La tribune, 25 mars 1985, Cahier 2
[" LA TRIBUNE.SHERBROOKE, LUNDI 25 MARS 1985 (CAHIER B) Sucre d\u2019érable: un retard de la tribune deux semaines m Forum ïé2I Financesp.3 Agriculture p.4] Informations générales p.5 et Concertation à la Conférence économique nationale \"Plus compliqué que l'on pensait\" \u2014 Mulroney (Laserphoto PC) A l'issue du sommet économique, le premier ministre Brian Mulroney a admis candidement que les idées entendues durant deux jours étaient les mêmes que celles véhiculées durant la campagne électorale de l'été dernier.par Pierre April ¦ OTTAWA (PC) \u2014 Le premier ministre Brian Mulroney a mis fin à la Conférence économique nationale, samedi, en admettant la difficulté de trouver des consensus entre le patronat et le monde syndical sur des sujets aussi importants que la réduction du déficit budgétaire et sur les moyens à prendre pour créer davantage d\u2019emplois.Au cours de la conférence de presse qui a suivi la dernière assemblée plénière des 136 participants, M Mulroney a souligné qu\u2019il avait entendu des suggestions, remarqué beaucoup de compréhension dans les propos des représentants des differents groupes, mais il a aussi laissé entendre que lui-même et les autres s\u2019étaient rendu compte que l\u2019exercice de concertation semblait plus compliqué que prévu.Vendredi, première journée de la rencontre, les représentants syndicaux se sont faits un devoir de rappeler au ministre des Finances.Mi-cheal Wilson, qu\u2019ils n\u2019avaient pas l\u2019intention de faire les frais de la reprise économique et de la volonté de réduire le déficit.Samedi, la conférence a pris fin sur le même ton.Les Bob White, des Travailleurs unis de l\u2019automobile, Gérald Larose de la Confédération des syndicats nationaux, Louis Laberge de la Fédération des travailleurs du Québec, Dennis McDermott, du Congrès du travail du Canada, du plus petit au plus grand syndicat ont tous été d\u2019une unanimité surprenante.\u201cNous sommes conscients, ont-ils dit.que le problème du déficit est important, qu\u2019il doit être contenu, mais pas au détriment des emplois.\u201d Les hommes d\u2019affaires, les dirigeants d\u2019entreprises, qui avaient tenu le language des restrictions budgétaires, d\u2019une sérieuse lutte au déficit, d\u2019une économie moins réglementée.du libre-échange entre ies Etats-Unis et le Canada, de l\u2019interventionnisme de l\u2019Etat dans les affaires des entreprises n\u2019ont pas eu le dernier mot.Interventions divergentes Si les syndicats avaient les plus belles objections, il y a quand même eu des interventions divergentes entre les dirigeants des grandes entreprises.Le président de la Banque Nationale.Michel Bélanger, en a surpris plusieurs lorsqu\u2019il a souligné qu\u2019il était faux de prétendre que la politique du taux d\u2019intérêt canadien était totalement dépendante de celle des Etats-Unis \u201csi on réussissait à mettre de l\u2019ordre dans notre économie et à réduire le déficit\u201d.Par contre, le gouvernement de Brian Mulroney a été fortement pressé d\u2019agir pour tenter d\u2019améliorer la part des produits canadiens sur le marché international.Les plus touchés, comme les agriculteurs.les producteurs et travailleurs du bois, du textile, du vêtement et de l\u2019acier et les agriculteurs ont réclamé l\u2019action du gouvernement pour qu\u2019il leur facilite l\u2019accès des marches internationaux Le libre-échange entre les Etats-Unis et la Canada n\u2019a pas obtenu la faveur d\u2019un grand nombre d\u2019intervenants.Hommes d\u2019affaires, dirigeants d\u2019entreprises et chefs syndicaux ont recommandé au premier ministre d\u2019être très prudent et de s'assurer que des emplois ne soient pas éliminés au Canada par des mesures commerciales plus libérales.Personne ne s\u2019attendait à des miracles au cours de cette conférence et il n\u2019y en a pas eu.Le premier ministre lui-même au cours de la conférence de presse qui a suivi le départ de ses invités l\u2019a admis.