Le Franc-parleur. --, 11 avril 1872, jeudi 11 avril 1872
[" 3 ol.II, No.30.N'oubliez pas d\u2019acheter le troisième Acte de la omédie Iefernale, dédié au Vénérable Messire O- Mier, Fondateur de St.Sulpice.AVIS.Nous devons faire savoir à tous ceux qui, au commencement du mois de mars dernier, n\u2019ont pas renvoyé le numéro 27 du Franc-Parleur, qu\u2019ils À sont de fait, depuis cette date, considérés comme abonnés pour le semestre courant.Ceux toutefois qui ne désireraient pas continuer @ à recevoir notre feuille, pourront se passer cette fantaisie, en payant le prix de six mois maintenant # commencés.Autrement, nous ne pourrons accepter aucun l'envoi.Notre agent-collecteur a commencé sa tournée @ pastorale, dans cette ville.Chez le plus grand nombre il a été favorablement accueilli, nous nous y attendions.Chez quelques-uns cependant, il a été mal reçu ; non-seulement on s\u2019est montré mauvaise paie, mais on s\u2019est même servi d\u2019injures pour motiver son refus.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de refaire l\u2019éduca- § tion domestique de ces mal-appris, nous n\u2019en avons ui le temps, encore moins lu volonté, Seulement nous leur infligerons bientôt le supplice destiné aux natures incorrigibles.Les fouets de la justice seront sous peu mis à contribution, et on verra alors s'ils ont l\u2019épiderme aussi dur, que la langue fourchue.Nous avertissons les souscripteurs récalcitrants .J.MAR(ON ABONNEMENT, .$2.00 PAR NUMERO, .5 Cents | des villes voisines et des campagues,qu\u2019ils aient une | dernière fois à prendre note de cet avis.| La somme est assez minime, le délaÿ d\u2019échéance assez long, pour que l\u2019on daigne solder au plutôt notre modeste réclamation.Un journal qui escompte la solvabilité de ses abonnés à des conditions aussi avantageuses et à des termes aussi prolongés que les nôtres, ne saurait accepter de renouvellement.Ainsi donc, les billets sont échus, et il faut les payer, sinon plus de crédit, mais au contraire maille à partir avec dame justice.Ces remarques heureusement ne s\u2019adressent qu\u2019a un très petit nombre de retardataires, et plus spécialement à ceux qui ont cru que le meilleur moyen de solder leur abonnement, consistait à nous renvoyer le compte sans l\u2019argent.Jolie perspective pour un propriétaire de journal, que d\u2019asseoir la prospérité future de sa feuille, sur ses comptes non acquittés ! Si ces messieurs veulent conseryer notre amitié ; ils savent ce qu\u2019ils ont à faire, autrement nous serons obligé de le leur apprendre, et des leçons de cette nature ne se donnent guère gratis.Les abonnés qui ne reçoivent pas leur journal régulièrement.ou ceux chez lesquels la distribution est mal fuite, nous rendront un grand service en nous communiquant leurs plaintes.Nous nous cimpresserons de remédier immédiatement aux lacunes, aux erreurs qui se glissent inévitablement dans toute administration quelconque, et plus spécialement daus celle d\u2019une feuille publique.\u2014\u2014e N\u2019oubliez pas d\u2019acheter le troisitme Acte de la Comédie Infernale, dédie au Vénérable Messire \u2018Oler, Fondaseur de St.Sulpice Berra ee rene SUN M A NNER 4d 0 TRS IRR Be Ibs ee ra bin «> 334 \u2026.LE FRANC-PARLEUR.Uo \" \\.FEUILLETON DU FRANC-PARLEUR.CHASSEUR DE PANTHERES |e ERNEST CAPENDU.XXI LE BAIN.(Suite) Non ! dit Aichounâ en secouant la tête.Tu connais nos lois.Un vrai croyant ne peut recevoir chez lui les femmes échappées du \u201c harem \u201d d\u2019un autre croyant.Si ton père nous accueillait, il faudrait qu\u2019il violât la loi et la loi est inviolable.Cela est vrai, dit Fatmah en courbant la tête.Que puis-je faire pour toi, alors ?Agir sans que ton père le sache ! Comment ?dit Fatmah avec inquiétude.N\u2019as-tu pas parmi tes esclaves, des hommes qui te soient dévoués ?demanda Aichounâ.Si fait ! J\u2019ai des Algériens qui braveraient tous les dangers sur un seul de mes gestes, à une seule de mes paroles.| .Alors, fais préparer par eux quelque chambre cachée dans le palais de ton père ; que nous puissions être en sûreté là sans que l\u2019émir le sache.Tes Algériens nous porteront des provisions la nuit, et nous attendrons l\u2019arrivée des soldats français si nous ne pouvons füir du pachalick de Damas.Veuxtu, Fatmah ?\u201d La jeune fille hésitait.Elle savait tout ce que la loi musulmane a de rigoureux, d\u2019implacable, de ter- tible alors qu\u2019il s\u2019agit de femmes appartenant à un croyant ; elle connaissait l\u2019émir: s\u2019il est dévoué, grand, généreux et brave, il est strict ohservateur des principes du Koran, et le Koran défend dans les termes les plus sévères, tout ce qui peut concerner un rapport, même oral, entre un homme et la femme d\u2019un autre homme.À plus forte raison on comprend de quel crime énorme cst taxé toute participation à une fuite du \u201c harem.\u201d Le Koran dé- feiid, et l\u2019on sait ce que vaut-pour un musulman- - une défense du livre sacré.Fatmah hésitait donc à promettre à sa compagne lu-protectiou que celle-ci lui demandait, elle avait peur de comprometire son père aux yeux de ses co-religionnaires, elle reduutait le courroux de l\u2019é- foir sii jamais il savait la vèrité.Aichounâ devina ce qui se passait dans l\u2019âme-\u2018de la jeune fille.Elle lui prit les mains, et les sérrant étroitement : E \u201cTy refuses.! \u201d dit-elle.; Faÿmab courba son beau front sans répondre-en- core.Aichounâ lui 1âcha:la main.{ au nez épaté, aux lèvres charnues, au front bombé luisant comme l\u2019ébène poli.{ \u2014_\u2014 3 mm _ \u201c C\u2019est bien dit-elle ; nous saurons tnourir.Aichounâ ! \u201d dit Fatmah avec un accent de tg, f dre reproche.1 Puis, après un silence plus prolongé que le pr.F mier, elle releva la téte,et une résolution énergiqu f ut se lire sur ses traits.[ \u201c Je ferai ce que tu désires que je fasse,reprit-elle mon père ne saura rien.Quand faut-il que je ta; tende ?