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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
jeudi 2 mai 1872
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Franc-parleur. --, 1872-05-02, Collections de BAnQ.

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[" MONTREAL, JEUDI.2 MAI 1872.ABONNKMKNT, .82.00 PAR NUMER), .5 Vents AVIS IMPORTANT.Tous ceux de nos abonnés qui changent de domicile au ler de Mai prochain, sont priés d'en avertir le porteur, ou de nous le faire savoir à notre bureau No 9 Rue Ste Thérèse.Pour régulariser la distribution, cette mesure est d\u2019une rigoureuse nécessité.> ++ A.AVIS, Nous devons faire savoir à tous ceux qui, au commencement du mois de mars dernier, n\u2019ont pas renvoyé le numéro 27 du Franc-Parleur, qu\u2019ils sont de fait, depuis cette date, considérés comme abonnés pour le semestre courant.Ceux toutefois qui ne désireraient pas continuer à recevoir notre feuille, pourront se passer cette fantaisie, en payant le prix de six mois maintenant commences, Autrement, nous ne pourrons accepter aucun renvoi.Notre agent-collecteur a commencé sa tournée pastorale, dans cette ville.Chez le plus grand nombre il a été favorablement accueilli, nous nous y attendions.Chez quelques-uns cependant, il a été mai requ; non-seulement on s\u2019est montré mauvaise paie, mais on s\u2019est même servi d\u2019injures pour motiver son refus.Nous n\u2019avons pas l'intention de refaire l\u2019éducation domestique de ces mal-appris, nous n\u2019en avons ni le temps, encore moins la volonté, Seulement nous leur infligerons bientôt le supplice destiné aux nâtures incorrigibles.Les fouets de la justice seront sous peu mis à contribution, et on verra alors s\u2019ils ont l\u2019épiderme aussi dur, que la langue fourchue.Nous avertissons les souscripteurs récalcitrants des villes voisines et des campagnes, qu\u2019ils aient une dernière fois à prendre note de cet avis.La somme est assez minime, le délai d\u2019échéance assez long, pour que l'on daigne solder au plutôt notre modeste réclamation.Un journal qui escompte la solvabilité de ses abonnés à des conditions aussi avantageuses et à des termes aussi prolongés que les nôtres, ne saurait accepter de renouvellement.Ainsi donc, les billets sont échus, et il faut les payer, sinon plus de crédit, mais au contraire maille à partir avec dame justice.| Ces remarques heureusement ne s'adressent qu\u2019à un tr:s petit nombre de retardataires, et plus spécialement à ceux qui ont cru que le meilleur moyen de solder leur abonnement, consistait à nous renvoyer le compte sans l\u2019argent.Jolie perspective pour un propriétaire de journal, que d\u2019asseoir la prospérité future de sa feuille, sur ses comptes non acquittés ! Si ces messieurs veulent conserver notre wmitié ; ils savent ce qu'ils ont à faire, autrement nos serons obligé de le leur apprendre, et des leçons de cette nature ne se donnent guère gratis.Les abonnés qui ne reçoivent pas leur journal | régulièrement, ou ceux chez lesquels la distribution est mal faite, nous rendront un grand service en nous communiquant leurs plaintes.Nous nous empresserons de remédier immédiatement aux lacunes, aux erreurs qui se glissent inévitablement dans toute administration quelconque, et plus spécialement daus celle d'une feuille publique. 370 LE FRANC-PARLEUR.4 N\u2019oubliez pas d\u2019acheter le troisième Acte de la Comédie Infernale, dédié au Vénérable Messire Olier, Fondateur de St, Sulpiceer rer tr FEUILLELON DU FRANC-PARLEUR.CHASSEUR DE PANTHERES ERNESI CAPENDU.XXIV .Le marché.(Suite) \u201c Toi mort, poursuivit le cheik, la Française mourra, Aïchouhnä sera vendue ; la juive seule sera libre,\u201d Olivier ne répondit pus.\u201c Tu peux racheter ta vie et celle de lu Française, dit Osman.Co \u2014Comment ?demanda Olivier en redressant la tête, car il comprenait que les paroles précédentes du cheik n'avaient été prononcées que pour mieux lui faire sentir la valeur de la proposition qu\u2019il allait évidemment lui faire.\u2014 Les giaours ont débarqué à Beyrouth, dit Osman.\u2014Je le sais, s\u2019écria Olivier dont les regards étincelèrent.Nos braves soldats vont venger les Maronites.Tremblez ! Turcs et Druses, votre sang coulera livre pour livre, pour celui que vous avez versé ! \u2014Les giaours ne sortiront plus des terres du Grand Seigneur ! \u2014Non ! ils y demeureront en maîtres ! \u2014Tais-toi, chien ! interrompit Osman avec rage.Ecoute et dis-moi si tu veux racheter ta misérable existence.Il dépend de moi de te rendre libre, de te laisser sortir de Damas avec la chrétienne, et de teremettre même en possession de toutes tes richesses.: \u2014Quelle ignoble infumie vas-tu me proposer en échange ?demanda Olivier, dont le regard ne se baissa pas.\u2014Les soldats français vont marcher sur Damas, reprit Osman.Ils ne connaissent pas le pays._\u2014Les Maronites les guideront ! interrompit OLivier.\u2014 I faut que tu les guides, toi ! \u2014Moi ?dit Olivier aves étonnement.\u2014Oui ! Tu seras libre, tu iras à Beyrouth, tu \u2014\u2014 EX) mem ~ verras le chef français, et tu te proposeras po guider ses soldats.-Misérable ! interrompit Olivier avec une telle violence que les cordes qui le garottaient craqug.rent comme si elles dussent se briser, et que le cheik fit un mouvement iustinctif en arrière.Je devine ta pensée.Tu vas me proxoser une lâche té et une infamie! Tu vas me proposer de racheter ma vie et mes richesses en vendant mes frères.\u2014II faut que les giaours soient anéantis dans l montagne, dit Osman.Si tu refuses de nous servir tu mourras et la chrétienne mourra également.$ tu consens à devenir l\u2019esclave du Grand Seigneur, tu seras libre sur l\u2019heure, tes biens te seront rep.dus, et la chrétienne captive ne demeurera entre -mes mains que jusqu\u2019à l\u2019heure où les giaours seront tous tués.Alors, je le jure sur le Koran, elle À sera rendue ! J Garde mes richesses et faits-moi mourir ! \u201d dit Ë Olivier, : Osman se leva.