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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
jeudi 9 novembre 1871
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Franc-parleur. --, 1871-11-09, Collections de BAnQ.

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[" © ARM Te Se VE FEUILLETON DU FRANC-PARLEUR.LE CHASSEUR DE PANTHERES Pan ERNEST CAPENDU.1.\u2014 Continuésq SOUVENIRS DE VOYAGE.Enfin nous atteignimes la ville; Deir-el-Kamar est située dans une vallée assez bien cultivée, riche et fertile.Les maisons sont basses et grillées ; les rues non pavées et mal entretenucs, et les restes insignifiants d\u2019un château, qui ne possède point l\u2019élégance ordinaire de l\u2019architeeture moresyucs, lui donnent beucoup plutôt l\u2019aspect d\u2019une grosse Lourgade que d\u2019une capitale.C'est bien là le centre d'une peuplade sauvage qu\u2019on ne peut gouverner que par la terreur, qu\u2019on ne peut contenir qu'avec le sabre, qui ne sait tirer aucun parti des riclhes- ses qu\u2019elle dérobe, qui n\u2019a d\u2019autre luxe que celui des armes et quelquefois celui des vêtements toujours éclatants d\u2019or, de soie, toujours brillant de couleurs.Ce qui captive tout d\u2019abord l'attention, c'est le palais, vide aujourd\u2019hui, de l\u2019ancien dominateur du Liban.Sur un mamelon s'élève une enceinte immense, toute plaine de tours carrées, de galeries qui s\u2019étagent, d\u2019arcades qui courent de tous côtés, de vastes écuries, de larges cours.Uue chapelle chrétienne s\u2019élève face à face avec une mosquée musulmane.Plus loin est un petit bâtiment particulier, qu\u2019au petit nombre de ses fenêtres grilla- ABONNEMENT, .PAR NUMERO, .$2.00 .5 Cents 5 .gées, qu\u2019à ses portes basses et lgurdgs, qu\u2019à ses Jax dins intérieurs tracés avec soin, on reconnait facil- lement pour un harem.Dans ces jardins se ares- sent des fontaines d\u2019où l\u2019eau ne coule plus, s\u2019étendent des parterres de fleurs que des herbes parasites remplissent seules désormais.Ce palais, c\u2019est l\u2019image de la désolation, et à cette morne solitude qui vous serre le cœur, À ce silence lugubre qui vous en ine ; on comprend avec quelle rapidité les ruines se font en Syric, au milieu d\u2019un peuple barbare ; les Druses, et avec des maitres indifférents : les Tured! Ce désert de monuments encore debout, mais qui chancellent déjà de tous côtés c\u2019est Dptédin, l\u2019ancienne résidence de la famille Shaab, déportée, en 1840, à Malte par l\u2019Angleterre.Tout est lugubre, comme ses habitants, dans la ville de Deïr-el-Kamar, et involontairement, en parcourant ses rucs étroites et obscures, en me sentant au milieu de cette population de massacreurs et d'assasins, vers laquelle la curiosité m'avait poussé, je m\u2019assurai que mes pistolets étaient bien dans les fontes de ma selle, et )\u2019attirai à moi la carabine que je portais en bandoulière.Abou\u2019l-Abbas qui remarqua mon double mouvement et en comprit le sens, sourit gravement dans su barbe épaisse : \u201c Ne crains rien, me dit-il, les Druses ne flairent pas encore le sang, et les marabouts n\u2019ont point encore prêché la guerre sainte.L'heure n\u2019est pas ve- nuc de nouveau, \u2014Reviendra-t-elle donc?dis-je avec un sentiment d\u2019horreur.è \u2014 Elle sonnera régulièrement, tant que les Druses seront Druses et tant que l'Angleterre aura intérêt à prolonger la désolation.\u201d Je regardai mon guide assez étonné par l\u2019aspho- risme politique que je lui entendais émettre, mais lui secoua doucement la tête, et se contenta d\u2019un mouvement d\u2019épaule.Nous attaignions alors la maison de M.Loiselay, négociant français, correspondant d\u2019une maison de Marseille, établi depuis plusieurs années à Deïr-el- OST TT SE RL 4 5 + ' =x _ Kamar, et pour Tigers notre: cdsulsdeBeyrontis] mw! avait donné une lettre d'introduction.M.\u2018Loiselay me reçut avec cette amabilité char- mäñte, empressée d'un \u2018compatriote heureux d\u2019avoir ün hôte avèc lequel il pourra parler de la-patrie ab- gente.Il me présenta i sa femme, ravissante per- soniie, pleine de; distinction, et a sa fillo Victorine, un délicieux -démon de huit ans, dont je devins \u2018intime \u2018ami, \u2018grâce, aux babioles que contenait ma valige.er M.Loisélay- ne voulut- \u2018pas que j'allasse : loger : au- \u2018trë part que chez lui, \u2018et il fut-convenu que je m\u2019installerais dans-sa démeure duränt mon séjour & Dei- ¢l- Kamar.Abou\u2019l-Abbas\u2019 fut également \u2018 reçu et hébergé.Le soir, après diner, nous prenions le frais sur la terrasse de la Maison, couchés sur de moelleux tapis de laine vierge ayant à notre portée des pipes, du tabac et du café versé dans ces tasses aiguës, qui expliquent la quantité énorme que sont censés absorber les Turcs.Dans la maison voisine de celle habitée par M.Loiselay, demeurait nn marchand juif, Esau, lequel faisait sur une grande échelle, bien qu\u2019avec les dehors les plus simples, I\u2019 important commerce des pierreries, y joignant les avantages de la banque.Esau était le correspondant de 1 toutes les maisons reuommées de la Syrie, et on-évaluait sa fortune à des millions.Le banquier juif-avait une fille, de même âge que VWictorine, belle de cette beauté biblique qu'ont côn- servée les filles de la Palestine.Noémie (c\u2019était son nom) était la compagne da Victorine, et toutes deux s\u2019aimaient d\u2019une amitié tendre.Rien n\u2019était plus charmant que de contemnler ces deux enfants, l\u2019une vêtue à l\u2019européenne, l\u2019autre costumée richement, selon la mode de ses coreligionnaires, jouant, courant, sautant, dansant sur cette vaste terrasse qui dominait tout le panorama de la ville.La nuit était venue, une nuit splendide, lumineuse, comme 1\u2019Orient seul en connait.La brise bienfaisante nous apportait les parfums de la plaine et dilatait nos poitrines oppressées par la chaleur de la journée.Dans les rues sombres, tristes, serpentant sous nos pieds, je voyais passer les Druses mêlés aux Maronites.J'avais tellement entendu parler des Druses, des horreurs qu\u2019ils avaient commises ; leur rép utation de férocité sans nom était tellement établie en Syrie que je brûlais du désir d'interroger mon hôte à l\u2019égard de ces hommes qu\u2019il devait si bien connaître, puisqu\u2019il était en rapport journalier avec eux.M, Loiselay voulut bien avoir égard & mon indiscrétion de touriste, et il s\u2019'empressa de me donner des détails sur ce que je désirais savoir.\u201c Le pachalik d\u2019Acre, dans lequel est situé Deïr- el-Kamar, me dit-il, a, comme celui de Tripoli, deux natures complêtement opposées : l\u2019une Ââpre-et sévère; l\u2019autre gracieuse et riante.Il a deux: climats : IB BRANC- PAIE: 2 - .- .j = i * - \" Pan presque torride, Lautre termed d\u2019une part des vallées aux productions tropicales, d'autre part des montagnes aux'escarpements arides, aux flancs péniblement cultivés.a aussi déux populations: i une turbtlante et Tautre tranquille; l\u2019une farouche et l\u2019autre douce ; l\u2019unietidolâtre et l\u2019aûtre chrétienne; les Dfuses et les Maronités.Ce qui fait le malheur des Maxonites, c\u2019est qu ils sont mélés aux Druses, ennemis sans foi et sans pitié.Ce qui fait l\u2019infamie des Druses, c'est qu\u2019ils ont attiré les Maronites par des promesses mensongères ; c\u2019est qu\u2019ils ont côncédé des terres de leur plein gré aux chrétiens, et qu\u2019ils-les leur arrächent ensuite avec Violence.Cest qu\u2019ils dépouillent de la moisson ceux qdi ont répandu la semence.Peuplade perfide et maudite que ces Druses qui entassent crimes sur crimes, trahisons sur trahisons; dure aux petits, indolente et voleuse, cruelle et lâche tout ensemble ! Plutôt valets de bourreaux que bourreaux eux-mé- mes, les Druses ont pour principe de pousser à bout les Maronites à force de tourments, et lorsque ceux- ci se soulèvent enfin, s\u2019unissent pour se défendre, les Druses les vont dénoncer à la vindicte turque, et se font les exécuteurs des hautes-œuvres du pacha.Tant qu\u2019une politique humaine et énergique à la fois n\u2019aura pas séparé à toujours les Druses, «es Maronites, l\u2019ivraie.du bon grain, les troubles, les déprédations, les meurtres ne cesseront pas dans cette malheureuse contrée.\u2014 Mais, dis-je, les Maronites n\u2019ont-ils donc aucune protection contre les Druses ?\u2014Aucune ! \u2014La France cependant.\u2014 La France, interrompit mon hôte, nous abandonne depuis longtemps.La France n\u2019a plus ici aucune prépondérance, aucune autorité.Vous avez dû vous apercevoir de cette triste vérité depuis que vous êtes en Syrie.\u201d Cela était vrai, en effet, et la qualité de Français, à l\u2019époque où je voyageais en Syrie, était une cause de vexations.Depuis que nous avons repris notre place au premier rang des nations, les choses ont changé de face.\u2014Mais, repris-je après un moment de silence, je croyais que la Porte avait promis formellement protection aux Maronites.\u201d \u2018 M.Loiselay sourit dédaigneusement.\u201c La Porte, dit-il, n\u2019a jamais trouvé pour détruire en Syrie une anarchie de plus en plus effrayante que des expédients sans durée, que des remèdes sans valeur.Ainsi pour n\u2019en citer que deux exemples: en 1347, son désarmement de la montague qui ne s\u2019est opéré que chez les Maronites et aucunement chez les Druses, et qui par conséquent a eu pour résultat de laisser les premiers sans défense à la merci des seconds et sa nomination de deux kai- makans (chefs de Maronistes) qui, détruisant l'unité du commandement, affaiblit encore les-oppri- més.Il n\u2019y a rien à attendre d\u2019un gouvernement qui promettra toujours sans tenir, parlera sans agit et ordonnera sans être obéi.