Le Franc-parleur. --, 10 novembre 1870, jeudi 10 novembre 1870
[" LEU - JOURNAL À TOUS, JOURNAL POUR TOUS - bd Vou.I, No 18.\u201cMONTRÉAL, JEUDI, 10 NOVEMBRE 1870.ABONNEMENT, , .$2.00 PAR NUMERO & CaNtins' Feuilleton du \u201c Franc-Parleur.\u201d LES-REVELATIONS DU CRIME LS | ou QAMBRAY FT SEY COMPLICES Ainsi que'ln Vertu Je Crime a ses degrés 1 RacINE , (Suile.) CHAPITRE V.Expédition au Carouge\u2014 Madame O.\u2014Un vol pour rire\u2014 Vol avec effraction chez lenommé Paradis à Charlesbourg.\u201c À peine sommes-nous arrivés à Québec, Cambray et moi, que nous recommencons nos visites chez Madame A., ou nous trouvons Matthieu et G.g.n qui y demeuraient.Entre autres projets, il fut question de faire une visite à un vieillard du nom de Paradis, qui demeurait, nous dit-on, au Carouge, et possédait d'immenses sommes d'argent.Il fut convenu que Cambray et moi nous nous procurerions les renseigne- mens nécessaires le lendemain.En effet, nous fimes le voyage, mais presque sans succès.Nous trouvâmes la porte fermée et une vieille femme (M.O.) qui demeure seule avec sa fille sur le chemin du Carouge, et y tient une espêce d\u2019auberge, nous apprit que Paradis était allé demeurer à Charlesbourg.Nous rentrons dans la ville au commencement de la nuii, et rendons compte à nos camar'ades de ce, que nous a appris Madame O.\u201c A propos,\u201d dit Matthieu, \u2018 elle doit avoir de l\u2019argent cette vieille-là, depuis si longtemps qu\u2019elle et sa fille font le commerce.Allons dès ce soir tâler de leur pistrine.\u201d\u2014* A quoi bon !\u201d lui-dis-je,\u201d je la connais bien : c\u2019est une pauvre femme, ao n\u2019a pasile sou : sans compter que nous sortons de chez elle.\u201c N\u2019importe, n'importe, allons toujours !\u201d \u201c Et nous voilà partis.\u201d \u201c Nous fesons sauter la porte sans cérémonie avec de forts leviers ; les deux femmes épouvantées s\u2019échappent par une fenêtre de derrière ; nous les poursuivons, et nous les ramenons bon gré mal gré ; sans plus tarder, nous les jetons tou tes deux à la cave, où Cambray et Matthieu les suivent pour les consoler.Tiens, tu vois bien cette cave,\u201d me dit Gagnon, \u2018\u201c c\u2019est la seule mânière-de faire les choses en sûreté.\u201d \u201cToute cette scène s'était passée dans les ténèbres, qui nous étaient nécessaires ; car nous n\u2019étions pas déguisés ; ce n\u2019était pas notre usage.Les moineaux une fois dans le cachot, Gagnon et moi nous fesons de la lumière, et tandis que nos camarades s'amusent à leur guise dans la noircenr, nous apportons sur ia trappe de la cave une petite table, que nous chargeons de bouteilles et de provsions, et assis tous deux en face l\u2019un de l\u2019autre nous nous mettons à manger, à boire et à chanter comme des lurons.Les deux autres ne tardent pas à sortir de'leur cage, et 4 nous rejoindre.\u201d rs ta + \u201cElles peuvent appeler cela comme elles le voudront,\u201d dit Matthieu on sortant ; \u201c mais du moins la résistance n\u2019a pas été grande : lediable m\u2019emporte, si elles n'ont pas pris cela comme une bonne fortune.J\u2019ai pincé le bras de la fille, elle a eu cing cents amants, rn\u2019a-t elle avoué ! \u201d \u201c Et moi, je lui ai ôté son jonc, \u201d dit Cambray, en nous le montrant.\u201d \u201cBientôt nous chargeons la trappe de la cave de tout ce qui nous tombe sous la main, poèle, coffres, chaudrons, marmites; et nous nous mettons à piller la maison.Après nous être emparés des meilleures hardes et de quelques pièces d\u2019argent que nous trouvons, nous excitons nos deux belles prisonnières à la patience, et nous détalons.\u201d \u201c Le jour suivant fut consacré à une nouvelle excursion à Charlesboug, où Cambray et moi allâmes à la recherche de Paradis, que nous trouvâmes enfin.Cambray lui parla sur sa porte, pour lui demander le chemin du Lac Beauport.Cependant nous n\u2019avions pas connu les êtres de la maison, et j'y retournai le lendemain avec Gagnon, qui y entra sous le prétexte de s'informer de la route qui conduit à Craig's-mill, dont nous lui avions écrit le nom sur un morceau de papier.Je ne me montrai pas, je craignais que ma taille et mon bé- aiement ne me fissent reconnaître.Nous revenons chez ambray, et delà nous partons tous quatre le même soir pour l\u2019expédition.C'était, je crois, le 3 Février, (1855.) \u201c Nous nous lançons tous ensemble avec des leviers sur la porte qui s'ouvre avec fracas, et nous nous précipitons dans la première salle.Quelle est notre surprise d\u2019apercevoir au milieu de la chambre un vieillard à genoux, les mains jointes et levées vers le Ciel, tremblant, priant, et criant :\u201d \u201c Miséricorde ! miséricorde ! mille fois miséricorde ! \u201d \u201c C'était un mendiant qui avait pris là son gîte pour la nuit.Sa peur et ses prières nous fiirent éclater de rire.L\u2019un s'empare du mendiant, un autre prend au collet le vieux Paradis dans son lit, et nous les envoyons tous deux de compagnie à la cave.\u201d \u201c Je voulus entrer dans un cabinet où j'avais vu entrer quelqu'un.\u201d \u201c N\u2019entre pas 1a,\u201d me dit Cambray, fesons les choses en ordre, et partageons en frères.\u201d \u201c Laisse-moi faire,\u201d lui dis-je,\u201c il y a là quelque jolie fille, la nièce du bonhomme : c\u2019est à mon tour ce soir.\u201d \u201c Reste avec nous, te dis-je ; reste, ou tu es mort !\u201d \u201c Je fus forcé d\u2019obéir.Nous enfonçons un tiroir, et dans une boite de fer blanc nous trouvons une grande quantité de pièces d\u2019or, que Cambray met dans ses poches.Nous nous préparions à retirer Paradis de la cave, pour lui faire avouer où était le reste de son argent, décidés à le faire asseoir sur le poèle qui était rouge, au cas qu\u2019il voulût regimber, opération destinée à tous ceux qui fesaient les méchants enfants ou qui ne donnaient pas de bonne grâce, quand l\u2019un de nous s'aperçut que quelqu\u2019un s'était échappé par une fenêtre du cabinet où j'avais voulu entrer.C'était sans doute la jeune fille qui était sortie.Craignant que l\u2019alarme ne fût donnée dans le canton, nous fümes forcés d'évacuer la place à la hâte et plutôt que nous ne le désirions.Quand nous flimes à quelque distance, G.g\u2026n nous montra un pistolet, qu\u2019il nous dit avoir arraché des mains de Paradis.Sur la route, Gambray s\u2019approchant de moi me dit à l\u2019oreille :\u201d ee VE Toe AE 08 LE \u2018FRANC-PARLEUR \u201c) faut-tâcher d\u2019émbêter'G.g.ü ot Matthieu! Cache cet orci.