La Gazette de Berthier, 17 août 1894, vendredi 17 août 1894
[" 1 UN\"DOLLAR: PAR AN AY Fniipomimante _ © pe ze \u201cGazette de Berthier PUBLIEE- PAR L'A'COMPAGNIE D'IMPRIMERIE B DE.BERTHIER Nousavertissons nos abonnés qui ont desar- rérages à la GAZETTE, ue s'ils ne payent immédiatement, nous allons leur suspendre l\u2019envoi du journal et mettre leur compte en collection.Nous avons à plusieurs reprises, fait demande de paiement, mais bien peu ont daigné nous répondre.Que les retardataires ne soient pas surpris, par conséquent, si on a recours à des procé- dès un peu sévères.L'ADMINISTRATION.FEUILLETON APP AP Pn Pn AALS ALONE PPP RNS LP LPE AS LISLE EA No.70 MEDESIN DE FOLLES.DEMXIEME PARTIR QUATRE FEMMES.XXVI (Suite.) \u2014Maintenant,\u2014cortinua Cieorges,\u2014comme aprés tout vous ne me connuaissez pas, et que vous pouvez craindre que je ne me dédise ou que bo waie pris vis-A-vis de vous un engagement inconsidéré, veuillez m \u2018accompagner à Paris, où je verserai.dans vos mains un acompte de dix à quinze mille francs.\u2014Inutile, monsieur, \u2014 répondit Rittaer avec politesse,\u2014je vois à merveille à qui j'ai affaire, et votre parole me suffit.\u2014Alors, à midi, monsieur ;-n\u2019ou- blicz pas de prévenir votre notaire.\u2014Soyez tranquille.Georges quitta la maison de santé d'Auteuil sans se douter qu\u2019il venait pendant deux heures, de se/:trouver prés d\u2019Edmée ct de Jeanue ; il se fit conduire au chemin de fer de Lyon et paitit pour Molun:par le premier.train, Ll ayait bite de voir Paula*Baltus et de la mettre au fait de Theureux résultat/de-s0s recherches.Frantz Rittner, après le départ de son acquéreur, respira comme tn, homme soulagé d\u2019un grand poids ct \u2018ee: feotta a joycusomont! les mine.ut, \u201cgy, étre libre {Avant quatre jours j'aurai liquidé tout\u2026jo serai hors \u2018de France, et je pourrai dormir tranquille et jouir en paix d\u2019une fortune acquise par un honorable labeur\u2026 XXVIL Le lendemain matin Paula, heureuse de la trouvaille de Georges, partait pour Paris eu compagnie du jeune médecin et sc rendait rue St- Lazorre à la maïson de banque de Jacques Lefebvre.Le banquier était absent pour quarante-huit heures.Mademoiselle Baltus donna des instructions au caissier afin qu\u2019un chèque signé Georges Vernier fût payé à présentation, quel qu\u2019en fût le chiffre, En quittant la rue Suint-Lazarre elle passa chez son notaire et le pria d'uller à la maison de santé d'Auteuil pour dresser l'acte de vente.\u2014 II ne doit pas être question de moi daus cet acte.\u2014ajouta-t-elle.\u2014Le docteur Vernier sera seul et unique propriétaire.Je désire même que mon nom z9 soit pas prononcé, et qu\u2019on ignore si je suis la commanditaire de l'acquéreur.Le rendez-vous était pris pour midi, nous le savons.Georges arriva à midi moins cinq minutes avec le notaire de Paulallitner les attendait en compagnie du sien, et débuta par ces paroles : \u2014Ce qui est couvenu est convenu, mon cher confrère.Je suis un honnête homme et je n'ai qu'une parole, mais je fais une insigne folie en vendant trop bon marché.\u2014Non, \u2014 répondit Georges ;\u2014 \u2014à mon point de vue, je paye la maison ce qu\u2019elle vaut.Le jeune médecin se trompait.Rittner, voulant à tout prix s\u2019éloigner, faisait un sacrifice énorme sur la valeur réelle de son établissement, \u2014Le compte dont vous me parliez hier est établi.\u2014dit-il, \u2014le voi- ¢i.\u2014J\"ai regu par avance pour plusieurs pensionnaires, dont vous trouverez les noms sur mes.livres, une somme de quarante mille francs\u2026 L'acte rédigé par les deux notaires fut sigué par le vendeur et l'acheteur puis Georges remit à Frantz un chèque payable à vue sur:Jacqués Lefebvro: \u2014 Quand les pièces seront-elles aux, notaires.\u2014 Pas avant hit jours,-lui\u2019 fut.it : répoudu sil fut ce temps pout les publicatiéns légales, l'euregistre- prêtes ?\u2014demanda\u2018le \u201cjeune homme | BERTHIER, ment et la purge d\u2019hypothéques.\u2014Mais,\u2014fit'observer Rittner,\u2014 le docteur Vernier peut entrer en possession quand bon lui semblera, \u2014Cela n\u2019est pas douteux.\u2014Alors, \u2014dit Georgec,\u2014je prendrai possession après-demain.et je ferai ma première visite avec vous docteur, \u2014Après-demain j'aurai l\u2019honneur de me mettre à vos ordres\u2026 \u201c \u2014 À quelle heure, le matin, visi- tez-vons vos pensionnaires ?\u2014A dix heures.\u2014d'arrive donc à dix heures moins un quart.On se sépara, et Georges rejoignit mademoiselle Baltus qui lui avait donné rendez-vous à la gare du chemin de fer de Lyon.\u2014Elh bien, \u2014lui demanda-t-elle.\u2014FEh bien ! mademoiselle, \u2014répondit-il,\u2014tout est terminé.\u2026\u2014La maison de santé d'Auteuil vous appartient sous mon nom.