\u201d Aichounä se pencha vers sa compagne, et entor E la taille de Eatmah avec son bras blanc et rond: Ë \u201c Je t'aime ! dit-elle d\u2019une voix frémissante.car Ë tu l\u2019auras sauvé ! Cette nuit, deux heures avant Ë le lever du soleil, envoie l\u2019un de tes Algériens nou g attendre devant la porte du \u201c Bazar des Esclave; XXII Le bäzar des esclaves.À quelques pas de l\u2019établissement de bains d femmes, dans lequel nous venons de pénétrer, | dresse un bâtiment énorme, ressemblant assez, por È l\u2019intérieur et l\u2019extérieur, à une vaste ménagerie a Ë à une énorme volière : ce bâtiment est le \u201c Bazar Ë des esclaves.\u2019\u2019 C\u2019est là que se vendent et s\u2019achè tent les femmes blanhes, les noires et les négresses, Autour d\u2019une vaste cour on a construit, sans la moindre régularité, des espèces de loges en bois dont les portes et les fenêtres sont étroites et grillées.Ce sont des prisons.Au centre de la cour s'élèvent des palmiers gi- | santesques.Sous ces palmiers se promènent gra | vement des Arméniens, des Turcs, des Druses, tous vendeurs d\u2019esclaves, fumant leur longue pipe et fav sant entre eux le cours de la marchandise humoine qu\u2019ils débitent.Le Bazar des esclaves c\u2019est la Bou se de Damas.A quelques pas de ces impassibles trafiquant étaient assis les esclaves, formés par petits groupe séparés, chaque groupe appartenant à un proprié taire différent.Là étaient réunis tous les types di vers de li grande famille d\u2019Adam.Ici, les plus beaux visage, le teint le plus blanc, les formes les plus élégantes, les filles de la Géorg, ; de la Circassie, de la Mingrélie, aux traits réguliers | et charmants, à la longue chevelure, à la taillesou ple et gracieuse.Là, les faces les plus hideuses : le nègre african aux cheveux crépus ; le nègre abyssinien au visage Hommes et femmes étaient, suivant l\u2019usage.pres | que tous nus on À demi vêtus Singulière coutume! La femme se vend presque nue, et dès qu\u2019elle es achetée, elle doit se couvrir d\u2019un voile, même le vr- sage, et celle que tout à l\u2019heure chacun pouvait contempler, ne doit plus, une fois achetée, laisser aper cevoir que ses ÿeux.: Aumilieu des esclaves circuldient les acheteurs t les curieux : les uns marchandant de jeunes gar çons; les autres des filles.mauresques aux cheveux F LE FRANC-PARLEUR.835 7 -Mconstellés de pièces d\u2019or.Généralémeut les mar- Æchands d\u2019esclaves ont le plus grand soin de leur mar- Mchandise et cherchent À la parer de tous les dons, # même de ceux de l\u2019éducation.Les jeunes filles des- Mtinées au bazar ont appris à chanter, à danser, à @ jouer, d\u2019un instrument, à broder ; les jeunes gar- Bçons sont élevés encore avec plus de soins, et les Æsujets distingués se payent fort cher.Rien de moins rare, au reste, en Orient, que de voir un esclave Mdevenir grand seigneur, car le préjugé qui, chez les ÆGrecs et les Romains\u2019 imposait à l\u2019esclavage une ta- Fche indéléhile est intièrement inconnu des maho- @métans.De nos jours même, le vieux \u201c Khosrew Bet Khalil-Pacha, \u201d gendre de Sultan-Mahmoud\u2019 sont @des exemples de ces fortunes étranges si peu en har- @monie avec nos idées d'Europe.@ A l\u2019heure où Aïchouhnä et Fatmah étaient au @bnin, le bazar était dans toute son animation, car le @soleil allait bientôt se cousher et l\u2019instant de la sies- @te était passé.Près de l\u2019une de ces loges qui entou- Æraient irrégulièrement la grande cour, Osman-ben- ÆMAssah, le nouveau cheik, causait à voix basse avec Sun homme de haute taille et de physionomie basse Pet servile.Celui-là était Kassem-el-Kok, l\u2019un des Bprincipaux marchands du Bazar.@ \u201c Dans les dix bourses que je t'ai fait remettre & avant hier, disait Kassem, il y avait cent mille pias- # tres, dix mille dans chacune, § \u2014 Donc, dit Osman, tu me dois encore deux fois # autant.§ \u2014 Non! f \u2014 Comment ?Ne t\u2019aije pas livré trente chré- À ticnnes que tu as envoyées dans tes dépôts de l\u2019in- 8 térienr ?8 \u2014 Oui, sans doute.2 - Eh bien ! n,était-il pas convenu entre nous que je te vendrais chaque chrétienne dix mille pias- Pires?M \u2014 Je l'avoue.@ \u2014 Donc, trente chrétiennes faisaient trois cent @mille piastres ; tu m\u2019as donné cent mille piastres, J c'est encore deux fois cette somme, que tu me dois.M \u2014 Oui, si j'avais trente chrétiennes dans la con- @ dition convenue ; mais sur ces trente, douze sont mor Mtes, les unes par suite de blessures reçues, les autres Æde douleur, et sur les dix-huit restant en bonne san- Mté, cinq sont laides.En réalité, tu m\u2019as donc vendu # treize chrétiennes, que je puis vendre à mon tour, gce qui fait cent trente mille piastres et dix mille gpour les cinq laides ; en tout cent quarante mille, @sur lesquelles tu en as reçu cent mille.\u201d @ Osman langa un regard courroucé sur le mar- @chand qui demeura impassible.ÿ \u201c Tu veux me tromper ! dit-il.ÿ \u2014 Jet'affirme qne douze chrétiennes sont mor- @ tes ! répondit Kassem\u2014 Tu n\u2019avais qu\u2019à ne pas les laisser mourir.\u201d\u2019 Kassem leva le doigt en lair : Ecoute, cheik, dit-il, veux-tu que nous pre- @nions pour juge Fuad-Pacha lui-même.Allons lui # raconter notre marché.\u201d Osman haussa les épaules, \u201c Ne dit-on pas que des \u201c giaours\u201d\u2019 vont venir en Syrie, fit-il avec une expression de colère dédaigneuse.Ne dit-on pas que la France envoie des soldats sur les terres du Grand Seigneur ?Si cela est vrai, il faut que Fuad-Pacha ait l\u2019apparence de vouloir protéger les chiens, et il ne reculera pas plus devant ma perte que devant la tienne.Fuad-Pacha nc peut être juge entre nous, Kassem\u2019 nous devons nous entendre, \u2014 Alors accepte les cent quarante mille piastres.\u2014 Il m\u2019en faut deux cent mille.\u2014 Pourquoi ?