Le franc-parleur : journal hebdomadaire indépendant, 17 mai 1940, vendredi 17 mai 1940
[" ( VOL.XI]- - \u2018 29 17 mai 1940 Mu, IR \"ITPA oy ABONNEMENT: À la ville: Un an '$1.50; à la campagne, $1.00 Qui bene amat, bene castigat DU FOUET PEDAGOGIQUE rer\u201d JOURNAL DE COMBAT ET DE CRITIQUE ORGANE D\u2019ACTION NATIONALE RAOUL RENAULT Directeur Il s\u2019agit d\u2019éviter pour l\u2019enfant cette éducation molle qui énerve l\u2019homme, fomente ses passions, le rend incapable de grandes jchoses et de grandes vertus.\u201cToutes choses bien considérées, \u2018écrivait le ten- \u2018dre Saint François de Sales, il faut un peu d\u2019affliction aux enfants, afin qu\u2019ils se corrigent, quand on voit que les remontrances n\u2019ont servi de rien.\u201d Alors le fouet d\u2019intervenir avec justice et sagesse, et de se promener efficacement sur l\u2019échine d\u2019un écolier endurci et récalcitrant .\u201cParfois, la sottise est attachée au coeur de l\u2019enfant, dit l\u2019Ecriture, et la verge de la discipline I\u2019en chassera\u201d.\u201cAussi longtemps qu\u2019il y aura dse écoliers, dit Louis Veuillot, ils seront affligés corporellement.Il en est du fouet comme des bastilles et des impôts: les révolutions qui les abolissent les multiplient sous d\u2019autres noms.Les hommes ont beau nier la justice, partant la nécessité du châtiment corporel; la nature est là qui les force d\u2019y recourir, et plus ils le nieront plus ils en useront.Quand on cessera de corriger, on tuera\u201d\u201d.L'enfant endurci et vicieux a donc besoin d\u2019être fouetté.Vérité d\u2019expérienice ! Cette remarque de Veuillot vient à propos : \u201cL\u2019Angleterre fouette, et sa jeunesse, pépinière d\u2019hommes libres et forts, est fouettée.Il n\u2019y a peut-être pas un pair du royaume, un député, un évêque, qui n\u2019ait été fustigé jusqu\u2019au sang, et non pas seulement pour indiscipline, mais pour des fautes de quantité en vers grecs et latins.Il faut que le sens de la qualité entre dans les oreilles anglaises : il y entre par là.Le patient est placé sur un cheval de bois ad hoc et administré devant la classe entière: Tantae molis érat ! .Pitt, Fox, O\u2019Connell, Gladstone ont fait ces chevauchées comme Louis XIV, sans s\u2019y abrutir, et sans y prendre des moeurs d\u2019esclaves.On ne peut nier que l\u2019Angleterre n\u2019ait de fiers hommes et de fiers juges.\u201d Un principal anglais s\u2019était imaginé en 1818 de supprimer le \u2018\u201c\u2018flogging\u2019\u201d et d\u2019y substituer une amende.De là, alarme et révolte dans l\u2019école.\u201cNous ne RESPONSABILITES DE NOTRE BOURGEOISIE \u2014\u2014(p- Ces responsabilités viennent de l\u2019absence de contact entre cette classe sociale et notre peuple.Des rapports trop souvent fondés sur la nécessité des affaires ct privées de tout raproche- ment social.Ce qui manque & notre bourgeoisie pour =e rendre populaire auprès des masses, c'est cette absence de vie simple et frugale.La misère creuse l'appétit et les distances.Et notre classe bourgeoise ne soupçonne pas cette misère des masses, ces inquiétudes de la jeunesse, Son erreur, c\u2019est de considérer la misère de l\u2019ouvrier comme un mal nécessaire qui s\u2019atténuera par un inerte laisser-faire.L\u2019i- nertic est en train de tuer notre province ct de la vider de la richesse de toutes ses ressources sociales, Nos minières de procéder quant au commerce et quant à la finance s\u2019inspirent d\u2019un dan- gercux libéralisme économique.Elles sont souvent marquées à la \u201c taille de l\u2019égoïsme individuel.Notre bourgeoisie ne possède pas une philosophie juste des rapports nécessaires entre patrons ct ouvriers; elle n\u2019a pas non plus les notions véritables des encycliques sur les conditions de travail.Elle est souvent indifférente à la solidarité nationale et économique.Notre bourgeoisie mérite d\u2019être louée à cause de sa charité privée.La charité si excellente soit-elle ne saurait remplacer l\u2019obligation de justice.Il arrive souvent à notre bourgeoisie de manquer de justice ct de se persuader trop facilement que les conditions de salaire dépendent exclusivement de l\u2019offre ct de la demande.Notre bourgeoisie se doit de regagner quelque chose de son ancien prestige ct de son cfficience, en se préoccupant avant fout des obligations de justice.Instruite, celle doit sc soucier de l\u2019éducation.Priviligiée de la fortune, elle doit apporter son avoir dans une généreuse contribution économique qui recherchera sans doute l'avantage personnel mais aussi l\u2019intérêt colleetif.Notre bourgeoisie sc doit d\u2019accomplir cet effort de restauration.Elle doit enfin comprendre son rôle, celui d\u2019être un vigoureux agent de liaison pour faire du bien aux classes sociales, les petits travailleurs et les humbles.Louis LEGRIS, voulions pas qu\u2019on nous enlevât notre pécule.Le fouet nous semblait très conciliable avec la dignité d\u2019un gentleman; mais l\u2019amende, fi donc ! Enfin, l\u2019école résolut d\u2019en faire son affaire, et elle se souleva au cri de: A bas l'amende ! Vive le fouet !\u201d Ce témoignage dit beaucoup.Vous trouverez ces textes dans les Mélanges de Louis Veuillot, Troisième Série, Tome X, Page 117-147.Louis XIV s\u2019entendait dire par sa mère Anne d'Autriche: \u201cIl y a trop longtemps que vous n\u2019avez été fouetté.Je veux vous faire voir que l\u2019on fesse à Amiens comme à Paris.\u201d \u201cJe faisais le paresseux et j\u2019étais battu.Et les parents ne trouvaient pas cela mauvais.Je vous demandais, 6 mon Dieu, avec une grande ferveur de n\u2019être point battu à l\u2019école.Et quand pour mon bien, vous ne m\u2019exauciez pas, tous, jusqu\u2019a mes parents, qui cependant ne me voulaient pas de mal, se riaient des coups que j\u2019avais recus.Je détestais l\u2019étude, et l\u2019on m\u2019y contraignait, et il m\u2019en advenait du bien; car je n\u2019aurais rien appris si on ne m\u2019eut fait violence.\u201d Qui parle ainsi ?, sinon le grand Saint Augustin.Des parents refusent de £3, \u2018etter leurs enfants.\"Is manquent de fermeté.Colère imprudente des parents, lorsqu\u2019ils apprennent qu\u2019un de leurs enfants a été fouetté par l\u2019Ecole.Ces parents n\u2019ont pas l\u2019exacte notion d\u2019une éducation virile qui doit s\u2019entraïner sur la route de l\u2019obstacle .Sans correction corporelle, la France et l\u2019Angleterre n\u2019auraient jamais produit de chefs.Et le témoignage de Johnson ?\u201cMon maître me fouettait très bien.Sans cela, Monsieur, je n\u2019aurais rien fait.J\u2019en agis ainsi pour vous sauver du gibet.