\u2018 LE FRANC-PARLEUR.87 \u2014Et l\u2019Angleterre ?demandai-je, ne ,peut-elle rien ?\u2014Elle peut, mais-«elle ne fera jamais.L'Angleterre se gardera toujours de protéger les Maronites, et si elle doit intervenir dans le Liban ce sera, soyez-en certain, pour soigner ses intérêts commerciaux.Elle n\u2019a aucun avantage à voir protéger les Maronites contre les Druses.Au contraire.\u2014Pourquoi ?\u201d fis-je avec étonnement.M.Loiselay se rapprocha de moi.\u2018 Le Liban est la terre la plus riche du monde, dit-il.Si les Maronites possédaient en paix cette terre, ils ne tarderaient pas à former un peuple puissant qui contrebalancerait vite l\u2019influence anglaise aux Indes et ferait nne concurrence mortelle au commerce anglais dans le Levant.Qui pourrait dire l'influence que les Maroniste n'auraient pas un jour en Asie, s'ils avaient seulement vingt ans de sécurité ! ; \u2014Mais alors que faudrait-il donc faire pour protéger efficacement les Maronites ?\u2014 Il faudrait d\u2019abord détruire l\u2019état intolérable de ces villages mixtes de la montagne où les Druses armés inspirent sans cesse l'effroi aux Maronites désarmés.Il faudrait aussi éloigner ces premiers naturellement nomades et aventuriers, en les fai-[4 sant indemniser, s'il y a lieu, par les Maronites de venus les héritiers des champs que les Druses laissent en friche.Il faudrait encore permettre aux chrétiens de porter, eux aussi, le yatagan et la carabine l\u2019èpée et le fusil.Il faudrait enfin tolérer qu\u2019ils se fortifiassent dans leurs montagnes.Alors le Liban deviendrait une Suisse orientale où, grâce à l\u2019industrie de ses habitants, à l\u2019activité de leur travail, à leur sécurité future, pourrait comméncer pour res peuples une ère de paix et de prospérité.\u2014 Mais jusque-là ?\u2014 Jusque là nous serons toujours dans le même état, c\u2019est-à-dire sur le cratère d\u2019uu volcan.\u2014 En vérité! dis-je, les choses en sont à ce point ?\u201c À ce point, me répondit -M.Loiselay, que nos jours de calme peuvent être suivis à chaque instant d\u2019un jour de massacre, et que chaque nuit nous ne savons si nous nous réveillerons le lendemain.L\u2019assassinat est dans l\u2019air ici et tenez! ce soir la ville est tranquille et paisible, n\u2019est-ce pasf Eh bien ! demain, les Druses peuvent avoir massacré les habitants et incendié les maisons.\u201c On ne peut donc rien prévoir ?\u201c Rien! _¢ Mais ne pus-je m\u2019empêcher de dire, si je conçois qu\u2019un homme seul reste dans ce pays, je ne m\u2019explique pas comment vous, ayant une femme et un enfant.\u2014J\u2019ai ma fortune à faire, interrompit M.Loiselay.Voilà la cause de mon séjour ici.Soyez con- Vaineu que cette fortune une fois faite, je m\u2019empresserai de retourner en France, ce beaupays que je regrette chaque jour, Oh ! non certes ! ma Victori- ne ne séjournera pas longtemps sur cette terre de sang.Depuis que j'ai un enfant, les Druses me font peur!\u201d Victorine venait alors près de nous avec Noémie et leurs jeux interrompirent notre-conversation.Je demeurai cinq jours à Deïr-el-Kamar, puis je pris congé de mes hôtes charmants, j\u2019embrassai Victorine et Noémie et je me mis en route avec mon chasseur de panthères, lequel avait eu, avant notre départ, une conférence secrète avec Victorine.La charmante enfant nous envoya baisers sur baisers du bout de ses jolis duigts, et nous regagna- mes avec l\u2019adieu d'un ange, la route des démons que nous avions déjà parcourue.Qui m\u2019eût dit que dix ans plus tard je devais prendre la plume pour mettre en scène toute cette intéressante famille, que mon guide devait devenir le héros de l\u2019un de mes récits, et que les événe- ments les plus horribles devaient faire revivre mes souvenirs de voyage ! Lorsque la nouvelle des massacres de- Syrie arr:- va en France, je me rappelai la conversation que nous avions eue ensemble, M.Loiselay et moi, et les événements actuels m\u2019ont prouvé combien ce dernier avait raison.Et sa fille, pauvre chère enfant, quelle destinée ue la sienne au milieu de ces odieux massacres ! Quelle odyssée que celle de sa vie durant les mois qui viennent de s\u2019écouler.C'est cette odyssée que je veux raconter, car un hasard providentiel m'en a fourni tous les atroces détails.Demeurons donc à Deïr-el-Kamar, cher lecteur ; seulement franchissons l\u2019espace des dix années qui séparent la première visite que nous venons d\u2019y faire ensemble, de celle que nous allons y faire de nouveau, J\u2019ai quitté Deïr-el-Kamar le 26 juin 1851, nous y rentrons le 3 juillet 1860.(À continuer.) Un autre Pont Victoria.Nous reproduisons de l'excellent journal \u201c Le Négociant Canadien \u201d l\u2019article suivant, qui est de natvre à jeter un nouveau jour sur une question tout à fait intéressante pour nos lecteurs de la partie Est de Montréal.| L\u2019Hon.John Young qui est un esprit supérieur, soumet dans les deux lettres qu\u2019il à adressé à notre confrère, un plan tout à fait grandiose, mais qui semble néanmoins réalisable.Du succès de cette entreprise peut dépendre à coup sûr la prospérité de nos compatriote de l'Est, dont les ressources naturelles seraient ainsi mises à contribution, et produiraiens les résultats étonnants sur lesquels nous avons toujonrs compté .L\u2019hon.John Young nous adresse denx lettres sur une qu(s- tion de la plus grave importance et du plus haut intérêt, Il ne s\u2019agit de rien moins que de jeter un nouveau pont à (ravers le St.Laurent.Comme nous désirons mettre nos lecteurs au courant de ce projet, nous analysons la première lettre et nous donnons en 88 entier-Ja secende qui est,bien lu plus intéressante en ce qu\u2019elle nous fait Connaître.les-détails de l\u2019œuvre: prajetée.Dans un premier écrit l'Hon.John.Yuung raconte comment le pont Victoria fut construit.Quant i! en émit Pidée en 1846, on le traita.d\u2019inseusé.Treize ans plus tard, le pont était cosstruit, et dans les onze ans écoulés, de 1859.à 1870, le commerce et la.propriété cotisée de Montréal avaient plus que.doublé.En effet, pendant qu\u2019en 1859 les arrivages de grains et de farine à Montréul équivalnient à 3,750, 000- winots, en, 1870 ils étaient 13,190,798 minots.Ea 1859 la valeur cotisée de la propriété était de $27,800- 496.En 1570 elle était de $50,559,840.\u201cEn 1859 le tonnage océanique de ce fort était de\u2019 94 660 ténnes, en 1870 il était de 316,846 tonnes.En 1859, les revenus du havre, étaient de 79,714 ; en 1870, de $169,787.L\u2019unnée dernière on a expédié de cinq ports des lacs une Gnantité de grains équivalant à 122,000,000 de minots, tandis qu\u2019en 1859 l\u2019exportation des mêmes produits des mémes ports n\u2019était que de (7,000,000 de minots.\u201cIl faut aussi se rappeler, continue M.Young, qu\u2019un dixième seulemeat de lu .terre de ces Etuts de l'Ouest est occupé, et que la partie Nord-Ouest de l\u2019Amérique Britan pique du Nord a tine superficie, au-delà du 90- méridien\u2019 et au-dessus de la 43e l\u2018gne parallèle, égale à celle des Etats- Uvis situés à l'Est du Mississippi, et toute entière purfaite- ment adaptée à l'agriculture.Jctez un regard sur la grande vallée de l'Outaouais et sur le-commerce qui, j'espère pouvoir le démontrer, se: déversera inévitablement par celte voie, de l\u2019océan pacifique, et sur son immense commerce de bois ; el les plas défiants mème devrofit reconnattre que j'ai de bonnes rais ms de croire qu\u2019un nouveau pont est nécessaire à Montréal, pour relier les chemins de fer de la Nouvelle Angleterre à ceux du Bas-Canada.\u201d Voici Maintenaut la lettre dans-laquelle notre honorabie correspondant-développe - tout son plan.Nous la recommandons fortement À l\u2019attention du commerce du Cunada tout entier.Au Rédacteur du Négociant Canadien : Monsieur, \u2014 Dans une lettre antérieure, j'ai donné le récit historique du premier pont qui a été jeté sur le St.Lanrent et j'ai fait allusion aux avantages que celle œuvre et le Grand Tronc ont conférés au Canada et au commerce de cette ville.J\u2019ai donné aussi quelques statisques qui font voir que les arrivages de farines et de grains, la propriété cotisée de cette ville, le revenu et le tonnage maritime de son port ont plus que doublé durant les dernières onze années, et j'ai exprimé l\u2019opinion que, l\u2019avgmentation de onze années prochaines devant être beaucoup plus considérables, la construction d\u2019un nouveau pont sur le St.Laurent devenait une nécessité impérieuse en vue des chemins de fer de Québec, d'Otiawa et de ceüx de l\u2019Ouest.- En 1854.j'ai proposé et présenté au Parlement-une pétition que j'ai lue au milieu des éclats de rire de mes col\u2019égues, demandant la construction d\u2019une voie ferrée de l\u2019ucéan pacifique à l\u2019océan atlantique, via la rive sud du Lac Supérieur, traversant au Sanlt Ste.Marie, descendant la vallée de l\u2019Ottawa jusqu\u2019à Montréal et delà se rendant sur le rivage de el\u2019Atlantique.Six personnes seulement signèrent cette'requête.Sir A.T.Galt et-moi-même sommes les seuls:signataires survivants.Je-mentionne.