Le Franc-parleur. --, 27 avril 1871, jeudi 27 avril 1871
[" $ E FRANC-PARLEU CO BE \u201c JOURNAL À TOUS, JOURNAL POUR TOUS Vor.I; No 37.Feuilleton du \u201c Franc-Parleur.\u201d TROIS LEGENDES DE MON PAYS ou L\u2019Evangile ignoré, I'Evangile préché, l\u2019Evangile accepté.PAR J.C.TACHE, ECUIER.(Suite).Depuis, j'en ai conversé avec les Sauvages, et d'est à ce concours de circonstances que je dois de connaître la dèr- nière de ces trois LÉGENDES.*\u201c * * Encore un mot de dissertation, puis nous prendrons la clef des bois, pour suivre, à travers le sombre dédale de la forêt primitive, les partis de guerre iroquois, micmacs et malé- chites._ On vient de voir dans le récit de Cartier les mots de 7ou- damens et d\u2019Honguedo qu\u2019on ne retrouve plus dans les relations et chroniques d\u2019une date un peu plus récente.Les Toudamens n\u2019étaient autres que les Iroquois, ennemis des nombreuses tribus algiques ou aigonquines, répandues dans toute l'étendue de la vallée du Saint-Laurent et sur les bords des rivières St-Jean, Penobscot et Kennébec.Par le mot Honguedo, Cartier désigne la péninsule gaspé- sienne, à l\u2019extrême nord de l\u2019ancien pays souriquois ou acadien.Lescarbot précise encore ce renseignement.Le Routier de Jean Alphonse Xanctoigne appelle la baie de Gaspé Oguadoc : c\u2019est évidemment un même mot différemment dit et écrit.Le larigage de toutes nos tribus sauvages a subi et subit encore \u2014 dans les mots, mais dans les mots seulement, car la construction grammaticale ne varie point \u2014 de profondes modifications ; à ce point qu\u2019on compte au moins quinze à vingt dialectes, se rattachant tous à la langue-mère, qu\u2019on croit être (c\u2019est une question) la langue des Algonquins proprement dits.Dès le temps des commencements de Port-Royal d'Acadie (qui n\u2019a rien à démêler avec Port-Royal des Champs, malgré qu\u2019en ait pu rêver l'imagination fertile d\u2019un romancier moderne), Lescarbot, parlant de quelques mots et phrases sauvages transmis par Cartier, disait des Souriquois, dont il avait appris la'langue : \u2014 \u2018\u2018 Aujourd\u2019hui ils ne parlent plus ainsi.\u201d De ces modifications successives et rapidement produites, sont venues des difficultés d'interprétation et des divergences d'opinion qui forcent à adopter certaines appellations MONTRÉAL, JEUDI, 27 AVRIL 1871.ABONNEMENT, ° $8.0 PAR NUMERO 3 \u201cCantin génériques, maintenant consacrées par l\u2019usage, sans tenir compte des périodeside e temps et des différences de langage.~ Pour la méme raison, on se sert des noms de lieux et d\u2019objets qui-opt prévalu, et cela sans toujours se préoccuper des concordances chronologiques et ethnologiques.Je suivrai cette méthode.C\u2019est ainsi que j'emploierai les mots Micmac et Maléchite, bien que, dans leur forme actuelle, ils fussent inconnus aux chroniqueurs des époques dont il est question dans ces histoires.Il suffit, pour le pittoresque du récit, et pour conserver à notre littérature nationale le caractère d'originalité quetlui ont imprimé nos premiers écrivains, de ne pas perdre cette couleur locale canadienne si vive et si chatoyante, cette senteur du terroir lnurentien, dont ta perte ne serait compensée par aucune des plus précieuses qualités du style.Nous sommes nés, comme peuple, du catholicisme, du dix-septième siècle et de nos luttes avec une nature sauvage et indomptée, nous ne sommes point fils de la révolution et: nous n\u2019avons pas besoin des expédients du romantisme moderne pour intéresser des esprits qui croient et des cœurs encore purs.Notre langage national doit donc être comme un écho de la saine littérature française d\u2019autrefois, reper- cuté par nos montagnes, aux bords de nos lacs et de nos rivières, dans les mystérieuses profondeurs de nos grands bois.L'ILET AU MASSACRE \u2018 ou L\u2019ÉVANGILE IGNORE 1.LA PAIX.C\u2019était un an avant le premier voyage qui fit connaître à la France l\u2019existence du fleuve Saint-Laurent.Les choses se passaient dans cette contrée giboyeuse et poissonneuse qui s'étend du Témiscouata au Métis, et depuis les hauteurs.: des terres jusqu\u2019à la rive du Grand Fleuve.Loh Ce territoire faisait partie du pays des Micmacs, et \u2018les \u2018 cent cinquante lieues de terrain comprises dans l\u2019espace ià- diqué étaient échues en partage, comme endroit de pêche - et de chasse, à une cinquantaine de familles de la tribu propriétaire.Ces familles vivaient dans l\u2019abondance de tout ce que lés Sauvages d\u2019alors concevaient de meilftur pour homme. .oa - % > cL X A ; \u2018 .355\" LE FRANC-PARLEUR © mS, uy wif Ama AY sy lame or ud \u2018 3 LT WEL oe = oF meer Tod Tole $ Ty 234 a - vo Hartout deilorignal, du caribou, da.castor, de: I\u2019 \u2014y du.loup-cervier, du vison, dela marte, de la loutre; du porcépic.Les bois fourmillaient de lièvres et de perdrix.#5 L\u2019anguille, la truite, le touladi faisaient grouiller les lacs et les rivières.Puis, dans la belle saison, les eaux salées du, Sajnt-Lau- rent fournissaient l\u2019éperla, le capelan, le hareng, lan _morue; le saumon, et donnaient encore le loup-marin et la pourcie.\u201d Enfin, comme le disaiént, quelques aññées plüs fard, dans ~ le tose naif du temps, les Relations : \u2014 \u2018\u201c Jamais Salomon.\u2018 \u201c\u201c n\u2019eut son hostel mieux ordonné et policé en vivandiers \u201d.Le bouleau, dont l\u2019écorce est la seule propre à la construction des canots et à la fabrication de certains ustensiles, le sapin, cet édredon :des.chasseurs, et l'érable, à là sève sans pareille, abondaient:dans toutes les parties ide\u2019 la:fo¥ét.+ L'intelligente et vigoureuse rate des Micmacs était bien capable de compréndre.ces avantages et:d'en profiter, pour mener une vie insouciante»et commode, au sein de cette nature grande et géhéreuse, : oem nb Al : rg! od tv 6 J Sn * Déjà; depuis uel que\u201d temps) thse d'hivér dit tiie et d6jai le poisson de mer avait fait sofi' apparition: Lés &in3 quante familles dont nous avons parlé avaient\u2019dbandontié les sentiers plaqués de'-bois, emportant les peaiix des ic maux tués, la graisse et la viaiide boucanée d\u2019orignal.Selon l'usage, toutes s'étaiént dirtgées vers la Baie du Bie,\u2019 pour y vivre quelques jours en commun de la vie de \u2018boûr- gade, avant de se-disperser:sur le littoral, le long duquel chaque petit groupe-a avait son poste désigné pour\u2018la durée dela belle saison.-.:uiife i.8 Set La .Cette bélle saison était détidémentarrivée Sd.ales trem bles, les ormes, les érables et autres arbres/à feuilles\u2018caduques commencaient: & méler la couleur.glauque de leur\u2019 feuillage miroitant, à la couleur plus sombre des sapins toujours verts.La Baie du Bic, sous I\u2019 influence du soleil et des grandes marées du printemps, s\u2019était débarrassée de la glace qui, pendant l'hiver, avait enchaîné ses caux et couvert son sein.Dans ce moment elle apparaissait toute belle aux yeux contemplatifs des Sauvages, d dans sa toilette p rintanière.Aussi bien! esteer hint Foit! id yn ptotedihe à ravissant que le Bic ! \u2014 Un Bassin assez vaste pour être majestueux ; assez petit pour pouvoir être embrassé d\u2019un coup-d\u2019œil : \u2014 une plage coupée de dentelures profondes, accidentée de platins, de caps et de falaises : un arrière-plan de monta- gues taillé profusément, comme \u2018tous les paysages de notre Canada, dans l\u2019étoife du globe.; Deux belles rivières, descendant en cascades et en rapides des gorges voisines, viennent, verser leurs eaux aux deux extrémités de la baie.Puis, \u2018du côfë du'large, \"rie entrée\u2019 \u2018rétrécie, bôvriée par deux caps élevés, rendué'plüs' étrile encore par la' présente de deux \u2018lets escarpés ePsdevages, se Aéssinänt sur les grin?des\u2018edux du \u2018fleuve \u2018Shint-Latfréne: = \u201cpour Horizdn; partie: de l'ile du Bic, à près de: déux lidlies aut Marge, et Ii bte nord du fleuve, distante de:neuf lieues.:.-i.Ny .C\u2019était en: face.de cetie nappe d\u2019eaur; \u2018sur: i des \u2014_\u2014\u2014 qui! bordent:le fivage,.:au milieu.djun \u2018bois de bapinis et'de mérisiers, ]qu\u2019étaient.fixées, comme jetées à :]\u2019 aventure, les cabanes en forme de pyrafifi ides arrondies des Micmats.-* +i De petits çhemins sipclaiont ap.sein, de la bourgade, et dés senfiers, \u2018bordés d e collets à lièvres, s'enfonçaient de.dis-\" tance en distance ddns le bois.ba ; #1 t io ZEW cand gt \u201cwo ai Casto a a] On: ne se pressait bint à la bourgade du Bic ! On parta- \u2018geait les heures entre Ta délicietise nonchalance méditative *- des Sauvages\u2018et le travail du passage des peaux, de la con.\u201cféction des ustensiles et des articles de toilette.On allait, cependant, avoir bientôt besoin de canots ; et la [| di sèye, forçant dans les veiñes des agbres, avait déja rendu le * bouledu facile 4 pleumer, \u2018depuis quelque temps.Les jeunes.hommes reprirent donc le chemin des grands bois, pour, aller-enlever aux énormes arbres les éc rces pro- + \u2018pres à là confection de ces jolies barques sauvages si coquet- - tes, véritäblés chefs-d'œuvre d'élégance ei dat ité.re a a On était au Bic depuis près d\u2019un mois : \u2014 c\u2019était par une matinée magnifique ; \u2014 le calme était partout dans l\u2019air ;\u2014 un soleil de la fin de Mai réchauffait la nature, faisait scintiller les eaux et gazouiller les oiseaux dans la feuillée.Au campement micmac on jouissait comme la nature, les eaux et les oiseaux.\u2014 Aux portes des cabanes les hommes s\u2019occupaient nonchalamment à préparer le bois de cèdre des canots ; les enfants jouaient, en se roulant sans bruit sur le tapis des bois ; les femmes et les jeunes filles, paresseusement assises au milieu, des- peaux soyeuses, confectionnaient des 1 mqcass s, des mifasses.des, mantgaux, ou brodaient des matachias 5: les jeunes mèrés, ayant suspendu les nd- ganes (+) de leurs nourrissons à des branches d\u2019arbres, détachaient de temps à autre l\u2019œil et la main des racines qu\u2019elles préparaient pour coudre les écorces, afin de donner un regard d\u2019amoaur a leur progéniture et Une \u201cfnpulsion de bälancemient à la \u2018hagaite.\u201cAl n\u2019y a rien de charfhant\u2019 coifitne cètte Hé de lézard au soleil ; rien de gracieux comme les poses naturelles que prennent les torses et les membres flexibles de ces enfants de 1a nature.C\u2019est chez.les races primitives, « \u2018où \u2018chez les peuples qui ont conservé quelque chose de leur simplicité première, que les artistes vont chercher le mystérieux secret de ces lignes et-de ces contours qui distinguent lé dessin des'inaîtres.1 { 4 ; - .ce 9 + + L'ACARME.