La Gazette de Berthier, 28 avril 1893, vendredi 28 avril 1893
[" VoL V \u2014No 39 és cena \u2014\u2014\u2014 UN DOLLAR PAR AN FEUILLETON ys No.14 LE MEDEBGIN FOLLES.PREMIERE PARTIE, L'HOTEL DU GRAND CERF.XIX Suite.) ~\u2014Oui, séricusement, \u2014Je te savais bien bonne, chère Jeanne, et je te trouve meilleure encore que je ne le croyais ! \u2014Et tu feras ce que je demande?\u2014Je verrai Fabrice à mon arri- vee 4 l\u2019aris, je causerai longaement avec lui et, s\u2019il me paraît en bonne voie de guérison morale, je réaliserai certain projet dout tes généreu- JOWVRNAL HEBDOMADAIRE £a Gazette de Berthier.PUBLIEE PAR LA COMPAGNIE D'IMPRIMERIE DE BERTHIER BERTHIER, 28 AVRIL 1893 connaissant impuissante, dut alors mettre bas les armes.\u2014 Georges cut la vogue.\u2014Tout le monde le fit appeler au premier maluise ; aucune consultation importante ne pouvait avoir lieu sans lui.Ce succès ne le grisa point.Il restait calme et froid, parfois souriant, toujours réfléchi.Plein de naturel et de tact, il avait avec ses malades des délicatesses qui lui assuruient leur affection reconnaissante.Il savait déjà beaucoup mais il se disait qu\u2019il fallait savoir plus encore, que le champ de la science est immense, et il travaillait sans relâche.Très désintéressé, mais ayant au cœur un ardent amour et n'ignorant pas qu\u2019à notre époque SA MAJESTÉ L'ARGENT règne et gouverne, il vou- luit être riche pour avoir la chance d'obtenir celle qu\u2019il aimait ;\u2014 or il ne pouvait arriver à la fortune que par le travail.Nous avons signalé l'impression produite sur lui par les événements accomplis depuis quelques heures, ses paroles viennent de me donner, cet nous l'avons laissé eu proie à une l'idée et qui mettra dans les mains de mon neveu un splendide avenir.\u2014Quel est ce projei ?\u2014J'ai besoin d\u2019y penser encore.jt te le communiquerai dès qu'il aura suffisamment müri.» + 8 Georges Vernier, le jeune docteur qui doit jouer un des rôles principaux de notre drame, avait cu des obstacles nombreux à surmonter au début de sa carrière médicale.Ce médecin de vingt-six-ans 2 peine, qui s\u2019installait modestement à Melun avec une vieille servante pour tout dumestique, ne pouvait.au premier abord inspirer dans la ville une graude confiance, d'autant plus que les deux ou trois docteurs en possession de la clientèle s\u2019étaient ligués contre le nouveau venu et lui disputaient les malades avee acharnement, Dédaigné par les riches, Georges Vernier ne se découragea point; il devint le médecin des pauvres, et non seulement il ne leur fit pas payer ses visites, mais bien souvent, sinon toujours, il paya lui-même les médicaments qu\u2019il leur ordornait, Les pauvres ne sont point iu- grats ;\u2014ile prônèrent le désintéressement et lo sciomce de leur guérisseur attitré qui, grâce à certaines cures remarquables, sortit peu à peu de l'obscurité et devint populaire.La coalition des médecins, se revive agitation et à un grand trou- ; ble d\u2019esprit.Après avoir fait trois ou quatre visites il rentra chez lui, fatigué, soucieux, inquiet, Madeleine, sa vieille gouvernante, lui remit une dépêche apportée par l\u2019employé du télégraphe en son absence.Il déchira l'enveloppe de papier bleuâtre et lut rapidement : « Melun, de Saint-Mandé, 10 mai \u201c 1874 \u2014 Midi cinq minutes.\u2014Cher \u201c fils, père malade réclame tes soins.\u201c* \u2014Sitôt dépêche reçue, viens, * Ta mére : HENRIETTE.\u201d Une dépêche annonçaut quelque mauvaise nouvelle est doublement effrayante.\u2014 Son laconisme augmente l'apparence du péril, tandis qu\u2019une lettre l\u2019atténue le plus souvent par ses explications.Georges sentit un frisson courir sur sa chair et son cœur se serrer, mais il ne perdit point la tête et sa résolution fut prise À l'instant.Il glissa dans sa poche une'trousse dont il pouvait avoir besoin et sonna la vieille servante.