\u201d \u201cO verge! je t\u2019honorerai pour avoir fait si bien ton Devoir\u201d, dit un adage anglais.Pour sauver du gibet, pour empêcher le déshonneur, pour éviter des fautes plus graves et des maux plus grands, le fouet doit continuer chez nous de se promener sur le corps d\u2019un écolier endurci et récal- \"itrant et faire tout son Devoir .Louis LEGRIS.SOYONS DE VRAIS COOPERATEURS _\u2014 La coopération rapporte des résultats pratiques et tangibles.Elle développe les énergies, les canalise, les concentre sur un effort d\u2019ensemble.Ecole de dynamisme économique, ce mouvement vers la COOPRRATION ! Qui aime bien, châtie bien L\u2019AVIDITE DE L\u2019ALLEMAGNE VICTORIEUSE ATTEIGNIT A BREST- LITOVSK SON POINT CULMINANT.\u2014\u2014 La controverse continue, un peu amortie et nécessairement vaine, sur les conditions que devra remplir la prochaine paix \u2014 si les Alliés gagnent la guerre.J\u2019oberce toutefois que les partisans de négociations immédiates en vue d\u2019une paix bâclée, qui laisserait l\u2019hitlérisme intact, l\u2019Autriche, la Tchécoslovaquie et la Pologne dans la sujétion, et le Reich insolent en possession des neuf dixièmes de ses biens mal acquis, évitent soigneusement de nous dire quelle serait le conception allemande d\u2019une \u201cjuste\u201d paix.Ils supposent que l\u2019Allemagne abordera les négociations de paix dans un état d\u2019esprit raisonnable.Sur quels indices se basent-ile ?Je m\u2019en connais pas.Les témoignages de sens contraire sont écrasants.Les traités façonnés par l\u2019Allemagne constituent un dossier historique.Un très mauvais dossier, Bismarck n\u2019offrait de jouer la partie honnêtement que lorsqu\u2019il divisait des territoires non contc\u2026 tés par lAllemagne.Mais récapitulons les traités conclus par la Prusse et l\u2019Allemagne au cours des dernières générations.Ils forment un tableau très précis : 1864 .Traité de Vienne; démembrement du Denemark.1866.\u2018Traité de Prague, après la guerre austro-prussienne.T] fut suivi de traités secondaires avec les Etats de l\u2019Allemagne du sud qui avait pris parti pour l\u2019Autriche.Le Hanovre, le duché de Hesse-Casseln, le Duché de Nasseau et la ville de Francfort furent annexés par la Prusse.L'armée saxonne fut placée sous le contrôle du roi de Prusse.La Confédération allemande fut dissoute, pour faire place à la Confédération de l\u2019Allemagne du Nord, dirigée par la Prusse, et dont l\u2019Autriche était exclue.Combien pauvre notre situation économique ! I.inséeurité matérielle nous tenaille, nous enlève toute possiblité d\u2019un effort continu et précis.Cet cffort serait cependant indispensable pour acquérir un patrimoine légitime.Notre pauvreté économique nous démoralise .Elle nous empêche de satisfaire, dans un grand nombre de cas, à nos besoins les plus immédiats: nourriture suffisante, logement convenable.Peut-il arriver autrement pour notre nationalité ?La grande industrie ne nous appartient pas.La moyenne industrie n\u2019occupe pas assez nos campagnes.De là, absence de moyens d\u2019action appropriée à notre relèvement économique.De 13, prolétarisation rapide des nôtres: chomage forcé, impuissance pour les jeunes de gagner leur vie et.de fonder un foyer.L'\u2019effffort individuel ne peut relever notre situation économique.SEUL, l\u2019effort de coopération, l\u2019effort collectif obtiendra des résultats pratiques et décisifs.La coopération loyalement soutenue par tous ct par chacun procure au producteur un juste prix, un juste salaire à l\u2019employé et assure surtout au consommateur yn juste prix d\u2019achat, ja coopération a prouvé sa valeur.Par exemple, en Suède, elle s\u2019est attaquée avec succès à de puissants monopoles, ceux des accessoires électriques, de linoléum, de chaussure, de la margarine.Et les fermes de Suède sort une magnifique démontration de la + puissance agricole coopérative.La Suède compte 6.300.000 coopérateurs actifs.L'achat des, ampoules électriques par l'intermédiaire des Coopératives vaut un gain de deux millions pour le consommateur.\u2018 Seule.ln COOPERATION peut nous affranchir de la dieta- ture éccpomique ca 7 ; ro UN COOPERATEUR.| doivent subir les 1871.Traité de Francfort, qui termina la guerre francoépru- sienne.La Prusse arracha l\u2019AI- sacve-Lorraine à la France, tout en exigeant une indemnité de ciñq milliards (200,000,000 de livres sterling).Ces trois traités furent l\u2019oeuvre personnelle de Bismark, comme les guerres auxquelles ils mettaient fin.Les conditions du premier et du troisième traieé furent condamnées par l\u2019opinion publique de toute l\u2019Europe comme excessivement dures.La \u2018\u201c\u2018Modération\u2019\u201d\u2019 de Bismark.Observons que tous ces traités ont été imposés.La remarque est d'importance, si l\u2019on songe à l\u2019indignation allemande contre le traité \u2018\u201c\u2018dicté\u201d à Versailles, La Prus- On ~\\ ; se ct l\u2019Allemagne refusèrent froidement de soumettre les traités à la revision d\u2019un congrès etro- péen.Les vaincus, disaient-elles, exigences des vainqueurs.Et elles prièrent sèchement les neutres de ne pas se mêler des querelles d\u2019autrui.(suite A la page 2) ve gyn a\" PAGE DEUX L\u2019AVIDITE DE L\u2019ALLEMAGNE VICTORIEUSE ATTEIGNIT A BREST- LITOVSK SON POINT CULMINANT.(suite de la page 1) En comparaison des autres, le traité de Prague semblerait presque doux.La Prusse n\u2019exigeait de l\u2019Autriche vaincue ni territoire ni indemnité.A qui attribuer cette générosité exceptionnelle ?Pas au roi de Prusse; d\u2019abord opposé à la guerre, il s\u2019irrita ensuite de la mansuétude témoignée à l'Autriche.C\u2019est le chancelier de fer et de sang lui-même qui montra cette indulgence chevaleresque, ou, plus exactement, qui con- cut cette manoeuvre de diplomatie retorse.Pourquoi?Parce qu'après avoir ruiné à Sadova les anciennes prétention s de l'Autriche à l\u2019hégémonie parmi les nations germaniques, à titre d\u2019héritière légitime du Saint Empire Romain, Bismarck tenait à s\u2019assurer la neutralité de l\u2019Autriche dans sa prochaine guerre avec Louis-Napoléon pour l'hégémonie de l\u2019Europe.Il préparait cette guerre, et ne voulait pas se flanquer d\u2019une Autriche avide de vengeance.La modération de Bismarck était aussi calculée que sa brutalité à l'égard du Daenemark.deux ans plus tôt.