= alah set ar : Pub Cas On se 6 laissait vivre ainsi, demi-révant & part soi, demi- jasant de ce ton lent et tranquille qui caractérise la causerie de famille : chez les Sauvages, lorsque deux des jeunes hommes du parti, des Écorces, arrivant - de la forêt, jetèrent au milieu.de ce \u2018calme.et.de ce bonheur, la fatale nouvelle.que, la veille au soir, un pa ri ennemi n'était qu \"à une journée de marche de la bourgade !.I.: Les guetriers, se redressant dans leur force et leur dignité sauvages et maîtrisant leur émotion, se contentèrent de ré- poridre avec dédain \u2014 Almouts [.Les chiens ! ! La \u2018troupe sep .poussa.| un cri de- terreur ! \u201cLes femimes et À les jeune § Îles, entourées des enfants qui se pressaient st sur elles, Jes jeunes mères, serkant sur leur sein les petits ¢ des rilganes, se précipitèrent, en.pleurant; dans les cabanes, cômme pour y chercher un refuge.es: biatachiez sont des intutes ¢ et & Colliers, ormements dés Samvegessc, j{}Les.net 39 jolles plan \u2018unies de: lacets, de cerceaix'et d\u2019ume cobioie \u2018dé | eur 8 uelles on nmailioite lesenfants à la mamelle : \u2018espèces de hottes élégantes qui post lés berceaux des petits Sauvages, \u2019 7 continuer). LE FRANC-PARLEUR | LE CONSEIL-DE-VILLE.- #05 8 CE Nos Ediles se sont donnés le luxe d'une séance spéciale le 2! Avril courant.Ce n\u2019était pas sans un pressant besoin, car les affaires de notre Corporation sont actuéllement si nombreuses ct si multiples, qu\u2019elles nécessitent de nos conseillers la plus grande somme d'énergie et d'assiduité.Les pétitions qui étaïént en grand nombre, n'ayant trait qu\u2019à des intérèts sectionnels et individuels, furent comme d'habitu:le référées aux différents comités auxquels\u2018elles Se rättaéhaient.Plusieurs rapports «les Comités des Cliemins et de Santé, recommandant I'établissement de Pares Publics dans le Quartier Ste.Anne, à l'ouest de la rue Camp-au sur la rue Craig, ainsi que dans les emplacements occupés par les Cimctières Catholique et Protestant, le premier en face de l\u2019Evéché, le second sur la rue Dorchester, devront éveiller l'attention générale.Dopuis longtemps les besoins sanitaires du notrp population, réclamaient c:s améliorations qui contribuent si.puissemment à l\u2019embelisse- ment d\u2019une cité.Nous ne sauri ns non plus passer sous silence, les avantages marqués que la propriété foncière retire de pareilles entreprises.Les désavantages qui se rencontrent dans les.grandes places publiques ne sauraient se retrouver dans: l'aequisition-dis ces terrains de dimon- sions à coup-sûr peu extravagantes, pour l'application d\u2019un pareil obj t En effet, l\u2019on sait que les places trop grandes n'ont pas seulement l'in:onvénient d'employer d'un> manière peu j rofitableun te rain ox'réme- ment ; récieux et de tendre à augmenter la ville outre mesure,mais elles ont aussi celui de prodiure moins d\u2019effut, que celles dont les dimensions ont été plus justement établies.Ce qui nous frappe, ce que nous sommés disposés à admirer, ce n\u2019est point l'étendue de la surface, c\u2019est l\u2019importance et \"la beaiité des constructions qui l\u2019encadrent.Or, un éditice perd à être vu de trop loin ; que la distance dépasse une certaine limite, et il est jugé, petit plutôt que vaste.Des fontaines élégantes, des monuments historiques ou des objets d'art sont ordinairement les ornements obligatoires des places principales d\u2019üne ville, mais d\u2019autres embellissements dvivent encore venir s'y joindre.Des arbres, des arbüstes, des fleurs, des gazons occuperonL dans tous ces endroits l'espace que ne réclame point ja circulation.En adoptant un plan aussi sage, vous assainissez l\u2019air, vous dotez cha- (ue quartier d\u2019agréables.promenades, récréant ainsi la vue \u2018par le spec- tscle de la verdure, et par celui des gracieux ébats des enfants du voisinages.Nuus espérons que la Corporation mettant à exécution les Parcs pro- Jetés, saura s'ostreindro dans leur confection, aux règles que nous vo- nons de poscr.: Mises en pratique dans les principales villes du continent Européen, elles ont reçu la sanction désirés que donue une expérience profitable utile et agréable.: Nous ne saurions donc que gagner sous tous rapports en nous astreignant à de£emblables conditions ; el qui sait si alors le Dieu Neptune qui trône en face de l'amiral Nelson, sur la Place Jacques-Cartier, ne rassemblerait pas s°s Tritons pour voter une adresse du remerciments aux vidangeurs héroïques, qui pir\u2019 ordre public débarasseraient les ondes, des ordures qui les souilleat.Le Comitô de Santé a fail son rapport recommandant la.nomination .de quatorze Médecins Vaccinateurs, dont les services sont répartis daus les différents quartiers comme suit : Quartier Est, Centre et Ouest le Dir.Dugdale ; Quarlier Ste.Anne, les Dtrs.Tracy,Rourke,et Leblanc ; Quartier SL.Antoine, Les Dtrs.Leprohon, Anderson, Cilley et Wilkins ; Quartier St.Laurent F.W.Campbell, Quartier, St.Louis, Les Dtrs.-La- rucque et Bruneau, Quartier St.Jacques le Dir.Ricard, Quartier He Marie, J.WW.Mount et N.Robillard.Nous accueillons ces différentes nominations avec plaisir, car.nous y voyons les noms d'hommes intelligents, énergiques et parfaitement en état de remplir les charges qui leur ont été assignées.Toutefois, nous croyons que malgré son brillant état-major des fils d'Esculape, le Bureau de Santé n'atteindra jamais son but, s\u2019il oublie de simplifier, de régulariser, d de perfectionner son système à l\u2019aide \u2018des t 351 $e Régistres des Naiscances,et s'il ne cherche à rendre plus efficace par une clause pénale, la loi sur laquelle il est fondé de pouvoirs.: Parmi les avis de motions présentés à la dernière séance il en est un cerlain nombre qui ont bien leur importance.Le Consciller Nelson, voudrait qu'il fut permis d'ouvrir des étaux pour les bouchers dans les différentes parties de cette ville : smbla- ble permission étant accordée dans d'autres villes.Ce n\u2019est ni plus ni-moins ramener sur je tapis la femeuse question™du [ree trade.Ii est malbeurcusement regretlable que le champion du free trade, ne puisse siéger en ca momen} sur les banquettes du Conseil-de-Ville, car il aurait ainsi l'occasion d'exposer éloquemment ses théories économiques.Le Conseiller IL,od qui est l\u2019umi-de M.Smith,voulant venger les deux défaites qu> ce dernier vient d'éprouver dans ses luttes électorale et légale avec M.MeShane, fait motion que le système actuel de louage pour les étaux «es bouchers dans nos marchés, soit changé du tout au tout.Nous altendrons avec impatience la prochaine séance, pour .voir co:nment la motion sera accueillio.Le Conseiller MeShane désirerait que des inspecteurs fussent nommés pour le foin, la paille et autres produits de nos campagnes.Ce n'est pas saus nécessité, car assez souvent nos heureux citadins sont victimes do la prétendue bonne foi de nos campagnards.Il sollicite on outre la nomination d\u2019un inspecteur des viandes dans les marchés ct partout ailleurs où elles sont mises en vente, \u2018Nous redoutons eue: cette dernière nomination ne puisse rencontrer journelllemant une inspection minutieuse ot complète des viandes exposées.il serait\u2019 facile pour un inspecteur d\u2019 examiner tous \u2018les jours, les animaux débités pour la consommation publique.Les bouchers élant de par la loi tenus de préparer leurs viandes dans les abattoirs, l'obligation qu\u2019il y aurait en outre pour eux de les faire | approuver par l'Inspecteur, donnerait ainsi à la population les garanties voulues.Conséquemment la hesogne se trouvant circonscrile en un certain endroit, deviendrait plus sûre cf plus profitable.Nous connaissons certains propriétaires, qui depuis longtemps se faisant une ressource de l'immoralité, trouveront por trop arbitraire le règlement que se propose de présenter à leur adresse,l'Echevin Simard.S'ils ne sont pas salisfaits, tant pis pour eux, mais les honnètes gens en seront contents ot c\u2019est Jà le point capital.Nommer un comité spécial dans le but de reconsidérer les différents Conseil-de-Ville,telleest l\u2019intention exprimée dans Ja motion du conseÿ- subalternes sous leur contrôle, curité d'un comptoir.Si un patronage intelligent n a pu récompenser à Jeur juste valor ¢ ces.qualités si rares, du moins il est légitime de présumer qu\u2019une indemaité pécuniaire, devra sous peu rémunérer les services de ceux auxquels\u201d des influences pnissantes mais mal placées, ont interdit l'accès aux.tes honorables et lucratifs dans nos bureaux municipaux., En fixant tel que demandé le point de jonction du chemin de colonj- sation du Nôrd et du chemin de la Rive Nord, dans la paitis Bid Montréal, le gouvernement de Québec n\u2019a fait qûé son devoir C Notre Conteil-de-Ville que l\u2019on avait aéclisé dé lenteur et d\u2019inädffré- rence à propôs de cette grave question, doit être exoneré de tout blâme.Disposé a voter le million requis pour I! \u2018entreprise, il exigeait que \u2019 la partieest de Montréal, put profter d'une soiare aussi considérable,\" par 16 terminus de ébs deux lignes.Bien des pourparlers furent échangés entrè lë comité des Finances CE notre ministére local à ce sujet.Les intérêts du district de Québec.furent, sur, le point de faire map: quer ce grand projet, mais enfin certains ministres comprirent le ridicy- | cédèrent aux \u2018conditions de nos çonselllers., les vues du motour,en autant qu\u2019un seul, inspecteur ne saurait.faire Il vaudrait mieux presser l'adoption des abattoirs, à l\u2019aide desquels ler Beloarnay.Nous.aimerions que ce comité chargé d\u2019une mission .aussi importante, fut en position de rendre ample justice aux employés Le mérite, les talents el r honnêteté sont souvent enfouies dans vob salaires des employés de la Corporation, et d'en faire le rapport-au 4 le de leur conduite .égoiste, et faisant abnégation du sentiment logal - - oa .