- Parce qu\u2019il me les faut ! \u201d Kassem regarda Osman ; mais il ne put rien surprendre sur la physionnomie du cheik.\u201c Je ne te dois que treize chrétiennes, reprit le marchand, et je ne payerai pas plus que je ne dois.Cependant, s\u2019il te faut déux cent mille piastres, tu peux les avoir.Tu sais que je n\u2019ai rien à te refuser.\u2014 Je le sais, Kassem, dit gravement Osman ben-Assah, c\u2019est pourquoi j'ai besoin te toi,et je vais te donner de nouveaux ordres.Je vais quitter Damas.\u2014 Tu veux quitter Damas ?dit le marchand avec.étonnement.Les \u201c\u2018 giaours \u201d doivent-ils donc réellement venir.\u2014 On les attend de jour en jour à Beyrouth\u2014 Ah ! je comprends, tu veux mettre à l\u2019abri les richesses acquises sur les chiens et tu crains que Fuad-Pacha ne soit forcé de faire ce que les chrétiens nommeraient justice.\u2014 Fuad Pacha, placé entre les \u201c giaours\u201d et Abd-el-Kader, frapperait sur les Druses et sur les fils du Prophète.Où veux-tu te retirer ?\u201c A la Mekke.¢\u201c Précisément je dois quitter moi-même Damas, demain, pour me rendre à la Mekke.\u201c Je le sais.\u201d | | Osman-ben-Assah regarda fixement son interlocuteur ; on efit dit qu\u2019il cherchait a le sonder, & lire dans sa pensée avant de lui communiquer des intentions qu\u2019il hésitait évidemment à formuler.Kassem-el-Kok fumait, toujours grave et impassible, ne faisant rien pour provoquer une confidence, mais ne laissant pas supposer que cette confidence il devait la repousser.Eefin le cheik parut prendre une détermination brusque : \u201c Quand part la caravane d\u2019esclaves ?demanda- t-il.\u201c Les chrétiennes sont déjà parties, répondit Kassem, les Arméniennes partent demain.\u201c A quelle heure ?\u201c A la deuxième heure de nuit.\u201d Il se fit un silence entre les deux hommes, « Kassem, reprit le cheik, puis-je toujours compter sur ta fidélité ?\u201c Toujours, seigneur, répondit le marcharid d\u2019esclaves.Demain, à la deuxième heure de nuit, je te -386 LE: FRANC-PARBEUR.Ee .conduirai moi-même deux femmes ; tu les feras partir avec ta caravane.L\u2019une de ces deux femmes estlà moi, et songe quepersonne ne.doit voir même la couleur de sa prunelle.L'autre femme sera pour toi ; je te la donne, 4 la condition que tu la vendras à la Mekke.Me jures-tu de veiller sur la première de ces deux femmes et de la conserver jusqu\u2019à l\u2019heure où j'irai la reprendre ?« Je le jure sur le Koran ! dit Kassem.Celle-là est une chrétienne ?\u201c \u201c Oui ; il faudra la séparer de l'autre, celle que je te donne.: \u201c Elle est chrétienne aussi ?« Non, elle est musulmane.\u201c C\u2019est bien, cheik, il sera fait ainsi qne tu le désires, \u201c Alors] \u2018accepte ton marché de cent.quarante mille piastres.\u201d\u201d Kassem s\u2019inclina en signe d\u2019assentiment.\u201c Demain,-à la deuxième heure de nuit, ici même ! \u201d dit Osman-ben-Assah.Puis, il s\u2019éloigna lentement et quitta le Bazar.Quelques instants après, il rentrait dans son palais.Il pénétra dans ce salon où nous avons vu jadis Malhoun-Khatoun fumer gravement, entouré de ses principaux officiers.Osman-ben-Assah était, lui aussi, environné d'une cour nombreuse.¢ Mansour ! \u201d dit-il ssmplement en se laissant aller sur une pile de cousins.Un esclave, qui avait entendu le nom prononcé par le maître, s \u2018elariça aussitôt au dehors.Deux minutes après, il rentrait dans le salon, et s\u2019inclinant le front sur le tapis, devant le cheik : \u201c Mansour viens,\u201d dit-il.Au même instant, un Druse de haute- taille, à la physionomie farouche, pénétra dans la pièce, et vint À son tour £\u2019incliner devant Osman-ben-Assah.Puis il se redressa et attendit que le maître daignât lui adresser la parole.Osman fit, du geste, reculer à distance respectueuse tous ceux qui l\u2019entouraient.\u2018\u201c Ali est-il revenu ?demanda.-til en s\u2019adressant Mansour.\u201c Pas encore, seigneur, répondit le Druse.\u201cLe juif refuseraitiil de payer les cinquante mille dinars ?Cela est possible.Alors la j juive mourra.Si demain, au milieu du jour, Ali n\u2019est ; pas revenu, tu ordonneras le sup- ples.Mansour fit un signe affirmatif.\u201c\u2019LeïFrançais, reprit le Druse, qu\u2019ordonnestu ?- \u2018* Qu\u2019il meure ! répondit Osman.\u201c Quand cela ?\u201c Demain.\u201c Avec la j juive, alors ?\u201c Oul, si Ali n\u2019a pas rapporté de réponse, mais lors même qu\u2019 Esau payerait les cinquante mille dinars, le \u201c giaour \u201d doit mourir.\u201c Le lacet ?demanda laconiquement Mansour.(A, continuer.) COMEDIE INFERNALE.\u201cLETTRES ANONYMES.L'auteur de la Comédie Infernale reçoit chaque jour da = lettres anonymes qui lui font faire, ainsi qu\u2019on doit bien, penser, des gorges chaudes en compagnie de ses amis, La plupart de ces lettres sont, comme toutes los projy, tions honteuses de cette nature, un tissu de gros motgyË * d'insultes grotesques.Nous en citerons quelques bris 5 hasard pour édifier nos lecteurs sur les jolis partisans af MM.de St.Sulpice.\u201c Vous êtes odieux aux trois quarts de la belle poplin\u2019 de Montréal.\u201c Vous croyez v vous illustrer avec votre comédie iff mais je ne veux pas écrire ces deux mots avec des maj \u201c cules, de peur de déshonorer notre alphabet.\u201d.« N\u2019avez-vous pas honte, face de vipére, hypocrite, Joiuf À H = \u201c qui vous approchez souvent de la Sto.Table pour crucifif: : % \u201c Notre Seigneur de nouveau.3 ¢ Vos écrits ne respirent que rapacité et orgucil ?Ah!s ¢ je pouvais vous mettre la main sur votre collet, survwe | ¢ figure de glouton, goulu, gourmand, vorace, anthrs Ë \u201c phage, mangeur de.! \".Vous avez eu I'aadace de dire a4 des gens respectabls \u2018suivant le monde que vous vouliez vous faire religieu, \u201c mais Croyez-vous,\u2014non pas: Croyez-vous ; je devrais din 3 \u2018 *« plutôt : es-tu assez stupido pour croire qu\u2019une communaut fi ¢ voudrait de vous.Dieu ne permettra jamais cela, pare \u2018 que vous é&tes dans la mème situation que la Milanaiso &:§ \u201cSt.Bernard \".