\u201c Tu refuses ?\u201d dit-il.Olivier ne répondit même pas.\u201c Dans une heure, poursuivit le cheik, la chré tienne sera torturée sous tes yeux, et ensuite tu mourras ! \u201d i XXV La juive.Aïchouhua, Victorine, Olivier et Noémie étaient } enfermés dans une même piéce et gardés à vue par les Druses, qui veillaient sur les victimes promise | à leur amour du carnage, comme le chien de chase } sur le gibier dont\u2018il attend la curée.Aïchouhnâ se laissait aller à ces élans bruyants des femmes turques qui, par opposition à la gravité des hommes, crient pour la joie comme pour la dou leur.Elle tordait ses beaux bras en regardant Mde Cast, ct elle entremêlait ses sanglots d\u2019impréea tions contre Osman-ben-Assah.Victorine et Olivier, plus calmes et résolus tous deux, demeuraient immobiles, l\u2019un près de l'autre, | le Français lés bras étroitement garottés, la jeune fille résignée au martyre qui l\u2019attendait.l Noémie, placée dans un angle, loin de ses trois compagnons, lançait sur le chrétien et la chrétien ne son regard sombre tout chargé de magnétique effluves.La juive n\u2019avait point à redouter la tor 8 ture pour elle-même, mais le cheik avait ordonné | qu\u2019elle fût retenue prisonnière jusqu\u2019à l'heure où } Ali aprorterait la réponse du viril Esau.\u201c Du courage, mon enfant ! disait Olivier à Vic torine.\u2014=J\u2019en ai, répondit lu chrétienne.Je pense?mon père, à ma mère massacrés par les Druses, el l\u2019espoir de les retrouver bientôt efface de mon de tout l\u2019horrible de la situation.Qu\u2019Henri m\u2019oublie\u2026 qu\u2019il soit heureux.Je prierai pour lui du haut des cieux ! LE FRANC-PARLEUR.371 \u2014Henri ne vous oubliera pas ! s\u2019écria Olivier avec force.Votre douce image ne s\u2019effacera jamais F deson cœur.Il vous appellera dans ses rêves et il § maudira la ain infâme qui vous a livrée aux bour- # reaux.Henri peut-être, à cette heure, est au milieu à des soldats de la France qui vont marcher sur Damas, 1l nous vengera.Noémie entendait ces paroles prononcées et elle sentait les regards de M.de Cast la flageller de # leurs rayonñs ardents.La téte penchée, le front # chargé de nuages, les yeux abaissés, elle ne faisait M pas un mouvement.Il était impossible de définir M ce qui se passait dans son âme, car l\u2019expression de @ su physionomie subissait les modifications les plus # instantanées et les plus différentes, Un combat effrayant devait se livrer en elle.Remords et a- ÿ mour devaient lutter dans son cœur dont les battements convulsifs faisaient, par instant, refluer le # sang vers le ceryeau avec une telle violence, que le M visage de la juive s\u2019empourprait et que ses yeux s\u2019injectaient.Plusieurs fois son corps frisonna et Noémie fit un mouvement comme pour s\u2019élancer en avant et aller tomber aux pieds de Victorine, mais une pensée subite comprimait sans doute l\u2019élan généreux, car chaque fois elle s'arrêta et demeura à la même place.Ses compagnons ne lui adressaient pas cependant un seul reproche.Ils n\u2019avaient même pas pour elle un seul regard.Il y avait une heure que la conversation que j'ai rapportée avait eu lieu entre le cheik et M.de Cast, lorsque Osman-ben-Assah parut sur le seuil de la pièce.À sa vue, les cris d\u2019Aïchounä redoublèrent, Victorine et Olivier frémirent en détournant les yeux, et Noémie, l\u2019œil ardent, fit ur pas vers le maître.Osman entra sans paraître remargner l\u2019effet produit par sa présence.D\u2019un geste, il congédia les Druses veillant au dehors.Ceux-ci refermèrent la porte de la chambre, et Osman demeura seul avec ses victimes.\u201cJe t'ai laissé une heure ! dit-il à Olivier.Veuxtu servir la cause du Grand-Seigneur contre les giaours ?\u2014Si le bourreau attend, je suis prêt ! répondit M.de Cast.-Tu sais que cette femme périra la première, Et Osman-ben-Assah désigna Victorine.\u201c C\u2019est une grâce que tu m\u2019accordes, dit vivement la jeune fille.Mieux vaut mille fois la mort que le supplice de ton indigne présence ! Toi et les tiens avez tué le père et la mère, achevez votre œuvre en tuant la fille ! En ce moment, on heurta légèrement à la porte.Osman alla soulever la portière.La tête de Mansour apparut sous les plis relevés de l\u2019étoffe soyeuse.\u201c Que veux-tu ?demanda le cheik.\u201c T\u2019annoncer l\u2019arrivée de l\u2019envoyé d\u2019Esau! répondit Mansour.\u201c Ali est revenu ?\u201c Non, pas Ali.Celui qui se présente se dit en- voyé par Esau lui-même et il t'apporte en diamants la somme que tu exiges pour le rachat de la juive.\u201d Osman fit un signe d\u2019approbation, puis, il se retourna vers Olivier qui, ainsi que les trois femmes, avait entendu l'annonce de la nouvelle apportée par Mansour.\u201c L'heure va sonner ! dit-il.\u201c Qu\u2019elle sonne ! répondit fermement M.de Cast.Nous soinmes prêts, Dieu qui nous voit et nous juge, nous attend pour paraître devant lui.Osman regarda attentivement le chrétien et-la chrétienne : \u201c Vous allez mourir ! \u201d dit-il lentement, Et se tournant vers Noémie : \u201c Et toi, ajouta t-il, tu vas être lihre ! \u201d Puis il rentra dans sa chambre et il laissa retomber derrière lui la portière de soie.Un silence de mort suivit la disparition du cheik.Aïchouhnâ ne pleurait plus.\u201c Mourir ! s\u2019écria tout à coup la sulthane en se précipitant vers Olivier.Tu vas mourir! Non! non ! cela est impossible.Allah ne le permettra pas ! Mourir \u2018\u201d\u2019 continua t-elle en se tordant les mains avec une expression d\u2019effrayant désespoir.S\u2019arrêtant subitement, clle leva les bras vers le ciel : \u201c Dieu des chrétiens ! dit-elle d\u2019une voix frémissante, sauve-le et je croirai en toi ! \u201d Puis se tournant vers Noémie dont les angoisses paraissaient redoubler de violence : \u201c Misérable juive ! s\u2019écria-t-elle, c\u2019est toi qui les as vendus ! Combien le cheik t\u2019a-t-il payé ta lâcheté 2?