Le Franc-parleur. --, 20 avril 1871, jeudi 20 avril 1871
[" \u201cJOURNAL À TOUS, JOURNAL POUR TOUS Vou I, No36: gd 8 PLE can Feuilleton du \u201c Franc-Parleur.\u201d rr \u20ac .ho TROIS LEGENDES DE MON PAYS L\u2019Evangile ignoré, l'Évangile prêché, l'Evangile accepté.PAR J.C.TACHE, ECUIER.¢* Hatons-nous de raconter les délicieuses histoires du peuple avant qu'il les ait oubliées.\u2019\u2019 CH.NobDIER.Au LECTEUR.Tantôt je parcourais les rives de notre Grand Fleuve, conversant avec les pécheurs-sur la grève ; \u2014 Tantôt je m\u2019enfonçais dans l\u2019antigne forêt, campant le soir avec les Chasseurs ; * \u2014 Tantôt, j'allais -m\u2019asseoir au foyer des vieux diseurs, au sein de nos belles paroisses agricoles ; \u201c Et je retenais dans ma mémoire ce que ces hommes me racontaient.De retour qu logis je consultais nos vieilles chroniques, \u2014 ces discours de voyages, comme parlait Cartier, \u2014 ces admirables relations, \u2014 ces intéressantes histoires de la Nou- velle-France : ; : Puis je.me disais : \u2014 Ah ! s\u2019il m'était donné de partager avec d\u2019autres les-charmes de ces heures délicieuses !.Voilà pourquoi je me süûis mis à conter \u2026 Puissiez-vous, ami lecieur, prendre plaisir à mes récits ! PROLOGUE.Les trois-légendes qui suivent, \u2014 indépendamment de la forme qu\u2019elles revêtent ici, \u2014 constituent les trois parties d\u2019un drame moral, dans la manière des trilogies grecques : chacun de ces récits caractérise une de ces grandes situa tions qui, en se dégageant, font époque dans l\u2019histoire religieuse et sociale:des races aborigènes de notre Canada\u2014 L'histoire de L\u2019Isles au Massacre, la première par, ordre de temps, nous montre, touchant à son paroxysme, l'état de féroce barbarie dans lequel étaient plongés les aborigènes de l'Amérique du Nord avant l\u2019arrivée des missionnaires.\u2014 Le Sagamo : du Kapskouk nous fait assister à cette lutte tempétueuse qui se fit dans la nature insoumise des Sauvages, lorsque leur fut exposée la doctrine catholique, avec l'alternative de ses promesses magnifiques et de ses menaces terribles.\u2014 Le Géant des Méchins, c\u2019est la dernière étreinte de l\u2019erreur aux prises.avec la conscience, et le triomphe final de la Religion.| Cet enchaînement si naturel d\u2019idées n\u2019avait point échappé, d\u2019ailleurs, à l\u2019esprit tant juste des narrateurs qui nous ont transmis ces souvenirs.\u2014Voici comme s\u2019exprimait, à cet égard, un vieux Sauvage à qui je parlais de ces choses (je conserve aux paroles de mon interlocuteur cette forme pit- \u201cMONTRÉAL, JEUDI, 20 AVRIL 1871.ABONNEMENT, , .$2.0 PAR NUMERO #8 CENTIN toresque qu\u2019on connaît si bien au pays et qu\u2019on aime tou- Jours ) : \u2014 \u201c Dans c'temps là \u2026 tu vois ben \u2026 les Sauvages pas la \u201c R\u2019ligion .toujours, toujours du sang \u2026 pas la chalité \u2026 \u2014 \u201c Quand les patliaches venir \u2026 nos gens surpris \u2026 pas \u201c accoutumés \u2026.malaisé pour comprendre \u2026 fâchés quasi- \u201c ment.\u2014 \u201c Aujourd\u2019hui \u2026 Ah ! Ah ! .\u2026 pas la même chose en \u201c toute .nous autes comprend tout \u2026 la R'ligion tu vois ben ! \u201d \u2026 C\u2019est pour conformer tout mon travail à cet ordre de pensées que, fidèle en cela du reste avec les coutumes légendaires, j'ai donné à chaque récit un second titre qui en est comme le sens moral : \u2014 ces trois légendes s'appelleront donc encore : L\u2019Evangile ignoré, l'Evangile préché, l'Evangile accepté.Pour initier le lecteur aux choses qui, à titre essentiel ou de pur intérêt, se lient à ces histoires, il est bon de donnen quelques explications trouvant naturellement ici leur place ; parce que, rejetées plus loin, ces argumeuts feraieñt languir la narration à laquelle je veux conserver toute la rapidité originale.Toutes les localités dont il sera question sont situées dans les comtés actuels de Témiscouata et de Rimouski, et dans cette partie de la Province du Nouveau-Brunswick qu\u2019on appelle le Moyen Saint-Jean, à cause de la position qu\u2019elle occupe par rapport à la belle rivière qui porte ce nom, mais que souvent j'appellerai dans le cours du récit de son nom sauvage, Aloustouc.Les lieux auxquels se rattachent spécialement les souvenirs qui font le sujet de ces trois légendes sont : \u2014 I\u20ac Bic et les Islets Méchins, situés sur le fleuve Saint-Laurent pres- qu\u2019aux deux extrémités du comté actuel de Rimouski : \u2014 le Grand Sault sur la rivière ou fleuve Saint-Jean, à environ quarante lieues au-dessus de la ville de Frédéricton, capitale du Nouveau-Brunswich.Ici encore je remplacerai le nom de Grand Sault, donné à cette chùte, que forment les eaux puissantes du Saint-Jean, se précipitant d\u2019une élévation de soixante-quinze pieds à travers des encaissements de rochers d\u2019un aspect grandiose et terrible, par le mot sauvage de Kapskouk, qui sert aux aborigènes à désigner et la chûte et les gros rapides qui la complètent.* » x Les deux tribus sauvages qui jouent le principal rôle dans ces trois traditions, les tribus Micmac et Maléchite, faisaient alors partie de la nation Souriquoise (appartenant à la race Algonquine.) Cette nation habitait toute l'étendue de pays naguères appelée l\u2019Acadie, comprise aujourd\u2019hui dans la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick, et l\u2019extrémité Est du Bas-Canada, et une petite partie de l\u2019Etat du Maine.Le peuple Souriquois, dont nos chroniqueurs font tant d\u2019éloges, le premier que connurent Jacques Cartier et ses intrépides compagnons, a toujours été, \u2014 n'oublions pas- de le dire, \u2014 l\u2019ami fidèle des Français, des Acadiens et des Canadiens ; ce qui ajoute pour nous un intérêt de plus à tout ce qui a rapport à cette belle et intelligente race.Les Micmacs habitaient le littoral de la mer, du Golfe Saint Laurent et de la Baie de Fundy (autrefois Baie Fran- çaise).TI at SL, - .ue dave rang Clon.Pl ry GY, Net swam oR 0 NES ceca Ae RR ER NTR PES CE PTE FAP & .GRA cde YR a poe ARES, TAT Qe man WIRE of Mg Lorna _ Les Maléchites occupaient l'intérieur de la partie continentale de l\u2019Acadie.De leur pays, ils se rendaient par les rivières Trois-Pistoles, Ristigouche, Miramichi et Saint- Jean, vers leurs frères des eaux salées.établis sur les bords du Saint-Laurent, dans la Gaspésie, la Baie des Chaleurs, les Iles du Golfe et la péninsule actuellement nommée la Nouvelle-Ecosse.| ; Aujourd'hui les restes de ces deux tribus sont épars dans ces vastes régions, jadis leur domaine.Les deux princl- ux centres de réunion pour eux sont, maintenant, le vil- age de Ristigouche pour les Micmacs, et la Réservé des Saurages, en arrière des paroisses de l\u2019Ile Verte et de Kakouna pour les Maléchites.i Le nom de Micmac, aujourd\u2019hui commun à tous les Sauvages du littoral acadien, ne dut dans l\u2019origine appartenir vaux Souriquois habitant la partie Ouest de la Baie des Chaleurs et la rive du Saint-Laurent comprise de nos jours dans le comté de Rimouski.(1) Ce mot parait être la transformation du mot Micouäk, composé de deux racines algon quines : Micoua, qui veut dire conchant, crépuscule et de ak, na ou nâk, terminaison \u2018variable équivalant aux mots terre, pays, demeure.Miconâk ou Micoua-nâk signifierait \"donc terre du couchant : \u2014 appliquée à une peuplade, selon les habitudes de langage des Sauvages, cette locution pourrait se traduire par la phrase suivante : nos frères du couchant.C\u2019est, en toute probabilité, le nom que donnaient, aux Souriquois de l\u2019Ouest Acadien, leurs frères de Miscou, de Miramichi, de Ile Saint-Jean (Prince Edouard) et du Cap Breton, qui voyaient coucher le soleil dans la direction du territoire de la Ristigouche et de la Métapédiac.Je ne sache pas qu\u2019on ait jusqu'ici don né d\u2019explication sur l\u2019origine de ce nom de Micmac ; celle que jefhazarde ici a paru plausible à des connaissenrs.Le mot Maléchite me paraît être un dérivé du mot A|- mouchiche, composé du substantif Almouts on Animouts, chien, et de la particule diminutive chiche ou shish : \u2014 pareille appellation, attribuée à une tribu amie, ne peut dire autre chose que : la nation aux petits chiens, qui a des petits chiens.(2) > Mais pourquoi distinguer ainsi une tribu ; car toutes les \u2018tribus sauvages entretenaient des chiens, presque tous de petite taille ?Ah ! c'est que ces petits chiens de race particulière, qu\u2019on retrouve encore, mais en petit nombre, chez les Maléchites et les Micmacs de Ristigouche, possèdent des qualités iustinctives qui ne se rencontrent pas chez les au tres races : \u2014 ils chassent le porc-épic avec un succès infaillible et Libre d\u2019accidents.Or, dans un pays où abondait le porc-épic, comme au pays dont il est question, ce n\u2019était pas un petit mérite que celui qui distinguait ces gentils animaux.Les chasseurs savent quels dangers l\u2019on court de perdre ses chiens, lorsque ceux-ci tombent sur la piste fraiche d\u2019un porc-épic : \u2014 c\u2019est au point que les admirables relations des jésuites font mention de ces dangers.Pour les atmouchiches, point de périls dans cette chasse.\u2014 11 fait beau voir ces fines bêtes, au lieu de se ruer sur les piquans sans nornbre d\u2019un porc-épic surpris dans sa marche paresseuse et pelotonné pour sa défense, il fait beau les voir tomber en arrêt, le nez à deux pouces de l\u2019animal, jap- per-d\u2019abord pour avertir le chasseur, puis.si le maître tarde à venir, se taire, retenir leur haleiue jusqu\u2019à ce que le gi bier hérissé, n\u2019entendant plus de bruit, se croyant seul, lève la tête et découvre sa gorge aux poils doux, sous laquelle 1 Champlain, parlant des Sauvages de la Baie des Chaleurs, dit qu'ils se rendaient par le moyen de rivières et d'un portage À un endroit nommé Matane.C'est encore ce que font quelquefois les Micmacs.En remontant la Ristigouche au départ, puis la Métapédiac et le grand lac du même nom, on s'engage dans une rivière appelée la Petite Matane, d'où, par le moyen d'un portage, on tombe dans la grande rivière Matane, dans le comté de Rimouski.(2) Je crois devoir faire remarquer que, dans cette question d'étymologie, je n'entends nullement m'occuper de cette autre question historique, si obscure, qui a trait à la tribu que certaines chroniques ont désignée par le nom d'Almouchiquois, not auquet M.l\u2019abbé Maurault, missionnaire des Abénaquis donuc exactement la mème signification que je donne au mot Maléchite.M.l'abbé Lañèche, ancien missionnaire du diocèse de Saint Boniface, dans un fort intéressant article publié dans le No du 27 Mai 1857 du Courrier du Canada, rattache l'origine du mot Maléchite a deux mots du dialecte Cris : Mayi qui veut dire difforme ct Shit pied.\u2014 Il m'est impossible de croire que mes amis les Maléchites, si parfaits de formes, si magnifiquement développés, des plus beaux parmi les plus beaux Sauvages, aient jamais pu recevoir le nom de Pieds difformes ; eux qui pourraient, surtout pour ic mains et pour çs pieds, servir de modèles aux artistes, ° LE FRANC-PARLEUR us Been A A ru 2 FRI.ee Palmouchiche plonge le museau, pour tourner sur le dos le porc-épic qu\u2019alors il étrangle.- .