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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
jeudi 13 octobre 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Franc-parleur. --, 1870-10-13, Collections de BAnQ.

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[" Copy be grea ae gaa diag si Sl it LL 1) i À.di A : EERE aot To Ly sg} 2, \u2018 Smet arabe, JOURNAL A TOUS, JOURNAL POUR TOUS MONTRÉAL, JEUDI, 13 OCTOBRE 1870.bd = a \u2014 \u2014_ ABONNEMENT, , .$2.00 PAR NUMERO 5 Civrxsà À fn are #7 vx Aeon \"AVIS IMPORTANT.Nous: prions nos abonnés qui, à la-St.Michel der- tlier, auraient changé leurs, logis, de vouloir nous faire connaitre le plustôt possible, le lieu de leur nouvelle demeure.Lo Si les deux derniers numéros ne leur-étaient pas parvenus, qu\u2019îls veuillent bien s\u2019adréssér.au bureau de l\u2019administration, qui s\u2019empressera de les leur donner.| + LES PROPRIÉTAIRES du Franc-Parleur.4 Teel amir rer hihi : ibd rb trp be wi ed hd + * rT rr Reet Feuilleton du * Franc-Parleur.\u201d LES REVELATIONS DU CRIME ou CAMBRAY ET SES COMPLICES + Ainsi; ue la\u2019 Vertu Je Crime a ses degrés | pr i SE RACINE E \u201c QHAPITÉE L Bnigandages fréquents.à.:Québec en 1884 et 1835.\u2014 Troupe de voleurs organtsés.\u2014Seçnet Ju complat\u2014 Démarches impru- dentes\u2014 Cécilia Connor \u2014Premiers soupçons.\u2014Arrestation.\u2014Protès\u2014Conviction.Pendant Tété de 1834, ;et-surtout après la cessation du Choléra, vers l\u2019automne de la même année, Québec fut le théâtre d\u2019un, fléau non moins alarmant que celui.de l\u2019épidé- .mie.Des.vols,.des assassinats, des bris de maisons, des -prôfanatioiis et des'sacrilèges se'succéderent avec une incon- tévaële rapidité, et jetèrent l\u2019épouvante dans tous les rangs - déla société.Jamais crimes et brigandages, accompagnés de circonstances plus atroces, n'avaient été commis aveg plus.l\u2019audâce et d'impunité au milieu d\u2019une société comparative- nent pei nombreuse et proverbialement miorale.Ce n\u2019étaient plus les espiegleries et les escamotages accoutumés des habitués de la prison, les petits larcins, les vols : d'habits et de volailles, suggérés par la misére, et commis da sou rding et dans l\u2019obscurité C'étaient des attaques à main armeée sur les routes publiques, dans les comptoirs, les faisons Habitées \u2019etles égHisé&: En vain la Police avait mis - \u2018sûr piéd'tous:ses coureurs, les auteurs de ces crimes nom breux Échappaient à säs.atteintes, et restaient inconnus.Elle -ANait arrêté tous les vieux Scélérats, que tour-à-tour elle en- Eee ons J9s,prisons on reg voie dans Jos champs : mais pas une Preuve, Pas un indice, Das une, pre sompHon ne pouvait HE we a Pr faire espérer une conviction.Les Huissiers, les Patrouilles, les Magistrats, tous étaient en défaut.La promesse de fortes sommes n\u2019avait pas même tenté l\u2019avidité d\u2019un seul complice.La conspiration, assurée du secret et enhardie par les inutiles démarches de la Police, allait toujours son jtrain, et tirait bon parti des ténèbres dont elle s\u2019enveloppait, et de l\u2019épouvante dont elle gläçait les citoyens.Presque chaque jour voyait de nouveaux attentats, dont les journaux s\u2019em- paralent avec empressement comme d\u2019une bonne fortune, pour captiver l\u2019attention, et exciter la sensibilité des lecteurs par des details bien horribles, bien atroces.Il était clair que si les voleurs de profession avaient part à ces méfaits, une main cachée et plus habile dirigeait et payait leurs manœu- vres.Le complot, quel qu\u2019il fit, avait une âme, un chef, supérieur aux scélérats vulgaires par son énergie, sa prudence et son habileté.Mais où le trouver ?C\u2019était l\u2019énigme, le mot du secret.Il fallait découvrir le coupable, le livrer à la justice, et Québec eût été délivré d\u2019un fléau.et état de choses se prolongea jusqu\u2019au printemps de 1835, sans qu'un seul coupable eût été découvert ; et malgré les précautions des citoyens toujours sur l\u2019alerte et bien armés, des milliers de louis tombèrent en la possession de cette bande audacieuse.Heureusement que le règne du erime n\u2019est pas de longue durée ; l\u2019homme coupable n\u2019a pas d\u2019impunité à espérer.Tôt ou tard son propre aveuglement Je trahit et le livre pieds et poings liés à la justice de Dieu et des hommes.Un dernier attentat vient mettre le comble à tous les autres, et ranimer les recherches de la Police découragée.Pendant la nuit du neuf au dix Février (1835,) des scélérats s'introduisent, en fesant fraction, dans la Chapelle de la Congrégation de Notre-Dame de Québec, violent cet asile consacré au culte de la Vierge, et en enlèvent les lampes, les chandeliers, les candelabres, les vases sacrés, le tout d\u2019argent massif et de la valeur d\u2019environ cent cinquante ou deux cents louis courant.Un crime si énorme indigne et soulève tout le monde ; mais cette fois encore il s'écoule quelque temps sans qu\u2019on puisse tomber sur la trace des coupables : de vagues soupçons viennent seuls embarrasser de leurs contradictions les recherches de la Police.Un mois, deux mois, trois mois s\u2019écoulent, et rien ne transpire encore, nonobstant les quatre cents dollars offerts au dénonciateur.Mais les coupables ne pouvaient rester longtemps tranquilles et impunis ! Eux-mêmes ils prennent soin d\u2019éventer le secret.Ils font des démarches imprudentes, se hâtent de tirer parti de leur argent, le promènent de Québec à Broughton pour le faire fondre, et ne songent plus à se cacher.Leur propre sécurité les aveugle et ils tombent dans le piége.Une vieille servante irlandaise, du nom de Cécilia Connor, agée d\u2019environ quarante ans et presqu'imbécile, demeurait au Township de Broughton situé à une distance de plus de 50 milles de Québec, chez le nommé Norris, allié de l\u2019un des conspirateurs.Cette femme s'étonne des alléeset venues de gens retirés chez son Maître, se persuade qu\u2019il se passe quelque chose d\u2019étrange, épie, écoute, questionne, et comme éclairée d\u2019un présentiment surnaturel,devine,et devine juste.Elle se lève pendant une froide nuit d\u2019hiver, marche plus de trois milles dans l\u2019obscurité, ayant de la neige jusqu'aux, genoux, se dirige dans la forêt vers uñé petite lumière qui vacille au loin, en suivant des traces de raquettes, ef arrivée é6 LE FRANC-PARLEUR ur Re of FE; or 2 oo ik , So .' à deux portées de fusit-d\u2019une petite cabane;à sucre, s'arrête.et se cache en espion.derrière un tronc d'arbre.O ! curiosité, que tu es impérieuse, que tu es opiniâtre ! Contrariée, excitée, tu dégenères en héroisme! Un homme, d'environ six pieds, monté sar des raquettes, et armé