\u201d \u201c Et il me remit dix-huit doublons et quinze piastres.11 glissa adroitement le reste dans les doublures de ses pantalons et dans ses chaussures.Rêndu chez lui, il mit la | main danses poches, en relira quelques piasties, et en remil seize 4 G.g.n et Matthieu pour leur part ; pour moi jen reçus quarante-huit, et Cambray dut en garder pour lui pas moins de six cents et quelques.Nous avions mis le vieux Paradis à contribution pour £170: TS \u201c Tandis que nous étions d'humeur, nous \u2018continuâmes à travailler.Nous enfonçames le Bureau de M.Parke, Marchand à la Basse-ville, et nous en enlevâmes quelque argent .eb un télercope,que Cambray s\u2019appropria, pour salisfaire- une.fantaisie, ainsi qu\u2019il le disait.\u201d = « Nous vivions alors dans la plus grande sécurité ; personne ne nous soupçonnait ; nous eutendions chaque jour raconter les détails de nos brigandages, et nous nous permettions aussi la réflexion morale.Cambray el moi voyions toujours des sociétés bien respectables.Quand plus tard des soupçons se furent élevés contre nous, et que nous fûmes incarcérés, Cambray, trouvé en la possession du télescope pris chez M.Parke, eut son procès pour ce vol, mais ne fut pas trouvé coupable.\u2018\u201c Enhardis par nos premiers succes, nous ne nous arré- tdmes pas là, et le vol de la Chapelle de la Congrégation fut commis.J'ai rendu témoignage dans cette affaire, et le procès de Gagnon, complice dans ce crime, vous fournira tous les détails de cette audacieuse entrepris æ CHAPITRE-VI.tel sacrilége de la Congrégation \u2014Procès de Gagnon \u2014Plai- doyer.\u2014 Verdict.Jusqu\u2019ici nous avons fait réciter au complice lui-même cet horrible catalogue de crimes, mais pour les détails qui vont suivre nous adopterons pour un moment une autre forme de narration.Nous emprunterons nos renseignements à la procédure même qui a eu lieu devant les tribu- paux au sujet du vol sacrilege de la Congrégation, et nous donnerons un précis des témoignages tels qu\u2019ils ont été publiés dans les journaux lors du procès- Co Pendant la nuit dn 9 au 10 Février (1835,) la Chapelle de la Congrégation de Québec fut forcée par des voleurs, qui en enlevèrent une lampe d'argent valant £20 ; un crûcifix, £10 ; une statue de la Vierge, Æ50 ; quatre candélabres, £10, et deux chandeliers, £2 10s.Le 29 Mars, (1837,) la Cour Criminelle de Québec s\u2019est occupée du procès de Pierre Gagnon, accusé d\u2019avoir parti cipé avecCharles Cambray, Nicolas Matthieu et George Waterworth au vol sacrilége de la Congrégation.Le prévenu, jeune par les années, mais vieux dans le'crime, ne paraît pas pour la première fois au banc des criminels, et sa contenance assurée indique assez qu\u2019il est sur un terrain qu\u2019il connait.Sa physionomie repoussante et sa voix désagréable, et particulièrement caractéristique annoncent un de ces hommes qui semblent nés pour le crime, et dont la carrière commence à la prison et finit à la potence.Messire Casault, Chapelain de la Congrégation, Joseph Dubois, Sacristain ; Joseph Peticlere, Syndic ; et Etienne Métivier, Gardien de la Ghapelle, sont entendus comme témoins, et constatent par leurs témoignages le vol en question et la valeur des effets enlevés.George Waterworth, complice de ce crime, et qui s\u2019est rendu:témoin à charge dans l\u2019espoir d\u2019obtenir son pardon, raconte ainsi ce qu\u2019il connait de cette affaire : Dans le mois de Février, (1835,) le témoin Waterworth demeurait avec Cambray.Le soir du vol de la Congrégation, ils se rendirent vers les-huit heures chez Madame Anderson, ou demeuraient alors Matthieu et Gagnon qu\u2019ils trouvèrent à la maison.l!s burent ensemble, et une conversation A demi-voix s'engagea entre Cambray, Matthieu et Gagnon.Tandis que Madame Anderson était dans une autre chambre, ces-deux derniers sortirent et revinrent un instant après avec un levier.Alors ils sortirent tous en- \u2014\u2014 va semble esse difigerent vers l'esjlanade, aprés avoir passé * la.porte StLouis.Cé Ne fut que:lorsqu'ils arrivèrent près de la Chapelle: qu\u2019il fui résolu entr'eux de la voler Ily avait alors quelqu\u2019un près de là,.ce qui les empécha de s'y arrêter; ils se dirigèrent vers lasporte St-Jean et revinrent au même lieu\u2018par une autre rue ; Matthieüet-Gagnon s\u2019approchèrent de la porte de l'Eglise, et y travaillèrent pendant quelque temps.Co Quand: la porte fut forcée, l\u2019un -d\u2019eux s'approchant de Cambray et Waterworth, leur dit: \u201c Mairitenant que la porte est ouverte, vous pouvez venir.\u201d Le témoin vit alors qu\u2019on avait enfoncé une demi-fenêtre au-dessus de la porte, de manière à permettre à un homme d\u2019y passer.Il pense qu\u2019un des deux s'introduisit dans I'Eglise par cette ouverture ef ouvrit la porte.Matthieu et les deux autres entrèrent, laissant Waterworth en sentinelle, pour donner l'alarme s'ils étaient découverts, \u2018ou terrasser à coup de bâton quiconque passerait seul.Les trois autres restèrent dans l\u2019Eglise près de trois quarts d'heure.Ils avaient allumé une chandelle au- moyen d\u2019allumettes phosphoriques que Cambray avait achetées chez Sims.Quand ils sortirent, ils portaient ce qu\u2019ils avaient enlevé dans des manteaux de femmes que Matthien et Gagnon s'étaient procurés et dont ils étaient couverts avant le val.Ils retournèrent tous ensemble par le même chemin à la maison de Madame Anderson, mais crai- gnunt d\u2019être observés, ils transporterent chez Cambray tout ce qu\u2019ils avaient dérobé.Ils entrèrent dans une cour reculée, et s\u2019étant introduits dans, un hangar à foin, ils allumè rent une chandelle.Ce fut alors seulement que le témoin vit les objets emportés de l'Eglise, parmi lesquels étaient une image de la Vierge, une lampe à chaîne d\u2019argent et une quantité de chandeliers.Il s\u2019éleva une difficulté au sujet de l\u2019un de ces chandeliers : doutant qu\u2019il fût d\u2019argent, le témoin le brisa d\u2019un coup de hache, et vit qu\u2019en effet il n\u2019était pas d'argent.Ils levèrent ensuite une partie du plancher de l\u2019étable et y cachèrent les objets volés.Gagnon et Matthieu s'en retournèrent à leur logis et.le témoin resta chez Cambray, qui occupait alors le bas d\u2019une maison, rue de l\u2019Eglise, à St.Roch.Quelque tenips après, Cambray et sa femme étant sortis un jour, Gagnon et Matthieu vinrent demander leur part des objets volés, ou bien de l\u2019argent.Le témoin leur donna à chacun une ou deux piastres, leur disant de s'arranger avec Cambray pour le reste.Waterwvorth et GCambray décidèrent plus tard de transporter leur argenterie à Broughton, où demeurait la famille du témoin.Ils se procurèrent deux barils, dans l\u2019un desquels ils mirent de la boisson et dans l\u2019autre les ornements de l\u2019Eglise.: Le témoin partit alors pour Broughton en carriole avec un charretier, emportant les deux barils et divers autres articles ; et y arriva le second jour, après avoir couché la veille à l'auberge de Morin, près de Ste.