Le Franc-parleur. --, 19 mai 1871, vendredi 19 mai 1871
[" Ver.I, No 40.# Feuilleton du \u201cFrane-Parleur.\u201d \u201c S.-C Pre TROIS LEGENDES DE MON PAYS L'Evañgile-idhèré, revente préhé l'Evangile accepté.PAR J.C.TACHE, ECUIER.(Suite).C\u2019était donc avec, environ vingt guerriers, \u2014 mais sains, mais se-relevant à tour de rôle, \u2014 qu\u2019on avait à pourchasser et à détruire trente huit Iroquois affaiblis, mais redoutables jusqu\u2019au dernier moment.oo Ceux-ci, avant de quitter le débarcadère de la Bouabouscache, avaient examiné et analysé les traces laissées par lenr assaillants, la veille au soir et le matin du même jour : ils avaient acquis la certitude que le parti ennemi n'était pas très-nombreux.Une dernière lueur d\u2019espoir brillait encore à leurs yeux, lorsqu\u2019ils se mirent en route, par un temps d\u2019une pluie d\u2019â- verse qui promettait, cependant, de n\u2019être pas de longue durée.tr .On n\u2019avait pas fait quatre heures d\u2019une marche tortueuse et pénible.équivalant au pis à une Jieue de chemin droit, que, déjà, quelques blessés traînards avaient été tués et scalpés par fes alliés.Les Sauvages ignoraient l\u2019art de couvrir une retraite.En lemps ordinaire, ils prenaient quelque soin de leurs blessés ; mais en cas de désastre, c'était à peu près un sauve qui peut général.II fallait alors accepter de l'ennemi les conséquences de l\u2019axiome,\u2018\u201c malheur aux vaincus ; \u201d on y ajoutait dans la pratique, pour les siens, la maxime \u201c\u201c mat heur aux faibles! Sur le midi, on s\u2019arréta dans un endroit qui parut favorable pour la chasse au petit gibier et pour la péche ; car on jeûnait depuis un jour.Une chasse, menée avec soin tout le reste du jour, produisit des lièvres, des porcs-épies et quelques perdrix.On dressa des collets, et une tenture de pêche à la nasse fut placée dans un endroit propice, immédiatement voisin du campement où l\u2019on devait passer la nuit.Un peu de gibier et une assez abondante prise de poissons .permirent aux Iroquois de continuer le lendemain leur route.Il en fut ainsi des deux jours suivants ; mais, dans ces trois jours de marche et de chasses pénibles, les onze plus faibles d\u2019entre les blessés Iroquois avaient payé à leurs implacables poursuivants la dette de sang récemment contractée dans la Baie du Bic.On avait, sur la fin du troisième jour, non loin de la rivière Tvois-Pistoles, atteint un endroit couvert de grands bois francs, entouré de coteaux, où l\u2019on observait à chaque pas et partout du bois frais mangé d\u2019orignal.C'était la planche de salut dans un naufrage complet.Tuer un ou deux orignaux, prendre aux grands bouleaux MONTRÉAL, VENDREDI, 19 MAI 1871.JOURNAL A TOUS, JOURNAL POUR TOUS ABONNEMENT, , .$2.0 PAR NUMERO &§ CENTIN _ : \u2014 du voisinage des écorces pour construire à la hâte quatre ou cinq canots, avec lesquels, dans quelques heures, on atteignait le Grand Fleuve.voilà l\u2019espérance à la uelle les vingl-sept Iroquois, encore debout à la suite des victoires et des désastres d'un grand parti de guerre, s'attachèrent avec toute l\u2019ardeur d\u2019Âmes vigoureuses revenant d\u2019un cruel abattement.*- * = * En examinant les lieux on découvrit, à l\u2019embouchure d\u2019uue pctite rivière, une de ces îles dénudées, ou plutôt une de ces battures de cailloux amoncelés par le charroi des rosses eaux du printemps.Un mince filet d\u2019eau, coulant ans une expansion du lit de ce courant, isolait cet ilot des rives voisines sans en empécher le facile accès à gué.Là, dans cet endroit déserté, les Iroquois, après la chasse, pouvaient passer quelques jours à construire leurs embarcations, sans crainte des surprises subites.On y campa le soir même.Dès l\u2019aurore du lendemain ies Iroquois se mirent i la recherche de pistes récentes d'orignaux.Bientôt on tomba sur les voies toutes fraiches d\u2019une femelle accompagnée de son petit.Les deux animaux suivaient, en le contournant, un lan coteau boisé d\u2019érables ; ils marchaient de cette allure qui dénote l\u2019absence de toute inquiétude.Les Iroquois s\u2019arrdtérent pour convenir des détails de la chasse ; car, s\u2019il importait de s'emparer des orignaux, ce qui ne pouvait se faire en marchant tous ensemble, il importait également de ne pas trop se séparer, à cause des ennemis.Il fut convenu que les deux meilleurs traqueurs de la troupe prendraient les devants, sur les traces des deux bêtes, et que tout le parti suivrait sans bruit d\u2019un peu loin, pour les soutenir au besoin.Il y avait un peu plus d\u2019une heure qu\u2019on allait dans cet ordre, avec toutes sortes de soins et de précautions, lorsque les affuteurs, de leur oreille vigilante et exercée, entendirent, à distance, dans la direction d\u2019un détour du coteau d\u2019érables, le bramement sourd et plaintif du jeune orignal : Ti-am \u2014 ti-am \u2014 ti-am.Autant la chasse de orignal, ce roi magnifique de nos forêts canadiennes, est facile à travers les neiges dures et profondes des mois de Février et de Mars, autant l'a/fulage de ces animaux est difficile dans la saison d'été.| Ici, néanmoins, l\u2019endroit était propice, les alfuteurs habiles et le succès une question de vie ou de mort.Les deux chasseurs, pour ne pas être dérangés dans les soins de l\u2019approche du gibier, élevèrent, sur leurs propres pistes, quelques branches enfourchées de travers sur la voie, afin d\u2019avertir leurs gens de s'arrêter là et de redoubler d\u2019attention, pour ne pas troubler Laffudb> Voyez avec quelles peines infinies ils commencent l\u2019a roche : directement, car le vent vient du fourré où les étes se sont rembuchées.Voyez-les faire timidement un pas, en s'abritant sous les futaies\u2026.se redresser sans bruit pour regarder en avant.prêter l\u2019oreille au moindre son \u2026 s'arrêter tout-à-coup, puis se trainer sur les genoux et les mains.éviter de rompre les branches sèches qui gisent sur le sol.