«rans At t+ 0 à réa V4 Cat iru fire OEY vie\u201d GC Pr pet rele se ES im mete MEN \u2014 352 Le fait de supposer que la cité de Montréal eut consentie de gaielé dê cœur à sacrifier un million pour enrichir le marché de Québec, n\u2019exige ce nous semble aucun commentaire.Montréal, et spécialement sa par- tie-est sans l'avantage du trrminus, n\u2019auraient guère à voir dans une entreprise qui ne pourrait lui être que nuisible.Maintenant que la boule est lancée, il n\u2019y a plus qu\u2019à la pousser du ded.L'intention de l\u2019Echevin David, en accordant pleins pouvoirs au Comite des chemins, de s'aboucher avec le Gouvernement, les Commissaires du Havre, Je Grand-Tronc et les propriétaires de la rue du Moulin, aux fins de relier par un chemin de fer, la partie ouest du canal avec le port, le chemia de fer de colonisation du nord et tout autre chemin de fer qui feront leur jonction dans la partie-est de la ville,nous parait renfermer une idée excellente et pratique.Nul doute que lé Comité des chemins ne réussisse dans un projet qui ne peut tendre qu\u2019à promouvoir grandement les intérêts de Montréal-est.Le comité spécial des présidents et du comité des Finances,a présenté son rapport soumettant.les appropriations pour l\u2019année courante.Ces appropriations s'élèvent à la somme de $867,201,53, réparties entre les différents comités.L'Echevin Rodden, le Président du comité des Finances en demandant l'adoption du rapport, a fait certaines remarques pour expliquer les appropriations plus qu\u2019ordinaires accordées à certains comités.Le comité des chemins recevrait cette année $ 20,000 en surplus,pour Jui permettre d'aider les propriétaires dans les frais da construction pour les nouveaux pavés.Il a touché gussi dans son discours à la question des salaires, reconnaissant que certains employés n'étaient pas payés en raison de Jeurs services.Cette déclaration a dû surprendre nombre d'\u2019intéressés qui apprenaient il y a quelques jours, que M.Rodden dans un comité secret avait fait motion d'augmenter seulement les emoluments des chefs de bureaux, netenant aucun compte des capacités qu'il reconnait en ce moment, mais qu\u2019il semblait ignorer alors.Une somme de $13,000 serait ainsi affectée au remaniement des salaires.Le comité de Police constate cette année une augmentation dang son appropriation.Une augmentation dans la force de Police ainsi que dans le salaire des hommes en serait la raison.Puissions-nous avoir à l'avenir, une Police régulièrement organisée, fidèle, énergique et dévouée, et personne ne se plaindra de ce surcroit dans nos dépenses.M.Rodden qui est un loyal sujet de Sa Majesté, commence à s'apercevoir que depuis plusieurs années, l'amiral Nelson quoique perché sur sa colonne, constate avecamertume sa réputation qui s'en va en lambeaux.\"Nous ne comprenons pas comment les anglais de cette ville, si jaloux de leurs gloires nationales, aient souffert sans mot diré, les risées amères des voyageurs Américains et les gestes de dégoût de leurs propres compatriotes de la Tamise.Le sentiment national se serait-il émoussé ?Dans ce siècle de matière, tout est possible.Toutefois si la: proposition de M.Rodden est agrée, nous pourrons dire que les petits-fils de la France, auront contribué pour une assez large part à remettre Nelson à la hauteur de sa position.$ 4000, ont été accordées pour faire les réparations nècessaires, à ce m nument,ainsi quo celle du jardin Victoria,dont la mine est loin d\u2019être loyale et britannique , En terminant ses remarques sur le rapport, l\u2019Echevin Rodden demandait à ce que le patronage de la Corporation fut accordé à deux journaux : le Canadian Illustrated News et l'Opinion Publique.Le conseiller Stephens, troavant là une occasion favorable d'exercer une vzngeance à la Romeo contre l\u2019un de ces journaux, qui à propos de sa fatale passion pour les cigares lui avait fall passer un mauvais quart d'heure, proposa que ces deux Jeuilles fussent retranchées de la liste, et que lo Star fut mis i leur place.Sa motion fut rejetée.Néanmoins comme l'opinion du Comié des Présidents était de répariir parmi les journaux de cette ville 'appropriation fixéo pour les annonces dela Corporation, le Siar et le Franc-Parleur furent ajoutés à la liste des autres privilégiés.Nous ne saurions, sans manquer à la courtoisie que comporte un pareil procédé, ne pas remercier le Conseil de la marque d'estime qu\u2019il vient de nous acoorder.LÉ FRANC-PARLEUR Toutefois nous devons dire ici publiquement que ce patronage tant sollicité ailleurs, ne l\u2019a jamais été par nous.Aussi l\u2019acceptons-nous comme une faveur digne de nos abonnés, en même temps qu\u2019une juste récompense due aux articles impartiaux que nous avous publiés depuis la fondation de notre journal, sur nos affaires municipales.P ADOLPHE OUIMET.\u2014\u2014@ NOS CROISES ou Histoire anecdotique de l'expédition des volontaires Canadiens à Rome.Sous ce titre, M.le Chanoine Moreau,aumonier aux Zouaves Pontificaux, vient de faire paraître un volume, grand in-12, édité par Favre & Gravel, Libraires-éditeuis, de Montréal, et dont la typographie, des presses du Nouveau-Monde, eu a fait un livre de luxe.Voilà un bouquin qui nous va ! Il est tout petit pourtant ; mais, morbleu ! il vous a des notes qui tombent à plomb.Il n\u2019est pas écrit pour tout le monde, dame : les puristes et les chercheurs de phrases n\u2019y trouveraient guère leur compte, car on voit que le sentiment a fait quelquefois oublier à l\u2019auteur la régularité de la phrasologie, et d\u2019ailleurs le livre devait, dans le champ de la pensée, jouer le rôle du zouave au camp et avoir un certain naturel qui est le cachet du soldat de Lamoricière ; mais en revanche, le cœur y trouvera des délices.Et vrai, celui qui le lira, devra, pour cacher une émotion, fermer plus d\u2019une fois ce coquin de livre.ll nous secoue, quoi ! et fait tomber de la paupière cette rosée que les jours sombres y ont accumulée.Il faut de ça aux âmes nobles et nous ne doutons pas que Nos Croisés se trouveront à tous les foyers pour se lire en famille.L'auteur fait connaître dans ces pages l\u2019œuvre des Zouaves Canadiens avec laquelle il s\u2019est identifié ; il l\u2019a prend à son berceau, au sein de la famille, arrosée des pleurs les plus tendres ; il en suit les progrès et assiste à la croissance de cette plante épanouie aux rayons du soleil le plus pur de la foi nationale ; et quand nous avons lu,nous sommes plus canadiens et plus catholiques.Succès à ce petit volume que les colléges et les écoles devraient donner en prix à ceux qui ont montré du cœur.Des livres comme ça, il en faut.A ogo PETITE REVUE.FRANCE.Paris ! Paris ! criait-on de tous les côtés, en 1867, c\u2019est la capitale de l'univèrs, la merveille des merveilles, le centre du mouvement intellectuel, la salle de récréation du monde entier.Eh ! bien, oui, c\u2019est une salle de récréation mais les enfants ont chassé leurs surveillants et s'en donnent sur le long ct sur le large, ils sont deverus bien cruels, bien méchants.Pendant la semaine dernière toutes les églises de Paris furent fermées et ceux qui veulent prier le bon Dieu, sont obligés de le faire chez eux.\u2014Les troupes du gouvernement de Versailles n'ont pas jugé à propes de vaincre les communistes et de s'emparer de Paris.Il y a eu tous les jours depuis le 18 jusqu'au 25 courant, des engagements très meurtriers aux environs de Paris.Les blessés des communistes sont soignés el pansés par les femmes, les citoyennes de Paris.Dans un bombardement contre Paris, quarante citoyens ont été tués.Le général Dombroski parait être un homme de grande énergie el savoir conduire une armée à la victoire, Potirquoi s\u2019est-il fait émeutier ? LE FRANC-PARLEUR - 363 L'armée de Versailles \u2019se masse autour de Paris et coupe les communications des iusurgés avec l'extérieur.Messieurs les Bismarhisles commencent à s\u2019effrayer du nombre des soldats Français qui les environnent.Ils ont fait demander à Thiers de leur faire connaître le nombre d\u2019auxiliaires qu\u2019un leur donne pour veiller sur Paris.Cependant Bismark a permis à MacMahon de faire tout ce qu'il pourrait pour investir Paris\u201d \u2014Dans Ja ville il n\u2019y a pas seulement révolution mais double révo- Jution.Les communistes se sont révoltés contre des communistes.La Banque de France a été contrainte de leur prêter 34 millions.Cette bonne Banque ne ressemble aucunement à la fourmi du bon la Fontairie, qui n'était pas prêteuse.Elle a eu peur de dire à ces cigales qui chantent la Marseillaise et tirent du fusil : « Eh ! bien ! dansez maintenant.» Probablement qu\u2019elle a mieux fait d\u2019en agir ainsi car pour le moment le « droit du plus fort est toujours le meilleur.» À chagne petite revue on est obligé de dire : espérons que la révoite sera réprimée'quand paraîtra le prochain numéro.Nous devons espérer;ce résultat salutaire de tout notre cœur.Car.si la révolution triomphe la Frauce est peut être perdue pour toujours ; et une banqueroute efiroyable viendra couronner la guerre contre la Prusse Quelle immense tristesse pour tout véritable francais si ce pauvre soldat mourant au champ d'honneur avait eu raison d'écrire avant d'expirer : « 11 fut rine grande Nation qui s'appelait la France.» ROME.Un journal catholique de Milan dit, qu'a regarder les dispositions des hommes on est ohligé d'avouer que tout concourt à faire disparaître la papauté ou du moins à la réduire à n\u2019être plus qu'unnom.ll continue en disant qu'il y alieu de s'attendre à une persécution telle qu\u2019il n\u2019y en a pas en de semblable depuis des siècles.Et chose navrante à annoncer,les catholiques libéraux contribueront peutêtre pour une large part à cette effroyable persécution.L'espérance des véritables catholiques ne doit maintenant s'appuyer que sur leur conflance en Dieu et sur la fermeté du clergé vraiement fidèle.\u2014Que lout ce qu'il y a de purement catholique dans le monde s'océu- pe de rétablir le Pape sur son ancien trône ; qu'ils le défendent quand même contre toute attaque calomnieure, qu'ils n'aient pas de tièdeur où ils ne trouveront que la mort et l'inaction.A yons une ferveur immense et, Dieu aidant, les beaux jours reviendront pour le catholicisme dans le monde.Aujourd Lui sil'on veut sauver le monde entier il faut sauver le Pape du naufrage, il faut sauver la religion chrétienne.ESPAGNE.Il y a eu.du désordre dans les cortes à Madrid.Sur un.discours de Castellar, chef des républicains, ia Chambre a été obligée de-s\u2019ojourner.C\u2019est peut-être le commencement de la chûte du gouvernement monarch:- que dans ce pays.Tous les pays depuis cent-cinquante ans veulent changer pour être mieux et se trouvent toujours dans un état pire qu'auparavant.Quel sera le dénouement au brouhaha universel ?