\u201cC'est plus compliqué, a-t-il dit.que l'on pensait.\u201d Mince récolte Durant deux jours, les 136 par-cicipants ont tenté de trouver des consensus, de s\u2019entendre sur des objectifs, mais la récolte a été très mince.Ils ont convenu que les taux d\u2019intétêt étaient trop élevés, que le problème de l\u2019emploi était vraiment prioritaire, que la consultation était une bonne idée, que les Canadiens avaient besoin des programmes de sécurité sociale et que le système fiscal devait être révisé pour éliminer les échappatoires d\u2019un côté et favoriser les investissements de l\u2019autre, tous des sujets, déjà connus, qui n\u2019avaient pas be- soins de cette conférence pour s\u2019exprimer \"Je suis fier de ce qui a été accompli.a indiqué le premier ministre.mais le Comité organisateur de la Conférence continuera à travailler au cours des prochaines semaines pour voir s\u2019il y a d\u2019autres consensus à retirer de cette rencontre historique.\" Pour M.Mulroney, la consultation présuppose l'action, mais il a quand meme remarqué que la grande majorité des intervenants étaient prêts à permettre au gouvernement d\u2019agir \"à la seule condition qu'ils ne soient pas personnellement et directement touchés par les changements\u201d.Ces modifications et les résultats de cette consultation qui dure depuis l\u2019assermentation du gouvernement conservateur le 17 septembre dernier, se retrouveront peut-être dans le prochain budget fédéral prévu pour la fin du mois de mai.Même si les syndicats ont clairement manifesté que la réduction du déficit ne devait pas se faire sur le dos de la création d'emplois le premier ministre a réaffirmé qu\u2019il croyait que les deux actions n\u2019étaient pas nécessairement incompatibles.\"Vous pouvez, a-t-il dit, vous attaquer aux deux problèmes sans pour autant vous placer dans une situation contradictoire.\u201d Le chef du gouvernement a ensuite souligné que les différences qui séparaient les intervenants et la nouvelle administration fédérale n\u2019étaient pas aussi sérieuses qu\u2019on voulait bien le laisser croire.Emploi: les vraies intentions d'Ottawa connues en mai \u2014 le président de la CSN ¦ MONTREAL (PC) - On ne saura véritablement qu\u2019en mai.lors du dépôt du budget fédéral.si le gouvernement Mulroney est décidé a mettre l\u2019accent sur la création d\u2019emploi, comme l\u2019a réclamé une majorité des participants à la Conférence économique nationale.Telle est l\u2019opinion du président de la CSN.M.Gérald Larose, qui réagissait hier par voie de communiqué au sommet qui s\u2019est déroulé à Ottawa, en présence des principaux représentants gouvernementaux.patronaux et syndicaux du pays.Selon M.Larose.les délégués de la CSN à la conférence économique ont démontré que \u201cla volonté de certains représentants patronaux de réduire radicalement le déficit gouvernemental en coupant dans les programmes sociaux ne ferait qu\u2019augmenter encore davantage le nombre de chômeurs au Canada\u201d.C\u2019est en s'attaquant d'abord au chômage que le deficit sera réduit, estime M.Larose.Groupes de pression plutôt du côté du monde syndical par Michel C.Auger OTTAWA (PC) - Les représentants des divers groupes de pression invités à la Conférence économique nationale se sont plutôt rangés du côté des syndicats que de celui des milieux d\u2019affaires, samedi, alors qu\u2019ils se sont prononcé en majorité pour combattre le chômage plutôt que de réduire le déficit.Associations de consommateurs, de retraités, de handicapés, de femmes et de chômeurs sont tous intervenus pour insister sur la nécessité de créer des emplois et de ne pas couper les dépenses en matière sociale pour réduire le déficit.Pour Mme Pat Israel, de la Coalition des handicapés de l\u2019Ontario, \"on ne peut pas couper encore plus dans les dépenses sociales.Les handicapés ne peuvent pas se serrer la ceinture un peu plus, ils n'ont plus de ceinture\".Le président du Conseil canadien de l'enfance et de la jeunesse.M.Joseph Ryant.a imploré le gouvernement de tenir compte des besoins sociaux de la population.