Le Franco-canadien, 3 mai 1895, vendredi 3 mai 1895
[" - LE FRANCO-CANADIEN FONDE LE 1ER JUIN 1860.Vol.XXXV No 47 PUBLIE A ST-JEAN D'IBERVILLE, CANADA Coliques, Crampes, Chuléra- Murbus, Diarrhée, Dyasenterieet Cholérine, Coupures, Brèlures, Écorchures, Mursureu, Piqûres et Coûps de soleil\u201d promptement soulagés par le PERRY Davey Pain Killer.© ayatiar 8 et madame ¥.Mailloux Rue Richelieu, St-Jean, $16, S00 De marchandises toutes nouvelles, que nous avons dans notre magasin constituent la plus belle Importation du Printemps.Le sacrifice ne nous fait pas peur.Hâtezvous de venir voir notre assortiment, afin de profiter des avantages que nous vous offrons.est limité.Le temps du sacrifice Nos DRAPS pour COLLERETTES, sont des plus nouveaux et des mieux assortis, ainsi Le département, de cette ue nos étoffes à robes.année, de CHAPEAUX pour dames, dépasse celui des années précédentes, Une grande quantité de soies sera vendu à 50 cts en bas du prix coûtant.FEUILLE1ON DU \u201c FRANCO-CANADIEN \u201d Les Secrets La lune baignail daus sa lumiè re tranquille et solennello les rues étroiles les maisons de granit, les toits élevés de Saint-Malo, ct sons ces lueurs vives, mais froides, la vieille cité prenait un aspect fantastique.La mer ecintillait en nappes argentées, qui faisaient paral tre plus noirs les rochers dont la côte est hérissée.Il élait onze heure, et un grand silence régnait dans len rues désertes, lorsque cette paix solennelle, presque étrange à force d'intensilé, fut soudain et bruyamment doublée par le roule ment d'un omnibus du chemin de fer.On put l'entendre d\u2019abord sourdement sur le quai, puis il éveilla le vieil écho de la porte Saint-Vin- cent, el ses ferrailles rouillées grin cèrent sur le pavé de la ville, Mais il s'arrêta presque aussitôt devant le bureau des messageries, eb un homme de tournure jeune et élan cèe en descendit, une valise à la main.Il paya le conducteur, donna un ordre concernant des colis de grandes dimensiors laissés à lu gare ; puis, relevant le col de fourrure de fon pardessus, il s\u2019engagea d'un pas rapide daus la rue, qui, à gauche, longe le rempart.Le [roid était vif, car on était en décembre ; mais il n'y avait pas de vent, eb cel air piquant, saturé d'odeurs salines, paraissait singulière ment vivifiant au sortir de l'atiios phère lourds d'un wagon bien chanlfé.le mur élevé du rempart empéchait de voir la wer; mas elle était baute, car on l'entendait défqrler tout pres, avec un bruit égat el régulier comme celui d'une respiration de géant.Sile voyageur Gluit allendu, il l'oublia en ce momant, car il ne put résister au désir de voir celle anti ue charmeuse: Il pressa le pas juequ'à l'escalier le plus proche con duisant au rempart, et 1a accondé sur le parapet, ne songeant pas à l'heure avancée, lie sentant pas le froid, deus fois plus vif qu'à l'abri des murailles, al laissa errer son regard ravi sur la scène soleunelle qui s'offrait à lui.La Inmière de la lune était si intense qu'elle faisait pâlir celle des étoiles.Elle se déversait largement sur la mer, qu'elle parsemail de pailleuies mouvantes, et décous | pai vivement les sinuosités de la côte, len contours bizarres des rochers, les formes légères ou mnssi ves des navires immobiles.Chaque mât chaque coréage étaient visibles r celie nuit si claire.Les maisons e BaintBervan, la masse du fort de la Cité formuient des ombres noires, se reflétant dans la mer heu te et bleuâtre, tandis que len villas de Dinard semblaient revéines de neige tant