\u201cViolence et conquête\u201d, écrit lord Russell, \u201cfurent les seules bases sur lesquelles les Puissances participantes (La Prusse et l\u2019Autriche) établirent leur accord\u201d.L'accord rompu, la Prusse saisit immédiatement toutes les dépouilles, dont le port de Kiel constituait le joyau.Déjà, l\u2019idée d\u2019une flotte allemande exercait une forte attraction sur le sentiment allemand, et avec elle l\u2019idée d\u2019un canal de Kiel, de la Baltique \u201cbla mer du Nord.Arrivons maintenant à l\u2019histoi- Te, mineux connue, des négociations françaises en vue d\u2019un armistice, après la chute de l\u2019Empire français à Sedan, et tandis que Bazaine était encore enferrué dans EXCURSIONS SPECIALES A BON MARCHE pour tous les endroits dans L\u2019OUEST CANADIEN DEPARTS: Tous les jours du 18 au 29 mai, 1940 Limite de RETOUR: 45 jours.BILLETS VALABLES POUR VOYAGER DANS VOITURES ORDINAIRES Des billets d\u2019excursion, valables dans wagons-touristes, wagons- salons et wagons-lits peuvent aussi étre obtenus sur paiement d'un léger supplément en plus du tarif pour place de wagon-salon ou wagon-lits.ROUTES \u2014 Billets valables via Port Arthur, Ont., Chicago, Illou Sault Ste-Marie, mais par la méme route et la méme ligne dans les deux directions.ARRETS EN ROUTE permis a tout endroit au Canada, au cours de l\u2019aller ou du retour, ou dans les deux cas, en dedans de la limite du billet, sur demande au Conducteur; aussi à Chicago, Ill, Sault Ste-Marie, Michet à l\u2019ouest, suivant les tarifs des ehemins de fer aux Etats- Unis.Renseignements et billets sur demande à C.A.LANGEVIN, Agent du Trafic-Voyageur, Pacifique Canadien, Gare du Palais, Québec, Teprésentant toutes les lignes de navigation océanique ou encore en s'adressant à P.E.GINGRAS, Agent de District, Gare Windsor, MONTREAL, P.Q.F Metz et sur le point de capituler, et que les armées allemandes campaient sous les murs de Paris.Du côté français, des avis partagés et confus.Du côté allemand, une froide résolution de pressurer jusqu\u2019à l\u2019extrême limite un ennemi encore dangereux dans son désespoir et encore formidable, s\u2019il trouvait un chef habile et un centre de ralliement.Bismarck voulait monnayer ses victoires, et quitter la France quand la chance le servait encore.Les généraux allemands, mécontents de sa présence à leurs conseils, voulaient, comme Blucher en 1815, saigner la France à blanc.Lors de sa première entrevue avec Bismarck, M.Thiers apprit les conditions d\u2019un armistice: I\u2019Al- sace-Lorraine et une indemnité de quatre milliards (160,000,000 de livres sterling).Ces conditions furent repoussées, comme inexécutables.Ét cependant, quand Thiers se représenta trois mois plus tard, ce fut pour apprendre que le montant de l\u2019indemnité était élevé de quatre à six milliards.Et Belfort, la vaillante forteresse qui avait résisté à tous les assauts, devrait être rendue, comme Metz.La France torturée.Bismarck inventa des excuses.Ce n\u2019est pas moi, disait-il, qui ai fait élever le chiffre de l\u2019indemnité, ce sont les militaires, qui influencent le Roi.\u2018En Allemagne, ajoutait-il, on m\u2019accuse de perdre les batailles gagnées par le comte de Moltke.Ne me demander pas l'impossible\u201d.Bismarck cherchzit à faire croire que, s\u2019il avait eu le dernier mot, il eût laissé les Français en possession de Metz ! Après une nouvelle consultation de Berlin au sujet de l\u2019indemnité, celle- ci fut fixée a cing milliards, par un franc de moins.Et tant que I'indemnité ne serait pas payée jusqu\u2019au dernier sou, les soldats allemands cantonneraient sur le sol français, au frais de la France.On aborda, finalement, la question de Belfort.\u201c\u2018\u2018L\u2019Alsace doit nous être remise, soutenait Bismarck, et Belfort est en Alsace.\u201d Pendant deux heures, Thiers multiplia les explications et les plaintes.Voici son propre récit : \u201cNon, criai-je.Je ne rendrai jamais à la fois Metz et Belfort.Vous voulez ruiner la France dans ses finances, et détruire ses frontières ! Et bien, prenez-la; administrez le pays, levez des impôts.Nous nous retirerons et vous aurez à gouverner la France à la face de l\u2019Europe, si l\u2019Europe vous le permet.J\u2019étais désespéré.Le comte Bismarck, me prenant les mains, me dit : \u201cCroyez-moi.J'ai fait tout mon possible: mais quant a vous laisser une partie de I'Alsace, c\u2019est tout a fait impossible\u201d.Je signe séance tenante, re- pris-je, si vous me donnez Belfort.Sinon, rien; rien que les dernières extrémités, quelles qu\u2019elles soient.\u201d L'Allemagne empoche Bismarck accepta alors d\u2019accomplir un nouvel - effort pour fléchir le Roi et Moltke.Il rédigea et expédia deux lettres, puis, attendit.Après un long moment, Bismarck quitta la pièce, mais s\u2019arrêta, la main sur la clef de la porte.\u201cJ'ai une solution a vous proposer,\u201d dit-il.\u201cQue préférez- vous : Belfort, ou la renonciation a notre entrée dans Paris?\u201d Thiers n\u2019hésita pas un instant.Jetant un regard à Jules Favre, qui devinait et partageait ses sentiments, il cria: \u201cBelfort! Belfort! L'entrée des Allemands à Paris serait une cruelle atteinte à la fierté nationale, un danger pour ceux qui tenaient les rênes du gouvernement, mais le pays avant tout!\u201d Ce fut une scène bien jouée.dé .Si Bismarck ne l\u2019avait pas répé- FRANC-PARLEUR, QU A \u2014\u2014 EBEC, VENDREDI, 17 MAI 1940 larmes et les cheveux blancs de Jules Favre, son mérite eût été plus grand devant la postéritc.Disons donc que ce fui une scène bien jouée.Providentiellement pour les Alliés, à la fin de la grande guerre, ce sont eux, et non pas les Allemands, qui eurent à dicter les conditions de paix.Mais le monde sait, avec une précision suffisante, quelles eussent été les conditions de l\u2019Allemagne, car, a plusieurs reprises, avait été invitée a faire connaitre les conditions d\u2019une négociation éventuelle.Ses réponses furent toujours basées sur la présemption qu\u2019elle était victorieuse et devait emporter l\u2019enjeu de la guerre.Du commencement à la fin, les Allemands n\u2019envisagèrent jamais loyaylement la restauration de la pleine indépendance de la Belgique, bien que ce fit toujours la premiére assurance recherchée par les Alliés.La-dessus, ils fives; en fait, ils ne s\u2019accordaient pas entre eux sur ce sujet.Les pangermanistes exigeaient de larges annexions à l\u2019ouest comme à l'est, et le tout-puissant Ludendorff appartenait a cette école.Morcellement de la Belgique.Hindenburg se montrait plus modéré.Il dit, en 1915, que l\u2019Allemagne \u2018\u2018ne devrait pas absorber plus qu\u2019elle ne pourrait digérer sans dommage pour son germanisme\u201d.A l\u2019ouest, elle se fût contentée de Liège pour \u2018\u2018arrondir ses frontières\u201d, c\u2019est-à-dire pour faciliter l\u2019invasion suivante.