-Marie.Il trouva chez lui, à Broughton, sa sœur, son beau frère Norris, et le nommé Knox, son engagé.Il entra les deux barils dans la maison, et dit à sa sœur d\u2019en prendre soin.Il emplit une cruche de la boisson contenue dans l\u2019un des barils, et se rendit avec cela chez le nommé Stevens, à l'extrémité du Township, avec sa sœur, son beau-frère, Knox et le charretier.Le témoin passa la nuit chez Stevens, et lorsque Knox sortit, il lui recommanda de cacher le plus grand baril dans la neige ; ce qui fut fait.Quelques jours après Cambray arriva à Broughton, et lui et le témoin ayant caché le baril qui contenait l\u2019argenterie, revinrent à Québec.À peine y étaientils arrivés, qu\u2019ils apprirent que Carrier, le connétable, venait de partir pour Broughton.C'était le Mercredi des Cendres.Ils se mirent en route le lendemain, pour parer le coup par un moyen ou un autre, et firent près de 50 milles vers ce Township depuis cinq heures du soir jusqu\u2019à une heure du matin.Sur la route ils rencontrèrent Carrier, et le témoin, se doutant d\u2019où il venait; l\u2019accosta et lui demanda où il était allé.Il répondit qu\u2019il venait de Broughton, ou il avait été envoyé pour plusieurs affaires.Le témoin lui fit aussi d\u2019autres questions, auxquelles le connétable ne répondit qu\u2019évasivement.Waterworth, afin de s'assurer si Carrier n\u2019avait point fait quelque découverte, feignit d\u2019être ivre, et fureta la carriole du connétable sous D ace: og LE FRANC-PARLEUR 99 le prétexte d'y chercher de la boisson, mais il n\u2019y trouva rien.Cambray et le témoin continuèrent alors leur route vers Broughton.Arrivé chez lui, le témoin parla de la visite de Carrier.Son père lui dit que ce connétable était venu chez lui, et parut très-aflligé que sa maison, qui jusqu\u2019alors n\u2019avait jamais été suspecte, eût été l\u2019objet des recherches de la police.Quand les deux associés virent que Carrier n'avait rien découvert, ils tinrent conseil ensemble, et Cambray partit pour Québec.ll revint à Broughton au commencement d'Avril, emportant avec lui deux creusets, un boisseau de charbon, et une paire de soufflets.La nuit suivante, Cambray, Norris, Knox et le témoin se rendirent dans le bois avec le baril et les divers objets apportés de Québec, allumèrent du feu dans une cabane à sucre, et essayèrent de faire fondre l\u2019argenterie ; mais n\u2019ayant pu y parvenir, ils la brisèrent à coup de marteau, l\u2019emballèrent avec soin, et Cambray et Waterworth la remportèrent à Québec.= (A continuer.) La Vente du Journal \u201cTe Pays\u201d \u2014 PANTOMINE A GRAND SPECTACLE EN TROIS ACTES.ACTE DEUXIÈNE.L\u2019Intermide est expiré, un coup de sifflet annonce le lever de la toile.Le théatre représente la salle de réunion des Actionnaires du \u201c Pays.\u201d Les restes d\u2019nne antique splendeur s\u2019y étalent orgueilleusement.La Démocratie frise plus qu\u2019on ne le pense l'aristocratie.Fait digne de remarque ; les tentures, les draperies, les tapis, les couvertures, sont d\u2019un rouge à donner la chair de poule.On n\u2019en voit guère autant, même aux courses de taureaux à Madrid.Sur une table de centre en pin rouge, deux énormes bouquets composés d\u2019artichauts, d'herbe à chat et de roupies de coq-d'inde, réjonissent l\u2019æœil et embaument l\u2019appartement.Une galerie complète des hommes célèbres de notre époque, ainsi que plusieurs peintures à l\u2019huile à brûler ornent la muraille.: Des autographes sont au bas des portraits et nous reconnaissons les binettes des Revds.Cyr, Lafleur et Lanctot, du citoyen Blanchet, du compère Lafond, du Cuisinier Roger, de papa Allaire, du féroce Denouvion, du lettré Robert et de p'lit nomme Anger.Quelques autres sont tellement maltraités par artiste, qu\u2019il nous est presqu\u2019impossible d\u2019y trouver les originaux.Dans cette figure de singe perfectionné si vous le voulez, qui pourrait distinguer l\u2019ex-seigneur de St-Hyacinthe ?Le tableau représentant un mariage indien a bien son mérite comme exécution, mais dans le grand chef sauvage ui préside à la cérémonie, personne ne se laissera prendre 0 l'innocente rusedu peintre qui voulait représenter Joseph outre.La téndre physionomie de son frère Gonzalve ne serait pas tout à fait méconnaissable, si une vilaine araignée n\u2019était venue sans respect pour la procédure, lui déguiser la lèvre supérieure.Un dessin au cravon d\u2019une grande exactitude attire cependant l\u2019attention.C\u2019est le groupe in re Guibord.Placé au-dessus du siége présidentiel, il occupe ainsi une place d'honneur, qu\u2019il mérite du reste, car il est à rroquer.L'Orchestre qui est au fond du théâtre, exécule une symphonie sur cette partie de l'Opéra / Trovatore que Carlo Lefranc récite si admirablement : Dieu que ma voix implore Ah! fais moi mourir C\u2019est trop longtemps, C'est trop longtemps souffrir etc.4 Trois apprentis imprimeurs des épreuves en main, appa- laissent sur la scène et époussetent en chœur les meubles et les cadres.Leur bésogne a peine terminée, un bruit de pas alourdis se fait entendre dans un escalier latéral.Les quinzes minutes pour les rafraichissements ont été joyeusement employées, car un des nouveaux venus chante à tue-tète en gravissant les marches : « Si mon père voulait, la gucnille, la guenille, « Si mon pêre voulait, la guénille volerait.\u201d Enfin, la troupe entière débouche sur la place.Désaulles, chaussé de souliers de bœufs, habillé d\u2019un gilet de bouragan neuf à serre taille, porteur d\u2019un pantalon enfutaine, coiffé d\u2019une tuque rouge, le corps emprisonné dans une ceinture /lèchée, parait en téte et bat la marche, escorté de près par un brillant état-major et de gnelques vieilles recrues lous affublés du méme costume et du milieu desquels percent les Doutre, Joseph, Gonzalve, Alphonse, Pierre, quelques Pelits et plusieurs Douteux ; les Papineau, Eméry, Casimir, Amédé, Louis, Francois Joseph (moins toutefois l'Honorable Louis Joseph qui a lui seul vaut toute la famille ;) Les Dorion les Laflamme, les Laframboise, Geoffrion, Turgeon, Blanchet, Lacroix, Lafond, Cyr, Lafleur, Ovide Ste.Marie, Lanctot, Larose et Augustir.Robert.Effets mirobolants phyrotechniques dans les coulisses.Des feux de cheminées, des chandelles de suif, des pétards sans mèche illuminent la scène et célèbrent l'arrivée des Cent-Associés.Grande Marche triomphale exécutée sur deux violons par Carufel et l'aveugle de la rue St.Vincent.Dessaulles, qu\u2019une boucle en acier sur ses souliers de bœuf désigne comme le chef de la bande, salue de la main comme pour faire signe à la musique de cesser, et suivi de ses fidèles acolytes va prendre place sur le fauteuil présidentiel.En voyant à ses côtés une force aussi imposante, Dessaulles se réjouit et un sourire de satisfaction béate se joue sur sa figure.Sourire éloquent et significatif tout à la fois, car il semble dire : Comment voulez-vous que le Pays périsse avec de semblables éléments.Le grand chef lève alors la jambe gauche, c\u2019est le signal de l\u2019ouverture de la séance.Un huissier, tout de noir habillé comme dans la complainte de Malborough, et qui ressemble comme deux gouttes d'eau au père Joubert, apparait par une trappe pratiquée dans le plancher. 