\u2014 Madeleine, \u2014lui dit-il, \u2014je pars pour Saiut-Mandé.La figure du jeune homme était bouleversée.\u2014 Madeleine demanda : \u2014 Mon Dieu, monsieur Georges, est-ce que madame Vernier est inu- lade ?\u2014\u2014 \u2014Ce n\u2019est pas elle, c\u2019est mon père.\u2014Rien de grave, au moins, monsieur Georges ?.\u2014Je ne sais.\u2026\u2014La dépêche est alarmante et vague, et j'éprouve les plus cruelles angoisses.\u2014 Quel malheur! mon Dieu, quel malheur ! \u2014 s\u2019écria la bonne femme en essuyant ses larmes.\u2014 Pauvre M.Vernier! un si digne monsieur.\u2014Eh ! Madeleine,\u2014 interrompit Georges, \u2014 gardez-vous de prévoir un malheur qui n'existe, grâce à Dieu, que dans votre imagination, et écoutez-moi.\u2014Oui, monsieur !.oui\u2026je vous écoute\u2026 \u2014Je ne puis plus partir pour Paris par le train de quatre heures quaraute-six, il me faut prendre celui de six heures quarante-quatre.\u2014Je vais, en attendant, faire une visite pressée.\u2014 Si la maladie de mou père n\u2019est poins sérieuse, je rentrerai demain.\u2014Si au contraire,\u2014 ce qu\u2019à Dieu ne plaise, \u2014la gravité de la situation rendait nécessaire ma présence a Saint-Mandé, je vous écrirais\u2026 \u2014Oui, monsieur Georges, \u2014Si d'ici à demain on venait réclamer mes soins, vous expliqueriez le motif de mon absence.Et, comme la vieille servante fondait en larmes de nouveau, il ajouta : \u2014Allons, Madeleine, soyez raisonnable; ne pleurez pas, et attendez demain, soit mon retour, soit des nouvelles.Puis il partit précipitamment.Il avait promis à Jeanne de la voir avant la nuit ; \u2014 il voulait tenir sa parole, prescrire une nouvelle ordonnance, s\u2019il y avait lieu, et surtout avertir son brusque départ.Quoique Ia question de la santé paternelle dominât pour lui toutes les autres, il songeait malgré lui que son absence inoppoitune l\u2019empêcherait peut-être de savoir le lendemain ce qu\u2019il avait un si grand intérêt À connaître, c'est-à-dire si la jeune fille qu\u2019il aimait était l\u2019enfant de le convalescente ; mais le devoir lui commandait de partir, et rien au monde n'aurait pu le retenir un moment de plus.Arrivé à l'hôtel, il monta droit à l'appartement du second étage et frapps doucement à la porte.XX M.Delarivière lui-même vint ou- vrir à Georges Vernier.\u2014Eutrez, cher docteur, \u2014 lui dit- il,\u2014et soyez le bienvenu ! Notre convalescente vous attend.Le jeune médecin se dirigea vers le lit.Jeanne, presque assise, grâce aux oreillers placés sous ses épaules, lui teudit la main en souriant.Georges, tout en pressant cette ain, appuya ses doigts sur l'artère dont il trouva les pulsations irrégulières et trop multipliées.\u2014Avez-vous pris le bouillon que je vous ai fait apporter ?\u2014 deman- da-t-il, \u2014Oui, docteur.\u2014Suns répugnance ?\u2014Oui, decteur, et même avec plaisir.\u2014Et ensuite vous avez dormi ?\u2014Un peu.\u2014D'un sommeil calme ?.\u2014 Non, très tourmenté, au contraire, et peuplé de mauvais rêves.\u2014Ceci m'explique l\u2019agitation du pouls que je ne comprenais pas.\u2014 II est probable que cette nuit vous aurez un peu de fièvre.\u2014 Quoi, docteur, encore de la fièvre ?murmura tristemeut Jeanne.\u2014Ce sera le dernier accés.\u2014Je vais écrire une ordonnance\u2026 \u2014Je la porterai moi-même chez \u2014et je ferai préparer sous mes yeux les remèdes indiqués par vuus.\u2014À merveille, et je suis sûr que demain dans la journée, quand je verrai madame, je trouverai que le mieux a fait de grands progres.\u2014Ne viendrez-vous pas demain matin, docteur ?\u2014demanda la jeune femme, \u2014Non, madame, à mon grand regret.\u2014Je quitte Melun dans quelques minutes, appelé par une dépêche de ma mère qui m'anprend que mon père est malade.