\u201d *, Il évite ainsi de se bourrer la tète, les yeux, la bouche et le col de piquants, comme font les autres chiens qui souvent meurent de ces.:blessures, lesquelles, toujaurs et pour le moins, causent à ces animaux des abcès affreux.st 2 i Te qT Ar & Un mot présentement des sources où j'ai puisé la matière de ces légendes, dont la tradition se conserve encore, bien que le souvenir en soit de moins en moins vivace, au seir des tribus dont je viens de parler et parmi les vieux conteurs de la côte.CT Il a fallu recueillir, pièce à pièce, les précieux lambeaux de ces histoires intéressantes, pour les reconstituer dans leur ensemble et les arracher à l'oubli qui les menace.Car, dans quelques années, alors que la famille aura vo se relà- cher les liens qui en unissent les membres, alors qu\u2019on ne voyagera plus qu\u2019eu bateau-à-vapeur UNE NECESSITE POUR LE-BUREAU DE SANTE.Les ravages causés par le fléau de la petite vérole dans les Provinces maritimes, ont fait adopter aux autorités de toutes les principales villes de la Puissance, des mesures énergiques pour en combattre les effets morbides.Presque partout, on s\u2019est occupé en vue de son apparition prochaine, d'établir et de perfectionner le système de vaccination.- - 4 .En effet, c'est à l\u2019aide d\u2019un pareil auxiliaire que l\u2019on peut attendre de pied ferme l\u2019ennemi, qui sera peut-être avañt longtemps dans nos murs.To L'expérience du passé porte avec elle ses enseignements ; déjà en plusieurs endroits la vaccination est en pleing opéralion,et pratiquée d\u2019une manière entendue et salutaire.Montréal, qui par sa position financière, sa nômbredse population est tenue de prendre l'initiative dans toutes les entreprises concernant le bien-être public, n'a encore rien fait que nous sachions, pour changer son système de vaccination qui au dire de tous, est très imparfait et même défectueux.Nous ne nions pas que la nomination des médecins vac cinateurs dans les différents quartiers de cette ville ait produit d\u2019heureux résultats, et que le Bureau de Santé ait pu atteindre ainsi une partie de son but.\u2018 Mais, nous devons ajouter qu\u2019avec la loi telle que redigée la moitié de l'ouvrage reste encore à accomplir, tant il est difficile de faire observer par les parents qui ont des enfants, des règlements qui ne comportent aucune clause pénale.Les régistres des naissances catholiques et protestantes nous donnent annuellement un chiffre de 5,000 âmes.Consultez maintenant les rapports des Bureaux de Vaceicination, et vous verrez qu\u2019il n'y a qu'un très petit nombre de familles qui se conforment aux douces exigences de la loi.À quelles causes faut-il donc attribuer cette lacun& regrettable, dans le fonctionnement de notre système de Vaccination ?Nous en trouvons deux, qui, une fois disparues renden la besogne comparativement facile et sûre.8 La lère : Absence de statistiques relativement aux naissances des enfants dans la cité de Montréal.La 2iéme : Inefficacité de la loi, en n\u2019obligeant pas sous peine d'amende les parents à faire vacciner leurs enfants, chez le médecin proposé à la surveillance de leur arrondissement.Sans ces deux conditions indispensables vous ne pourrez jamais arriver à aucun résultat pratique.En effet,doit s'attendre que les Médecins Vaccinateurs assez faiblement retribués d\u2019ailleurs,perdront leur temps à courir de maison en maison, serutant de l\u2019œil tous les appirtements afin d\u2019ydécouvrir ceux qui sont en contravention de la loi ?Supposant mème qu\u2019ils auraient assez de zèle et de philanthropie pour accomplir cette rude besogne, en combien de cas pourraient-ils atteindre le but des règlements ?Quels déboires, sans compter les insultes ne recevraient- ils pas en certains endroits dans le cours de leurs visites ?Ce qui semble impraticable aujourd\u2019hui devient de fait par la possesion des statistiques, une tiche extrément facile.Le Médecin Vaccinateur ayant sous la main le Régistre des Naissances, se trouve immédiatement en possession de la date de la naissance.de l'enfant, il sait ses noms et prénoms, l\u2019origine, la croyance, la profession ou le métier du père, la rue et le No.du Quartier où il réside.| Par ce moyèn infaillible, il ne peut plus marcher à l\u2019aveugle.Son ouvrage est tout tracé et il ne tient qu\u2019a lui de le mener à bonne fin.Imposez maintenant par un article supplémentaire aux règlements de Vaccination, un pénalité aux refractaires de la loi, et vous avez un système, aussi perfectionnné qu\u2019on - peut le désirer sous les circonstances.Un Régistre contenant depuis plusieurs mois les najs- sances catholiques enrégistrées à la Paroisse Notre-Darie, 340 - LE FRANC-PARLEUR et que nons avons eu l\u2019occasion d'examiner, nous a suggéré les remarques que nous vénons de faire.L'auteur de celle vaste compilation, (car elle comprend au-delà de 4,000 noms d'enfants catholiques tant Canadiens Français qu\u2019Irlandais) est M.Louis Guibord employé de la Fabrique.Nous le félicitons de l'énergie qu\u2019il a dû déployer pour pour accomplir un travail aussi ingrat, qui outre son fini, son apropos et l'intérêt qu'il renferme, doit ètre d'une utilité indispensable pour le perfectionnement de notre mode de Vaccination.On nous informe que le Régistre est aujourd'hui entre les mains du Bureau de Santé, dont les membres intelligents ne sauraient faire autrement que d\u2019en apprécier le mérite et la nécessité.En recommander l\u2019adoption à ce Bureau est pour nous un devoir, car sans ces statistiques parfaitement exactes el complètes, nous considérons qu\u2019il est inpossible de remédier aux abus et aux défectuosités de notre système actuel.\u201d Plusieurs médecins Vaccinateurs qui en ont parcouru les nombreuses pages, l'approuvent en tout point, reconnaissant que son application immédiate est actuellement réclamée par les besoins sanitaires de l\u2019époque.Nous apprenons que ces Messieurs se sont déjà assemblés plusieurs fois, afin d\u2019aviser aux movens de créer un Bureau Central, où l\u2019on ne se procurerait que de la bonne vaccine.Semblable idée de la part des Médecins Vaccinateurs est tout à fait louable, car il n\u2019est malheureusement arrivé que trop d\u2019accidents,par l\u2019infiltration dans les veines des enfants, d\u2019un vaccin aussi dangereux dans ses effets, que le virus même de la variole.Tous nos efforts doivent donc être réunis pour éviter à l'avenir de semblables calamités, et si la maladie s\u2019attaque à ces chers petits êtres que nous aimons tant, ayons du moins sous la main, un remède qui les guérisse, un antidote et non un poison qui les tue.ADOLPHE OUIMET.-\u2014\" \u2026 UNE LEGITIME PROTESTATION.- Les séances du Sénat Canadien, ont rarement le privilége d\u2019être intéressantes et les procès-verbaux en font foi.\u201c Le p.:dlic ne s'émeut que légèremént en lisant des déci- | © sions prévues à l\u2019avance, et son apathie trouve une explication plausible.dans le fait que ces législateurs nommés à vie, sont par là mème forts de l\u2019impunité de leurs actes.Toutefois nous devons faire une honorable exception en faveur du procès-verbal du 8 avril couraut, qui contient une énergique protestation de la part d'Alfred Garneau Ecr, l\u2019un des traducteurs du Sénat.Comme cette lettre.n\u2019aura probablement pas les honneurs de la publicité dans le journaldes délibérations du Sénat, nous croyons vu le grand fonds de justice et d'équité qu\u2019elle renferme, devoir la publier en son entier.Nos lecteurs verront que le mérite n\u2019est pas toujours récompensé, et que ces hauts distributeurs de faveurs parlementaires, ferment depuis longtemps les yeux sur une in- jpstice criante, pour ne pas faire subir à la polique étroite, égoistede la Chambre des Communes, la dépression morale qu\u2019elle traîne après soi.La politique de retranchement inaugurée à la première session du Parlement Fédéral, n\u2019aura consacrée dans son \u2018 TS application, que le principe d'une économie mal entendue, mise au service d\u2019une ambition électorale.Le Trésor n\u2019a guère profité de ces quelques milliers de piastres, arrachées aux familles des pauvres employés de notre Législature Fédérale.Tout au plus cette mesure arbitraire aura-t-elle pour effet de jeter sur le pavé quelques années plus tôt, les bons serviteurs publics.Réformer nos bureaux, en éliminer.çes employés que le caprice ou la faveur y avaient unjour placés, chasser ces fils | de famille pour la \u2018plus part ignorants et vicieux, répartir plus également eu égard aux capacités, aux talents et aux qualités d\u2019un chacun, les salaires énôrmes accuinuléés sur trois ou quatre têtes, nous a toujours semblé une entreprise louable et méritoire.Mais avouons-le à la honte de nos législateurs, ce n\u2019est pas ainsi qu\u2019ils ont cru procéder.Le serviteur honnête, intègre et capable a vu ses émoluments diminuer en raison de son ancienneté et de ses services, en sorte que loin de prétendre à une promotion légitime, il n\u2019a en ce moment d'autre espérance que de rattraper le maigre salaire qu\u2019il recevait il y a quatre années passées- Certes ce n\u2019est pas l\u2019ambition qui le dévore ce pauvre employé.Il comprend qu\u2019une vie entière de sacrifices et d\u2019abnégation, lui suffira à peine À gravir les échelons de la hiérarchie bureaucrate, qui devront le conduire aù poste de sous- chef dans son département Ces obstacles qui barrent savamment sa route, il ne sait s'il lui sera donné de les faire disparaître, et quand son état de service lui aura accordé cette permission,la vieillesse toujours coupable aux yeux des gouvernants, fera évanouir en fumée des droits aussi légitimement acquis.- De tous les employés publics, celui de nos Législatures est le plus à plaindre, car sur son existence - s\u2019acharne-le capital politique.Essaie-til de faire percer son talent, vite on le rélegue dans l'obscurité, demande-t-il la jouissance de quelques-uns des priviléges accordés à ses confrères employés dans les Départements, de suite on férme l'oreillé \u2018et l'écho de ses justes demandes va se perdre pour toujours, dans les profondeurs des usines ministérielles ou: sénatoriales.Aussi pour la plus part n\u2019ont-ils guère la chauce-d\u2019être jamais que des scribes nécessiteux et inconnus s'et bientôt ga- gueront-ils juste assez pour justifier cétte\u2018boùtade d'iiti poste, qui fut sans doute employé : \u201cae « Une pâle déesse, à la face flélrie, « Moins par l\u2019âge que par les dégoilts de la vie « Me barrant le passage, au milieu du-chemin « Pour m'aider à tomber, me présenta la main.\u201c Ce qui revient à dire, en langage vulgaire « Qu\u2019un jour, il me fallut entrer au ministère « Bt j\u2019en franchis le seuil béant, à cette fin, « De gagner juste assez pour n'avoir pas de pain.Après trente années de service, yous laissez l'administration avec une pension suffisante, pour réclamer les bons soins de la St-Vincent-de-Paul Le Gouvernement a été assez prudent pour ne pas faire un proviso, vous dédommageant des rhumatismes, des courbatures et des infirmités que vous avez contractés a son service, et que malheureusement vous ne pouvez laisser en sortant a la porte des bureaux publics.Les quelques considérations.générales quen nous venons de faire ont bien leur importance, surtout lorsqu\u2019elles.viennent à l\u2019appui de l\u2019éloquence des faits cités dans la lettre de M.Garneau que nous laissons maintenant parler. LE FRANC-PARLEUR 341 A l'honorable Président du Sénat, Monsieur, Le 2° rapport du comité des comptes, présenté jeudi au Sénat, énonce de nouveau\u2014à propos d\u2019un fait particulier\u2014ce principe général : « Votre comité ne veut pas s'écarter de la recommandation faite par le comité des comptes contingents le 9 juin 1869 el adoptée par le Sénat, de ne point rouvrir la question des salaires.