La tribune, 13 décembre 1986, Cahier 2
[" LA TRIBUNE.SHERBROOKE.SAMEDI 13 DÉCEMBRE 1986 (CAHIER B) Les JEUNES et la POLITIQUE Vivre en 86 Spéciales Voyages Informations générales p.B 4 à 6 p.B 8 à 11 la tribune p.B 15 et 16 Indifférence et nouveaux choix ¦ De temps à autre les fins de semaine, comme bien d\u2019autres jeunes dans la vingtaine, M.le maire d\u2019Asbestos enfile ses jeans et va danser à la discothèque.Sur semaine, comme de nombreux jeunes pères de famille, M.le ministre, député de Sherbrooke aux Communes, se lève de tôt matin et va reconduire sa petite fille à la garderie.Jeunesse et politique.C\u2019est un mariage que tentent André Ba-chand, 25 ans, et Jean Charest, 2E ans.Ils ne sont ni les premiers, ni les derniers, à s\u2019être lancés dans l\u2019arène politique au milieu de la vingtaine.Certains ont même effectué un plongeon plus hâtif.Mais les deux jeunes politiciens de la région se retrouvent aux commandes à cette période où, paradoxalement, les observateurs rapportent l\u2019indifférence marquée des jeunes pour la chose politique.Les résultats d\u2019un questionnaire adressé aux collégiens du Québec à chaque année révèlent que ces étudiants ignorent les données de base de la vie politique québécoise et canadienne et qu\u2019ils ne connaissent guère mieux les institutions politi-ues.En 1979, 75 pour cent des étu-iants de niveau collégial ne pouvaient préciser le nombre de députés à l'Assemblée nationale du Québec.Le tiers des collégiens ne savaient pas dans quel comté ils résidaient; plus de 40 pour cent ignoraient le nom de leur député provincial.Selon Christine Breton, une pro-fesseure au Collège de Sherbrooke qui donne le cours d\u2019initiation à la vie politique depuis 10 ans, les résultats de l\u2019enquête annuelle ont empiré depuis le début de la décennie.\u201cPour nous, dit-elle, c\u2019est surprenant, mais est-ce si anormal que ça?Je ne serais pas étonnée qu\u2019une etude chez les 30-35 ans-donne les mêmes résultats.\u201d Une enquête effectuée en 1980 par la maison SORECOM pour le compte du ministère de l'Education du Québec, auprès de 400 étudiants et travailleurs âgés de 16 à 20 ans et de 40 éducateurs, permettait de conclure que les jeunes \u201csont à peu près dépourvus de conscience politique et sociale et qu'ils véhiculent souvent les préjugés entendus dans leur milieu\u201d.Plus récemment, les auteurs d\u2019un dossier sur les valeurs des jeunes paru dans la revue L\u2019Actualité si-nalaient que ceux-ci sont \"indivi-ualistes, conservateurs, allergiques aux organisations\u201d.Le député de Sherbrooke et ministre d'Etat à la Jeunesse, Jean Charest, ne s\u2019en surprend pas tellement.\u201cEntre 15 et 25 ans, souli-gne-t-il, les jeunes sont intéressés par une foule d\u2019autres choses, et c\u2019est normal.L\u2019exception à la rè- gle.c'est celui qui s'intéresse à la politique.\u201d Par contre, ajoute le jeune ministre, \"peut-être qu\u2019il y a une plus grande absence d'esprit'critique envers les intervenants et envers les médias qu'il y a quelques années'.\"Ce n'est pas stimulant pour les jeunes, reprend Christine Breton.L'attitude des médias ne leur est pas très sympathique.\u201cLes jeunes admettent leur désintéressement, poursuit-elle, mais ils ne se sentent pas coupables pour autant.Ils vont plutôt militer plus localement, comme en défenaant leur dossier à la Régie du logement.Ils font souvent de la politique sans le savoir.\u201d En fait, les jeunes ressemblent à l\u2019ensemble de la société québécoise qui, après les grands mouvements.boulversements et débats politiques.a pris un temps d arret.un moment ae recul Valeurs traditionnelles C\u2019est aussi le retour aux valeurs traditionnelles, constate Christine Breton.\"Cela correspond aux projets d\u2019aujourd\u2019hui.Le nationalisme comme tel, qui a déjà déclenché des mouvements, c\u2019est fini.\u201d Tout de même, fait remarquer le jeune maire d\u2019Asbestos, André Ba-chand, des jeunes s'intéressent, se sentent impliqués et militent.De ceux-là, on en retrouve dans les associations étudiantes, chez les groupes jeunesse des partis politiques.Jacques Gagnon, qui est lui aussi firofesseur en vie politique au Col-ège de Sherbrooke, reconnaît d\u2019emblée, à l'instar du député Charest, que l'implication des jeunes en politique a toujours été le fait d'une minorité.Or.dit-il, même cette minorité a fondu \u201cCela vient en partie du fait qu'on n'enseigne pas la politique\u2019 avant le niveau collegial, soutient sa collègue Christine Breton Une revendication des profs, c'est qu'il y ait une introduction au niveau secondaire.'' \"11 y a le manque d'informations, pense également le ministre d'Etat a la Jeunesse, mais cela vaut pour les gens de tous âges.\u201d Les jeunes seraient-ils simplement à court de défis?\"Des défis, répond Jean Charest, il y en a.mais ils ne sont peut-être pas invitants.Je pense par exemple a la libéralisation des échanges ' Plus promptement, le professeur Jacques Gagnon réagit: \"Dans les années 60, ce n'était pas les vieux qui proposaient les défis\u201d.Dans ce contexte, il pense sérieusement que l'élection des Charest, Bachand et autres jeunes représente davantage des phénomènes isolés que le début d'une invasion des jeunes en politique.Textes de Stéphane Lavallée Jean Charest: \u201cPersonne ne m'a élu pour re présenter les jëunes plus que les autres\".Ne pas s'empêcher de prendre sa place \u2014 Jean Charest ¦ SHERBROOKE (si) - Un bon matin, Jean Charest s\u2019est présenté à la réunion matinale des ministres québécois, à Ottawa, accompagné de sa fille de trois ans.Le député de Sherbrooke et ministre d\u2019Etat à la Jeunesse avait choisi de démontrer qu\u2019une réunion ministérielle à 7h30, c\u2019est trop tôt lorsqu\u2019on prend son rôle de papa au sérieux (et qu\u2019on se charge de reconduire son enfant à la garderie.).Il fallait ce léger coup d\u2019éclat our que, chez les collègues de ean Charest, on comprenne qu\u2019un jeune ministre de 28 ans ne va pas tout consacrer à la politique.\u201cIl faut préserver un certain équilibre dans notre vie.pense le député de Sherbrooke aux Communes.Avec des jeunes en politique, les valeurs vont changer.J\u2019attache plus d\u2019importance à ma vie familiale, je suis plus prudent non seulement parce que mon mariage est plus récent, mais aussi parce que mon conjoint n\u2019accepterait pas les mêmes sacrifices que ceux des plus vieux politiciens.