\u2014Voilà une triste nouvelle qui m'affliige sincèrement ! \u2014 s\u2019écria le banquier \u2014 Mais du moius la maladie dont vous parle madame votre mère v\u2019a rien d\u2019inquiétant ?\u2014Je l'ignore et je ne puis que l\u2019espérer de toute mon âme\u2026\u2014 Le temps me presse.\u2014 Je vous serai reconnaissant de mettre à ma disposition une plume et du papier.\u2014Nous trouverons cela dans ma chambre.Voulez-vous venir avec moi ?.Georges suivit M.Delariviére dans la pièce voisine.Sur la table se voyaient, à côté de l\u2019encrier, les lettres écrites par le banquier et posées, nous l'avons dit, l\u2019une sur l\u2019untre, le phamarcien, \u2014dit M.Delarivière, \u2018 Le docteur s'assit, prit une plume, la trernpa dans l\u2019enere et s\u2019apprêta à formuler son ordonnance.Pendant quelque- secondes il resta pensif, la plume entre les doigts, fouillant une case de sa mémoire pour y trouver les doses indiquées par le \u201c Codex\u201d et qui devaient composer le médicament dont il allait tracer la formule.Machinalement, tandis que son esprit s'occupait ainsi, ses regards rencontrèrent la lettre placée près de lui et il épela mentalement, sans en avoir conscience et par conséquent sans la moindre curiosité, la suscription tracée sur l'enveloppe qui frappait sa vue et portait ce nom et cette adresse : Monsieur Percier, notaire, rue Louis-le-Grand, no.9, à PARIS.Le mot \u201c notaire \u201d lui sauta aux PUBLIÉ LE-VENDRED/ TTR pean C.A.CHENEVERT, DIRECTEUR DE LA REDACTION po A 5 : GAS FRI GRAS REMEDE Co HIRZ L200 u LEUR RHUMATISME NEVRALGIE, SciaTIQUE, Lus4BAGE, DOULEUR SüRSALE Tic DOULOUREUX MAL DE TÊTE .MALo£DENTS MAUX o= GORGE ÉURQUEMENT.ENGELURES, ENTORSES, FOULURES, CoxTUSIONS, BRÛLURES ETC: En vente chez tous les pharmaciens, et marchan-ls généraux, Prix, sdets.la boutellle, Envoyé par ls matle sur réception du prix THE CHARLES &.VOGELER CO.Baltimore, MG Dépôt pour 16 Canada à Toronto, Ont 20 mars 1891 Après leur promenade en canot les deux couples, Fabrice Leclère et Mathilde Landilly et À lèle, avaient regagné l\u2019hôtel du \u201c Grand-Cerf \u201d et s'étaient assurés qu'avec un supplément de matelas ils passeraient la nuit tant bien que mal dans la yeux d\u2019une façon spéciale.Debout à côté de la table, M, Delarivière attendait.Enfin la clarté se fit dans les souvenirs du médecin, et sans hésitation nouvelle, d\u2019une main rapide et sûre, il écrivit son ordonnande, assez longue et suivie d\u2019une série de prescription détaillées, \u2014 Voili, monsieur.\u2014 fit-il en se levant et en tendant la feuille au banquier.\u2014Conformez-vuus de fa- Çon ponctuelle aux instructions que | j'ai l'honneur de vous remettre et, i la fièvre revient, elle sera victorieusement combattue.\u2014 Agissez vite, je vous en prie.Je ne perdrai pas une minute.Les deux hommes rentrérent dans la chambre de Jeanne.\u2014Toutes nos mesures sont prises madame\u2026\u2014dit le docteur à la jeune femme ;\u2014il ne me reste qu\u2019à vous souhaiter, ou plutôt à vous promettre une nuit de sommeil paisible et des rêves d'heureux augure.tous vos vœux pour la santé de Mvotre père, et à bientôt.\u2014A.bientôt, madame.Georges serra tour à tour la main de Jeanne ej la main du banquier prit son chapeau et sortit, la poi- en proie à une agitation sans motifs à uu trouble indéfinissable.Il lui semblait qu\u2019en quittant la jeune malade quelque ehose se détachait de lui pour rester près d'elle, et laissait un vide dans son âme.Il gagna rapidement la gare et se fit délivrer un billet de première classe pour l\u2019aris, » ¥ :e \u2014 Merci, docteur\u2026\u2014 Empoitez trine oppressce, les yeux humides, chambre du troisième étage, louée quinze louis pour quelques heures par le petit baron.Cette chambre,-chose essentielle, \u2014 possédait deux fenêtres dunnant sur la place où devait, au point du jour se dresser l\u2019échafaud.\u2014 Deux loges de face !\u2014 s\u2019éciiait le gommeux.