\u201d Je proteste auprès de vous, monsieur, tant au nom de mes confrères qu\u2019au mien, contre l\u2019expression, ainsi réitérée d'année en année, absolument, indéfiniment, d\u2019un principe qui devient injuste\u2014contre ce rapport particulier ainsi motivé sur une généralité excessive qui alteint une fois encore, sans nulle cause, notre présent et notre avenir.Après que la mise à la retraite de M.J.f.Taylor, ancien greffier en chef, a réduit numériquement le personnel et augmenté la tiche ou la responsabilité d'autres employés, n\u2019y a-t-il donc pas lieu, ne serait-il donc pas juste, d\u2019opérer des promotions ?Cette question, \u2014vous le sentez, monsieur lc président\u2014a une importance extréme pour nous, Tous, nous subissons\u2014comme Jes employés-des Communes et ceux du Gouvernement\u2014une forte retenue sur nos salaires en vue d'une pension à venir\u2026dans t0, 15, 20, 30 ans, mais que la plupart d\u2019entre nous ne verra jamais arriver, parce qu'à l\u2019époque voulue ils seront morts et peut- être depuis longtemps en poudre.Quand à ceux qui auront la vic assez dure pour aller à la limite d'âge, il est réglé qu\u2019ils recevront jusqu\u2019à décès une certaine pension basée sur les chiffres de leurs traitements au moment de leur retraite.Vous n'ignorez pas que, voulant alléger Ia retenue qui est lourde, surtout aux petits, en même temps qu'ouvrir d\u2019encourageantes perspectives i lous les employés des ministères, on a divisé cesemployés en 3 classes; que, pour chaque classe, il y a un salaire minimum et un salaire maximum; qu\u2019en conséquence l'employé reçoit régulièrement progressivement, d\u2019année en année, une certaine augmentation jusqu\u2019à ce qu'il ail atteint le plus haut degré de son échelle ; qu\u2019alors il fait un pause, puis, dès la première vacance qui se produit dans la classe ou les classes supérieures, qu\u2019il obtient une promotion, et qu'alors de nouveau son sa\u201d laire recommence à s'élever vers le cinffre maximum de sa nouvelle classe.Si bien que l'omployé, dans les départements, sent et voit s'améliorer sa position au fur et à mesure de la durée de son service, de son expérience, de la somme et de l'importance de son trävail.Et, vienne le jour de la retraite, il pourra compter sur une pension suffisante pour lui et sa fenme\u2014alors des vicillards tous les deux.Cela n\u2019est-il pas très-jusle ?Mais pour nous, employés du Sénat, employés des Communes, pour nous surtout les jeunes (j'entends jeunes de 30 ou 40 ans) rien de tel.Pas de progrès ascensionnel de juillet en juillet.On a fixé, pour chaque emploi, une rétribution propre, et vous savez bien que les salaires ont été arrêtés aux plus bas chiffres, et devront peut-être rester bien des années fixés ainsi sur des chiffres minima.Le Sénat avait formé un dessein.Etant le premier dans l\u2019ordre hiérarchique, il voulait prendre l'initiative, frapper un abus, et donner l\u2019exemple du ménagement ct de la modération dans la dépense.Le motif était bon en soi.Mais, quoique éclatant et sonore, l'exemple n\u2019a pas eu de suites.Combien, parmi les mille et mille employés de tous rangs, de toutes classes, de toute valeur, répandus dans les bureaux des ministères, répandus sur toute la face du pays, combien ont eu leur rétribution amoindrie ?Aucun, ou presque aucun.C'est mème le contraire qui a cu lieu.En trois sessions (y compris la présente) voilà S90,000 qui sont votées par les Chambres elles-mèmes pour permettre d\u2019augmenter les salaires ce ceux-là ct d'en cr£er d\u2019autres.Nous nous résignions, quoique assez tristement, à souffrir d\u2019une règle exceptionnelle.Privés des petits appoints annuels accordés à nos confrères au dehors, nous ospérions, nous nous flattions que du moins, quand il surviendrait une vacance parmi nous, il y aurait promotion générale pour Lous ceux au-dessous.Cela est encore si juste._Le 2e rapport nous ôte d\u2019une manière implicite jusqu'à cetto dernière espérance.\u2026 Une vacance s\u2019est faite.Tl y aura un employé de moins, le travail ou la responsabilité des autres se sont accrus.Et pourtant le comité des comptes sollicite, par la bouche de son pr\u201csilent, le Sénat d\u2019aflir- mer de nouveau qu'on nous a à jamais immobilisés dans nos rétributions et nos emplois \u2014qu'on ne rouvre plus la question des salaires.Il ne nous restera donc que la triste consolation de pcuvoir de temps en temps faire nos plaintes\u2014ile protester,comme je proteste là auprès de vous, monsieur le Président, qui nous témoignez taut de bienveillance \u2014ct d'invoquer l'esprit de justice contre les aggravations imméritées que l'on fait peser de plus en plus sur nous.J'ai l'honneur d'être, Monsieur, Votre-humble et très-obéissant serviteur, ALFRED GARNEAU, Employé du Sénat \u2014 @ > CAUSERIE SCIENTIFIQUE.Encore le rhume.\u2014 Beaucoup de recettes, peu de médecines.\u2014La mede\u201d cine dans les anciens temps.\u2014La toux n'est pas le rhume.\u2014Ou il ne faut pas confondre l\u2019estomac avec les poumons \u2014Les bronches.\u2014 Comment reconnaitre un rhume \u2014Traitement banal \u2014Méthode ex- pectante.\u2014Méthode sudorifique.\u2014 Méthode par voie sèche.\u2014Méthode par voie humide \u2014La machine à vapeur en médecine.\u2014Les inbala- tions d'oxygène.\u2014Htecette infaillible de l'auteur contre le rhume.Ti y a des gens difficiles de par le monde.Imaginez-vous, chers lecteurs, que certains abonnés de ce journal n'ont pas goûté du tout la recette du vieux praticien contre lo rhume ; ils considèrent, non sans- quelque raison, qu\u2019un carème par année, c'est suffisant, et ils ne sont nullement dispos\u201cs, paraît-il, à en faire trois ou quatre.Affaire de gout.Ces excellentes personnes m'ont fait l'honneur de me représenter que si je n'avais pas d'autre recette à leur donner contre le rhume, celle-là courait le risque de rester à l\u2019état de lettre morte.Et que no recourent-elles à leur médecin ?Des recettes ?il y en a à profusion.Le tout est de les appliquer convenablement selon l'âge, le sexe, le tempérament, les circonstances.Mais comme la médecine est surtout une science d'observation et que chacun est ou se cruit observateur, il s'en suit que tout le mondo se pense un peu médecin, en conséquence les recettes pleuvent drues comme grôte.Heureux quand le pauvre malade n'en choisit pas doux qui se détruisent mutuellement.Lorsqu'il s'agit d\u2019une maladie peu grave en elle-mème comme le rhume ordinaire, le mal n\u2019est peut-être pas bien grand.Autrefois il y a bien, bien longtemps, dans les premiers âges do la médecine,celle-ci consistait uniquement en recettes de cette nature.Les prêtres d'Esculape, sous le nom d'Acclépiades, exerçaient cet art avec plus ou moins de succès.Lorsque le patient était mieux, il écrivait les symy tômes de sa mala\u201d die et les moyens employés pour la guérir sur un tableau qu'il susper- dait dans le temple.Ceux qui étaient ensuite attaqués de la même maladie pouvaient profiter de son expérience.Aujourd'hui on ne prend pas la peine d'écrire, In langue suffit.Pour le rhume on s'en tient à ce MOo- de primitif d'enseignement.Lrs conseils ne font pas défaut, aussi fait-on successivement usage d'une foule de moyens plus ou moins innocents.jusqu'à ce que la mala- dico venant à s'user d'elle-même s'arrête tout-à coup.Agissant sur le: principe, post hee, ergo propler hoc, lc malads devient un partisan déclaré du dernier remède dont il a fait usage.Voilà l\u2019histoire du succès d'un grand nombre de recettes.Tout malade se croit compétent, pour traiter lui-même son rhumo, il consulte rarement son médecin et il n\u2019a que l'embarras du choix parmi lrs nombreux moyens préconisés contre cette maladie.Je veux aujourd'hui augmenter cet embarras en lui fournissant des recettes infaillibles pour guérir son rhums.\u201c Sollicité par les personnes qui ont éppouvé les heureux effets de men remède contre le rhume, j'ai consenti a le communiquer au public pour le faire participer dans les bienfaits de cette préparation éprouvée et approuvée.\u201d Mais d'abord il faut s'entendre.La toux n'est pas le rhume.C'est bien un symptôme du rhume, mais c'est aussi un signe de toutes les maladies de poitrine, ct même de cœur et quelque'ois aussi des a ffec- tions abdominales.Une personne subit un refroidissement, can tracte- unc inflammation de poumons, c'est un gros rhume.Qu'elle neglige ce gros rhume ou qu\u2019alle emploie les moyens ordinaires contre cette maln- die, elle eourra la chance d'aller rejoindre s°s ancêtres Uno autre tombe en consomption, encore le rhume.C'est d'abord uX rhums, ensuite un rhume négligé, enfin dans ia dernière période de la maladie elle se berce du vain espoir que c'est un rhume attaché sur l'ee- tomac.Ce pauvre cstemec'en l'accuse b\u2018en à tert.Hn'\u2018a.rirn à foire avce le A RE avin CO ae s.\u2014ne LS WN mW SDNY =; en.- = NEN mds Mos ae a TAT net LE Tl 30,8 \u2014.TP ss a _ = «nuire Sear pies is Lr \u2014\u2014 an creme a, dudé.BROIL ~ oem >) E cr.- - 342 24 E.= - rhume, de même que le cŒur est toüt-à-fait innocent de la sensation appelée mal de cœur.Mais savez-vous bien cù il est situé votre estomac ?Avez-vous jamais ressenti quelque forte émotions ?Alors metiez la main sur l'endroit où vous avez senti un choc et comme une vapeur s'élever vers Jes parties supérieures, -vous y touchez.En effet le plescus solaire centre du grand nerf,ce sympathique où naissent ces sensations, se trouve situé directement én arrière de l'estomac.Deux conduits partent de l'arrière-bonche, Pun aboutit à l'estomac, c\u2019est celui de la digestion, l\u2019autre se rend aux poumons, c'est le conduit de l'air.L'estomac n\u2019est dong pas coupable de ce qui attaque ce dernier, car il est séparé des poumons par une cloison, offrant tout au plus Lrois ouvertures très petites.; Le conduit de l'air qui commence un peu plus haut que la protubérance du cou appelée pomme d'Adam se divise en deux autres conduits qni vont aboutir à chacun des poumons oo Ces deux-à se divisent encore en trois, ces trois-là en un nombre infini de tuyau de très pelte dimension.C\u2019est un arbre dont le tronc se divise en branches de plus en plus petites.Il existe même des feuilles représentées par des ampoules microscopiques terminant ces petites branches.C'est là que le sang fait sa provision d'air.Si l'enflamma- tion va attaquer ces petits conduits, prenez garde, la maladie est séreuse.C'est ce qu\u2019on appelle une bronchite capillaire.Mais dans les cas de rhume orsdinaire, la membrane muqueuse des grosses bronches est seul enflaimmée, C'est l\u2019unique affection qu'on peut qualifier du nom de rhume.: Qui n'a pas une fois altranpé le rhume dans sa vie ?Qui ne connait par conséquent Jes symptômes de la maladie?La membrane muqueuse du nez qui est à peu près semblable à celle des bronches commence d'aborl par supporter le premier choc de l'ennemi ; de là, éternuement, sécheresse et obstruction du nez et plus tard écoulement de sérosité ficre, quelqu fois larmoiement ou irritation de l'œil et douleur gravative au front.Ce n\u2019est souvent là que le prélude.La maladie se propage en descendant d'abord dans l'arrière bouche produisant de la diflicuité d'avaler et ensuite dans le larynx, de là malaise, titi!lation dans la gorge, ce qui provoijue la toux suivie bientôt d'enrouement et même d'extine- tion de la voix.Enfin lorsque les bronches viennent à se prendre il y a sensation de sècheresse et douleur dans la poitrine.La toux d'abord sèche est bientôt accompagnée d\u2019une expectoration d'abord de muosités âcres, parsemèées ensuite de points blancs et jaunes, enfin 0: aques, jaunes verdâtres.La matière est cuîle, le rhume est mur, c'est le hon temps de recommander votre remède.11 va faire merveille, car la nature a déa guéri votre-inaladie.