À l\u2019est, Hindenburg s\u2019opposait aux cupides qui eussent enlevé a la Pologne tout ce qu\u2019ils pouvaient prendre sans mécontenter l\u2019Autriche, car celle-ci convoitait aussi sa large part.Ludeñdoff, par contre, voulait en 1915, Envers et une grande partie de la Pologne russe.Ses exigences s\u2019accrurent avec les espoirs de l\u2019Allemagne, en 1916- 1917; et c\u2019est à Ludendorf qu\u2019appartenait le dernier mot, car Beth- mann-Hollweg et ses seccesseurs à la chancellerie soumettaient toujours la question au quartier-gé- néral.Un an plus tard, à Spa \u2014 le 2 juillet, un moi savant la journée du août, funeste à l'Allemagne \u2014 Ludendorff exigeait encore le maintien de la Belgique sous l\u2019influence allemande, \u201cpour préserver l\u2019Allemagne d\u2019une nouvelle invasion par cette voie\u201d.La Belgique devait être divisée en deux Etats, Flandre et Wallonie, sans autre lien que la communauté de souverain.Ce ne sont pas là des inventions de partisans désireux de soutenir la cause des Alliés; ces faits sont relevés dans les publications officielles allemandes.Si l'Allemagne avait gagné la guerre, Ludendorff aurait dicté la paix de la même manière qu\u2019il dicta, par l\u2019intermédiaire du général Hoffmann, le traité de Brest-Litovsk.Humiliation de la Russie.Ce fut l\u2019une des négociations de paix les plus stupéfiantes de l\u2019Histoire universelle.Incroyablement oublieux de la situation militaire, Trotsky avait.offert un armistice sur la base \u201cPas d\u2019annexions; pas d\u2019indemnités.\u201d Hoffmann, doucereux, expliqua que l\u2019Allemagne ne demandait pas d\u2019annexion, mais la cession volontaire de la Pologne, de la Lithuanie et de la Courlande.\u201cJoffre, 'un des délégués russes, en était ahuri\u201d, écrit Hoffmann: \u201cet Pokrovsky dit que I'annexion forcée de 18 gijiverne- ments équivalait une pair, dictée.\u201cLes délégués retournèrel' »à Berlin, Vienne et Poterbou! ë, et les négociations furent interrompues rent toujours des réponses évasi-|.avançaient sans coup férir, de place en place.Elles établirent un semblant de gouvernement en Ukraine et réquisitionnérent, sur des milliers de milles carrés, le blé et le charbon.Plus de trois s\u2019écoulèrent avant le retour de Trotsky à la conférence de Brest.Il s\u2019y répandit en appels tempêteux qui, après la légende, provoqnèrent chez Hoffmann une vive impatience et des coups de poing sur la table.Puis il signa la plus humiliante reddition des temps modernes.Non pas que cela eit une grande im- portance, car l'effrondrement dc la Turquie, de la Bulgarie et de | l\u2019Autriche, quelques mois plus tard, entraîna aussi l\u2019effrondre- tée par la suite, et s\u2019il n\u2019avait pas |pendant trôis mois.Pengant ce ment du traité de Brest-Litovsk, raillé dans son récit a Busch, les [temps, les troupes allemandes |la chute de Ludendorff et celle*de l'Empire allemand.La propétérité ne prendra pas en pitié Trotsky et ses bolché- viks.S'ils reçurent un coup de botte à la prusienne, ils le méritaient richement.Mais le traité de Brest-Litvosk fournit, de la part de l\u2019Allemagne, un exemple de capacité brutale et de cynisme qui devait rester sans rival, jusqu\u2019à l\u2019arrivée d\u2019Adolpre Hitler sur la scène du monde.J.-B FIRTH.FRANC-PARLEUR est publié par I\u2019Office Québécois de Publicité ,60 rue St-Louis, à Québec, et imprimé par l\u2019Imprimerie Provinciale, Enr., 445 rue St Vallier, Québec.Le choix des sujets CINEMA \u201c 6, 4e Rue, Québec.POUR SE DISTRAIRE AGREABLEMENT .est fait judicieusement; le théâtre lui-même possède un cachet particulier hautement apprécié de notre clintèle.au programme du RIALTO\u201d Téléphone : 4-2510 565 rue Saint-Jean La Maison de Confiance TEINTURE \u2014 PRESSAGE \u2014 NETTOYAGE La Teinturerie Française Tél.: 4-4686 42, Chemin Ste-Foy, ADELARD & GUSTAVE LEPINE ENR EMBAUMEURS DIPLOMES et DIRECTEURS DE FUNERAILLES Tél.: 2-2656 AVEC UNE ROTISSOIRE sine.longez vos sorties: repas.lequel vous faites complet pour cinq tour: la soupe, le ~ les rendent de plus ELECTRIQUE .le repas sera prêt à l\u2019heure dé- - sirée.Ne soyez plus l\u2019esclave de votre cui- Profitez de la belle saison et pro- la rôtissoire électrique se chargera de la cuisson de votre C\u2019est un appareil merveilleux avec bouillir, cuire, brunir, roussir, rôtir et griller un repas personnes.Peu importe l\u2019heure de votre re- rôti, les légumes, le dessert; tout sera prêt.Aucune crainte d\u2019insuccès, car la température est réglée automatiquement, à volonté, ce qui assure une cuisson parfaite et sans surveillance.Voyez votre marchand d\u2019appareils électriques ou LA COMPAGNIE QUEBEC POWER L\u2019économie et l\u2019efficacité de nos services en plus populaires. Ditillé et embouteillé ou Canada sous la surveillance directe de JOHN de KUYPER à SON, Déstiliateurs, Rotterdam, Hollande.Maison fondée en 1695 La Grande-Bretagne et la guerre 1914-1940 (Suite de la page 4) - Cet état d\u2019esprit se ratache à l\u2019inaptitude que nous avons signalée chez eux aux combinaisons trop subtiles, trop compliquées, et aussi à une absence totale de sentimentalité, de \u2018nervosité plus ou moins féminine, comme à leur amour ordinaire de la simplicité.Il y a eu aussi, comme toujours, la recherche assez naturelle d\u2019un équilibre à recréer entre les peuples, même au prix de l\u2019équité stricte, après tant et de si terribles épreuves endurées par les nations brutalement assaillies, déchirées, massacrées.Les pays dont le sol, les villes, les foyers, la chair meme de leurs enfants laissés à l'arrière avaient subi des traitements épouvantables, ont eu l\u2019impression d\u2019une injustice flagrante.Il y avait peut-être surtout, à la racine de cette \u201cpolitique\u201d nouvelle, passablement déconcertante alors, ce qu\u2019on pouvait appeler I'insularité fondamentale de l\u2019âme anglaise.Ce n\u2019était pas sans doute un Anglais de race qui avait trouvé, aux confins des XIXe et XXe siècles, la formule mémorable sur la \u201csplendid isolation\u2019; mais Lord Goschen, \u201cfirst lord of the Admiralty\u201c, autrement dit Ministre de la Marine britanni que, définissait alors ainsi très exactement ce qui fut, même inconsciemment, pendant de longs siècles l\u2019état d\u2019esprit de la nation anglaise, se sentant a l'abri dans son île, inébranlable et sereine, derriére le rempart mouvant de la mer protectrice.L\u2019Américain Emerson disait longtemps auparavant que chacun des Anglais était \u201cune ile lui-même\u201d.I n\u2019y avait dans ce caractère \u2018\u201c\u2018britannique\u201d, créé et maintenu par des conditions géographiques et \u201cclimatiques\u201d spé- cales, rien de proprement extraordinaire.Cependant, à l\u2019avertissement constitué par la dernière guerre