\u2014Deux loges à cent c'nquante francs la loge ! à soixante et quinze francs la place ! Dans un théâtre de province, c\u2019est d\u2019un relief à tout casser :\u2014 Il est vrai que la pièce n'aura qu\u2019une représentation ! \u2026Épatant ! épatant ! ! 1.Il avait raison, le joli baron ; c\u2019était \u201c épatant \u201d en effet-de folie stupide et d\u2019immorale curiosité; mais que voulez-vous ?\u2014 Le monde des petits messieurs et des petites dames est fait ainsi ;\u2014nous ne le changerons point.\u2014 D'ailleurs nous racontons, nous ne commentons pas.Leur visite d\u2019exploration achevée, les Parisiens vedescendirent an rez- de-chaussée, jetèrent un coup d'œil au menu du diuer et se firent apporter absinte, bitter, vermouth et curaguo sec, pour s'ouvrir appétit.Fubrice, singuliérement sombre D menade, était tout à coup redevenu gai, d\u2019une gaité nerveuse, bruyante, presque tapageuse\u2026 Il parlait haut, riait À propos de tout, et ne tarissait point en plaisanteries au gros sel.Mathilde ne l\u2019avait jamais vu ainsi.Les trains du chemin de fer.\u2018apportaient une afllence inouïe de.trangers venus pour assister à l\u2019exe écution du lendemain.{A continuer.) pendant la dernière partie de la pro.\u201d I Ë | } i mid p 2 Millen Ra La vente dint toutes loa Pharmacies L t GAZETTE DÉ TSERTHIER BERTHIER, 28 AVRIL 1893, 1 FERINE IE BERLE?i 4 Nous avons la grande satisfaction de voir, que l'Usine de Derthier, une des plus belles que nous puis sions Voir, va bientôt, sous tue impulsion nouvelle dunuée par des LA ee DREDL 28 AVRIL 1393.\u2014\u2014 G.A\\ZRITE DE BERTHIER \u2014 \u2014\u2014 VEN parfaitement solvables, à des capitalistes canadiens qui sont parfuite- menten état de pouvoir remplir leurs obligations.Fufin tout cette année, fuit présager le plus grand succès pour cette industrie dans laquelle nous voyons un aveuir brillant pour notre ville et notre comté.> AOE Seaman AUGE vs.NANTEL La guerre entre le ministre Nantel et le député Augé, s'envenime de plus en plus.M.Augé publie dans la Presse de mercredi, une lette fort épicée à l\u2019adresse du ministre des travaux publics.hommes entreprenants comme les MM.Lefebvre de Montréal, reprendre un nouvel essor.se mettre en mouvement et répindre autour d'elle, la pros; érité et le progrès.Les Messieurs Lifuvre, ont sa.\u2019 medi dernier, sigué l'actz d'acceyta- tion du bonus que leur a fait la ville et se sont engagés à faire Inarcher l'Usine durant an moins cinq années.MM.Théodule Li febvre et Alfred Musy qui sera le directeur de l\u2019Usine, seront demain, de retour de leur voyage d\u2019Europe, où ils out été s' procurer les machineries les plus perfectionnées, afin de faire de notre | année des milliers de piastres en: d'hui pour puser on martyr et dire fabiigne de sucre, une ivdustrie de jremière classe, Les réparations et l'installation 1 + de ces nouvelles machineries devront commencer sans delai et dans quelques mois, tout sera pret pour la fubrication.Ce qu\u2019il y a d\u2019enconrageant sur-! q 3 £ tout cette année, et qui est nne perspective du succès, c'est de voir que les cultivateurs commencent à com-, prendre l\u2019inportance\u2019 de l\u2019industrie betteravière, et que, Lien qu\u2019ils aient éte imaltraités par les années der- néières, ils se livreut plus que jamais à la culture de la Letterave à sucre, La paroisse de Berthier qui n\u2019a Jumais fait de grands efforts pour encourag°r cette culture, cat cette année une des prem'ères à prendre dus coutrats, et «lle dunnera l\u2019encou- Tagement qu\u2019on trouve à Si.Barth | lemy, St-Cuthibert et ailleurs, Tous les cultivateurs somblent maintenant convainuas quil y a\u2019 duus lu cultu'e de la betterave des avantages consiiérabl«s pour eux.En outre du inarché qu\u2019ils auront ü leur porte, et où ils pourront écouler et vendre à un prix arrêté