u201d Passe pour les preuves, mais quant aux prix, nenni.\u2026 Nous ne lui en connaissons pas et nous serions bien obligé à M.Lijoie lui-même, s'il nous renseignait sur ce point.La seule occasion où, à notre connaissance, M.Lajoie à été sur le point de remporter un prix, a été à la réunion athlétique du 9 octobre 1869, lors de la visite du Prince Arthur.La course élait à barrières, à épreuves de 120 verges : huitobstacles de 3h pieds de hauteur à franchir.M.Lajuie fut second aux deux pre iniêres épreuves et premier à la troisième.Pour décider la course, une quatrième épreuve fut courue et Amstrong l\u2019emporta, M.Lajoie doit s'en rappeler.Son autre adversaire était le fameux Kavanagh d'Ottawa.Encore une fois, si M.Lajoie a remporté des prix, qu\u2019il les réclame, nous saurons lui rendre justice.Que M.Lajoie ait ou n'ait pis gagné de prix.peu importe, çu ne lui Ote passa valeur, car nous avons Loujours élé et nous sommes encore sous l\u2019impras- sion qu\u2019il est le seu! capablo de tenir tête à Armstrong.Le Club a eu une très bonne idée de mettre les courses sous le patronage des Dames el des premiers cito- yeus de la ville.C'était là un gage de succès et Ça n'a pas manqué, N\u2019oublions pas les explications demandées.M:zeppa, le fameux trotteur de Torouto, le mêmo qui s\u2019est distingué aux dernières courses d'hiver, a été vendu par le Shériff et acheté par M.Mitchell, de G aelf, aux prix de 8300, Des courses au trot auront lieu sur le canal, vis à vis la Côta St.Paul, mardi, mercredi, jeu-li et vendredi prochains, 4.5, 6 et 7 Mars, et à Surel les 5 et 6 Mars.L'assemblée générale des membres du Club des Régattes de Belœil est remise à lu semaine prochaine, on en donnera avis dans les journaux quotidiens.La vérité sur les dispositions religieuses de Napoléon Ill \u2018in artioulo mortis.\u201d Dans notre numéro du 18 janvier, l'auteur de l'article intitulé : « Napoléun IT, »} se basant sur les données de renseignements transmis par le télégraphe, affirmait que la fin de l'ex-Empereur des Francais avail été si prompte et si inattendue que lis secours de l\u2019Eglise lui avaient fait défaut, et il tira:t de cet incident mortuaire les fréflaxions qu'une telle infortune de I'ime est bien faite pour inspirer à toute conscience qui s'honore d'être catholique.Pius tard l'Univers donnait sur les derniers instants de Napoléon des détails contradictoires à cette affirmation et assurait, sur la foi de «diverses dépécha sn, que l'infirme de Chislehurst s'était approché des sacrements avant d'affronter l'opération à laquelle il n\u2019a pas survécu.\u2014Nons nous sommes fait une conscience de reproduire ces renseignements dans notre numéro du 8 Fevrier.Mais voila qu'anjourd\u2019bui le correspondant attitré de l'Univers à Londres se voit daus la pénible nécessité de reclifier les assertions émanées des diverses dépêches signaléus ci-dessue, et cite à l'appui les propres paroles de M.l'abvé Goddard, aumônier de Chuslehurst, Voici ces parales : «La mort de sa Majesté à été si » soudaine qu'elle à surpris tout le » monde.Après la deuxième opé- »ration quand le chirargien, par r simple formalité, tâta à dix heures » le ponls du malade, il se retourna » vers ses collègues, en disant ; « Ma- » gnifique ! magnifique! » et il reprit » la conversation enlamée qu\u2019il con- »linua quelques minutes.Au mo- » ment de partir, Il saisit de nouveau »ét par matière d'acquit le brus du » malade, et tout surpris du brusque » changement qui s'était produit, il » commanda d'appeler l'Impéral ico, nebon m'envoya chercher en toute » hâte.L'Empereur reconnut sa fem- » me.Quand j'arrivai, je m\u2019empressai »de lui donner l\u2019absolution, et lui » administrer les derniers sacrements.» Je crois qu\u2019en ce moment il avait n encore assez de connaissance pour » SaVoir ce que je faisais.» M.l'abbé Goddard ajoute ensuite que l'Empereur avait fait sa de ruière communion à Pâques, c'est-à-dix neuf mois auparavant, Ae medi Ae 28e ee Vo Ill.En vertn du même sentiment d'impartialité gui nous avait fait publier les informations consolantes de I'Univers, Nous Nous croyons tenus, dans l\u2019intérêt de Ja vérité historique, d'ouvrir les colounes de notre journal au rapport de l'anmônier de l\u2019ex-Empe- reur.Les rétfl:xions, philosophiques et religieuses de notre article du.18 Janvier en demeurent dans toute l\u2019intégrité de leur force morale et de leur sens chrélien.La RépacTiON.VA AAA SEMAINE LI'URGIQUE.2 Mars \u2014ler Dimacche du Caréme, INTROIT.