\u2018ee $l \u201c Vous voulez vous faire passer pour philosophe, mais [; \u201cvivez en philosophe, \u2018car les philosophes de l'antiquité E ! a \u201c étaient sobres, mangeant peu, et on partie, ils no map 5 \u2018\u2018 geaient que.des herbes, légumes.Je pourrais vous # | \u201cciter plusieurs.Je me contenterai de vous nommer des 3 \u201cou trois: Diogéne, Antisténe, Gratés, etc.Pour fe | \u201closophe, il faut vivre comme ils ont vécu; vous au : \u201c peut-être la panse un peu plus petite\u2019 .Tel est le ton général de ces lettres anonymes.De wi \u2018bouge sortent-elles?peu importe de le savoir.Entre HE\" main quiles écrit et le cœur qui les inspire, il n\u2019y à por ÿ être pas plus de distance morale qu\u2019il n'y a, d\u2019après un pr: verbe bien connu, de sécurité entre Ja coupe ct les lèvres mais un autre proverbe plus trivial rend encore mieux note : pensée, et le voici: \u201cTels maîtrés, tels valets.\u201d Pourtant parmi ces lettres anonymes que reçoit l' autenrdf\u2019 la Comédie Infornale, il y en a une dont le caractère diff 3 totalement de celles dont nous venons de citer quolqu échantillons.Lie trouble, la tristesse, les angoisses def cette lettre est empreinte ont quelque chose de saisissant.Aussi mérite-elle de ne pas passer inaperçue, ot nous vers nous un devoir de la reproduire en éntier.Pourquoi faut que la main qui a écrit ces lignes n\u2019ait pas eu le courage les.signer de son nom ?Voici ce document qui ne sera peut Ë être pas l\u2019un des épisodes les moins curieux de l\u2019 œuvre d Comédie Infernale.\u201cmeam de gente non sancta.Ab homisé \u20ac: e E ; \u201c inimico et doloso erue me.Quare \"*E « repulisti et-quare tristis incedo ?Quirk cE 3 \u201c Judica me Deus et discerne cast : By: \u201c tristis est anima mea,et quare conturbas \u201cme?\u201d \u201c Dans la consternation où l\u2019on vit autour de moi, au \u201crailien de l'anxiété morale qui m'entoure et qui rêvet \u201ctoutes les formes depuis le rire strident du dépit jusqu'à À \u201c l\u2019accablement atone de la peur, j'entends prononcer des Æ \u201cparoles saintes, et ce sont précisément ces paroles-là qui \u201c jettent l\u2019amertume ot la confusion dans mon ame.Voici 4 \u201cce qui retentit à mes oreilles: \u201c Jésus-Christ a souffert & \u201c persécution pour nos péchés.Il a été abreuvé d'outrages ; \u201c la calomnie l\u2019a accablé ; les faux témoins étaient empressés \u201cà déposer contre lui ; les juges le tournaient en dérision, \u201cou bien, le déclarant innocent, le faisuiont fouetter pour \u201céviter de le fairo mourir, puis ne l\u2019en faisaient pas moins } « mourir en so déclarant eux-mêmes innocents de sa mort.Kt | \u201c pendant il était la justice ct la vérité.Il était notre père # \u201cnotre consolateur notre ami.Il avait traversé les villes \u201c en faisant du bien ; il n\u2019était venu que pour nous sauver.| «C'est qu\u2019il voulait nous apprendre par la a limiter, il \u201c voulait nous avertir de ce qui était réservé à ses fidèles, \u201c Les chrétiens savent donc qu\u2019ils doivent souffrir perséeu- \u201c tion à cause de lui.En vain leur zèle, leur dévouement, \u201cleur sainteté frappent tous les jeux.La prospérité, la \u201cfortune, l\u2019amour et l\u2019estime ne durent pas.Il faut qu'ils \u201c soient calomniés comme lui.Mais ce n\u2019est qu\u2019une épreuve \u201cet elle passera.Il faut savoir se taire et souftrir on si- \u201clence.La récompense aura son jour, le triompho viendra à \u201c son heure.\u201d\u2014 \u201c Puis j'entends encore fuiro autour de moi ce com- \u201c mentairo du Livre de Job: \u201c Vous m'avez donné des \u201crichesses, Seigneur: Vous m'avez élevé daus l\u2019estime pu- \u201cblique ot nourri dans les hommages.Vous m'avez on- \u201c touré de respect et bercé dans les douceurs enchanteresses \u201cdu pouvoir, frappez moi, chatiez-moi, oloz-moi toutes les \u201c joies, dépouillez-moi de la considération dont je jouissais, M \u2018\u2018 réduisez-moi à la misère, je souffrirai tout à cause de vous, À \u201cje me tairai pour l\u2019amour de votre nom.\u201d 28 | \u2014\u201c Voilà ce que j'entonds autour de moi, ot ce sont certes À \u201c de grandes et belles paroles ; il n\u2019y en a pas de plus gran- \u201c des dans le monde, de plus belles parmi les nations, mais \u201c un doute plus amer que le fiel, s\u2019empare de mon cœur lors- \u201c que je les entends prononcer, elles me transpercent la \u201c conscience comme la lame d\u2019un poignard \u201c Dans les circonstances actuelles, quelle signification at- \u201c tache-t-on à ces cris de détresse?Quelle comparaison \u201c veut-on imposer à nos csprits inquiets ?quolle parallèle \u201cespère-t-on établir à la face des fidèles ?\u201c Souflrir persécution, c\u2019est une chose que le Sauveur a \u201c appelée bienheureuse, mais qui sont les persécutés et qui \u201c sont les persécuteurs ?Effrayant problème ! Crier au mar- \u201c tyr quand on subit une punition méritée, n\u2019est-ce pas un \u201c peu crier au voleur pour accomplir un mauvais coup! Le \u201c châtiment peut-il s\u2019appeler une épreuve semblable à celle \u201cdu divin Rédempteur aux jours de sa Passion, ou bien l\u2019é- « preuve que nous traversens n\u2019est-clle pas plutot le chati- M © ment de la trop longue série de nos méfaits cachés ?Oui, @ \u2018\u2019 Dieu éprouve ses enfants, mais quand sa main s'appesan- \u201c tit sur nos têtes, quand l\u2019opprobro visite nos demeures et \u201c peut dire : Je suis le Juste que Dieu donne en exemple\u201d & \u201cpour la conversion des pécheurs.Seul le Verbe fait @ © Chair a pu jeter ce divin défi an mende : qui de vous mey M convainora de péché, et s\u2019il a pu dire: que celui qui est LE FRANC-PARLEUR.