\u201d Noémie se redressa comme une lionne blessée et bondit en avant, mais elle s'arrêta et s'adressant à Victorine et à Olivier : \u201c Cette femme ment ! dit-elle, ne la croyez pas ! Je n'ai pas vendu, j'ai livré ! J\u2019aime Henri de Villeneuve et je n\u2019ai pas voulu que Victorine, libre, pût être réunie à lui.\u201cTu as assassiné du même coup celle qui était ta rivale sans le savoir et celui que tu aimes ! dit Olivier.Henri ne vivra que pour te maudire, et il se fera tuer pour venger Victorine.Sois satisfaite, misérable créature.Celle-ci a voulu te sauver et tu l\u2019as perdu.Je mourrai en te maudissant.\u201d Noémie se tourna vers Victorine.La chrétienne, les mains jointes et les yeux levés vers le ciel, semblait prier ardemment.La sublime expression de résignation et de douceur qui se réflétait sur ses traits, parut exaspérer la juive.\u201c Maudis-moi donc ! s\u2019écria Noémie.Maudis-moi, Victorine, var je suis cause de ta mort, car je te hais ! \u201d Victorine abaissa sur la juive un regard d\u2019une ineffable expression de miséricorde : « Tu dois cruellement souffrir, dit-elle de sa voix douce, et je prie pour toi ! (A continuer.) 3T2 LE FRANC-?ARLEUR.Le Vote du Million.La votation sur le célèbre règlement du Chemin de Co:o-; nisation d : Nord est commencée depnis lun:li.L'enthousiasms qui régnait le premier jour semble avoir fait place à une insouciance qui pourrait devenir dangereuse, si elle allait 3e communiquer.Ce n\u2019est pas par crainte d\u2019une défnite que nous voulons mentionner ce fait, mais platôt pour assurer, par une activité soutenue et infatigable, le triomphe éclatant d\u2019une entreprise nationale.Nous apprenons que dans certains quartiers intérossés on ne s\u2019empresse guère d'aller enrogistrer son vote en faveur d\u2019une mesure qui doit directement les faire bénéficier.On dit mème que plusieurs des électeurs attendent tranquillement chez eux pour accomplir leur devoir de citoyens qu\u2019on aille les chercher à domicile, pour les trainer de là au Conseil-de-Ville.Si ces rumeurs sont vraies, le cas est infiniment regrettable, et nous en sommes à nous de nander quel aurait été le résultat de ce vote important, si les alversaires du chemin eussent sacrifié à leurs rancunes et à leurs antipathies en nous faisant une lutte un peu sérieuse.Il n\u2019y a pas à se le dissimuler, ot aujourd'hui plns que jamais il est temps de le dire hautement: nous avons dans notre caractère comme peuple un vice radical qui a toujours été la source et la cause de tous nos revers et nos insuccès.Nous sommes insouciants, nous manquons d\u2019énergic, c'est dur à dire, mais la vérité ne saurait écorcher les oreilles honnêtes.: Pleins de feu au début d\u2019une entreprise, nous faiblissons à mesure que les obstacles se dressent sur notre chemin, et le manque de persévérance nous enlève trop souvent la victoire, ou bien ne nous fait obtenir que des succès passagers et partiels.La mesure actuelle en est une preuve des plus convaincantes.- Voilà tantôt deux ans que l\u2019on chauffe à blanc les têtes et les imaginations des Canadiens de la partie Est, et cependant quelle apathie chez un grand nombre, quel insouciance chez les intéressés ! Demandez aux électeurs de la Division Est quelle est leur opinion sur la question du million?Tous vous répondront qu\u2019ils en veulont, mais leur volonté n\u2019outrepasse pas l\u2019expression de la parole.Allons ! que nos compatriotes et nos amis secouent une fois pour toute, cette nonchalance coupable, cotte apathie criminelle, Dans toute la Puissance on a les yeux fixés sur nous.Que l\u2019on s\u2019unissa donc dans un dernier offort, et que l\u2019on montre à nos ennemis et à nos adversaires que, lorsque nous voulons, nous pouvons faire de grandes choses.Ainsi que chacun soit à son poste ferme et résolu.Que les citoyens n'aient pas honte d\u2019aller accomplir l\u2019un de ses devoirs les plus importants.En effet si jamais il a été donné une circonstance solennelle d'affirmer ses franchises électorales c\u2019est bien celle-ci.L'œuvre cst grandiose dans son ensemble, ses résultats si nous ne nous trompons pas, seront immensos.La génération actuelle aura le bonheur de les constater, mais nos neveux sauront, eux, en apprécier les énormes bénéfices.Fourberie dans un Conseil Municipal.Epiphanie, 29 Av-il 1872, M.le Rédacteur, L'astuce est un pnissant levier dont se servent les mé.chanis pour faire du prosélytisme parmi la classe de no bons cultivateurs, dont ie grand nombre, heureusement, marche encore à la bonne fui.Voilà la raison qui nous explique la conduite de ces brave gens, quand ils donnent leur confiance à dos individus qui en sont très indignes.Tel a été le cas parmi nous depuis plusieurs années, principalement dans Janvier dernier, de la part d\u2019un bon nombre de citoyens,vis-à-vis Monsieur Edouard Leblans ct consorts, Démasquer un ennemi fourbe, astucieux, qui enveloppe ses ruses dans de belles paroles, dans certaines pratiques de piété, dans de magnifiques protestations de bonne volonté à l\u2019autorité paroissiale pour aider cette dernière à procurer les intérêts de la religion sur la plus grande échello possible, n\u2019est pas toujours chose facile, surtout pour une bonne portion du peuple qui, de bonne foi ou par inattention, s'en laisse imposer par les belles apparences d\u2019an tracassier qui ne rêve qu\u2019à s\u2019insinuer dans l\u2019esprit du public,afin de le tourner contre l\u2019autorité du Pasteur, sous ua prétexto quelconque.Heureusement pour notre localité, la fourberic est d'autant plus facile à découvrir que les faits sont plus nombreux que jamais.Pour procéder avec ordre, M.le Rédacteur, je rappellerai le passé, et je re!aterai les faits qui s'accumplissent sous nos yeux.L Bons compatriotes de l\u2019Epiphanie, comprendrez-vous un un jour que Messieurs Leblanc et Peltier, avec quelques autres, travaillent à