\u201cCes besoins ne doivent pas être ceux qui restent quand ceux de tous les autres ont été satisfaits\u201d, a-t-il soutenu.Quant au directeur de l'Organisation nationale anti-pauvreté, M.Patrick Johnston, il a rappelé au gouvernement que quelle que soit sa méthode pour réduire le déficit, \"il ne faut pas que cela se fasse aux dépens des femmes, des handicapés.des personnes âgées ou des autochtones\" La présidente du Comité national d'action sur le statut de la femme.Mme Chaviva Hosek.estime que le gouvernement devrait se préoccuper d'analyser les effets de son prochain budget sur les femmes et les groupes défavorisés.\"Si l égalité des femmes est un objectif que nous acceptons, nous devons également accepter que cet objectif se reflète dans les choix économiques que nous avons à faire \", a soutenu Mme Hosek La présidente de la Fédération des femmes du Québec Denvse Ro- chon abonde dans le même sens, \u201cla création d\u2019emplois est prioritaire et le 52 pour cent de la population que constituent les femmes ne doit pas être oublié.Les femmes ont besoin d\u2019emplois à plein temps, de qualité et d\u2019avoir accès à la syndicalisation\u201d.Même le président de la Fédération nationale des pensionnés.M.Charles McDonald, affirme que \u201clorsque tout le monde se sera trouve un travail, on ne se souciera plus guère du déficit\u201d et il croit ue le travail partagé est un pas ans cette direction.Certains participants avaient des suggestions concrètes à soumettre au premier ministre.Ainsi, M.Victor Schwartzman, directeur du Conseil de planification sociale de Winnipeg, a remis à M.Mulroney une pétition signée par 89 des participants à la conférence demandant une revision de la nouvelle règlementation de l\u2019Assu-rance-chômage qui obligera les bénéficiaires à épuiser leur paie de séparation, de vacances et toutes les sommes reçus à la fin de leur emploi avant de toucher leurs prestations.\u201cCes sommes étaient le plus souvent des gages d\u2019espoir pour ces personnes \u201d, a-t-il soutenu.Autre suggestion, cette fois de l'ancienne présidente de l'Association des consommateurs du Canada Mme Barbara Shand qui croit qu\u2019il faut inciter les consommateurs à dépenser plus.\u201cTout le monde dit que la reprise dépend des consommateurs qui doivent sortir leurs épargnes et se mettre à dépenser, pourtant les seules incitations fiscales que nous ayons sont pour épargner\u2019, a-t-elle soutenu.Les industries culturelles ont également voulu faire remarquer leur apport à l'économie canadienne.Pour le président de la Conférence canadienne des Arts Crutis Bar-low.les industries culturelles peuvent aider le Canada à percer de nouveaux marchés internationaux et il a cité à cet effet l'exemple de l'Australie dont les films ont été exportés dans tous les pays Dodge Plymouth Ooilijr True hi üodqc Truths CONSOMMATION (Ville et route) GARANTIE contre les perforations dues à la rouille | sur la carrosserie extérieure 50 MI/GAL* 5.6 L/100 KM 5 ANS 80 000 KM 40 MI/GAL 7.1 L/100 KM 3 ANS nmVSLKR OIRYSLER CHRYSLER \u2018Selon Transports Canada votre consommation reelle peut varier ÿssaÿm COLT 1985 \u2022 IMPORTÉE POUR DODGE ET PLYMOUTH COMPAREZ! COLT PONY distancent les Pony ! Et ça se comprend! La Colt est une traction avant.Elle est toujours