-cesfaitgpoursmarquer #lexgrandrchangement + LE ERANC-PARLEUR.d\u2019opinionçqui s\u2019est: opéré::depuis quelques années ; car au- jonrd\u2019hui la compagnie du Pacifique septentrional a construit plusiéurs centaines de.milles de son chemin depuis Duluth, sur-le Luc Supérieur, et-elle pousse énergiquement les travaux vers le pacifique.Il est vrai que o-tte voie ferrée est cuns- truite sur le territoire américain.On propose cependant d'en construire une parallèle.totalement sur le territoire cansdien, partant du St.[laurent à Québec et Montréal traversant la vallée de Ottawa, passant au nord du Laz Nipissing et du Luc Supérieur pour aboutir 4 Bute Inlet sur le Pacifique.Considérant les relations amicales qui nous lient aux Etats.Unis aiosi que la valeur et le besoin que nous avons du capi- ial qu \u2018il nous faut pour perf-ctionner notre système de cananx et développer les vastes ressouiees de la Puissance qui abun- dent par tout, il faudrait réfléchir sérieusement sur la qnestion de savoir si en vue de la construction du Pacifi-jue Septentrional, il ne vaudrait pas niieux différer pour un certain nombre d\u2019anuées la construction d'une ligne purallele et rivale sur le territoire canadien.Ne vaudrait-il pus mieux faire des em- branch-ments pirtont où il serait né*essaire vers la ligue a- méricuine, \u20act épargnant l\u2019immense dépense que nécessiteruit la mise en opération de notre ligne rivale, qui passerait à travers un pays inhabité, et sans autre raison que le fait qu\u2019elle se trouverait sur le territoire britannique ?Le chemin du pacifique s\u201cprentrional qui abostit au Lac Süpérieur doit traverser le Minnesota au Sud de ce Lac.Ne se- raît-il pas plus sauge, au lieu de construire la ligue projetée sur la rive du nord jusqu\u2019au pacifique, de rencontrer la ligne américaine pur un ont au sault Ste.Marie \u2018et dela avoir un chemin presque direct au sud-dm: luc Nipissing à travers la vallée: de l\u2019Oitawa jusqu\u2019à Montréal et Québec ?L\u2019océan pacifique se tronverait aussi relié par chemin de fer nvec Montréal, Québec, Halifax, St.Jean, Portland, Boston et New-York.tandis que le port de Montréal sc trouverait 500 milles plus près du pacifique, par la ligne d'Ottawa, que tout autre port de l'Atlantique.Si j'ai raison dars ce que je dis de l'avantage de rencontrer :e Pacifique septentrional actuellement en construction au sault Ste.Marie, pourquoi risquer toutes les chanzes commerciales de cette ligne punr une autre, qui comme l\u2019Intercolonial, peut avoir des raisons militaires, mais que l\u2019inconvénient d'être 250 milles plus long, de cette ville à Halifax, que toute autre ligae par les Etats Uuis, aurait du faire abandonner.Laissons de côté la question de savoir si la route projetée devrait être via le sault Ste.Marie et le sud du Lac Supérieure ou si elle devrait suivre le plein nord depuis le lac jusqu\u2019zu pacifique ; duns tous les cas, lu ronte de la vallée de\u201cl'Otlawa par Pembroka, Hull, Ste.Thérèse ou St.Jérome pour Muntréal est la plus courte et la meilleure.Si, cependant, il n\u2019y avait'que le Pont Victoria qui t-aver- serait le St.Laurent, il serait impossible de l\u2019atteindre par ce que le chemin d\u2019Ottawa, pour éviter la montagne de Montréal serait obligé de faire un détour depuis le nord jusqu\u2019à Lachine ; et si cela était possible, Ste.Thérèse, St.Jérôme et toute la contrée nord depuis St.André n\u2019anrait pas de facilité de chemin de fer; le Pucifiqne ne pourrait se relier au chemin de la rive nord excepté pur le moyen des quais étroits et encombrés du- Havre.Cela doit sauter aux yeux de tout le monde.Le pont Victoria actuel accomode \u2018taturellement le commerce de la vallée du St.Laurent, des lacs Outario, Erie et Michigan, ot tandis qu'un\u2018 commerce considérable:devra tou- i NE 3 oo BE TCT NE LE FRANC-PARLEUR.89 jours suivre cette direction, en augmentant de valeur à mesure qué lès voies d\u2019eau seront améliorées et complétées, elle ne peut répondre aux besoins de la partie du commerce du nord-ouest et de la vallée de l\u2019Ottawa.Je crois aussi que le chemin de fer de la rive nord de Montréal à Québec, sera bientôt un fait accompli.Il ne peut y avoir de pont de chemin de fer à Québec, et considérant les énormes proportions du commerce de bois du St.Maurice et des autres rivières de la rive nord où des moulins existent et qui fourniraient beauconp de fret au chemin de fer pour les marchés américains, il semble absurde d\u2019exiger que ce fret soit transporté à ou près de Lachine, de manière à atteindre le niveau du pont Victoria.Il est vrai qu\u2019on pourrait percer un tunnel à travers la Montagne, mais il y a une limite au trafic sur ce Pont.Un convoi prend ordinairement dix minutes pour le traverser ; cela donne 144 convois en 24 heures.Sans doute que la rapidité peut être plus grande ; mais pas beaucoup encore, et comme je suis informé que près de 100 convois y passent déjà quotidiennement, on verra qu\u2019en vue de tous les faits mentionnés plus haut, et de l\u2019accroissement de notre commerce futur à travers la vallée du St.Laurent ainsi que par le pacifique septentrional et le chemin d\u2019Ottawa, le pont Victoria n\u2019y suffira pas, et qu\u2019en conséquence un second est devenu nécessaire.De ce qui précède et qui ne peut être constaté, je conclus que la meilleure route pour atteindre Montréal par le nord sera par le côté est de !a montagne et de relier les chemins de fer du Pacifique, de Québec et d\u2019Ottawa avec le réseau ame- ricain sur la rive sud, et que pour cela un pont est nécessaire.Quand le projet du pont Victoria.fut agité en 1846, on prétendit que le meilleur site était l\u2019ile Ste.Hélène, tandis que d\u2019autres se prononcèrent pour un tunnel.Mr.Charles Legge ingénieur civil, à qui son expérience dans la construction du pont Victoria prête une grande autori'é en cette matière, a choisi un site different.Il a fuit dernièrement l\u2019éxploration d\u2019un tracé.I m\u2019a rapporté qu\u2019en laissant le côté nord, vis-à- vis la rue Fullum, et se dirigeant de là vers l'ile Ronde, puis vers la rive du sud, un peu en bas de l\u2019ile Ste.Hélène, on ne rencontre aucune difficulté insurmontable de construction.Le Courant Ste.Marie, ou le chenal navigable du St.Laurent, possède une largeur de 1450 pieds avec une profondeur maxima de 30 pieds.Il sera traversé par un tube de fer galvanisé, supporté par des pilliers de pierre massifs, s\u2019élevant à 120 pieds au moins au-dessus du niveau du fleuve, pour permettre äux vaisseaux océaniques de passer sans encombre.L'arche au-dessus du chenal aurait 340 pied:, tandis que les ouvertures de chaque côté auraient 24 pieds chacune.De l\u2019île Ronde à la rive sud, au-dessus du chenal non-navi- gable du flenve, le pont se composerait de 26 urches de 20 pieds | chacune, de fer ou de bois, appuyées sur des pilliers en pierre.Du côté nord, le niveau du pont descendrait au niveau du terrain par une ruccession d\u2019arches et joindrait le chemin de colonisation et celui-de la rive nord.De chaque côté de la partie tubuluire du pont, il y aurait des chemins pour voitures, de six pieds de largeur, suspendus par des crochets placés au sommet du tube, pour la facilité du trafic ordinaire des voitures, tandis que le dessus du tube et des chemins de voitures serait couvert de planches et donnerait un passage de 30 pieds d'un bout du pont à l\u2019autre.Sur celte voie des lisses pourraient être posées sur lesquelles la compagnie des chars urbains transporterait ses passagers, donnant accès par une ligue transversale à l\u2019île Ste.Hélène, en toute saison de l\u2019année, au cas où cette île devien- drait\u2014comme cela devrait être\u2014un pare publie pour le peuple.Les piétons pourraient aussi se servir de cette route pour traverser le fleuve.Durant six à huit semaines de l\u2019année, le printemps et l\u2019automne, quand il devient impossible de traverser le fleuve en bateau et en voiture, ce chemin offrirait les facilités nécessaires pour relier la ville à la rive sud.Dans toutes les saisons de l\u2019année, des milliers de citoyens se prévaudraient de ce pont dans le but de contempler le magnifique panorama dont on jouirait de cette position élevée.La largeur totale du fleuve à ce point est d'environ 6,800 pieds, soit 2,400 plus étroite que le pont Victoria et du viaduc construit du côté de Montréal.Cependant la largeur totale du pont serait à pen près la même, mais il couterait bien moins cher.Le chemin de colonisation se reliant à Montréal avec le Vermont Central et les autres lignes américaines, au moyen du pont projeté et continuant jusqu\u2019à Hull et Pembroke,s\u2019unissant au Canada Central et continuant par la meilleure ligne et la plus directe jusqu\u2019au sault Ste.Marie où il rejoindrait le Pacifique septentrional, donnerait une ligne presque directe du Pacifique à Montréal et à l\u2019océan Atlantique de 500 milles plus courte que par toute antre voie existante.Les lisses du chemin de colonisation et de celui de la rive nord seraient naturellement amenées au niveau de la ville et du fleuve, ce qui nécessiteruit une extension considérable du Havre vers la baie d'Hochelaga pour y déposer le bois at autre fret.Telle est la courte esquisse du nonveau pont à travers le St.Laurent ; mais je ne puis laisser ce sujet qui affecte si fort tous les intérêts, sans exhorter encore une autre fois, qui sera peut-être la dernière, mes concitoyens de donner plus de facilités dans le Havre qu\u2019il en existe maintenant.Les perspectives actuelles du commerce de Montréal le requièrent absolument.Dans une autre lettre, je dirai aux citoyens de Montréal ce qu\u2019ils duivent faire pour donner au Havre les dimensions nécessaires, s\u2019il veulent que leur ville continue de garder la place proéminente qu\u2019el'e occupe aujourd\u2019hui.Montréal, 18 oct.1871.Tout à vous, JoHN Younc\u2014>< Une grave question.On a sonvent représenté la justice avec un Landeau sur les yeux, non pas que l'on voulût dire par là, qu\u2019elle fût aveugle, non,mais seulement qu\u2019elle doit être imparliale.Jusqu\u2019ici fort bien.Mais comment la justice peut-elle être sans impartialité quand ceux qui doivent l\u2019administrer, ses ministres, comme les Statues d\u2019Egypte,ne comprennent ni n\u2019entendent ?voilà Ja question que de toutes parts, la société se pose depuis le dernier terme de la Cour Criminelle, à Montréal.Pendant ce terme, un juge intelligent, du reste, a présidé le haut tribunal qui a droitde vie et.de mort sur les citoyens. 