d'un gros bâton noueux, se tieit én sefitinelle à quelques pas de la cabane.Il à ordre d'assommer quiconque enapprochera.Cet homme, la vieille Servante le reconnait: c'est le beau-frère de son maître, arrivé dernièrementde Québec.La porte de la cabane est entr\u2019ouverte, et à la lueur d\u2019un brasier immense ila remplit, elle.aperçoit trois hommes, qui semblent de foin comme des salamandres an milieu des flammes.L'un d'eux tient à la main la figure d\u2019une Vierge d\u2019argent, et la montre à ses deux compagnons, qui la regardent d\u2019un œil avide, en tordant avec effort des branches de candelabres.A cette vue la vieille femme tressaille de joie, se penche sans respirer, et prête une oreille attentive, lorsqu\u2019au milieu de cette obscurité silencieuse ces mots lui arriveut :\u2014 « Par le diable! Voici une Vierge bien chaste et bien ure : elle donnera de bons écus.Pauvre petite Vierge ! d\u2019une Chapelle elle va passer ;dans bien de mauvais lieux, lorsqu\u2019elle sera monnaie I\u201d Et l\u2019homme qui parlait ainsi en rompit les membres, et les jeta dans un creuset ardent.Cet homme était un Marchand de bois de Québec, et s'appelait Charles Cambray.(*)\u2014 Les deux antres étaient Norris, maître de la vieille servante, et Knox, son serviteur.L'homme qui fesait la sentinelle était George Waterworth, le beau-frère de Norris.La vieil le femme en avait assez vu et entendu ; et tout enchantée de sa découverte, elle s\u2019en retourna promptement au logis, sans avoir été apergue.Qui lui avait donné l\u2019idée, la force et le courage d'entreprendre cetts marche pénible, et de braver la mort, si elle eût été découverte?la Providence sans doute qui se servait de ce fatble instrument pour confondre des scélérats qui se jouaient de la population entière de toute une cite! ll y a là quelque chose qui n\u2019est pas dans l\u2019ordre ordinaire.Les quatre hommes revinreut de bon matin de leur excursion, et la servante, en leur ouvrant la porte, s'étant apergue que Knox, le servileur, était ivre, le fouilla dès qu\u2019il fut endormi, lui enleva un pelit sceptre d'argent qu\u2019il avait volé à ses maîtres, et le cacha dans son sein pendant plusieurs jours.Dès que Cambray et Waterworth furent partis pour Québec, elle se rendit chez le Magistrat du lieu (M.Hall) pour déposer de ce qu\u2019elle avait vu, et remit entre ses mains le sceptre d'argent trouvé sur Knox.La Police de Québec est informée de ce fait, et enfin Charles Cambray et George Waterworth, deux commerçants de bois bien connus et jouissant d\u2019un excellent caractère parmi leurs concitoyens, sont arrélés et mis en prison comme soupçonnés de plusieurs crimes capitaux, au grand étonnement de tout Québec indigné.Dans l'intervalle on fait des recherches minutieuses dans la demeure occupée par les deux prévenus, et l\u2019on y trouve, entre autres effets, un Télescupe et des Cuullères d'argent, supposés avoir été volés récemment.De ce jour le voile qui couvrait ce complot inique est déchiré, et les deux détenus et leurs complices sont accusés de plusieurs crimes énormes.C\u2019est à une pauvre femme que la société de Québec doit d\u2019avoir été délivrée des déprédations d\u2019une bande de scélérats organisée, d\u2019autant plus dangereux que leur rang et leur caractère les mettaient plus sûrement à l'abri du soupçon ! Dansle mois de Septembre (1835,) Cambray, accusé d\u2019un vol avec effraction commis chez M.Parke, qui croit reconnaître le Télescope trouvé chez le prévenu, et dans le mois \u201c de Mars suivant (1836,) accusé encore du meurtre horrible , \u2018Commis à Lotbinière sur la personne du Capitaine Sivrac échappe à toutes les condamnations pat le défaut de preuves suffisantes, par l\u2019habileté de son Avocat, et surtout par les témoignages officieux'de quelques-uns de ses complices que la loi Jui permet d'interroger, et qui viennent au besoin prouver des alibi.Le Procureur Général n'ose risquer une troisième accusation pour le vol sacrilege de la Congrégalion, persuadé que le temps lui procurera indubitablement \u2018des preuves plus incontestables que celles fournies par Cé- (7) Note :\u2014Ce nôm de Cambray est un pseudonynie, - cilia\u201dConnor.C\u2019est-pourquoi à la:clôture du Terme iim.ce.= £.ln aq Ke 7 x pme ie = nel de Mars (1836,) Cambray et.Waterworth sont mis\u2018en |;.berté, sur la foi de leurs cautions.Dans le mois d\u2019Aoû suivant, de nouveaux soupçons tombent sur eux, pour uy vol de bois de construction, et ils sont de riouveaü incarcérés.Dans le mois de Septembre, là presse des affaires n\u2019ayant pas permis d\u2019instruire- le procès de la Congrégation, par un esprit.de, vertige, une faiblesse, une contradiction inex.F plicable dans un homme d\u2019un caractère énergique et déter.- | miné, si l\u2019on ne devait l\u2019attribuer à l\u2019aveuglement insépara.F ble du crime et à des circonstances qu\u2019on expliquera ci-après, Cambray offre a I'Officier de la Couronne de se rendre témoin du Roi, et de donner, à de certaines conditions, tous f les détails des crimes dont on les accuse, lui et ses compli.& ces.Le bruit en vient à Waterworth, son associé, qui, n\u2019ayant plüs à choisir qu\u2019entre la mort et une trahison, choisit la trahison, et offre aussi lui de tout révéler sans autres condi.§ tions que celles que la loi lui accorde, l\u2019espoir du pardon et Ë de la liberté après la conviction des coupables.Son offre [: est acceptée, et les accusés demeurent en prison jusqu'au mois de Mars 1837, quand des accusations capitales, (un vol R° avec effraction chez Madame Montgomery et le vol sacrilège fi; de la Congrégation.) amènent des révélations affreuses don.gE: nées par Waterworth, et finalement la conviction:de Cambray, de Matthieu, et de Gagnon.E Jamais procès n'avait produit dans le public autant de sensation que le leur, tant à cause de la triste célébrité des pré Ë venus, qu\u2019à cause de la grandeur des offenses.La Cour a Eété constamment remplie de monde durant tout le Terme de F- Mars (1837), et les détails des procès ont rempli les colonnes # de tous les Journaux.Aux faits nombreux et intéressant B-: éclaircis dans le cours de ces procédures viennent se joindr #- à présent les révélations plus extraordinaires encore du té §- moin-complice, et des condamnés, lesquelles \u2018ont servi de inatériaux à ces mémoires.; 3 (A continuer.) ~~ - _ vy ; Le Greffe de Montreal.LS .