\u2018Traitement banal du rhume par la méthode expectorant: - en France, mauve, guimauve, infus:on de lleurs de violette, bouillon blanc, solution de gomme arabique, décoction de japibes de dattes, pâtes pectorales, etc.On sc contente en Canada de la tisane de graines de lin, ce qui coûte beaucoup moins cher et qui est tout aussi bon.Ceux qui ont du temps de reste prennent un bain de pics) et une tasse de baume chaud le soir avant de se mettre au Jit.L'imagination aidant le malade peut finir par croire que ce traitement anodin l'a guéri.Mais n\u2019existe-Lil aucun moyen de guérir un rhume ?Certes oui.Mais avant de donner ma recette j: veux faire connaitre celle de plusieurs praticiens célèbres.D'abord, méthode du Di.Johnson.La cause de la maladie ?se demande ct estimable médecin.Un refroidissement el en conséquence la sup;rressiun de la transpiration cutanée.Eh ! bien, rétablissez cette fonction et vous détruirez la maladie à sa source.De là jremicr moyen\u2026infaillible.T1 a réuni plus de certificats que sa Salscpareille de Bristol ct toutes les autres Salsepareilles du monde depuis le commencement du règne de ces utiles médicaments.Mais une condition sine qud non dès que les premiers symptômes de la maladie se font sentir : Que faut-il donc fuire ?Se baigner.Dans la rivière ?Non pas, dans l\u2019air, un bain d\u2019uir, un bain d'air chaud, voilà.Il n'est pas nécessaire d'aller courir les établisements de bains, votre chambre à coucher fera parfaitement l'affaire.Vous avez ou si vous n\u2019avez pas, vous achetez (car il faut Loujours en ven:r là) un petit instrument de fer blanc qu'on appelle une lampe à esprit de vin.Vous aurez soin que la mèche soit assez volumineuse et que la lampe qu\u2019elle contient puisse brûler pendant une demi-heure.Vous vous asseyez un peu dans le costume de noire père au-paradis Lerrestre et vous-placez entre vos pieds la susdite lémpe dont lu flamme bleuâtre commence déjà à réchauffer vos membres.Voüs avez un aide qui vous entoure alors avec deux ou trois FRANC-PARLEUR \u2014\u2014 \u2018couvertes depuis le cou jusqu'à la terre.La lampe chauffe toujours, La chaleur ainsi emprisonné commenec à produire le résultat voulu, Au bout d\u2019un quart d\u2019héure la transpiration est élabhe, au bout d'une demi-heure vous en avez assez.Votre rhume est guéri si vous avez Ja précaution de vous coucher immédiatement entre deux couvertes chaudes.10 Lin Co Voici ün autre moyen assez simple et.presqu'aussi efficace pour produire uné transpiralion abondante.Trempez une couverte: dans l\u2019eau chaude, entourez-en votre.malade et puis roulez par-dessus deux ou trois couvertes sèches.Laissez le ainsi empaqueté une couple d'heures, Voüs m'en direz des nouvelles.: Mais dansce sitcle allairé, grand nombre de persopnes n'ont pas le temps de s'imposer les restrictions que réclame un tel traitement.En effet est alors indispensable de ne pas quitter la chambre et le coin du feu, Eh ! bien, voilà un plan pour tous ceux dont les affaires réclament impérieusement leur présence au dehors.3 L'inventeur est un médecin anglais assez -célèbre, le Dr.C.J.B.Williams.Il s'agit tout simplement de ne pas boire,-de se priver non- seulement de vin, d'ale, mais aussi de thé et d'eau, enfin de garder une abstinence complète pour les liquides.| | Le docteur permet mais ne recommande pas de-prendre une cuillérée à table de thé ou de lait matin et soir et un verre à vin-d\u2019eau froide le midi.J'en connais plusieurs qui trouverait In remède pire-que le mal.Le docteur (peut-être est-il teelothaler) affirme que la privation n\u2019est pas insupportable et il garantit une guérison en quarante huit heures, Il prétend qu\u2019en enlevant ainsi à la circulation les principes aqueux, le sang n\u2019en a pas trop pour fournir aux diverses sécrétions naturelles de l'économie animale.En conséquence la sécrétion catarrhale est tarie dans sa source.Celte recefte n\u2019aura point I'approbation de certains habitués du St- Lawrence hotel, mais en voici une autre qui sera probablement plus-Je leur goût.Elle ne date pas d'hier, car le célèbre animiste Van Helmont l'avaitdéjà proposé au quinzième siècle.Ce traitement est encore mis en usage, non sans danger quelquefvis, contre les dérangements d\u2019intestins.Mais il présente a l'ordinaire peu d'inconvénients lorsqu'il s\u2019agit d'un rhume simple.C\u2019est un remède plus agréable à prendre que le jalap ou le séné, mais dont l\u2019abus produit souvent de funestes conséquences, c'est un punch enfin.Une couple d\u2019onces d'eau-de-vie, autant d'eau très chaude, des épices et du sucre au goût, voilà le remède.Ceci ingurgité, vous vous mettrez aû lit et le lendemain matin votre rhume est guéri ou il ne l\u2019est pas.Dans ce dernier cas vous en êtes quitle pour un petit mal de cheveux.Il faut adopter ce traitement ainsi que les autres dès le début de la maladie, si l\u2019on veut réussir.Mais lorsque vous avez laissé passer l'occasion favorable, que votre rhume muri par l'âge, hésite encore à vous laisser, vous hâterez le départ de ce visiteur importun en lui offrant un bon diner et une couple de verres de vin extra.Réprimez votre impatience, amis lecteurs, car avant de vous faire connaître ma recette, jai encore à vous parler du traitement par la vapeur, très à la mode aujourd\u2019hui.Le dix-neuvième siècle est le siècle de la vapeur, tout se fait à la vapeur, la fièvre des chemins à vapeur a envahi tous les esprits, les bâteaux à vapeur sillonnent nos mers et nos fleuves, la vapeur est le moteur puissant qui fait marcher les nombreuses machines dont se sert l\u2019industrie moderne, est-il étonnant qu\u2019on ait introduit la vapeur en médecine?La médecine s'approprie toutes les forces et tous les progrès qui peuvent la conduire à son noble but, le bien et le soulagement de l'humanité.Cependant ce traitemer ¢ n'est pas tout-à-fuit moderne puisque Mr.Mudge dans un essai intitulé : \u201cA Radical and Expad tive Cure for a recent cata raous Cough, London 1779\u2014recommande fortement l\u2019inhalatiof de la väpeur d'eau chaude dans cette maladie.Mais la mécanique moderne a perfectionné les appareils en usage au- trefuis.Aujourd\u2019hui on se sert d\u2019appareils à vapeur très compliqués où rien.ne manque depuis la bouilloire jusqu'à la valvule de sûreté.Si le malade n\u2019est pas certain de guérir, il a au moins la chance de ne pas so faire sauter par une explusion scudaine.Ceux qui n'ont pas confiance dans la vapeur d'eau pure y joignent divers médicaments qui vont porter directement leur action sur la membrane muqueuse affectée.Par le même moyen un produit aussi l\u2019anesthésie lo= cale.Il va sans dire que d\u2019après les journaux ce nouvel engin a eu d'immenses succès.Néanmoins le public médical le laissera-de côté du moment qu\u2019il verra apparaître quelque chcse de plus nouveau. \u201c : \u20ac 7 ole = oe, LE FRANC-PARLE | 343 Déjà on en revient à l'inhalation des gazs et en particulier du'gazoxy- gène préconisé contre la consomption, par le célèbre Chaptal au commencement de ce siècle.MM.Mialhe et Limousin, pharmaciens de Paris |.fabriquent;de.l'oxygène par:une méthode:très simple-et très pratique Le rhume est guéri, parait-il, en deux ou trois séances.C\u2019est à qui ira respirer l\u2019aic vital.- Si je ne craignais-d'effaroucher mes éharmantes lectrices, je vous ferais l\u2019histoire de ce gaz si indispensable à la: vie, et jo vous décrirais les effets des inhalaticris d'oxygène sur:l'ôrganisme.Grâce, me dites-vous, concluez.Allons, et votre recette contre le rhume ?Ma recette ?Eh.: (Au prochain numéro.) Dr.GEORGE GRENIER.\u2014_ PETITE REVUE.FRANCE.Napoléon II], qui vient d'être réduit à sa plus simple expression, terminait son.manifeste du 27 Novembre 1848 par ces belles paroles : « Quand on a l'honneur d'être à la tête du peuple français, il y a un moyen infaillible de faire le bien, c'est ie vouloir.» Aujourd'hui Thiers a «l\u2019honneur d'être à la tête du peuple français,» ot semble ne pas avoir en sa possession le moyen infaillible de faire le bien.Il ne veut pas comme il devrait vouloir.Les communistes prennent tous les moyens extrèmes pour atteindre leur but et Thiers, lui, ne vaut pas employer de suite les moyens violents.Presque tous les journaux de Paris, conseillent d\u2019écraser les terroristes ; plus dela moitié du peuple parisien désire ardemment le rétablissement de l\u2019ordre, les sympatlnes des gouvernement étrangers sont ac\u201d quises au gouvernement de M.Thiers ; l\u2019armée française environne les communistes ; les généraux sont disposés à réprimer de suite, coûte que coûte, le mouvement insurectionnel, la division est entrée dansgil\u2019administration de la communs ; il y a même plusieurs insurgés qui demandent le reconcilialion.Eh! bien malgré tous ces avantages on est forcé d\u2019annoncer que les insurgés sont encore mailres de leur position.Le 17, ils étaient encore maitres d\u2019Asnières, Issy, Vanvre, Boulogne et de plusieurs autres villages sur la Seine.Durant la semaine dernière il y a eu grand nombre d'engagements meurtriers entre eux ct les troupes de Versailles.Les pertes ont été très considérables des deux côtés.Quand le gouvernement scra maitre de tous les environs de Paris, occupés par les insurgés, il lui faudra s'emparer de Paris en arrachant chaque pouce du Lerrain aux communistes.Ces derniers sont comple\u201d tement décidé à défendre chaque rue, chaque maison de la ville.Pendant la dernière semaine ils ont siccagé Notre-Dame de Paris.Ils avaient déjà dépouil'é l'Eglise de la Madeleine et de l\u2019Assomption.Rien ne fuit prévoir qu'ils abandonneront leurs mesures tyranniques.Monseigneur Darboy est encore prisonnier et deux des principaux journaux ont été sup; rimés.\u2014 Les communistes s'emyarent des documents et de l'argenterie qui se trouvent dans les bureaux publics, Ils fouillent les églises et s\u2019approprient tout ce qui est précieux.On voit qu'après tout Proud'hon n'avait pas tort de dire : « La propriété c'est le vol.» - \u2014II y a du méconténiement de manisfesté quant à l\u2019inertie des troupe du gouvernement.Monsieur Thiers est blimé par ce qu'il semble trop hé- s'ter.Ce qui manque en France aujourd'hui, c\u2019est un général Cavaignac.En-1848, lc 21 juin, le général Cuvaignac prouva qn'\u2018avec la démocratie rouge, il faut agir sans lenteur et écraser les révolutionaires sans pitié, el sans auctne serupules.Malheureusement il est-mort en laissant une place qui n'a pas encore été remplie.Du jour où elle le séra Messieurs les socialistes de 1871, suivront le même sort qne les sccialistes de 1848.\u2014Il'y a des csprits téméraii es en ce moment, qui osent dire que Napoléon III est le seuil homme aujourd'hui qui pourrait rétablir l\u2019ordre, Pour montrer qu'ils ont raison, ils osent prouver, que dans l'espace de dix huit ans, la France a prospéré et joui d'une grande tranquilité ; que Napoléon ©n se maintenant au pouvoir aussi longtemps parmi les fran.