\u201d Équilibre.C'est un mot précieux dans le vocabulaire du plus jeune ministre de l\u2019histoire parlementaire fédérale au Canada.\u201cPas parce ?|u\u2019on est plus fins que les autres.Il aut simplement des personnes bien équilibrées.\u201d Jean Charest veut éviter les excès.Élu député de Sherbrooke à 26 ans, nomme ministre dans le cabinet Mulroney au début de l\u2019été passé, il songe déjà à l\u2019après-politique.Ou du moins, il évite d\u2019organiser toute sa vie en fonction d'une carrière politique.\u201cLa politique n'est plus une finalité en soi au Québec\u201d, remarque Charest.Il ajoute: \u201cC\u2019est un monde très éphémère et je n\u2019ai pas de plan de carrière.Moi et ma femme, on prépare toujours notre plan pour chaque étape.En tout cas, je ne veux pas rester en politique toute ma vie, mais je suis conscient que plusieurs le disent ou l'ont déjà dit\u201d.Le ministre d'Etat à la Jeunesse n\u2019a quand même plus l\u2019âge de l\u2019adolescence et fonce calmement vers la trentaine.La politique fait peut-être vieillir prématurément, mais Jean Charest n\u2019a pas oublié.Ni son passé, ni les jeunes.\u201cMoi.quand je me suis présenté à 26 ans, sur le plan matériel je n\u2019avais pas grand chose.A cet âge, on a juste eu le temps de s\u2019endetter.\u201d Et pour mieux illustrer, il précise: \u201cJ\u2019ai fini de payer mon prêt-étudiant il y a juste un an\u201d.Malgré les fonctions ministériel- les qui lui sont dévolues, Jean Charest refuse toutefois de limiter son action.Jeune, d\u2019accord, mais pas refoulé dans un ghetto.\u201cPersonne, dit-il, ne m\u2019a élu pour représenter les jeunes plus que les autres.\u201d \u201cAu moment de ma nomination, rappelle-t-il, j\u2019ai dit aux jeunes de ne pas parler seulement de paix, de désarmement, d\u2019environnement et d\u2019emploi.Il faut qu\u2019ils parlent de toutes les choses qui les intéressent.Tous les sujets les concernent.\u201cMoi, poursuit Jean Charest, quand je me suis présenté, je n\u2019ai jamais voulu croire que j\u2019étais trop jeune.Il ne faut pas s\u2019empêcher de prendre sa place.Prendre sa place et se pointer au bon moment.\u201cJ'ai été nommé ministre.mais c\u2019est aussi une question de conjoncture.Dans la région, ici, il n\u2019y en avait pas.Si j'avais représente un comté dans la région de Québec, cela aurait sûrement été différent.Les nominations, cela ne va pas nécessairement au mérite.C\u2019est sûr, il faut du talent et du travail.Et il y a une formule qui ne manque jamais: travailler très fort.\u20191 Photos: Stéphane Lemire En moins de six mois.Des bancs d'école au fauteuil de maire \t / > André Bachand: \u201cExactement comme pour les femmes.¦ ASBESTOS (si) - \u201cDire que j\u2019avais 25 ans, cela a été la seule demi-vérité de ma campagne électorale.Vingt-cinq ans, c\u2019est le quart de siècle, c\u2019est symbolique.\u201d Entre le jour où André Bachand terminait ses études universitaires en sciences politiques et le jour de son élection a la mairie d\u2019Asbestos, le 3 novembre dernier, il ne s\u2019est même pas écoulé six mois.A 24 ans et 11 mois, Bachand est apparemment devenu le plus jeune maire au Québec.En quelques semaines, il est arrivé à se faire connaître, à faire oublier son peu d\u2019expérience politique et finalement déloger Roch Fréchette, un routier de la politique municipale qui jouissait d une popularité indéniable.Surtout peut-etre, André Bachand a réussi à faire porter l\u2019intérêt sur autre chose que son jeune âge.\u201cLe \u2018timing\u2019 était excellent pour le changement, pense-t-il, mais pas nécessairement pour un jeune de 24 ans.Si j\u2019avais eu 40 ans, ma crédibilité aurait été plus facile à bâtir.\u201d C\u2019était vrai pendant la campagne électorale, c\u2019est encore vrai aujourd\u2019hui et risque de l\u2019être aussi longtemps que le jeune maire n\u2019aura pas amorcé la relance économique qu\u2019il a promise.André Bachand réalise que, même élu, le défi est double.Le travail aussi.\u201cUn jeune doit prouver aux autres et se prouver a lui-même qu\u2019il est capable.C\u2019est exactement comme pour les femmes.Il faut travailler plus fort, être toujours mieux préparé, connaître tous les dossiers.\u201d Alors, le nouveau maire prend les bouchées doubles.Il est évidemment trop tôt pour juger la valeur du travail, mais la détermination qu\u2019affiche Bachand est déjà contagieuse à Asbestos.C\u2019est en proposant une cure de rajeunissement que le jeune maire se trace un chemin.\u201cLes jeunes amènent une nouvelle vision, on est un peu \u2018up to date\u2019.Quand ça fait longtemps que les gens sont en place, ils perdent le contact.\u201d La politique, André Bachand l\u2019a dans le sang.C\u2019est d\u2019ailleurs son père, maire d\u2019Asbestos de 1974 à 1978, qui avait décoré le bureau de l\u2019Hôtel de ville où le fils se retrouve aujourd\u2019hui.Signe des temps, le fils a justement ridée de rajeunir le décor.\u201cDans la famille chez nous, c\u2019est très politique, raconte le maire d\u2019Asbestos.On peut prendre deux ou trois heures pour manger et discuter de politique.A 12-13 ans, je posais des pancartes sur les poteaux.\u201d \u201cJe vois ça un peu comme une vocation, comme au missionnariat au point de vue économique, poursuit André Bachand.C\u2019est d\u2019abord un défi personnel, faut pas s\u2019en cacher, mais pas un goût du pouvoir.\u201d Et pour Bachand, d'occuper tout de suite la mairie plutôt qu\u2019un poste de conseiller municipal fait justement partie du défi.Incidement, le successeur de Fréchette ne se sent pas l\u2019âme d\u2019un politicien d\u2019arrière-banc.Pas plus à Québec, à Ottawa, qu\u2019à Asbestos.Déjà sollicité pour se porter candidat sur la scène fédérale, André Bachand a décliné.Idéalement, il aimerait passer huit ans à la mairie d\u2019Asbestos.\u201cAprès, dit-il, on verra.\u201d Mais Bachand paraît quand même à peu près sûr d'une chose: \u201cJe vais m\u2019essayer comme député\u201d.Un futur ministre?\u201cPourquoi pas.\u201d C\u2019est un homme chanceux qui a pris les rênes d\u2019Asbestos.une mu- nicipalité de quelque 7.200 résidents durement éprouvée par la crise dans l'industrie de l'amiante.Fils d\u2019un médecin, issu d'un milieu relativement aisé et d une famille connue, André Bachand reconnaît qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une \u201cbonne base\u201d.