\u2014On demande un prophète ou un Bossuet pour répondre à cette question.ANGLETERRE.Lord Lowe a introduit le budget.Les Finances de la Grande-Bretagne sont dans un état prosoère et même plus prospère que c>s années dernières.Entre autres mesures, Lord Lowe, proposa d'établir uno taxe sur les allumettes.Faut pas rire du tout, il parait que cette taxe sur cette petite chose produisit la grande somme de 550,000 livres sterling.ETATS-UNIS.La Haute Commission a conclu un arrangement par rapport à l\u2019Alabama claims ; cet arrangement a été accepté par le gouvernement britannique et par le sénat américairr.11 reste encore à conclure des arranzements quant à nos pêcheries et à certaines limites de territoire, celui ne sera peut-être pas terminé de sitôt.\u2014Un farceur demandait si la charg» de commissaire dans la Haute Commission était héréditaire ! ICI.On parle des élections et on s\u2019y prépare.Les journalistes;eflilent leur plume ; les candidats regardent dans leur coffre-fort, les jeunes gens s'apprêtent à faire vibrer la corde du patriotisme, de l'honneur et de la grandeur d'üme.Les électeurs songent à quel taux ils peuvent voter.En un mot : Il y a deux et mème trois partis qui sont positivement certains de remporter la victoire.Nous avons entendu dire que le parti le plus richo serait victorieux.Cependant ce doit être faux, car notre pays est encore trop jeune pour être aussi corrompu.ao CHAMBRE DE COMMERCE.Sous le titre de « Chambre de Commercé, » il est paru sur plusieurs journaux français de cette ville, un article fort bien pensé dû à Ja plume de M.L.E.Morin.Nous connaissons depuis longtemps les efforts et les travaux ardus que ce Monsieur s'est imposés pour relever notre commerce canadien, et le mettre au niveau de ses voisins.espondance sont Les remarques qu\u2019il exprime dans sa corr frappantes de vérité, et nos compatriotes sauront, espérons- le, se rendre au chaleureux appel qu\u2019il leur fait.Leurs intérêts le réclament au plus haut dégré, et du moment qu\u2019un motif de cette nature est en jeu, I'apathie natu- reile qui malheureusement nous distingue doit nécessairement disparaître.Partageant complètement les vues larges et saines de l\u2019auteur sur cette question, nous sommes assurés que la Presse française en les propageant parmi notre population, tout en rendant justice à l'énergie bien appliquée de M.L.E.Morin, fera ainsi profiter le public d\u2019une suggestion marquée au cachet de la nationalité et du bon sens pratique.Aussi nous empressons-nous, d\u2019en faire part à nos lecteurs en laissant parler le correspondant : M.le Rédacteur, Voudriez-vous m'accorder un espace dans votre journal et m'aider en votre puissante plume dans l'effort que je me propose «de nos comfatriotesengagés dansie commerce, de l'àa- Is sont plongéspourlesquestions publiques et com- mème temps de faire, pour faire sortir pathie dans laquelle i merciales.Le commerce canadien qui figure avantageusement en nombre et en importance dans la Province de Québec, figure malheureusement très mal en nombre dans les associations commerciales publiques etest souvent à peine représenté dans la discussion des questions importantes.La Chambre de Commerce se composo«e 248 membres.Sur ce nombre on compte 26 canadiens-françuis,et sur ce nombre, àla dernière assemblée de cette chambre il n\u2019y avait que (quatre canadiens, qui se font un devoir d'assister réguliérement à toutés les assemblées de cette chambre.Oa semble autant ignorer l\u2019importanc2 qu'il y a d\u2019appartenir à c2s associations commereiales,que nos compatriotes d'origine anglaise semblent y en attacher.S'il n'y avaitquel'avantage d'avoir voix dêlibérative danslesassemblées de ces asscciations, ce serait déjà beaucoup pour sauvegarder lesintèrêts du commerce canadien dans les questions locales qui pourraient se présenter, sans compter celle de faire repousser l'idée qui pent prévaloir ailleurs, que le commerce canadien ne joue aucun role important ici, à en juger par l'absence desnoms francais dans les rapports -lecesassemblées.À part cela, M.le Rédacteur, vous savez que les organisations commerciales incorporées ont droit de se faire représenter à la Chambre do Commerce de la Puissance, au pro rald du nombre des membres de cette Chambre.C'est à cette cause que Montréal a pu envoyer un plus grand nombrede délégués à la Chambre de la Puissance qu'aucune autre ville grâce aux, associations de la Halle au Blé et de la Chambre de Commerce.Si Montréal tient à conserver son titre de Métropole Commerciale du Canada nos marchands canadiens devront se réveiller bientôt ; on fait des efforts extraordinaires ail'eurs pour lui arracher ce titre.W rte - Qt V0 Na 0 9 Amt WIM TS CIR St EN \u2014 Ame Ve hag Syd -r ere > whi rm.Ym e dhe omy Bl Ry BB ew ~~ pari = danger aa cn Wo.TS \u2018sc AS 1-304 J'ose croire que c'est parce qu'on n'a pas eu occasion deconnaitre quelle démarche on devait adopter pour se faire admettre membre, qu\u2019un grand uombre ont retarde jusqu'ici de faire partie de la Chambre de Commerce» Tout ce qu'il y a à faire, c\u2019est d'envoyer son nom ausecrétaire de l'association qui, à la prochaine assemblée, donnera avis de votre applica- cation, et si l\u2019appliquant est une personne respectable, il est reçu à bras ouverts, moyennant sa contribution annuelle de six dollars.Comme j'ai très à cœur de voir mes compatriotes s'aggrèger en aussi grand nombre que possible à la Chambre de Commerce, je me ferai un plaisir de soumettre au secrétaire, les noms de tous ceux qui vondraient devenir membres.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019appartenirà une branche spéc:ale de commerce pour devenir membre de la Chafnbre de Commerce.Le manufacturier.l'industriel, l'enuepreneur peut devenir membre tout aussi bien que le marchand engagé dans le commerce des épiceries, des produits ou des nouveautés.Encore un mot et j'ai fini, Monsieur le Rédacteur.Pourquoi les villes telles que St Jean, St-Hyacinthe, et Trois-Rivières n'organisent-elles pas des Chambres de Commerce ?Ces Chambre de Commerce, si elle se sont conformées à la loi auraient doit à se faire représenter à la Chambre de Commerce de la Puissance, et c\u2019est alors qu\u2019on pourrait dire que le commerce canadien serait représenté selon son importance.Nos jeunes et vieux marchands des campagnes ne sont pasexclus, parce qu'ils demeurent à la campagne, des bénéfices dont peuvent jouir leurs confrères des villes.Dansia Province d'Ontario.on parait at'acher une immense importante.(je croisavec raison,)à s faire représenter à !a Chambre de Comunerce de la Puissance.London, Hamilton.Windsorétaient avantageusement représentées : pourquoi St.Jean, St.Hyacinthe, Trois-Fivières, Sorel ne le seraient-ils pas aussi bien ?J'ai l'honneur d'étre, Voire humble serviteur, L.E.Morix.> Systeme protecteur ou de la necessite d\u2019une reforme du Tarif Canadien, par C.Beausoleil, Redacteur du \u2018\u2018Nouveau-Monde.\u201d Nous venons du recevoir portant ce titre, une jolie brochure de 61 pages, renfermant sous une forme plus durable, une série d'articles publiés par l'auteur dans le journal « Le Nouveau-Monde.Nous l'avons parcouru avec plaisir et profit, car elle expose sur son vrai jour Uno question depuis longtemps debatiue, et d'une importance vitalepour nous tous.Ecrite dans un style anssi poli que semblerait l\u2019exiger le développement d\u2019une pareille thèse, l'auteur s'est appliqué à rechercher les deux quali- tsé dont il parle dans son avant-propos : le bien penser et le parler clairement.- Dire qu'il a réussi dans son travail à cumuler ces deux attributions, c'est se fuir: ici l'interprète impartial de tous œux qui l'ont lu.Sa méthode de procéder est logique et mamuêe au cachet d'un raisonnement solide.I débute par un axiome d'une vérité incontestable en économie politique.La richesse d'une uation a trois grandes sources, dit-Il, savoir : I'agriculture, Industrie et le commerce.Et c'est en partant de ce puini de départ, qu'il aborde son sujet avec vigueur.\u2019 L'agriculture élant la source d\u2019où découlent l'industrie et le commerce, si faut> d'alimentation, elle vient à se tarir, ces drux branches de fichess:s en éprouvent par là mème un pénible contre-coup, qui ne peut tarder à \u2018eur donner le coup de mort dans u : avenir très prochain.Le tableau qu'il trace de la situation éccnom'q \u20ac du Canada est on ne peut plus vrai.A l'aide de chiffres et d'arguments solides il en arrive ainsi au résultat qu\u2019ila en vue, savoir : que la conséquerc: naturelle de notre sys- 1ème administratif, étant devenu, par les variations de nos budgets, par les fluctuations de nos finances uue incertitude qui décourage l'agriculture, paralyse l\u2019industrie nationale et finit par ruiner le commerce.il ne reste d'uutre planche disalut pour nous, que dans un tarif protecteur.Ayez un système protecleur et tout ce malaise dispara:tra ajoute-t-il.LE FRANG-PARLEUR - \u2014 Voulez-vous des exemples : Prenez celui des Etats-Unis à partir de 1824, et actuellement ; consultez celui de lu France sous Colbert,imitez celui de la Grande-Bretagne, au 17ième sièc:e, après la république, sous la res'auration des S'uarts,sous Guillaume LI Ann2et la maison de Hanovre, et vous verrez que Lous ces royaumes n'ont grandi et prospéré que du moment seul où un tarif protecteur est venu donner l'élan à l\u2019agriculture, l\u2019industrie et au commerce dé leurs nationalités respectives.C'est en faisant ainsi à grands traits une revue des systèmes en existence chez les différents peuples d'Europe et chez nos voisins, que l'auteur tire les conclusions qui découlent naturellemeut de ses prémisses, Comme l\u2019admet M.Beausoleil, ane semblable question pour être traitée complètement dans tous ses détails, demanderait un cadre un peu plus large.Toutefois ce monsieur aura lieu d\u2019ètre satisfait de son essai, car il y a dans son travail une masse de connaissances très précieuses, des recherches patientes et labor:euses, et un fond de vérité qui vous frappe et vous atlire.Si M.Beausoleil n'a pas le bonheur de voir son syste.me triompher d\u2019emblée, il aura du moins la consolation de signaler aux yeux de nos hommes publics, des horizons nouveaux sur une question souvent controversé:, mais peu étudiée.Cette broch-:re découvre chez son auteur, une spécialité assez rare parmi uos journalistes canadiens.Les questions d'économie politique n\u2019ont malheureusement parmi nous qu'un très-petit nombre de partisans fanatiques.Par bonheur M.Beausoleil est de ce ncmbre et puis qu'il brûle de l'encens devant ies autels de cette déesse assez ingrate, nous ne saurions, connaissant son courage et son amour du travail, trop I'encoura- ger à cultiver un talent qui doit faire tôt ou tard son profit et sa reputation.