d'avance tout ce qu\u2019ils pourront récul- ter, ils n\u2019ignorent pas non plus que cette culture sera pour eux un moyeu d'uméliorer leur terre et de lui dunner une valeur double et triple de celle qu'elle a maintenant, Un autre grand avantage qu'ils a\u2019tront, ce sera d\u2019avoir à prix réduits de l\u2019Usine, la pulpe où le résidu de la butterave, qui est uu engrais des plus tiches pour le bétail, Ils ont devant les yeux, exemple des autres.pays, ct ee qui fait ailleurs In fortune des cultivateurs, peut le faire aussi bien ici.De plus, ils savent cette année encore, qu\u2019ils out affuire pour le, \\ jancunement l'intention d'être mi- 1 | | | cousii¢zablement Jl lui dit en toute lettre qu'il n\u2019a nistre, mais que si toutefois, la chose arivait, les gens devraient être bien moins surpris qu'ils ne l\u2019ont été, quand M, Nantel a été fait ministre .des travaux publics, ll L'âme ensuite l'administration conservatrice sur tous les points, et syévialement sur la question des dépenses et la question des tuxes, ll n\u2019y a pas que les libéraux qui commencent a ouvrir les yeux ! \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 eo > IPRUNT DE HUIT MILLIONS De l\u2019Union Libérale : M.Mercier avait fait voter une \"loi autorisant un emprunt de dix | millions.| Les bleus ont-ils crié ! .Contre cette loi ! A les entendre, | un tel emprunt n\u2019était pas néces- : saire et vous menait à la banqueroute.Or, ils viennent d'arriver au ! | pouvoir, ils nons soutirent chaque FA ! i 1 taxes additionnelles , et cependant ! ça ne leur suffit pas.| Voilà que les journaux conserva- | teurs nous apprennent que M.Hall ! part pour l\u2019Europe pour contracter.un nouvel emprunt, celui autorise ! par la lui de M.Mercier: Une Lagutelle de huit millions, eu attendant le reste, Suus le régime Mereiet, les conservateurs ne voulaient entendre parler ni de taxe ni d'emprunt, Ilssont arrivés au pouvoir eu promettant d'éviter l'un et l'autre.Et voilà que nous avous les deux.A-t-on jamais vu pareilie comédie ! Au pouvoir sous de faux prétextes.De l'£lecteur : ll n\u2019y a pas assez longtemps que i ' | i i | \u2018les faits que nous allons rapp-ler se ! q PH i | perdu la mémoire, Nous invitons, au reste, nos velsuires à nous contredire si ce qui suit n\u2019est pas la stricte vérité.administrent aujourd\u2019hui les uffairos N'est-il pas vrai que ceux qui | de la province de Québec ont demandé et vbtenu le suffrage du peuple aux élections du 8 mars 1892 : ; lo En s\u2019engageant solennellement : à établir devont des tribunaux régu- , liers que les ministres qu\u2019ils avaient expulsés étaient des voleurs, «t à les : faire condamner comme tels ?20 En déclarant non moins solennellement qu\u2019ils n'imposeraient pas de nouvelles taxes, mais qu\u2019ils sau- raieut rétablir l'équilibre financier par une politique extraordinaire d\u2019économie et de retranchement ?3e En condamnant les emprunts contractés par le gouvernement Mercier, et en promettant de ne pas eon- tracter de nouveanx emprunts ?.Pour ce qui touche la preim'ère question : il est bien inutile, n'est-ce pus, de perdre notre temps et de gaspiller l'espace qui nous est réservé 4 rappeler les déclarations du parti au pouvoir, tant par ses chefs que par ses organes accrédités.Personne ue nicra assuréiment que lu diffumasion et lu calomnie ont été les armes principules avec lesquelles les Guitatrvateurs ont battu le prix due leur butteruve, à des gens en Liochu M, Murcier ct ses coll &- ; vant ciu!, crime pour lequel il est pussi- sont passés pour que le public eu it \u2018 ad! 2j gues nux dernières élections.Pen- | vernement devait sauver la province dant plusieurs mois, ils ont travaillé | par une politique rigoureuse d\u2019éco- sans relâche à inventer des légendes { nomic, sans avoir à recourir à de infamantes sur M.Mercier et ses; nouveaux