\u2026.contourner les petites clairières\u2026 profiter des plis du terrain \u2026.mettre à contribution.en un mot, tout ce que l'inielhyence des forêts et des habitudes de leurs babilaris.un:s à une pa tience à toute epreuve, peuvent fournir de moyens._ Le petit orignal étail couché, le dos aux chasseurs.a demi caché par ca gics arbre renversé et recouvert de broussailles de maæsonvatins 1) et de Lois barré ç;) - la femelle, 2 deux pas de sox petit, paraissa'! comme ensevelie dans l\u2019épaisse feuillée.; .Après avoir rampé sur le pis Je la forêt, = être arrêtés maintes fois.les affuteurs enfin sont parvenus à portée d'arc des deux ortgnaux.: La femelle ne bouge pas.\u2014elle rumine sans doute ; \u2014 le petit brame et se remue de temps a autre sur sa couche.Les chasseurs se redressent alors avec précaution.mettent un zenou en ferre; ils tendent leurs arcs.et, choisissant le défant des branches du fourré, décochent à chacune des ; deux bètes une flèche poussée d'un bras vigoureux.à dis- 3 tance de quelques pas seulement.Puis.sans perdre un instant.ik sélancent vers lenr proie pour assurer leur G æ.D'un bond ils sont sur les corps des deux orignaux ; mais au moment où ils vont enfoncer lear arme dans les chairs palpitantes.ils tombent.eux-mêmes.percés de flèches et S'agitant sans pouvoir proférer un cri, dans le rile de la ; mort 4 Les Micmacs-Maléehites avaient.avant eux.tué l\u2019orignal femelle et lié près d'elle son peut.\u2014 Ils avaient appdté les Iroquois, comme on appéte les ours.les loup=cerviers et autres bêtes carmassières.Mais la chasse n\u2019était pas finie ! \u2018 Ils se hatérent de fixer contre l'arbre renversé, près des ; dépouilles des deux animaux, les cadavres des deux affuteurs i is : \u2014 pais, poussant un double cri d'appel, ils attendirent dans leur embuscade l\u2019arrivée de toute la troupe des ennemis.Les Iroquois, crovant avoir entendu la voix des leurs, ar rivent pleins d\u2019une joie qui redouble a la vue de leurs deux compaznons penches sur les corps des orignaux tués.Mais au lieu d'une heureuse curée, ce sont encore des traits meurtriers qui les accueilient.Faibles et découragés.les malheureux n\u2019essaient point de résistance : ils reprennent à la hâte le chemin de PTiet, laissant sur place neuf des leurs pour être scalpés par les chasseurs d'hommes.Réunis sur ce lit de cailloux au milieu de l\u2019eau, les dix- huit infortunés n\u2019attendaient plus que la mort.Les alliés, tous assemblés quelques heures après aulour de leurs canots tirés sur la rive.résolurent d\u2019en finir avec leurs ennemis.D'ailleurs, il fallait faire quelques prisonniers pour les joies du triomphe qui devait suivre la victoire.Bientôt après, tous les Miemacs-Maléchites.divisés en deux troupes, abordaient par les deux côtés la batture occupée par les derniers des meurtriers de leurs frères du Bic.Le combat ne ful pas long : tous les Iroquois, à l\u2019exception de six prisonniers, furent tués et scalpés.Les alliés perdirent néanmoins.dans ce combat inégal, trois Maléchites tués et comptérent de plus plusieurs blessés.î 8 APRÈS LA GUERRE.Le lendemain fat un jour de triomphe pour les Micmaes- Maléchites.On mit au feu les quartiers frais et tendres du jeune orignal.Un prisonnier, lié au fatal poteau, servit de jouet à la cruauté des vainqueurs.Les insultes et les tourments infligés à la victime firent intermède aux chants, aux danses et aux repas de la victoire, jusqu'à ce que ie malheureux, expirant, fut scalpé en présence des cinq autres prisonniers iroquois, témoins de toute cette scène.On partazea le butin composé de soixante-trois cheve- (9) Le mx cruraat es vem Cire 57 27ke d ours : c'est Le Cormier, do : Les cri traux mangent l'écorce Ço'iss amant be: stonp.{*) L'arduste qu'ec appoie dvi darré est ume espèce de syoceacre.qui sert zessi de Fourrturc aux OFSTIUX, - i ete eee a.+ \u201caren TOBY Ye Sus rv PRA RATS ETES AC QOS em?CUP CT LE FRANC-PARLEUR lures : et les cinq prisonniers restant farent divisés entre les Micmacs et les Maléchites.Le jour suivant les alliés se séparèrent, en se jurant alliance et vouant une haine éternelle aux Iroquois.Chacun reprit la route de son pays : les Maléchi \u2018s, sur leurs canots, le chemin de la Madaouska ; les cinqfMiemacs, avec leurs deux prisonniers, à travers bois, celui du Bic.De retour à la Baie.les cinq Micmacs trouvèrent plusieurs canots de leur nation, venus à l\u2019appel des vieillards et des femmes envoyés dans le bas du fleuve, à la nouvelle de l'arrivée des Iroquois.Ils visitèrent ensemble les lieux témoins du massacre des leurs ; ils virent, gisant sur les rochers et dans la caverne, les cadavres en décomposition de ceux qu\u2019ils avaient aimés.Avant de quitter ces lieux pour toujours (encore aujour\u201d d'hui on dit que les Micmacs ne campent jamais au Bic), on dressa deux poteaux sur l\u2019emplacement de la bourgade.On y attacha les deux prisonniers, la face tournée vers I'llet au Massacre, après les avoir préalablement scalpés ; puis là, on leur fit subir tous les tourments que la vengeance la plus sauvage peut inventer.Eafin, quand on vit ces infortunés près de rendre l'âme, on amoncela des écorces autour d\u2019eux et on y mit le feu, pour couronner le supplice.+ * r .= Longtemps, disent les récits populaires, on a observé les ombres des massacrés errer le soir autour de l\u2019Tlet et méler leurs gémissements au bruit de la mer ! Souvent on a vu, au sein de nuits sombres, des\u2018fantômes armés de pâles flambeaux danser, avec des contorsions bor- ribles, sur ies galets de la Baie ! C\u2019est en harmonie avec ces traditions qu\u2019on a désigné les deux caps qui limitent l\u2019entrée de la Baie du Bic, par les noms lngubres de Cap enragé et de Cap aux cerbeaux.ll n\u2019y a pas encore bien des années que les restes des os blanchis des Micmacs tapissaient le fond de la caverne au massacre ! Encore aujourd'hui.ce n\u2019est pas le premier venu qui s ea irait visiter ces lieux.par une nuit obscure, alors que le vent gémit à travers les sapins et les crevasses des rochers.comme une âme er perne ! 