prête a bondir, laissant ses rivales, penaudes, loin derrière.Demandez à votre concessionnaire Dodge et Plymouth de vous comparer en long et en large la Colt hatchback à 3 ou 5 portes avec la Pony à traction arrière.Et vous verrez bien où penchera votre choix.Tenue de route COLT: tenue de route irréprochable sous la neige ou sous la pluie.PONY: plaignez-la dans votre rétroviseur.Espace COLT: 5 places, tout confort.Pas d\u2019arbre de transmission car c'est une traction avant; ce qui donne un plus grand volume intérieur.Plus d\u2019espace pour les jambes et une plus grande hauteur siège-plafond.PONY: 4 places seulement.Le Moteur COLT: 1.5 litre.Une technologie avancée pour beaucoup de puissance et beaucoup d\u2019économie.PONY: Moins puissant.Consomme 20% PLUS de carburant.Maniabilité COLT: Direction à pignon et crémaillère de technologie de pointe.Une réponse instantanée.PONY: N\u2019offre pas cette technique avancée.Origine: COLT: Une 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l\u2019établissement d\u2019une dictature ou que l\u2019hypocrisie d\u2019un parti unique.Cette semaine le parti libéral qui aspire au pouvoir à la prochaine élection et qui devrait manifester un peu de sérieux même si son chef n\u2019a pas assez le respect de l\u2019Assemblée nationale pour se faire élire, s\u2019est comporté comme un parti Rhinocéros sans humour, c\u2019est-à-dire de façon balourde et grossière.L\u2019opposition officielle a en effet exigé un vote appelant chacun des députés en Chambre sur une motion de félicitations.Si les péguistes n\u2019avaient pas été presents en nombre suffisant, le gouvernement aurait pu être battu sur une telle banalité.Et comment a réagi le parti libéral une fois réunie toute la députation péquiste?Il a voté pour la motion qui fut adoptée à l\u2019unanimité.Cette conduite dénote la faiblesse navrante de l\u2019op- fiosition libérale qui au ieu de questionner sérieusement le gouvernement sur des dossiers comme le conflit à la SQ.la grève de Marine Industries, l\u2019affaire Domtar, la politique de développement de la micro-électronique, préfère accrocher les ministériels avec des insignifiances.Le gouvernement ne s\u2019illustrera pas en cette fin de session par la vigueur des projets débattus et par la substance de son programme législatif.On perçoit facilement que le leadership de M.Lévesque et la date de la prochaine élection préoccupent davantage les péquistes que le contenu legislatif de cette session.Mais cela n\u2019excuse pas le comportement enfantin des libéraux qui ont fait sonner la cloche pour une bagatelle.Ils ne seront peut-être pas acceptés en première année s\u2019ils n\u2019apprenent pas à se maîtriser en classe de maternelle.Jean Vigneault fr\t\t\t\t^ Sb\t\tBILLET\t\tJ Marcher avec un inconnu J\u2019ai pris une marche avec un inconnu hier ou plutôt avec un être que je connaissais mal.Pas avec un étranger, loin de là, mais avec quelqu\u2019un que je tenais trop souvent à l\u2019écart, faute de temps, faute d\u2019attention, faute de mettre de l\u2019ordre dans mon agenda.Nous nous sommes promenés sous les caresses voluptueuses du soleil, et je l\u2019ai écouté me parler de lui, me chuchoter qu\u2019il avait besoin que je m\u2019occupe parfois de ses goûts, de ses besoins, que je surveille ses caprices, ses mauvais plis.Il me sug- Î'érait de lui accorder à chaque our un temps privilégié où il serait seul avec moi, ne serait-ce que cinq minutes, pour me raconter ses joies, ses peines, ses ambitions, ses déceptions, cinq minutes pour faire le point, disait-il.Nous avons senti le vent, écouté les arbres qui s\u2019étiraient, marchant longuement sans parler, nous contentant d\u2019être bien ensemble dans une espèce d\u2019harmonie totale.Nous étions en paix, non parce que nous étions