100 Snrprise générale des actionnaires, qui cherchent leurs tuques-et leurs gourdins dans l'intention de déguerpir, se croyant les victimes d\u2019un guet-apens.Dessaulles les rassure, la confiance renaît.Le crieur public, après avoir fait trois pas saisissants vers l'assemblée, commence les simagrées judiciaires en usage pour l'ouverture des cours.= ! Oyez! parait-Lil dire au public, que ceux qui ont comptes à présenter s'approchent on va les payer, la séance est commencée.À peine l'annonce sacramentelle est-elle terminée, qu\u2019un bruit épouvantable est entendu venant de l'appartement voisin.Une des portes de la chambre vole en éclats, et une foule énorme fait irruption dans la salle des délibérations.Un marchand de caracières, deux marchands de papier, trois rédacteurs, quatre correspondants sans signature, cinq correcteurs d'épreuves, six porteurs, sept ébénistes, huit charcutiers, neuf aubergistes licencieux, dix entrepreneurs de bâtisses et onze scieurs de long, la composent et forment ce que Chamonin appellerait dans le langage des fleurs.un véritable bouquet.Dessaulles et ses satellites demeurent anéantis à la vue d'une pareille averse de créanciers.Ils voueat Joubert et tout le corps des husssiers aux divinités infernales.Il s\u2019en suit un tumulte indescriptible a l\u2019aide duquel, le crieur qui est la cause involontaire de ce désordre prend la clef de champs et échappe ainsi pour le moment, à une vengeance bien méritée.Le flot révolutionnaire pendant ce temps continue sa marche et envahit les banquettes.L'instinct de la conservation et l'amour du * Pays\u201d se réveillent Une résistance sérieuse s'organise de toutes parts.On essaie d'abord de parlementer, mais les nouveaux venus la rage dans le cœur et vovant l\u2019affreuse prescription s'avancer à l'encontre de leurs dettes, refusent péremptoirement toutes propositions de paix.Le cri de guerre est repercuté par les échos de l\u2019appartement, et une lutte terrible s'engage corps à corps des deux côtés Pour les uns il s'agit de se faire payer sans mourir, pour les autres il vaut mieux mourir que de payer.Le marchand de caractères qui paraît être le commandant du corps ennemi, s\u2019est élancé l\u2019un des premiers à l\u2019attaque.TI porte des coups redoutables, devant lesquelsles vieilles recrues du \u201c Pays\u201d reculent et lâchent pied.Dessaulles en voyant faiblir ses conscrits pousse de l\u2019avant ses vétérans.La famille Doutre et celle des Papineau s'avancent en ordre de battaille et se ruant avec furie sur les assiégeants, font un carnage épouvantable parmi les correcteurs d'épreuves, les porieurs, les charcutiers et les aubergistes qu'ils \u2014=l- batent en tous sens.\u201c7 Les marchands de papier qui sont restés jusqu\u2019à ce moment en compagnie des scieurs de long, impassibles spectateurs da combat, partent au pas de charge et fondent sur l'ennemi So Ce secours inattendu vient ranimer le courage des aubergistes, qui s'arrêtent dans leur fuite, font voite-face une seconde fois vers leurs adversaires, et l\u2019uñ d\u2019eux sortant de LE FRANC-PAREEUR son paletot une bouteille de Whisky en-esprit, la lance à l\u2019un des Papineau qui tombe assommé du coup et de l'odeur.Cette chute met le désarroi dans la famille qui s'empresse autour du moribond.Le commandant des assiégeants, profite de cette hésitation momentanée pour décocher un projectile d\u2019une nouvelle espèce, sur le chef des Doutres qu'il aperçoit frappant d\u2019estoc et de taille sur les redacteurs, les assistants rédacteurs et les petits correspondants.La main armée du procès Guibord et du jugement en Révision, il envoie en serpentant le document au gros Joseph qui parant le coup, renvoie la bombe éclater dansles favoris couleurde braise de Laflamme qui s'allument, prennent feu et éclairent d\u2019une lueur lugubre le champ de bataille.L'appareil Dion, que Dessaulles tient constamment en poche signale alors l'incendie, mais les cris des guerriers étouffent l'alarme.Les Doutre voient leur chef en danger et comme un seul homme, se serrent à l\u2019entour du drapeau de la famille.Une grenade soporifique,que lesassiégeants avaient mis en réserve est maintenant sortie et jetée sur le bataillon sacré.Les Fiancés de 1812 reliés en babiche arrivent à fond de | train sur Joseph, qui l'occiput fendu en deux comme par un coup de hache tremble sur sa base, ferme les yeux et s'endort.Ce dernier coup a décidé du sort de la journée.Le grand chef voyant la victoire déserter ses drapeaux, ajuste sa tuque, se fait quatorze fois le tour du \u201ccorps avec sa ceinture et se précipite dans les masses des combattants.Ses gardes corps le suivent, decidés à se fraver un chemin à travers l'ennemi ou à mourir.La melée devient alors sanglante.Devant cette impétuosité irrésistible, les charcutiers, les ébenistes, les entrepreneurs de bâtisses sont dalayés comme la poussière d'un fourneau à chaux.\u2019 La scène s'emplit de fumée.Turgeon choisit cette occasion pour sortir de sa pénible position sous la table de la rédaction ; et plein de feu et de fiel donne tête baissée dans la compagnie des scieurs de long qui déciment les rangs du Pays.Nouvel Horace, il ne cherche que les Coriaces qui luttent, mais en vain, contre un Scieur passé maitre dans le métier.Des engagements partiels ont lieu sur divers points du théatre.3 Lafond poursuit un ébéniste qui lui a fait rougir le nes, W.Dorion se débat entre un charcutier et un aubergiste, Robert et Larose succombent sous le nombre.: Henri Lacroix pour échapper à ses ennemis fait tourner 5 les tables et tourne à son tour, Blanchet, Ste- Marie, La Ë i framboise fontdes prodiges de valeur hélas inutiles.a Cyr, Lafleur, Lanctot ont depuis longtemps battu en re- #4 traite, après avoir reçu avec une patience toute évangelique £ ; des gourmades bien soignées.A Turgeon vient de s'affaisser, épuisé et plein de sciures de F3 bois sur les corps inanimés de trois scieurs de Long.pL Seul, Dessaulles lutte en désespéré.Sa tuque a la main, il se fraie un chemin ensanglanté \u20ac FA se rencontre enfin face à face avec le Général ennemi.