æ 6ME CONFERENCE.NOS FORCES ET NOS FAIBLESSES A L'EGARD DE LA VÉRITÉ.\u2018 XII.(Suite) Faire silence et ccouter, cest-a-dire se recueillit, se retirer au-dedans de soi-méme, dans ce sanctuaire sacré ou est present le saint des saints, dans ce tabernacle divin de ime ou Dieu se plait à faire entendre le perpétuel murmure de la vérité ; se recueillir là, loin des hommes, loin des choses, loin de tout, mais en Dieu et écouter ; c'est-à-dire s'efforcer de saisir la sublime note du silence divin : je conduirai soi âme dans le silence et là.je lui parlerai au cœur ; écouter.retenir jusqu'au jeu de sa respiration, afin qu'aucun bruit ne nuise à la parole mystérieuse du dedans ; pour cela écrire ce qu'on entend comme on l\u2019entend,en ayant soin de ne mêler aucun accent étranger aux accents de la voix divine qui parle à l'âme émue, tel est donc le grand art d\u2019apprendre à écrire, dans le sens chrétien de ce mot.Ecrire sansavoir fait silence, sans avoir éconté ; écrire au milieu du tumulte des vaines pensées, des passions mauvaises, des ambitions frivoles, des préoccupations mondaines ; écrire pour le vain plaisir d'écrire ou pour s'attirer-les hon:- mages des hommes, c'est la littérature inférieure : littérature mesurée, brillante, imagée, pompeuse, qui peut bien frapper l'esprit, mais qui ne saurait toucher le cœur, ni pratiquer dans l'âme la greffe de la vérité.Nous voulons écrire ; nous avons depuis assez longtemps la connaissance des règles ; nous avons étudié les chefs- d'œuvre de l'antiquité et des premiers siècles de l\u2019Bglise ; la littérature contemporaine nous est presque familière ; nous croyons que tout cela suffit, et que sans purifier notre cœur, sans calmer notre esprit, sans lutter contre les séduc- \\ LE FRANC-PARLEUR OS tions de la nature humaine, sans briser avec les enivrements du monde, \u2018tons pouvons nous élever jusqu\u2019à la littérature supérieure, à cette littérature riche, noble, sublime, grande et divine qui est la seule et véritable splendeur du vrai: erreur ! La splendeur du vrai, n\u2019est-ce pas le beau ?Et le beau, n'est-ce point la révélation du divin, c'est-à-dire l'apparition de Dieu dans la nature ?Or comment reproduira-t-on Dieu, si notre ime obscurcie par les nuages épais de ses faiblesses et de ses misères, n\u2019offre plus .qu\u2019une surface opaque aux rayons de l'astre divin ?Il est dit quelque part dans l\u2019Ecriture que Dieu remplit l'artiste de l'esprit de l'art,que peut signifier cette parole ?Sinon que c\u2019est Dieu qui est suprême inspirateur du génie artistique, comme il l'est de tous les autres.Si donc nous voulons écrire et parler avec art, il faut préparer à Dieu une voie facile, afin que l'esprit de l\u2019artiste soit créé en nous ; il faut laisser Dieu, c'est-à-dire l\u2019éternel type du beau, du vrai et du bien, se creuser un lit profond dans nos intelligences, afin qu\u2019il y établisse à jamais l'éternel courant du bien, du vrai et du beau.Et pour cela que faut- il ?Le silence-: le silence qui écoute et qui recueille religieusement ce qui lui est dit dans l\u2019intimité de l'union avec Ja divinité.En écrivant ces lignes, exposées, je le pressens, à rencon trer plus d\u2019un sourire incrédule et même de pitié, le sou venir de ce que tant d'ignorants ont écrit d\u2019admirable et de divin, se présente involontairement à ma mémoire ; et lorsque je cherche le secret de celle étonnante force littéraire des êtres qui ne savaient rien ou presque rien de ce que chez nous appelons les lettres ; lorsque je me demande à quelle école ils ont pu se former, je ne irouve qu'un secret : le silence ; qu\u2019une école : le silence ! : Et pour ne parler ici que de Tauler, de cet Allemand extraordinaire, de ce religieux des Frères Prêcheurs, dont la parole puissante allait jusqu'à livrer son auditoire, corps et Âme à l\u2019extase, quel fut son maître, sinon le silence ?Tauler prèchait depuis longtemps ; la foule l\u2019entendait avec plaisir ; elle allait même jusqu\u2019à le rechercher ; mnais Tauler semblait parler dans le vide, car personne ne se convertissait.Quelque chose me manque, se dit-il uu jour, ma parole n\u2019est point féconde ct elle devrait l'être.Comme il était dans ces réflexions, il rencontra un laïque qui le perça à jour et qui lui fit connaître que le silence seul lui manquait.Tauler se condamna à un silence de plusieurs années, pendant lesquels il écouta la voix de Dieu, ce qui d'éleva au faite de son cœur.Un jour, dit un de ses historiens, il remonta en chaire.La foule était grande, pour l'entendre.Tauler parcourut des\u2018 yeux cette multitude avide, puis rabaltit son çapuchon sur ses yeux et pria.La foule attendait, et les paroles ne venaient pas.Ëlles furent remplacées par les larmes.Tauler pléurait et ne parlai£ pas.Quelle scène ! La fonle s'impatiénte ; quelqu\u2019un interpelle Tauler et lui demande s\u2019il parlera.Mais Tauler ne faisait que plenrer.Il pléurait, il pleurait, et la foule,avide de son éloquence inférieure.incapable de supporter son éloquence supérieure, la foule ne comprenait pas.Enfin Tauler lui donna congé ; car les larmes triomphaient et la langue était coupée.Il demanda pardon au peuple de l\u2019avoir inutilement retenu, et le peuple s\u2019en alla.A présent, disaient quelgues-nns, nous voyons bien qu'il est devenu fou Mais, après un nouveau silence de cinq jours, Tauler éleva la voix devant les frères du couvent, et füt sublime.Un-des frères-monta en chaire et dit au peuple: « Je suis 355 A 1 \"a chargé de vous annoncer que le docteur Tauler prèshera ici demain, mais s'il lui arrive encore, comme la dernière fois, je n'y suis pour rien.» Cette fois Tauler parla ; mais le silence semblait être devenu sa patrie.Il avait posé son aire dans le silence, comme les aigles à la cime des rochers.Elaborée dans le silence, sa parole semblait aspirer à se perdre en lui.Sortie de sa profondeur, elle aspirait à s'évanouir, en mourant, dans sa hauteur.Le silence est la doctrine de Tauler, son secret, sa nourriture,sa substance et son sommeil.Absolument exempt de toute recherche oratoire, il ne donne rien à l'apparat, rien aux conventions, rien aux habitudas ; il va droit au fait, dit ce qu\u2019il veut dire, recommande le silence et rentre dans le silence.C\u2019est pourquoi sa parole ne lui a rien ôté de sa profondeur intérieure.Sa parole n\u2019a pas trahi son âme.Ls silence est l\u2019ange gardien de la force.Ce fut sans doute ce silence profond qui donna aux paroles de Tauler une vertu inouie.Cet homme, qui semblait sortir du tombeau, en sortait la foudre à la main.Cinquante hommes, après le sermon, restèrent immobiles, comme si une main invisible les eût cloués à leur place.Trentehuit purent se lever pendant la demi-heure qui suivit; maïs l\u2019immobilité resta maîtresse des douze autres.Tauler dit au laïque, son conseil et son soutien : que ferons-nous à ces gens, mon fils ?Le laïque alla de l\u2019un à l\u2019autre et les toucha ; mais ils ne bougeaient pas plus que des pierres.Tauler resta épouvauté du foudroiement qu\u2019il avait fait.Sont-ils morts ou vivants, dit-il à son ami ?\u2014Qu\u2019en penses- u ?\u2014 S'ils sont morts, répondit le laïque, c\u2019est votre faute et c'est la faute de l\u2019Epoux des âmes.Ce fait, qui est historique, ressemble à une i*gende.(Voyez la Revue du Monde Catholique, 25 mars, 1868, E.Hello.) Tel est, messieurs, la force sans pareille du silence ; tel est le mystérieux abime où Dien parle à l\u2019âme et lui communique ce je ne sais quoi de divin qui fortifie, éclaire et illumine magnifiquement l'intelligence.\u201c C'est là, ainsi que le disait daus ses sermons Tauler lui- même, c'est là que se prononce la Parole divine.C'est pourquoi il est écrit : Au milieu du silence il me fut adressé une parole secrète\u2026\u2026\u2026\u2026Où donc Dieu agitil ainsi ?dans le fond, dans l'essence de l\u2019âme ?Les puissances de l'âme ne peuvent saisir et connaître un objet que par son image.Elles ne peuvent, par exemple, connaître un cheval sous l'image d\u2019un homme.C\u2019est précisement parce que toutes les images ârrivent à l\u2019âme du dehors que le mystère lui est caché, et c'est pour elle un grand avantage.L'ignorance la plonge dans l'admiration.Elle cherche à se rendre compte de ce qui se passe en elle ; elle sent bien qu\u2019il y a là quelque chose ; mais elle ignore ce que ces.Dès que nous connaissons la cause d\u2019une chose, elle n\u2019a plus aucuu charme pour nous ; nous courons après un autre objet, toujours plus avides de connaître, et ne trouvant jamais le repos que nous cherchons.C\u2019est cette connaissance pleine d'ignorance et d\u2019obscurités qui fait que nous nous attächons aux opérations divines qui se passent en nous, et qu'au milieu du religieux silence qui règne alors dans notre âm:, nous entendons la parole secrète de Dieu.\u201d Mais pour faire ainsi silerice et écouter, faut il laisser là sa famille, sa profession, dire adieu à la société, s'enfermer dans un cloître, s'y livrer à la pénitence et à la contemplation ?Non ! comme le disait Tauler lui-même, à y à dans le cloitre des hommes dont l'âme ct le cœur sont toujours au dehors, égarés dans la multiplicité des choses qui passent.Il c i 1.7 Jord 356 y en a d'autres, au contraire, qui sur les places publiques, au milieu d'un marché ct des distractions sans nombre qu'on y trouve, savent si bien garder leur cœur et leur sens, que dans ce tumulle et ce bruit rien ne peut troubler la paix intérieure et porter préjudice à leur âme.Il ne s'agit donc plus d\u2019une séquestration ou d\u2019abandonner l'état dans lequel nous sommes entrés.Il faut simplement, tout en accomplissant les devoirs de sa position sociale, entreprendre la lutte contre les passions mauvaises et tout ce qui trouble et égare les âmes.D'Aguesseau, Rollin, Ozanam et tant d\u2019autres illustres chrétiens qui se sont si magnifiquement élevés dans les hauteurs sublimes de celte littérature supérieure, amie et apôtre de la vérité, n'avaient point cessé de vivre au milieu de la société et de s\u2019y méler même aulant que leur qualité de citoyen le réclamait ; cependant tous étaient les frères du silence ; tous portaient en eux-mêmes une pensée, une affection profonde qui triomphait de toutes les légèretés et de toutes les distractions mondaines et qui leur permettait d\u2019engendrer, pour ainsi dire, dans le fond et l\u2019essence mème de eur ame, et par le secours de Dieu, le germe puissant et fort, en mème temps que généreux et fécond, de la vérité.Cette pensée ou cette affection, Dieu en était l\u2019objet, et quand Dieu entre dans une âme, quel que soit le milieu où elle s\u2019agite, le silence entre avec lui; car il est l\u2019infini, et le propre de l\u2019infini, c\u2019est de tout absorber.