\u201cEnsuite, c'est du travail personnel et de l\u2019organisation.\u201d \u201cJe suis chanceux, admet le jeune maire.J\u2019ai 25 ans (depuis le 8 décembre.), je fais les deux choses que j\u2019aime le plus dans la vie, la business et la politique.C'est extraordinaire.\" Pas seulement politicien, donc.Entrepreneur aussi puisque la famille Bachand caresse le projet de construire un complexe d'hébergement à Asbestos, au coût de 1,7 million $ Mais là, c\u2019est une autre histoire.Christine Breton devant ses étudiants: \u201cBien des jeunes font de la politique sans le savoir\".\"On nous cache trop de \u201cLes débats au parlement, cela ne fait pas sérieux.\u201d \u201cOn nous cache trop de choses.\u201d \u201cLes politiciens nous diront rien de négatif, ils cherchent à défendre leur image.\u201d Non seulement les jeunes ne sont guère passionnés par la politique, ils se montrent plutôt méfiants à l'égard des élus.Dans cette classe d'introduction à la vie politique du Collège de Sherbrooke.25 étudiants et étudiantes participent sans grand enthou- siasme à une table ronde improvisée sur leur perception du monde politique.Sur le groupe, une couple de jeunes militants et, en bonne partie, des collégiens qui se retrouvent là sans ravoir réellement choisi.\u201cQuand t'as le choix entre ça et un cours de chanson folklorique.\u201d, lance, ironiquement, un membre de la classe.\u201cCharest a été nommé ministre pour gagner la confiance des jeunes\u201d, décrète un autre étudiant.Le député de Sherbrooke n\u2019allait pas laisser passer si belle occasion.\u201cOui c\u2019est ça, répond-il sans dé- tours au cours d\u2019une entrevue.Si je suis ministre à 28 ans, c'est qu'on veut montrer que nous sommes sensibles aux jeunes.Mais ce n'est pas que cela, et c'est ce qui est important.On peut essayer de développer des apparences \u2014 en politique on le fait beaucoup \u2014 mais il faut aussi avoir de la matière Les gens ne sont pas dupes.\u201d Les étudiants non plus.Ils sont individualistes, ils le savent.Us sont d\u2019abord préoccupés par leurs études et ne le cachent pas.Ils se disent concernés par la vie politi- choses\" que, mais ne croient pas devoir milité à tout prix.Et malgré leur scepticisme, ils ont tendance à croire que les jeunes politiciens peuvent mieux cerner leurs besoins, aussi diversifiés soient-ils.Quelques commentaires: \u2018C\u2019est une meilleure chance d\u2019être représenté\u201d, \u201cLes jeunes sont moins fatalistes face au système politique\", \u2018Ils sont plus enthousiastes plus fonceurs\u201d.Une question fuse alors dans la classe: \u201cLes jeunes politiciens seront-ils rapidement corrompus?\u201d 12 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, SAMEDI 13 DÉCEMBRE 1986 la tribune I \"\u2022 1\t;\t\u2014.a YVON DUBE = Éditeur LIONEL DALPÉ Éditeur adjoint JEAN VIGNEAULT\tJEAN ROY\tPIERRE-YVON BÉGIN\tROCH BILODEAU Rédacteur en chef Directeur de l'information\tChef des nouvelles\tChef éditorialiste adjoint L'école et les journalistes La Fédération des directeurs d\u2019écoles du Québec n'a pas réagi avec beaucoup de psychologie et de tact à une série de reportages de Radio-Canada sur l'école secondaire publique.En menaçant d\u2019interdire les écoles aux journalistes parce que supposément ces reportages étaient biaisés, les directeurs d\u2019écoles ont utilisé un chantage qui mis à exécution, se retournerait d\u2019abord contre ses auteurs et surtout contre les clientèles et les personnels de ces écoles.Ces courts reportages de l\u2019émission Le Point, avec des interventions parfois sorties de leur contexte, ne donnaient pas une image complète de l\u2019école secondaire publique.On y exprimait des points de vue qui n\u2019ont jamais été présentés comme des certitudes ou des vérités absolues.En conclure que l\u2019école en était ainsi déformée, prétendre que l\u2019image présentée de l\u2019école par ce genre d\u2019émissions est presque toujours biaisée, soutenir que les reportages ont coïncidé avec la période d\u2019inscription dans les écoles privées, ce qui n\u2019est pas le cas de toute façon, puisque l\u2019inscription se fait généralement après Noël, c\u2019est triturer les faits, c\u2019est commenter de façon malhonnête, à partir d\u2019une seule émission, le travail de l\u2019ensemble des journalistes affectés à la couverture de la chose scolaire.De façon générale, ce n\u2019est pas la presse qui crée une bonne ou une mauvaise image.A de rares exceptions près, la presse montre ce qui se vit, elle ne peut pas montrer la perception qu\u2019ont les directeurs de leurs écoles.En Estrie de façon plus spéciale, les directeurs d\u2019écoles auraient intérêt à présenter à leurs collègues du reste de la province, la façon dont l\u2019école publique est traitée, surtout dans La Tribune.Qu\u2019on songe à notre série sur les écoles secondaires, à l\u2019espace consacré aux activités culturelles et sportives de nos écoles, sans distinction entre le privé et le public, et on conviendra que l\u2019école publique chez nous est traitée de façon fort convenable.Quand la Fédération des directeurs joue aux politiciens offensés ou aux athlètes bornés qui ne veulent plus parler à la presse, elle se comporte de façon anti-pédagogique et elle refuse le rôle social éminemment utile et même indispensable de la presse comme instrument d\u2019information et d\u2019éducation.Les peuples mal informés auront beau être instruits, ils resteront des peuples sous-développés.Si vraiment la Fédération est sérieuse dans ses menaces, l\u2019école publique souffre d\u2019un terrible malaise.Quand on n\u2019a rien à cacher ou qu\u2019on a des réussites à étaler, on ne fuit pas les journalistes.Et quand on est insatisfait du travail des journalistes, on ne cherche pas d\u2019abord à les interdire, mais à mieux présenter nos valeurs et richesses.Jean Vigneault OPINION DES LECTEURS Ecole de musique à Sherbrooke: (r\t\t\t\t \tBAVASSERIES\t 'l\t\t\t\t1 L'homme de la semaine Les serviteurs de l\u2019Etat, communément appelés fonctionnaires, ont mauvaise presse.Les journalistes paresseux qui passent leur temps à rapporter ce que font les autres, et qui donc ne font rien eux-mêmes, ne se donnent jamais la peine de vérifier l\u2019emploi du temps de ces obscurs héros en dehors de leurs heures officielles de sommeil à la maison.En citant au mérite Edouard Kroeger, nous essayons humblement de réparer les torts causés à ceux