\u2018Sais, à prouvé qu\u2019il était homme de génie ; que la leçon donnée par la Prusse à son crganisation militaire, le mettrait en état do sauver et de \u2018régénérér la France.Peut être que cela pourrait être vrai; mois le \u2018moyen de faire rentrer Napoléon aux Tuileries ?ITALIE.Rome n\u2019est pas dans un état de grande tranquilité depuis qu\u2019elle est la \u2018capitale d\u2019Italie.Tous les jours il y a des troubles dans les églises.Plusieurs couvents ont été confisjués au profit du gouvernement Italien ; et les religieux qui les habitaient obligés de s\u2019enfuin CL Le Pape a écrit une lettre dans laquelle il louange la compagnie de Jésus, ct encourage les catholiques à aidér les Jésuites, à les respecter, à les\u2018 défendre contre les calomnies \u2018des impies \u2018et des ennemies de l\u2019Eglise.M se considère comme prisonnier et qualifie d'infâme la conduite du gouvernement Italien.Cependant il est heureux d\u2019avoir\u2018été choisi pour souffrir toutes ces humiliations et de pouvoir ainsi ressembler encore plus à Jésus-Christ, qui a été fouvité, couronné d\u2019épines, et souillé par les crachats des bourreaux.ETATS-UNIS.Une nouvelle nous annonce que la Haute Commission a conclu un arrangement par rapport à l'Alabama, mais il paraît que la nouvelle est prématurée.Si l\u2019arrangement a réellement eu lieu nous en donnerons la tenenr au prochain numéro.ee Monsieur Rangale, un enfant de l\u2019Eglise grecque voulait marié Velle.Gérolt fille du baron Gérolt.Jusque là pas I'ombre d'un mal.Mais le grec voulait marier Mademoiselle Gérolt qui est catholique, selon leS rites de l'Eglise grecque.Ici le clergé de Washington refusa calégori- quement.On dit que ce refus causa une certaine excitation dans la ville.Que voulez-vous, on est catholique ou on ne l\u2019est pas.ICI Le parlement s\u2019est ajourné.ll ya une rumeur qui annonce que Sir John A.MacDonald remplacera Lord Lisgar comme gouverneur du Canada.Pour le coup nous aurons un petit morceau d'indépendance.Ce sera curieux de voir comment fonctionnera un gouvernement entidrement canadien.-\u2014 6ME CONFERENCE.NOS FORCES ET NOS FAIBLESSES A L'EGARD DE LA VÉRITÉ.Monsieur je Président, Messieurs, XII.(Suite.) En rangeant la littérature parmi les forces vives et secourables de la vérité, je n\u2019ai pas eu l\u2019intention de la considérer uniquement comme art ; mais surtout comme la forme que revêt la vérité quand elle se manifeste à notre raison et à notre cœur.Dans la nature matérielle, les êtres inorganiques ont des propriétés mystérieuses qui les trahissent.Le vent à son souffle caressant ; la cascade, son bruissement harmonieux ; le tonnerre, ses roulements éclatants, l\u2019océan courroucé, ses mugissements tumultueux.Ces mille bruits de la nature produisent une grande beauté : l'émouvante beauté du son.c\u2019est-à-dire cette musique divine qui remplit toute la terre, traverse tous les âges, sans perdre jamais son harmonie sublime et arrive continuellement aux oreilles de l'homme pour le réjouir et le transporter d\u2019admiration et d'amour pour cet incomparable musicien quia harmonisé 'univers.De même de la vérité, elle a sa note saisissante et sublime ar laquelle elle se trahit et pénêtre de siècle en siècle dans es entrailles de l\u2019humanité ; cette note, c\u2019est la littérature ; c\u2019est-à-dire le verbe d'une âme ravie qui raconte et dit ce qui est, avec cette chaleur, cet entraînement et cette harmonie qui agite, remplit et domine les ittelligences ! : Envisagée à ce point de vue la littérature est l\u2019expression du vrai ; son objet est de démontrer, en la rendant aima- bte;la vérité; et d\u2019en déposer le germe fécond dans les âmes.Et voila bien'le rap rt sous lequel nous allons d\u2019abord la considérer aujourd\u2019hui ; ce\u2019que fous ferons en cherchant laloi fondamentale, les obligations naturelles et le secret d'une telle littérature.= Dans son discours sur les devoirs littéraires des chrétiens, Ozanam, avec cette profordéur de pensée que la foi seule communique, a défini admirablement cette loi et ces 344 .Tègles.Jessaierai, tout en y mélant mes propres réflexions, de vous offrir la substance.de ces pages si belles et si haute ment chréliennes ; La première loi des lettres chrétiennes, c\u2019est l\u2019orthodoxie : et cette loi, qui semble d\u2019abord un assujettissement et une êne, devient au contraire le principe de leur liberté et de eur grandeur.Toute puisssance véritable porte en elle une loi qui fail sa force.Dieu souverainement libre est en mème temps souverainement nécessaire.L'intelligence humaine a aussi sa force nécessaire, c\u2019sst-à-dire sarègie.Cette Tègle c\u2019est le passage du connu à l'inconnu, du doute à la certitude, et la science ne se constitue que par l\u2019accroissement des certitudes.Il y faut le travail des siècles.Il faut une tradition qui garde les vérités acquises, un progrès qui poursuive les vérités ignorées.Les savants sont les dé- positeurs de cette tradition et, nous aurons beau faire, jamais la science ne secouera impunément cette autorité ou cette orthodoxie.Cette première orthodoxie en appelle une autre meilleure et plus élevée.Mille questions périlleuses menaçent les maîtres de la science et leur enlève le temps de s'occuper des questions secondaires.De là le progrès tardif des connaissances physiques dans l'antiquité.La la raison ne comprenant pas Dieu, les destinées de l\u2019homme, l\u2019origine et la fin des choses, n\u2019était pas libre de consacrer à d\u2019autres études des heures agitées par d\u2019autres sollicitudes.Elle était comme Ixion sur Ja roue, enchaînée à un doute éternel.L'orthodoxie chrétienne mit fin à cet esclavage.Elle répondit à ces questions suprêmes qui ne laissaient pas de repos äla pensée.Elle renvoya l'esprit humain, satisfait, à des travaux plus sûrs.Il fut permis aux chrétiens seuls de descendre aux études profanes.Pour ceux qui doutent, s'ils sont sincères, comment peuvent-ils se décider à résoudre un problème d\u2019algèbre ou toute autre difficulté scientifique.avant que d'avoir résolu ces incertitudes qui doivent troubler leur sommeil et mouiller de larmes le chevet de leurs nuits.Et que manque-t-il au siècle présent pour en faire un grand siecle, que de rendre le repos et la quiètude d'esprit à tant de talents incontestables ?Jamais peut être n\u2019existera-til plus d'inspirations généreuses, plus de nobles ambitions et d\u2019honorables désirs.Et jamais plus d'efforts perdus, de velléités impuissantes et de caractères indécis.C\u2019est l'éducation bienfaisante et sévère du christianfsme qui seul manque à tous ces génies : la foi est surtout dans la volonté, et la volonté, c\u2019ast la plus grande moitié du génie.L'esprit sans l'orthodoxie est un vaisseau sans boussole sur des mers inconnues : il peut franchir des distances infinies, saluer des rivages lointains décrire des sillons prodigieux ; mais où est-il ?où va-t-il ?sur quels rivages amis se repo- sera-t-il ?où trouveva-t-il le port du salut ?Il n\u2019en sait rien et ne le saura jamais : à l\u2019heure mème où il croira'toucher au terme heurenx de sa course, il rencontrera peut-être le gonflre béant et il sombrera.Sainte-Beuve, mort en plein calme plat et Alexandre Dumas, qui a senti le besoin de bénir, expirant, le Christ, qu\u2019il avait, vivant, tant de fois injurié, étaient de force à conquérir le génie : l\u2019orthodoxie leur a mauqué et ils sont restés au-dessous d'eux-mêmes, au-dessous des espérances qui reposaient sur eux.En Canada, M.Dessaules est sans contredit un beau talent ; qu\u2019est- ce qui empêche cet homme de s\u2019élancer dans les hauteurs sublimes où l'intelligence reflète le génie ?Il a perdu la quiétude de l'esprit ; il a rejeté les croyances qui avaient nourri et fortifié son enfance et déserté l\u2019Eglise à I'ombre de laquelle sa jeunesse s\u2019élait écoulée.Venu dans un temps où le vent du doute soufflait de toutes parts et entrai- nait tant d'intelligences dans I'abime, il a suivi le malheureux courant, el, ne trouvant plus au dedans de lui-même lès convictions fortes et vives de la foi, 11 n\u2019a plus marché qu\u2019à l\u2019aventure et péniblement dans les sphères de la science ; privé de sa force naturelle son intelligence n\u2019a pu s\u2019èle- ver jusquau génie.Un jour peut-être M.Dessaules, fat- gué du doute, découragé de poursuivre la vérité dans des voies sans lumières et instruit peut-être par l\u2019écrasante logique de nos temps d\u2019alarmes, de défections et d\u2019amertumes, se repliera sur lui-même; il calculera le vide immense du doute ; il sondera Pabime qui est sous ses pieds ; il se reporlera à \u2018des jours plus heureux pour lui; il se rappellera l'amour et les conseils de sa LE FRANC-PARLEUR- mère : celte grande vertu maternelle qui s\u2019est levée si ra dieuse, si dévouée, si attachante sur son berceau, et qui a élevé son enfance et lui a appris à goûter les joies pures que procurent la vertu, la religion et Dieu ! Ce souvenir du pasé jetlera une vive lumière dans cette âme : elle se dira : «la foi avait suffi à la félicité de mes premières années : elle seule sera la force de mon âge mur et le charme de ma vieillesse, comme elle fera ma béatitude dans l\u2019éternité.» Que ces espérances si douces à mon (œur de canadien et de catholique se réalisent un jour et les lettres compteront une illustration de plus.| La foi ou l\u2019orthodoxie est donc un bienfait; mais le bienfait engage C\u2019est une loi et par conséquent elle crée des obligations.Ces obligations se réduisent à trois : l'étude, la\u2019production, la controverse.| Il ne faut pas croire que la Foi, que le soin des intérêts d\u2019une croyance chère et menacée ratienne les chrétiens éloignés des connaissances humaines.La religion, qui les rassure, ne leur a pas fait inutilement ces loisirs.Elle ne leur permet pas seulement,elle leur recommande la science.Car si la vérité est Dieu même, il s\u2019en suit, comme parle saint Augustin, que toute science cst bonne en soi, et que le vrai est souverainement désirable.Au fond de toutes cho ses et dans les dernières profondeurs de 'infiniment petit, il faut bien finir par trouver la trace de l\u2019idée éternelle.Ce vestige est empreint dans la création, et c'est ce qui sanctifie l\u2019étude de la nature ; Il est encore plus saisissant dans I'hoinme, et c'est ce qui fait la dignité de la philosophie.La Providence remplit l\u2019histoire, et de là Bossuet professe qu\u2019il est honteux à un honnète homme d\u2019ignorer le genre humain.En sorte que, dans tous les ordres et à tous les degrés, c\u2019est toujours un Dieu absent qu\u2019on poursuit, qui se cache de façon qu\u2019on le cherche, mais de façon qu\u2019on le trouve ; parce qu\u2019il veut éprouver l\u2019amour et ne le désespérer pas.De là vient, pour la science chrétienne, l\u2019obligation de l\u2019étude et du travail.Elle sent le besoin de multiplier sans cesse ses recherches, afin de trouver partout ce Dieu centre êternel de toute science.Elle s'arme d\u2019une héroïque patience ; elle remue le passé, interroge les siècles, étudie la nature, descend jusqu\u2019aux entrailles de la terre pour en découvrir les richesses, approfondit les lois admirables qui président au monde physique, se livre à la contemplation studieuse de l\u2019espace sans bornes ; le monde moral, le monde surnaturel, l\u2019homme et Dieu, tel est le champ de ses investigations.L'orthodoxie a créé la science ; tout en prenant soin de nous conserver la sagesse antique, elle l\u2019a developpée, christianisée ; cherchez une vérité scientifique qu\u2019elle n\u2019a point étudiée, qu\u2019elle n\u2019a point approfondie, qu\u2019elle n\u2019a point illuminée.Et aujourd\u2019hui, malgré tant de services laborieux, n'allez pas croire qu\u2019elle se repose et qu'elle se refuse au travail.Il