bouleverser notre paroisse ?Quoi, vous ne seriez point scandalisés de leurs paroles ct de leur conduite vis-à-vis de celui que la Providence nousa donné pour nous conduire ?Dans les poroisses voisines, ces mossieurs sont jugé à leur juste valeur, et ce n\u2019est que justice.Malheureusement pour ceux, Messieurs Leblanc et Peltier rencontrent à l\u2019Asemption quelques amis qui les approuvent; cette mauvaise condescendance les enhardit.Avant l\u2019année 1865, notre paroisse avait été le théâtro de beaucoup d'excès causés par l\u2019'ivrognerie, le jeu de cartes, et le reste.Certains citoyens du voisinage, les Louis, les (ronzaguo, les Edouard, les Urgel, propriétaire de \u201c Fontaine,\u201d avaient l\u2019habitudo de se réunir aux Epurés de notre paroisse, pour faire des fetes a Bacchus, dieu du vin.Plusieurs mères de famille pleuraient et gémissaient sar les extravagances de leurs maris dans ces occasions vineuses ot fermontées.Notre ancien Curé, alarmé de tous ces désordres, entreprit de faire la guerre à l\u2019intempérance, et il réussit à en diminuer notablement les ravages.En 1865, notre Curé actuel, Messire Bédard, remarquant les mêmes assiduités des citoyens sus-nommés,ct effrayé des désordres qu\u2019il avait la douleur de constater, continua Ja guerre.; Afin d\u2019y réussir plus facilement, outre les sermons véhéments qu\u2019il faisait contre l\u2019ivrognerie, il s\u2019adrossa directement au Conseil Municipal pour demander la passation d\u2019un réglement prohibant la boisson forte, et il l\u2019obtint.a._ = Me DAVIE OR = AA Dre ERA de AAA EEE mm TT rT LAMA cw AL IIRC 100 LE FRANC-PARLEUR.4 378 Cet état de chose dura trois ans, et pendant ce laps de temps, dans notre-localité,il n\u2019y eut pas le moindre désordre causé par la boisson.En 1868, un changement fut opéré, pour le mieux, par messieurs les Conseillers Edouard Leblanc, Cyrille Deslongchamps, Octave Magnan (Haut Achigan) Louis Lamarche, Théophile Pauzé, Louis Blanchard etÿAlexis Amireau, du consentement de Messire Bédard.Lecteurs, notez bien que Morsieur Edouard Loblanc et Monsieur T'héophiie Pauzé, tous deux principaux auteurs, do la fourberie, étaient conscillors à cotto époque.Dans lo mois de Mars de la même année, avait lieu uno assemblée régulière du Conseil Municipal, dans lajuelle Monsieur le Maire Edouard, s\u2019exprima ainsi : \u201c Mossiours, dopuis plu- sieusr années, nous n'avons pas dc maison pour vendre les boissons ; les étrangers nombreux qui nous visitent ne trouvant point à acheter de liqueurs au milieu de nous, ce qui est un grand dommage pour la localité, s\u2019en vont chez nos voisins s\u2019en procurer, ct, chemin faisant, ils achètent tout ce dont-ils ont besoin.Il me somble que si nous trouvions quelqu'un de bien recommandable, monsieur le Curé ne nons refuserait pas I\u2019autorisation d\u2019établir une bonne maison ou les boissons de toute espéce seraient vendues.\u201d « Messieurs, si vous voulez m'en vroiro, nous déléguc- rons deux d\u2019entre nous pour aller chez M.le Curé, pour lui exposer la position et lui demander la permission d'établir une maison pour vendre les boissons, tout en choisissant un homme convenable, suivant son goût.\u201d Monsieur Leblanc raisonnait bien à celte époque, parce qu\u2019il n\u2019avait pas-rompu le lien qui doit attacher tout parois- sion à son Curé, l'obéissance.L'amour propre aujourd'hui, le domine et l\u2019empêche d\u2019avoucr des torts qu\u2019il veut, à tout prix, faire accepter pour des vertus par le public.Cette suggestion de monsieur Edouard était trop valable pour essuyer un refus.Aussi, messiours Cyrille Deslongchamps et Octave Magnan furentils délégués vers Messire le Curé qui, après avoir entendu leur exposé, acquiesça volontiers à leurs demandes, heureux qu'il était, comme toujours, de s'entendre avec des hommes qui paraissaient et qui, de fait, étaient bien disposés.Le bien dans une paroisse se fera qu\u2019en autant que l\u2019autorité civile de la localité, comme les administrés, suivront les avis du Pasteur qui a mission d'onscignor quelle est la meilleure route à suivre, principalement quand il s\u2019agit de la vente des boissons fortes.Messieurs les Conscillers de 1868, fortifiés par l\u2019assentiment de monsieur le Curé, choisirent Edmond Prudhommo, jeune homme de confiance,pour vendre los boissons par trois domiards.Ce jeune homme s\u2019acquitta si bien de son dovoir, pendant la première année, que dans lo printemps de 1869 les mêmes Conseillers, présidés par monsieur le Maire, Edouard Leblanc, toujours avec l\u2019approbation du Curé, lui octroyèrent un certificat pour tenir, Hôtel, besogne dont le jeune Edouard s\u2019est acquitté, jusqu\u2019à ce jour, à la satisfaction des Conseillers, du public en général, et de Messire le Curé Bédard en particulier.\u201cEn effet, il ne peut jamais en être autrement dans un Hôtel où le Pasteur peut exercer la surveillance, parler et se faire écouter ; ce qui n\u2019a jamais été possible avec l\u2019ancien M.qui a toujours été incontrolable.Ces dernières années, des efforts inouïs ont été faits pour établir un autre hôtel dans l\u2019Epiphanie, sans doute parce- que celui de Prudhomme était trop bien tony, pour qu'on y pût jouer de l\u2019argent aux cartes, y boire avec excès ! Parmi les principaux patrons de ce deuxièmo Hôtel, se sont illustrés messieurs Edouard Loblane, Octave Magnan, Antoine Boauchamp, Isaac Renaud, Louis Richard, Onuphe Peltier (sons main) et autres Epurés du même calibre.Grâce À l\u2019énergie de la majorité dos Conseillers de 1870 et 1871, tous hommes de foi, de dévouement religieux, dociles à ln voix du prètre, messieurs les agitateurs funont toujours vaincus.Les Epurés demandaient, à grands oris, un deuxième hôtel, pour avoir un lieu où ils pourront, à l'aise, prendre leurs ébats ct s\u2019y épurer davantago ! Se voyant battus par l\u2019énergie des Conseillæs qui refusaient toujours, pour do graves xaisons, ce