sans qui le pays tomberait à l\u2019eau.M.Kroeger n\u2019est pas le dernier des fonctionnaires, il est même sous-ministre à l\u2019Energie, Mines et Ressources.En comparaissant devant le comité permanent sur les langues officielles qui s\u2019inquiétait du faible taux de bilinguisme de ce ministère, M.Kroeger a rassuré fermement tous les Canadiens en affirmant solennellement que son ministère choisit toujours le meilleur candidat, \u201c que ce soit une FEMME, un HANDICAPE, ou un FRANCOPHONE \u201d.Certes les gens de couleur, noire ou autre, les personnes d\u2019orientation sexuelle différente, les ex-détenus, pourraient se plaindre d\u2019être injustement traites, mais on comprendra que sa liste n\u2019était pas exhaustive et qu\u2019il englobait tous ceux qui ne sont pas semblables à la majorité mâle anglo-saxonne.Une lecture superficielle des propos de M.Kroeger a de quoi irriter.Mais jamais il n\u2019a dit ou laissé entendre que d\u2019être femme ou francophone constituait un handicap, comme jamais il n\u2019a conclu qu\u2019il serait surprenant qu\u2019un handicapé, une femme ou un francophone puisse surpasser un anglophone pur.En fait, les minorités nommées par M.Kroeger sont fort chanceuces d\u2019apprendre qu\u2019elles ne sont pas enga-ées en raison de leur statut, mais cause de leur compétence.C\u2019aurait été humiliant et frustrant pouf un francophone de penser qu\u2019il devait son poste à de la discrimina- tion positive plutôt qu\u2019à ses talents.Imaginez maintenant une femme francophone de race noire se mouvant en fauteuil roulant.Avant la déclaration courageuse de M.Kroeger, elle aurait cru travailler par charité.Maintenant elle sait qu\u2019elle travaille parce que son pays a besoin d\u2019elle.Les chercheurs de bêtes noires objecteront que le ministère de l\u2019Energie, Mines et Ressources emploie peu de francophones.Mais devant la bonne volonté du sous-mi-nistre Edouard Kroeger, force est de reconnaître que c\u2019est simplement parce que les francophones sont moins compétents ou parce qu\u2019ils ne veulent pas déménager.Gaspard Blanchard P.S.In case Mr.Kroeger didn\u2019t understand what we wrote, may we let him know that we are truly amazed by his subtility.It must be a real pleasure to work with such a great open-minded civil servant.\tBILLET\t\t^ k\t\t\t\tï Peuple en marche Dans notre monde d\u2019exercice physique, de jogging, de footing, de ParticipeACTION, nous com- Îirenons par nos pieds, par nos ambes, par nos muscles ce que c\u2019est que d\u2019être un peuple en marche, nous en saisissons mieux, en même temps, la beauté.Notre monde nous fait bien comprendre qu\u2019il y a une beauté dans le mouvement, dans l\u2019exercice, que la seule façon d\u2019être vivant, en vie, c\u2019est de bouger, d\u2019a-vancer, de courir, de rester en marche.Aller à ton église paroissiale c\u2019est déjà te mettre en marche.Donner du temps au comptoir St-Vlncent de Paul, aux malades de l\u2019hôpital, aux scouts, aux guides, c\u2019est des chemins qu\u2019on se donne pour rester en marche.Le Salut de Dieu ne vient pas pour celles, ceux qui restent assises, assis, couchés.Ce salut est une puissance de vie qui ne rencontre que ceux qui glorifient la vie en restant dynamiquement en marche.Je trouve très beau et très motivant ce thème, qui ouvre l\u2019A-vent et qui nous demande de nous mettre en marche, de le rester, de progresser, d\u2019avancer.Il arrive que des gens aient des maladies assez compliquées, osthéo-porose, etc.Le médecin traitant leur dit: \u201cOn vous recommande de marcher, de rester actifs.On ne peut trop vous expliquer pourquoi, mais nous savons par expérience aue le mouvement, l\u2019exercice évitent le pire, arrêtent ou diminuent la décalcification.\u201d Marcher, bouger c\u2019est vivre, c\u2019est exprimer Ta vie.La Vie est mouvement, cascades, élan, force en avant.Ne pas bouger, c\u2019est le contraire de la vie.Depuis quand nous ne bougeons pas au plan spirituel?Depuis quand sommes-nous arrêtés pour regarder passer le train ou la parade?En marche, restons-le, mais pas d\u2019une façon solitaire.II faut marcher en EGLISE, comme Peuple de Dieu, avec ies autres.En Avent, on insiste sur la marche, afin que notre marche se fasse plus vive, plus alerte, plus empressée.Pour toutes les fois, où nous avons été distraits de Dieu, déconnectés de sa Parole, de son Evangile, nous décidons ardemment de reprendre la marche, de refaire notre exercice spirituel, notre jogging vers l\u2019Eglise, vers Dieu, vers le Christ, qui s\u2019est mis depuis longtemps en marche vers nous.\u201cRejetons les activités des ténèbres, revêtons-nous pour le combat de la lumière\u201d.Marcher prend alors le sens de se revêtir du Seigneur Jésus-Christ.MARCHONS, bougeons, avançons, dépassons le conditionnement physique pour penser aussi au conditionnement spirituel où il y a place pour beaucoup de progrès.Bonne chance! Restons ou mettons-nous en marche.Gilles Légaré, ptre POINT DE VUE Le déclin de l'empire estrien Ce n'est sans doute pas l'effet du hasard si l\u2019action hédoniste et décadente du \u2018\u2018Déclin de l'empire américain\u201d se passe au coeur de l'Estrie alors que le héros combatif et vainqueur de la série \u2018\u2018Lance et compte\u201d, le jeune Lambert, vient de Trois-Rivières.Il ne faut pas sous-estimer la force des symboles et les intuitions sociales des créations artistiques.Mais revenons aux faits politico-économiques.Dans La Presse du 2 décembre.(p.D 10), on apprenait que près de 3 millions $ ont été investis au cours des derniers mois dans la revitalisation du centre-ville de Trois-Rivières.D'autre part, les nouveaux investissements et la valeur des permis de construction de la ville devraient grimper à plus de 70 millions $ d\u2019ici la fin de lannee.Enfin, de grands chantiers s\u2019annoncent pour 1987, notamment la Place du marché, le Bourg du fleuve et le parc du Vieux-Port.Quelle est la raison de cette soudaine croissance?\u201cLes récentes implantations industrielles à Bécan-cour ont fait grimper les investissements dans les trois villes-soeurs de la rive nord du Saint-Laurent, soit Trois-Rivières, Cap-de-la-Madeleine et Trois-Ri-vières-Ouest.