% Combat singulier.Trois flageolets font entendre d'un #; ton attendri la marche de David et de Goliath.a La lutte n\u2019est malheureusement pas de longue durée.Dessaulles que ses nombreuses blessures.ont affaibli, eo 4 . = i A iF i # = LE FRANC-PARLEUR voulant porter un coup \u2018mortel à.son rival, seutson bras flé chir et ses jambes se dérober sous lui.Le chef ennemi avec un œil d\u2019aigle découvre la pâleur et la faiblesse de son adversaire.Sansmerci, il écrase sous un monceau d\u2019in-quartos, de correspondances et de pamphets son antagoniste, qui recevant snr la tèteson fameux rapport de la tour centrale des bâtisses d\u2019Ottawa et sur les épaules son dernier opuscule sur la Cathedrale de Montréal, mord la poussière en demandant Quartier.Le vainqueur le relève et le vaincu en signe de soumission lui remet ses boucles en acier.La capitulation de la garnison est acceptée ; plus humain que le roi Guillaume à l'égard de Napoléon, le général des Créanciers laisse a Dessaules ses Dents.On ramasse les morts et les blessés, on Lande les plaies et le sergent Robert signe, en qualité de plénipotentiaire, les articles de la capitulation qui sont les suivants : 10 Le Pays sera vendu au plus haut et dernier enchéris-' seur.% Tous les actionnaires à l\u2019exception de seut seront libérés sur parole, mais sortiront immédiatement de la forteresse sans tuque, sans soulier et sans ceinture.30 Sept actionnaires tirés au sort, demeureront prisonniers de guerre jusqu'à la vente du ** Pays.\u201d 4 Les vainqueurs se chargent de payer les frais de guerre, mais les trophées pris à l'ennemi seront pour toujours la propriété exclusive des créanciers, qui en font présent au jardin d'acclimatation de Guilbault afin d\u2019en garder la race.La lecture de ces conditions humiliantes est accueillie par un silence morne et un abattement profond.Les vieux soldats pleurent de rage; les uns déchirent leurs tuques, d'autres mordent et décousent leurs souliers, enfin plusieurs échiffent leurs ceintures afin qu'ils n'aillent pas orner le muséum du Barnum Canadien.L'orchestre fait entendre la marche funèbre de Wellington.Les prisonniers sur parole défilent deux à deux, tète nue, sans souliers, sans ceintures, et laissent le théatre en petits gilets.Les 7 que la fatalité a désignés comme otages, sont le Général Dessaulles, le Colonel Doutre, les Majors Lalramboise et Lafond, 'Adjudant Dorion, le Quartier-Maitre Papineau, et le Paie-Maitre Turgeon.Les Silvio Pellico de la rue Dollard versent des larmes abondantes, au départ de leurs compagnons d\u2019armes.Ces derniers les voient et s'arrêtent.° Tableau : On aperçoit sur la scène une embrassade générale les Chefs et les soldats sont dans les bras des uns des autres, il n\u2019y à plus de rang, mais qu'un cœur.Un ophicléide enthousiasme à la vue d'un pareil spectacle, prend sou instrument et joue pour la première fois le soli sentimental de la ** loge des Cœurs-Unis.\u201d .Les scieurs de long qui ont la garde des prisonniers, pour Ne pas faire crever le cœur des assistants se pendent après le rideau, qui tombe et termine ainsi le second acte.- LE RETOUR DES ZOUAVES.\u2014 Ils sont arrivés, nos zouaves.Ils sont arrivés au milieu de Clnquante mille personnes qui se pressaient sur leur passage.Nous les avons vus dans leur costume de soldat, le Képi sur 101 la tête et la guêtre au pied.Nous les avons reçus, fidèles à leur drapean, et nous nous sommes dit : Que leurs familles doivent être fières ; que leurs amis doivent les aimer ; que leur patrie doit leur être reconnaissante ! Nous étions là, quand, sous les voûtes du Temple divin l\u2019hymne sacré a retenti sur leur passage ; nous avons entendu le son des cloches, l'harmonie des orgues, et nous nous sommes relevés plus canadiens et plus catholiques.Trouverons nous encore des gens qui nous demanderont à quoi a servi celte croisade ?#% S'il s\u2019en trouvait, nous leur demanderions : Etiez-vous là ?Avez-vous vu, vibrantes d'émotions, cinquante mille poitrines canadiennes, crier : Vive Pie IX ?Eh, bien ! Il n\u2019en faut pas plus pour valoir les sacrifices qui ont été faits.Nous apprécions à ce taux l'alimentation d'une idée morale.Dites nous, les Révolutionnaires ne donneraient ils pas plus pour entendre 50,000 personnes crier \u201c Vive Garibaldi.\u201d ?Pourquoi ne pas l'avouer, un sentiment a inondé notre âme et nous avons pleuré.Près de nous, à deux pas, une femme, couverte de deuil, pleurait à chaudes larmes.Vous avez deviné, lecteurs, et vous surtout, tendres lectrices, .son fils était là-bas.Nous voulious nous élancer, et lui dire : Femme, nous comprenons.1a-bas, au pied des murs de Rome, votre fils est resté.sur le drapeau de l\u2019houneur son nom sera tracé\u2026dans les cœurs catholiques son nom sera gravé.mais un sanglot nous à étoullé.B.T.S.ne M\u2014_\u2014\u2014\u2014 > - \u2014-_ LE COMITE DE L\u2019EAU- Certes, si jamais la Corporation de Montréal à mis à exécution un >, = projet louable et d'une utilité première, c\u2019est bien celui de la construction d'un Aqueduc.Alimenter une population numbreus®, fournir l'eau à des milliers de personnes sans égard à la quantité.répondr: ainsi aux bescins journaliers d'une manière plus économique, plus salubre qu'aux temps légendaires de la tonne el du seau, tels sont les résultats inappréciables qui ont découlé de l'établissement daus notre ville des réservoir publics.Il est vrai, que plusieurs millions sont déjà allés s'enfouir dans les carrières de la montagne et la maison de roues et d'engins du Canal de Lachine, non sans avoir toutefois dort l'existsnce de certains ingénieurs et entrepreueurs d'heureuse memoire.Que les travaux aient pu être exécuts d'une manière aussi solide et à méilleure composition là dessus il n\u2019y a qu'une opinion\u2019; mais que l\u2019on veuille bien remarquer.que les entreprises publiques ont un certain caractère tentatif devant lequel le désintéressement pâlit et s'éclipse.Aussi éprouve-t-on toujours moins de scrupule à louer toute une population, qu\u2019un simple individu.Ne nous en étonnons donc pas : ces spéculations en grand appartiennent depuis longtemps à une histoire déjà ancienne qui finira par devenir universelle si l'on n'y prend garde, tant le caractère humain favorisé des circonstances s'y prête admirablement.Notre intention n\u2019est pas aujourd'hui de reprocher à qui de droit, les dépenses inutiles pour lesquelles nous avons bel et bien payées non sans avoir murmuré ; l'uccasion n'aurait pas d'actualité et par la même manquerait d'intérêt.Non, ce que nous voulons, c'est demander une explication au Comité de l'Eau sur certains détails d son administration durant surtout le dernier mois et essaver äe connaitre les défectuosités du systéme, quels en sont les auteurs et les coupables.Expliquons-nous : l'Aqueduc actuel a coûté et coûte encore énormément cher.Personne n'a préteudu, que dans l'espace de dix ans ses revenus équilibreraient ses dépenses. 