deuxième hôtel, les nouveaux régénérateurs se miront à combiner des plans pour faire élire comme Consoillers quelques-uns des leurs.Lo jeune Ixlouard, toujours prévoyant, avait commencé à quêter des votes, durant la fénaison de I'été darnier.Et depuis cette époque il était chez lui, au témoignage de plusieurs, d\u2019une politesse à mouiller tout ce qui menaçait de périr par lu s'cheresse, voulant donner l\u2019exemple à monsieur Peltier qui les dimanches, après la messe, l'hiver dernier, amenait choz lui des habitants de tous côtés et leur faisait prendre quelques verres d\u2019un sirop qui donne du ton pour voter.O charlatanisme, que tu es aveugle ! Dans ic mois do Décombro dernier, les agitateurs se mirent à l'œuvre avoc confianee, ayant à lours têtes los deux hommes bien poscs.Avec de tels commandants, tous les Epurés se vantaiont d\u2019omporter d\u2019assaut l'élection municipale par 80 votes de majorité, au moins.Où sont les témérairos qui oseront se mesurer avec nous ?Les poltrons, qu'ils aiont la témérité de fairo la lutte, que nous los-écrasions ! Comme vous dovez lo savoir,ils no sont pas encore écrasés.Pendant quo les faux régénérateurs de notre paroisso so gonflaient à la pensée d\u2019un triomphe complot, quolques bravo gens, huit jours avant l'élection, so mirent à l\u2019œuvre pour essayer d\u2019empêcher l\u2019entréo dans le conseil des hommes mal disposés, tels que les Edouard, les Antoine, les Isaac ct les Théophile, ces doux derniers tout fraichoment passés au moule de la Banbinerie.Les Epurés, voyant qu\u2019une lutte sérieuse so faisait vaillamment contre eux, eurent recours à tous les moyens bons ou mauvais, surtout ces derniers ; promesses bonnes on elles-mêmes, mais qu'ils n\u2019avaie#td pas l'intention de tenir, intimidations.or et argent, planches, madriers, crofites, boisson forte etc, etc, etc.Chacun des faux régénérateurs se mit à l\u2019œuvre comme si c\u2019eut été son affaire propre.C'est ainsi que le jeune Edouard voulant être maire, à tout prix, et sachant que le public connaissait sa tactique depuis trois ans de faire justo le contraire de ce que le pasteur demandait, prit le parti de faire le fourbe, en promettant À droite et À gauche, d\u2019agir pour l\u2019octroi des licences en conformité avec ce que le curé domanderait; porsuadé qu\u2019il était que le vœu du curé serait aussi celui de la paroisse, moins les Epurés.\u201c Les gons sont bons, disait-il; je vais leur promettre toutes sortes de bonnes choses, ot quand je serai élu, qui m\u2019empèchera de voter comme je voudrai ?\u201d Ainsi ont fait tous les chorcheurs de place. \u2018914 Pour y parvenir, les promesses ne cofitent pas ; quand ils y sont, ils font suivant leurs caprices.O fourberie! Ainsi encore agissait Napoléon quand il voulait devenir Empereur de France ; il promettait de soutenir les intérêts de la religion, et qu\u2019a-t-il fait?Une fois sur le trône, l\u2019orgueuil le dominant, il à travaillé contre les intérêts religieux du peuple français.Plus que cela, il à travaillé contre les intérêts religieux de tout l\u2019univers, par l\u2019aide puissant qu\u2019il a accordé à Viotor Emmanuel, pour dépouiller Pie IX.C'est la faute de Napoléon II si notre père commun est aujour- d\u2019hui captif dans lo Vatican.La politique du vaincu de Sédan a été uno politique de fourberie pendant tout son règne, et aujourd\u2019hui il vit dans humiliation, devenu qu\u2019il ost un objet de mépris do la part des bons français comme de tout bon catholique.Tel est le sort de tous ceux qui se jouent de leurs promesses ou de leurs serments, sans s'occuper des grandes obligations attachées aux charges qu\u2019ils convoitent souvent avec acharnement et qu\u2019ils remplissent au détriment des âmes.IL.Nous avons vû le passé, voyons maintenant les faits qui Se passent sous nos yeux,au moyen desquels la fourberie pourra être démasquée.Je reviens au héros principal.Le jonr de l\u2019an au matin, le jeune Edouard emmenait chez lui Messieurs Louis Charpentier et Léon Magnan, anciens Conseillers, pour leur dire que, s\u2019il était élu, il suivrait à la lettre les avis du Curé, pour l\u2019octroi des licences, Voilà qui est formel, n'est-ce pas et édifiant?Oui, en théorie, mais dans la pratique ça été très scandaleux, comme nous le verrons plus tard.Quelques jours après, Monsieur Leblanc n\u2019a-t-il pas été vi dans le petit Saint-Esprit, allant de maison en maison promettant aux braves gens de cette côte, de ne jamais désobéir au Pasteur do notre paroisse, pour l'octroi des licences ; tandis que dans le Haut de l\u2019Achigan, son chateau- fort ; il disait qu\u2019il n\u2019accorderait aucune licence ; c\u2019est-à-dire que Monsieur promettait d\u2019obéir ou de ne pas obéir, suivant les auditours,qui I'entendaient pérorer.Coci me rappelle une petite histoire qui nous amusera beaucoup.Un jour, un bourgeois chasseur avait tué plusieurs lièvres.Rovenu chez lui, il se décide d\u2019en envoyer trois à son ami intime qui demourait à quelques arpents plus loin.Afin de faire la chose d\u2019une manière polie, il écrivit une jolie lottre à son ami, dans Inquelle il l\u2019informait de l\u2019envoi de trois lièvres par le porteur.-L'engagé du bourgeois chasseur prend les lièvres et la lottre sur l\u2019ordre qui lui avait été intimé.Chemin faisant, comme il devait passer devant la maison de sa chère moitiée, sil lui prit envie de lui laisser un des trois lièvres.Aussitôt pensé, aussitôt fait., Notre serviteur continua-donc sa route, ne: portant plus que deux lièvres et la lettre., Arrivé chez l\u2019ami do son bourgeois, il présenta d\u2019abord la lettre, et les lièvres ensuite.Après avoir fait la lecture de là lettre, l'ami du bourgeois chasseur, remarquant que l\u2019en- Bagé ne lui présentait que deux lièvres, pendant que la lettre en mentionnait trois, dit au messager.Mon cher ami, votre bourgeois me dit dans sa lettre qu'il m'envoie trois lièvres, et vous n\u2019en avez que deux.Bh \u2014Bien oui, deux lièvres, repond le serviteur.LE FRANC-PARLEUR.