- 2-3} .Dans un précédent article nous avons signalé des désor dres profonds qui existent dans cette partie de l\u2019administra- f° tion ; notre article a été l\u2019objet de récriminations ; nous le savions ; nous savions aussi que cette divulgation dabus froisserait des personnes à qui nous devons plus que de l\u2019es i : time, et voilà pourquoi nous n\u2019avons pas hésité à leur crier BE: haut ce gai se dit tout bas.Nous ne séparons pas la qualité d\u2019ami de celle d\u2019être franc.Malheureusement nous aurons Ré d'autres fautes à signaler et que nous arrachera l'évidence Ë Nous avons donc dit que nous ferions connaitre les causes [24 des désordres qui existent dans la sphère administrative du greffe de Montréal.Elles sont multiples : la première con- #3 Siste dans l'absence du contrôle sur les employés.Zz En effet, qu\u2019ils tournent à gauche, à droite, qu\u2019ils viennent | 3 à une heure ou à deux, qu\u2019ils passent leur temps au'bureau F3 ou à la buvette, qu\u2019ils flanent ou qu\u2019ils travaillent, le seul ai- guitlon qu\u2019ils reçoivent est l\u2019impatience de ceux qui font tout l\u2019ouvrage ; impatience à laquelle ils sont.fort indiffé rents.Nous savons que les trois personnes, qui forme un seul b:4 même Protonotaire, ne peuvent pas-entrer dans les détails £4 de la besogne et surveiller les employés come des'maîtres R42 d'école, non ; nous connaissons trop pour cela les devoirs âlta.chés à leur charge, surtout depuis qu\u2019une Législature récer 53 te les a revêtus de pouvoirs extraordinaires qui leur laissen! 5 peu de loisir Car le Protonotaire, .outre l\u2019asistance \u201c42 aux audiences, doit présider à la nomination et à l'ho § OF LS mologation des tutelles, des cüratelles, \u201céxamirer les | LE-FRANC-PARLEUR- 87 projets des jugements, voir 4 la.comptabilité, qui prend le temps exclusif de l\u2019un deux, décider une foule de questions de pratique et de droit, etc, etc.Nous savons tout cela, et nous savons de plus que l\u2019un d\u2019eux est absent pour un assez long temps.Mais il y a un remède bien simple, à notre avis, pour remédier à cet inconvénient : c\u2019est d\u2019assigner à chaque employé une, besogne exclusive, dont il aura la responsabilité.Ge n\u2019est pas ce qui existe, tant s\u2019en faut.Brefs, exécutions, copies, ordonnances, commissions rogatoires, capias, etc\u2026chacun fait ce qu\u2019il lui plait, et bien entendu c'est à qui en fera:\u2019le-moins parmi quelques-uns.Car que l\u2019ouvrage vienne -de Pierre ou de Jacques, personne n\u2019en tient compte.L\u2019un pousse l\u2019ouvrage à son camarade sous prétexte d\u2019être occupé à d\u2019autre chose ; il griffonne quelque fois à son compte.Ah ! Bah ! il se croirait bien sot de se presser pour s'exposer a avoir des reproches ; et en effet, ce n'est qu\u2019en travaillant qu\u2019il s\u2019expose à commettre des bévues,et car n\u2019estque quand il ya une erreur, qu\u2019on remonte à la source et qu\u2019on tombe sur le dos de celui qui travaille.Le système de ce bureau a donc, nous le disions, outre le grave inconvénient de ne pas satisfaire le public, celui de paralyser les dispositions des gens qui s\u2019y trouvent, de les décourager, et de se laisser aller au doux et profitable far niente, au fond de la barque judiciaire, qui emporte gracieusement vers le port argenté de la paie mensuelle.Le méme inconvénient ne se ferait pas sentir, si le plus élémentaire des principes en économie politique était sui vi : la division du travail ; à Pierre la distribution des dossiers ; à Jacques, les copies de jugements ; à Joseph.les Brefs ; à Paul les Exécutions, ete.Outre l'avanitaze qu\u2019en fesant un même ouvrage, chacun s\u2019y perfectisi rat.on an- rait celui, si une faute est commise, Ch.eat exclusivement responsable de son département.d'a:ler à la source et de dire : Monsieur vous avez fait une erreur.\u2014 Cu n\u2019est pas moi qui ai fait l\u2019ouvrage.\u2014Il fallait le faire.De cette manière, le public serait mieux servi, les employés stimulés, le Protonotaire plus en sureté, car, c\u2019est lui qui, en définitive, paie pour les pots cassés, et avec cela nous passons à la seconde cause du désordre : Le Protonotaire est responsable des actes de ses imployés, tout le monde le sait, et le Protonotaire plus que tout autre.Et pourtant ce n\u2019est pas lui qui nomme ses employés, loin de là, il n\u2019a aucun contrôle sur leur nomination ; on les lui impose ; sa recommandation n\u2019est pas jmême écoutée Nous n\u2019allons pas jusqu\u2019à exiger du gouvernement qu\u2019il se départisse de cette source de priviléges qui coutribue à sa force, Non, qu\u2019un gouvernement se serve des moyens légitimes pour se maintenir et récompensé ses amis politiques, nous n\u2019en dirons rien ; mais de grâce que ce ne soit pas contrairement aux intérêts publics et aux siens, et qu\u2019on écoute les observations et les recommandations, au moins, de ceux qui y sont le plus intéressés.Qu\u2019on place dans les bureaux publics des gens-recomman- mandables, probes, laborieux ; très bien nous applaudirons ; mais qu\u2019on fasse de ces mêmes bureaux une crèche où sont conviès les impotents, les ivrognes, les ignorants ou les paresseux, allons donc ; mais vons affaiblissez, permettez-nous de vous le dire, et votre administration, et votre popularité.Bien plus, Messieurs les ministres, vous attaquez de front la moralité publique, en payant des pensions au vice et en laissant souffrir les honnêtes gens.Qu'importe si un ancien associé crôve de faim, qu'importe si le neveu d'un Député trai- ne les rues, qu'importe si une personne nuit dans vn bureau ~ \u201cor Tode Québec, est-ce que vous devez pour cela soustraire a l\u2019honnète homme le pain de sa famille et couvrir de son travail la mauvaise conduite d\u2019un partisan?Non, non, la politique appuyée sur de telles menées n\u2019est qu\u2019une politique d\u2019un jour qui doit écraser ceux qui s\u2019en rendent coupables.Récompensez les bons employés ; augmentez leur salaire; après de longs services, payez leur une pénsion, nous vous applaudirons à deux mains ; que vous importe d\u2019entendre crier les bons à rien et les ivrognes, ce sera le moyen de vous en débarrasser, tout simplement Dès qu\u2019on vous saura fermement judicieux dans le choix des officiers, on ne vous ennuiera plus à moins d\u2019être honnète, sobre et laborieux - certes, votre tranquilité y gagnera, d\u2019un grand bout ; et la société aussi.Le ministère sait aussi bien que nous qu\u2019il existe des désordres ; les plaintes ont déja été faites, tout bas, et ce n'est qu\u2019au moment de l\u2019explosion qu\u2019on a fait semblant de s\u2019en occuper.En 1869, une commission fut nommée pour faire une Enquête sur l\u2019état de l\u2019administration.On attendait beaucoup de cette commission ; c'élait la trompeite du jugement qui sonnait ; les travaillants espéraient, les paresseux se tapis- raient derrière une conscience tremblante ; des amitiés soudaines s\u2019élaient établies ; l\u2019habitué du bar-ronmavait divorcé avec la bouteille ; la plume délaissée trouvait d\u2019assidus amants, la brebis égarée revenait au bercail sourire tendrement au pilier du bureau ; l'ouvrage se taillait avec un hè- roïsme digue d\u2019une meilleure cause ; chacun était pénétré de son sujel ; quand on arrivait un peu tard, on faisait emporter son chapeau par un complaisant confrère ; quand on sortait avant l\u2019heure, on envoyait sa casquette par un express rusé ; quand on arrivait à temps, on fesait du bruit en entrant, on parlait de l'heure à haute voix ; on fabriquait mème des brefs d'avance ; les exécutions vous passaient dans les jambes, les vieux jugements sortaient de la poussière, les avocats étaient effrayés de cette indiscrétion, et lesJuges aussi, on usait les plumes, on buvait I'encre, on barbouillait le papier; Rolland jubilait; Lovell faisait de argent ; lous les employés enfin étaient devenus de saints Apôtres, dont quelques uns voulaient mettrele bénitier à la porte.Hélas ! ce lemps, cet heureux temps ne devait pas durer.Elle est venue enfin, cette commission, envoyée dans le but de soustraire certain bureau de Québec à une investigation plus sévère, et dont nous aurons occasion d\u2019édifier nos lecteurs.Oui elle est venue.Savez-vous de quoi elle se composait?De trois braves officiers, mironton, mironton,miron- taine.Deux n\u2019y entendaient pas malice, et l\u2019autre non plus.Polis, dam, oh ! très polis.\u2014 Voyons, Monsieur B\u2026qu\u2019est-ce que vous avez fait ?\u2014Moi, j'ai fait du noir, j'ai fait durrouge, j'ai fait du blanc, jai fait du.Que vous dirais-je, j'ai fait de tout ; et plus que cela, je fais tout.Très bien.Allez en paix, et ménagez vous, afin que la patrie profite pendant longtemps de vos services.Nous rions et c\u2019est pourtant le cas.Au lieu de faire une enquête sous serment, ou au moins en interrogeant chacun sur l'état du bureau, sur ce qui s\u2019y passait, et de chercher à découvrir les causes du désordre, ou choisit d'abord le temps des vacances où la moitié des employés étaient absents, et l\u2019on demanda à chacun de se vanter.Alr!la,la! Etpuis on retourna à la Capitale, après une promenade qui avait coûté à la Province combien ?Et puis après un grand travail, on vous administra un rapport qui a çoûté combien Ÿ Qui, ah | bien, oui, noys Te pm ew LS ae MECS, + Are.van .\u2014 Hm Sees a pate © 68 Li FH ARG-PARBEUR: l'avons vu ce rapport, et s\u2019il y a un mot de vérité, je veux que Pon me pende, allons gai.Voilà comment on fait les choses, et voilà comment on Tame dans la nacelle administrative.Prenez garde, vous pourriez bien, à force de vous ficher du peuple, rrrramer du côté d\u2019en bas, ! | oo \u2014 NOTRE FEUILLETON.- Nous commengons dans ce numéro, la publication d'une chronique canadienne, due 3 l'excellente plume de feu Réal Angers, Ecr., Avocat, et dont la modestie l\u2019avait autorisé à ne signer que ses initiales au bas de cette nouvelle.\u201c Les Révélations du crime on Cambray el ses complices,\u201d tel est le titre que l\u2019auteur a donné à une œuvre qui, à l\u2019époque de son apparition, fit sensation dans la ville de Québec.La brochure fut lue avec une avidité d\u2019autant plus grande, qu'on était encore sons le coup de l'émotion terrible qu'avait produit, dans la Capitale Canadienne, la découverte des crimes épouvantables, dont s'étaient rendus coupables les héros dont le feuilleton esquissait à grands traits la vie et le caractère.Publiée en 1837,au moment même où le District de Montréal, était en pleine révolution, cet ouvrage n\u2019obtint que peu de circulation parmi les habitants de cette partie du pays.Ces années dernières nous avons eu la bonne fortune de le trouver dans un encan de livres; inutile d\u2019ajouter que nous en sommes devenus les heureux possesseurs.Sa lecture nous a causé beaucoup de plaisir car elle offre un intérét toujours croissant.Le style en est simple, mais facile, l'étude des caractères, les descriptions géographiques très bien réussies, et la couleur locale si fidèlement conservée, qu\u2019après même trente trois ans elle est encore reconnaissable.On s'aperçoit que l\u2019auteur a vu ce qu\u2019il décrit, et que le théâtre où s'est déroulé le drame qu'il raconte lui est parfaitement connu.° Quoiqu'il soit facile de constater que c\u2019est l\u2019ouvrage écrit d\u2019un jeune homme, nulle part cependant l'imagination n\u2019a eu recours à la fiction, et la vérité des faits est dans toute son intégrité.Nous n'avons aucun doute que ce feuilleton sera admirablement gouté par les abonnés du Franc-Parleur, car il est intéressant à plus d\u2019un titre.Le nom de Cambray est passé à l\u2019état de légende dans les annalles criminelles de la vie de Champlain.Pendant de nombreuses années, les mères s\u2019en sont servies comme d'un épouvantail pour faire obéir leurs enfants, et nous ne savons pas trop si encore aujourd\u2019hui ce nom n\u2019occupe pas la place d'honneur dans les repaires du crime.Cambray n\u2019est qu\u2019un pseudonyme, car le vrai nom de cet homme est Chambers.D'anciens citoyens de Montréal se rappeleront peut-être, en fouillant dans leurs souvenirs, la figure d\u2019un apprenti menuisier, qui portait ce nom et travaillait dans une boutique anglaise sur la rue Craig ; et si leur mémoire est assez heureuse, ils auront eu l\u2019avantage de connaître le héros de \u2018ce feuilletqn.ep Dimanche prochain, le Ray, Père Michel fera à l'Union Catholique une causerie suy fes Omadtens à l'étrange, \u2018 (466 fyulires moanquent, les petits pois pèchens par leur absents Tio Trosoriér de Manitoba.- On a bien raison de le dire, notre sipele est pardessus tant le sibele des surprises, et de-fait elles mous arrivent les unes à la suite des autres avec tant de rapidité, qu'ellé laissent à peine au public le temps d'en rechercher les motifs déler.minants, afin de pouvoir se les expliquer.Qui nous aurait annoncé il y a trois mois, que le pacifique notaire de Varennes, Marc Antoine Girard, Ecuier, abandonnerait tout à coup son étude pour aller, dans un avenir prochain manipuler les fonds du trésor de Manitoba, pareille nouvelle à coup sûr, nous eût fait bondir sur notre fauteuil éditorial.Ee Et pourtant, l'événement est aujourd'hui une réalité qui 3 appartient à l\u2019histoire de la colonie de la Riviére Rouge, car fe.la Gazette officielle de cette Province nous l\u2019annonce en toutes lettres.Inclinons nous donc devant la force des faits accomplis, et J n\u2019allons plus accuser l\u2019inconstance de la fortune qui semble Een ce moment se moquer du fameux proverbe \u201c que nul n'est prophète en son pays.