\"Quand le soleil apparaita I horizon que deviennent les mille flambeaux de la nuit ?Ils s\u2019effacent devant une lumière plus grande et plus vive.Quand les vents soufflent avec violence, que deviennent les mille bruits de la nature et de la rue ?Ils se perdent, au point que vous ne les ententez plus.De même des agitations,des inquiétudes, des distractions de l'âme ; dès que Dieu parait, tout se calme, tout se tait et seule la voix divine retentit au dedans, le concert divin commence et ne cesse de remplir l\u2019âÂme des melodieuses et énivrantes symphonies de la vérité.Sans doute, pour la jeunesse surtaut, il y a les entraine- ments, la fiévre brulante de la concupiscence, et, à cûté, la chute la chute avec ses remords et ses hontes.Mais il y a aussi la lutte, c\u2019est-à-dire l\u2019action de l\u2019âÂme, humiliée de ses faiblesses, qui appelle Dieu, afin qu\u2019il l\u2019aide à se relever et à vaincre les obstacles innombrables qui la sépare de lui- Or Dieu n\u2019est pas sourd à cet appel.Si la chute l\u2019éloigne» la lutte le ramène, et le ramène avec de nouvelles forces e* de plus vives lumières.Je le dirai mème en toute sécuri té, pour que Dieu habite dans une âme et la remplisse de ses dons, il suffit qu\u2019elle lutte courageusement.1!! connaît mieux que personne notre fragilité et le scandale de notre malheureuse époque ; mieux que personne, il sait que la © vie est un combat, que le royaume du ciel souffre violence, et qu\u2019il n\u2019y à que la violence qui l'emporte ; et s\u2019il s\u2019afflige de nos chutes, il ne s\u2019en étonne pas.Pourvu qu\u2019on se repente et qu'on reprenne les armes, il nous bénit:et vient habiter.en nous.Ce n\u2019est donc pas une chose impossible que de faire silence et que de ménager à Dieu une retraite en nos âmes, afin qu\u2019il soit notre inspirateur et notre maître ; et lorsque nous plaçons.à ce prix la vraie, la belle, la grande, la sublime littérature, nous ne donnons done pas dans l\u2019utopie.Pour ceux cependant à qui cette spéculation paraîtrait trop haute, il n\u2019y a qu\u2019une chose à leur dire, c\u2019est qu\u2019ils sont trop les enfants du bruit et que, venu dubruil, leur littérature, comme un arbre stérile ne portera jamais de bons fruits, puis- mills olla.a, LE FRANC-PARLEUR que ainsi que le déclarait, avec son grand sens, M.de Maistre, le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien.Je laisse, presque sans avoir rien dit sur elle, celte belle et haute doctrine du silence comme premier inspirateur de la littérature supérieure, c'est-à-dire de la littérature qui est exclusivement au service de la vérité et du bien.J'aurais voulu appuyer avec plus de détails sur le fait que le silence de l'âme en Dieu, ou la parole de Dieu à une âme silencieuse, est la condition sans laquelle la vérité ne peut s'incarner dans les intelligences, et c\u2019est à peine si j'ai pu faire -comprendre que c\u2019est à cette mystérieuse source que la littérature doit aller s'abreuver, si elle veut être, dans le vrai et dans le fond, la servante du bien, du vrai et du beau.En vous parlant de Jésus-Christ comme la voie et la vie de !u vérité, j'aurai occasion de revenir sur ce sujet.Pour le présent, je dois me hâter de dire quelque chose.de la littérature comme forme ou comme art.Je ne craindrai pas de l\u2019affirmer tout d\u2019abord, l\u2019art littéraire, est un art difficile et qui ne se livre qu\u2019au travail.Pour atteindre cet art,il ne suffit pas d'avoir fait,mème avec le plus grand succès, un cours de Belles-Lettres et de Rhétorique dans un collége, serait il la première institution classique de l\u2019univers.Ce cours a pu donner les premières idées des règles et les premières notions des ressources de l\u2019art, mais c\u2019est tout ; etsi une étude de plusieurs années, une étude sérieuse, une étude approfondie ne vient pas, par la suite, faire fructifier cette première semence, loin de produire des fruits, elle ne sera pas longtemps sans se perdre entièrement.Cependant rien de plus fréquent: que de rencontrer des Jeunes hommes qui vivent dans une sécurité toute contraire.Dès leur sortie du collége, ils ont eu le malheur de prendre la,plume pour la publicité et le malheur plus grand encore, de rencontrer des approbateurs outrés et iréfléchis qui ont vanté, exalté, sans dicernement aucun, ces premières productions du talent.Il n\u2019en a pas fallu plus pour persuader à ces jeunes gens qu\u2019ils étaient passés me: tres en liltéralure et pour leur faire croire qu\u2019il était contraire à leur dignité d'écrivains distingués de se livrer a l'étude de la littérature.Et ils sont démeurés étrangers aux secrets de l'art ; et ils n\u2019ont pu développer les admirables talents dont la Providence les avait doués ; et ils ont trompé les espérances qui reposaient sur eux.Et qu\u2019on ne croie pas que ce reproche s'adresse uniquement à mes concitoyens.Je ne parle pas en ce moment au point de vue Canadien, je parle des études littéraires et du mépris qu'on en fait partout.Dans tous les pays, à part quelques rares exceplions, on n'approfondit pas assez la littérature, et voilà pourquoi, .partout,il ya si peu de vrais littérateurs.En France, on n'est pas plus scrupuleux que nous sous ce rapport: j'ai pour affirmer ce fait, l'autorité même de Mgr.Dupanloup, qui, on le sait, ne prodigue pas les actes d\u2019humilité lorsqu\u2019il s'agit des gloires de sa patrie, «Je ne dirai pas, dit- il, l\u2019immortel éloge que fesait autrefois de l'étude des Lettres l\u2019Orateur de Rome.Je serais bien plutôt tenté de demander où sont aujourd'hui les hommes du monde qui, après avoir consacré à l\u2019étude des Lettres leurs premières et plus belles années, en conservent quelque chose, je ne dis pas même pour la lumière de leur esprit et la consolation de leur vie, mais pour l\u2019occupation de leurs loisirs : C\u2019est que « les premières études littéraires, comme le disait avec raison le chancelier d\u2019Aguesseau, ne donnent que la clef de la littérature y S'en tenir là, comme on le fait si souvent, c\u2019est n\u2019y pas pénétrer, et renoncer mème au bénéfice des premières études ; car bientôt il\u2018h\u2019en\u2019 reste plus que # LE FRANC-PARLEUR 357 des traces confuses : au bout de quelque temps on n\u2019est plus mème en état d'entendre les auteurs.» Mais puisque, tout en faisant cet aveu, l'illustre prélat appuie sur la nécessité de continuer, même après un premier cours, l\u2019étude des Lettres, laissons-le poursuivre, c\u2019est le moyen de servir heureusement une cause que je ne plaide, el que je ne puis plaider, qu\u2019avec le sentiment de l\u2019af voir tout le premier malheureusement méconnue.\u201cCe qui fait la faiblesse et l'insuffisance des premières études littéraires, c\u2019est le défaut de la pensée et de la réflexion : en d\u2019autres termes, c\u2019est l'âge auquel on s\u2019y livre.En scconde, en Rhétorique,et tant qu\u2019une forte philo sophie chrétienne n'a pas affiermi l\u2019esprit d\u2019un jeune homme, le fond des idées manque, et par conséquent la vraie el solide littérature : l'intelligence de grands principes littéraires est nécessairement superficielle, et le sentiment du beau peu profond ; lecôté moral et religieux des lettres, d\u2019où leur vient leur grandeur réelle,leur haute et féconde influence, apparaît peu, frappe peu.\u201c La littérature,on ne doit pas s\u2019y tromper,n\u2019est pas chose légère : pour en saisir Ja portés, la valeur, les vraies et profondes beautés, il faut une matnrité de raison qui commen ce à peine quand finissent les études classiques : c\u2019est donc alors le moment de revenir sur ses pas, de visiter de nouveau les chemins parcourus,de remonter aux sources, de jeter un coup d'œil plus sûr ct plus pénétrant sur ce dont on l\u2019avait guére aperçu que la brillante surface : en un mot, c'est le moment, non d'abandonner, mais de poursuivre cette belle étude des lettres, et d\u2019un point de vue plus élevé et plus chrétien, si l\u2019on veut en recueillir la haute culture (qu'elle donne a Ide, si l\u2019on veut se former par là un fonds riche, qui alimente la vie, et où, plus tard, on puise chaque jour ; un foyer, d\u2019où partent incessamment les illuminations utiles, les aspirations puissantes.\u201d Puis s'adressant à ceux qui ne trouvent dans les études littéraires qu\u2019un délassement, un agréable emploi des loisirs et qui ne voient pas pour eux-mê.nes la nécessité de pousser bien loin de telles études, Mgr.d'Orléans poursuit: Ce n\u2019est pas un simple agrément de l'esprit, ou un pur intérêt de curiosité, ou une stérile et vaine habitude d\u2019aligner les phrases, qu\u2019un homme sérieux retirera de ses travaux littéraires ; il y puisera, dans le développement toujours croissant de scs facultés, dans le talent de penser, de parler et d'écrire, une valeur personnelle et c'est là ce qui est d\u2019un usage quotidien dans le monde.Et certes, pour que la culture large et forte de l'esprit trouve son utile et fréquente application, il n\u2019est pas nécessaire d'occuper les hauts emplois d\u2019un pays, d\u2019ètre jeté dans les honneurs et les labeurs de la vie publique.Dans sa province, dans sa ville, autour de soi, dans toutes ses relations sociales, sans cesse l'occasion se rencontre de mettre à profit les avantages que donne la clarté, la justesse, la vivacité du raisonnement, la distinction du langage,la force persuasive qui décide : toutes qualités que l\u2019on doit aux lettres.Et c'est par là que, dans la plus modeste existence ou dans la plus petite cité, on se rend utile à soi et aux autres, on restà à la hauteur de sa position, on se fait aimer et considéreR Non, ce ne sont pas les occasions qui manquent aux hommes, elles se présentent d\u2019elles-memes, er à tous ; seulement il faut être en état d'en profiter sinon elles passent comme tous autres cho ses qui se perdent chaque jour entre nos mains.Voila ce que ne savent pas assez ceux qui disent : À quoi bon des Études solitaires, qui ne serviront jamais ni a moi ni à personne ?La vérité est qu\u2019il n\u2019y a peut être pas un jour dans la vie où l\u2019on puisse tirer partie de son instruction, de son talent, de sa valeur personnelle, si on a une valeur personnelle.