1 9 RÉFLEXIONS.Voilà comment se traitaient entre elles les nations aborigènes du Canada, avant la prédication de l\u2019Evengile ! Marchant a titons dans la vie et dans la mort, elles al- laienf, se ruant les une sur les autres, comme au milieu d'une orgie de sang.Spectacle affreux qui navrait le cœur de nos glorieux missionnaires, et les fit se dévouer aux privations de tous les genres, au martyre enduré dans les conditions les plus épouvantables.* O Dieu de miséricorde, s\u2019écriait le Père Biard, dans ** son style simple et naif, n\u2019aurez-vous point pitié de ce dé- ** sastre ?Ne jetterez-vous vos yeux de douceur sur ce ** pauvre désert ?\u201d oo Le Quelle belle race, cependant, que celle des nations sauvages du Canada ! 8 | Quelle sève et quel caractère, au milieu de cette sauvagerie ! Races fières, s'il en fut jamais, qui, aujourd\u2019hui, devant l\u2019action énervante du commerce, comme autrefois devant le casse-tèle ennemi, savent mourir sans se rendre ! (A continuer, | { E La = 3 3 1s té Tee ; LE FRANC-PARLEUR 7 387 Le Comite des Salaires.L'an dernier, nous dénoncions à haute voix la ligne de conduite par trop injuste que se proposait de suivre vis-à-vis les employés subalter- hes de notre Corporation, un certain comité appelé «Le Comité des Salaires.» Notre article produisit un bon'effet, et si le mérite, l\u2019assiduité et le talent ne furent pas alors récompensés à leur juste valeur du moins les allocations exorbitantes que l'on avait décidé de déverser sur la téte de certains chefs de Bureaux, ne sortirent pas encore cette fois du Trésor Municipal.Le Gomité,par prudence et en prévision des élections alors prochaines ajourna indéfiniment ses mesures projetées, et une iniquit> de moins ne fut pas ajoutée à celles déjà trop nombreuses du passé.Cette année, soit par esprit de justice ou par tout autre motif interessé, «qu'il nous sera donné plus tard de constater, on a décidé de reconslitucT I'ex-Comité des Salaires.Sa formation actuelle nous plait assez, car nous y voyons les noms d\u2019hommes en qui nous avons confiance.Leur probité, leur impartialité nous soni connues, et ces deux qualités essent:elles & la direction intelligente (de leurs travaux, nons font anticiper des résultats faturs extrêmement salisfaisants, La question des Salaires est toujours une question délicate, mais du moment que vous prenez pour bâse de sa solution, la responsabilité de l'employé, ses apli- tud s, ses qual\u2018tés, son élat de services et son ancienneté, \u2018ous la dépouillez de tous les embarras qui semblent l\u2019environner, et lu besogne devient par là mème comparativement aisée et sûre.Nous ne nous objectons pas,pour notre part, à ce que le chef d\u2019un Bureau important recoive des émolàments en rapport avec sa position.Toutefois son salaire ne doit pas tous les aus s'augmenter, ct celui du commis sous son contrôle rester stationnaire.Montréal compte dans les Bureaux Municipaux des hommes dont les capacités son incontestablement reconnues.Néanmoins derrière ces réputations justement méritées il y a des vèr- tus solides, des talents réels qui n\u2019attendent qu'un rayon de soleil pour voir dissiper les ombres qui les entourent.Sans vouloir discréditer ici les chefs d> Bureaux, nous ne pouvons cependant nous empêcher de remarquer que l'avantage de tenir les ficelles compte pour quelque chose dans notre monde administratif, et qu'assez souvent l\u2019on bâtit un avenir doré sur l\u2019exploitation des aptitudes récl'ement brillantes mais toujours cachées d\u2019un fonctionnaire subalterne.On attache beaucoup de considération et avec droit,à la conduite d\u2019un chef ds Département qui,grâce à son tact et à sa perspicacilé sait grouper autour de lui un noyau de serviteurs intolligents et probes.Raremeat ces qualités administratives ct politiques ont-elle lieu de se développer chez les chefs de nos Bureanx Municipaux.En effet, ce n\u2019est guère à leur rÉquisition qu\u2019un jeune homme dave- nir voit s'ouvrir devant lui les portes de la Trésorerie, Un patronage bien attendu ira quelquefois le placer sur les Bancs d\u2019un département quelconque, et puis ca sera fini.Coûte que coûte, en dépit de tout, il restera employé subaiterne le reste de ses jours, 4 moins qu'une alliance de famille, où un mariage fortuné ne vienne le tirer de I'obscuritégou il était plongé.Vérité incontestable dans notre époque, le veau d\u2019or a plus d'adorateurs qu\u2019au temps de Moïse.\\# Le talent en a moins, et cela se comprend car l'intelligence ne se cote pas comme une action de hanque.Un employé actif, honnète et capable aura de nos jours peu de chance d'avancement, à moins qua son patron no soit homme à \u201clui reconnaitre ces qualités et surtout à les prôner.Or, nôus en connaissons peu de celte trenipe el l'abnégation n'est pas | à l'ordre du jour.Aussi en présence de tels faits Sommes-nous obligés d\u2019éluver la voix, afin que le Comité des/Salaires, s'appuyant sur l'expérience du passé et sur celle du présent, puisse accomplir une œuvrs méritoire sous tous ra ports.Le Comité des Salaires animé d\u2019un zèle qui, bien mieux raisonné et plus sincère eut pu produira d\u2019heureuses conséquences, avait l'an dernier demandé aux Chefs des Bureaux de notre Corporation un état cir- cons:ancié des services de chaque employé sous leur contrôle respectif.Cr rapport démontrait avec beaucoup de minutie les attributions ds chefs e: de leursccmmis, leurs responsabilités individuelles, leur ancienneté et enfin l\u2019état des services qu'ils r2ndent annuellement à la cité de Montr'al.