impôts, amis, et ont aiusi réussi à émeuter| Nous enavons là-dessus qu\u2019à faire la population contre eux.appel à la mémoire du public, A-t-l Le Matin ne fut pas fondé pour | été question, un seul instant, pen- tant toute la campagne électorale de décembre 1891 à mars 1892, de taxer les testaments, les contrats de autre chose.Après les élections, on le jeta dans le fossé, comme nn torchon sale qu'il était.Comme il était l'organe oflluiel ; vente, toutes les catégories de com- du gouvernement, c'est à lui que ! merce et d'industrie quelconques, de nous emprunterons quelques décla- | rétablir les taxes sur les municipa- rations de ministres en passant.lités, ete ?(Du Matin du 30 janvier 1892) PASSIBLE DU LENITENCIER.M, Mercier qui a an front d'ai-.ain, à néanmoins pâli, lorsque le procureur-général, honorable M.Casgaain, faisant à St-Claire l\u2019histu- rique des nombreux vols commis par la dernière administration, s'est\u2019 admirablement feinte que nous ne tournée vers le peupie pour lui dire ; : Loin de là : chaque fois que l'Ælecteur disait au publie: Prenez garde ! ces gens-là vous prendront à la gorge comme en 1878! tous nos adversaires, petits et gros, nous répoudaient avec une indignation ] ; savions ce que nous disions, et pro- \u201c 31.Mercier est accus: de con-, .\u2026 .2.tInettaient un 1égine d'économie sans spirulion contre le trésor, un cri-| ., | pareil.me qui dans nos luis pénales est .) .Nous pourrions sur ce point écra- passible de sept ans de péniten-) .ser nos alversaires sous le poids du cier, leurs déclarations.Nous nous con- .oy i La ler février, le Matin rapnor-i er ! AP.| teutons du remettre en fice de ses tait ainsi los paroles du procureur- | } LV promesses solennelles, le chef même général à château Richer : \u2014 cédents, nous citerons les-promesses faites par le ministre autorisé on la Comme il s'agit de fiuan- Tall matiére, ces, voyons ct que disait M, l'an dernier.Le 20 mai 1892, duns son discours sur le budget, voici comment il s\u2019y promit pour faire voter lu taxe directe, \u201c Mon prédécesseur, disait-il, surmontail toutes les digiicultés en Juisant des emprunts, et en ser vant des fonds en jidéi-commis, mais il fuut s'arréter, pour la raison que la province ne peut plus recourir à d'autres emprunts, \u201d Or, qu'apprend aujourd\u2019hui le pu- btie stuy éfuit ?Que gngeait ee mème M, Hall, qui s\u2019en.solennellement, il n'y à pas unan, à renoncer aux emprunts, pait avec un de ses collègues jour.l'Europe pour négocier un nouvel emprant de huit millions ! ! ! Il ressort clairement de tout cela que le peuple a été outragensement dupé, mystifié ; que la province est aujourd'hui gouvernée par des gens | qui n\u2019ont pas sa confiance, qui ont du ministère actuel, M.Taillon.M, Langelier, je vous accuse, de- | les électeurs, d'avoir, dans .NE cètte transaction, conspiré ponr frau- donné à Monircal le 30 murs 1892, ; Vuici ce qu\u2019il disait au banquet 1 i + : der le trésor public, et pour cet acte en téjonuissance de la victoire du 8 C'est lui qui, en l'absence | i criminel vous méritez le pénitencier.M.Charles Langelier \u2014 Faitesmoi done ariêter : M, Casgran \u2014dAétendez un peu : ç« viendra en temps vouiu, Vous voudriez vous faire arrèter aujour- mars, de M.De Boucherville, était charge d\u2019énoncer le programme du nouveau gouvernement, Nous empruntons | 1 i } i encore + texte de ses paroles au Catia: | « Oxeupons-nous de l'avenir.Mais Encore une jois, atfendez que n'en parlons pus comme si la pro- \u2018vince était en pleine santé.Il ne faut pus oublier qu\u2019elle relève de Maladie, Nous ne pouvons pas ; songer du premier coup à de gran- i des entreprises, Si notre honneur national est vengé, il reste notre crédit financier à refaire.Notre pre- | mière.sollicitnde doit donc être de y rétablir l'équilibre financier, Ou a eu la bunté de nous suggé- , Ter des noyens, qu'un vous cimprisonne pour Vous baillonner.les clections aient eu lieu, ct vous mirez ce que vous mérites, M.Langelier quaturze aus de pé- uitencier ! M.Casgrain.