\u201d Dans le même temps.l'Estrie en est réduite à se battre pour la survie de son comté fédéral de Rich-mond-Wolfe, condamné par l'exode de sa population.Déjà le même combat avait été entrepris il y a quatre ans.Depuis, la population du comité a encore diminué.Tout au plus pouvons-nous prolonger son ago-'nie de quelques années.Ce n'est pas là un modèle de \"développement régional\u201d.Au cours des audiences de la Commission fédérale de délimitation des circonscriptions électorales, l'Association de concertation et de développement de l'Estrie a expliqué que notre région recouvrait en tout ou en partie cinq comtés.Personne n'a rappelé! que les Cantons de l\u2019Est s'étendaient autrefois jusqu'à Drummond, Arthabaska et Frontenac.On se résigne au fait que ces sous-régions soient maintenant attirées par Trois-Rivières ou Québec.Mais alors, quoi prévoir pour le développement de la petite Estrie?Elle ne pourra pas compter indéfiniment sur la ville centrale de Sherbrooke.Déjà les comtés de Richmond-Wolfe, Mégantic-Compton-Stanstead et Brome-Missisquoi ont fourni plus que leur quote-part d\u2019émigration.Si ça continue ainsi, on aura une tête hypertrophiée (Sherbrooke) sur un corps sous-développé (l\u2019Estrie).Là non plus, ce ne sera pas un modèle de développement régional.Je ne prétends pas posséder la réponse à ces questions emDêtantes.Mais je ne pense pas non plus que la solution consiste à ne pas se poser de questions.Et comme nous avons des \u201cdécideurs locaux\u201d, un \u201centrepreneurship local\u201d et même une \"intelligentsia locale\", encore une fois, j'aimerais bien connaître d\u2019autres opinions à ce sujet.Jacques Gagnon Collège de Sherbrooke faut-il entretenir encore l'espoir?Encore une fois.l\u2019école de musique: il faut avoir du front! Il faut avoir du front en effet, à l\u2019heure où le discours politique du gouverfiement de M.Robert Bou-rassa est à l\u2019enseigne de la privatisation, du slogan \u201cfaire plus avec moins\u201d, où l\u2019on cherche désespérément à réduire les dépenses de l\u2019Etat et en maximiser les retombées; à l\u2019heure où, selon certains, les ressources de l\u2019Etat devraient être \u201cgérées en hommes d\u2019affaires\u201d, il faut avoir du front, dis-je, pour oser proposer à ce même gouvernement de se pencher sur une question qui, à première vue et toujours selon certains, ne serait pas précisément le genre de préoccupation entretenue par le gouvernement actuel: la formation musicale.Pourtant.Pourtant, la situation proprement aberrante que nous avons à maintes reprises soulignée aux précédents gouvernements persiste toujours.Est-il besoin de le rappeler encore une fois: on trouve partout au Québec, de Hull à Chicoutimi, en passant par Val d\u2019Or, Montréal, Trois-Rivières, Québec et Rimouski, des établissements d\u2019enseignement supérieur de la musique (facultés universitaires et conservatoires) maintenus par l\u2019Etat.Certaines villes (Montréal, Trois-Rivières et Québec) ont même les deux!) Et à Sherbrooke?Rien.Pourtant, dira-t-on assez combien les gens d\u2019ici, de diverses façons et par milliers, ont réclamé l\u2019établissement d\u2019une institution d\u2019enseignement supérieur de musique à Sherbrooke.Faut-il entretenir encore l\u2019espoir, en dépit des frustrations répétées?Peut-on oser encore un peu, et même croire qu\u2019il y a place aussi, dans le discours politique du présent gouvernement, pour des préoccupations de développement culturel aussi bien que technologique et économique?Peut-on croire que ce gouvernement, soucieux de corriger une situation aberrante et tout simplement injuste, voudra aussi répondre à un voeu exprimé par des milliers de citoyens?Sait-on jamais?La titulaire du ministère des Affaires culturelles.Mme Lise Bacon, occupe aussi la fonction de vice-premier ministre.Cette situation n\u2019est pas sans rappeler qu\u2019un de ses prédécesseurs à ces memes fonctions dans le gouvernement du Parti québécois, Me Jacques-Yvan Morin, avait pourtant promis à la population de l\u2019Es-trie de s\u2019occuper de ce dossier (Liaison, vol.XIII, No.24, 1979; Vol.XIII, No.28, 1979; La Tribune, éditorial, 2 décembre 1982)! Espérons que Mme Lise Bacon saura faire mieux.Les propos récents (La Tribune, 8 décembre 1986) de M.André J.Hamel, député de Sherbrooke, nous laissent croire que tout n'est peut-être perdu.Jacques Dunnlgan Le sort des francophones au Canada: les leçons de l'actualité Les événements récents, notamment les sorties disgracieuses des rovinces de l\u2019Ouest contre le Qué-ec à la suite de l\u2019octroi, pourtant parfaitement justifié, à Canadair, du contrat d\u2019entretien des F-18, les appels tout aussi révélateurs à la tolérance et à la \"charité\u201d des anglophones envers le Québec lors du Congrès au leadership du chef du Parti libéral fédéral, alors qu\u2019il s\u2019agissait de reconnaître une simple évidence, soit la spécificité de la société québécoise, les refus répétés des provinces d\u2019accorder à leurs minorités francophones le même traitement que le Québec accorde à sa minorité anglophone, confirment le fait que le Québec est considéré et voulu comme province comme les autres, mais avec des obligations spéciales prévues dans la Constitution envers sa minorité anglophone, déjà privilégiée par son statut politique et économique.Devant ces faits, il est plus que temps que les francophones du Canada modifient leur comportement traditionnel.Ils ne peuvent, en effet, rien attendre de déterminant d\u2019un Québec qui dépend lui-même d\u2019un bloc politique et linguistique ligué contre lui et contre sa prétention à être le foyer national et l\u2019expression politique de l\u2019un des deux peuples fondateurs du Canada et responsable du pacte confédératif de 1867.L\u2019unité du Canada signifie pour la majorité des anglophones, en fin de course; une nation, une langue, un drapeau.Si les minorités francophones du Canada avaient encore quelque force ou importance politique, elles devraient se concerter, se liguer et faire pression sur leurs élus provinciaux pour qu\u2019ils en viennent à reconnaître le Québec comme une pièce maîtresse de l\u2019identité canadienne et comme le foyer et le pôle culturel de toute l\u2019Amérique française, pôle qu\u2019il leur faut défendre et conserver comme bien patrimonial canadien et comme barrière contre l\u2019assimi- lation du Canada par les Etats-Unis.Il serait alors parfaitement convenable et logique d\u2019exiger que le Québec soit aussi authentiquement français que les autres provinces sont, de fait, anglophones.Pour les gens du Québec, suite aux derniers évènements énumérés plus haut, il ne reste qu\u2019un tremplin politique réaliste: c\u2019est de faire du Québec, grâce à ses propres lois et en invoquant le droit à l\u2019autodétermination des peuples et le principe de la réciprocité, une province aussi française que le Canada est lui-même, par sa volonté arrêtée, anglais.La lutte du Québec est maintenant le combat de tous les francophones d\u2019Amérique.Elle devrait être également la lutte de tous les anglophones qui veulent demeurer Canadiens.René Blanchard Drummondvllle \t\tOPINION LIBRE\t\t\u2022?