\u201d La valeur personnelle, ce n\u2019est pas une vanterie, mais une justice de la proclamer, en Canada personne n\u2019en manque.Depuis douze années que je voue mon existence à l'Education de la jeunesse Canadienne, j'ai eu à élever de nombreux enfants ; j'ai parcouru successivement l\u2019Education populaire, l'Education industrielle et commerciale, ainsi que la haute éducation intellectuelle ; j'ai donc rencontré des sujets de toutes les classes, si diverses de la société.Chez l'enfant des classes ouvrières, j'ai pu admirer, à mon aise, les ressources les plus généreuses du cœur et les dons les plus admirables de l'intelligence ; chez tous ceux qui réclamaient l\u2019Education moyenne et l\u2019Education classique j'ai trouvé un grand fonds d'aptitudes heureuses et de talents féconds ; et ce n\u2019est qu\u2019à de rares exceptions que je me suis trouvé en face de natures incultes.Des instituteurs de tous les ordres auxquels j'ai fait part de mes observations sur ce sujet, [m'ont toujours avoué que leur expérience personnelle leur permettait de corroborer ce témoignage.En sorte que j'ai pu conclure qu'il suffisait d\u2019avoir vu le jour sur les rives du St-Laurent et être le fils de la jeune, mais vigoureuse, mais forte, mais pleine d'avenir, famille canadienne pour jouir d\u2019une valeur personnelle excellente.Et si l'étude venait achever l'œuvre commencée par nos écoles, nos academies et nos colléges; si notre jeunesse sentait enfin la nécessité de se mettre résoliment au travail et de n'en point démordre ; si elle consentait à consacrer les trente premières années de la vie aux jouissances que procurent la réflexion, l\u2019application et le travail de l'esprit, nous verrions surgir partout, et à tous les degrés de la société, des hommes supérieurs et qui commanderaient à l\u2019avenir- Dans les classes libérales et commerciales, il faudrait surtout s'appliquer aux études littéraires, et, en particulier à l\u2019éloquence.Cest dans ces deux classes que sont choisis ceux qui, dans nos parlements, dans nos corporations, partout sont appelés à faire prédominer l'intérêt catholique et canadien ; car dans tous ces combats de la politique et de l\u2019économie, c'est léloquence, c'est-à-dire le génie éclairé par la science et servi par uue élocution facile et claire, qui finit toujours par l\u2019emporter.Mais assez de ces réflexions et hâtons-nous d'indiquer quelques-unes des sources où un jeune homme doit aller puiser les connaissances des formes ou de l\u2019art littéraire.J'en distingue trois principales : les auteurs paiens, les Pères grecs et latins et ia littérature française depuis le siècle de Louis XIV, jusqu\u2019à nos jours.La littérature païenne est grande et belle assurément, si nous la considérons dans la forme ; quand au fond, le plus souvent, il manque entièrement.Quoi de plus beau, pour ne citer ici qu\u2019un exemple, quoi de plus beau et de plus grand que la forme de l\u2019Iliade, et cependant que dire du fond ?\u201c Chez les héros du chantre de la Grèce, point de justice raisonnée, mais fougue de passions violentes, soif de gloire, bravoure pointilleuse, qui s\u2019assouvit en duels et en satisfactions brutales.Achille refuse à Hector de s'accorder mutuellement la sépulture.Tandis qu\u2019il est à bouder dans sa tente il laisse les Troyens tailler les Grecs en pièces ; il s'en réjouit mème avec Patrocle, et souhaite que Grecs et Troyens aient à mourir jusqu\u2019au dernier,pour survivre tous deux seuls : il déchire en lambaux le cadavre de son ennemi, et ne se rend aux instances paternelles qu\u2019à un prix élevé.Dans l\u2019assemblée des chefs, il appelle Agamemnon 308 LE FRANC-PARLEUR e mange-dons et dévore-peuples ; il pleure de colère comm3 un enfaut mal élevé ; il ne sait offrir d\u2019autre consolation Priam, désespéré de la mort de son fils, que le repas qu'il Jui prépare, encore le menace-t-il s\u2019il ne mange, de le chas ser de sa tente ; donze jeunes garçons sont immolés par lul aux funérailles de Patrocle : rencontré aux enfers par-Ulys- se, il lui avoue qu\u2019il consentirait, pour être vivant, à se voir le dérnier des esclaves.\u201d Eh bien, je demande, si une telle âme ne mérite jas d'être citée au tribunal des nations et d\u2019être vouée au mépris général ?Comment le chantre n\u2019a-t-il pas senti que ce qu'il érrivait de son héros était horrible ct gue ni les mélodienx accents de sa lyre poétique,ni l\u2019harmonie ravissante qui devaient accompagner ce récit, n\u2019empêcheraient la conscience publique de se soulever et de s'indigner 3 la vue de tant de cruauté, de bassesse et de haine ?Il faut en dire autant de toutes les autres productions paiennes : dans la poésie, dans la tragédie.dans la prose, dans la philosophie et mème dans l\u2019histoire, c'est le vice, c\u2019est l'erreur, c'est le mal que, le plus souvent, on célèbre ; et voilà pourquoi,si la forme est belle, le fond est laid.Plusieurs écrivains modernes ne sonL pas plus heureux, et l\u2019un d\u2019eux le sentait bien.lorsque pour justifier ses œuvres et celles de ses frères et de ses fils, il éprouvait le besoin de donner une nouvelle règle au goût, en disant : le beau, c'est le laid ! Ce que nous devons donc chercher dans la littérature païenne, c'est la forme et rien de plus; d'ailleurs our le fonds, j'ai, dans la première partie de cette confére ne, indiqué où il fallait le puiser.Ces restrictions posées, je nomme, sans plus tarder.les auteurs païeus qu\u2019on pourra lire et analyser avec profit.Homère et Virgile pour l\u2019épopée.Il y a là des richesses et des coloris qu\u2019il faut connaître, si l'on veut s'initier au genre épiqne.Démosthéne et Cicéron pour Téloquence.C\u2019est à l\u2019école de ces deux maîtres de la parole que se sont formés les plus grands oraleurs, ceux surtout qui ont eu soin de puiser ailleurs un grand fonds de religion et de science.Eschyle, Sopacle, Euvripile, Sénèque, mais ce dernier dans un dégré inférieur aux trois autres, pour le drame.Pindare, Horace pour la poésie lyrique, genre qui chez ces auteurs est porté à un haut dégré.Esope et Phédre pour l\u2019apologue ; on sait quelles leçons on peut toujours recevoir à l'école de ces deux derniers.Et pour ceux qui sentent le besoin de féconder leur imagination, c'est à Ovide qu\u2019il faut avoir recours ; cependant, il faut avoir soin de toujours choisir des éditions epurgées.Pour l\u2019étude littéraire des Pères de l\u2019Eglise, il n'y a pas de restriction & faire.Les Pères étaient des saints ; ils portaient en eux le germe du divin ; ils avaient quelque chose, dans leur esprit el dans leur cœur, de la sagesse mème de Dieu ; eu eux rien de recherché, vien de travaillé, mais un mélange admirable de simplicité,de grandeur et de majesté : toutes choses qui vont directement à | âme, l\u2019éclairent sans l\u2019éblouir et déposent en elle le levain généreux du beau.La vertu des Pères est une claire fontaine,une piscine régénératrice, où la pensée et la parole se purifient avant d\u2019être énoncées ; l\u2019Esprit-Saint qui les remplit est leur censeur et leur inspirateur.Avant de réfléchir, ils appellent l'Esprit ; c'est sous ses yeux, c'est en sa présence que se fait le travail secret de leur pensée ; puis quand il s'agit de faire connaî tre le résultat de leurs recherches intelleétuelles ainsi inspirées, ils supplient encore l\u2019Esprit-Saint de demeurer en eux la voix et la parole de la vérité.On comprend tout ce que cet hôte divin doit imprimer de beau à la littérature des Pères.Lisez les pages immortelles qu\u2019ils nous ont laissées, vous sntirez quelque chose comme l'apparition de l\u2019éternel dans le terrestre, une inexprimable suavité, une noblesse et une grandeur qui étonnent ! Il ya dans ces pages un je ne sais quoi d\u2019indefinissa- ble qui nous gagne et en même temps s'empare de notre âme, la dilate, la passionne, la transporte dans des régions supérieurés où il semble qu\u2019elle se trouve tout-à-coup environnée d\u2019un rayon de la gloire et de la lumière d'en, haut ! - En parlant de l\u2019étude de la Religion, j'ai déjà indiqué les œuvres des Pères de l'Eglise, ainsi que des ouvrages récents où l\u2019on peut les lire dans notre propre langue.Je n\u2019ajouterai rien aujourd\u2019hui, Je me contenterai d'attirer une attention spéciale sur St.Grégoire de Nasiance, St.Buzile, St.Jean Chrysostme, St.Jérôme, Tertullien, St.Ambroise, St.Augustin, et, bien que d\u2019une date plus rapprochée de nous, St.Thomas.La littérature française a su s'élever à de magnifiques hauteurs, et voilà pourquoi, il ne faut pas la dédaigner.Ceux qui aiment la poésie et qui se croient appelés par leur talent à cultiver les muses, doivent se persuader que Corneille, Racine, Boileau, lu Fontaine sont dex- cellents maîtres ; comme aussi bien que dans un degré inférieur Racine, fils et J.B.Rousseau.Je passe sous silence Jean-Jucques, Voltaire, Lamartine et Hugo, le génie était chez ces derniers Lrop seuvent marqué d'un caractère de fai blesse.oT Bossuet.Fénclon, Bourdaloue, Fléchier, Mas: illon, Fra yssinous, Ravignan, Lacordaive, Myr.Pie, Myr.de Tulle et le Pere Felix sont des guides sûrs pour l\u2019éloquence sacrée.Le Maistre, Patru.Terrasson, Cochin, d\u2019Aguesseau et Berryer ont laissé des chefs d'œuvre qui, je ne craindrai pas de le dire, ne sont \u2018point inférieurs à ceux des barreaux d'Athènes et de Rome.La tribune politique trouvera dans les discours de Montalembert et de Thiers des modèles -qui lui suffiront.Pour les publicistes et les autres écrivains, la Bruyère, la Rochefoucauld, de Maistre, de Bonald, Chateaubriand, quoi qu\u2019en disent certains jaloux, ce dernier rachète ses défauis par de grandes ct nobles qualités, Ozanam, l'abb# Morel, l'inimitable Martinet.Fulloux, Mgr.de Langres, Gratry, Mar.Mermillod, Lanrentie.l\u2019Evéque d'Orléans, Dem Guéranger Chantrel, ont produit des œuvres qui sont de vrais modèles.Et si on éprouve le besoin de se modéler sur des conct- toyens, qu\u2019on ne craigne pas le champ est vaste et beau.On pourra s'en convaincre en lisant les ouvrages que des plumes cxercées ont livrés à la publicité pour faire connaitre nos littérateurs et nos poètes : comme aussi en parcourant nos Revues periodiques.Un dernier conseil, et je termine.Voulons-nous avoir une belle ct grande littérature ?Ne prostituons jamais notre plume au service.de l'erreur et du mal ; soyons constamment les apôtres du bien et de la vérité.Le bien et la vérité nous communiqueront une science ct des forces étonnantes ; ils nous ouvriront des voies toujours nouvelles et nous trouverons sans cesse les fortes et vives inspirations qui impriment aux œuvres de l'homme le sublime cachet du génie.Comme ses rayons (qui s'obstinent à ne vouloir servir que la lumière et qui pour cela remontent perpôtuellement au soleil, nous laisserons 1Cl bas la trace immortelle du beau, et ce beau, croyez-le bien, nc sera pas le laid ! (4 continuer.) DEPLORABLE ACCIDENT.Au moment de mettre sous presse, une triste réalité se répand dans la ville.M.Plamondon, de la maison Hudon et Plamondon, vient d\u2019è- tre tué par la chute d\u2019une caisse descendant du quatrième étage et qu'il dirigeait dans les trappes de son magasin.Hy a de ces nouvelles qui sc répandent sur le moral d\u2019une population comme des nuages sur un soleil printauier.La mort aussi subite d'un citoyen intègre et jouissant de l\u2019estime de tous est certainement de celles Ja.C'était un homme craignant Dieu, ct, certes, c'est une grande consolation pour sa famille et ses amis, LES CÉLÈBRES PASTILLES À La VERS DE DEVINS Approuvées par les Médecins Français el Anglais les plus éminents.Elles sont faisifees.Meñez- vous! 