102 Tout ce à quoi l\u2019on devait s\u2019aîtendrc, c'est qu\u2019au moins les receties pourraient solder les intérêts de Ia dette.En a-t-il toujours été ainsi ! | Les rapports des Trésoriers sembieraient nous indiquer le contraire.Le capital s'augmente tous les ans par suite de l'accroissement des i ntérêts, et les revenus semblent rister stationnaires._ Sans parler de la collection de plusieurs centaines de milliers de piastres dues par les contribuables et qui sont encore dans les livres du Département de l'Eau, nous-prétendons que si le Comité de l\u2019Âqueduc mettait à exécution les pouvoirs immenses que la Légisiature lui a accordés, ses revenus alors balanceraient les intérêts de son capital.Les comptes de l'eau pour cette année, sont depuis le 14 Août dernier exigibles et payables.Un ;srand nombre ont satisfait à cette réclamation légitime, un plus grand nombre cependant ont fait la sourde oreille.Que fait en cette circonstance le Comité d'eau.Armé de ses pouvoirs discrétionnaires, il envoie fermer l\u2019eau aux récalcitrants qui pour la plupart à la vue de cette autre épée de Damoclés, s'exécutent d'assez mauvaise grâce et ne paient qu'en face de l\u2019ennemi.Des milliers de piastres sont ainsi collectées tous les ans.Cette année jusqu'à cette présente date, la récolte a été comparativement fauvre, et la raison la voici : Le Comité emploie trois hommes pour fermer l'eau aux débiteurs, leur salaire est tout au plus 80cts.par jour.Eh bien ! croyez le si le voulez, mais ce n\u2019est malheureusement que trop vrai, ces trois empioyés ont été sans ouvrage au moins huit jours, au_commencement du mois dernier, faute par le Comité d\u2019avoir à sa disposition les fonds nécessaires pour payer leurs salaires.Par contre les hussiers du Département ont eu la besogne facile.Quoi ! le Comité de l'Bau aurait faute d'une quinzaine de ptastres laissé ainsi souffrir les intérêts des citoyens, c'est quelque chos d\u2019inoui, de prodi- fieusement pauvre.Le Comité de L'Eau serait donc attaqué de Ja même maladie qué son voisin le Comité des Chemins.Ce serait une curieuse et intéressante recherche que d'ap;readre l'origine de ce fléau, qui à notre sens est infiniment plus dangereux que la petile vérole.En attendant, il n\u2019en est pas moins clair aux yeux de tous qu'une épi demie très contagieuse sévit avec acharnement au Conseil de V ille,ez nous ne serions pas du tout surpris que dans le but d'en arreter les rava.tés, les meubies de la Corporation iraient un de ces quatre matins-faire- une visite, chez Moss ou Silverman les médécins à gages.De cette pauvreté inprévue du Comité de l\u2019Eau, tirons maintenant la conclusion naturelle qu'elle traine à sa suite.Nous touchons à la fin d'Octobre, et dans une quinzaine de jours l'hiver fera son apparition- Si les froids et les gelées comme nous l'avons dit dans un article sur le Comité des Chemins, font des torts considérables aux rues et aux pavés, à plus forte raison en causent-ils aux conduits de l\u2019eau que s'emplissant de terre et de petits cailloux et une fois atteints par la gelée, rendent Fouvrage des fermeurs d\u2019eau -presqu'inutile.En effet, sur dix cas rarement réussisent-ils dans trois, ou quatre.Or veux qui ne paient point les comptes de l'Aqueduc n\u2019ont pas la louable habitude d'aller avertir les employés du Département, qu'ils ont le désir de voir leurs chantepleures fermées.Nous n\u2019en connaissons aucun dont l'abnégation et l'esprit de sacrifice soient allés jusque là ; en sorte que le mauvais payeur fait sa provision journalière tout comme le bon, et pendant ce temps les finances ne s'en portent guère mieux.Nous sommes ass#z contents que le pauvre profite de cet avantage inespéré, mais d'un autre côté, il y a le riche qui-en bénéfice et la complaisance nous semble portée trop loin.It est reconnu que les mois de Septembre et Octobre, sont deux époques de l\u2019année des plus favorables ä la perception des comptes courants.En moyenne, les recettes atteignent par semaine un chiffre variant de 5 à 6 mille dollars, et souvent elles se sont élevées plus haut.Mettez en regard les $15,00 que le Comité d\u2019Eau n\u2019a pu se procurer pour le salaire des trois \u2018tourne-clefs dans son departement, et les milliers de piastres de collections assurées qui auraient été portées à notre crédit pour pareil espace de temps et qui forment aujourd\u2019hui une perte sèclie ; et vous direz avec nous, que la pénurie du Comité de l\u2019Ean mérite l'attention du public, car il y a dans cette affaire des coupables et il faut les trouver.- LE FRANC-PARLEUR PETITE REVUE.Savez-vous ce que nous devrions faire ?Nous devrions dans toutes les Bglises du Canada déposer des listes et inviter les citoyens à protester contre les infamies récentes qui ont pour effet de consacrer le droit dela force au détriment de la force du droit, de l'ordre et de la paix du monde.Bien plus, l\u2019Angleterre serait bien surprise si nos chambres d\u2019assemblée, au milieu des débats de chemin de fer et de code municipal, demandaient au gouvernement de la mère patrie =, il entend reconnaître ces spoliations qui nous outragent et qui nous délient du coup du lien qui nous unit à l'autorité.° - Après ces protestations, Albion ne serait pas surprise des conséquences du principe qu\u2019elle aura reconnu, car enfin ce serait une farce de vouloir conserver pour elle un pouvoir qu\u2019elle ne reconnait pas pour les autres, - Ceite pauvre Angleterre, après bien des négociations, elle a pensé réussir à la conclusion d\u2019un armistice.Mais crac ! voilà les hostilités recommencées.Ii faut avouer que John Bull n'a pas beaucoup d'in fluence à l\u2019heure qu'il est.+ Comme c\u2019est joli de voir la France déchirée par ses propres enfants Allez donc dire qu'une religion n\u2019est pas nécessaire à un pays.Car enfin, tous ces traitres qui déshonorent aujourd'hui le sol francais ne sont pas, on a beau dire, les jésuites ni les frères ignorantins.Une chance encore qu'il arrive de temps en temps de ces catastrophes qui remettent les nations sur leur véritable base, en leur indiquant les écueils où elles vont se précipiter.La France n'aura pas à plaider ignorance dans la sublime condamnation qu\u2019elle vient de subir ; mais le repentir sied encore dans la punition.