\t\t\t\\ Fluorure dans l'eau de Sherbrooke: information partielle et partiale Ma lettre du mois d\u2019octobre aura donc atteint son premier objectif: amener des scientifiques à donner leur opinion, sur la place de Sherbrooke, au sujet de la fluoruration de l\u2019eau potable.Mais j\u2019attendais mieux d\u2019un professeur de l'école de médecine dentaire de l\u2019Université Laval, et deux aspects de la lettre du professeur Trahan me chagrinent.Une conception dépassée Le premier est que sa conception de la médecine préventive soit encore celle qui avait cours quarante ans plus tôt.Il est vrai que l'addition d\u2019iodure au sel de table a fait disparaître le goitre, il est vrai que l\u2019addition de vitamine D au lait a fait disparaître le rachitisme.Mais cette dernière mesure aboutit, dans notre société de surabondance, à des hypervitamino-ses et des hypercalcifications qu\u2019il faut bien soigner (c\u2019est ce que j'appelais dans ma première lettre déplacer le problème).Si donc l\u2019addition systématique de certains éléments nutritifs aux aliments est encore souhaitable dans les pays où les avitaminoses font des ravages, il est temps de passer à une médecine préventive plus nuancée, plus individualisée, dans notre société nord-américaine; une médecine préventive mettant les gens en garde contre le \u201ctrop\u201d autant que contre le \"trop peu\u201d.Nouvelle théorie Le deuxième point important est que l\u2019information donnée présente mal l\u2019état de la question: oui, il y a déjà eu un consensus scientifigue pour dire que l\u2019addition de fluorure à l\u2019eau potable était efficace dans la lutte contre la carie.Mais depuis 1981 un nouvel examen des données a amené plusieurs scientifiques à changer d\u2019opinion (M.Diesendorf, Nature, 322, 125, 1986 et R.Ziegelberg, Fluoride, 14, 123, 1981).Que ces contestataires soient encore une minorité ne présume en rien de la validité de leur opinion: toute nouvelle théorie scientifique a du mal à se faire accepter; ceci est tellement vrai que les historiens des sciences s'ef- forcent d'analyser cette résistance au changement du milieu scientifique.Les Sherbrookois ne sont pas des Imbéciles Ne pas mentionner que le consensus n\u2019existe plus sur la validité de la fluoruration de l'eau potable montre, ou que l'on n'a pas suivi la bibliographie récente sur le sujet, ou que l\u2019on ne veut pas informer la population convenablement.La première raison est excusable compte tenu de l'abondance des publications en biologie et en biochimie.Mais donner une information tronquée à la population, c\u2019est nier sa faculté de jugement, c\u2019est la mépriser! Or, je suis\u2019 en désaccord total avec ce genre d'attitude: la population de Sherbrooke n'est pas faite d\u2019imbéciles et mérite qu\u2019on lui donne autre chose qu\u2019une information partielle et partiale.Pour confirmer la mauvaise qualité de l\u2019information donnée par les partisans de la fluoruration de l\u2019eau potable, j'ajouterai le fait suivant: le rapport du MAS intitulé \"Examen de certains aspects scientifiques de la fluoruration\u201d, publié en 1983 et révisé en anvier 1985, dit à la page 45: \u201cLa fluoruration contrô-ée est pratiquée dans plusieurs pays de ce continent, notamment au Japon.'.Or, la fluoruration de l'eau potable a été arretée au Japon depuis 1971.Cette absence de fluoruration était mentionnée par Koichi Kono dans une publication datant de 1984 (M.Kono et coll.Industrial Health, 22, 33, 1984).Là encore un oubli bibliographique serait excusable, mais il est inadmissible qu\u2019on ne fasse pas d\u2019effort pour corriger cette erreur, ce rapport servant de document de travail aux CLSC de la région.S\u2019agit-il de légèreté de la part des personnes gui ont produit le document, s'agit-il d'une volonté délibérée de ne pas donner à la population que l'information en accord avec leur théorie?Dans un cas comme dans l\u2019autre, je perds confiance dans ceux qui prônent l\u2019addition de fluorure à l\u2019eau potable.Mireille Guay Sherbrooke \\ LA TR'BUNE SHERBROOKE.SAMEDI 13 DECEMBRE 1986 B 3 la tribune ¦ les opinions.les documents.les analyses.les sondages.Le rapport Forget sur l'assurance-chômage Le régime de l assurance-ehô-mage connaîtrait de profonds changements si les recommandations ue vient de faire une commission \u2019enquête étaient retenues.La commission.que présidait M.Claude Forget, préconise des mesures qui permettraient de réaliser des économies de l'ordre de S3 milliards.C\u2019est un rapport qui soulèvera la controverse.Le Canada compte plus de 1 1 million de chômeurs.Dans Le Soleil, Vincent Cliche écrit que les objectifs de la commission étaient trop ambitieux.Comment, en effet, se demande-t-il, pouvait-on espérer ramener le pivot du svstème de sécurité sociale à son objectif premier, qui est de servir d\u2019assurance contre les aléas du marché du travail et, en même temps, vouloir le faire servir au développement économique du Canada et au fonctionnement harmonieux du marché du travail?Cliche croit toutefois que les recherches dont s\u2019inspire le rapport et les réflexions qu\u2019il contient ne méritent pas de se retrouver sur les tablettes.L\u2019éditorialiste du journal de la capitale souligne que les changements proposés pour ramener l\u2019assurance-chômage à son rôle premier ne peuvent être appliqués que si le gouvernement met sur pied, en parallèle, un régime de supplément au revenu pour les personnes aptes au travail Jean Francoeur, du Devoir, croit que les Canadiens ne voudront rien savoir du rapport de la commission.Quant au gouvernement, il se mettra plutôt des billes dans les oreilles Et pourtant une réforme du système s\u2019impose Et cette réforme doit partir des besoins des chômeurs: des emplois bien sûr: une aide financière; une formation accrue et enfin, plus de souplesse dans l\u2019organisation