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Les frais de poste sur les publications hebdomadaires ne sont que de 5 centins par trois mois, payables d\u2019avance au bureau de poste de I'abonné.Le manque d\u2019altention a ce detail entraine- rail une dépense de deux centins qu'il faudrait payer sur chaque numéro.Toutes lettres non affranchies seront invariablement refusées.Les journaux qui seront échangés ainsi que tcutes communications se rapportant à la rédaction; devront être adressés au franc-ParLeur ou aux Proprétaires-Rédac- teurs, 20, Rue St.Gabriel, Montréal.Les lettres d'affaires devront être envoyées à G.O.Beauchemix ET Vacois, Libraires-Impri- meurs, seuls chargés de l'administration du Journal.Le Franc-PARLEUR formera à la fin de l\u2019année un volume.de 416 pages, grand in-quarto.Imprimé par ©.O.BEauUcHEMIN 3T VALOIS, 20, rue St Gabriel, Montréal. 360 Chemin de Fer le Grand-Tronc DU CANADA = Service amélioré des trains pour l'Hiver de 1870-71.N cuveaux chars pcur {cus les trains express.-\u2014 Le et après le 12 novembre les Trains laisse ront Montréal comme suit : POUR L'OUEST : Express de nuit pour Ogdensburg, Ottawa, Brockville, Kingston, Belleville, Toronto, Guelph, London, Branfort, Goderich, Buffalo, Détroit, Chicago, et toutes les autres places de l'Ouest, À .\u2026.\u2026.0\u2026\u20260020soccrers concossse Train de la Malle pour Toronto et les stations intermédiaires &.8.00 A.M Train d'accommodement pour Kingston, Toronto et les stations intermé- GÏAirES .\u2026.\u2026.00000 s0000e sassocsocveso 000000 6.00 A.M Train d\u2019accommodement pour Brockville et les stations intermédiaires.4.00 P M Trains pour Lachine à 7.00 A M, 9.30 A Midi, 2.00 P M., et 5.00 P M.Le train de 2.00 p.m.va à la frontière.POUR LE SUD et L'EST.Train d'accommodement pour Island Pond et les stations intermédiaires.6.45 À M Exjress pour Boston vid le Vermont Central .\u2026\u2026\u2026.\u2026.crrcceess soccouces s\u2026\u2026-.9.00 AM Express pour New-Ycrk et Boston vid le Vermont Central .ccveeeee ooo.345 PM Express pour Québec, Island Pond, orham, Portland et Provinces d\u2019en DAS coco soccer ronserccsercese srassns 000000 Express de Nuit pour Quebec, Island ond,Corham et Portland et les Provinces d'en bas, arrêtant entre Montréal et Island Pond à St.Hilaire, St.Hyaciuthe, Upton, Acton, Richmond, Brompton Falls, Sherbroocke, Lennoxville.Compton, Coaticooke, et Norton Mills seulement a.10.10 PM Chars-dortoirs pcur chaque convoi de nuit.1 oc clanmene (those ou l'artuttss laicoont Dortland jour Halifax, N.E., tous les mercredis et samedis après-midi à 4.00 P M.Bagage étiqueté pour tout le trajet.H y a à bord un confurt excellent pour les passagers et toutes facilités pour le fret.Les vapeurs de la Compagnie Internationale, qui sont en correspondance avec le Chemin de Fer le Grand-Tronc, laissent Portland tous les Lundis et Jeudis, à 6.00 P.M.pour St.Jean N.B., etc, etc.On peut se procurer des Billets à toutes les principales Stations de la Compagnie.Pour plus de détails et l\u2019heure de l\u2019arrivée et du départ de tous les trains aux différentes stations, s'adresser aux guichets, Gare Bonaventure, ou au bureau No.39 Grande rue St.Jacques.; C.J.BRYDGES, Directeur-Gérant A Messieurs les Marchands .LISEZ CET AVIS.CONGRESSES PRUNELLE, doubles semelles, pour femmes.80 cts.BALMORALE do do .80 cts.CONGRESSES Doubles, Semelles, pour DOMMES.\u20260s vossos sauce souces sacessencces St.50 Et une immense quantité, trop longue à énumérer, de diverses sortes de CHAUSSURES que vous treuverez chez le soussigné, fubricant de Chaussures en gros, ct , AN 3 .© MONTREAL - { 8.00 P.M 2.00 PM ©.BOIVIN.ia.LE FRANC-PARLEUR LES AMERS DE M.DEPATI.No.363, Rue St.Laurent.Je soussigné, certifie que depuis plusieur années e souffrais d\u2019an® sffection decœur des douleurs tiès vives se faisaient sen£ir à la ré- gin du cœur, et des envies de vomir se répétaient très souvent sans pouvoir rien évacuer, surtout la nuit ju-qu\u2019à Vingt et trente fis.Dans ces moments il m'était presqu\u2019inpos-si ble de par.er, et j'é'ais d'uve faiblesse tellequ\u2019il + m'était impossible de marcher seul.Souvent \u2019aj pensé que c'en é.ait : fait de mol.Un jour que je relisais les journaux eu chercPant quelques secours à ma malalie, Je remarquai le certificat de M.Chartrand N.P.concernant les AMERS de M.DEPATI.Comine Je connaissais déjà M.Ghartrani, je résolus de m'informer à lui de ce remède si extruordinaire, d\u2019après ses re- commandatio :s je pris partie de fuire usage des \\mers de M.Dépati.Après l\u2019usage de deux bouteilles seulement je trouvai un tel changement chez imoi,que j'en suis tout émerv- 1116.J'ai repris mon appétit, ainsi que mon sommell, et je ne ressens aucune doulcur maintenant à a région du cœur, et le vomissement est eutièremeut dis- ps ru.Je puis recommander les Amers de Mr.Dé ti comme uu reinède .rès effilence, pour ceux sont attaqués de la maladie de Cœur.H.ÿ.BEAUDRY Emp.du Gouvern.Je, soussigng, certifie que depuis longtemps jo me suis trouvé attaqué de consomption ; voilà à peu près quatre aus je me Suis fait soiguer par plusieurs médecins et je n\u2019al jamais obtenu nucun soulagement.Je n'avais point d\u2019appétit, J'éprouvais toujours de gros mal de tête, presque LUtJUUES GIVIO U6 vulr.Aprôds avoir pris trois où quatre boutellles des Amers de Monsieur Dépau, Je me suis senti uu grand soulagement; après en avolr pris pendant trols ou quatre semaines je mie suis trouvé parfaitement guéri.Je recominande bien les Amers de Monsieur Dé; all aux personnes qui souffrent de la même maladie que mol.PIERRE BEAUCHAMP Rue Hyppolite _ Je, soussigné, certifie que Je suis tombé en con- somptiun ll y a à peu près un an.Je demeure à la campagne, à la Longue-Pointe.Je me suis fait soigner par tous les médecins de la place : ils mo disalent que J'étais en coneomption, mais 1ls ne pouvaient pus me faire de bien, J'ai vu sur les Journaux qu\u2019ily avait un Monsieur Dépati à Mo .tréal qui soignait pour cette malo die.Je me suis donné la peine de venir le voir.J'avais tou- Jours mal à la tite, je ne pouvais pas garder mes vivres et Je ne pouvais pas voir jour & mes cocu- pations.Après avoir pris \u2018es Amers de Monsieur Dépati peudant trois ou quaure semaines, je m'en suis retourné chez nous avec une provision de ce remède dans l\u2019espérance da me guérir par faitement.- .Je ue puis pas vous recommander agsez les Amers de Monsieur Dépati, 1ls sont d\u2019une effica- Cité prodigieuse, Mme.ANTOINE MONETTE Je certifie que depuis au delà huit à neuf mois je toussais extraordinairement, j'avais souvent des envies de vomir et ce que Jexpectorals se détachait aveo peine et était très visqueux, J'avais presque complôtement perdu l'appétit J'étais devenu s1 faible que c\u2019âtait avec beaacoup de difficulté que Je remplissais mes occupations ordinaires, mes jambes pouvaient à peine me \u2014\u2014 supporter, j'éprouvais une douleur coutinuelle à la t£te; ce qui me rendult lusou iant surtout lorsque je toussais, Je sentais de grander douleurs dans le buys-ventre el il se faisait dans ma poitrine un bruit semblable au ra e, je fatiguuis beaucoup en parlant.Je crus réellement que je tombals en consomptiion.Je consultal plusicu:s médecins.lis me dou aient des remèdes pour me sôulnger seulemont, mais aucun ne sou.lagait, Depuis un mois que Je prends des Amers de M Dépati Je suis parfaitement bien, J'ai un excellent appétit, mes forces sont revenues.Je certiñe que je suis comme à l\u2019âge de quinze ans, Je recomnm inde particulidrementles Amers de M.Dépati, Je leur suis redevable de ma santé.Mme.JUSEPH SANSOUUOI Rue St.Charles Borromms3 No, 219, Je certifie que depuis plusieurs années j'élais bien fable j'uvais pre-que toujours mil dans le dos et à l'estomac j'avais toujours des points de coté; à peine si J'étais cupable de marcher pour vaquer à mes uccupations.Depuis une quinzaine de ours Je preuds des Amers de M.Dépati, J suis parfaitement guéri, je ne me sens plus .ucun mai.Jesuis bien redevable de ma suuté à M, Dépati.Je recommande bien aux personnes qui souffriront de la m(ra: maladie d'aller consulter M, Députi.LAURENT MILLETTE.Je certifie que depuis au-deld de deux ans que J'étais bien made d'une m.Jadie de cœur qui mu fais it souffrir beauc.up, j'ai emp'oyé p.u- sieurs mé lecins, ct au un n\u2019a pu me donner lu soulagement Je suis allé consulier M.Dépati, Après avoir pris six bouteilles je me suis trouvé parfuitemient bleu Ju suis Lien redevable de ma anté a ces Amers.Toutes les personnes qui soufe friront de la née maladie que moi devrajent cler voir M.Dépa i.Mie l'ULIRILR, Tanner, des Kollands.NOUVEAU COURS \u2014DE\u2014 LANGUE ANGLAISE ~\u2014SELON LA \u2014~ _ METHODE D'OLLENDORFF A l'usage des Ecoles, Académies, Pensionnals el Collèges 2e Edition, revue et corrigee Ouvrage approuvé par le Conseil de l\u2019Instruction Publique de la Province de Québec, 1 volume in-12, de 240 pages.PRIX, solidement cartonné, $4 la douzaine.La vente de 5000 exemplaires de cet ouvrage dans l'espace de deux ans, et son adoption par les premières institutions du juys, parlent éloquemment en laveur de son mérite.Le Nouveau Cours de Langue Anglaise devrait se trouver dans toutes les maisons d\u2019éducation et es écoles où l'on enseigne l'anglais.A vendre chez C.Q.BEAUCHEMIN & VALOIS, Libraires-Imprimeurs 237 & 239, Rue Sl-Paul.2 janvier 171 "]
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