ont succédé d'autres avertissements encore plus graves et décisifs.Devant les entreprises et les menaces avouées à voix trop haute lar les Allemands, comme par des démons \u201ctrumpet-tongued\u201d\u2019 (\u201cà la voix de trompette\u201d), bien plus que par des \u201c\u2018anges\u201d, comme dit Shakespeare dans le drame de \u201cMacbeth\u201d, l\u2019Angleterre a compris; et ce n\u2019est pas en vain que Lord Baldwin (qui n\u2019était pas encore \u201cLord\u201d, mais déja Premier ministre) a dit en plein Parlement britannique : \u201cNotre frontiére est sur le Rhin\u201d.La situation est donc très nette.Mais il conviendra, une fois la victoire assurée \u2014 nous ne savons pas encore à quel prix \u2014 que nos alliés soient vigilants et toujours en garde contre les déviations possibles, ainsi que nous-mêmes, nous les éternels assaillis, la eible frémissante et saignante promise, périodiquement aux premiers coups d\u2019une Allemagne prussianisée.Il ne faut plus laisser gâcher et saccager une victoire qui aura été payée sans doute par la mort de nos frères et trop grand nombre, de nos fils ou de nous-mêmes, au Champ d'ombre et de gloire.La question de ce qu\u2019on a appelé \u201c les deux Allemagnes\u201d s\u2019est déjà posée à la Grande-Bretagne, comme à nous-mêmes, on pourrait tout aussi bien dire ou monde entier.En fait, il paraît au signataire de cet article, qui ne prétend d\u2019ailleurs pas engager la responsabilité de cette Revue, que la réponse à faire est bien simple.Depuis que la Prusse a imposé sor hégémonie brutale aux peuples allemands, l\u2019Allemagne unifiée par cette Prusse, qui cherche toujours aux autres nations\u201c des querelles d\u2019Allemands\u201d, est devenue une machine de guerre géante braquée sur l\u2019Europe et sur le monde entier, dans un crescendo de plus en plus frénétique de destructions, de domination insolente et sans fin.Comme dit le proverbe, \u201cmorte la bête, mort le venin\u201d.Le \u2018\u201cvenin\u201d s\u2019appelle aujourd\u2019hui Hitler, comme il s\u2019appela Bismarck, ou Hohenzollern, et comme il s\u2019appellerait demain peut-être, de nouveau, Hohenzollern, ou-de toût RECETTE ORIGINALE DE LA PONCE e Le jue d\u2019un citron e Sucre au goût e Deux doigts de GIN DE KUYPER e Eau bien chaude e Un peu de muscade 319F 4Oonces 26 onces 10 onces $3,45 $2,40 $/,05 autre nom.Le seul vrai nom de la béte est la Prusse, l\u2019unificatrice barbare et déchainée d\u2019une Allemagne\u201d déjà suffisamment sujette à caution par elle-même, Faute d\u2019une solution catégorique et courageuse, l\u2019Europe et le monde entier ne pourraient plus jamais respirer librement : l\u2019Empire britannique et les pays neutres sont tout aussi menacés que nous- mêmes.Nos alliés finirons sans doute par comprendre, avant qu\u2019il ne soit trop tard, que les \u201ccotes mal taillées\u201d ne sont plus permises : il ne faut plus\u201c chercher midi 4 14 hures\u201d, pour employer une formule familière, si nous voulons éviter des massacres périodiques, de plus en plus terribles grâce au perfectionnement incessant des engins de mort.Toute civilisation saine, généreuse et libre serait fatalement anéantie par la violence de cette nation de proie qui s\u2019est constituée sous sa forme moderne dans les premières années du XVIIIe siècle, et dont Napoléon ler a préparé la suprématie quand il a séparé l\u2019Autriche, alors peu dangereuse et très affaiblie, du reste du Saint-Empire germanique, de cette Allemagne morcelée.agitée, et, fort heureusement, bien mal soumise à sa souveraineté nominale pendant tant de siècles.Nous en avons essez dit sur cette question, qui reste la question \u201cimprévu\u201d\u2019, toujours possible apres tout, nous nous trouverons en présence de la guerre totale, et nous aurons vraisemblablement à combattre deux barbaries également sauvages et sanglantes, également fourbes et corruntrices, la barbaries des Goths et celle des Asiatiques, des bourreaux soviétiques, conjuguées dans une lutte à mort contre tout ce qui fut sacré, contre la civilisation, l\u2019équité, la morale humaine et divine, et contre la raison elle-même.L\u2019Angleterre et nous, d'autres peut-être, les ou- vriers de la onzième heure, -nous, devrons accomplir des prousses, un travail prodigieux, pour sauver ce qui est menacé d\u2019une ruine définitive.Le Royaume-Uni, qui fait flotter son pavillon sur les \u2018\u201c\u201cSept Mers\u201d\u2019 chantées par Kipling et qu: arbore fièrement sur ses drapeaux claquant au vent du large ses vieilles devises françaises, normandes ou angevines, \u201cHonni soit qui mal y pense\u201d, \u201cDieu et mon Droit\u201d, regorge de richesses, de tous les trésors de Golconde, de ressources presque incalculables : il s\u2019énorgueillit de ses traditions séculaires et élève généreusement des enfants qu\u2019il forme d\u2019âge en âge pour perpétuer l\u2019idéal natio- \u2018mal de sa Monarchie vraiment au- tohtone malgré la diversité réelle de ses dynasties successives.Ii veut opposer aux mensonges et aux parjures du Germain débridé un respect serupuleux de la parole donnée et de la simple loyauté internationale.Nous pourrons faire ensemble de grandes choses, plus décisives qu\u2019il y a vingt et quelques années et, si nous agissons avec sagesse, en suivant lucidement et fidèlement la ligne droite, nous accomplirons une oeuvre, non pas seulement victorieuse, mais aussi \u2018\u2018dé- f{initive\u201d et salutaire que la chose est possible à \u2018\u2018des hommes de bonne volonté\u201d, cuirassés de persévérance héroique, mais aussi mystiquement armés de noble et pure honnêteté comme d\u2019une épée nue au fil irréprochable.Une entière fraternité franco-britanni- que, sans arrière-pensée, pendant comme après le conflit, doit avoir raison des plus gigantesques obs- essentielle.Avant longtemps, sauftacles et recréer une Europe ha- FRANC-PARLEUR, QUEBEC, VENDREDI, 17 MAI 1940 C\u2019EST LE TEMPS.ON PART \u20140\u2014 L'automne dernier, quand vint le temps où il n\u2019était plus pratique de continuer à organiser des départs vers nos régions de colonisation, bien des gens n\u2019étaient pas contents; ils avaient tellement compté partir au plus tôt.Lorsqu\u2019ils se sont vus ainsi retardés, il a fallu leur promettre qu\u2019ils seraient des premiers mouvements à la prochaine saison.Et l'hiver a passé; le printemps même s\u2019en va à vue d'oeil.Déjà les colons nouveaux ont commencé à partir.Beaucoup trop cependant attendent remettent de jour en jour leur projet.Et le temps passe; dans quelques jours, les semences seront faites, dans quelques semaines l\u2019été lui-même sera fini.On viendra