du travail.Francoeur est d'avis qu\u2019un énorme scepticisme accueillera le rapport.Les Canadiens ne voudront pas lâcher la proie pour l'ombre Qui leur garantira que les S3 milliards dégagés par la réforme ser viront vraiment l\u2019objectif de plein emploi que le rapport met de l\u2019avant?Pierre Tremblay, du Droit d\u2019Ot-tawa-Hull, fait remarquer que ce sont les travailleurs saisonniers qui feraient les frais de la nouvelle formule proposée pour le calcul des prestations.A cet égard, le présent régime comporte au moins l'avantage d\u2019être plus collé aux variations régionales Certes il devient ainsi une forme déguisée de bien-être.Ce n\u2019est pas la vocation première de l'assurance-chômage mais au moins sert-elle mieux l\u2019intérêt immédiat des sans-emplois de ces régions: survivre Frédéric Wagnière de La Presse dénonce en particulier le ministre de l\u2019Emploi et de l\u2019Immigration.Benoit Bouchard, qui évoque la complexité du problème pour justifier son attitude attentiste.Le ministre veut se donner six mois de répit avant de réagir.Wagnière souligne que la raison d\u2019être d\u2019une commission d'enquête est de faire ressortir les complexités et de proposer des solutions pour que le gouvernement puisse trancher et agir.Le gouvernement n'existe pas pour être à l\u2019écoute des réactions du public mais pour gouverner Commentant lui aussi l\u2019attitude du ministre Bouchard.Bertrand Tremblay, dans Le Quotidien de Chicoutimi, dit que le ministre a vite décelé les dangers que les recommandations comportent pour sa propre circonscription électorale, celle de Roberval touchée par un taux excessif de chômage.Bertrand est d'avis que la réforme proposée demeurera encore un objectif lointain lorsque le ministre rendra la réponse du gouvernement en mai prochain.11 croit toutefois que l\u2019éclairage nouveau que projet- te le rapport sur cette lourde machine qu\u2019est l\u2019assurance-chômage devrait s'avérer utile The Gazette invite le gouvernement à éviter des mesures qui pourraient toucher en particulier les chômeurs saisonniers Lorsque les coûts d\u2019un programme d'assurance deviennent énormes, il y a différentes façons de corriger le problème La commission Forget, uant à elle, propose une réduction raconnienne des prestations, soit de plus du tiers au Québec et encore plus dans les Maritimes.Mais une autre façon, familière aux assureurs de l'entreprise privée, c\u2019est de majorer les primes payées par les membres à haut risque du programme.Roch Bilodeau, de La Tribune de Sherbrooke, soutient que la com- - Les députés devraient profiter de l'assurance- chômage.mission n est pas arrivée à des solutions acceptables compte tenu de la politique économique actuelle du Canada L,e rapport propose que les economies qui seraient réalisées servent à éliminer les causes du chômage et à offrir un supplement de revenu à ceux qui en ont besoin Tout cela serait fort bien, écrit Bilodeau, si le Canada avait une vé-\"itable stratégie industrielle à travers laquelle les sommes investies pourraient vraiment créer de l\u2019emploi.Ce serait aussi fort bien si.par différents programmes sociaux, i n parvenait à plus de justice socia-L; qu\u2019en distribuant des prestations qui ne sont pas conçues dans ce but Dans le journal Les Affaires, Jean-Paul Gagné donne raison à la lis ne sont pas assez commission lorsqu'elle affirme que l\u2019assurance-chômage ne doit pas être un programme déguisé d\u2019aide sociale destiné surtout aux regions où le chômage est le plus éleve Ce programme ne doit pas non plus avoir pour effet de tenir les bénéficiaires dans un état de dépendance chronique Au contraire.l\u2019Etat doit plutôt donner aux chômeurs les moyens de se reprendre en mains tant par la formation et l\u2019aide au recyclage que par l\u2019assistance à leur reloca-lisaton là où il v a plus d\u2019emplois.Si les immigrants viennent prendre les emplois dont ne veulent pas les Canadiens, pourquoi n'inciterions-nous pas les Canadiens des regions à haut taux de chômage à immigrer eux aussi vers les régions où l\u2019emploi est plus abondant?- C'est que comme les chômeurs.Us ne travaillent pas.Revue de presse par Guy Rondeau (PC) OPINION DES LECTEURS Honnêtes et sans défense Certaines sociétés prétendues évoluées possèdent un sens plutôt bizarre de la vie des autres (facile quand il ne s\u2019agit pas de la leur).Leurs représentants sauvent la vie de deux ou trois otages en échange d\u2019armes destinées à entretuer des milliers d\u2019individus.Plus près de chez-nous, le commerçant-dépanneur qui s'armera pour défendre sa vie, s\u2019il blesse ou tue son agresseur, se retrouve avec une tentative ou un meurtre sur le dos.Faut-il comprendre par là que les lois actuelles sur \u2019Tarmement\" favorisent les malfaiteurs et les fabricants de guerre aux dépens d\u2019honnêtes citoyens et d\u2019innocentes victimes?Le seul crime de ces derniers ne demeure-t-il pas justement d\u2019être honnêtes ou.sans défense?Noël Charbonnier Les infirmières auxiliaires victimes de discrimination Beaucoup de gens ne font pas encore la distinction entre une infirmière auxiliaire et une infirmière.Même nos patients n'arrivent pas à faire la différence.Et ça se comprend! En fait, nous accomplissons très souvent les mêmes tâches que les infirmières auprès des malades.Ce sont même des infirmières auxiliaires.qui ont plusieurs années d\u2019expérience, qui entraînent parfois les jeunes infirmières qui commencent à travailler à l\u2019hôpital.Ce qui distingue essentiellement notre travail de celui des infirmières c\u2019est nue nous ne faisons pas de travail administratif et que nous n\u2019avons pas la possibilité de faire d\u2019injections intraveineuses ou d'administrer des médicaments intraveineux.On nous confie souvent les tâches les plus ingrates et nous le faisons de bon gre.puisque c\u2019est un choix que nous avons fait en nous dirigeant dans cette profession.Nous changeons et lavons les malades; nous faisons des injections, des pansements et differents traitements.Nous établissons le lien avec les autres professionnels de la santé et avec les médecins, afin d'assurer aux patients les meilleurs soins et le maximum d'attention.C'est à nous que les malades confient leurs inquiétudes et leur mal.Nous les écoutons et tentons de leur apporter un certain réconfort.Nous sommes certainement les professionnelles de la santé les plus près