\u2018Bazaine, ce grand Bazaine, dont la France répétait le nom avec tant d'orgueil, à réellement eu des fautes; en effet cent soixante treize mille hommes peuvent bien mourir, mais se rendre, jamais.x Le soleil de l'espérance luit en ce moment dans tous les firmaments.Le Comte de Chambord demande à la France que ses malheurs la fasse revenir à des principes qui pourront la conduire surement dans sa mission morale, et il a raison.D'un autre côté le Duc d'Aumale brigue les suffrages de la Charente pour l'assemblée constituante qui devait ètre convoquee le 15 courant, si armistice eut été accordée.A Marseille les rouges ont proclamé l\u2019établissement d\u2019une nouvelle république du Sud, composée de 15 départements, tandis qu'à Paris, Flourens enfermait à l'Hotel de Ville, les membres du gouvernement provisoire, et qu\u2019à Tours, à Grenoble et dans les départements du Rhin et de la Loire on en fesait autant.Pourquoi pas ?Si c'est leur idée, à eux, qui pourrait leur reprocher de vouloir être gouverné, comme bon leur semble après ce que l'on a fait; à l\u2019heure qu'il est, est-ce en France qu'on pourra leuren faire un crime ?® .Les gardes mobiles de Besançon ont refusé de suivre Garibaldi, qui, parait-il vient d'être fait prisonnier, après avoir laissé prendre Dijon par sa faute, s'il vous plait.Ce vieux défonceur de porte ouverte fait un jeu de se faire emprisonner.Quand il est mal pris, il se faufile tout douce cement dans les bras de l'ennemi.Farceur?It a tout de même eut la consolation, avant de passer en lieu de paix, d'accuser ses soldats de manque de sang froid et de discipline.A qui la faute ? LE FRANC-PARLEUR 108 * x * La Belgique a fait entendre sa catholique voix en faveur du droi méconnu ; 40,000 catholiques ont signé une protestation à Malines.La même indignation s'est manifestée à Fatherland, à Génève, en Hollande, à Naples, en Sicile, à Venise, en Piémont, à Bologne, dans les Marchés en Toscane, etc.Partout ie monde catholique se réveille, la foi se ral\u2018 lume, gare au Roi qui sera sur le Volcan.* L Prime propose encore le Duc de Montpensier au trône d\u2019Espagne.Victor Emmanuel lui aura fait.comment dirons nous.des bétises, quoi.Voild le Duc d'Aoste le nez au vent, à la recherche d\u2019une position sociale.Allez vous bien finir, Monsieur Prime, de nous crée des Rois.°* | Le lieutenant gouverneur de Manitoba vient de décerner, parait-il, des mandats d\u2019arrestation contre Riel, Lépine et O\u2019Donahue, et de plus a donné ordre de les tuer au besoin.Si c\u2019est vrai, la devise du pouvoir anglais est loujours la même : \u201c bassesse dans le danger ; insolence dans le succès.\u201d * +.Nos zouaves sont arrivés.Bonjour, nos zouaves.Ils ont tout perdu- fors l\u2019honneur.Ils ont fait leur devoir, à nous à présent.Il s'agit de leu trouver des positions, c\u2019est un des moyens pour nous de leur prouver notre reconnaissance.À leur arrivée, une assemblée a eu lieu afin de pourvoir à l'organisation d\u2019une société qui protiterait de.cet élément précieux au profit de la colonisation.Un comité sera formé ; chaque zouave ayant goût pour l\u2019Agriculture devra donner son nom ; après être assuré d'un certain nombre, le comité verra à ce que ces jeunes gens aien- gratis des terres dans les cantons, et de l\u2019aide suffisant pour subsiste jusqu\u2019à la saison nouvelle.Rien n\u2019est plus propre à la colonisation qu\u2019un soldat.Habitué à se suffir à lui-même et aux sacrifices en tou! genre, il a toute les qualités nécessaires pour faire un bon colon.Ainsi donc : \u201c\u201c Pour défiler sur les cantons, la gauche en tête en bataille ; peloton, en avant, marche.\u201d B.A.Testard DeM.LE SPORT.Nous avions annoncé dans notre dernier numéro, que le Club Alhlé lique venait de terminer les derniers amusements de la saison.La température printannière dont nous avons joui depuis le commencement de Novembre, est venue nous donner un démenti que nous supportons sans trop nous plaindre.Les coureurs de notre cité encouragés par l\u2019appat attrayant d'un temps aussi favorable pour les exercices du corps, nous ont donné jeud dernier, une réédition des courses du Club Athlélique sur le terrain du \u201cMontréal.\u201d L'assistance était peu nombreuse, vu le manque de circulation des petites affiches.Le fait est regrettable, car les courses méritaient mieux.La première course fut celle d\u2019un demi mille entre D.Hurtubise et un nommé Murphy.' Hurtubise sortit vainqueur sans beaucoup d'efforts.Temps 2 min.423.C\u2019est le premier nom canadien, que nous voyons figurer dans les courses a pied.de celle année.-\u2014 Nous avons lieu d'espérer que l'an prochain, nos compatriotes représenteront en plus grand nombre l\u2019élèment français.La course dont nous avons parlé, comme devant avoir lieu entre Brindley et MacDonnell se trouvant la seconde sur le programme, vin, ensuite.Brindley recut 25 verges d'avance sur MacDonnell, et le trajet à par courir fut un mille.Chose assez extraordinaire, Brindley battit son rival de 12 verges Temps 5 m.273s.Le gagnant dans cette course était loin d'être le favori, cependant il fut victorieux, ce qui servirait à nous prouver une fois de plus l'incons tance de la fortune pour les parieurs.\u2019 MacDonnell, avant son depart pour Morrisburg doit dit-on, si le temps s\u2019y prête, essayer de nouveau le jarret de Brindley.La course du jour fut celle des 109 verges à répéter 2 dans 3.Le prix était une coupe en argent valant $50.00.Le fameux Burgess, qui avait été l\u2019instigateur de cette course dans le but de racheter sa réputation de coureur aux yeux des Montréalais, n\u2019eut pas l'avantage de rencontrer sur le terrain, Frank Wood son heureux antagoniste.Aussi, de dépit abandonna-t-il les rangs, laissant se disputer le prix des 100 verges à G.Broome, F.Sims et H.G.Young.Burgess à notre avis, a montré une singulière prudence en ne contestant pas cette course ; car Sims qui est arrivé le premier auffbut, est le meilleur coureur que nous avons encore vu dans notre cité.Temps de la le\u2018 course 123 s.Temps de la 2cæe 124 s.Vosburg, qui était sur le terrain a offert de parier $200,00 contre Sims, pour une course semblable à la précédente.Sims, a de suite accepté, s'obligeant dc donner 10 verges en avant ; Vosburg qui très probablement féra défaut car il est sur d'être battu l'ayant été ces jonrs derniers par Cozad, qui reçoit la méme distance de Sims et arrive cependant le dernier a la fin de la course.Un Mr.J.M.Walsh a lancé un défi de $250,00 pour un parcours de 440 verges en ligne droite, a tous les coureurs de Montréal, contre un homme dont il ne veut pas donner le nom.Ceux qui sont bien informés prétendent découvrir Sims dans l'inconnu de Mr Walsh.Les amis de Kéraronwe sont assez disposés d\u2019accepter la gageure.Brand et Boyle doivent sous peu courir un mille pour une bourse de S50,00.Boyl.es aussi engagé pour un enjeu de $200,00 à lutter contre Brindley cans une course de 2 milles.Cyrille Dion est rendu a Hartford, ou il vient de jouer une partie de billard de 1000 points avec Dennison le champion du Massachusetts, au quel il a donné 250 points d'avance.Cyrille a fait ses 1000 points, tandis que Dennison n'avait encore atteint que le chiffre de 577 y compris les 250 donnés.Les partisans du champion américain, peu satisfaits de ce résulta offrirent à Cyrille de répéter la mème partie, aux mêmes conditions.Ils ne furent guère heureux dans ce nouvel essai, car en huit tours de baguette, Cyrille termina la partie accomplissant une moyenne de 125 L\u2019équipage de la \u201cTyne \u201d qui a tant fait parler de lui durant son séjour au Canada, doit suivant une lettre adressée par l\u2019un d'eux à un amateur du sport de cette ville, ramer dans une course à quatre rames et dans une autre à deux rames, contre un équipage australien.On leur offre £500 st.pour défrayer leurs dépenses, ct une somme de £300 st.