\u201c que le mépris public frappe à notre porte, qui de nous | 337 \u2018\u2018 sans péché jette la première pierre à cette femme coupa- \u201c ble, qui de nous peut se vanter de ne pas mériter los hu- \u2018\u201cmiliations qui fondent sur nous.La souffrance.est un commencement d\u2019expiation ct peut devenir un gage de salut, mais la souffrance qui ne sait pas être humble, Ia souftran- ce qui escamote le repentir, la souffrance qui donne le chango aux petits et aux infirmes, la souffrance qui pose, oh mon Dieu ! ne creuse-t-elle pas des abimes do malédiction, n\u2019alimento-t-elle pas ces cataractes de la colère divine qui tôt ou tard submergent les plus hautes montagnes de l\u2019orguefl humain ?\u201c Hélas ! depuis cinquante ans ct plus,qu\u2019avons-nous fuil, que faisons nous ?\u2014La guerre, la guerre, la guerre ; ot lu guerre, à qui ?\u2014A nos promiers pasteurs, à nos Evèques,à ceux que I'Infaillible Pontife qui tient dans ses mains les trésors aussi bien que les foudres do I'Eglise appelle ses Vénérables Fréres dans I\u2019Apostolat.Et quand nous avons vu le schisme monacer le bercail, nous avons dit : tant pis, nous nous lavons les mains de cette souillure ; que la responsabilité en retombe sur SA téte.La tête do qui ?la tête de notre Pasteur, la tète d\u2019un saint! Nous sommes puissants, nous avons pour nous l'influence et les richosses,\u201d l\u2019amitié des grands, le crédit populaire et la faveur de César, nous ne connaissons pas cet homme ; il est un intrus parmi nous, il nous dérange, qu\u2019il s\u2019en aille.Nous seuls voulons rester les maîtres, gouverner et rêgir.Puis, \u2018\u2018 comme l\u2019autorité religieuse est semblable à la robo du Christ et qu\u2019elle ost sansgcouture, n\u2019avons-nous pas voulu la tirer au sort ?Ah! Seigneur, ayez pitié de nous ! Si des signes terribles apparaissent dans l'air, si des voiles se déchirent avec fracas, si des secousses ébranlent notre antique suzeraineté, si le sol semble s\u2019entrouvrir sous nos pieds, souvenons-nous de ce Centurion étranger qui com- \u201c mandait sa compagnie de soldats sur le Calvaire ot qui abandonnant son commandement, descendit do cheval, quitta les signes de l'autorité qu\u2019il tenait des hommes pour confesser l'unique autorité du Fils du Dieu vivant.\u201d \u201c Oh mon Dien! dounez nous au moins le courage de \u201cfair!\u201d C00 se00se.ceveresee 00006 0.Telle est intégralement cotte lettro anonyme.Nous pensons qu\u2019elle n'a pas besoin de commentaire.N'étant pas accompagnée d'un nom responsable, nous ne pouvons pour- tantTui accorder qu\u2019une valeur très relative, mais ce qu\u2019elle exprimo n\u2019on est pas moins lo cri d\u2019une conscience tour- montée, ot nous savons d\u2019ailleurs de sourco certaine que la Comédie Infernale ietto lu lumière dans bien des esprits qui étaient jusqu'ici enveloppés do ténèbres.Espérons que la suite do ce qui reste à en publier complètera cette œuvre d\u2019éclaircissement.Co qu\u2019il y a de positif, c\u2019est que l'auteur peut laisser les tempêtes se soulever contre lui; il à on main de quoi sauvegarder hautemont sa réputation d'honnêto homme et d'homme serieux contre toute attaque directe ou indirocte, publique ou détournée.Quand ont n\u2019écrit que sur des données historiques ct qu\u2019on peut montrer au grand jour, si c'est nécessaire, les actes authicutiques de ces données, ou dort tranquille, et on chemine en paix son petit bonhomme de chemin.C'est la grace que nous sauhaitons charitablement à tout le monde.Ainsi-soit-il.Qi «© ¢ [1 - - - - \u201d~ ~ - -~ - - - - - - - - - .-~ - .\"e.osecs N\u2019oublsez pas d'acheter le troisième Acte de la Comédie Infernale, dédié au Vénéroble Messire Olier, Fondateur de St, Sulpice. 338 LE.FRANC-PAREEUR.BREF \u2018DE SA SAINTETE LE PAPE PIE IX ADRESSE A LA \u2018 CORRESPONDANCE DE GENEVE.\u201d JEP > ro a ¢ ° .» La Correspondan-e de Genève à reçu un très beau Brof de Notre Saint Père le Pape Pie IX.Nous en donnons à nos lecteurs le texte original, ainsi qu\u2019une traduction qui « spécialement été faite pour notre journal.Tout ce qui émane du Vatican a un grand caractère d\u2019inébraulable fermeté et de paternelle tendresse.On verra dans ze Bref avec quolle énergie le Souverain Pontife anathématise le Libéralisme et les odieuses prétentions des Conciliateurs modernes ; on verra également quels sentiments Sa Sainteté témoigne publiquement aux écrivains de la Correspondance de Genève.C'est que le Pape connaît fort bien l\u2019esprit qui anime cette publication, et cet esprit a pris modèle sur le.Yatican lui-méme, Inflexibles sur la Doctrine, les fondateurs do la Correspondance de Genève n\u2019ont cédé à aucune étroitesse de nationalité ou d'intérêts personnels.1ls ont ainsi compris le rôle d\u2019un journal catholique, qui veut être catholique dans le fond aussi bien que dans la forme, ct le succès de leur entreprise est In récompense de cette élévation d'idées.C'est un exemple hon à citer parce qu\u2019il est rare, et surtout bon à suivre par ce que seul, il peut produire du bien.Avec les moilleures intentions du monde, un journal qui mêle des mesquineries de clocher à la défense de l'Eglise, et, qui pis est, des puérilités de côteries partioulières à ses polémiques de droit chrétien, est condamné à la stérilité et à l\u2019impuissance.L'égoïsme du bien est essentiellement hostile à la diffusion de la lumière ultramontaine et des principes pontificaux.C'est ce qu'on apprécie très magistralement à Rome, et la considération dont jouit an Vatican la Correspondance de Genève est duc cn grande partie à cette largour de vues qui a présidé à sa fondation.Au moment où cette fondation s\u2019est aifectuée, on était en Europe au plus fort de la guerre Franco-Prussienne (Octobre 1870),ct il s\u2019est passé À Genève, un fait bien digne d\u2019être romarqué.Dans la réunign des Catholiques de tous les Etats Européens qui a été convoquée dans cetto ville, pour y créer un organe