90 L'E-FRANC-PARLEUR.Or, ce n\u2019est un secret pour personne, que cet honorable juze est affligé d\u2019une surdité telle qu\u2019Ile le rend incapable d\u2019enten- la preuve orale et l\u2019argumentation des Avocats plaidant de- - vant lui.Comment un tel juge peut-il siéger dans ces sortes de cause où tout ressort de la preuve orale ;\u2014la criminalité, | p comme l'innocence de l\u2019aceusé,\u2014la bonne ou la mauvaise foi des témoins, l\u2019analyse exacte ou tronquée des témoignages par les avocats des parties\u2014ete ?Le sang versé d\u2019une certaine manière à une vertu purificatrice et expiatoire\u2014C\u2019est là tn des dogmes chrétiens.Mais aussi, versé d\u2019une manière injuste et illégale, ce sang crie vengeance et appelle le sang, c\u2019est encore tine vérité incontestable.Aussi la société, quand il s\u2019agit de la vie d\u2019un de ses membres l\u2019entoure-t-elle de tout les moyens nécessaires pour que justice pleine et entière lui soit rendu.Quand 1l n\u2019a pas de conseil pour parler en son nom et réprésenter ses intérêts, la Cour, est autorisée par la loi, à lui fournir un Avocat intelligent et dévoué.La protection de la loi va si loin que l\u2019acousé jusqu\u2019à sa conviction est censé innocent.Une des maximes du droit criminel anglais, est que l\u2019accusé peut füire valoir tous ses moyens de défense et retirer même ses propres aveux, qui ne sont valables qu\u2019en autant qu\u2019ils ont été faits sans le moindre contrôle et d\u2019une manière parfuite- ment libra ; en sorte que si la moindre crainte a pu dominer l\u2019accusé, au temps des aveux, ceux-ci ne peuvent servir de preuve contre lui.Les formes, et la doctrine anglaise, vont si loin qu\u2019on a vu le Procureur Général accorder un Bref d'erreur dans la cause de Notman, pour la seule raison qu\u2019on avait {ransmis aux jurés, une gazette sur laquelle ces derniers n\u2019eurent à lire quela preuve qu\u2019ils avaient entendus eux-mêmes, de leurs propres oreilles.Malgré l\u2019énormité de son crime, pour cette simple informalité, Notman a été remis en liberté.S'il est vrai que la loi soit si exigeante dans les formes, comment pourrait-elle envoyer à mort, le condamné Lee, quand le juge qui était chargé de l\u2019interpréter et de le faire exécuter était dans des circonstances telles qu\u2019il ne pouvait rien entendre ni comprendre ?Car, si | \u201c d\u2019un côté, il est désirable que les coupables n\u2019échappent pas à la justice, il est encore plus important de savoir si un être humain devra être envoyé à la mort sans avoir été préalablement condamné par un tribunal organisé \u2018suisant les lois du: pays et composé de tous les éléments essentiels à la justice, savoir d\u2019un juré et d\u2019un juge réellement qualifié.Com.>> LONDRES.Tout le monde sait que Londres est une bien grande ville ; mais se fait-on bien une idée approximative de l\u2019étenduo et des besoins de cetto immense ruche humaine ?Voici quelques détails qui aideront l\u2019imagivation de nos lecteurs.\u2018 Le dernier recensoment porte a 3,883,092 ames la population de la ville de Londres.Elle est plus peuplée, à elle seule, que les villes réunies de New-York, Philadelphie, Brooklyn, St.Louis, Chicago, Baltimore, Cincinnati, Boston, la Nouvelle-Orléans, San- Francisco, Buffalo et la Cité d\u2019Alleghany, dans la Pensylvanie.Pour logor cette masse d'individus, il faut 777,000 loge- ents on habitations ; la consommation des vivres.et boissons s'élève annuellement à 4,480,000 barils de farine ; 480,000 bœufs, 2,975;000 moutons, 49,000 veaux, 61,250 porcs ; et il y a un marché qui fournit, À lui tout seul, chaque année, au-delà de 7,043,750 têtes de gibier.Ajoutez à toute cette victuaille 2,250,000 saumons, sans compter les autres poissons et viandes; il y à là, n'est-ce | pas ?de quoi étoufler; heureusement que l\u2019on boit \u201cup | peu\u201d à Londres; voyez plutôt.Les gosiers fmétropolitains ingurgitent, année moyenne, la modiquo quantité de 75,500,000 gallons d\u2019ale et porter; \u2018 3,500,000 gallons de spiritueux ; et 113,750 pipes de vin: | 22,750 vaches remplissent chaque matin:les pots à la crême et au lait de cette grande gourmande.| Pour éclairer tout ce monde la nuit, les rues sont garnie; de 630,000 becs de gaz qui consument par vingt-quatre heures, 22,270,000 pieds cubes de gaz.Mais on a beau ingurgiter des quantités énormes de spiritueux, il faut encore de l\u2019eau ; c\u2019est aussi à quoi l\u2019ona songé, car les différents spstémes de provision d\u2019eau, assurent & la ville 77,670,824 gallons d\u2019eau chaque jour.Il y a loin des 23 millons de notre réservoir à cette mer de Londres ; ot nous disons pourtant, en nous rengorgeant; Montréal est une grande ville ! Les égouts de Londres, ont de la besogne de leur côté, puis- qu\u2019ils écoulent vors la Tamise plus de 16,629,760 pieds cubes d\u2019eau ménagères, etc, etc , etc.Pour chauffer cette fourmillière, dix-huit cents embarcations (remarquez qu\u2019on ne parle pas ici des convois de chemin de fer) apportent dans leurs flancs chaque année au delà de 2,250,000 tonnes de charbon.La fumée produite par cette immense quantité de charbon est quelquefois tellement dense qu\u2019elle s'aperçoit à | trente-six milles de distance.Mais il faut encore vétir, chansser et servir tout ce monde.Aussi, voyons-nous à l\u2019œuvre 40,160 tailleurs, 50,400 bottiers; près de 70,000 modistes ot couturières, et 297,500 domestiques.Les rues do la vaste métropole s'élèvent au chiffro respectable de 2,900 ; meéttez-les bout a bout et vous aurez une longueur d'environ 4,000 milles.Une jolie promenade, ma oi ! Les principales de ces rues sont constamment foulées et parcourues par 1560 omnibus et 4,000 cabs (sans compter les voitures de maitres et les charrettes).Toutes ces voitures sont tirées par 50,000 ehevaux.Tel est Londres, que vous en semble ?\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ee OP eee \u2014 L\u2019animal Nelson! Dire qu\u2019il n\u2019y a aucune ressemblance entre un animal et F un amiral, serait certainement une petite oxagération.; Cependant faut-il, comme l\u2019a fait notro imprimeur, con Ë fondre ces deux choses, et nous fuire dire, au lieu de l\u2019ami- £ ral Nelson, l\u2019animal Nelson ?Ce serait là du haut fanatisme dont pour ma part, je ne § veux pas être accusé.J'aime À dire au public que Nelson | sera toujours à mes veux un grand amiral ct un grand ] homme.7.B.ON DIT.On dit que le shérif Bouthillier s\u2019est seuti imioux touk § à-coup, ob que son tibia cassé a répris racirie; à la nouvelle À que ML, le Proc.-Gén.Ouimot avait des velléités de lui chip F per sa placo de shérif.3 M.Gonzalve Doutre a, parait-il, fait entendre, dans une E correspondance an Pays, au sujet de l\u2019article \u201c Church ant ÿ à T Ï LE FRANC-PARLEUR.9 state \u2019 publié par M.D.Girouard, dans la \u201cRevue Critique\u201d que M.Girouard assistait régulièrement au préche de I'Eglise presbytérienne.M.Doutre a eu tort, nous en convenons volontiers.M.Girouard a dû répondre, sans doute ?Pas du tout ; et c\u2019est ici que l\u2019histoiro devient bouffonne.C'est la Minerve, toujours prête à la rescousse, comme on gait, quand l\u2019orthodoxie est menacée, c'est la \u201c« Minerve \u201d qui accourt à l'aide de M.Girouard en ces termes subtils : on lit cette chose dans la partie éditoriale.« M.Doutrè regrettera, etc, ete, etc.\u2014 quand il saura que M.Girouard y assiste (à l'église presbytérienne,) à peine deux fois par année dans le seul but d'accompaguer sa dame qui, en retour, M.Doutre sera heureux de l\u2019apprendre, suit régulièrement son mari aux exercices du Gesù.\u201d Et voila! Ah ça pourquoi M.Girouard ne répond-il pas lui-même, s\u2019il se croit lésé?Qu'est-ce que la Minerve peut avoir à démêler là dedaus ?Et voyez, s\u2019il vous plait, quelle magnifique défense! \u201c M.Girouard y assiste à peine deux fois, etc, tandis que sa dame suit régulièrement son mari aux exercices du Gesü.