alors insister pour partir, Plusieurs même se présenteront quand il sera trop tard; et encore il faudra y renoncer, remettre son départ à l\u2019année prochaine.Donc, on part et c\u2019est le grand temps.Ceux qui seront rendus dans les colonies d\u2019ici un mois ou cinq semaines auront encore l\u2019avantage de faire quelque semence pour cette année.Jusqu\u2019au 10 ou 15 juin, on pourra encore faire des patates et bien des petits légumes.On aura ensuite tout son été pour se livrer activement aux travaux du défrichement et préparer pour l\u2019an prochain assez de terrain pour faire des bonnes semailles.Au cours de l'hiver, nous en avons rencontré plusieurs en colonie qui, l\u2019an dernier, étaient partis vers ce temps-ci.Ils sont heu- bitable pour tous, pour les faibles aussi bien que pour les forts, qui ont les uns et les autres, droit a la vie et à la justice, pour la Finlande héroïque comme pour nos civilisations plus occidentales menacées par les mêmes périls, Louis MENOS, Professeur agrégé au Lycée de Montpellierboire bière i ¥ \u2018 PAGE TROIS reux d\u2019avoir pris une décision rapide qu\u2019ils n\u2019ont point eu à regretter jusqu\u2019à présent.Parmi ceux qui sont déjà partis ce printemps, il en est un qui remettait son projet d\u2019année en année depuis cinq ou six ans, espérant toujours trouver du travail, comptant prendre un jour une position qui lui permettrait de vivre et de bien élever sa famille.Fatigué d\u2019attendre, il est parti il y a quelques jours, bien peiné d\u2019avoir gaspillé absolument en vain cinq ou six ans de la vie de toute sa famille.Si vous ne voulez pas vous exposer à des regrets aussi amers, ne tardez pas inutilemerit.Si vous faites votre demande d'ici quelques jours, vous serez accepté assez tôt peut-être pour aller faire vous aussi vos semences et récolter dès cette automne une bonne partie de votre subsistance pour l\u2019hiver.Laissez-vous entraîner par l\u2019enthousiasme du printemps et si dé- ja vous avez songé à vous faire colon, dites-vous tout de suite : C\u2019est le temps.on part ! C.E.COUTURE Gérard Guay Batteries \u201cWILLARD?\u201d 99, Cote d\u2019Abraham Tél.: 2-3707 Etre heureux! Etre en bonne santé! Pouvoir travailler, s\u2019amuser, rire, manger et avec modération.N\u2019est- ce pas là la vraie joie de vivre?Depuis des générations, la est une tradition dans la vie des gens de la province de Québec.Quel autre breuvage convient mieux à une existence tempérante\u2014contribue autant à la joie de vivre? PAGE QUATRE UN SEUL AVEC UNE SEULE Un SEUL avec une SEULE et pour toujours, telle est la signification que donnent au mariage Dieu, l\u2019Eglise et la raison.Cette signification, nous vous le demandons, est-elle acceptée par la plupart de nos gens ?Ne donne-t-on pas plutôt au mariage, \u201cà ce grand sacrement\u201d comme dit St-Paul, une signification plus livresque, une signification qui se trouve aux antipodes de la précédente, de celle que lui donne Dieu ?Le mariage, il ne faut jamais l\u2019oublier, n\u2019est pas seulement un contrat qui lie les époux, mais aussi et surtout un sacrement, une chose sate qui revèle directement de Dieu, une chose qui élève jusqu'à Dieu.Nul doncfi, fut-il de Etat ou de la société, n\u2019a le droit de briser, de rompre ce lien qui unit désormais l\u2019homme ct la femme; nul n\u2019a le droit de voter des lois susceptibles da- moindrir l'effet naturel de cette institution, de porter ombrage ou préjudice a ce \u201csaint état\u201d ni de demander son annulation aux tribunaux.S'il est vrai, eu rien n'est aussi vrai, que le mariage est un sacrement ct un chose sainte, si le mariage ne peut être rompu que par la moärt de l'un des contractants, si le mariage est la sauvegarde des bonnes moeurs et de la société, si le mariage enfin est d'institution divine et non pas humaine comme le prétendent gratuitement des imbéciles, d'où vient qu\u2019il se trouve tant de mariages désunis, tant de ménages malheureux : d\u2019où vient que tant d'époux et d'épouses se plaignent réciproquement de leurs infidélités, d'où vient que tant de femmes et d'hommes s'introduisent dans les foyers et se font les rivaux des époux légitimes; si le mariage est l'affaire d'un seul homme avec une seule femme et pour toujours, d'où vient qu'on se complait dans la vie commune et qu\u2019on se quitte à la première difficulté.d\u2019où vient qu'il y a si peu de sincérité dans l'affection des époux, dans leurs promesses de fidélité ?D'où vient qu'il se trouve tant de ménages à trois ?Combien de nos jeune gens et de nos jeunes filles manquent totalement de sincérité le jour où ils contrastent mariage sous le regard de Dieu, le jour où ils unissent leur destinée ?Ils entretiennent, après comme avant leur mariage.des liaisons coupables.Combien de nos jeunes gens ont tôt fait de souiller le lit conjugal, de se souillés dans l'adultère ?D'où vient qu'on ait une conception aussi injuste et aussi crintinelle du mariage ?D'où vient que des nôtres soient à ce point dénaturés pour tromper si facilement celui ou celle qu'ils ont pris pour conjoint, pour conjointe ?D'où vient même qu'on fasse grand état de ses infidélités, comme s\u2019il s'agissait de choses recommandables ?D'où vient qu\u2019il y ait tant de coeurs brisés, tant de liaisons stériles ?Quelle idée donne-t-on du mariage dans les romans, les feuilletons.sur la scène et sur l'écran ?Ne se moque-t-on pas généralement de la maternité, ne ridiculise-t-on pas la femme honnête, ne repudi-t-on pas les familles nombreuses, ne considère-t-on pas comme une horreur à fuir la Vie modeste des fovers honnêtes ?S\u2019il y a tant de mariages où le vice s\u2019étale effrontément au grand jour, où les enfants sont sacrifiés, où l\u2019égoïsme des époux l\u2019emporte sur leurs devoirs, cela ne tient-il pas à la conception fausse qu'on a répandue et laissé répandre dans le public ?On a vu dans le mariage le seul plaisir des sens ou la \u2018caucherie\u201d pour nous servir de l'impression de Léon Daudet, avec conception aussi fausse du mariage, comment espérer vivre longtemps ensemble, comment espérer comprendre ses devoirs et avoir le courage de s'en acquitter ?On ne peut s\u2019improviser époux exemplaire, on le devient en comprenant ses devoirs et en s'en acquittnat scrupuleusement.Qu'on redonne au imariage son caractère sacré d'autrefois.qu\u2019on voit dans l\u2019union intime de l\u2019homme et de la femme un sacrement et l'on y verra aussitôt les époux s'éprendre mutuellement.entretenir un grand respect.du lit conjugal et se sanctifier comme leur en fait un devoir, l\u2019Eglise qui a assisté à leurs épousailles.En même temps que le mariage reprendra son caractère sacré, la vertu reprendra ses droits chez nous.En conséquence, que l\u2019Etat interdisse ces scènes au théâtre et au cinéma qui représentent le mariage a trois, qu\u2019i! interdisse les scènes où la vertu est battue en brèche, où la femme honnête est qualifiée de bas bleu ou de sainte Nitouche, où les scènes d\u2019ivrognerie et d\u2019adultère sont reproduites avec une fidélité de mauvais aloi.Ces scènes ne sont pas de nature à faire du bien à ceux qui les voidnt, à faire aimer la vertu et à élever le sens de la dignité chez ceux qui en sont les témoins.Ces scènes sont contraire aux bonnes moeurs et à l\u2019honnêteté des jeunes et des vieux ménages.