y a encore dans l\u2019histoire, dans la philosophie, dans la physique, partout des conclusions glorieuses pour la Providence, ct elle travaille avec une ardeur loujours jeune et toujours infatigable.C\u2019est l\u2019immortel levain de l\u2019orthodoxie qui la travaille, comme elle travaille toutes les intelhgences qu\u2019elle inonde de ses lumières.a Si la possession de la foi oblige à la recherche de la vérité, la possession de la vérité oblige à la communication: Cette paternité intellectuelle, c\u2019est une loi chrétienne.Aussi voyez les grands hommes du paganisme : ils ont su, mais «ls n\u2019ont pas enseigné à tous ; ils ont possédé, mais ils n\u2019ont pas communiqué ; l\u2019humanité ne profita pas de leurs inspirations solitaires ; ils ont été condamnés pour avoir retenu la vérité captive.Pour nous, comprenons-le, il faut donner après avoir reçu, il faut produire, après avoir possédé.Mais comment donner et par quoi produire ?Nous possédons par la science, nous devons fproduire par l'art.La science est le fond, l\u2019art est la forme.Sans la forme exté- térieure les corps n\u2019auraient aucune distinction possible ; sans l'art la science ne se manifesterait jamais au grand jour ; elle resterait à jamais enfouie dans l'intelligence.Comme l'artiste qui a conçu dans son imagination puissante quelque roble et grande physionomie, en reproduit immédiatement les traits sur le marbre ; ainsi le chrétien, quand il a conçu une pensée, quand il a saisi une vérité, LE FRANC-PARLEUR « l'a produit au \u2018dehors ; appelant la parole à son secours, il parle avec art; il remue des milliers d\u2019hommes et leur communique la vérité qu\u2019il porte en son sein.Ainsi la parole est la forme ou l\u2019art qui propage la vérité, comme la sculpture est l\u2019art ou la forme qui reproduit les physionomies.Quant à nous, gens de lettres, la forme dont nous disposons, c'est la langue française, langue souverainement chrétiénne etçqui lient de la religion par ces trois grands caractères de majesté, de précision, de clarté.C\u2019est par là qu\u2019elle est devenue la langue de la civilisation.Elle tient sa force du principe organisateur des temps modernes.Cette langue fut faite par l\u2019Eglise\u2026 Pascal vint la fixer ; Bourdaloue la marqua au sceau de sa logique sévère, ; Bossuet la rendit tout à fait maîtresse.La poésie mème reçut le souffle chrétien, et la tragédie parut dans sa gloire quand elle finit par des mystères, Polyeucte, Esther, Athalie! ette langue est un dépôt qu\u2019il ne faut pas laisser altérer ; nous en répondrons Elle nous suffit d\u2019ailleurs, et, quoi qu\u2019on en ait dit, les chrétiens n\u2019ont pas besoin de la langue de Rousseau ; la leur est faite cent ans avant lui.Après avoir reconnu la vérité, après l'avoir produite au dehors, il faut savoir la défendre : c\u2019est le devoir de la controverse.La controverse religieuse est inévitable ; clle se rencontre à tous les points élevés des sciences.Elle n\u2019a La foi a rien d\u2019odieux si elle se souvient de son origine.voulu se communiquer sans nuire à la liberté de l\u2019homme ; elle n\u2019a pas refusé la discussion, afin d'honorer de la sorte la soumission volontaire des esprits.11 y a eu ceci de la part de la divine providence, un ménagement plein de bonté.La bonté sera le caractère de la controverse chrétienne.\u2019 La controverse, Messieurs, est devenue l\u2019arme nécessaire de la vérité et particulièrement de la vérité catholique.Comme je le disais l\u2019année dernière, en vous parlant de l\u2019éducation des classe libérales, Il existe, dans notre siecle essentiellement raisonneur, un terrain où mille conflits surgissent entre l'homme et Dieu, entre les nations et l'Eglise : le terrain de la vérité.La prétention de beaucoup d\u2019esprits consiste à vouloirre faire l\u2019histoire et renverser les principes fondamen taux de la science, de la société ct de la religion.Cette prétention sacrilège s'affiche ; par la pub icité la plus répandue elle arrive à des millions d\u2019âmes pour les fourvoyer ct les perdre.Il faut donc la combattre, si nous ne voulons pas qu\u2019on nous reproche d\u2019avoir été les complices de l'erreur.Mais comment la combattre ?sinon par la controverse ; c\u2019est-à-dire par cette force divine de la vérité qui ne craint pas de s'affirmer ouvertement et de porter à l'erreur et au mensonge; un démenti solennel et généreux.Sans doute, il faut que cette contreverse se fasse avec charitéf: en attaquant les faux principes, il faut qu\u2019elle respecte, dans la mesure de l\u2019amour chrétien, ceux qui sont les apôtres et les défenseurs de l'erreur ; ce n'est même qu\u2019à ce prix que la polémique catholique sera véritablement bonne.Cependant, n\u2019allons pas croire, en abusant étrangement des mots et des choses les plus sacrés de l\u2019Evangile, que sous le prétexte de la charité, de la prudence, de l\u2019amour, de ce que l\u2019on voudra, ou doive laisser l'erreur s\u2019affirmer librement.La charité chrétienne, par exemple, ne doit pas laisser indignement chasser le Christ et son Epouse des gouvernements, sous le prétexte que s\u2019y opposer serait froisser une qualité de catholiques, mieux intentionnés que clairvoyants, qui ont cette dévotion filiale ; la prudence no consiste pas à laisser faire le mal, mais bien à l'empêcher.Pour amour, et surtout l'amour chrétien, n\u2019allez jamais exiger de lui le silence, lorsque l\u2019homme et les sociétés, en- trainés par l\u2019erreur, courent à leur perte, il vous répondrait que son silence serait une lâcheté, une trahison, une indignité inqualifiable.Non ! la bonté n\u2019est pas la trahison, elle n\u2019est point la peur, elle n\u2019est point la complicité du mal, elle vest point le silence coupable ; et voilà comment la bonne controverse n\u2019est point une suspension d'armes, ni la fuite du combat ; mais bien plutôt la lutte noble, charitable, mais forte, mais intrépide, mais persistante, mais courageuse, mais vigilante, mais chrétienne enfin, dans le sens pfofond ct vrai de ce mot;-eest-à-dire imitatrice de Jésus-Christ qui n\u2019a point laissé, pendant sa vie mortelle ici-bas, de poursuivre l\u2019erreur jusque dans les plus secrets replis de la magistrature et du sacerdoce judaïque, sans s'occuper si sa parole, sa polé- jour.345 mique divine devait ou ne devait pas agiter, troubler les consciences, qu\u2019il était venu sauver dans son infini amour et dans sou incommensurable charité.Telles sont, avec la loi, les obligations de la littérature.Qu\u2019on ne s\u2019y méprenne pas, arranger ses idées avec art, présenter ses pensées avec harmonie, écrire avec élégance, parler avec toutes les richesses d\u2019une langue, etc, sont, sans doute, des biens précieüx et qu\u2019il estindispensable d\u2019acquérir si l\u2019on veut être quelque chose en littérature ; ceper- dant, ce n'est pas assez ; et si notre litlérature n'est ras croyante, si elle ne prend pas sa source dans le sein même du Christ, si elles ne s'inspire pas des douces quiétudes de la foi, elle ne scra jamais qu\u2019une lumière fausse cl mensongère, propre à nous égarer et à égarer les autres.Si elle n\u2019est point laborieuse, si elle ne se met pas à la recherche de la science ; si elle ne se fait pas un devoir de répandre la vérité qu\u2019elle aura trouvée ; et si elle ne se conslitue pas au service de la vérité pour la défendre, avec force, en même temps qu\u2019avec charité, elle n\u2019aura plus sa raison d\u2019être ct perdra ainsi tout son prix et toute sa valeur.Depuis près de deux siècles, nous avons le triste spectacle d\u2019une littérature incréduie et ennemie mortelle de la vérité.Rousseau, Voltaire et tous ceux qui, dans un degré ou dans un autre, ont voulu suivre les traces de ces deux grandes ruines intellectuelles, ont cultivé, avec une ardeur incroyable, le champ de la littérature ; ils ont remué cette noble terre que tant d\u2019illustres sueurs ont arrosée ; ils ont déposé dans les sillons des Lettres une semence de laquelle ils espéraient beaucoup.Cependant rien n\u2019a germé, rien n\u2019est venu ; la terre est restée stérile, et, au lieu d\u2019une moisson riche et ahondante, la postérité n\u2019a trouvé que des rouces et des épines.C\u2019est que le soleil de la foi ne s\u2019est pas levé sur ce champ ; c\u2019est que la rosée de l'amour chrétien n'est pas descendue sur cetle semence ; c'est que la seve généreuse du christianisme a manqué àces germes.En vain dira-l-on qu\u2019il y a là un épais et verdoyant feuillage, que ces arbres stériles s'élèvent majestueusement dans les airs et qu\u2019un perpétuel zéphir anime ces rameaux brillants, je ne rencontre là qu\u2019une désolante aridité.que des fruils empoisonnés, qui me donnerout la mort, si je tente jamais de les porter à mon palais pour étancher ma soif brulante.Malheur à nous, messieurs, si nous ne voyons, dans la littérature qui les frivoles spéculations de l\u2019art.Pour me servir des expressions de Chateaubriand, celui qui en agira ainsi, veillira dans les langes de son berceau ; 11 ne montrera pas sur la fin de ses jours un front sillonné par de longs travaux, par de graves pensées, souvent par de mâles douleurs qui ajoutent à la grandeur de l\u2019homme ! Quels soins importants auront blanchi ses cheveux ?Les misérables peines de l\u2019amour-propre et les jeux puérils de l'esprit.Malheur à nous, si méconnaissant la noble fin de la litlé- rature nous rejetons l\u2019inspiration du Christ ; privés de celle divine et si secourable force, nous voguerons éternellement dans le vague, l\u2019indifim et le vide ; semblables à ces astres que, par les belles soirées d'automne, nous voyons se détacher du firmament, tracer un rayons rapide et disparaître pour toujours, sans avoir laissé après eux une lneur vivante, nous jetterons peut-être dans le ciel scientifique une clarté fugitive, mais ce ne sera jamais que pour laisser ici-bas le vestige saisissant d\u2019une déplorable ruine ! Si maintenant, vous me demandez, messieurs, quel est le secret de cette littérature orthodoxe, de cette littérature chrétienne, la seule vraie et utile et aussi la seule créatrice, je répondrai : Faites silence et écoutez.Et comme ce conseil s'est rencontré sous une plume illustre antant que pieuse, je la laisse développer ici sa pensée, Ce sera d'ailleurs le moyen de prouver combien il est heureux de savoir se taire pour écouter même la voix d\u2019un homme, sur tout quand cet homme parle dans le silence de son cœur et qu\u2019il ne fait que répéter les accents de la voix intérieure qu\u2019il entend.« La plupart des hommes, dit le Père Gratry, surtout des hommes d'étude, n\u2019ont pas une demi-heure de silence par Et quand le livre de l\u2019Apocalypse dit quelque part : « Etil se fit dans le ciel un silence d\u2019une demi-heure,» je crois que le texte sacré signale un fait bien rare dans le ciel des âmes.» Pendant tout le jour, l'homme d\u2019étude écoute des hom- 346 A OL.mes qui parlent, ou il parle lui-même ; et quand on le croit seul et silencieux, il fait parler les livres, avec l'extra ordinaire volnbilité du regard, et il dévore en peu longs discours.Sa solitude est Jeupiéeoy 23 grands écrivains dont il recueille les parol 1 d'une multitude d'inconaus, de parleurs inutiles ei de livres qui sont des obs \u201c Veuillez fe crore, quand j'affirme ¢ travaille ainsi Mapprendra rien, ou peu de chose, précise- ment parce qu'il n'y a qu'un maître, que ce maître est en nous, qu'il faut écouter pour l'entendre et faire silence l'écouter-.aemsamnatarenaenacanasen cran camennecceontencemees \u2018.