\u201cNous recommanderions aux membres actuels du Comité des Salaires d'examiner attentivement ces rapports, de les complèter s'ils sont imparfaits, de les amender si besoin en est reqs.Demander à un Chef de Bureau le nom de ses employés, la date de leur entrée en s°rvicr ainsi que le salaire qu\u2019ils reçoivent actuellement, ne serail pas remplir la mission imposée par la formation d\u2019un semblable Comité.Et pourtant depuis bien des années ce sont les seuls renseignements que l\u2019on a exigés ; de là naît l'explication toute naturelle de la création de cas salair Pap> avec leur gan- tetet de fer.Ils ne comptaient plus relever que de leur droit et de leur épée.La royauté, s'iusurgeant contre le Pape, commença dès lors à marcle a sa perte.L'Eglise, ainsi humiliée, le principe d'autorité était frappé dans sa source, le pouvoir n'étais plus qu'une ombre.Chaque citoyen pouvait demander au gouvernement : « Qui es-tu pour que je l'ubéisse ?» \u2014 ges 0 mire 1 rer = ar ~ fo > 393 Si le Gallicanisme anéantit l'autorité, où, je le demande\u201d conduit-il la société ?mais laissons les gallicans résoudre cette question et passons au Libéralisme, non au libéralisme 1mpie, mais au libéralisme catholique.Ce libéralisme, Messieurs, taut qu\u2019il s'est tenu dans les limites éi tolérantisme n\u2019a rien dit, ni rien fait que de très-louable et mème de très-catholique ; s'il s\u2019est égaré, c'est en proclamant comme des théories fondamentales et des principes de droit cathotique et social, des données politiques de pur erpédient.Ce hibéralisme n'a jamais voulu prétendre.avec le Césarisme et le Gallicanisme que l'Etat est Dieu et qu'il doit dominer la famille et l'Eglise.Ou sait quels uobles efforts, Mentalembert.Falloux.Mgr.Dupanloup et tous les chefs autorisés de c parti, ont fait pour ia liberte J'enseignement et la liberté de l'Eslise ; et personne n'ignore quels ana- themes ils ont appelés sur le gallicanisme.Pour ne parler que de Montalembert n'appelait-il pas son parti, wa parti catholique, clérica!ultramontain.Jésuite placant les intéréts de la foi au-dessus de tous les partis et de tous les pouvoirs ?Et parlant de la politique de Louis MIV.de la Révolution et de l'Emptre.ne disait-Hi pas : « Sa routine oppressive, ses tra ditious perverses ne finissent-elles pas toujours par deminer et entrainer les hommes, pour la plupart recommandables & cousieucieux, qui la composent, et par les réduire à n'être pius que les instruments ou les complices d\u2019un arbitraire chague jour plus euvahissant ?N'est-elle pas occupée nuit et jour à étendre le rèsean iuextricable de ses liens à la fois minutieux et étouffants sur tous les actes de la vie svcrale, reticicuse.politique et mème domestique ?N'est ce pas elle qui, perspanifiée dans le Conseil d\u2019Etat, déclare que nos prêtres sont des défègués de la puissance publique, se permet de juser et de condamner la théologie des évêques, et arrête au passage les bulles et les brefs du souverain Pa= teur de l'Eglise pour les soumettre à la vérification d'uze assemblée de laïques galiicans, protestants ou rationalistes ?Parlant des ennemis de la suprématie et de la liberté de l'Eglise, ne disait-il pas encore: « On les a vus ne jamais manquer une occasion de trahir l'Eglise, apporter toujours au secours de ses antagonistes le poids de leur expérieure ou de leur autorité, ne monter jamais à la tribune pour la défendre, mais pour la livrer, et pousser la fidélité à leurs Tieilles traditions de familles gallicanes où jansénistes jusqu'à servix d\u2019auxiliaires et d\u2019êchos à M.Thiers ou à M.Sue, afin de satisfaire leur haine suraunée contre Rome, et contre les Jésuites ?» Qu'on le dise, est-ce là le langaged'un gallican?Non.Et si, fatigué, épuisé par la lutte, miné par la maladie, affaibli mentalement par le dépérissement entier de son physique, Montalembert a pu se prononcer contre Finfaillibihté du Pape, il est constaté, d'autre part, qu'il est demeuré convaineu ju-qu'à son dernier soupir, que l'Estise est l'arche du salut et qu'elle doit être libre et indépendante de tout controle de l'Etat Et pourtant, Messieurs, il faut hier l'avouer, en s'affir- moant comme principe stable et permanent le pfrti libéral catholique a, sans le savoir, et bien contre sou gré, proclamé la servitude de l'Eglise et l'absolutisme de l'Etat ; Cest ainsi qu'il est tombè, mais en aveugle, dans le Gallicanisme et dans le Césarisme.Eu effet.qu'est-ce en définitive que cette proposition fondamentale du Libèraiisme : | L'Egtise libre dans FEtar libre ?Pour la bien saisir il est nécessaire de rappeler ici le programue des libéraux catholiques Les libéraux catholiques veuleet le triomphe de [Bglice, LE FRANC-PARLEUR triomphe qu\u2019ils ne croient possible que dans les conditions suivantes : ° : « Comme le monde n\u2019est plus catholique, pour ramener le peuple aux prètres et aux autels qu'il fuit, le seui moyen à prendre, c'est de ne pas le contraindre, et déviter, avec Jeplus grand soin, jusqu\u2019à la moindre apparence de l\u2019intervention qui lui répugne le plus, celle de l'Etat Faites-lui voir l'ombre d'un gendarme, et sur-le champ ce fongueux coursier se cabrera, se jettera en arrière : vous aurez perdu, en un iustant, tout l\u2019espace qne vous aviez lentement et laborieusement regagné.Laissez le donc revenir, librement et spontanément, à la vérité, et contentez-vous de demander, nour elle, le terrain du droit commu, d\u2019une parfaite égalité, d'une honnète et loyale discussion.ll y aura, entre les diverses religions, réciprocité de tolérance, d\u2019égards et de bon voisinage, tout entière à l'avantage de la vérité.Car enfin, ce qui empèche l'homme de bonne volonté de reconnaître et d'embrasser la vérité, n\u2019esi-ce pas précisément la protection d\u2019un pouvoir intéressé, qui la dénature, l'enlaidit et la rend odieuse, en la faisani servir à ses desseins égoistes ?