à gagner dans chaque course.11 serait superflu d'ajouter qu'ils ont accepté sanstrop se faire prier, et qu'ils flairent déjà une proie qui selon toutes les probabilités, leur appartiendra avant longtemps.VE RY SEE Gps Fon Dave es NES © A AS SP ata 0 LES CÉLÈBRES == æ DE DEVINS Approuvées par les Médecins Français et Anglais les plus éminérits.les sont fisifiees.Mefiez-vous ! Pour faire droit À la réputat:on méritée des Pastilles à Vers de Devins, il est de la plus grande importance de pré, venir l\u2019acheteur d'être sur ses gardes et de ne pas s\u2019en lais ser imposer par des individus sans principes, qui voudraient substituer À ces Pastilles quelques-unes des préparations sans valeur qui inondent le pays.Demandez les véritables Pastilles à Vers, couleur de rose, et qui sont marquées \u2018\u2018 Devins.\u201d\u201d - A vendre chez tous les principaux marchands de la campagne.\u2014naut PRÉPARÉES SEULEMENT PAR DEVINS & BOLTON, APOTHECARIES\u2019 HALL, Près le Palais de Justice, Montréal.HUILE DE FOIE DE MORUE Im MONTREAL.4 A |} }IYPOPHOSPHATE DE (HAUX Un remède hautement recommandé par la Facullé pour La Toux, le Rhume, l\u2019Asthme, la Bronchite, 1a Consomption, la \u2018Débilité générale et toutes les Humeurs Scrofuleuses.MM.DEVINS & BOLTOU, en offrant cette élégante préparation à la profession ct au public, font remarquer Qu'ils ont pu par un nouveau procédé chimique (connu d'eux seuls), qui n\u2019altère en rien les principes actifs d l'huile, réussir à en masquer le goût au point qu'elle peu séjourner sur l'estomac le plus délicat.AV IS$\u2014Remarquez que l\u2019article que vous achetez porte la signature de \u2018\u2018\u2019Drvins & BOLTON \u2018\u2019 sur le haut de la bouteille.\u2014\u2014 Prèc :\u201450 Cents et $1.00 la bouteille.PRÉPARÉE SEULEMENT PAR DEVINS & BOLTON SALLE D'APOTHICAIRE, Près du Palais de Justice, Montréal, 28 juill.1 HH) BRWNC PARTEGR C.FIÉIATRAULT MARCHAND DE TABAC En Gros-et en Détail NO§ 11 KT 3, PLACE JACQUES - CARTIER, A L\u2019ENSEIGNE DU NEGRE MONTREAL.Les amateurs de bonnes PIPES et de bon TABAC trouveront constamment à ce magasin un assortiment considérable de TA BACS EN POUDRE, A FUMER ET A CHIQUER, PIPES EN BOIS, PIPES EN ÉCUME DE MER, PIPES EN CAOUTCHOUC, BTC., ETC.CIGARES DE LA HAVANE Importés directement.BONS MÉLANGES à des prix extrêmement réduits.28 juillot.| BERTRAND & DUPUIS HRARCHANDS DE PROUVEAUTES En Gros et en Détail 129, RUE NOTRE-DAME Près du Jardin du Gouvernement (En face de la rue Claude, vis-à-vis le Marché Bonsecours) MONTREAL ¥% Les Marchandises offertes au public par MM.BERTRAND ET DuPvis sont toutes de la meilleure qualité et choisies avec tout le gout possible, en sorte que toutes les personnes, mème les plus difficiles, ne peuvent faire autrement que d\u2019en être complétement satisfaites.Les précautions que ces messieurs apportent dans le choix de leurs marchandises, l\u2019urbanité et la politesse dont ils font preuve dans leurs relations d\u2019affaires, leur libéralité comme la modicité de leurs prix, sont des raisons plus que suflisantes, pour engager le public et surtout les mères de famille à faire leurs achats chez eux.La maison BERTRAND ET Duvuss recevra avec plaisir toutes les commandes de la campagne et: les remplira avec tout le soin possible.Faites-en l\u2019essai.28 juil.Î AVIS.À Messieurs les Marchands.Si vous vous apercevez que vos confrères vendent de belles et bonnes CHAUSSURES en détail, au même prix qu'elles vous coûtent en gros, n'en soyez pas surpris, mais faites ce qu'ils font.Adressez-vous pour vos achats au soussigné, Fabricant de chaussures en gros, Nos 317 ET 319, Rue ST-Paur, Montréal.G.BOLVIN- , % juillet.Maxime Garault AVOCAT NO 2I, RUE SAINT-VINCENT 28 juil.! AUGUSTE COUILLARD, MARCHAND DE Ferronneries, Peintures, Vitres, etc., 233 & 235, RUE ST-PAUL Porte voisine de MM.Beauchemin el Valois MONTREAL On trouvera à cet établissement, à très-bas prix, un assortiment des plus complets de fournitures de maisons, ustensiles de cuisine et poëles de toutes sortes.\u201c De plus, une grande quantité de SCIES de moulin de toutes grandeurs et-de tous prix, garanties de première qualité.Les menuisiers et charpentiers de la ville comme de la campagne feront bien de visiter cet établissement avant d'acheter ailleurs, et les marchands qui l'encourageront y trouveront leur profit.28 juill.1 TRUDEL & DeMONTIGNY, AVOCATS NO 223, RUE NOTRE-DAME 28 juill.ADOLPHE OUIMET, B.C.L AVOCAT NO 21, RUE ST-VINCENT 28 juill.LE FRANC-PARLEUR Publié lous les Jeudis à Montréal, Canada.PAR A.\u201cOUIMET ei B.A.THSTARD-De MONTIGNY, RÉDACTEURS-PROPRIÉTAIRES.Abonnement - - - - $2.00 par année Etats-Unis - - - - - 2.50 se Par numéro - - - - 5 Centins.L'abonnement sera de six mois ou d\u2019un an Envoi par lettres enregistrées ou par ordre sur le bureau de poste au risque des propriétaires du journal.ANNONCES : 5 centins la ligne, l&re insertion, 3 \u201c \u201c 2ème \u201c\u201c Frais DE PosTe\u2014ATTENTION ! Les frais de poste sur les publications hebdomadaires ne sont que de 5 centins par trois mois, payables d'avance au bureau de poste de l\u2019abonné.Le manque d'attention à ce detail entraînerait une dépense de deux centins qu\u2019il faudrait payer sur chaque numéro.Toutes lettres non affranchies seront invariablement refusées.Les journaux qui seront échangés ainsi que toules communications se rapportant à la rédaction, devront être adressés au Fraxc-PARLEUR ou aux Propriétaires-Rédac- teurs, 20, Rue St.Gabriel, Montréal.Les lettres d'affaires devront être envoyées à C.O.BEaucHEMIN ET Vauois, Libraires-Impri- meurs, seuls chargés de l'administration du journal.LE FRANC-PARLEUR formera à la fin de l\u2019an née un volume de 416 pages, grand in-quarto.Imprimé par C.O.BEAUCHEMIN ET VALOIS, 20, rue St Gabriel, Montréal."]
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