\u201d L'auxiliatrice \u2018\u201c Minerve \u201d aurait pu ètro plus claire : regu- lièrement est vague.Car entin il est possible que M.Girouard n\u2019assiste que fort peu souvent, (disons 4 ou 5 fois) aux dits exercices, et s\u2019il cst suivi de sa dame, on peut dire qu\u2019elle le suit régulièreruent.Mais tout cela est pitoyable.lt si nous en parlons, c\u2019est pour condamner hautement cette impertinente manie de s'immiscer dans les affaires des autres ; c\u2019est déjà répréhensible de voir des remarques inconverantes dans une correspondance ; comment qualifier alors la conduite d\u2019un journal qui, dans un éditorial, vient compter le nombre de fois que la femme de monsieur un tel ou un tel le suit aux exercices du dimanche ?Le \u2018\u201c Pays\u201d brûle ses idoles.La quatrième page du \u2018\u201c Pays\u201d de samedi dernier contenait une diatribe violente contre.devinez qui.contre Victor Hugo ! La conversion de ce journal à la Robert Macaire est quelque chose d\u2019édiflant.Malhoureusement, il y'a une ombre au tableau ; quel tableau parfait sans ombre ! Malheureusement, cette conversion est dirigée vers le veau d\u2019or.Idole pour idole, il y a des gens qui pensent qu\u2019il eut mieux valu conserver la première.Un homme qui doit ètre content, c\u2019est le curé de Longueuil.Le \u201c Pays \u201d l\u2019a pris dans sa manche ; le bulletin religieux de la paroisse do Longueuil a ses grandes entrées au \u201c Pays\u201d.Tandis que d\u2019un trait de plume on ne fait qu\u2019indiquer les exercices religieux qui ont lieu dans les diverses églises de la ville, on consacre invariablement le quart «e colonne à M.Thibault et à son vicaire.Pourquoi cela ?\u201d té Je pourrais vous le dire, \u201c Mais je me tais par respect pour les niœurs.\u201d Les Statues de l\u2019Iin Exitu {srael.III.Oculus habent, ct non videbunt, La cécité est une grande et douloureuse infurtune.Su rencontre produit toujours en moi une invincible tristesse.Ce regard dans lequel lu nature ne se réflète pas, ce regard dans lequel l'âme n\u2019apparait pas; ce regard sans feu, sans éclat et sans profondeur a quelque chose qui me déchire, me pénètre et me brise.Et cependant au-dessus de l\u2019infortune de celui qui ne peut contempler des yeux de son corps les beautés de la nature et jouir, pour ainsi dire, dans sa chair de la vision de Dieu, il y u l\u2019infortune plus haute et plus désespérante de celui dont l\u2019esprit, dont l\u2019Âme, perdue dans les ténèbres, ne voit rien des beautés et des splendeurs du monde pour lequel el!e est faite.Jai connu un aveugle physique qui n\u2019avait jamais assisté au ravissant spectacle de la nature sensible et qui pourtaut ne s\u2019en plaignait pus.S'il ne voyait poiut, il entendait la grande voix des harmonies du monde physique, les voix plus grandes encore des harmonies du monde moral, intellcctuel et religieux arrivaient jusqu\u2019à lui; il entendait la voix des âmes, surtout celle des grandes âmes, et ce concert suffisait à su félicité et à son bonheur.J\u2019ai aussi conau un aveugle moral ; il avait la vue du monde matériel, mais il n\u2019y com- preuuait rien ; de plus, il ue voyait, il ne compreuait, il n\u2019aimait rien du monde des âmes.Il était là, abîmé dans les ténèbres inférieures, Le saisissaut rien des harmonies du deduns et demeurant étranger à celles du dehors, qui ne vibrent qu\u2019au contact de la fibre intérieure.Je ne sais quelle amertume profoude, quelle angoisse extrême, quelle irrépurable douleur la pensée du malheur de cet homme, qui un jour pourtant avait été chrétien, produisait en moi ; el volontiers j'eusse sacrifié le bonheur de jouir de la lumière du soleil, pour lui obtenir de Dieu un seul rayon le ia lumière qui écluire tout homme venant en ce monde.Qu'est-ce donc que cet aveuglement de l'âme ?C'est l\u2019ur- gueil de la raison, c\u2019est le crime suprème de l'intelligence, c\u2019est la prison obscure de l\u2019Âme, c\u2019est le maluise, c\u2019est la ruine de la science ; c\u2019est déjà lu turpitude des sociétés ; demain ça en sera le tombeau : c\u2019est le rationalisme enfin.La prétention maudite du rationalisme consiste à croire à la suffisance de la raison privée et individuelle.Pour le rationalisme, il n'y a pas d\u2019autres lumières que celles de la raison.Les vérités universeiles, générales, contmunes sont à la merci du sens privé.Bien qu\u2019ell: ait pour elle la sanction des siècles, la morale est encore à créer.Le rationalisme veut la retoucher, la refaire, et, de ses ruines, évoquer une morale jeune, nouvelle, immortelle : lx morale du moi, la morale individuelle, morale, avant tout, condition- nzlle, relative, dépendante ; morale, par dessus tout, immorale et subversive.Le sens commun proclame qu\u2019il y à un Dieu, une éternité, une immortalité de l'âme, des vertus, des droite.des devoirs ; voilà des siècles que le monde croit cela.Le rationalisme vient et dit à l\u2019homme : Certes, je respecte infiniment ces vieilles, religieuses et patriotiques croyances de l'humanité ; maïs je respecte encore plus les droits imprescriptibles de la ruison privée.L\u2019humaitité « cru, mais elle « pu être abusee ; elle a pu se luisser séduire par l'éclat, le charme de certaines doctrines.Tel principe qu'elle affivme comme certain, est peut- être faux.A chaque raison l'en juyer ! Que chacun remue l\u2019édifice séculaire de lu morale, qu\u2019il jwje, qu\u2019il pèse, qu'il examine soigneusement chaque pierre de cette antique construction, et ce qu'il verra, ce qu'il jugera, qu'il l\u2019accepte pour vrai ; car les lu- micres de sa raison libre et emancipee du sens commun est une lunière infaillible.Et l\u2019homme se laisse égurer par ce fantôme, cette utopie de la raison vrgueilleuse.Insensé qui ne voit pas que, si la raison privée est de quelque valeur, là raison commune, qui n'e t que le composé de toutes les raisons individuelles, à nécessairement aussi son poids et son autorité.Comment.ar- rive-t-il donc que lu raison humaine en perdant son caructère privé, devienne, en se confondant avec lu raison universelle, capable seulement d'erreurs et d\u2019égarement ?N°y u-t-il pus là une aberration déplorable, une contradiction étonnante et qui répugne au sens commun pour le rationalisme comme atissi, point dé rationalisine pour le sens commiin.Le rationalisme ne respecté fas'dàvantage la révélation » ét,par suite, l\u2019ordre surnaturel pur.Dans cet ordre, il: n\u2019est donné qu\u2019à la raison de voir et de connaître ; puisque si la raison nous donne I'idée de la cause éternelle, elle ne noüs en fait pas connaître l\u2019essence.La raison de l\u2019homme sent bien qu\u2019il y a un Dieu, sent-elle de même «cependant que ce Dieu est triple et un ?sent-elle que le monde a été créé pour l\u2019amour et non pour la haine ?sent- elle la chute du premier homme et la réparation par l\u2019Incarnation et la Rédemption du Verbe ?Non ! Ces vérités appartiennent tellement à l\u2019ordre purement surnaturel que, la raison y travaillât-elle une éternité, ne'saurait jamais, je ne dis pas les découvrir, mais même les pressentir.Ces vérités passent la raison ; nous ne les possédons que par ce qu\u2019elles ont été révélées.En outre, le principe du rationalisme étant qu'il n\u2019y à point de mystères pour la philosophie, qu'elle ne peut en reconnaître et que cependant elle se suffit en tout et partout ; l\u2019ordre suruaturel pur, plus encore que tout le reste, reposant -sur l\u2019incompréhensible, il est clair que malgré sa jactance folle, le rationalisme ne pourra jamais qne s\u2019y égarer et s\u2019y perdre.Le rationalisme, a-t-on dit, fers de glurieuses conquêtes dans le surnaturel : il volera le feu divin.Eh bien ! soit, il conjurera la nuit, il dérobera le feu sacré ; seulement ce feu s\u2019éteint si l\u2019huile d\u2019en haut lui manque ; quand à l'huile d\u2019en bas, c\u2019est la pétrole, ça jette une lueur et ça s\u2019en va d\u2019où c\u2019est venu : ça vient des rochers fendus et ça retourne aux pierres renversées, aux ruines ; ça origine dans l\u2019obseurité des entrailles de la terre et ça vient se perdre dans les ténèbres ?Dieu?La _révélation-t L'Eglise ?Hélas! L'Eglise, là révélätion, Dieü sont des mystères ; or le rationalisme repousse les mystères, Le témoignage Universel ?Hélas le \u2018rationalisme le rejette comme périlleux et même oppressif.Qui donc, qu\u2019est-ce donc qui rendra le rationalisme maître de l\u2019abime où gisent toutes les vérités morales, religieuses et surnaturelles ! Ecoutons M.Cousin, il va nous le dire : \u201c L\u2019âme humaine a des moments \u201c où elle ne met rien du sien dans ses perceptions.Elle les \u201c reçoit et voilà tout.Qu\u2019elle tâche de se surprendre dans \u201c-vin de ces états où le moi n\u2019est pas en jeu, et s\u2019oublie pour -\u2018 laisser parler la raison qui parle en lui.Alors ce qui se \u201c passe dans l\u2019esprit, dans l'âme, cetle lumière qui s\u2019y produit, « cette raison qui s\u2019y déclare, c\u2019est la raison en e)le-mêrne, \u201c celle qui est la source de toute science.\u201d Dixit magister : le maitre a parlé, la tâche est donnée, il n\u2019y a plus qu\u2019à obéir : tächons done, que nous nous surprenions, dans cet état, ce bon état, ce \\prodigieux état où l\u2019on n\u2019est pas en jeu et où l\u2019on ne luisse pas cependant de prendre le mors aux dents et de parcourir en moins de vingt-quatre heures toute la distance qui nous sépare de l\u2019obstacle ! Proudhon s\u2019est surpris dans un de ces moments bénis, et il s\u2019est dit: Dieu c\u2019est le mal.Quelques jours après, comme sa propriété ne se trouvait pas en jeu, il s'est dit : \u201c La propriété, c\u2019est le vol : gare à mon voisin ! \u201d Renan tant qu\u2019il a été en jeu, a battu l'Afrique et l\u2019 Asie, mais de retour, ayant perdu tout son flegme, il s\u2019est surpris en état et il a mis au monde une infinité de petits et de grands mythes qui ont rougi l\u2019histoire et enrevélé le Christ.Les uns et les autres se sont surpris dans cet état, et ils ont dit et enseigné que : «La sub tance nerveuse a pour propriété la pensée, que «.quand cette substance meurt, la pensée ne retrouve pas une « seconde vie dans un onde meilleur ;-Que là où croit-lüi 8.LE.ERANC-PARGEUR.