«Au contraire, que PElat laisse chacun professer le culte de son choix, et qu\u2019il se contente d'assurer le bon ordre et nue certaine décence publique.Quelque soit son bon vouloir, c'est là pour lui :e meilleur service à rendre à la vérité.Son appui ne ferait que la discréditer.S'il proclamait la divinité de Jésus-Christ, ce serait assez pour que chacun se fit un point d'honneur de la contester ; s'il envoyait ses fonctionnaires à la messe, personne n\u2019y mettrait plus les pieds.Le plus sage est donc de déclarer bien haut que les questions religieuses ne le regardent pas.Vrai ou faux, le catholicisme-a droit de sa part à la mème protection que le protestantisme et le judaisme, et chacun reste libre de choisir la doctrine qu\u2019il voudra, ou de n\u2019en choisir aucune.» Cette thèse Messieurs, est accertée par des hommes sincè- remeni dévoués à l'Eglise, par des évèques, des prêtres et des laïques généreux, qui ont vieilli au service de la patrie et de l'Eglise, et, à ce titre, elle défie l'insulte ; mais elle est fausse par plus d\u2019un côté, elle porte en elle-mème de grands malheurs, et nous devons la combattre.Comme on a pu le voir, trois propositions reposent au fond du libéralisme catholique : 1 L'Eglise séparée de [Etai ; 2 l'Etat séparé de F Enlise ; 3 la liberté de conse ence érigée en principe.Cependant ces trois propositions ne sont pas tellement distinctes qu\u2019il soit impossible de les fondre en une seule : car toutes aboutissent au mème résultat, la séparation des deux pouvoirs, ou, ce qui revient au mème, la liberté de conscience.Examinons-les cepeadant séparément L'Ejtise sépare de Eat.Les enfants de l'Eglise sont aussi les enfants de FEtat L'Eglise ne leur impose pas seulement des devoirs religieux et moraux, elle leur impose encore des deveirs sociaux et civils Pour séparer l'Eglise de l'Etat, il faudrait lui enlever une partie de sa juridiction sur les âmes, puisqu'il lui faudrait renoucer à la morale sociaie.Et puis, bien que l'Eglise descende du ciel et qu'elle ait sa sanction dans l'éternité, n'est-ce pasici-bas quelle agit sur l'homme et opère sea salut éteruel ?Eufin, l\u2019Église est ; à la fois un corps et une dime, et, a, pir conséquent, deux vies, la vie spiritueile et la vie temporelle.Qu'elle soit séparée de l'Etat, et ou puissera-t-elle le germe de sa vie temporelle ?Comment fera-t-elle pour exister temporellement ?| Qui lui donnera une existence légale pour mettre en force: LE FRANC-PARLEUR 393 celles de ses lois qui appellent, qui sollicitent, non l\u2019approbation, mais l\u2019appui du bras seculier ?L'Etat séparé de l\u2019Egiise.Mais qui donc donnera à l\u2019Etat les lettres de créance sans lesquelles il ne pourra jamais asseoir son autorité, ni la faire accepter du peuple ?Est-ce que l\u2019obéissance n\u2019est pas un devoir moral ?Et que devient un devoir lorsque nulle autorité l\u2019impose à la conscience ?Est-ce que le lien de l\u2019obligation civile n\u2019est pas la morale ?est-ce que toute sa sanction n\u2019est pas dans le domaine religieux ?C\u2019est le mot de Proudhon qui jette\u2019ici une lumière lugubre.Quand il aura y schisme entre l\u2019Etat et l'Eglise, le pouvoir ne sera plus qu'une ombre, chaque c.toyen pourra dire au gouvernement : Qui est-tu pour que je l'obéisse.Etce qui est certain,c\u2019estque le peuple aura rgèson dans ses défiances.L'Etat séparé de l'Eglise, c\u2019est l'Etat émancipé de toute autorité, c\u2019est l\u2019Etat pouvant se livrer impunément à tous les empiétements et à tous les arbitraires ; c\u2019est l'Etat athée, c\u2019est l\u2019État Dieu, c\u2019est une contracdiction, un insens, c'est le Césarisme ! |s La liberté de conscience.Cette liberté, le lébéralisme eatho- lique l\u2019invoque en vue de la paix générale.Eh bien ! cette liberté n\u2019est que la guerre en permanence au sein des sociétés.« Pourtant, s\u2019écrie-t-on, cette liberté existe, et grâce aux progrès de la civilisation, nous jouiseo:as d\u2019un régime infiniment plus doux et plus libéral que celui dont l\u2019Eglise avait le privilege.Non-seulement les divers cultes sont égaux devant la loi ; mais dans la vie privée, vous trouvez réunis, dans la plus cordiale intimité, ces catholiques, ces protestants et ces juifs, dont les pères se poursuivaient jadis d\u2019une haine si farouche.Bientôt leurs enfants se marieront entre eux, sans distinction.Et, du reste, à quoi bon ?Tous ne sont-ils pas également de bons maris, de bons pères, d\u2019honnêtes négociants, des citoyens dévoués à leurs pays ?Les discussions religieuses ne sont-elles pas étrangères à ces principes de morale générale admis par tout le monde ?Pourquoi donc toutes les opinions ne se produiraient-elles pas librement au grand jour, et, à l\u2019exemple des avocats, qui s'embrassent au sortir de l\u2019audience,pourquoi catholiques et libres penseurs ne vivraient-ils pas en frères ?» De fait, il semble, Messieurs, que le règne de la paix soit arrivé ; seulement c\u2019est par l\u2019indifférence et non par la tolérance qu\u2019elle parait s'établir.Le fanatisme protestant s\u2019est tempéré ; le commerce a rendu le Judaïsme presque traitable ! etla foi s'est tellement affaiblie dans les cœurs chrétiens qu\u2019on peut assez facilement insulter au Christ et à sou Eglise, maltraiter le Pape, l\u2019enchainer, se rire de ses décrets, çe moquer de son autorité, etc, sans soulever l\u2019in dignation d\u2019un trop grand nombre de catholiques.Les esprits semblent donc disposer pour la paix, seulement c\u2019est la paix des lâches, une paix honteuse, espèce de sommeil léthargiqne dans lequel on passe de vie à trépas sans se cousses violentes et presque sans le savoir.Malheureusement, l\u2019Eglise est là qui veille, l\u2019Eglise, qui peut bien vouloir la tolérance, mais qui se saurait jamais dormir du sommeil de l\u2019indifférence, l'Eglise est là qui ne pent renoncer au prosélytisme qui est sa vie.Vous demandez que l'Eglise se cantonne dans la sacristie,qu'elle assiste à la défection générale des hommes et des choses, au bouleversement entier de l\u2019ordre, au dépérissement des mœurs, à l\u2019abaissement des caractères,à la ruine de tous les bons principes, au triomphe des utopies subversives, à la perte éternelle des âmes, à tous les