('e n\u2019est pas en tolérant un pareil déluge d\u2019immondices qu\u2019on relèvera le niveau moral et intellectuel de notre peuple, qu\u2019on créera chez nous une mentalité comme cn ont les races chrétiennes et honnêtes, Ces saletés ne peuvent que salir, souiller, prostituer les moeurs, à faire des coeur= vicieux ct criminels, à multiplier les désordres conjugaux dont les adultéres, les avortements, etc., Que l'Etat et la police exercent une surveillance plus intel- hgente sur les dépôts de journaux et d\u2019illustrés ainsi que les comptoirs de librairies qui offrent en vente des livres de toutes sortes, qui ne peuvent que salir l\u2019esprit de leurs lecteurs.Que les parents surveillent les sorties de leurs grands garçons ct de leurs grandes filles; que chacun fasse respecter la moral sur le plage, dans les bois, sur les grandes routes; que tous les époux évitent d\u2019entretenir après leur mariage des amours coupables et d'inciter au mal les leurs.Que les autorités voient à res- \u2014 TEL.3-0661 \u2014 GARAGE TAMMANY Maurice POULIN.Propriétaire REPARATIONS GENERALES Mécanique, Débossage, Remisage, Graissage, Lavage.SATISFACTION GARANTIE Québec.69, rue Ste-Marguerite; Resa S\u2019il nous faut étendre et généraliser nos observations, philosopher ou raisonner sur l'Angleterre, disons, ou répétons.que, d\u2019une façon absolue.l\u2019Anglais ne s\u2019attache guère à une idéologie quelconque.On a souvent noté, à commencer par ses psychologues et ses logiciens, que \u2018\u2018les faits\u201d, et non pas une théorie transcenden- tale ou métaphysique, inspiraient les idées des Anglais et déterminaient leurs actes.Ils prétendent ne pas perdre pied, toucher toujours le sol nourricier, ne jamais appareiller vers une Icarie, à perte d'horizon, ni s\u2019envoler vers les: nuages, même les plus dorés et empourprés par tous les adora- kles prestiges de l\u2019aurore ou du couchant.Ils pensent rester ainsi plus humain, en dehors du fait qu\u2019ils sont peut-être dans leur ensemble neu portés vers les disquisitions plutôt subtiles et dangereuses, nous pourrions même dire franchement = pernicieuses C\u2019est ce qui donne quelque chose de viril, d\u2019un peu sec et tranchant en apparence à beaucoup de leurs manifestations.Ce sont par-dessus toute chose des réalistes déterminés.Comme l\u2019a écrit Kipling dans un poème de ses \u2018\u2018Seven Seas\u201d (les \u201cSept Mers\u2019), Is veulent rester avant tout, loin des Edens chimériques et des Eldorados illusoires, \u2018men in a world of men\u201d (des hommes dans un monde d'hommes), tout en avant au fond FRANC-PARLEUR, QUEBEC, VENDREDI, 17 MAI 1940 LA GRANDE-BRETAGNE ET LA GUERRE \u2014 Suite \u2014 y 4 wa °; + de leu r coeur un sentiment \u2018très fier, et même auprêmement .orgueilleux, de leur histoire nationale et de l\u2019ampleur de leurs conquêtes.Cela exclut sans doute la métaphyysique abstraite, mais non pas le mysticisme; et qui a pu assister chez eux à des absèques ou à des sacres de souverains s\u2019en.est aisément rendu compte.La fidélité à leurs traditions est leur vraie religion nationale.En tout état de cause, les idées qu\u2019ils adoptent, en politique comme enmora- le, sont d\u2019une simplicité remarquable.Ce sont plutôt les Latins \u2018qui \u201craffinent\u201d à cet égard et qui subtilisent, \u2018pour l'amour de l\u2019art.L\u2019Anglais est tout l\u2019opposé d\u2019un abstracteur de quintessence.Quand nous avons dit quelques mots de Jl\u2019aviation britannique, nous avons noté.chez nos Alliés en guerre, un magnifique courage.fait d\u2019un sang-froid imperturbable et lucide, d\u2019une eranerie toute naturelle, bien plus que d\u2019une exaltation passionnée de l\u2019âme.Tranquillement.gaiement, comme en se jouant, ils exécutent de voint en point les consignes qui leur ont été données.La vie d\u2019aventures et de périls ne leur dé- plait pas.A ce point de vue d'un imprévu tragique à affronter, puis à rendre sensible au curieux cu au lecteur, nous avons toujours gardé un souvenir ému et vivement amusé aussi du Bystander, un journal humoristique du front, rédigé et surtout illustré en gran- POINTES Plusieurs annonceurs continuent à nous ahwrir avec leurs \u201cMesdames, Mesdemoiselles\u201d.Apprendront-ils que \u201cMesdames\u2019 suffit.ern Ni vous voulez que l'on supporte vos travers, sachez supporter ceux de vos semblables.\u2014 emn.Sachons extirper au moins un de nos défauis par année : nous 'parviendront ainsi à la perfection.\u2014_\u2014\u2014 Vous vous réjowirez toujours le soir si vous avez employé votre.journée avec fruit.\u2014) Si nous n'avions pas tant de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en dénicher chez les autres.\u2014_\u2014\u2014 Savez-vous que les défauts de l'esprit augmentent en vieillissant.comme ceux du visage.\u20140\u2014 Ne vous arnve-t-il pas souvent de ne trouver des gens de bon sens que ceux qui sont de votre avis ?\u2014\u2014 La justice et la vérité sont deux pointes si substiles que nos instruments sont trop émoussés pour y toucher exactement.\u2014e Apprenez a bien faire tout ce que vous faites : vous en serez largement récompensé.\u2014\u2014{p\u2014> Ne vous laissez pas emporter par vos passions : elles ne vous conduiront que vers des désastres.4 SECHES H n'y a personne au monde qui n'ait quelque tribulation fut-il roi cu pape.\u2014\u2014 Agissez sans mauvaise volonté, sans mépris de l\u2019intérêt général, sans irréflerion.sans distraction.et vous n'aurez pas à le regretter, \u20140\u2014 Il ne nous manque pas dc contradiction à tout instant.et lorsqu\u2019li nous en manquent nous savons nous en faire naître.\u2014\u2014 Ne croyez-vous pas qu'il y ait une certaine honte d\u2019être heu- reur lorsque l\u2019on voit les misères qui nous entourent.\u2014) La tempénance et le travail sont les vrais médecins de l'homme : le travail aiguise son ap- petit.et la tempérance l'empé- che d'en abuser.