\u2014\u2014 \u2014Mais c'est pourtant trois lièvres que tu dois me remettre.\u2014Bien oui, trois lièvres.\u2014Me comprendras tu, une bonne fois, repartit avcc impatience l\u2019ami du bourgeois chasseur : ton muître m'envoie trois lièvres, et tu ne m\u2019en donnes que deux?\u2014Bien oui, deux lièvres.\u2014Insensé que tu es, qu\u2019as-tu donc \u2018fait chemin faisant, n\u2019est-ce pas trois lièvres que tu m\u2019apportais ?\u2014Oui trois lièvres.\u2014Imbécille que tu es, tu ne m\u2019an présontes que deux, \u2014Bien oui deux lièvres.Voyant qu\u2019il ne tirait rien de Lon de ce fourke, lc gentilhomme prit le parti de l\u2019abandonner à son triste sort, bion déterminé d'avertir son maître de ne jamais rien lui confier.Qui ne verra là le rôle qu\u2019a joué le Maire de l\u2019Epiphanie, l\u2019hiver dernier, quand il disait aux uns : \u201c pour les licences J'obéirai au Curé, et aux autres fourbes commo lui (le petit nombres des épurés) ne craignez pas, nous n\u2019accorderons point de licence, soyez-en sûrs.\u201d \u201c Il faut bien faire ces promesses là, disaitil, autrement je suis perdu avec les miens.\u201d Très-bien, monsieur Edouard, dites deux lièvres et trois lièvres, suivant le cas.Une licence est nécessaire\u2014Une licence n\u2019est pas nécessaire.Voilà ce que l'on appelle faire son propre procès ct prononcer sa propre condamnation.Donc, messieurs les Epurés de l\u2019ordre des lièvres, votre Ministre Prédicant pourra vous prêcher le oui et le non en même temps ; la vérité et l\u2019erreur ; deux lièvres et trois lièvres, la chose lui sera également facile.O fourberie ! O astuce ! que vos moyens sont pernicieux ! Qu\u2019ils sont téméraires ceux qui ne veulent pas reconnaître vos œuvres ! Voilà comment l\u2019on surpend la bonne foi les populations.Voilà comment des gens perdus, par leur opposition systématique et pleine d\u2019astuce, cherchent à faire do la pro pagande pour obtenir quelque succès qu\u2019ils s\u2019empressené de proclamer à son de trompe.Monsieur Edouard a fait justement comme font les chercheurs de place en temps d'élection.Quelque fois ils exalteront l\u2019Episcopat et le clergé quand ils croiront par là faire leur chemin.D'autrefois, ils insulteront les Evêques, comme à fait monsieur Louis le Colonisatour, le 28 de mai dernier, à l\u2019Epiphanie.A mon avis, quelqu\u2019un qui se dit conservateur et qui insulte le clorgé, est plus à craindre qu\u2019un libéral proprement dit qui revient à do meilleurs principes.Le premier s\u2019égare, tandis que le second travaille à adoptor les vrais principes, ce qui ne peut venir de suite, à raison des sacrifices qu\u2019il en coûto à l\u2019amour propre.Les hommes qui promettent d\u2019une façon ct qui ensuite agissent contrairement à leurs promesses réputées bonnes, sont de vrais Janus, c\u2019est-à-dire des hommes à deux faces.Or, des êtres de ce calibre ne cherchont que leurs propres intérêts, et mènent le pays dans d\u2019affreux abimes.Lo 8 de Janvier dernier, avait lieu l\u2019assemblée des électeurs Municipaux pour choisir les nouveaux Conseillers.Monsieur Leblanc qui avait foulé aux pieds les belles-et tendres invitations faites au prône, la veille, vint se poster effrontément devant le public pour informer qu\u2019il était prét à passer un acte pour garantir à la paroisse que pour los licences il obeirait à ce que le Curé ordonnerait.Est-ce faux, monsieur Leblanc ?Est-ce faux, monsieur Peltier ?+ LE FRANC-PARLEUR.375 e Le matin de ce jour-là, monsieur Leblanc avait envoyé deux courriers, les mossieurs Louis et Joannes Charpentier, dire aux gens du petit Saint-Esprit, qu\u2019il accordait au Curé co qu\u2019il avait demandé.A peine le jeune Edouard et les siens furent-ils élus, qu\u2019ils écrivirent une lettre à Monseigneur de Montréal, pour informer sa Grandeur que si Elle voulait une auberge à l\u2019Epiphanie, ils on mettraient une, et que si, au contraire, Elle n\u2019en voulait aucune, ils n\u2019en accorderaient point.Voilà une tangente, n\u2019est-ce pas,pour éludor les promesses faites en face d\u2019uno paroisse ?Dans ce procédé, n\u2019y a-t-il pas fourberie et fourborie encore ?Pour le coup deux et trois lièvres.Insensés, vous voulez faire servir le nom de notre Saint Evêvque comme paravent à vos supercheries, ct c\u2019est ce mème paravent qui vous écraser: Le 24 de Mars dernier, notre Curé à lu au prône une lettre de Sa Grandeur où il était dit, entre autres choses : Les Conseillers qui veulent faire leur devoir dans le choix dos auborgistes,ne sauraient rien faire de mieux quo de s\u2019en rapporter à l\u2019opinion de leur Curé etc., etc, et.\u2026\u2026.Ils ont tout à gagner et rien à perdre en s\u2019entendant avec leur Pasteur.\u201d Est-ce clair ?L'Evêque, par cette lettre, ne condamne-t-il pas les démarches de nos fourbes, qui voulaient que l\u2019Evêque décidât la question des licences dans notre paroisse, comme si nous n'avions plus de Curé ?Lie jeuno Edouard, sentant son échafaudage chanceler, de concert avec Onuphe et Isaac, joune converti à l\u2019Epurisme, s'en allèrent voir l\u2019Evêquo pour compter des mensonges à Sa Grandeur, comme il appert d\u2019après les renseignements quo l\u2019Évêquo lui même à donné à trois autres citoyens, amis do l\u2019ordre ot dévoués au bien.Voici ce que Monsieur Leblanc a dit à l\u2019Evèque : \u201c Monscignour, les Conseillers ne trouvant pas de raisons valables pour établir un Hôtel dans l'Epiphanie, Votre Grandour les blämora-t-elle ?\u201d Non, dit Monseigneur, puisque vous jugez qu\u2019un Hôtel n\u2019est pas nécessaire, je vous approuve.