malheurs, à toutes les turpitudes, sans mot dire, sans une protestation, sans un effort généreux pour comprimer le torrent dévastateur et arrêter, s\u2019il se peut, l'humanité au penchant de l'abime.Eh bien ! vous ne connaissez pas l'Eglise.ll y a en elle, comme le disait dernièrement un vrai catholique, il y a en elle, malgré des affaiblissements passagers, un principe d'amour, qui tant qu\u2019il lui restera un souffle de vie,laprécipitera à la poursuite des âmes dont elle a soif, et lui fera combattre toutes les erreurs, les injustice, les tyrannies, qui pèsent sur l\u2019'humanité, et,comme il y a aussi chez ses ennemis un principe-de haine qui les pousse à l\u2019attaquer dans ses derniers retfan chements, la paix que vous rèvez est illusoire, et la liberté de conscience que vous invoquez n\u2019est pas possible.Un certain libéralisme catholique va plus loin.Non-seulement il demande la liberté de conscience ; mais il désire que même entre catholiques, on ne soulève pas des questions brulantes, des polémiques passionnées ; il prèche la prudence.Il n\u2019aime pas voir les catholiques examiner de trop près la conduite des affaires politiques ; il trouve que c'est soulever des colères dangereuses que d\u2019assayer à chasser le gallicanisme de la loi et de la politique qu\u2019il faut attendre pour cela le moment apportun et le consentement des chefs politiques.C'est comme si quelqu\u2019un voyant le feu pris à sa maison se disait: attendons, n'éveillons pas l'attention publique; ne jetons pas l'alarme chez nos voisins : nos pauvres voisines emballeraient leur linge et se donneraient un trouble incroyable pour sauver leur ménage ; laissons faire, la pluie ne peut manquer de venir,elle éteindra tout sans bruitet naturellement ; puis,après la pluie viendra le beau temps.Elle est venue la pluie, chevalcresques aventuriers, on l\u2019attendait depuis le jour où l'incendie s'est déclaré, c\u2019est à-dire depuis Louis XVI.Seulement, elle s'est trouvée de feu : cherchez maintenant vos trônes, vos institutions, Vos sociétés, vos nations ; cherchez vos espérances, vos forces, votre avenir, vos sécurités sociales ; cherchez le respect des lois, des droits, des pouvuirs, de l\u2019autorité vous trouverez de la cendre et des ruines fumantes ! Et qu\u2019on ne vienne pas dire que des laïques généreux, que des prêtres éclairés, qne des évêques, aussi pieux que savants,ont approuvé ce mulisme imprudent et condamné les | polémiques catholiques dont il est ici question.Nous dirions tout simplement que ces évêques, ces prêtres, ces laiques sont libéraux ; nous dirions encore qu\u2019il y a des laïques des prêtres, des évêques,non moins pieux et non moins éclairés, qui ont donné l'exemple de ces polémignes ; nous dirions enfin que le Pape, le seul évêque infaillible, les a recommandées et prescrites comme un devoir.S'adressant, en 1865 à la phalange des catholiques, laïques ou non, qui dans la presse ou ailleurs, défendent la vérité, Pie IX disait : Il «est d\u2019usage, le jour de Noël, que nous bénissions une épée, destinée au prince qui s\u2019en servira le mieux pour la cause de la justice.Cette année au milieu de taut de grandes nations armées,de tant de glaives tirés,je regarde, je regarde, et je vois que cette épée de la justice, c\u2019est pour moi que je dois la conserver.C'est moi qui la dois ceindre, et c\u2019est à vos mains que j'en confie la défense.Soyez donc fiers, marchez la fête levée devant Dieu ; soyez pleins de confiance parmi les hommes parce que c'est vous, et vous seuls, qui êtes armés pour la justice, pour la vérité, pour la dignité et la liberté de l\u2019Eglise.» Plus que cela, le Pape, tant qu'il a été libre, a eu un journal, qui a traité toutes les questions les plus brulantes, Plus ou moins que cela encore, il a béni.approve, aimé, chéri, affectionné une certaine presse qui, envers et contre certains catholiques, envers et contre certains prêtres, Sos \"LE FRANCPARLEUR envers et contre certains évèques, u'a jamais cessé de proclamer les vérités, soit disant compromeitantes du catholi- | cisme.T1 parait qu'il ne faut pas être plus callo'ique que le Pape, ni plus prudent et?cest rationnel D'un autre côté il nest pas permis de l'être moins C'est pourquoi, dans \u2018 | Syllabus qu\u2019il faudrait citer, depuis la dix-neuvième jusqu'à mon âme et conscience, je ne pnis qu'approuver des polémiques qu'il approuve, tenter une lutte qu'il recommande et condamuer les prétentions des laïques, des prètres et des évèques qu'il condamne.Mais assez de ces réflexions, et il demeure suffisamment prouvé que, dans le vrai, comme dans le fond, le libera- lisme ecthotique, bien qu'à l'insu de ses partisaus, n\u2019est que la résurrection du gallicanisme et du césarisme.Reste a dire comment le césarisme, le gallicanisme et le libéralisme catholique sont condamnés par le Pape infaillible.La tâche n'est pas difficile : il n\u2019y a qu\u2019à ouvrir le Syllabus.Le césarisme et le gallicanisme.NXXIX.L'Elat, comme étant l'origine et la source de tous les droits, jouit d\u2019un droit qui n\u2019est circonscrit par aucune limite, (Alloc.maxima quidem.du 9 juin 1362.XLIL En cas de conflit légal entre les deux pouvoirs, le droit civil prévaut (Lettre Apost Al apostolicæ, du 22 août 1851) ALIV.L'autorité civile peut simmiscer dans les choses qui regardent la religion, les mœurs et la direction des âmes.Aussi elle peut juger les instructions que les pasteurs de l'Eglise publient, d'après lear charge, pour la règle des consciences ; elle peut mème décider sur l'administration des sacrements et sur les dispositions nécessaires pour les recevoir (Alloc.In consistoriali, \\ novembre 18501.XLVIIT.Des catholiques peuvent approuver un système d'éducation placé en dehors de la foi catholique et de I'autorité de l'Eglise, et qui n'ait pour but, ou du moins pour but principal, que la connaissance des choses purement naturelles et de la vie sociale sur cette terre, (Lettre