\u201c Paites taire les honames, faites taire les livres.soyez ve- tiblemenifseul, avez-vous pour cela le silence ?Qu'est-ce que celte loquacité intérieure des vaines pensées, des désirs inquiets, des passions, des préjugés particuliers de votre éducation, des préjugés plus redoutables du siècle qui vous porte el vous inspire à votre insu.Avant d'arriver au silence sacré du sanctuaire, il y a de grandes victoires à remporter.; Il faut ces surnaturelles victoires dont l\u2019esprit de Dieu dit : Celui qui sera vainqueur, je lui donnerai pouvoir sur les natious.\u201d Il faut cesser d'être esclave de soi-même.et escla ve de son siècle.Je ne dis pas que la lutte doit avoir cessé, d'instant de, égée, encom-, brée, non-seulement des amis de son intelligence et des es, mais encore les cer esesverasssans seen rnecs ® 8 ® POP cosccnssn cr ssa : qu\u2019un esprit qui | ce que vous voyez alors.Ecrivez.Efforcez-vous de dé.: délicates émotions de cette vie maintenant éveillée.je dis qu\u2019elle doit avoir commencé.La passion en vous doit avoir senti la puissance Supérieure de la raison.Il faut : avoir rompu avec le siècle.et avoir dit au torrent du jour : ; ti ne m'emporteras Il faut avoir échappé à ce côté ; faux de l'esprit du siècle, à cet entrainement aveugle et per- j vers par lequel chaque époque menace d'échapper au vrai plan de l\u2019histoire universelle et en retarde l\u2019accomplissement.(æ siècle-là, ce corrupteur avec ses préjugés, ses doctriries, sa philosophie, s'il en a, il faut s'élever et se tenir élevé au- dessus de lui, pour le jnger ; le juger -pour le vaincre, et pour le diriger au nom de Dieu.varsesonss converse \u201c Mais précisons.Qu'est-ce, en effet, qu'écouter Dieu ?me direz-vous.En pratique, écouterai-je ainsi, comme les contemplatifs de l'Inde, depuis le matin jusqu\u2019au midi ?me tiendrai-je le front penché et la tète appuyée sur ma main, où ies veux levés vers le ciel ?Que ferai-je en réalité ?Voici la réponse.Vous écrivez Vous êtes-vous quelquefois demandé : Quel est le moyen, y a t-il un moyen d\u2019apprendre à écrire, et de développer, en ce sens.vos facultés dans toute leur étendue, je vous l'offre ici Je dirais qu\u2019il vous faut acquérir du styie, si ce mot n\u2019avait deux sens dont l\u2019un, le sens vulgaire, est pitoyable.Dans ce dernier sens, il serait bog de dire : «Pas de style !» comme on dit : «Pas de zèle !» Le meilleur style, en ce sens, est de n\u2019en point avoir.Ce style, on le voit assez, sert à déguiser la pensée ou son absence : vêtement toujours un peu de mauvais goût, qu\u2019en tout cas, par cela seul qu\u2019il est vêtement, nous empêche d\u2019arriver a la sublime et saisissante nudité du vrai.Mais si vous entendez le style dans le sens de ce trés-beau mot, * le style c\u2019est l\u2019homme, \u201d le style alors c'est aussi l\u2019éloquence ; quand toriefois on a défini avec un maître habile : « L'élc- quence n\u2019est que l'âme mise au dehors.» \u201cQui! le style, l\u2019éloquence, la parole dans le sens le plus élevé du mot, c\u2019est l\u2019homme, c\u2019est l'âme, mise en lumière.C'est à-dire que si vous voulez apprendre véritablement à écrire, il faut apprendre à éviter, ;non-seulement tout mol sans pensée, mais encore toute pensée sans dme.Donc pour écrire, il ne faut pas seulement présence d'esprit, il faut encore sa présence d\u2019âme ; il faut son ceeur, il faut l'homme tout entier , c'est à soi même qu'il en faut venir.\u201c Mais il faut plus.Non-seulement il faut apprendre à évi- ler toute parole sans pensée, el toute pensée sans âme ; mais encore il faut éviter, je dis pour bien écrire, tout état d'âme sans Dieu.Car, sans doute, ce que l\u2019eloquence entend mettre au dehors ce n\u2019est pas l'âme dans sa laideur, c'est I'd- me dans sa beauté.Or sa beauté, indubitablement, c\u2019est sa ressemblance avec Dieu.Car comme le dit excellement Joubert : « Plus une parole ressemble à une pensée, une pensée à une âme, une âme à Dieu, plus tout cela est beau.» 1 faut donc, pour très bien écrire, la présence*dè votre âme, et la présence de Dieu ; c'est-à dire il faut que vetre âme toute enlière s'il est possible, soit éveillée, et que la splendeur de \u2018Dieu soit sur elle.\u201c C'est là, dis-je, ce qu\u2019il faut chercher.Mais qui cherche trouve.Si vous cherchez dans le silence et la solitude avec sulle et persévérance, plus d\u2019une fois il vous arrivera d'être LE FRANC-PARLEUR : comme réveillé, et de sentir que vous n\u2019êtes pas seul.Ce- * pendant l\u2019hôte intérieur et invisible est tellement caché et impliqué dans l\u2019âme que vous doutez.Est-ce moi-même, ou est ce un autre qui a parlé ?Où est-il ?se fait-il entendre de Join, ou parle-t-il dans ce fend reculé de moi-même si éloigné de la surface habituelle de mes penseés ?Ne vous arrêtez pas à ce doute.En pratique, ped importe.Tichez seulement de ne pas laisser perdre ce que vous entendez, et crire l'ensemble vaste, les détails délicats du spectacle intérieur que vous voyez à peine ;, écoutez et traduisez les vei- ! nes secrètes du murmure sacré ; suivez et saisissez les plus \u201c Ecrivez et produisez, dussiez-vous sacrifier ensuite les premiers-nés.Mais en tout cas, Ies premiers fruits vivants de votre esprit l'animeront ; les fibres se mouteront, el se mettront d'accord d\u2019elles-mèmes._ \u201c Savez-vous pourquoi des esprits, d\u2019ailleurs très-prépa- rés, restent souvent improduclifs et n\u2019écrivent pas.C'est parce qu\u2019ils ne commencent jamais, et attendent un élan qui ne vient que de l\u2019œuvre.Ils ignorent ceite incontestable vérité, que, pour ecrire, il faut prendre la plume, et que, tant qu\u2019on ne prend pas la plume, on n\u2019écrit pas.Et ilsne prennent jamais la plume, parce que je ne sais quelle circonspection les arrête ; ils pensent au lecteur ; ils tremblent devant toute cette foule de critiques qu\u2019ils imaginent, et devant leurs mille prétentions.Le respect humain est un fléau dans tous les ordres de choses.Pensez à Dieu et à la vérité.et ne craignez pas les hommes : règle fondamentale pour bien écrire, comme pour bien parler.Ne faites donc pas d\u2019apprèts pour attirer les hommes.Pas de style, avons-nous dit, mais la sévère nudité du vrai.N\u2019écrivez que les résultats en peu de mots ; retranchez tout ce qui n\u2019est que vêtement, drnement, appit, ruse, effet.précaution, transition.Transition ! fléau du style et de la parole ! Combien d'esprits que les transitions empéchent de penser, et ne laissent jamais arriver à ce qu\u2019ils voulaient dire.N\u2019écrivez que là où vous voyez, où vouSsentez.Là où vous ne voyez pas, où vous ne sentez pas, n\u2019écrivez pas, lai- sez-vous ; ce silence là aura son prix, et rendra le reste sonore.Quelle.dignité, quelle gravité, quelle vérité dans la parole de celui qui n'attend rien des hommes, qui ne cher che aucune gloire, mais qui cherche la vérité, qui craint Dieu seul et attend tout de Dieu.Le Christ parlant à ceux qui cherchent la gloire devant les hommes, ne dit-il pas : \u201c* Son Verbe ne demeure point en vous ?\u201d Donc cherchez la gloire qui vient de Dieu ; alors le Verbe demeurera en vous.; ** Jouez pour les muses et pour moj, \u201d disait un celèbre Athénien à un grand musicien méconnu.Appliguez-vous ce mol : écrivez pour Dieu et pour vous.Ecrivez pour mieux écouter le Verbe en vous, et pour conserver ses paroles : Supposez toujours qu'aucun homme ne verra jamais ce qui vous est ainsi dicté.Plus un livre est écrit.loin du lecteur, plus il est fort.\u201d Et cependant, Messieurs, il y a ici un écueil, c'est le chant.La musique est par dessus tout l\u2019art du sentiment.Quand un son arrive à l'âme, il la touche, il y produit des ébranlements soudains, et il y excite des émotions pleines d\u2019une douce volupté.Ces émotions et cet ébranlement déterminent l\u2019enthousiasme,et l\u2019enthousiasme lorsqu\u2019il s'élève, lorsqu\u2019il se transporte et qu\u2019il est réglé, est une excellente chose, sinon la plus excellente de toutes ; mais lorsqu'il sort des limites, c\u2019est-à-dire lorsqu'il sémancipe du jugement et qu\u2019il ne connait plns de bornes à son exaltation, trop souvent alors il oublie la réalité et se jette à corps perdu dans l\u2019énivrement qu\u2019il goûte.Par suite, il se détourne de son objet ; faute de savoir se contenir, il se heurte à l\u2019écueil de l\u2019utopie.C'est alors qu'il chante et que, toute harmonieuse que soit la fibre retenlissante de ce cantique, il n\u2019apporte à l'âme qu\u2019une symphonie enchanteresse qui la remue sans la toucher.\u201c Rompons donc avec ce chant trop explicite, non par un calcul de détails, mais par une modération générale et une profonde prudence, qui, n\u2019osant pas chanter, modère le rhythme des mots, le rend presque insensible, de même qu\u2019elle renferme en elle, avec pudeur, ee EE sa pensée et le maintient intime, câché, réservé; \u201cpresque insensible, mais d'autant plus irrésistibleet pénétrant \u201d ( A continuer.) x * VERS LES CÉLÈBRES PASTILLES À , Ga pa ECO ST Chen \u2014_\u2014\u2014\u2014 (Re DE DEVIN Approuvées \u2018par les Médecins Francais et Anglais les plus éminents.Elles sont faisfies.Mefiez- vous! Pour faire droit à la réputat:on méritée des Pastilles à Vers de Devins, il est de la plus grande importance de prévenir l'acheteur d\u2019être sur ses gardes et de ne pas s\u2019en laisser imposer par des individus sans principes, qui voudraient substituer à ces Pastilles quelques-unes des préparations sans valeur qui iaondent le pays.Demandez les véritables Pastilles à Vers, couleur de rose, et qui sont marquées \u2018\u2018 Devins.\u201d A vendre chez tous les principaux marchands de la campagne, \u2014 2200 PRÉPARÉES SEULEMENT PAR DEVINS & BOLTON, APOTHECARIES\u2019 HALL, - \u2018Près le Palais de Justice, Montréal.HUILE DE FOIE DE MORUE [DEVINS & BOLTON.\u201cJilin MONTREAL.oti A |'jiyPoPHOSPHATE DE fHAvx Un reméde haulemenl recommandé par la Facullé pour La T'oux, le Rhume, l\u2019Asthme, la Bronchite, la Consomption, la Débilité générale et toutes les Humeurs Scrofuleuses.MM.DEVINS & BOLTON, «n offrant cette élégante préparation À la profession et au public, font remarquer qu\u2019ils ont pu par un nouveau procédé chimique (connu d'eux seuls), qui n\u2019altère en rier.les principes actifs de l'huile, réussir À en masquer le goût au point qu'elle peut séjourner sur l'estomac le plus délicat.A VIS\u2014Remarquez que l'article que vous achetez porte la signature de \u2018\u2018 Davins & BoLTON \u2018\u2019 sur le haut de la bouteille.Priz :\u201450 Cents et 81.00 la bouteille.PREPAREE SEULEMENT PAR DEVINS & BOLTON, SALLE D'APOTHICAIRE, Près du Palais de Justice, Montréal, 28 juill, 3 LE FRANC-PARLEUR 0.FILIATRAULT MARCHAND DE TABAC En Gros et en Détail .NOS 11 BT 13, PLACE JACQUES - CARTIXB, A L\u2019ENSEIGNE DU NEGRE MONTREAL.Les amateurs de bonnes PIPES et de bon TABAC trouveront constamment à ce magasin un assortiment considérable de TABACS EN POUDRE, A FUMER ET A CHIQUER, PIPES EN BOIS, PIPES EN ÉCUME DE MER, PIPES EN CAOUTCHOUC, ETC., ETC.CIGARES DE LA HAVANE Importés directement.BONS MELANGES a des prix extrémement réduits.28 juillot.1 BERTRAND & DUPUIS HCARCHANDS DE Yfouveaures En Gros et en Détail 129, RUE NOTRE-DAME Près du Jardin du Gouvernement (En face de la rue Claude, vis-à-vis le Marché Bonsecours) MONTREAL XF\" Les Marchandis\u201ds offertes au public par MM.BERTRAND ET Durvis sont toutes de la meilleure qualité «t choisies avec tout le gout possible, en sorte que toutes les personnes, même les plus difficiles, ne peuvent frire autro ment que d\u2019an être cuinpletement satisfaites.Les précautions que ces messieurs apportent dans le choix de leurs marchandises, l\u2019urbanité et la politesse dont ils font preuve dans leurs relations d\u2019affaires, leur libéralité comme la modicité de leurs prix, sont des raisons plus que suflisantes, pour engager le public et surtout les mères de famille à faire leurs achats chez eux.La maison BERTRAND ET DuPv:s recevra avec plaisir toutes les commandes de la campagne et les remplira avec tout le soin possible.Faites-en l'essai.28 juil.f LOUIS PLAMONDON Agent D\u2019Immeubles et de Placements NO 25 RUE ST-GABRIEL MONTREAL \u2014\u2014 N.B.