\u201d L\u2019exposé que M.Leblanc a fait à l'Evêquo, est-il sincère, est-il honnête ?En 1868 et en 1869, il proclamait lui-même, en plein Conseil, la nécessité d\u2019un Hotel, et maintenant il dit à l\u2019Evèque que lui et les Conseillers n\u2019ont pas de raisons valables pour établir cet Hôtel.Quelle hardiesse n\u2019est-ce pas de sa part?Un égal qui ment à son égal, fait un acte blimable.Que sera-ce donc quand un homme ordinaire ou haut placé ira offrontament mentir à son Evêque, de propos pélibéré, d\u2019après un plan combiné, dans l\u2019unique but de combattre notre Curé.Le 15 do Mars, le joune Prudhomme, notre Hôtellior dopuis quatre ans, à qui pas un reproche no peut être fait, so présenta au Conseil avec 115 signatures çur son certificat.lies Conseillers ajournèrent au mois d'Avril, pour donner une décision.Le 2 d\u2019avril, assemblée régulière du Conseil.Une requête, portant 38 signatures en faveur de l\u2019Hôtellier Prudhomme, est présentée a Messieurs les Consellers, pour s'unir aux 115 signatures du certificat.Prudhomme avait donc pour lui 153 signatures, y compris le Curé, sur 200 votours qu\u2019il y a dans la paroisse.J'avouerai cependant que sur les 153 signatures, 10 à 12 n\u2019ont pas droit de vote, ce qui n'empêche pas que la majorité, très grande, des électeurs demandait à Messieurs les Conseillers d'établir Prudhomme, Hotellier comme les annéos passées.Voici la copio fidèle du Procès- Verbal de l\u2019Assemblée : \u201cSéance du 2 Avril 1875.\u201c« Présents :.\u2014Edouard Leblanc, Ecuier, Maire; Antoine Beauchamp, Théophile Pauzé, J.B.Charpentior, Isaac Renaud, Alphonse Allard, Léon Magnan, Conseillers.« Lo Conseil aprés avoir pris en délibération le cortificat de Monsiour Edmond Prudhomme désirant obtenir une licence pour vondre on détail des liqueurs spiritueuses dans le village de l\u2019Epiphanio, et d\u2019une requête présentéo au dit Conseil par les Sieurs Edmond Charpentier, Antoine Forest et autres demandant à co qu\u2019il soit accordé une licence pour la vente en détail des liqueurs spiritueuses dans la dite paroisse de l\u2019Epiphanie.M.Isaac Honaud fait motion, secondé par M.'Teéophile Pauzé, que le susdit cortificat ne soit pas confirmé et que la dite requête soit renvoyée.\u201c Monsieur Léon Magnan fait motion en amondement, sccondé par monsieur Jean Baptiste Charpentier, que le dit certificat soi confirmé en faveur du dit Edmond Prudhomme et qu\u2019il soit fait droit à la dite requête.L'amendement étant mis aux voix, est perdu sur la division suivante .\u201c Pour :\u2014Messiowrs Léon Magnan, Jean Baptiste Charpentier ot Alphonse Allard\u20143.\u201c CONTRE :\u2014 Messiours Antoine Beauchamp, Isaac Renaud et Théophile Pauzé\u20143.\u201cSe trouvant alors trois contre trois, M.le Maire vote pour la motion principale.(Signé.) \u2018\u201c EpouarD LEBLANO, MAIRE, (Contre signée) \u201cJ.B.LEONARD.Sec.-Trés.\u2014 D.C.M.de l\u2019Epiphanie Pour vrai Extrait.J.B.LEONARD, Secrétaire.La motion principale refusait à Prudhomme sa liconce, et M.Leblanc vote pour cette motion.- Donc M.Leblanc a voté pour refuser la liconce quo lui- même, en 1868 ot en 1889, avait accordé au dit Pradhomme, parce qu\u2019une licence était absolument nécessaire.Quelle contradiction palpable! Ce n\u2019est pas le plus beau ! Avant de voter, monsieur so lova et voulut donner les motifs do son vote.; \u201c Messieurs, dit-il, j'ai vû Monseigneur, et il m'a dit que puisque nous ne voulions point accorder do liconce, il nous approuvait, et que nous pouvions régler cette affaire comme nous le voudrions, en conséquence je vote pour que le certificat soit renvoyé non confirmé.Après cet acte de fourberie infâme et de duplicité sans exemple, quelques citoyens allèrent voir Sa Grandeur, pour lui demander si elle avait répondu telle chose à M.Leblanc et lui exposer les faits d'une manière exacte.Monseigneur fit la réponse suivante à ces trois braves citoyens, que la cause du bien dans leur paroisse, avait portés à faire cotto démarche.\u201c Mes chers enfants, M.Leblanc ne m\u2019a pas dit qu\u2019il passait beaucoup d\u2019étrangors dans votre village.M.Leblanc ne m'a pas dit que vous aviez un individu dans votre village qui vendait les boissons fortes saus licence.M.Leblanc ne m\u2019a pas dit qu\u2019il y a trois ans lui-méme avait reconnu la nécessité d\u2019un bon hôtel comme celui que vous avez ot que votre curé approuve.Et bien, comprenez moi bien, mes cher onfants: quand il passe des êtrangers dans un village, un bon hôtel devient une nécessité ; et À plus forte raison ce bon hôtel sera nécessaire, s\u2019il s\u2019agit de combattre uno maison non licenciéo, qui est toujours mauvaise de sa nature.Ce que je vous dis là, dites le tout partout.Soutenez votre curé, qui combat, pour la bonne cause, et vous triompherez tôt ou tard.Ne vous découragez pas.Si quelques-uns vous contredisent ou ne croyent pas mes paroles que vous leur rapporterez, dites leur de venir me voir.Avant de laisser partir ces trois citoyens, Sa Grandeur a donné une lettre à l\u2019un d\u2019eux, pour messire Bédard, dont Mle Curé a donné lecture au prône le dimanche de la Quaaimodo. 376 Dans cotto lottre, Monsoignour disait que quand au moyon d\u2019un bon hôtel, l\u2019on peut cn combattre un mauvais, les Conseillers ne doivent pas hésiter à établir ce bon hotel.: Que faites vous Messieurs qui vous vantioz de vouloir obéir & votre Evéque ?Co L\u2019Evêque disait encore: \u201c Jo n\u2019ai pas pu dire et de fait jo n'ai pus dit, à Mr.Edouard Leblanc, que lui et les autres pouvaient décider la question dos boissons comme.ils le voudraient.\u201d \u201cLe public saura à quoi s\u2019on tenir vis-à-vis de ces Messieurs.C'était bien la poine, l\u2019hiver dernier, do dépenser tant d'argent pour vous faire élire.Quel profit en rotirez-vous ?Vous gagnez à vous démasqaor d'avantage.Habitants, déflez vous des fourbes ! Habitants défiez-vous de ceux qui mottent leur C\u2018uré de côté ot qui disent qu'ils ont vi l\u2019Evêque à qui ils veulont obéir.Habitants défiez- vous de ces Messieurs; bientôt ils diront qu\u2019ils veulent obéir au Pape plutôt qu\u2019à leur Evêquedes rebolles, pour se mettre à l\u2019abri de la critique du public.J'espère que nos Epurés, se passeront, à l\u2019avenir, la fun- taisic de trainer à droite et à gauche, le nom vénérable d\u2019un Evéque vénéré comme un Saint.MARTEAU.