\u2014\u2014 « sance s'aceroit aussi la sollicitude paternelle en vertu de la.\u201c quelle on ménage le nombre de ses enfants ;\u2014Que si le singe \u201ca une Âme, l\u2019homme en a une aussi,sinon, non ; Que toutes \u201c les religions ont le même prix ou plu'ôt n\u2019en ont aucun ;\u2014 Que rien n\u2019est absurde comme la prière ! ® C\u2019est cela, rationalistes, idoles aveugles de mon siècle, parlez-nous de l\u2019absurde, c\u2019est notre patrie, notre terre classique ; ; \u2018 surprenez- vous \u201d sur cé terrain et vous no 1s en direz de \u201c surprenantes ! \u201d Mais le rire ici fait-mal.Dans ce jeu fou de l\u2019orgueilleuse raison, il y a tout un monde en jeu.C\u2019est l\u2019avenir terrestre et l\u2019avenir éternel de l\u2019humanité qui sont ici en jeu.L\u2019humanité vit de peine et de symbole.Le pain elle en aura toujours, au tant qu\u2019un lis émaillera les champs et tant qu\u2019an oiseau gazouillera dans les airs.Le symbole non plus ne manquera, seulement les hommes pourront l\u2019abandonner et alors ils mourront.L\u2019humanité avait un symbole moral, le rationalisme a renié ce syinbole, le symbole était l'œuvre d\u2019en haut, mais le genre humain, dans une certaine mesure, y avait mis la main aussi aimait-il ce noble ouvrage.Chaque pierre de ce grand édifice avait un nom sacré, gage d\u2019invulnérebilité.En bas, là dans les profondeurs du sol, la pierre, l\u2019Eglise ; à l\u2019effleurement du sol, la famille; par dessus, la société ; un peu plus haut, le droit, l\u2019équité, la justice ; plus haut encore, la vertu; au faîte, la sainteté; enfin à la clé de voute, au sommet, Dieu, Dieu qui tenait tout cela, resplendissait et qui jetait sur tout l\u2019édifice un feu, une lomière, un éclat admirable.Cherchons maintenant ce que lé\u2018rationalisme a respecté de cette construction.Cherchons ces pierres du symbole moral, et voyons si le rationalisme ne les a pas toute détruites ! Et le symbole surnaturel donc! Pour le rationalisme, il n\u2019y en a pas.Cependant l\u2019honneur, la société, l\u2019hèmanité vivait aussi du surnaturel qui est l\u2019âme, aux âmes, ce que lair est aux poumons Lé rationalisme tue les sociétés prrcequ\u2019il les prive du surnaturel, en leur ôtant laur symbole.Si les sociétés veulent vivre, qu\u2019elles renoncent au rationalisme, qu\u2019elles acceptent une autorité infaillib'e dans l\u2019Eglise ; qu'elles acceptent le symbole du Christ, qu\u2019elles viennent s\u2019agenouiller aux pieds des mômes autels, chanter les mêmes cantiques, vivre de la même fui, dans la sublime égalité des croyances, des principes et des doctrines ! Four cela il faudra renverser les autels des faux dieux et cesser l\u2019adoration des idoles aveugles.| Ces aveugles, ces rationalistes, sont de ces oiseaux de proie qui se cachent dans les antres les plus obscures pendant le jour et qui, la nuit, sortent de leur prison, profitant des ténèbres pour se repaitre de chair et de sang.Non contents de ruiner le symbole et les symboles sacrés, ils font crouler les trôzes et ies institutions, ils renversent les autorités et les hiérarchies, ils anéantissent-les'lois et les mœurs.Véritables énergumènes, ils sont là, perdus dans les ténèbres, frappant à droite et à gauche et ne laissant rien debout, ni dans la philosophie, ni dans la politique, ni cans l\u2019histoire, ni daus les sciences sociales, ni dans la théologie.Tout a été ébranlé par eux, tout croule par eux, tout s \u2019anéantira par eux.Avec eux, c\u2019est la ruine, après eux, c'est le néant ! Ils ont renoncé à la lumière, et la lumière a \u2018renoncée à à eux.Ils ont fuit un pacte avec les ténèbres, et les ténèbres ont fuit un pacte avec eux.Aussi s'ils servaient bien les ténèbres, les ténèbres, de leur côté, les servent admirablement.Si les ténèbres, grâce au rationalisme, \u2018 sont devenues la Science, les rationalistes grâce aux ténèbres, sont devenus ç des, dieux: \u201c simulacra gentittm.\u2026\u2026 \u2018Seulos hâbetit, ét non videbünt.ALPH.VILLENEUVE (A continuer.) EY SET LE FRANC-PARLEUR.93 Le bain de pieds.Tout n\u2019est pas roses dans la vie de garçon, et cette indépendance dont il est si fier est souvent achetée par de dures privations, par de rudes sacrifices, en de certaines oceu- rences, où, à la merci d\u2019une piété mercenaire, il lui faut Acheter dos soins qu\u2019il n\u2019a pas mérités à titre officieux.Demandez plutôt à Christophe Honfroy, célibataire de cinquante ans, s\u2019il n\u2019aimerait pas mieux en être à sa troisième femme et à son sixième enfant, que d\u2019avoir eu à régler, à son retour à la vie, le compte de sa portière devenue sa gar- demalade pendant une bien innocente maladie de trois jours.Le détail des articles de co compte de portière et le total parurent au malheureux Honfroy si prodigieusement remplis de redondances, qu\u2019il refusa net de le solder, sans un notable rabais, et voilà pourquoi, et par quel heureux hasard nous devous de contempier aujourd\u2019hui à l\u2019audience de Mle juge de paix, le vieux garçon et la plus vielle portière, et de donner copie exacte certifiée du mémoire quo voici : Pour avoir soilsné mosieu On froid dent sa dent jéreuse mal a dit au si ziaime, À voir a jeté un rai cho pour le bin de piai de mosieu On froid sert cié en faire, A voir a jeté un briquai pour le fenx au bin de piai a mosicu On froid, Pour de la bréze au bin de piai a mosieu On froid, Pour du char bon au même bin, Pour un petit coterai de bois pour a lumé le feu du maime bin, Pour de lau clair y fiai au méme bin, Pour du sail be'an au méme bin, Pour une guerande tairine en taire pour prandre le maime bin, Pour avoir prai paré le maime bin, Pour à voir monté le même bin au si ziaime, Pour le belansichage d\u2019une sair viette, Pour à voir monté deux fouai chez mosieu On froid lui de mandé de cet non vailes, Pour avoir soilgné mosieu On froid dent tout se mal a die le bien et tout, 01.10 s.pk ow > > \u2014 co N Oo Oo oo 5, A 1 oo, no 6 3 Totaille, 10 13 Il n\u2019avait pas tout à fait tort, le vieux garçon, de ne vouloir pas payer dix livres treize sous un bain de pieds, même au sel blanc, même à l'eau clarifiée, quand un bain complet porté à domicile ne coûte que deux francs.Aussi M.le juge de paix, en écartant les trois quarts des articles et re- uisant les autres, a-til rabaissé le mémoire à trente sous, avec autorisatition accordée à Honfroy de se faire remettre la terrine devenue sa propriété.La colère de la portière, en recevant ses trénte sous, était montée au moins aussi haut que son mémoire ; aussi est-ce au milieu des plus énergiques imprécations qu'elle est sortic de l'audience, jurant qu'ello ferait donner congé pour le terme à une si mauvaise paye de locataire.+.Evocateur de Spectres.Il vient d'arriver à Paris, venant de New-York, un américain qui jouit comme medium d\u2019une réputation colossale de l\u2019autre côté de l\u2019Atlantique.Tl se nomme George Lowe.Grand, horriblement maigre, avec des yeux blen-fuience et étrange comme doivent l'être ceux de l\u2019humme au sable, M.Lowe a, au plus haut degré, le physique de l\u2019emploi.Il parait qu\u2019évoguer le spectre le plus baroque, des spectres vieux de quatre mille ans, n\u2019est pour lui qu\u2019un jeu.Causer avec Noé, Adam cu Eve, «st aussi facile pour lui que pour nous de parler à notre tailleur.A son commandement, les esprits enlèvent au plafond des tablrs en chênes avec six personnes assises de-sus ; des mains invisibles vous tirent les cheveux, vous pincent le nez,et vous jouent des airs d'opéra à grand orchestre ; des formes « ffray- untes émergent de tous les coins de l\u2019appartement, et les dames se trouvent régu\u2018ièrement mal de frayeur.\u2018 M.Lowe ne donne pas de séances payantes: riche a cinquante ou soixante mille livres de rente, il s\u2019est institpé l\u2019apôtre du -spiritisme, et traite Daniel Douglas, Hume et les frères Duvenport d\u2019ayréab'es farceurs, +0 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014- Nouvelles et Faits Divers.\u2014II vient de se former à N' w York, avec l\u2019ap robation de Sa Grâce l\u2019Archevêque MeGlosky, une sucié qui, sous le nom de l'Union Catholique.veut établir duns toute l\u2019Amérique des ussuciations dont le but commun seru de travaille a la délivrance du Pape et au triomphe de l'Eglise.\u2014C:t O'Donoshue, l\u2019ancien compagnon de Riel, et l\u2019an des chrfs de ln dernière expédition fenienne sur Manitoba, n°«st pas un prêtre, comme les journaux du Haut-Canada se pluisent à le dire; il n'a jamais méme été ecc'esiasiique.Parti avee Mgr.Grandin dans le but de se consacrer aux missions parmi les sauvages, s'étant trouvé malade, 11 ne pui aller plus loin que Fort Garry.Une fois rétabli, il s\u2019engagea comme professeur d'ungluis au Cullège St.Boniface, et après quelques mois d\u2019enseignement, voulunt obtenir plus d'autorité sur les élèves, il deranade qu\u2019on lui permit de mettre une soulane, ce qui lui fut accordé t Sur ces eutrefaites, comm-nça l'agition politique que nous connais-ons tons.Comme Riel était lie d\u2019amitié avec O'Donughue, ce dernier recevuit sa visite ussez souvent.Le Supérieur du Coliége de St.Bonifuce y trouva à redire, et mit O'Donoghus en demeure d- rompre cette linison, dont le caraciére politique se devinuit.Rowmpant ses relations avec le College, il so décidu a le luisser et 8ta sa soutune de professeur.V.ila torte l\u2019histoire de lu soutane de O'Dor.ozhue.