des intérêts du St.Siége, se sont rencontrés des Prussiens et des Français.Leur attitude les uns vis-à-vis .des autres a été pleine de franchise, de noblesse et de cordialité ; c\u2019est que la grande pensée de l'Eglise affligée dominait tous les esprits dans cette réunion d\u2019élite ct ne laissait place à aucun autre sentiment humain.Tels avait on vu, an mois auparavant, les Zouaves Pontificaux Français et Allemands se séparer avec tristesse mais avec sincérité de camaraderie, \u201c La Cortesia è sirocchia della caritate \u201d a dit St.François d\u2019Assise ; \u2018 la courtoisie est la petite sœur de la charité \"\u2014 \u2018St.Frangois de Sales exprime la même pensée en appelant la politesse : \u201c la fine fleur de la charité,\u201d et rien n\u2019est plus vrai.La presse catholique qui sait mettre on pratique ces notions du savoir-vivre charitable acquiert inévitablement de fécondes influences, le respect de ses ennemis et les bénedictions de l\u2019Eglise.À ce prix seul, elle peut combattre avec quelqu\u2019autorité les bons combats dela doctrine.Dans le journalisme en effet,l'énergie et la portée des luttes sont toujours en raison directe de l'impartialité et de la noblesse de caractère des lutteurs.La Papauté elle-même vient d\u2019en donner un éclatant témoignage à la Correspondance de Genève.N\u2019oublions pas'que c\u2019est sur l\u2019initiative de Mgr.Spalding, le si regretté Archevéque de Baltimore qui vient de mourir au moment d\u2019être revêtu de la pourpre cardinalice, que s\u2019est fondée cette publication qui mérite d\u2019une manière si intelligente le nom do Catholique.N'oublions pas,que par cette particularité d\u2019origine, la Correspondance de Genève se rattache à l\u2019hérfisphère que nous habitons.N'oublions pas surtout losleçons que notre presse locale peut retirer d\u2019un tel exemple.Ce ne sont pas les occasions d\u2019en faire son profit qui lui manquent.Dilectis Filiis, Seriptoribus ephemeridis cui titulus Za Cor-y à nos chers Filg les Rédactours du Journal ayant pour respondance de Genève.Genevam.PIUS P.P.IX.Dilecti Filii, Salutem et Apostolicam Benedictionem.Perlibenter excepimus, Dilecti Filii, ephemeridis vestræ paginas uno compactas volumine, quibus hactenus viriliter propugnastis causam huius Sanctæ Sedis, quæ causa est Ecclesiæ, iuris et iustitiæ.Et quoniam hodie mundus fere totus positus est in maligno, et dominationem spernit, maiestatem blaspemat, et in his corrumpitur, quæ naturaliter novit ; quo latior et gravior vobis subeunda fuit pugna, eo maiore commendatione dignum fecistis constantiam, qua vel illatam vim sustinuistis, vel impetus hostiles propulsastis.Qhain re vobis gratulamur, quod omnem vitaturi errorem, oculos ab exordio fixeritis in hanc veritatis cathedram, et id sedulo curaveritis, ne ab eius doctrina ullo pacto deflecterotis ; quo fit, ut vobis hodie eos calumniæ redarguere liceat, qui vos et scripta vestra studii flagrantioris insimulant, et hypercatoli- cismi nomine traducunt.Patot enim, versuta ista crimina- tione vos impeti ab iis, qui vel catholicorum animos a Nobis abducere nituntur, vel qui com Cbristo Belial conciliare cu- pientes.inflexibilem veritatem, Ecclesiam eiusque definitio- nes ad.receptas nunc opiniones et ad præsentis asserti pro- titre © La Correspondance de Genève \u201d.Genèvo.PIE IX PAPE.Bien-aimés Fils Salut ot Bénédiction apostolique.Nous avons reçu avec uno grande satisfaction, bien-aimés fils, la collettion reliée en volume des numéros de votre Journal.Jusqu\u2019ici vous y avez visibloment combattu pour la cause de ce Saint-Siége, qui n\u2019est autre que la cause de l'Eglise, du droit et de la justice.Le monde est presque tout entier aujourd\u2019hui plongé dans la malignité ; il méprise le pouvoir, il insulte à l\u2019autorité et il est\u2019 corrompu jusque dans les notions de la raison naturelle.C\u2019est pourquoi, plus les luttes que vous avez ou À soutenir ont été étendues et difficiles, plus se montre digne d\u2019estime la constance que vous avez déployée soit à vous maintenir dans la force de votre élan, soit à repousser l\u2019attaque de vos ennemis.Le point ur lequel nous vous félicitons, c\u2019est d\u2019avoir, afin d'éviter toute erreur, tenu dès le principe vos yeux toujours fixés sur cette chaire de vérité et d\u2019avoir mis toute votre vigilence à ne vous écarter par aucune transaction de sa doctrine.Aussi vous est-il permis à cette heure de convaincre de calomnie ceux qui taxent vos personnes et vos écrits d'un zèle trop ardent qu\u2019ils tnaduisent par le nom \u201cd\u2019Ultra catholicisme \u201d (hypercatolicismi).II est évident, en effet, que ceux qui vous lancent cette accusation déloyale ont pour but de détacher de Nous l\u2019esprit-de-bien des catholiques, ou nourris gressus placita inclinaré contendunt; quibus guffragaturi (sent.lo.désir de,concilier Bélial avec le Christ, se berçantain- LE FRANC-PARLEUR.tribuere quoque non dubitant humanæ concessioni aut assen- sui à temporum indole parto nonnulla ex iis iuribus, que, utpote plane necessaria supremæ auctoritati ad liberum fir- munque regimen totius populi Dei toto orbe diffosi, divini- ws muneri Summi Pontificatus 'insita esse debuisse ratio ipsa suadet.Gaudemus idcirco, vos non solum hisce vocibus non commoveri, sed ut vincatis in bono malum, omni ope incendere fideles ad impensius obsequium, ferventioremque pietatem ot amorem erga Sanctam hanc Sedem, et accuratius revelare perniciosissimam liberalismi pestem, eamque inten- | tis viribus prafligare.Quoniam vero salebrosum hoc opus pro Religione iniistis soliditati confisi Petræ, cui Dominus A] Feclesiam suam inædificavit; huic jugiter insistentes erecto 4 animo coeptum vestrum urgere pergito in charitate, minime > de mercede dubitantes, quam pro sui nominis gloria decer- i tantibus concessurus est Deus.Hanc Nos vobis copiosam una M cum auxiliis ad luctam prosequendam nocessariis; corum- que auspicem et paternæ Nostræ benevolentiæ vestro opitu- lantur, Benodictionem Apostolicam peramanter importi- # mus.Datum Rome apud Sanctum Petrum die 26 Februari \u2018Anno 1872.Pontificatus Nostri Anno Vicesimosexto.Pros P.P.1X.Le Ministre de la Milice à Terrebonne.Samedi dernier, a été un jour de grand gala pour les élèves du Collège Masson.L'Hon.Sir G.E.Cartier avait bien voulu venir visitor 4 cette institution éminemment utile pour l\u2019avenir de la jeu- § nesse de notre pays.Cette marque de sympathie de la part du baronet canadien a été hautement apprécié par la population de Terrebonne qui a fait à son honorable compatriote, une réception magnifique et cordiale.