\u2014\u2014{> La réflexion est à base de curiosité et la curiosité est un désir.\u2014{0_ On disait de Bismarck qu'il était un \u201cchancelier de fer\u201d.Que dira-t-on de Hitler ?\u2014_\u2014 Il devait passer à la postérité comme un chancelier de \u201cscrap-iron\u201d.\u20140\u2014- Le \u201cSoleil\u201d souhaite à l\u2019honorable M.Manion du succès dans la pratique.de sa profession.C\u2019est gentil.\u20140\u2014 R.-B.Bennett n\u2019a pas été appelé dans le ministère Churchill, mais Lord Beauerbrook s\u2019y est faufilé.treindre le nombre des maisons de rapport, les hôtels, très souvent habités par des gens aux moeurs des plus condamnables.Le relâchement des moeurs chez nous a déjà trop duré: il faut à tout prix rompre à jamais avec ce dégoûtant passé et adopter les moeurs que nous recommandent l\u2019Eglise et la nature.Plus de ménages à trois, plus de jeux à cachette entre les époux ct les jeunes fiancés, plus de scènes de ménages où le mariage ct la vertu sont ridiculisés, plus d\u2019amants ni d\u2019amantes dans les ménages, plus de lits nuptiaux souillés : ce qu\u2019il nous faut, ce sont des moeurs honnêtes ct une conscience droite pour diriger fous nos actes, les intimes comme les publies .Ceei regarde tout le monde, Une campagne pour redonner au mariage son véritable aspect simpose.Dès lors que le lit conjugal est violé, to :4 eroule: ia famille, la société, toutfen un mot.Nous avons trop d\u2019exemples sous les veux pour rjous interdire de raisonner de la sorte.Il faut à tout prix vevend au plus tôt à l\u2019idée que nous devons avoir du mariage, à saveir UN SEUIL, HOMME AVEC UNE SEULE FEMME cet pour TOUJOURS, si nous voulons échapper aux malheurs que nou sûfserve l\u2019avenir.aux malheurs que Çous Véserve l\u2019avenir.de partie par le capitaine Bainsfather pendant l\u2019autre guerre : officiers et soldats y défilaient, s\u2019y arrêtaient, y parlaient un'langage expressif emprunté presque exclusivement à la vie des camps et des perpétuelles alertes.L\u2019humour britannique ne perd jamais ses, droits.En Artois, une section de la route de Calais, en allant vers Loos-en-Goélle et plus loin en direction de Lens, avait: été baptisée par nos amis \u201cQuality Street\u201d, comme qui dirait la rue des Gens \u201cChic\u201d, une espéce de rue de la Paix, ousplutôt de Piccadilly, passablement imprévue et surprenante, où les belles maisons, les magasins à la mode, les cercles aristocratiques et les \u201cstudios\u201d londoniens étaient représentés par de trés prosaiques maisonnettes et des masures qu\u2019avaient démolies les projectiles allemands.Des caves, une partie d\u2019un étage encore à peu près en équilibre, servaient de dépôts (de \u2018\u201c\u2018dumps\u2019\u2019, disait-on) plus ou moins hétéroclites, aux Royal Engineers (le \u201cGénie\u201d an- glai) On y voyait arriver plus de marmites et de shrapnells, surtout à la nuit, que le beaux messieurs en visite ou d\u2019élégantes acheteuses, des dames de l'\u201cu'ppermiddie class\u201d (la haute bourgeoisie), ou des pairesses se rendant à un soirée, à un bal paré et masqué.Officiers et soldats suivaient, amusés, plutôt goguenards quelquefois et très calmes, cette route peu récréative bordée d\u2019une double rangée de batisses en grande partie pulvérisées.C'est que l'Anglais reste toujours \u201csportif\u2019\u2019, en prenant le mot dans son double sens d\u2019amusement et de \u201csport\u201d véritable.Ce trait de caractére est peut- être véritablement l'originalité profonde et unique des \u201cBritanniques\u201d.Ils ont fait la dernière guerre, et feront encore mieux la présente, avec sérieux, avec une implacable résolution, héroïquement même, \u2018parfois avec une innocence quasi-enfantine, en tout cas avec une simplicité totale, un peu comme si c\u2019était un \u2018\u2018mach\u201d Ordinaire de golf ou de cricket, un [peu plus périlleux peut-être.Ici une distinction s'impose, une mise au point pour expliquer et concilier deux choses qui parai- traient inconciliables et parfaitement, nous pourrions presque dire en exagérant à peine, scandaleusement contradictoires à première vue.Dès les premiers jours de la guerre de 1914, au mois d\u2019août, un article du Times flétrissait, en premiére page, les procédés sauvages et féroces des Germains en guerre, sous le titre de \u201cThe coming of the Huns\u201d (l\u2019arrivée des Huns).Le Belgique et le Grand- Duché de Luxembourg, une partie de notre territoire étaient envahis, villes villages brilés ,les populations dépouillées, ranconnées et massacrées.Devant les \u2018\u2018atrocités\u201d indéfiniment continuées et aggravées, l\u2019honnêteté naturelle de nos alliés se cabrait et s\u2019indignait.On marquait au fer rouge le front d\u2019un peuple resté barbare, qui n\u2019avait cherché dans la science, en vue de ses rapports avec les nations voisines, que des moyens supplémentaires et infaillibles de nuire et de massacrer, afin de mieux asseoir sur la ruine des autres peuples sa domination absolue : entreprise de brigandage inouï, impardonnable, que l\u2019on n\u2019aurait pas cru possible au siècle des \u2018\u2018llumières\u201d comme on disait.Beaucoup de nos amis anglais en campagne trouvant trop lentes alors, non seulement au début, mais encore en 1915 et en 1916, l'activité militaire et l\u2018action générale de certains chefs de leur gouvernement, ne se génaient nul lement pour traiter de \u201cvieilles femmes\u201d tels et tels hommes d\u2019Etat.Ils réclamaient ainsi plus de réelle et décisive \u201c\u201cefficiency\u201d, l'effort devant être proportionné résolument à des circonstances et des nécessités exceptionnelles.Ce n\u2019était plus, en effet, le moment des demi-mesures.En même temps, les brutes sans foi et sans entrailles étaient dûment stigmatisées, Et puis, la victoire une fois gagnées, chèrement, et non sans qu\u2019- eussent coulé de toutes parts des flots de sang, au milieu de la ruine presque totale de nos villes, des campagnes elles-mêmes, les arbres ayant été sciés par exemple pour garantir que la ruine serait plus \u201ctotale\u201d encore, semblait-il, on commença à ménager l\u2019Allemagne ct les Allemands.Que s'était-il passé?D'une part, la guerre était terminée : les Anglais, trop bons joueurs, heureux de la victoire commune, par donnèrent très vite aux ennemis vaincus même leur \u201cfond play\u201d (leur \u201cjeu déloyal\u201d, autrement dit leurs crimes immondes contre la civilisation et l'humanité).Le raisonnement tacite de nos alliés paraissait être : la guerre est gagnée, la partie est finie; passons maintenant à un autre exercice.Suite à la page 8 "]
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