\u2014 Dites qu\u2019elle est à vous, docteur.\u2014Cependant\u2026 \u2014Oh ! bien à vous, \u2014interrompit Paula, \u2014et, si vous êtes mon débiteur pour le prix d'acquisition, nous nous arrangerons de telle sorte que le remboursement de ce prix ne puisse être pour vous une gêne et vous donner jamais la moindre inquiétude.\u2014 Quaud preudrez-vous possession ?\u2014À près-deuain, à dix heures du matin.\u2014Je vous accompagnerai, visiterons-la maison ensemble, puis nous ne songerons plus qu'à retrou- madame Delarivière et ma chère Falimée\u2026 ver Pauvre Edmée !\u2026.\u2014 Pauvre Jcanne ! Depuis la tentative d\u2019évasion à laquelle nous avons assisté, Jeanne, privé de la visite quotidienne de sa fille et de cette promenade dans le parc dont elle avait pris l'habitude inconsciente, devenait dé plus cn plus triste et sombre.La lueur de ln vie semblait vaciller chez elle, prête à s\u2019éteindro comme s'était éteinte déj\\ la lueur de l'intelligence.Lo traitemont de Rittner, les stu: péfiants administrés à haute dose, produisnient leur effet.\u2014On pouvait préparer le suaire et le cercueil, et d'avance:creuser la fosse.Edmés, \u2018brisée de corps et d\u2019 âme par:un choc au-dessus: de ses forces, sc trouvait entro.la vie et:la mort, etiplisigrés desl amor, que de.In vie: Nous |.17 AOUT 1894 Uno fièvre violente s'était emparé d'elle.A des moments d\u2019inquiétante prostration succédaient d'effrayants délires que ne calmaient point les médicaments employés.Le médecin en sous-ordre qui, nous devons le dire, soignait la jeune fille avec sollicitude, ne voyait guère à son état d'autre issne qu\u2019un de ces dénouements funestes : la mort ou la folie.\u2014Pauvre enfant\u2026\u2014murmnraitil avec cette sentimentalité vague et creuses dont les fils de la blonde Germanie sont généralement pourvus.\u2014Folle comme sa mère !! \u2014 Mieux vaudrait la voir endormie du sommeil éternel.L'affaire de la vente de sa maison de santé avait été si rapidement conclue que le docteur Rittner en était non moins étonné que joyeux.\u2014Je suis libre ! \u2014se répétait-il en se frottant les mains.\u2014Je partirai quand bon me semblera, et je ne laisserai rien derrière moi\u2026 Après le départ de Georges et des deux notaires il avait commencé, sans perdre une minute, à faire ses malles, avec le fiévreux \u2018entrain d\u2019un écolier la veille des vacances se promettant de se diriger le surlendemain vers l\u2019Allemagne, par un train rapide, dès que le docteur Vernier aurait pris possession de l\u2019établissement.\u2014Ti ne se préoceupait plus de ses malades.\u2014Ses angoisses et ses terreurs imposaient silence à sa cupidité \u2014Riche d\u2019ailleurs au delà même de ses espérances ce n\u2019était poiut de l'or qu\u2019il lui fallait désormais.\u2014C'était la certitude de vivre tranquille et impuni.11 brûla le carnet de chagrin noir rempli de notes et d'indications mystérieuses à l\u2019encre rouge.\u2014 Aussitôt loin de Paris, \u2014se dit- il \u2014advienne quo pourra !-\u2014 Plus rien a craindre.\u2014Cc ne sont pas les intéressés qui me chercheront pour me sommer de tenir ma parole .-\u2014Et puis, où me trouverait-ils ?\u2014 Frantz Rittoer aura disparu.\u2014 Il ne restera plus rien da lui.Une réflexion soudaine arrêta le médecin des folles dans son monologue et tomba.comme uno goutte d'eau glacée sur l\u2019ébullition -de son allégresse.Poür/ quitter la France, pour dis.[iparattro, pour se créer à l'étranger \u2018uñe personnalité nouvelle, il-lui-fal- Tait des papiors en règle\u201cpor tant: un \u2018autre nom \u2018que Je sion, Or, quite | jours auparavant ea an a nee ERE EE ER EE CHENEVERT, DIRECTEUR DE LA REDACTION - sure nA DRL NDR avait prit le parti de confesser son projet de fugne au frère de Mathilde en lui remettant les passeports périmés qu\u2019il s'agissait de rajeunir.Le faussaire émérite s'était engagé formellement à régulariser les dates et à le rapporter sans le moindre retard.Promesse vaine ! \u2014René Jvncelyn ne donnait point signe de vie.\u2014C'est singulier :\u2014pensa le docteur.\u2014 Pourquoi ce retard et ce silence ?J'irai m'en enquérir dès au- jourd\u2019hui.Frantz Rittner, lorsqu\u2019il eut bouclé ses malles, fit prévenir le méde- ein adjoint qu'il désirait lui parler.Le jeune Allemand ne se fit point attendre, oo \u2014Mon cher éollaborateur,\u2014lui dit le médecin des folles \u2014je dois vous annoncer une fâcheuse nouvelle.\u2014Nons allons nous séparer\u2026 \u2014Je m\u2019y attendais, \u2014répondit le docte fils des milliards.\u2014 Vraiment ?\u2014Oui, monsieur le docteur, \u2014j'ai su que deux notaires étaient venus ici ce matin, et j'ai compris que vous vendiez la maison de santé.\u2014Vous ne vous trompiez pas.Je vous quitte avec un vif regret,
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