des patients et ce, 24 heures par jour.Malgré cela, le Gouvernement continue à nous considérer comme des salariées de deuxième ordre.Savez-vous, par exemple, que notre salaire de base est de 8.67S l'heure, alors que les préposés aux légumes gagnent 10.15S l\u2019heure?Si nous comparons notre salaire à celui des infirmières, nous gagnons en moyenne 8.000S de moins par année.Pourtant, nous accomplissons souvent les mêmes tâches qu\u2019elles auprès des patients.Le Gouvernement considère que les infirmières connaissent une situation particulière et propose de reconsidérer leur salaire.A-t-il seulement pensé à nous lorsqu'il parlait des infirmières?Ou a-t-il simplement décidé de nous mettre de côté, comme il l\u2019a fait jusqu\u2019à présent?Pour ma part, je suis fière d\u2019être une infirmière auxiliaire et j'aime mon travail.Si Messieurs Bourassa et Gobeil avaient déjà été hospitalisés.ils auraient probablement plus de considération pour nous.Et s'ils ont déjà été hospitalisés, ils ont la mémoire bien courte.A moins qu\u2019ils n\u2019aient pas su.eux non plus, faire la différence entre une infirmière auxiliaire et une infirmière.Si c\u2019est le cas.cela prouve, une fois de plus, que nous accomplissons nos tâches avec le plus grand professionnalisme et que nous ne méritons pas de subir une telle discrimination salariale.Monique Leroux, inf.aux.Alliance Professionnelle des inf.aux.du Québec Une polyvalente humaine Merci à la direction de la polyvalente Montcalm pour la confiance qu\u2019ils ont mise en mon fils.Merci d\u2019avoir aidé à cicatriser les blessures de rejet subies dans une autre polyvalente de la ville.Merci aux professeurs de la polyvalente Montcalm pour l\u2019intérêt q\u2019u'ils portent à leurs élèves.Depuis que mon fils va à l'école Montcalm, il a repris confiance en lui, son sourire est revenu sur son visage et il récupère ses résultats académiques.Nous sommes choyés d\u2019avoir la chance de posséder une polyvalente en ville avec une équipe de direction et de professeurs doués de tant de dynamisme et de foi dans les jeunes.De là, je vois, pour les parents, l\u2019importance d\u2019avoir le droit de choisir l'école de leur enfant.Aussi l\u2019importance pour les éducateurs d\u2019aimer leurs élèves avant d'essayer de leur apprendre les choses de la vie.On dit que l\u2019amour et le temps arrangent les choses, dans l\u2019enseignement comme ailleurs dans la vie.voilà la différence.Bravo et merci polyvalente Montcalm! Une maman reconnaissante, Louisette Vézina Léger prend la place d'un jeune Je viens d\u2019apprendre que l\u2019ex-mi-nistre Marcel Léger enseignera la science politique dans un cegep à titre de chargé de cours.Ce faisant.M.Léger empêche un jeune diplômé de travailler, dont les charges de cours glanées ici et là sont le seul gagne-pain.Ceci est d\u2019autant plus scandaleux que M.Léger, en tant au\u2019ex-minis-tre devrait savoir quelle situation dramatique vivent les jeunes, à qui personne ne veut donner de première chance.Eux ne touchent pas de pension annuelle de 40.000.S .comme lui.Eux ne dirigent pas de firme de sondage ni n\u2019encaissent de droits d\u2019auteur pour leur livre.M.Léger devait comprendre que si les membres de sa génération accaparent le gâteau à eux seuls, ils pourraient quand même laisser les miettes à ceux qui crèvent de faim.A moins que ce grand social-démocrate n\u2019amasse du capital pour s'acheter une île dans les Antilles.André Racicot Une mauvaise comparaison entre le privé et le public Les médias ont publié les résultats des étudiants à l\u2019examen de français écrit que le MEQ a administré aux étudiants du Secondaire V.Ils ont ainsi à nouveau lancé le débat sur la qualité de l\u2019enseignement du français.La nouvelle souligne un taux de réussite plus élevé chez les étudiants du secteur privé d\u2019enseignement.Le secteur privé accueille une clientèle plus diversifiée qu\u2019avant au niveau du Secondaire I.bien que ce secteur ne reçoit pas d\u2019étudiants très faibles.A l'école privée, on retrouve plusieurs groupes du Secondaire I, tandis qu en Secondaire V la clientèle s\u2019est purifiée et on ne retrouve alors que quelques groupes d\u2019étudiants \u201cde la creme\u2019\u2019 pour employer une image.L\u2019ecole publique, elle, reçoit une clientèle très diversifiée allant des étudiants de haut rendement à ceux oui éprouvent encore des difficultés d\u2019apprentissage en Secondaire V.Il s'y trouve aussi des étudiants excellents dans les métiers du secteur professionnel mais qui ne sont pas motivés dans les matières du cours général, tel le français.La moyenne de l\u2019examen écrit du Secondaire V de I école publique doit tenir compte de cette réalité.C\u2019est pourquoi la comparaison faite avec l\u2019école privée ne tient pas.Il faut s'interroger et jeter un regard constructif sur le problème de la qualité de la langue française à l\u2019écrit bien sûr, mais aussi à l\u2019oral.C\u2019est notre responsabilité à tous (parents, enseignants de toutes les disciplines, médias, administrateurs), de travailler dans le sens d\u2019une langue française de qualité.Je veux bien que l\u2019on parle de la nécessité d\u2019une discipline et d\u2019une plus grande rigueur intellectuelles.Mais sans l\u2019habitude à l'effort ce ne seront que des voeux pieux.L\u2019habitude à l\u2019effort commence dès l\u2019enfance et à la maison.Ce n\u2019est pas pour demain quand on sait que bien des parents s\u2019indignent et parfois se révoltent si l\u2019enseignant oblige leur enfant à reprendre un travail, à copier correctement des mots mal orthographiés ou à garder dix à quinze minutes de silence consécutives pour mieux se concentrer.Il s'en trouve pour \u201ccrier au martyre\".Ni l'école privée, ni l\u2019école publique ne pourront régler les problèmes qui originent de notre type de société.Que les familles se disciplinent, que chaque adulte exige davantage de lui-même, que le souci du beau et du bien fait soit présent à l'esprit de chacun, qu\u2019on accepte pour soi-même de payer le prix de la qualité de ce que nous sommes, de ce que nous disons, de ce que nous écrivons, la langue écrite de nos enfants s'améliorera et l\u2019ensemble de leur vécu aussi.Benoît Descôteaux SUGGESTIONS DE JGMÎ- fc_i .' k W SSEB.s&'t t&v I?*: ' *- CADEAUX PRATIQUES POUR TOUTE LA FAMILLE 5* i »#, i 0/00!%' \tjyjl ! 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