seuls, mais parce que nous nous faisions attention.Rapidement, l\u2019inconnu qu\u2019il était est redevenu plus familier, plus acceptable, plus simple.J\u2019avais l\u2019impression de le connaître intimement à force de marcher en silence avec lui, à force de regarder d\u2019un même oeil, à force d\u2019entendre d\u2019une même oreille.Même quand il ne disait mot, j\u2019étais certain qu\u2019il me parlait profondément, qu\u2019il m\u2019apaisait, qu\u2019il me réconciliait avec moi-même.Je devinais ses pensées, je connaissais les réponses avant qu\u2019il me questionne, je souhaitais qu\u2019il me demande ce que je n\u2019osais avouer à d\u2019autres.Et quand je suis rentré, je me suis promis d\u2019aller à nouveau marcher seul, simplement pour me retrover, loin du bruit, loin des préoccupations.Albatros des mers L'OPINION DES AUTRES Hydro-Québec tient à sa solidité A première vue, il ne paraît pas raisonnable d'augmenter le prix de l'électricité au moment où le prix du gaz est en baisse.Hydro-Québec a déjà une capacité de production excédentaire et ce n'est pas en rendant l\u2019électricité plus chère qu\u2019elle parviendra à en vendre davantage.Hydro-Québec a du reste tou-ours voulu maintenir un équi-ibre entre ses prix et ceux des formes concurrentes d énergie.Mais la loi exige que les revenus de la société augmentent afin d'assurer la couverture des frais d intérêt et des bénéfices.L\u2019augmentation des charges financières qui entraîne la hausse des tarifs est liée à l'excédent de capacité; il faut maintenant paver pour les erreurs du passé si l'on ne veut pas compromettre l'avenir en affaiblissant les finances d\u2019Hydro.Une augmentation du prix de l\u2019électricité est néanmoins difficile à avaler pour les consommateurs et pour les entreprises.La croissance économique est faible; le chômage est élevé et les entreprises commerciales et industrielles hésitent à investir Même si le prix de l\u2019électricité au Québec restera parmi les plus bas en Amérique du Nord et qu'une augmentation de 2 5 pour cent est inférieure au taux de l'inflation, une hausse est une hausse et elle est désagréable.Hydro-Québec a toutefois une place très spéciale dans l\u2019économie du Québec et même dans sa vie politique Depuis la nationalisation de l\u2019électricité, Hy- dro-Québec a été conçue comme une locomotive pour l'économie du Québec.La société d'Etat ne doit pas se contenter de simplement produire et vendre de l'électricité au Québec; elle doit tirer le plus grand avantage de cette ressource naturelle pour attirer des industries nouvelles et s\u2019efforcer de vendre son électricité et sa technologie à l\u2019extérieur.Dans cette optique, la tâche d Hvdro-Québec est loin d'être terminée, malgré l\u2019excédent actuel de capacité.Il est donc important de veiller à son développement futur et de conserver sa solidité financière.malgré la perspective de plusieurs années où les bénéficies ne seront pas aussi élevés qu'au cours des dernières années.L'ancien ministre des Finances, M.Jacques Parizeau, a récemment émis l\u2019idée de vendre des actions d'Hydro-Québec au public.Sans qu'il soit nécessaire de remettre en question le caractère d'utilité publique d'Hydro-Québec, cette source additionnelle de financement pourrait à la longue permettre à la compagnie de poursuivre son développement dans l\u2019intérêt de l'économie du Québec tout en dégageant le gouvernement d'une partie de son fardeau financier Vue sous cet angle, la modeste hausse dont il est question pourrait se révéler plus avantageuse à la longue que l'inconvénient actuel ne le laisse supposer Frédéric WAGNIKRE La Presse UE \u201cSi vom demandei le prix vo«* a\u2019ea avei pai le* moyeat \u2019\"¦W - VJVct°\\\\ve
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