à l\u2019Archévèque le Fribourg : Quam non sine, du 14 jnillet 1864).L.L'autorité laïque a par elle-même le droit de présenter les Evèques, el peut exiger d'eux qu'ils prennent en main l'administration de leurs diocèses avant qu'ils aient reçu du Saint-Siège l'institution canonique et les lettres apostoliques tAlloc.Numgquam fore, du 15 décembre, 1836).LIV.Les rois et les princes, non-seulement sont exempts de la juridiction de l'Eglise, mais mème ils sont supérieurs à l'Eglise quand il s'agit de trancher des questions de juridiction { Lettre Apost.Multiplices inter, du 10 juin 1851).Le Libéralisme catholique.LV.L'Eglise doit être séparée de l'Etat, et l'Etat séparé de l'Eglise (Alloc.Acerbissimum, du 27 Septembre 1852.LXXVIL A notre époque, il n\u2019est plus utile que la religion catholique soit considérée comme l'unique religion de l'Etat, à l'exclusion de tous les autres cultes tAlloc.Nemo ces- trum, du 26 juin 1852.LXXIX.En effet, il est faux que la liberlé civile de tous les cultes, et que le plein pouvoir laissé à tous de manifester ouvertement et publiquement toutes les pensées et toutes les opinions, jeltent plus facilement les peuples dans la corruption des mœurs et de l'esprit.et propagent le fléau de l\u2019indifférentisme (Alloc.Numçu 2m fore.du 15 décembre 1856).~~ XXIL L'obligation qui concerne les maitres et les écrivains catholiques se borne aux choses qui ont été définies par le jugement infaillible de l'Eslise comme étant des \u2014\u2014 dogmes de foi qui doivent être crus par tous (Lettre à - I'Archévéque de Frisingue : Tuas libenter, du 21 décembre 1863).Comme on le voit, je ne fais que citer quelques-unes des erreurs condamnées par le Syllabus : erreurs propres au césarisme, au gallicanisme et aiu libéralisme.C'est tout le la soixante-dixième erreur.Ce qui précedesuffit.Dailleurs,il est temps de laisser la politique qui tue pour la politique qui vivifie.(A continuer.\\ \u2014 UNION ALLET.N Les Zouaves Pontificaux Canadiens donneront, jeudi, le 25 mai,une grande soirée musicale et littéraire a I'ancienne Eglise de la Trinité, rue Gosford.Notez cela sur vos carnets, car le programme est des plus attrayants, et rendezvous de bonne heure car les places seront prises.Grands opéras par une troupe Italienne, Chant du Bivouac, danses et chansons Italiennes.Refrains du Régiment, chansons comiques etc.Lecture par un ex-zouave pontifical.\u2014 QUELQUE PENSEES CUEILLIES.CA ET LA Pégasse est comme Bucéphal ;il n'y a que les Alexandre qui le puisse monter.eo ® La vie de certains homme ressemble à un tas de fumier : plus 03 y creuse plus ça pue.- e 8 .La mort est le commencement de l'immortalite see a * e Le beau : la splendeur du vrai et Dieu est la splendeur du beau Je La solitude instruit et retrempe.P.Ravignan.La confiance fournit plus à la conversation que l'esprit L'ennui n'est rien autre chose que le regret tacite de n'avoir pas accompli ses devoirs, ou le découragement a la vue de devoirs à remplir La vie : moment entre deux élernilés.Platon.La vie : trait d'union entrs 'e néant et l'éternité.LU Celui qui s'occupe à acquérir le bien être, ue sera jamais un grand hommecar le bien ètre n'est ni une grande chose ni une chose admirab:e H existe une foule de personnes qui disent tout ce qu'elles pensent saus y pensè. Et reg a LE FRANC-PARLEUR 395 CORPORATION DE MONTREAL Département des Chemins, AUX ENTREPRENEURS Des SOUMISSIONS cachetées, adressées au soussigné et endossées * Soumiissions pour Egouts \u201d seront reçues au Bureau du Greffier de la Cité, jusqu'à MIDI, LUNDI, le 22 cou rant, pour la construction d'Egouts dans les rues ou parties des rucs ci-dessous mentionnées, suivant les sections et devis que l\u2019on peut voir an Bureau du soussigné.Rues.Ecours de 3' x ?Grande Rue St-Jacques\u2014de la rue McGill à la rue S:-François-Xavier St-Dominique\u2014de l\u2019extrémité du présent égout à ia rue Ontario Stanley\u2014dans toute l'étendue de la dite rue S'aton\u2014ile la ruc Mignonne à la rue Lagan Logan\u2014de la rue Sydenham à la rue Seaton Ecours ne Deux Piens.Lagauchetière\u2014do la rue Berri à la rue St-Hu- bert St-Hélène\u2014de l'extrémité du présent égout à un\u201c certaine distance au S.E.de la rue des Récollets.Notre-Dame \u2014le l'extrémité du présent égont à la proprieté de Mde Aylwin Sanguinet\u2014de l\u2019extrémité du présent égout à l'Avenue Marie-Louise Ou ne s\u2019oblige d\u2019accepter ni la plus basse ni mê:ne aticune des soumissions Le Comité des Chemins se réserve le droit d'accepter les soumissions puur un ou plusieurs égouts.AVIS PUBLIC est par le présent donné que l'on se propôse de construire durant la présente siison les égoûts ci-dessus mentionnés ; et les Iropriétaires ou locataires dans les dites rues ou parties de rues pourront profiter de l'occasion pour faire faire les embranchements pour égouter leurs maisons ou cours dans les dits rgouts, et tous les propriétaires dans les dites rues qui voudraient s'opposer à la construction de ces égouts, sent par le présent notiliés qu\u2019ils devront soumettre leurs objections au Cumité des Ghemins ou a Flnspecteur de la Cité, le ou avant le dit 22i2me jour de Mai courant, Par ordre, P.MACQUISTEN, Inspecteur de la Cité.Hotel-de-Ville, Montréal, 13 Mai (871.A Messieurs les Marchands LISEZ CET AVIS.CONGRESSES PRUNELLE, doubles semelles, pour femmes.severe.19 CLS.BALMORALE do do 75 cls.CONGRESSES Doubles, Semelles, pour HOMMES.vereee vasoce soroco sonvocccouve SL.50.Et une immense quantité, trop longue à énumérer, de diverses sortes de CHAUSSURES que vous trouverez chez le soussigné, fubricant de Chaussures en gros, No.800, RUE St-PAUL, MONTREAL G.BOIVIN.LES AMERS DE M.DEPATI.No.363, Rue St.Laurent.pe Je soursigné, certifie we que depu's plusjeur aunées e souffrais d\u2019unË éffection decœur des dou:eums Lè, vives se fa sateut sentir à Ja ré- gr-n du creur, et des envies \u2018le vomir se répé- talent très souvent sans pouvoir rleu évacuer, surtent la