\u2014\u2014\u2014-\u2014>>rem______- Par suite de l\u2019un do ces malhours trop fréquents dans l\u2019impression des journaux, l\u2019une do nos formes s\u2019est brisée à notre dernier numéro.La correspondance de I\u2019Assomption en a souffert.Nous voulons réparer ce contretemps toujoärs facheux pour nos abonnés, et plus particulièrement pour les intéressés.Nous publions donc de nouveau la partie qui a été brisée.On tiendra compte de notro bonne volonté ,espérons-le.\u2014 (NoTE EDITORIALE.) Son petit paront Isaac lui r pondit au nom de tous : \u201c Ne sois pas en peine, Médéric, il faudra bien que le vin de messe s\u2019achète chez toi, tu seras lc seul pour on æendre.Ne sais-tu pas quo j'ai fait motion, au conseil le 2 du courant, n\u2019aucune licence ne soit accordée à celui qui en demandrait | # une?Ne sais-tu pas que les Conseillers, sur cette motion se sont divisés trois contre Lrois, ot que monsieur le maire Edouard, malgré sos promesses, a voté contte la demande du Curé Romain, soutenu par cent-cinquante trois titoyens\u2018 do la place?Ne vois-tt pas que pour nous, mettre de côté les volontés du curé ot de la grande majorité des paroissiens c'est uno bagatelle?Et tout cela man cher Médéric, c'est pour te p.otéger.> Le Sport.AQUATIQUE.Los termes et les conditions d\u2019une partie entre Thomas Winship, de Newcastle,ot William Beffin, de Hammersmith, ont été conclus.Il est attendu que les compétiteurs rameront à une seule rame, de Putnoy à Nortlako, en droite ligne, dans les mcilleurs bâtoaux qu\u2019il pourront se procurer, pour cent louis de chacun côté, lundi prochain 6 Mai, selon cs rê glos des Régattes nationales de la Tamise.Le départ doit avoir lieu do deux vaisseaux amarrés à vingt verges l\u2019un de l\u2019autre, vis-à-vis la fameuse auberge \u2018 Star and Garter,\u201d les steamers devant être arrière des rameurs au départ.Le dernier dépôt, £50, doit être fait à Patnoy, vendredi 3 Ma\u2019, Biffin allonant £15 à Winship pour ses dépenses.Wiuship appartient à l\u2019équipage Taylor-Winship, le même ui est venu ramer à Lachine en Septembre 1850, à Halifax, toga et Longueuil l\u2019année dernière., Une autre course qui offrira autant d'intérêt est celle qui aura lieu samedi, 4 mai, de Putney A Mortlake, aux même conditions que la précédente, entre Mark Addy, de Manchoestor, et Robërt Bagnall de N ewcastle-on-Tyne.D'énormes paris sont déjà engagées sur l\u2019issuo de- la course C'est ainsi que raisonnent \u2018LE FRANC-PARLBUR.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 entre les principaux rameurs de profession de la vig, Angleterre.Bagnall, quoique bien jeune, jouit d\u2019une bolle réputation ot cst un des meilleurs rameurs anglais.! Il appartiont à l\u2019équipage Taylor-Winship et était avey eux à Halifax, Saratoga et Lougueuil l\u2019été dornier.Une autre course, mais aux Etats-Unis cotte fois, aura lieu sur la riviére fichuykill vers la fin de Mai, entre Couttor et Cavitt, de la ville d\u2019Alleghanny, Pensylvanic, et les fameux Biglins, de New-York ; la course devant être à deux paires de rame pour $1,000 de chaquo coté.Les ramours so sont mis sérieusemont à l\u2019œuvre ot ont commencé la série d\u2019exercicos préparatoires à la course, résolus à en faire uno lutte déterminée.N\u201c\u201cus verrons si Coulter est aussi habile à conduire qu\u2019à construire un bâteau de course._ CHASSE A COURRE.L'assemblée annuelle du Clàb des Chasseurs de Montréal \u2014 Montreal Fox Hounds\u2014pour l\u2019élection des officiers, à cu lieu le 23 Avril, Mr.John Crawford an fauteuil.Le comité exécutif se compose de MM.Hambury L.Mac- { Dougall, Thomas Davidson, W.F.Cunningham, Ilenry Morgan et Wm.Desriviéres.Après quelques résolutions, l'assemblée se dispersa.La première réunion de l\u2019annéo à eu lieu samedi dernier, à la barrière à la côte des Neiges.Nous voyons avec plaisir la présence d\u2019un bon nombre de nos compatriotes parmis ces chasseurs.ACTE CONCERNANT LA FAILLITE DE 1869.Dans I'affairec de Hwancis N.Law, Commarcants, do la Cité de Mont réal, tant individuellement que comme associé de William Simpsen, commerçant du même en, y faisant ensemble affaires sous les noms ot raison de \u201c Law gt Simpson.\u201d Failli.Le failli m'a fait une cession de ses bicns,et ses créanciers sont notitiés de s\u2019assembter au Palais de Justice, à Montréal, dans la chambre dési- sné pour les affaires en Lanqneroute, Mercredi le 15ème jour de Mai 1872 à 11 heures a m.afin de prendre communication de l\u2019état de sus affaires et nomimer un syndic.L.JOS.LAJOIE, Syndic Provisoire.Montréal, 26 Avril 1872.Lf.\u201433 \u2014 CANADA Province be QUEBEC District de Moniréal.| DAME BLISABETH BRIEN DIT DUROCHER, de la cité de Montréal, dit district, épouse de Edouard Lesage, gentilhomme du même licu, dûment autorisée à ester en justice.COUR SUPERIEURE Demanderrsse, vs.EDOUARD LESAGE, gentilhomme de Montréa! susdit Défendeur La demanderesse a intenté unc action cn séparation de bien cn cette cause, le six d'Avri! courant.Montréal, 6 Avril 1872 .LS.PICHE, Avocat de la demauderesse' \u2014\u2014 ACTE GONCERNANT LA FAILLITTE DE 1869 Dans l'affaire de P.Octave Chabote ci-devant marchand, de la Paroisse de St.Etienne, Comté de St.Maurice, et maintenant résident cn là Cité de Montréal.Failli ailli.Le Failli m\u2019ayant fait une cession de ses biens, ses créanciers sont notifiés de s'assembler au Palais de Justice, en la salle des Faiilites cn la Cité de Montréal, Jeudi, le quinzième jour de Mai courant à10 heures a, m., afin de prendre communication de l'état de ses affaires et nomme un Syndic, L.JOS.LAJOIE, Syndic Provisoire.Montréal, 30 Avril, 1872.bf-\u201433- "]
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