| Les écoliers du Collège Masson n\u2019ont pas voulu laisser passer cette occasion exceptionnelle sans témoigner leur reconnaissance à leur illustre visiteur.Ils lui présentèrent donc une adrosse enjolivé de toute les les fleurs de la rhétorique, respirant,en certains passages, un peu trop l\u2019encens de l\u2019adulation et de la flatterie en usage sous Louis XIV, mais contenant en substance do grandes vérités.On dit que notre Ministre canadien estrevenu enchanté de son excursion, et qu\u2019il a su rendre une fois de plus amplo { justice au mérite bien reconnu de notre clergé qui réclame à bon droit la paternité de cette belle œuvre.La partie de sa réponse à l'adresse qui-lui fut.présentée, et dans-laguelle.il ; parle de-Sa Grandeur Mgr.\u2018de Montréa), 389 si de l'illusion de faire pliarla vérité inflexible, l'Eglise et = définitions au caprice des opinions courantes et du prétendu progrès moderne.Imbus de ces erreurs, ces hommes n\u2019hésitent pas à faire dériver de concessions humaines ou d\u2019un assentiment, fruit de perturbations temporaires, plusieurs des droits que la raison elle-même démontre avoir été divinement attachés aux fonctions du Souverain Pontificat comme étant absolument nécessaires à la suprème autorité dont doit être revêtu le libre et ferme gouvernement de tout le peuple de Dieu répandu dans tout l'univers.Nous éprouvons donc une grande joie à voir que non seulement vous ne vous laissez pas émouvoir par ces clameurs, mais encore que, désirant vaincre le mal en faisant le bien, vous employez tous vos efforts à allumer dans le cœur des fidèles un dévouement toujours plus profond, une piété et un amour toujours plus ardents pour ce Saint-Siège, à démasquer avec une vigilance infatigable la peste très pernicieuse du libéralisme et à la combattre de toutes vos forces concentrées.Puisque vous avez entrepris ce labeur ardu pour la Religion, pleins de confiance en la solidité de la Pierre sur la- quolle le Seigneur a biti son Eglise, appuyez vous toujours sur elle sans défaillance, et d\u2019un cœur élevé ; poursuivez votre entreprise dans la charité, ot ne mettez pas un.instant on doute les récompenses que Dieu accordera à ceux qui com battent pour la gloire de son nom.Ces récompenses, Nous vous-les augurons très-abondantes, et avec elles tous les secours dont vous aurez besoin pour continuer la lutte.Comme garantie de ces promesses et comme témoignage de Notre paternelle Bienveillance Nous vous accordons, chers Fils, avec une grande tendresse, à vous, ot À tous ceux qui prêtent assistance à votre œuvre, la Bénédiction Apostolique.Donné à Rome, près St.Pierre, le 26 Février 1872 dans la 26e année de Notre Pontificat.RS Prvs P.P.IX.est surtout remarquable sous plus d\u2019un point et mérite dan les circonstances notre plus sériouse attention.Tous les cœurs catholiques de ce diocèse ont été remplis d'une joie biem naturelle en entendant Les éloges désintéressés qui sortirent alors de la bouche de Sir G.E.Cartier, à l\u2019adresso de notre vénérable Evêque.Nous n'avons jamais douté un seul instant des sentiments chrétiens de notre Baronet canadien, mais il nous semble qne l\u2019exprossion délicate de ce sentiment dans la douleu- reuse position où se trouvent maintenant Sa Grandeur Mgrde Montréal, acquiert en ce moment une importanee indiscutable.Sir G.E.Cartier, en faisant des souhaits pour le pr rétablissement d\u2019ane existence aussi préciouse, s\u2019est fait messager intelligent des vœux et des espérances de tqus, es Canadiens catholiques et dévoués & 'autorité.Plus que personne il sait les œuvres importantes auxquelles notre très digne Evêquo a attaché son nom ot il comprend aujourd'hui la nécessité qu'il y a de conserver, encore pendant de longues années, les jours de celui qui a su entourer l\u2019épiscopat d'une auréole de vertus chrétiennes et civiques.Des œuvres nombreuses ot nécessaires au bien-être spirituel des fidèles réclament f[impérieusement la sollicitude toute paternelle, les soins affectueux.du premier pasteur de de diocèse.ll est à espéror que le concert unanime de aupplications 340 LE\u2018 FRANC-PARLEUR: qui montent en ces jours vers le ciel, sera favorablement | concert de louanges assaisonnées à l\u2019adresse des maitres de aceueilli.1 Posto do la campagne; mais un instinet seeret ROus avertis.C\u2019est là une espésandge que nous partageons tous et à la- \u2018sait qu\u2019il valait mieux attendre, que tot ou tard nous fini.quelle s\u2019est associé Hon.Minisire de la Miliee, qui, par ses | rions par mettre ls main sur un bijeu du genre.belles et bonnes paroles, n\u2019a pas démenti sa qualité Nous avons usé notre patience, mais aussi quelle récom.d\u2019homme d\u2019état et de chrétien.pense ! Un modèle quoi ! la fine fleur du maître de Poste, le sm vrai, le véritable, la perte des maîtres de Poste, si jamais i] Nous devons attirer l'attention des amateurs de bonne | en fut jamais, nous a revélé son existence l\u2019autre jour dans musique sur le magnifique concert que doit donner, lundi | une lettre datée de sa paroisse.prochain, le 15 Avril courant, à l\u2019Institut des-Artisans, la; Il nous saura gré de le tirer de l'obscurité où il était Société Ste.Cecile, réunie au Chœur du Jesù.plongé, et de renverser le boisseau qui cachait son mérite, Nous avons parcouru le programme en entier et nous! Sa modestie en souffrira, nous en sommes convaincus, avouons que les organisateurs ont, avec un tact et une déli-| mais en présence d\u2019une intelligence d'élite, d\u2019ane bonhomie catesse qui leur fait honneur, formé des extraits des grands | frisant l'honnêteté, nous serons intraitables, nous dirons opéras italiens, un véritable \u2018\u2018 Bouquet Opératique \u201d qu\u2019ils | tout, tout, tout.présenteront à l\u2019admiration du public pour les circonstances.