\u201d Parti du comté de Verchères pour des raisons de santé, l\u2019heureux tabellion de la paroisse de Varennes avait dirigé ses pas vers les vastes prairies de l'Ouest, afin d\u2019y respirer un air pur et viyifiant, dont les salutaires effets avaientcontribuer J: à développer un appétit qui s\u2019en allait, une constitution qui menaçait ruine: Voyez cependant, ce que l\u2019on gagne à voyager dans les Bt pays d\u2019en haut.Au moment mème où il chassait le bûffalo avec une ar deur qui fera toujours l\u2019admiration des Métis, ne voila-til pas que tout à coup, les titres d\u2019honorable et de trésorier lui Etombent d\u2019aplomb sur les épaules.Ee La chronique de St.Boniface, (car là-bas on se permet déjà >.de cultiver ce prodnit) nous rapporte que cette abondance de biens mondains a produit un effet terrible sur la fréle orga K; nisation de Mr.Girard, qui alors aurait fait, pour la pre- io mière fois de sa vie, un saut un peu moins périlleux teute- .fois, que celui de la Perette au pot au lait du fabuliste.E Un titre d\u2019honorable ; mais si nos souvenirs ne nous font Ëpas défaut, nous croyons que ce Monsieur avait dejà dans FE son élection de Montarville cherché à attraper cette décora- Ëtion, qui lui avait lestement glissée des mains.3 Une place de trésorier ; dans le trésor encore vierge de Manitoba.Ah ! pour celle là, nous sommes certains qu\u2019il n\u2019y avait Es jamais osé penser.Aussi ne sut-il pas résister à une attaque Ei: de cette farce, et sa panvre nature humaine succomba-telle El à cetle tentation devant laquelle les plus forts faiblissent et tombent.Er On dit cependant qu\u2019un épais nuage est venu subitemen, À.\u201c obscurcir l'horizon doré de ses rêves ministériels.x Il fait beau d\u2019être appellé l'honorable Marc Antoine Girard I il fait bon surtout d\u2019avoir entre les mains le portefeuille ÈS du ministre des Finances de Manitoba?mais il est une règle 2 de la syntaxe qu\u2019il a toûjours scrupuleusement remplie f 2% c\u2019est celle du primo vivere.E Oui il faut vivre, et pour cela il faut manger bien, beau\u201d fi coup et bon, la gastronamie le veut, la santé l'exige.P Et là bas la vie est si dure, le bison abonde il est vrai, ls [8 pernican vous orève les yeux, l\u2019eau est pure et en quantité: # ; toytefois pour combattre ces avantages les vins sont frélatés, {53 ee Sa LE FRANC.PARLEUR 60.les champignons sont vénéneux le ronst dees impossible, la cotelette, le roti, lés rognons sautés, la volaille piquée les petits plats nulle part.Qu\u2019il y a loin des odeurs culinaires-de la Rivière Rouge» aux émanations aromatiques du Terrapin, de Freeman et de Gianelli, Hieux toujours chers au eœur, encore plus à l\u2019estomac de l\u2019humble notaire de la rive Sud du St.Laurent- Tous ces souvenirs du pays natal, ces réminiscences des temps passés, ont fait craindre pour un moment que la nostalgie ne s\u2019emparât de lui et peu s\u2019en est fallu que Manitoba perdit du même coup, son Honorable et son Trésorier.Nous savons maintenant, quelle à été l\u2019issue de la lutte à laquelle les différents organes de l\u2019Honorable Trésorier ont pris une part si active, mais ce que nous ne saurons jamais, ce sont les combats terribles qu\u2019ils se sont livrés.Néanmoins, constatons que l\u2019estomac a cédé devant les exigences du cœur, et c'est une trop belle victoire pour que nous l'enregistrions pas ici.Maintenant qu\u2019il nous soit permis de demander au gouvernement, quels sont les motifs qui ont nécessité cette nomination.Assurément, nous ne pouvons lui reprocher de.n\u2019avoir pas fait gn cette circonstance une nomination de poids.Elle est on ne peut plus, en rapport parfait avec la pesanteur des événements du Nord-Ouest, si elle n\u2019en n\u2019est pas à la hauteur.Nous ne doutons nullement du patriotisme, des talents professionels de l\u2019Honorable Girard.À nos yeux, le Trésorier de Manitoba est le type du parfait gentilhomme, dont la bonne éducation réhausse singulièrement le mérite.Poli, affable, courtois, nul doute qu\u2019il sache se concilier l'estime du grand nombre ; et si toutes ces qualités eussent été nécessaires pour remplir le poste important et difficile de Trésorier d\u2019une Province, nous aurions acclamé de tout cœur cette nomination.C\u2019est toujours avec un plaisir sensible et un orgueil tout à fait légitime, que nous voyons les honneurs ministériels conférés à nos compatriotes.Indépendamment de ce motif national, nous avons toutefois celui de l'intérêt public qui prime tous les autres; et malgré notre proïonde considération pour le Trésorier de Manitoba, (qui nous pardonnera bien d\u2019être jaloux de son embonpoint et de son appétit) nous croyons qu\u2019il faut en outre pour le poste important qu\u2019accupe actuellement l\u2019Ho norable Girard, des capacités financières que nous ne lui connaissons pas.La question du Nord-Ouest est grosse de complication, extrêmement sérieuses, et il est indispensable que des mains justes mais inflexibles soient là au timon des affaires, pour s'emparer de la situation, L\u2019Honorable Girard, possède-t-il cette fermeté ?Son caractère de bonnaire semblerait lui refuser cette qualité.Pour être bon Trésorier il n\u2019est pas nécessaire de savoir aligner des chiffres, mais il faut avoir véçu sur le sol d\u2019un pays dont ou est appelé à administrer les finances, en connaître parfaitement les ressources, et posséder à fond le caractère de ses habitants.L'Honorable Girard a-t-il ces connaissances ?_ Nous sommes en droit d'en douter, car il y à peine trois fpois il était et vivait au milien de nous, Pony noue ne.croyons pas qu'une adminiatration-vonspoiée entièrement d'étrangers, puisse jamais être populaire aux yeux des Métis.On est toujours prévenu contre un homme que l'on ne connait pas, et le passé d\u2019ailleurs n\u2019est pas encourageant pour ceux qui cherchent les honneurs du Nord-Ouest.Le Gouvernement avait une mission à remplir, et en bonne politique le ministère de Manitoba devait être choisi parmi les citoyens de cette Province, et non en dehors.Cette manière d'agir plus conforme au bon sens, aurait été certainement plus profitable à nos intérêts.Si le Gouvernement voulait absolument en nommant l\u2019Honorable Girard récompenser les services d\u2019un ami, il pouvait le faire d\u2019une manière plus rationnelle et moins compromettante.Nous n\u2019avons pas l'intention de peser ici, le grand bien que M.Le Trésorier à procuré au parti conservateur durant son séjour dans le Bas-Canada.