\u2014 Minerve, Le \u201c Républicain \u201d de St.Louis, publie une lettre de M.Granville Stuart qui contient d'interessants détails sur la condition des huit tribus indiennes des Montagnes rocheuses.Les Shoohonces ont une réserve dans la vallée de la Rivièdu Vcat, et dépendont, pour vivre, du département Indien.Ils apprennent volontiers la culture.Les Serpents et les Banachis sont établis sur deux réserves de Montana.Ils ont 65 acres de terre en culture.Les Indiens Têtes plates sont en partio civilisés et ont des terres leur appartenant.Les Nez Percés sont calmes et bien disposés, et se muintien- nent sur leur réserve.Les Corbeanx sont établis dans la vallée de la Roche Jauno, et ont 112 acres en culture.Les Pieds Noirs chassont le long de la rivière Triton.Les Indiens de Montana sont plus satisfaits que jamais.M.Stuart pease que les Indiens ont souffert de granilo injustices ot de grandes cruautés, et que dans peu de temps el'es disparai- trout, \u2014 Ce n\u2019est plus Londres qui,depuis deux mois, est le théâtre des plus nombreux suicides.C'est sans qu'on paraisse sans doutez, Paris, où ils augmentent tous les jours dans une proportion considérable.Nous ne chargeons pas d\u2019expliquer la cause psychologique de cet accroissement ; le ler juillet, la moyenne est{ de cinq suicidés par jour.Ce sont les noyés qui dominent; les pendus sont aussi assez nombreux, mais très peu se brûlent la cervelle.probablement par suite de la confiscation des armes à fou.Les fommes entrent pour la moitié au moins dans le total des suicides : remarquons toute fois que les femmes au-dessus de cinquan- ans sont en majorité.Très peu de jounosfilles.Quand aux hommes, il y en à à peu près de tous les âges. 94 I -.Petite +Revue\u2014 CANADA.\u2014Le second Parlement de la Province de Qué- \u2018 Dec a ouvert sa première session mardi dernier, plus ou moins pompeusement.Peu s\u2019en fallut que Son Excellence no ronvoyât les représentants dans leurs foyers, faute de masse.Rien de plus vrai, la masse manquait, et que voulez- vous que fasse un Parlement sans masse.Cot élément du système gouvernemental fuit, parait-il, partie de notre constitution ; il aurait été introduit, il y a bien des siècles, pour faire comprendre que les partis doivent toujours vaincre leurs adversaires, et si, pour s\u2019assurér la victoire, les moyens violents sont nécessaires, il ne faut pas reculer devant l'emploi de la masse.Certaines personnes prétendent, au con-|p traire, que cot instrument signifiait d\u2019abord que les repré- sontants agissont pour la masse, mais les opinions sont partagées sur co point.La plus probable est qu\u2019il faut souvent mettre les membres à l\u2019ordre, et comme la décence et l\u2019autorité du président sont quelquefois méprises, le sorgent d'armes met les membres à l\u2019ordre à coups de masse.Quoiqu'il en soit, la masse appartient au sergent-d\u2019armes, (ce qui semble confirmer la dernière opinion émise).Or, lo sergent-d'armes était un M.Garneau, lequel M.Garneau avait déplu a I'Hon.Premior Ministre ; lequel Hon.Premier Ministro avait destitué M.Garneau.Celui-ci, en homme d'esprit, alla consulter des avocats, qui, flairant une grosse affaire, assurérent à leur client que tous les droits du monde étaient de son côté, et tous les torts possibles du côté du ministre.ll n\u2019en fallait pas plus pour faire croire à M.Garneau qu\u2019il était encore sergent-d\u2019armes et qu\u2019il ferait bien de ne pas remettre la masse : c\u2019est ce qu\u2019il résolut de faire.On peut jugor do la joie du premier ministre, qui crut se débarrasser ainsi du Parlement, qui est toujours un embarras pour un ministère ; il.n\u2019aurait pas surtout À se prononcer ontro los quatre oucinq candidats à la présidence de la .Chambre ; on lui tirait une bonne épine du pied.Ce qu\u2019apprenant M.Garneau, il remit de suito la masse pour punir le premier ministre.Le Parlement pouvait donc s'ouvrir, et il s'ouvrit; c'est- à-dire, qu\u2019il fallit s'ouvrir, car Son Excollence, avait assemblé los députés et tout le mondo Québecquois, pour leur annoncer \u201cqu\u2019il leur dirait le lendemain,\u201d pourquoi il avait | p convoqué le Parlement.La \u201c Minerve\u201d de Mercredi, an- nonco cotte nouvelle dans les termes suivants: \u201c Alors Son \u2018 Excellence informa \u201cla haute assistance des deux chame \u201c bres\u201d qu'il ferait connaitre pour quelles raisons \u201cil avait \u201c convoqué le Parlement pour demain,\u201d à trois houres et \u201c demic.\u201d IJs eont méchants à la \u201c Minerve,\u201d car évidemment olle cherche à rendre le Lieutenant Gouverneur ridicule ot insolent, en lui faisant insinuer qu\u2019il avait convoqué lo Parlemont pour mercredi, et non pas pour mardi.Ce n\u2019est pas ce qu\u2019il a dit, du reste.Le discours du Lieutenant Gouverneur fut donc renvoyé à Mercrodi, parco que la chambre d\u2019assemblée n\u2019avait pas \u201c d'Orateur.\u201d Les députés se retirèrent dans leur salle, et M.Chauveau, s\u2019assurant que la \u201c masse\u201d était sur la table, proposa l\u2019'Hon.M.Blanchet comme orateur.Il chanta son panégyrique; M.Irving fit chorus, et la chose fut ba- clée.On dit bien des choses à ce sujet, et surtout que le mi- nistèro a fait faux bond à M.Bellerose, à qui il avait promis la placo, à la dornière Session.M.Chapleau osa aussi émottre des prétentions ! \u201cMon passé, disait-il, est un garant de ma conduite future; laissez moi tonir votre ménage Messieurs; vous verrez si nous nous amuserons.\u2019\u2014Quol dommago qu\u2019on n\u2019en ait pas fait l'expérience ! M.Chapleau va sans doute fairo le malin ; il va bouder.L'opposition s'imagino qu\u2019il va tomber dans son jeu ; mais elle se frompe.M.Chapleau ne tombera que dans son propre jeu; il boudera, mais il ne brisera pas; ce qu'il veut, c'estiparvenir, et il sait bien qu\u2019il n\u2019a chance qu\u2019avec le parti au pouvoir, ot qu\u2019il cherche à s'imposer par les menaces, faute de le faire par sa propre considération.Quant à M.Bellerose, il à raison de se plaindre, mais il LE FRANC-PARLEUR.est homme d\u2019honneur et de principes, et l\u2019on peut être sûr qu\u2019il ne fera rien légèrement.° On ne sait quelle mesure lo gouvernement présentera, ni s'il en aucune à présenter.On s\u2019attendait cependant à des débats sur l\u2019arbitrage provincial.La Chambre nouvelle présento une physionomie bien différente de la dernière.Il y alà un renfort de talents qui devront donner beaucoup d\u2019intérôts aux discussions.M.Holton a la tête de l'opposition avec M.Fournier, M.Cassidy à la quoue, M.Trudel tendant la main à M.Cassidy, les ministres vont y voir jaune, et ils ont besoin d\u2019une vie nouvelle et d\u2019un sang plus frais pour tenir le pas et satisfaire la représentation.Les évêques de la province se sont assemblés dernièrement À Québec : on le:ir prête plusieurs décisions, mais rien n\u2019est encore connu officiellement.Comme toujours, les uns rétendent que le programme est approuvé ; d\u2019autres qu'il est condamné.Qui vivra, verra.ETATS UNIS.\u2014Rien ne démontre la pourriture du vote électoral et l\u2019abaissement du sens moral dans les grandes villes des Etats, comme les éloctions qui ont eu lieu, mardi, dans la villo de New-York.Tweed, l\u2019un des voleurs des millions du trésor municipal, Tweed, arrêté pour concussion et dilapidation des deniers ublics ; Tweed, que toute la presse honnête et tout le 'monde honnéte voue à la honte et à l\u2019opprobre ; Tweed a été élu sénateur au Congrès américain par le vote de la ville de New-York, malgré les efforts surhumains des démocrates honnêtes et du parti républicain.L'or de la ville a acheté les votes et les comités entiers de l'adversaire.Avec une telle population, il n\u2019y a pas de crimes, ni d'attontats aux libertés publiques et.à la décence qui doivent surprendre.Dieu nous préserve d\u2019un tel fléau.EUROPE.\u2014 La Russie s'arme avec vigueur et porte son armée et sa milice à plus de deux millions d'hommes ; la Prusse continue son œuvre d\u2019unification.La France est dans le statu quo, c\u2019està dire dans l\u2019incertain, le vague et l'attente: cet état transitive ne peut se prolonger sans nuire au pays, en paralysant l\u2019industrie ot le commerce, en maintenant les esprits dans l'agitation, et en donnant l\u2019espoir à toutes les factions qui se disputent le pouvoir.L'Italie se livre à la révolution et au socialisme : le cataclysme approche, calme apparent cachant la tempête qui ap- roche.Lo S.Père continue à jouir d\u2019un bonne santé ; il est plein d'espoir dans le triomphe de l\u2019Bglise ot la punition des spoliateurs et des impies.