nuit Ju qua vingt «t trente f 1s.Dans Ces mom: pis 3 m'était jresqu'inipos-st ble de par es, ct §'¢ als À d\u2019'use falb:esse teitequ'il 175.3 m'était impossil''e de marcher seut, Souvent EE FR à CEE ai pensé que C\u2019eu é ail SBOE IBLE fait de mot.Un jour que Je relisais les journaux en cherchant quelques secours à ma ma'alie, Jo ramarquat le certificat Je M.Chartraud N.P.concernant 1.8 AMERS de M DEPATI.Comme je connal-sais déjà M, Chartrand, je résolus de m'info; mer à lui de ce remède si extraordinai:e, d'après ses re commandatio-.s je pris partie de faire usage des amers de M.Dépati.Après l\u2019asage de deux bouteilles sculement je trouvai un tui changement chez inot,que j'en suis tout émerv-HNé.J'ai repris mon appélit, ainsi qu> mon sommeil, et je ne ressens aucune duuleur maintenant à a région du cœur, et le vomlssement est entièremeut dis- pi:ru Je puis recommander les Amers de Mr.Dépati comme un remède .rès efficace, ponr ceux qui sout attaqués de la maladie de Cœur.H.5.BEAUDRY Emp du Gouvern.Je, soussigné, certifle que depuis longtemps Je me suis trouvé atuiqué de consumption; voilà à peu prés qua're ans je me suls fait so'gner par plu-leurs médecins et Je n'ai jamais obtenu aucun svulagement.Je n'avais point d'appétit, j'éprouvais toujours de gros mal Jde t te, presque toi jours eavie de vomir.Après avoir pris trois ou quatre bouteilles des Amers de Monsieur Dépati, Je me suis sontl Un grand sou'ag:mont; après ea avoir pris pendant trois on anatra somainag Ja me suis Lrouvé parfaitement guéri, Je recommande bien les Amers de Monsieur Dé, ati aux personnes qui souffrent de ia mème ladle que mol.maladie Qué WO hI ERRE BEAUCHAMP Kue Hyppolite Je, soussigné, certifie que Je suis tombé en consomption il y a à peu près un an.Je demeure à la c:mpagne, À la Longue-Pointe.Je me suis fait soigner par tous les médecins de la place : ils me disnient que j'étais en con-omption, mais lis ne pouvaient pus me faire do bien, J'al vu sur les jorirnaux qit'll y avait un Monsieur Dépati à Mo:.tréal qui soignait pour cette male die.Je me suis donné la peluo de venir le vor: J'avals toujours mal à la tite, Je ne pouvals pas gurder mes vivres et Je ne pouvals pas voir jour à mes occupations, Après avoir pris es Arners de Monsieur Dépati pendant trois ou quaure semaines, je m\u2019en suls retourné chez nous Avec une provision de ce remôde dans l\u2019espérance de me guérir parfaitement.Je ue puis pas vous recommander Assox les Amers de Monsieur Dépati, Lls sont d'une effica- use.cité prodigleuse.me.ANTOINE MONETTE Je certifie que depuis au delà huit & neuf mois je toussals extraordinalrement, J'avais souvent des envies de vomir et Ce que fexpectorais se détachait avec peine et était Lrés visqueux, J'avais presque complètement perda l\u2019appétit.J'étais devenu si faible que c\u2019élait avec Leauccap de difficulté que Je remplissais mes occupations ordinaires, mes jambes pouvaleni & peino me CIGARES DE LA HAVANE Importés directement._ BONS MÉLANGES à des prix extrêmement réduits.28 juillot.1 BERTRAND & Cie JRARCHANDS DE JRouveaurEs En Gros et en Détail 129, RUE NOTRE-DAME Prés du Jardin du Gouvernement (En face de la rue Claude, vis-à-vis le Marché Bonsecours) MONTREAL $3\" Les Marchandises offertes au public par MM.BunTranD ET Dupuis sont toutes de la meilleure qualité et choisies avec tout le goût possible, en sorte que toutes les personnes, même les plus difficiles, ne peuvent faire autrement que d'en être complétement satisfaites.Les précautions que ces messieurs apportent dans le choix de leurs marchandises, l\u2019urbanité et la politesse dont îls font preuve dans leurs relations d'affaires, leur libéralité comme la modicité de leurs prix, sont des raisons plus que suffisantes, pour engager le public et surtout les mères de famille à faire leurs achats chez eux.La maison BERTRAND ET DuPUis recevra avec plaisir toutes les commandes de la campagne et les remplira avec tout le soin possible, Faites-en l'essai._ 28 juil.1 LOUIS PLAMONDON, AGENT D'Inmenbles et de Placements A TRANSPORTÉ SON BUREAU Aw No.21 Rue St-Jacques ¥ Coin de la Cote St-Lambert En face de MM.Labadie, Nolaires.M.L.PLAMONDON profite de cette occasion pour inviter toutes per sonnes qui désirent ache- ler des propriétés de lui faire visite vu qu'il en a une grande quantité en mains qu'il peut disposer à l'avantage des acheteurs ; 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TRUDEL & DeMONTIGNY, AVOCATS NO 223, RUE NOTRE-DAME 28 juill.l ADOLPHE OUIMET, B.C.L AVOCAT NO 21, RUE ST-VINCENT 28 juill.LE FRANC-PARLEUR Publié tous les Jeudis à Montréal, Canada.PAR A.OUINET eb B.A.TESTARD De EONNGA, RÉDACTEURS-PROPRIÉTAIRES.Abonnement - - - - $z.00 par anné Etats-Unis - - - - - 2350 \u201c Par numéro - - - - 5 Centins.L'abonnement sera de six mois du d'un ao Envoi par lettres enregistrées ou par ordre sur le bureau de poste au risque des propriétaires du journal.: ANNONCES : 5 centins la ligne, 1ère insertion, 3 \u201c \u201c 2ème a\u201c Frais DE Posre\u2014ATTENTION : Les frais de poste sür les publications hebdomadaires ne sont que de 5 centins par trois mois, payables d'avance au bureau de poste de I'abonné.Le manque d'attention à ce detail entraine- rail une dépense de deux centins qu\u2019il faudrait payer sur chaque numéro.Toutes lettres non affranchies seront invariablement refusées.- Ç Les journaux qui seront échangés ainsl que toutes communications \u2018se rapportant à la rédaction, devront être adresses a Fnaxc-PARLEUR ou aux Propriétaires-Rédac- teurs, 20, Rue St.Gabriel, Montréal.J Les lettres d\u2019affaires devront être envoyées à C.O.:BEaucHEMmIN ET Vacois, Libraires-Impri- meurs, seuls chargés de l'administration du Journal._ LE FRANC-PARLEUR formera à la fin de l'année un volume de 416 pages, grand in-quarlo.\u2018 ee ® Imprimé par-C.O.BEAUCHENIN ET VALOIS ?20° ri St Gabriel, Montréal.~ NR NY [3 E # i LA 2 £ R py "]
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