\u2014Les personnes qui me confient leurs propriétés pour être vendues, ne paieront rien pour Commission ou annonces si la vente n\u2019a pas lieu.On ne chargera rien aux acheteurs.On invite toute personne qui désire acheter de venir voir M.PL\\MONDON qui a en mains une grande quantité de propriétés de tous prix au goût des acheteurs.347 AUGUSTE COUILLARD, .MARCHAND DE Ferronneries, Peintures, Vitres, etc., 233 & 235, RUE ST-PAUL Porte voisine de MM.Beauchemin el Valois MONTREAL On (rouvèra à cet établissement, à très-bas prix, un assortiment des plus complets de fournitures de maisons, ustensiles de cuisine et poëles de toutes sortes.De plus, une grande quantité de SCIES de moulin de toutes grandeurs et de tous prix, garanties de première qualité.Les menuisiers et charpentiers de la ville comme de la campagne feront bien de visiter cet établissement avant d'acheter ailleurs, et les marchands qui l\u2019encourageront y trouveront leur profit.28 juill.1 TRUDEL & DeMONTIGNY, AVOCATS NO 223, RUE NOTRE-DAME 28 juill.1 ADOLPHE OUIMET, B.C.L.AVOCAT NO 31, RUE ST-VINCENT 28 juill.LE FRANC-PARLEUR Publié lous les Jeudis à Montréal, Canada.PAR A.OUIMET ef B.A, TESTARD De MONTIGNY, REDACTEURS-PROPRIETAIRES.Abonnement - $2.00 par année Etats-Unis - - - - - 2850 \u201c ; Par numéro - - - - 5 Centins, L'abonnement sera de six mois ou d\u2019un an Envoi par lettres enregistrées ou par ordre sur le bureau de poste au risque des propriétaires du journal.ANNONCES : 5 centins la ligne, fère insertion, 3 \u201c \u201c 2ème \u201c Frais DE PosTe\u2014ATTENTION ! Les frais de poste sur les publications hebdomadaires ne sont que de 5 centins par trois mois, payables d'avance au bureau de poste de l'abonné.Le manque d'attention à ce detail entxaipe- rait une dépense de deux centins qu\u2019il faudrait payer sur chaque numéro.Toutes lettres non affranchies seront invariablement refusées.Les jeurnaux qui seront échangés ainsi que toutes communications se rapportant à la rédaction, devront être adressés au Fraxc-PARLEUR ou aux Pronriétaires-Rédac- teurs, 20, Rue St.Gabriel, Montréal.Les lettres d\u2019affaires devront être envoyées à C.O.BEaucHEmsn ET VaLois, Libraires-Impri- meurs, seuls chargés de l'administration du journal.LE Franc-ParLEUR formera à la fin de l\u2019année un volume de 416 pages, grand in-quarto.Imprimé par C.O.BeaucHesin ET Vazois, Montréal ler Mars 1871, | 20, rue St Gabriel, Montréal, ok an Bd svt Slee AV pln pe EL oo ul em: am \u2014rait oY om LO ora Ce LETT \u2018 oe aps tases.a.mh re ee + rues AE en.i Ying tga SIRET a FSU om em ee rT rr um, ~X \\ Svea CT 348 Chemin de Fer le Graud-Trone Service amélioré des trains pour l'Hiver de 1870-71, \u2014 i Ncuvesux chars pour teus les trains express.Le et après le 12 novembre les Trains laisse ront Montréal comme suit : POUR L'OUEST : Express de nuit pour, Ogdensburg, Ottawa, Brockville, Kingston, Belleville, Toronto, Guelph, London, Branfort, Gcderich, Buffaio, Détroit, Chicago, et toutes les autres places de I'Quest, i.Train de la Maiie Jour Toronto et les stations intermédiaires d.8.00 A.M Train d\u2019accommodement pour Kingsten, Toronto et les stations intermédiaires .resess crease savas .6.00 AM Train d'accommcdemeut pour Brockvilie et les stations intermédiaires.4.00 PM Trains pour Lachine à 7.00 A M, 9.30 A Midi, 200 P M, et 5.00 P M.Ie train de 2.60 p.m.va à la frontière.POUR LE SUD et L'EST.Train d'accommodement pour Island Pond et les stations intermédiaires.6.45 À M Bxpress pour Boston vid le Vermont CENtFAÏ neossave sossceses soccrracessass vennne Express pour New-Ycrk et Boston vid le Vermont Central .\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026 345 PM Express peur Québec, Island Pond, Gorham, Portland et Provinces d\u2019er bas.\u2026\u2026\u2026.200 PM Express de Nuit pour Québec, Island Pond,Corham et Pcriland et les Provinces d\u2019en bas, arrêtant entre Montréal et Island Pond a St.Hilaire, St.Hyacinthe, Upton, Acton, Richmond, Brompton Falls, Sherbroocke, Lennoxville, Compton, Coaticooke, et Norton Mills seulement à.10.10 PM Chars-dortoirs pour chaque convoi de nuit.Les steamers Chase ou Carlotla laissent Portland pour Halifax, N.E., tous les mercredis et samedis après-midi à 4.00 P M.' Bagage étiqueté pour tout le trajet.Ml y a à bord un confort excellent pour les passagers et toutes facilités pour le fret.Les vapeurs de la Compagnie Internationale, qui sont en correspondance avec le Chemin de Fer le\u201cGrand-Tronc, laissent Portland tous les Lundis et Jeudis, a 6.00 P.M.pour St.Jean N.B., etc, etc.On peut se procurer des Billets a toutes les principales Stations de la Compagnie.Pour plus de détails et l'heure de l'arrivée el du départ de tous les trains aux différentes stations, s'attresser aux guichets, Gare Bonaventure, ou au bureau No.39 Grande rue St.Jacques.8.00 P.M ecesses seven 9.00 A M G.J.BRYDGES, : Directeur-Gérant LE FRANC-PARLEUR LES,AMERS M.DEPATI.No.363, Rue St.Laurentpue soussigné, certifie as save que depuis Ù plusieur as années e souffrais d\u2019un® X22 affection decœur des SE douleurs tiës vives se 5 4\" faisaient sentir à la régi\u201dn du cœur, et des envies de vomir sa répétaient très scuvent Saus » pouvoir rien évacuer, FR surteut la nuit jusqu'à vingt ct trente fois.Dans ces moments jl m'était presqu\u2019im pos-si ble de par:er, et j\u2019é\u2018ais d\u2019une fuib'esse tellequ'il In BEA ig m'était impossible de 3 05 Ten Bl marcher seul.Souvent =, pe 3 \u2018 ai pensé que c'en éiait Era ts = fait de mol.Un jour que je relisais les journaux en chercrant quelques secours à ma maladie, je remarqual le | Certificat de M.Chartrand N.P.concernant lcs AMERS de M.DEPATL Comme je connaissais déjà M.Chartrand, je résolus de m'informer à lui de ce remède si extraordinaire, d\u2019après ses re- commandatio-s je pris partie de faire usage des Arcers de M.Dépati.Après l\u2019usage de deux bouteilles sculement je trouvai un tel changement chez moi,que j'en suis tout émervcillé, J'ai repris mon appétit, ainsi qua mon sommeil, et je ne ressens aucune douleur maintenant à a région du cœur, et !e vomissement est entièremeut disparu.Je puis recommander les Amers de Mr.Dépati comme un remède crès efficace, péir ceux qui sont attaqués de la maladie de Cœur.H.$.BEAUDRY Emp.du Gouvern, Je, soussigné, certifie que depuis longtemps je me suis trouvé atiaqué de consomption ; voilà à peu près quatre aus Je me suis fait soigner par plu-leurs médecins et je n\u2019ai Jamais obtenu aucun soulagement.Je n\u2019avais point d\u2019appétit, j'éprouvais toujours de gros mal de tite, presque tou fours envie de vomir.Après avoir pris trois ou quaire boutellles des Amers de Monsieur Dépati, je :ne suis senti un grand soulagement; après en avoir pris peudant trois nn quatre semaines Je me suis trouvé parfaitament yuéri.Je recommande bien les Amers de Monsieur Dé;-ati aux personnes qui souffrent de la même maladie que moi.PIERRE BEAUCHAMP Rue Hyppolite Je, soussigné, certifie que que je suis tombé en consomption ii y à à peu près un an.Je demeure à la campagne, à la Longue-Pointe.Je me suis fait soigner par tous les médecins de la place : ils me dixaieut que j'étais en con-omption, mais ils ne pouvaient pus me faire de bien, Jal vu sur les ju arnaux qu\u2019ily avait un Monsieur Dépati à Moutréal qui soignait pour cette mal-die.Je me suis donné ia peine de venir le voir.J'avais tou- Jours mat à la tête, Je ne pouvais pas garder mes vivres et je ne pouvais pas voir jour à mes occupations.Après avoir pris 'es Amers de Monsieur Dérati pendant trois où quaure semaines, je m'en suls retourné chez nous avec une provision de ce remôde dans l'espérance de me guérir \u2018pars 1 faitement.Je ne puis pas vous recommander agses les Amers de Monsieur Dépati, lis sont d\u2019ane efficacité prodigieuse.Mme.ANTOINE MONETTE Je certifie que depuis au-delà huit à nenf mois je toussais extraordinairement, j'avais sous vent des envies de vomir et ce que l'expectorals se détachait avec peine et était très visqueux, J'avais presque complètement perda l'appétit J'étais devenu si faible que c'était avec beaucoup de difficulté que je remplifais mes cocupations ordinaires, mes Jambes pouvaient & peine me mate supporter, J\u2019éprouvais the douleur continuelle à la tête; ce qui merendait insou -jant surtout lorsque je toussais, Je sentais de grander dou- leurs-dans le bas-ventre et il se faisait dans ma poitrine un bruit semblable au ra:e, je fatiguais beaucoup en parlant.Je crus réellement que Je tombais en consomption.Je consultai plusieurs médecins.Ils me dont aient des remédes pour me souluger seulement, \u201cmais aucun me sou.laçait.Depuis un mois que je prends des Amers de M Dépali je suis parfaitement bien, j'ai un excellent appétit, mes forces sont revenues.Je certifie que je suis comme à l\u2019âge de quinze ans.de recommande particulièrementles Amers de M.Dépati, je leur suis redevable de ma santé, \u2018 Mme.JOSEPH SANSOUOI , Rue St.Charles Borrommé No, 219, :Je certifie que depuis plusieurs années j'étais bien faible j'avais presque toujours mal dans le dos et à l\u2019estbmac j'avais toujours des points de coté; à peine si j\u2019étais capable de marcher pour vaquer à mes otcapations.Depuis une quinzaine de ours je prends des Amers de M.Dépati, J suis parfaitement guéri, je ne me sens plus .ucun mal.Jo suis bien redevable de ma santé à M.Dépati.Je recommande bien aux personnes qui soufe frirontde la mêma mâladie d\u2019aller consulter M, Dépati.LAURENT MILLETTE.\u2014 Je certifie que depuis au-delà de deux ans que J'étais bien roalade d\u2019une maladie de cœur qui me faisait souffrir beaucoup, j'ai employé plusieurs médecins, et aucun n\u2019a pu me donner du soulagement.Je suis allé consulter M, Dépati, Après avoir pris six bouteilles je me sms trouvé parfaitement bien.Je suis bien redevable de ma santé à Ces Amers, Toutes les personnes qui souffriront de la mème maladie que moi devraient «dler vuir M.Dépatl.- .Muie-PUIRLER, Tanner.des Hollands.Se 4 NOUVEAU COURS \u2014DE\u2014 LANGUE ANGLAISE SELON LA ~ METHODE D'OLLENDORFF À l'usage des Ecoles, Académies, Pensionnals el Collèges 2e Edition, revue et corrigee \u2018 \u2014 Ouvrage approuvé par le Conseil de l\u2019Instruction Publique de la Province de Québec t volume in-12, de 240 pages.PRIX, solidement cartonné, $4 la douzaine.\u2014 La vente de 5000 exemplaires de cet ouvrage dans l\u2019espace de deux ans, et son\u2018adoption par les premières institutions du pays, parlent éloquemment en faveur de son mérite: Le Nouveau Cours de Langue Anglaise devrait se trouver dans toutes les maisons d'éducation et es écoles où l\u2019on enseigne l'anglais.A vendre chez C.O.BEAUCHEMIN & VALOIS, Libraires-Imprimeurs 237 & 239 Rue Si-Paul, 2 janvier 171 "]
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