\u2014 Oui, sept ans pour l'ajfaire de lu Baie des Clhuleurs, acpt ans pour un autre seu n- dule, et peut-être encore sept ans, (Du Mutin du 11 février 1892) , Paroles de hon, T.C.Casgraina le penple à la tare directe.Je dif- l'assemblér de l'raserviile : : ; .: fre d'opinion avec ceux qui don- + Je dis donc que M, Mercier à EU ! .1 .\u201c neut ce conseil, IL est contraire à vod la province, of conan je le lui Le Lu = wy.l'idée des pres de leu confédération a dit à Sarnte-Cluire, À à cons-« 2.2 © .Co \u2019 .; Je cracuirais que Uhubitude me pore pour voler le trésor provin-! ; , vid trop vite «t que l'abondance la «us dungers Jduut nous étions ine- receftes n'umenüt un retour We de sept ans de pénitencicr, Oui, Messicurs, sept aus de pd RII wilencier !\u201d Pe \u2018Du Matin du 30 mai 1392) l'aroles du l\u2019rocureur-général Cas- , Ainsi, d\u2019'apiès le premier ministre Aui-méme, le gouvernement n'avait | J .grain au banquet de Montréal : pits regu antorisation du peuple d'im- ain \u20ac A : i o « Pour sa part, il a fait des pro.| Poser la taxe directe.11 n\u2019y fallait messes qui sont devenues mémorables, et ce soir, il peut dire, non seu- leimnent en son nom, mais en celui de tons ses collègues, qu\u2019il tiendra ses promesses, ct que tous les cou- abl-s, quelle que soit leur position ue.1.a co Phone la ye 2 punis l I fau- | tallés, les nouveaux ministres ont ; dra économiser, il faudra aussi fuire \u201cles réformes,\u201d etc.\u2026.\u2026 i bs songer, car ç'eût été contraire à | \u2019 \\ qe la pesée des pères de la Confédéra- tion, Or, qu\u2019est-il arrivé ?A peine ins- comucneé par mettre a la porte nos amis, sous préteste d\u2019éeonomie, mais Voilà comment parlait alors le ; en réalité pour doubler les places ct ministre chargé de faire l'adsuinss- caser leurs cabilenrs, tration de la justice, lis ont augmenté les dépenses do Or, qu\u2019a-t-on vu ?Que reste-t-il | l\u2019udministration de la justice et ont de ce tintamarre infernal ?Des pro- | gaspillé une centaine de mille pias- cès réguliers ont eu lieu devant des : tres en frais de petits bancs, rien » +70 : .tribunaux présidés par des juges que pour assouvir leur vengeance d'antécédents conservateurs, Les accusateurs ont eu toutes les chan- | poudre aux yeux des badauds qui ces de faire leur preuve, ayant à les avaient crus sincères, leur disposition exclusive les dueu- Dès leur première session, ils re- ments officiels ; et cependant daus | poussuient toutes propositions d\u2019éco- tous los cas, après des enquêtes ré- | nomie réelle qui leur venaient de i \u2018 i + On nous a conseillé d'Ibituer, gulières, les accusés ont été déclarés innocents, Plus que cela, ceux qui avaient servi d\u2019instrument aux accusateurs, ceux sur le témoignage desquels on avaitréussi à nuicirlu caractère et ln ques, ont étô stigmatiséa par lu justice cornme de vils culomniateurs, ainsi qu\u2019on vient de le voir dans le cas de Whelan, En second lieu le nouveau gou- réputation deleurs adversairespoliti- | leurs propres amis comme de l'opposition.Leur premier acte était de refuser d'abulir le Conseil Légis- Ictif, mais ils se sont empressés d\u2019imposer des taxes monstrucuses, qui sout l'iniquité même, et qui soulè- veut aujourd'hui ln populution entière, Enfin, n'est-il pus également vrai qu'ils out promis de ne pas contrao- ter de nouveaux emprunts ?Sur cc paint comme sur les pré- | failli à leurs promesses, foulé aux.pieds tous leurs engagements ; que par conséquent leurs uctes sont dii- pourvus de teute autorité 1celle, et.qu'ils n\u2019ont pas le droit de parler au nom de ln l'rovince, Ce sont simplement des aventit- riers qui sont arrivés au pouvoir par un tour de force, par un crue-jambe \"À la constitution, e: qui s\u2019y maintiennent sous de faux prétextes | \u2014- \u2014 \u20ac I= + Mms G M Young, 1, rue Selly, Grove St, Liverpool Angéclit \u2019 «qu\u2019un flieon d'huile Saint-Jucol> l'a guérie d\u2019un lumbago, alsrs qu'eile n\u2019espérait plus jamais être mieux.CHRONIQUE, DEUX GHANLÉS QUESTIONS.