- Qu\u2019il nous suffise de mentionner ici, qu'un homme qui proclame publiquement qu\u2019il n\u2019a pas de parti, était bien digne de perdre les deux élections où il à été candidat malheureux.Des malins ont prétendu, que la ressemblance de l\u2019Honorable Girard avec le Prince Napoléon, était si complète, que l'autorité avaitété par là même incité à lui accorder la charge importante qu\u2019il remplit actuellement, ayant la ferme conviction que les métis.Si français de cœur, accepteraient la figure comme l'emblème d\u2019une dynastie et d\u2019un drapeau.D'autres ont soufflé tout bas, que le Juge Johnson s\u2019ennuyant à la mort, de n\u2019avoir pas de vis-à-vis à la table d'hôte de Winnipeg, aurait insisté à Ottawa, pour que son ami Girard montat dans les pays d\u2019en haut.Nous donnons ces rumeurs pour ce qu\u2019elles valent et nous n\u2019y ajoutons pas plus de foi qu'à celle qui reproche au Gouvernement d\u2019avoir commis un acte de cruauté, en exposant aux intempéries des saisons la santé délicate du Trésorier de Manitoba.Notre prétention n\u2019est pas de changer la décision prise mais nous voulions être francs, sur le compte même d\u2019un compatriote.Puisqu\u2019aujourd'hui l\u2019Honorable Girard est trésorier officiel de Manitoba, nous n\u2019avons qu'à lui faire des vœux pour mener à bonne fin l\u2019entreprise importante, qu\u2019il s\u2019est chargée de conduire.Qu'il sache que les Canadiens ont les yeux fixés sur lui et s\u2019attendent a ce qu\u2019il les représente dignement.Que dans ses moments d\u2019appétit surtout, il ne déserte pas son poste, car il ne faudrait pas que pour l\u2019appât d\u2019un diner, il mettrait en danger les intérêts de ses nouveaux concitoyens, et que la seconde édition de sa fameuse éleection d\u2019Hochelaga, trouverait encore un restaurateur pour l\u2019imprimer et la publier.\u2014< Nous avons reçu d\u2019un des jeunes avocats les plus distin\u2019 gués de Montréal, la correspondance suivante que nous nous faisons un devoir de publier.A Messieurs les Rédacteurs du Franc-Parleur.MESSIEURS, J\u2019ai lu avec un indicible plaisir l\u2019article de votre dernier numtéro intitulé \u2018 le greffe de Montréal \u201d.Je ne me sentais pas d\u2019aise, en vous voyant stigmatiser comme ils le méritent ces fainéants, ces ineptes qui, au lieu de contribuer à la bonne administration de ce huregu public, sont un obstacle aux employés laborieux et intelligents WL consacrent leur travail.eral messieurs les rédacteurs, merci, au nom du barreau et du publio, \u201cpour votre Prang-Parler; © 1 _ _ ae _\u2014pemamee i i gagnent honorablement leur salaire, et même au-delà de Tour salaire, Lyn des fainéants et des incapables qui ne gagnent pas même le verre de gin-cock-tail qu'ils vont boire à chaque instant chez Frank ou chez Mayhanks.\u2018Je parle surtout du greffe appelables.; ; ne l\u2019exception des départements pour Jes exécutions et pour les jugements, qui sont irréprochabies, quel désordre dans ce bureau \u2018 Quelle confusion ! quelle négligence ! quelle incurie ! quelle paresse ! ; J'affirme, messieurs, les rédacteurs, que je suis allé nombre de.fois dans ce bureau, durant les heures de travail, sans y trouver un seul em- loyé.Co .P Un greffe où on emploie 5 ou 6 employés, el où,\u2019 à cerlaines heures du ur, vous n\u2019en rencontrez pas.un seul :.Co Jo Moi, pour un, j'ai en ce moment 5 dossiers qui sont disparus dans ce labyrinthe inextricable.Lo Co RENT Bl cela se conçoit : ce qui distingue surtout cette partie du greffe de.Montréal, c'est l'ineptie des uns, la paresse des autres.C Il y en a qui sont très-disposès à travailler, mais qui ne comprennent rien au sfécanisme du bureu ; d'autres pourraient s\u2019y rendre très-uti- les, mais sont trop paresseux pour le faire.Ce » Demandez un dossier ou quelqu'autre document à l\u2019un d\u2019eux : il'vous renverra à un autre, sous prétexte qu'il est très-occupé, lorsqu'il na rien à faire ; et celui-là vous adressera à un troisième ; en sorte qu\u2019après avoir ainsi voyagé de Caïphe à Pilate, vous serez souvent contraint -de vous en retourner chez vous sans avoir pu rien obtenir.: 1.Il yen a un surtout qui se tient généralement dans un coin de l\u2019appariement.J'ai entendu plusieurs fois affirmer par quelques uns de,ses confrères qu\u2019il passe la majeure partie de son temps à ébaucher sur un feuilletdes toits de maisons, des queues ou des têtes de chevaux.Et bien ! demandez-lui quelque service, lorsque les autres sont absents : il vous répondra invariablement avec un petit sourire doucereux qui lui est particulier : \u201c Veuillez attendre ; un tel ou ui tel sera bientôt de retour ; pour moi je suis si occupé ! si occupé ! \u2018 et il se remettra à sa queue de cheval.Si vous insistez pour qu'il fusse son devoir et pour qu'il vous accorde ce que vous avez droit d\u2019obtenir, il vous servira avec une Si mauvaise volonté, qu> vous serez bien obligé de vous adresser à un autre.Vous avez promis, messieurs les rédacteurs, un second article sur le même sujet.° Veuillez continuer cette noble mission que vous vous êtes imposée d'appliquer le fer rouge sur ces plaies qui couvrent notre corps -social, el je vous promets que vous vous conserverez et atcroiterez l'estime de tous les honnêtes gens.Vous avez parfaitement raison ; à côté d'employés capables et consci- de la cour de circuit pour les causes-non Agréez etc.Us Avocat\u2014> L\u2019abbe Ramisay a l\u2019Union Catholique.Dimanche dernier, l'Union Catholique de Montr:al \u2018avait l'honneur d'écouter quelques observations de Mr.l'abbé Ramsay.récemment de retour d'Angleterre, et qui venait revoir, dans cette association, d'anciens amis et l\u2019œuvre dont 11 est un des fondateurs.Mr l\u2019abbé Ramsay, autrefois protestant, semble d'autant plus ébloui-de la lumière du catholicisme qu'il en a aperçu tout a coup les beautés.Plongés dè notre bas âge dans des flots de lumière, nous demeurons hélas ! trop indifférents aux merveilles de cette religien divine ; et c'est bien notre apathie qui éloigne de nous nos frères séparés.Ah! si nous étions tous comme nous devrions être, qui pourrait résister à l'éclatante vérité d\u2019une religion si vraie.Si nous avions la foi de ¢3 converti qui met au service de sa croyance sas talents, sa fortune, sa jeunesse, son énergie, nous n\u2019aurions pas à nous demander aujourd'hui quelles sbnt les résultats modernes de l'Evangile.Quelle transformation ! Voilà un homme qui quitte une aisance assurée, une famille riche, qui s\u2019enfonce dans un collège, qui se fait l'aumonier d\u2019une prison trop étroite pour son zèle, qui part pour son pays natal et qui revient nous raconter que sa mission a été d\u2019évangiliser les pauvres, les délaissés de son orgueuil- leuse patrie.C'est dans les carrefours de Londres qu'il a puisé le plus de consolation.C'est là