\u20141 m'invuquers et Je l'enauc-rai; Je sorat avec lui dans la tribulat.on, je l\u2019on délivreral et le le gloriferni, Errruse.\u2014St, l'aut aux Co Lothiens\u20142 C, 6 Mes frûres, nous vous exhortonu à ne pas roce- voir en vain In grâce d » Dieu.Vo'ct maiutenant les temps dela grâce, voici les joaru de enlut, EVANGIEK.-St.Matuieu, C.FV.11 est 6 rit: l'homme ne vit pas seulement de pin, mals de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.Vous andorre:zez le Selgnour, votre Diou et vous ne rcrvirez que lui seul, OFFERTOIRE,\u20141.0 Helgneur vous couvrira do son omb:e et vous trouverez l'expérience sous res actes.Na vérité vou envlrennera comme un boue fer, SAINTS DE LA SEMAINE.Lundi, 3-Ste, Cune gonda, linpéra\u2018r'ce.Cette lustre princesse cpousu Henri, empersnr, qui gucdédad O hon ILL.Elle voun à Dieu an virgie nité et vécot dutis In continence, Après In mort de son Gpoux, ello ontra duns un monusatère, où entra daus un monaætôre, où elle pratiqua les vertus monastiquer dans un haut degré.Llou la récompensa par le don des miracles.Apiû8 avcir passé qu'u © uns duns ce inonastôre, colle mourug en 1640, Pape Benolt1X\u2014Emp.rour Henri L1F.Mardi, 4-St, Cualmir, Conf sseur.Il êtalt second fils do Casimir ILI roi de Pologne.Dès rot Jeunes nnnées, on vit briller on lus Ja piôté ls plus étonunnte st l'amour le plus ardent pour la vertu, I avait pour lnste, Vieig > Une tendre dévotion ; ce fut olle qu-l le préserva des daugors de la cour et le conserva duns ln snintoté Jusqu'à sa mort, «pui arrivaen 1488.Papes Pro [I : Soste 1 V, Empereur d'Allemæi, ne: Frédé fc H1I, Mercredi 5\u2014+t.Phocas, Jar linter, St.Phocas dans son humble po ition de janlinlor, troaval moyende secatrir les pauvres et de soulager les mi dres de ton prochain.Dieu le récompensn par lu couronne du martyre, Il eut la tôt.tranchée, durant uno Viocnte perséention qu\u2019eut à eublr *Eglt-e, sou l'empereur Trajuan.Pape: St.Alex andre\u2014nn 314, Je ud), 6\u2014Ste.Perpltue, Elle ¢taltdo Carthase ; elle fut arrêtée par ordre de I\"empereur Severe ele eut a résonter aux larmes de son père, qui voulnit je ratenir.Fille 5e lnlnra monduire en prison, ont 1 eu lul apprit, par une vision, qu\u2019elle aurait la jaime du martyre Elle confexsa JCsuse Chii-t devant ses ju.es, E la futensulte trainée duus l\u2019amplitédtre, ets ut In tête tranchéo.Pape St Zéphirin au 202 où Z 3, Vendredi, 7\u2014Féto de la Iance et des dlous, qui servirent » in Pussin.L'Eglise on ce Jonr à ln vénérn jon de 80+ «nfants la lance qu ouvrit le coté du Sauveur ot qui en fit jailllr co rang qui lava les soulllures du muude, Elle fait aus-i v6- pérer tes clous, qui servirent à nttechar ie Divin Cruçlfo à l\u2019iustrument de neutre régénération spi- risuelle, Samui di, 8.\u20148t, Jenn de Dieu, fondataur de Religloux Ho-pitallers.dit- de n Charité \u2014St.Jean de Dieu étav:it À Grénade un hôpital pour res pauvres co: les loürimes, qu'il allait lui-m me chercher, ot retirerde la misère, La couretls grands Psidérent dans ses charitables censcins.Cep-ndaot il eut a Jutter surt .ut contre les atta- qu.8 du dv mon, qui venait Jo tourmenter Dieu recom pensa 1a patience du Saint pur lodon des miracles et des proptiôiies et en l\u2019hanorant de Ka Présenco sensible.\u2014St, Joan do Dieu arourut en 1550, \u2014 BPHÉMÉRIDES.9 Mars 1763.-\u2014Nalsssance à Montréal de Mgr.Jos Oct, Flersis («me Evêque de Quôbec.) 4 \u201c 1619.\u2014Ferdinnnd Cortez de barque aur la côte du Mexique.7 « 1815
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