\u2018 | i \u2018 ; 1 i \u2014 J cles Etats-Unis, ! Une graule question préoceupe | Des experts amcricains, nous di- | sent les journaux quotidiens, sent mon \u2018s pour couver trois routes différentes, par mer, de San Franteisco a Honolulu, On voudrait po- ! ser un câble sous-marin qui relie- (rait San-Francisco à la capitale des [ tes Hawai, | | | faitement praticables et propres À l'heure qu\u2019il esl, l'on nous rapporte que les tsois routes sont par- à une telle entreprise.Lorsque le câble aura été posé jusqu'aux îles Sandwich, on se pro- | \u201c pose « « .« = ne, au Japon et peut-ête même la Nouvelle Zélande.Lu distance de San Francisco, à Honolulu est de 2040 milles nau- | tiques.| !les câbles souterrains.On sait suns doute ce que sont Les câbles sous-Inarins sont plus forts que .ui ses Électi .« 95 ou Loul au moins pour jeter de ln! ceux-là, Hs se composent d'un \u201ccon- ; * fait ses élections annuelles, le 25 | ducteur central \u201d formé de fils de cuivre soudés à l'argent ct recou- vertsd'une gaine isolante analogue à celle des câbles souterrains, Lu tout est renfermé dans une \u201c enveloppe protectrice \u201d qui consiste en un ma- : telas de filin goudronné recouvert d'une cuirasge de fils d'acier gulvn- nisé enroulés en spirale, sont eux-mêmes recouvert de chanvre gondronné, On à reconnu que, pour obtenir ln plus grande vitesse de transmission, l'enveloppe isolanto duit avoir une épuisseur égale au diamètre du conducteur central (Dict, des dict.) Le premier qui out l'idée des câ- } Falco parce que nous somnes gar- | \u201cye .çons et célibataires ?Hous agiter, faire du bruit, coutes- ! .ler, crier pour qu'on nous donne an me semble, s'ils eusseut mis et imn- nous sc Limcltons.\u2026.Çt jouers ! y toutes lue affections des Ponmons et de la Gorge, ct qui guérit reticale- \u2018anent ta Débitité Nerveuse el toutes Cx dans des «que c'est son devoir de le faire coule le prolunger jusqu'a la Chi- : Ces fils | US Se \u2014\u2014\u2014 bles seus-imnarins est l'anglais W ul- ter Breit.C'est lui qui posa le premier cÂble qui relie la France à I Angleterre, Le gouvernement canadien qui ne reste pas en arrière s'occupe aug- si de cs grandes questions.De concert avec les autorités impériales, il est à étudier la construction d'un câble sous-marin réunissant le Cnanada à l\u2019Australie en passant par les tes Sandwich, En avant toujours ! Te Mais voici la deuxième question et celle dont je veux vous entretenir un instant, La chambre de commerce à Monttéalaeusr séance ordinaire vendredi dernier le 21 courant, Deg questions importantes y furent dis- eutces, Après la discussion un projet de loi fut mis sur la table du président pour être étudie.Ce projet renferme plusieurs clauses, j'en détache celle-ci : (a) Sur chaque eéhbataire, ne payant pas de taxes, agé de vingt et Un ans et plus et gaguant un salaire \u201c300, d'au moins ¥ par su il faudra payer une plastre d'impôt, Ca c'ust pas france ! Pourquoi caige-t-on cela de nous ?Ah! cute ?si l'un savait ce qu\u2019il en Célibataires, levons-nous : veufs, Na manger la Laine sur le des \u201d ! à notre secours ! nous luissons pas [an doi pour un tel impôt n'est pas encore jrissée, Mais, avant qu'elle soit en force, nous devons moins le temps de nous mettreä l'abri de cette dol, ls auraient fait plus d'argent, il pou sur.les vieilles filles \u2018 Quoi qu'il en soit, ne nous lais- SONS puts ener, nous, of, si nous Zz.bn.rn im 0 GD GO 0 rere im ° Et
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