| L'Espagne fait quelque pen parler d'elle, mais 1a révolution n\u2019a pas encore terminé son œuvro, ot lo fils do Victor-Em- manuel ne saurait fonder do dynastie: il faudra qn\u2019il disparaisse et Dieu le fera disparaitro, avec sa race.Los crimes de son père retomberontsur sa tête ct sur sa famille, jusqu'à la troisième et qratrièmo génération.Ainsi le veut la justice de Dieu, Terminons par deux nouvelles peu agréables.La famine et la peste menacent l\u2019Europe, et par \u2018contro coup l\u2019Amérique.La récolte a manqué dans lo vieux monde: en Franco le tiers du territoire ravagé par la guerre, tous les bras sous les armes, pendant lo temps des semailles, de même qu\u2019en Allemagne, nous font assez prévoir que la pe- nerie va continuer à se faire sentir.La destruction par le fou d\u2019un immense territoire dans l\u2019'Oucst des Etats-Unis, ce \u201cgrenier du monde, va augmonter la rareté et la cherté des vivres.Le Canada est un des pays les plus favorisés,\u2018mais n\u2019abusons pas de nos biens.Qui peut dire ce que réserve l'avenir ?Lo choléra est aller hiverner à Constantinople, la ville la plus sale du monde ; il y continuo son œuvre et tout fait craindre qu\u2019au printemps il ne se déchainera sur le nouveau- monde, Dien nous châtie.Quand le comprendons-nous ?\u2014\u2014\u2014\u2014 rss - Plusieurs articlos sont forcément remis au prochain numéro, faute d'espace. LE FRANC-PARLEUR.95 SECOND ANNIVERSAIRE DE L'UNION TYPOGRAPH.JACQ.-CARTIER GRAND BAL CONCOURS TYPOGRAPHIQUE pour le titre de CHAMPION DU CANADA.L'Union Typographique Jacques-Cartier chômera sa seconde fête annuelle dans la SALLE ST.PATRICE CARRE VICTORIA MARDI, 21 NOVEMB.1871.CR \u2014 Il y aura TROIS CONCOURS, et trois magnifique prix seront offerts :\u2014 lo.Un coraposteur en argent massif de six pouces de long, manufacturé par MM, Savage, Lyman & Cie., sera présenté au meilleur compositeur.Deuxièment.Une bourse de $25, sera présentée au meilleur compositeur Canadien-Français.3.Une bourse de $25, sera présentée au meilleur compositeur Anglais.Le concours pour le titre de Champion du Canada commencera le matin, 10 heures, pour se terminer à midi ; et les deux autres tournois commenceront le soir à 8 heures, pour se terminur à 9 heures.Immédiatement après ces concours, la Dance commencera.maghifique Orchestre à été engagé pour cette circonstance.EC Des RAFRAICHISSEMEN'L strictement de tempérance seront fournis dans la Salle aux prix de la ville.ADMISSION :\u2014Admettant au concours et à la fête du soir\u2014pour un Monsieur, cinquante centins, Dames, vingt-cinq centins ; en vente chez lcs Libraires et Magasins de Musique de la Cité : aussi, des Membres du Comité et à la porte d'entrée le jour de la fête.Portes ouvertes à 9 hs.A.M.et 74 hs.P.M.Un COMITÉS : De Concours, d'Impression, de Salle et de Réception : MM.P.A.Crossby, Président ; Gabriel Fortin et Pierre Griffard.De finance :\u2014MM.John Thompson, Président ; Napoléon Sabourin et Joseph Trudel.De Musique et Rafraichiesements :\u2014MM.Wm.F.Daniel, Président ; Louis Cadieux et Chartes Belleau.Maître de Cérémonies :\u2014MM.Joseph Trudel et Albert Pigeon.Comité Général :\u2014MM.John Thompson, Président, Nouveau-Bfonde : Gabriel Fortin, [Perrault] ; Napoléon Sabourin, La Minerve ; Pierre Griffart, [A.A.Stevenson] ; Wm.F.Daniel, Nouveau-Monde ; Louis Cadieux, La Minerve ; Charles Belleau, L\u2019Ordre ; Peter A.Crossby, Daily News ; Joseph Trudel, Secrétaire, Le Pays.POUR PARAÎTRE PROCHAINEMENT \u201cLA COMEDIE INFERNALE DEMANDES.Cinq ou six jeunes gens de 15 à 16 ans, sachant lire et écrire, trouveront de l\u2019emploi comme apprentis-imprimeurs au bureau de ce journal, No.9, rue Ste-Thérèse.Montréal, 26 Octobre 1871.PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal \u2018 } COUR SUPERIEURE (No.2431) DAME ELOISE BRAIS Demandresso, vs, JOSEPH LUSSIER, Défendeur.Avis est par le présent donné que Dame Eloïse Brais de la Paroisse de Bourcherville, dans le District de Montréal a institué une action en séparation de biens contre Joseph Lussier, son mari, forgeron du même lieu ; la dite action rapportable le vingtième jour de Novembre courant.J.N.MONGEAU, Procureur de Ia demanderesso.Montréal, 7 Novembre, 1871.PROVINCE DE QUEBEC, District de Bontréal.(No.2297.) DAME SERAPHINE GA DBOIS, de la ] aroisse de Bélæil, dans le District de Montréal, épouse commune en biens de Flavien Guertin, cultivaéeur du même lieu, et dûment autorisée à ester cn justice, Dcmanderesse, } COUR SUPERIEURE.vs, Le dit FLAVIEN GUERTIN, Défendeur.La Demanderesse en cette cause a intenté devant cette Cour une action en séparation de biens contre le Défendeur, le vingt et unième jour d'Octobre courant.Montréal, 21 Octobre 1871.TRUDEL & pe MONTIGNY, Procurcurs de la Demanderesse, Canada : PROVINCE DE QUEBEC District de Montreal, No.2304, DAME EUGENIE ST.JEAN, de la cité et du district de Montréal, épouse de Louis Normandin, relieur du méme lieu, duement autorisée à ester en justice à l'effet des présentes, Demanderesse, N j COUR SUPERIEURE vs.LOUIS NORMANDIN, relieur.de la dite cité et du district de Montreal, Défendeur; Une action en séparation de biens a été inetituée en cette cause le vingt et un Octobre courant, Montréal, 21 Octobre 1871.( L8.PICHE, Avocat de la Demanderesse, Le Soussigné a constamment à la disposition du public un assortiment de CHAUSSURES SUPÉRIEURES DE LA COMPAGNIE DE CAOUTCHOUC DE QUEBEC CONSISTANT EN OLAQUES pour Hommes, Femmes, Demoiselles et Enfants, CLAQUES en imitation de Kid, Gossamer et a Ventilation, CLAQUES doublées en Laine, BOTTINES en Feutre, Mocassins, eto.L'objet de la COMPAGNIE DE CAOUTCHOUC DE QUÉBEC est de se faire une réputation par ses produits ; pour y parvenir .elle n\u2019emploie qne les meilleurs matériaux, el prend le plus grand soin de choisir une main- d\u2019œuvre de première classe.Le résultat, en est, que la Compaguie vient d'obtenir, à l\u2019Exposition Provinciale de 1871, le PREMIER PRIX pour \u201c LE STYLE ET L\u2019ÉLÉGANCE.\u201d Toutes chaussures sur lesquelles se trouve.imprimée ln marque de Fabrique qui sert d\u2019entôte à cette annonce, sont comme suit CARANTIES : \u201cToute Chaussure achetée chez le soussigné, portant la marque de Commerce de la \u2018Compagnie de Caoutchouc de Québec,' ui se déchirera, craquera, manguera d'une ma nière quelconque,à raison d'imperfections dans la fabrication ou dans la qualité du Caostchouc, scra remplacée gratuitement par une Chaussure neuyc.\u201d Le Soussigné offre aussi un assortiment général de CHAUSSURES de sa propre Manuacture, pour hommes, femmes et enfants.J.D.PELLETIER, 188, Rue Notre-Dame.LE FRANC-PARLEUR.Cordial Carminatif Pour la Dentition des Enfants, Diarrhée, Dyssenterie, Convulslons, perte de sommeil, et toutes maladies ner- vouses auxquelles les enfants sont sujets.«PRIX : 25 CENTS LA BOUTEILLE.A vendre chez tous Ies Pharmaciens-.-DEVINS & BOLTON, Salle d\u2019Apothicairerie, Montreal, CYANO PANCREATINE| Préparée au Dispensaire de l\u2019'Hopital- Général des Sœurs Grises, de Montréal.Cettn excellente préparation est employé avec grand succès dans les cas de Dyspepsie ordinaire et pour aider la digestion dans les cas où elle se fait péniblement, ce qui souvent précède ou accompagne le premier degré de Consomption.Prix: $1.00 la bouteille.Agents en gros pour le Canada.DEVINS & BOLTON, Salle d\u2019Apothicairerie, Montreal.Alcoolature d\u2019Arnica des RR, PP.Trappistes du Monastére de Notre-Dame des Neiges, cst employée A l'usage externe et interne, avec une immense supériorité sur toutes les préparations de ce genre.Prix : 80 cts.le flocon.Agents peur Jo Canada : DEVINS & BOLTON, Salle d\u2019Apothicairerie, Montréal, LES CELEBRES PASTILLES A VERS DEVINS Approuvées par les Médecins Français et Anglais les plus éminents, sont à vendre chez tous ies Pharmaciens et principaux marchands de la campagne.Prix : 25 cents la boîte.DEVINS & BOLTON, Pharmacien en Gros, SALLE D'APOTHIC AIRERIE MONTREAL.MAGASIN CANADIEN DE FERRONNERIES.H.BELIVEAU IMPORTATEUR DR FERRONNERIES ET FABHICANT DB FERBLANTERIES Enseigne de l'Fgouine et du Cadenas 193 er 195, RUE SAINT-PAUL MONTREAL Assortiment complet d\u2019Huiles, Térébentine, Peintures de toutes sortes, Vitres de toutes grandeurs, Vernis, etc.Aussi : Poêles doubles à 1 ou 2 fourneaux, Poêles de Cuisine à Charbon et à Bois, de Fantaisie et autres.C.A.PARENT, NOTAIRE, No.43, RUE SAINT-VINCENT, RESIDENCE : 376, RUE ST-JOSEPH.Montréal, 28 Septembre 1871.\u201c Le Franc-Parleur \u201d Publié tous les Jeudis, à Montréal, Canado, A SES ATELIERS TYPOGRAPHIQUES No.9 RUE STE.THERESE, /NCIEN ETABLISSEMENT DU \u201cpayg.\u201d ABONNEMENT : Canada, $200 par année, payable semi- annuellement.États-Unis, $ 250 par année, payable davance.Dar numéro, 5 Centins.L'abonnement sera de six mois ou d\u2019un an.Envoi par lettres enregistrées ou par ordre sur le Bureau de poste au risque des propriétaires du journal.ANNONCES : 8.centins la ligne, lére insertion, 2 \u201c 2ème \u201c \u2014 FRAIS DE POSTE\u2014ATTENTION ! Les frais de poste sur les publications hebdomadaires ne sont que de 5 centins par trois mois, payables d'avance au bureau de poste de l'abonné.Le manque d'attention à ce détail entraiîne- rait une dépense de deux centins qu\u2019il faudrait payer sur chaque numéro.Toutes lettres non-affranchies seront invariablement refusécs, Les journaux qui seront échangées ainsi que toutes communications se rapportant à la rédaction et à l\u2019idministration du jourra), devront être adressés au Franc-PARLEUR, No.$, vue Ste.Thérèse, Montréal.Le Frainc-ParLEur formera à la fin de l\u2019année un volume de 624 pages, grand in- quarto.\u2019 Toute personne qui nous fournira 5 abonnements, aura droit à la réception gratis du Fraxc-Parieur, pendant un an.À l'atelier du FRanO-PARLEUR, On se charge de toutes espèces d'ouvrages d\u2019Imprimerie dans les derniers goûts, (cet atelier étant monté avec 11 matériel tout neuf) à des prix défiant toute compétition \u2014 "]
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