| Sa biographie, comme celle de tous les hommes distingués Les musiciens et les chanteurs qui devront prendre part | du siècle, exige bien peu de commentaires ; une ligne, un à cette fête musicale, portent tous des noms trop connus | trait, un fait, voilà plus qu\u2019il n\u2019en faut pour clouer un hom- pour recourir au besoin do la réclame.me dans la galerie contemporaine.M.A.J.Boucher sera le Directeur Musicale et M.Arthûr| Ramassons donc un fait, isolé peut-être, mais à coup sûr Lavigne conduira l'orchestre.intéressant.Il a le mérite de l'actualité sans compter qu'il Le programme est plein de promesses et nous sommes | est vrai, tout ce qu\u2019il y à de plus vrai.assuré par avarce qu\u2019il n\u2019y aura pas de déception.Disons en passant, que notre silhonette postalo habite Ainsi donc, si vous désirez montrer votre loyauté en fa-| Maskinongéveur de la Couronno Anglaise, (car le 15 est un jour d\u2019ac-| Il doit être père de fumille,car il a des habitudes d\u2019écono tions de grâces pour le prompt rétablissemont de Son Altesse | mie bien entendue.le Prince de (alles) et en même temps faire preuve de bon| Si la nourriture corporelle lui revient, aussi bon marché goût, d\u2019obliez pas la charmante soirée qui nous est promise | que la nourriture intellectuelle,il doit avoir table bion garnie, pour le 15 Avril courant.sans faire d\u2019accrocs à sa bourse.- C'est un.secret dont il possèdait depuis longtemps la = recette, et que par une faveur toute particulière il nous à Nous reproduisons avec joie du Nouveau-Monde bier l\u2019in-| P\"**°- .; , : : trefilet suivant : Il est vrai que nous avons payé pour l\u2019obtenir, mais nous Les nouvelles que nous avons reçues hier relativement à | regrettons peu cette dépense, en autant que nous devons en 9 12__ A \u2019 \u2018 .- .la santé de Mer.] brd ue de Montréal étaient d\u2019un caractè- | faire profiter nos lecteurs.re rassurant.les médécins qui lui donnent leurs soins, ont| g 1 est 1 le plus é ique de lire déclaré dimanche, après consultation, qu\u2019il n\u2019 i avez-vous quel est le moyen \u2018e plus cconomique \u20ac¢ > apré » qu'il n'y avait aucun un journal sans qu\u2019il vous en coûte un denier ?danger prochain.Ecoutez bien et retenez surtout : Vous vous faites nommer ve si toutefois vous ne l\u2019êtes pas, déjà maître de poste de votre N'oubliez pas d\u2019achieterle troisième Acte de la | Tondissement.| Comédie Infernale, dédié au Vénérable Messire O-| _ Puis vous examinez les journaux qui sont adressés aux lier, Fondateur de St.Sulpice.différents abonnés de votre village.Vous lisez le journal avant de le passer à son adresse, Ce { eut .détail est de rigueur.Un maitre de Poste modèle.Mais si vous désirez le conserver quo faut-il faire c'est la le difficile._ Le maître de poste de Maskinongé ne s\u2019embarasse pas pour si peu.Il à une ficelle toute prête.Un des abonnés du Fran- Parleur, par exemple, a quitté la paroisse.Il le sait, mais le propriétaire du journal l'ignore.Pourquoi l\u2019informer, c\u2019est bion inutile, il y a d\u2019aillieurs Depuis quelque temps les journaux de cette ville, se plaignent à qui mieux mieux de la négligence, de l\u2019incurie et de l'ignorance crasse dans laquelle croupissent certains fonctionnaires publics, appelés communément maîtres de poste.ww ; inongé sont servis à Ont-ils raison de montrer ainsi leur mauvaise humeur ?sécu an oe as ne soul plainte.Nous n élevons pas là-dessus le moindre doute, car s\u2019il Yi Le premier semestre expiré,vous commencez la collection, a dans plusieurs bureaux du service postal des hommes in- | vous adressez vos comptes à Maskinongé ; voilà le moment telligents, intègres et soucieux de leur devoir, d\u2019un autre critique arrivé, il faut payer ou dire pourquoi on ne veut côté nous y voyons des nullités, des incapacités, pour ne P38 | pas le faire \u2019 0° dire davantage, qui font regretter que les intérêts d\u2019une po- B Deux jours après l\u2019envoi de votre compte, vous recevez pulation soient à la merci, entre les mains, d'aussi -piètres pre lettre du maitre de Poste, vous annonçant que votre individualités.Pjournal-adressé à Godfroy Landry n\u2019a pas été retiré du Bw Nous aurions pu; depuis longtem nfaire chorus dans ce | reaü'de Poate; parce qu'il I'a refusé, pas du tout, mais pares toujours temps à le faire.Deux, trois, quatre, cinq mois tai ui Ir dus Se SONT EL TOR RES ARE ie ETES RE a EN eo Es , Rp ORT ye IPI a I PE SXIIRPRPIR 2s TINT TO PAE SO \u201c LE iFRANC-PARLEUR.Ta ond qu\u2019il a quitté Maskinongé depuis plus de:6 mois pour aller habiter.Montréal.Vous regardez dans vos files de renvois, pas un seul.numéro envoyé a Godfroy Landry ne nous est revenu.Qui les a donc pris ?Vous tirez votre conclusion, tout en udmirant la candeur ingénue de votre maître de Poste.Puis après avoir pensé que pour récompenser le zèlo de cet officiel un article tout spécial lui est dû, en même temps qu\u2019une réclame en sa favour, auprès des autorités, vous vous posez le problôme suivant : Combien faut-il de maîtres do poste de ln force de celui de Maskinongé, pour faire la fortune d\u2019un propriétaire de journal ?\u2014 |Cordial Carminatif Pour la Dentition des Enfants, Diarrhéo, Dyssenterie, Convulslons, pertesde; 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