que commence à germer à travers les lambeaux déchirés du peuple Irlandais la régénération de l'Ile des Saints ; c'est de ces rebuts déguenillés que sortira la douce vengeance de ce peuple martyr, dont les larmes amolliront le cœur de ses tyrans.M.Ramsay entr\u2019autres considérations pratiques, nous a parlé d\u2019une œuvre charitable qu\u2019à inventée un des apôtres de 11 Foi catholique.La charité a mille expédients pour rencontrer les besoins du moment malgré l'indifference du siècle.Nous le savons, nous sommes obligés de l'avouer à notre honte ; parlez nous de plaisirs, d'amusements, de théâtres, de bals, de diners, les souscriptions sont abondantes ; pour nous gorger da vin ou ingurgiter un bon repas nous étouffons le cri de la Tpijsère du pauvre, et l'aumône pour les bonnes œuvres trouvent pau d'é Chos parmi.le.bruit des verres dj banguet.Le P.Nugent I's compris, aussi son œuyre ne nous demande aucune soustraction à nos amusements, Depuis plusieurs années existent en Angleterre des missionnaires zélés dont l\u2019occupation consiste a recueillir dans les hospices, batis à celte fin, des orphelins et Ges enfants perdus, des jeunes filles délaissées, \u2018dont la foi est en danger et qui engloutiraient saus: cet abri, dans le gouffre:profond de la misére et du délgissement.Ces\u2019 hospices sont: reriplis\u2018et les moyens manquent pour recueillir ses naufragés de la vie, qui\u201d vont à la dérive sur les vagues des grandes villes protestantes d'Angleterre._ ; Le chaitable missionnaire demande aux familles du Canada catholique d'adopter gpelques-uns de ses petits êtres qui, par la nature de leur éducation, peuvent être utiles dans un pays où la main d'œuvre est chère.I n\u2019y a rien à payer, il f'y a qu\u2019à écrire au\u2019 Rev.P.Nugent qui les envoie sur demande: Cr .CT Bien plus; dans-un pays comme le nôtre, où les carrières.sont faciles, ln domesticité se raréfie et c'est une plainte générale, que.l'on.ne.peut.plud se procurer de servantes.La société dont pous avons parlé a un réservoir de ces filles, élévées exprès \u2018pour servir de cuisinières, de filles \u2018de chambres ou de bonnes d'enfants, et qui offrent plus de: garanties que nos bureaux d\u2019engagement.Sur demande le P.Nugeat expédie trois portraits de différents types et tempérammeut avec le caractère et les aptitudes de chacune de-celle qu'ils représentent.Vous faites votre choix que vous envoyez au P.Nugent avec.cinq guinées pour le prix du passage.La servante demandée vous arrive, vous l\u2019engagez à bas prix en retenant sur son salaire le montant de vos cinq guinées, et vos avez fait une bonne œuvre.JC Si l'on nous demandait autant pour sauver des flots une personne qui se noie, qui de nous refuserait:?Ici se sont/des ämes qui .engloutissent et l\u2019on nous demande de les.sauver.CL ; On fait de grands projets pour l'immigration qu'on ne,peut-retenir qu'avec des sommes énormes.Voila un système qui a pour but d\u2019impla n- ter sur notre sol des miliers-de laborieux rejelons d'une noble race, tout en fesant notre profit.; Aussi Mr.l'abbé Ramsay recommande-t-il l\u2019encouragement de cette œuvre à laquelle il n\u2019est pas étranger.; \u2014\u2014 L\u2019Hygiene.MOYENS HYGIÉNIQUES CONTRE LES EXCÈS ET LA MAUVAISE QUALITÉ DES : ALIN ENTS, : Les saisons nous-offrant les aliments qui conviennent à chacune d\u2019èlle, et le bon sens des peuples a établi depuis longtemps les nourritures qui conviennent.Pour nous la rigueur de nos climats a déjà établi qu\u2019il nous faut une certaine dose de viande qui varie selon l\u2019activité que l'on se donne.Pour le manœuvrier trois repas de viande ne sont pas de trop, mais nons soutenons que deux sont plus que suffisants pour l\u2019homme de bureau ou celui qui n'a pas beaucoup d\u2019exercise, et il ne faut pas croire que cet embonpoint qui règne sur les grands mangeurs fainéants soit une marque de santé ; au contraire, et la longevité chez ees personnes nous le prouve évidemment.he | Quoiqu'il en soit pour tonte -nourriture-il fant quelle soit-d'une ne- ture saine ; les viandes doivent être fraiches ou exempte de -räfinement et les autorités, qui ont entre les mäins des lois pour l\u2019inspection des produits, ne sauraient assez faire attention sous ce rapport ; les abattoirs dont -nous avons.parlé dans.un prochain numéro seront à cette fin de grande utilité quant aux viandes.5 Mais de n'importe quelle nourritura on se sert il faut faire attention de n'en prendre que juste la quantité suffisante pour le besoin.Ona dit que la table tuait plus que personne que n'importe quelle maladie; ceci s'entend de l\u2019excès qu\u2019on y met\u2014on mange trop ou trop vile et l'estomac ne peut suffire à digérer.Il faut s'arrêter non pas quand on a plus le goùt de manger ; mais quand on sent que manger plus fatigue l\u2019estomac.La régularité dans les repas facilite les fonctions de\u201c cet organe.Pour le manœuvrier le prinoipal repas doit être dans le milieu du jour; pour l'homme de bureau le diner le soir est préférable, car outre l'inconvenient de recommencer le travail après un bon repas, c\u2019est que rien ne nuità Je digestion comme l'occupation qui empéche esprit Ei RANGPARERUR _ A _\u2014.eT d'aider;aumbshltat dù\u2018repas: dela Le Manger tranquillement et mâcher bien la nourriture est] d'un grand secours.L'usage des liqueurs peut aider aux personnes faibles ; mais ne peut jamais qu'être préjuditiable aux estomacs bien portants, surtout avant le repas ; car on se forme un appétit factice dont l'habitude fait contracter une seconde nature qui ne permet plus de se passer d\u2019excitants.Un dessert sucré est rationnel, et facilite la digestion; une petite quantité d\u2019eau froide ou des crèmes glacées donne du ton à l\u2019estomac, tandis que le chaud lui donne de la faiblesse, Les boissons alcooliques n\u2019ont jamais produit que de mauvais.résultats, el & part lc temps de maladie où le médecin prescrit celle qu\u2019il faut, \u2018nous n\u2019en\u2019voyons pas la nécessité.Lethé donne un certain ton à l\u2019estomac, pourvu qu\u2019il ne soitpas trop fort; le café ne vu pas aux constitutions nerveuses.TT Chez les enfants il est certain que la plupart des maladiés sont produites par une nourriture.qui ne convient pas à leur estomac.Le lait de la mère, pendant leurs premiers mois, est la seule nourriture qui, leur couvienne et ne peut être remplacé que par le lait de vache cru et delyé de moitié.d'eau tiède._La bouillie, dont on peut se servir à cinq ou six mois, doit.tre Bibs cuite etsclaire.L'eaü de.blé bouilli est aussi très bonne.Terminons en signalant.chez les grandes personnes comme \u2018chez les enfants, ces diarrhées glaireuses qui sont des espéces de dyssenteries et connues sous lenom d\u2019E;reintes.Ces maladies causées par un refroidissement subit ou par ung irritation :qui résulte d'une indigestion ou \u2018de-l'extès des boissons, se\u2019guéril par la\u2019 diette et I'eau de riz bouilli, sans assuisonnement.Le laitage, les légumes, les viandes sont défendus dans ce temps\u2018dè maladie ainsi que le froid et l\u2019 humidité, ./ \u2014< - UT i CTR Tt ty MA MN 2 ETS = : Pp ve Le Tag ow \" Nouveau Mitrailleuse.Cia -4 4 4 a '- - = - = \u2014 : Unenouvelle/mitrailleuse à été expérimentée au polygone de Vincennes.Cet engin est adhérent à une petite machine à vapeur de la force d'un cheval : c\u2019est celle que projette la balle.Donc pas de poudre, pas de cartouche, pas de détonation.On voit tout de suite les nombreux avantages de cette innovation.La nouvelle machine ne s'échauflant jamais, peut fonctionner sans reliche pendant une journée entière, et lancer une quantité infinie de projectiles, puisqu'il ne s'agit, pour augmenter-le nombre des canons, que d\u2019accroltre la puissance de la machine 4 vapeur.Une mitrailieuse de la force de trois chevaux pourrait lancer deux cents balles par seconde et tirer sans interruption.Cette miträillause ne doit pas être chargée.Un récipient reçoit les projectibles.On les jette par pelletée, et la machine fait le reste.Il n'y a pas plus de dix jours que le plan de cette machine a été soumis à M.Tréchu.Le gouvernement dg Paris donna des ordres immédiats pour les essais ; ils ont eu:lieu hier, et nous croyons pouvoir affir mer qu\u2019ils ont été satisfaisants.La portée de cette mitrailleuse est, a peu de chose près, celle du chas- sepot.L'inventeur est chargé d\u2019en fabriquer 200 en huit jours.> LE SPORT.Décidement, la mauvaise fortune semble s\u2019être attachée aux pas des frères Dion.Il y a six mois Cyrille disputait le titre de Champion à Rudolphe, et ce dernier restait vainqueur.Vendredi dernier, Joseph dont le jeu plus assuré inspirait une conflan- ce illimitée à ses amis, tentait à son \u201ctour les chances du hasard contre Rudolphe, à New-York.Comme tous les amateurs du jeu de billard le sayentzil-n'a été.guère heureux dans sa partie.CS Son adversaire.fit ses 1500, points, tani qu\u2019 il en restait encoré 305: à Joseph pour terminer.- vy Cette Pois, «qui paraitrait- énorme entre deux joueurs ordinaires, est pour ainsi dire | AAIS éâtre deux professeurs de la force des jouteurs T1 du 7 Octobre courant ; car 300 so font trop souvent d\u2019une seule main, pour ne pas attribuer à un caprice du jeu, la défaite de l\u2019un ou de l\u2019autre de ceux que nous venons de mentionner.Joseph a été battu, et pour la troisième fois Rudolphe demeure le Champion de l'Amérique entière.11 nous fait cependant plaisir de constater que la queue constellée de diamants est entre les mains d'un français, et toutes les probabilités Tous portent à croire que pour bien des années à venir, elle restera dans la famille, car il n\u2019y a que les frères Dion qui pourront l'enlever à Rudolphe.Samedi matin, le 8 courant, Joseph s\u2019est embarqué à bord d\u2019un steamer en destination pour San-Francisco.Il va jouer avec son umi Deery une partie de 1200 points, dont l'enjeu est de $2000,00, Dans notre dernière revue du Sport, nous lui avons fait des squhaits que nous réiterons de nouveau.Joseph et Cyrille ont laissé à Montréal un de leur jeune frère, appelé Frank.Frank Dion n\u2019a pas encore acquis l'habileté, le coup d'œil, la fermeté (lu jeu de ses frères ainés, mais néanmoins il est d\u2019une force peu commune.Toutefois son étoile ne semble pas le favoriser, et malgré ses efforts dans sa dernière partie avec Alphonse Derôme, il n\u2019a pu obtenir la victoire.Sa défaite a été honorable, car 17 points le rendaient gagnant.Ses amis sont cependant tellement satisfaits de sa partie du 4 courant, qu\u2019ils ont de nouveau, lancé un défi de $200,00 a Alphonse, pour jouer contre Franc d'ici à un mois, le même nombre de points.- Ence moment il y a un tournoi pour les amateurs, aux sailes de billard de McVittie.Plusieurs noms sont inscrits, et déjà douze parties ont été jouées.Il serait injuste de ne pas mentionner ici: les efforts, les sacrifices même que s\u2019est imposés Mr.Me Vittie, afin de répandre dans notre ville Je goût du billard.Nous croyons qu\u2019il en est déjà à son troisième tournoi, et nous pouvons dire que les amateurs ont su jusqu'à ce jour récompenser par leur assiduité son mérite à sa juste valeur.Nous avions annoncé au comimoncement de Septembre dernier, qu\u2019une course aurait lieu à Toronto vers les premiers jours d'Octobre entre Bingham et Burgess.La distance avait été fixée à 75 verges, et la bourse à $1000,00.Le 4 courant, cette fameuse course a été faite en présence d'un grand nombre d'intéressés.Bingham a battu Burgess de six pieds sur le parcours des 75 verges.On a parlé beaucoup ces jours derniers, d\u2019une course de Jeux milles qui doit se faire prochainement entre Brindley et Boyle.Rien d'officiel, relativement au jour et aux paris, n\u2019a été encore annoncé George Mazael est maintenant le Champion des coureurs anglais, ayant baltu ses concurrents dans la course des deux milles.Coney qui est arrrivé le second, était 50 verges on arrière d'/azael.Le temps des deux milles est 9 minutes 524 S.Hazael peut dès ce moment se préparer à lutter contre Lailleboul, si ce dernier fait son voyage d'Angleterre.Dans une parte de tir entre les Viclorias et les Carabiniers du 60ième régiment, qui a eu lieu le ler Octobre, ces derniers ont dépassé leurs rivaux de 91 points.Les Tireurs étaient au nombre de 5 chaque côté.Ils avaient chacun 5 coups, aux distances suivantes 200, 300, 400, 500, 600 verges.Le nombre total des points pour les Victorias a été 272, celui des Carabiniers 363.La saison du jeu de Crosse touche a sa fin.Aussi les parties se succèdent-t-elles sans interruption.Les * Shamrock \" ont de la besogne plein les mains.Samedi ils jouaient contre le Dominion et les Sauvages de Caughnawaga.Les curieux qui sont allés Samedi sur le terrain du \u201c Montréal \u201d, s'en rapportant à l\u2019affiche monstre qui décorait les lots vacants de notre ville, s'en sont revenus mécontents et floués.Le jeu ne valait pas la chandelle, et nous regrettons que l\u2019on cherche ainsi à discréditer un amusement qui est devenu national.Les Shamrock étaient mêlés aux membres du Dominion, et la partie nous a semblé une affaire de famille. qe PAST - 0.- LES CÉLÈBRES ILLES A VERS » @ S DE DEVIN \u201c Approuvées par les Médecins Frangais el Anglais les plus éminents.\u201cFiles sont flsifees.Mefez-vons ! 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