leurs façades, frappées des rayons de la luve, étaient éclu- tautes.Enfin les grèves blanches de | Cézembre tranchaient vivement sur les sombres 10chers qui leur ser vaiont de fond, et au loin, deux ou trois points lumineux qui parais saieut s'élever du sein méme des flots, traçaient leur route aux navires et les gardaient des écuvils de cette côte splendide, anais perft- de.Le son gruve de l'horloge de l\u2019église, lançans trois notes dans le ei lence de la ville endormie, fit tres willie le jeune homme en lui rappelant que minuit approchait.11 \u201c1eprit sa valive, descendit lestee ment Pescalier de pierre, el pour sulvil sa route sansse permsitre, celte fois, d'autre distraction qu'au regard Curieux et ravi\u2014un vrai re- de Solanges gard d'artiste, \u2014suc les pelites rues lortueuses qui offraient, à sa droile de si étranges combinaisons d'ombre et de lumièrre.H s'arréta enfin devant uv des hôtels de granil qui forment à la façade si majestueuse et si sévère, ot fis relentir trois fois le marteau qui, bien qu'aminci par l\u2019usage et par la rouille éveilla du écho puissant sous les voûles de pierre.Un pas pressé se lt entendre dans l'escalier ; la lourde porte de chène s'enir\u2019ouvrit, et une figure ha'ée et ridée remblant encore plus brune sous une pelite coills à large meu: tounidre blauche se montra d'abord avec déllance.\u2014Vous [pouvez ouvrir, Jeaune, c'est moi dit gaiement le voyageur, poussant le battant do la porte que a servante relenait encore d'une main vigoureuse.[luo exclamation moitié joyeuse, moitié fâchée lui répondit : \u2014Là! Qui pouvait s*voir, je vous te demande, que vous arriveries si lard 7811 y a bien une heure que le train est entréen are jo parie | Ma dume a fuit coucher les pelits qui voulsient vous alteudre,et moi j'allais éteindrs mon feu.Elle eus quelque peitie à achever sa phrase, car le jeune homme avait déjà appliqué deux baisers relentissauls sur sës joues brunes.\u2014Jeaune, est-ce qu\u2019un Malouin ne fait passa première visite à la mer ?Je suis honteux d'avoir [ait atlen- dre ma lanle, mais je dois avouer ue je xerais encore sur le rempart si l'horloge de l'église ne m'avait rappelé À moi même.Le vieux visage s'écluira tout à fait.mais la voix resla grondeuse en disant : \u2014Toujours le inême | Jo vous demande un peu ce qui arrivera si vous monlez sur les murs en allant voir vos malades | Tout en parlant, elle avail possé la piemière, dirigeant soigneuse- went la lueur de eu lampe our les marches de pierre d'un escalier monumental, sux murs de granit, à la rampe massive en fer ouvragé.ls ne s'ariélèrent qu'au troisié- mu étage, l'étage aristocratique des maisons de Saint-Male, celui qui procure la (riple jouissance du jour, du soleil \u201cet de re spectacle lonjours grandiose, toujours nouveau de la mer sous ses multiples aspects, Une femme d'environ quaranle- huit ans se tenait eur le palier, en compagrié de denx jennes filles.\u2014Kentin, c'est toif ditelle d'un ton sutisfait, lundis que le jeune Homme vscaladait les dernières marches pour l'embrasser plus v ste.Sair-tn gue nous avions presque renoncé à te voir ce soir ! \u2014Est ce que le train à eu du retard ?demanda l\u2019une des jeunes filles après avoir regu à son tour l'accolade de son cousin, \u2014Du retard! Ah! bien oui 1 sé pondit ià servanie lout esquillée.Îl'était sur les murs à regarder lu mer, f autre jeune fille éclata de vire.= 0h Savy, comme cela te res semble t æJe suis honteux de moi même, chère tante, dit le jeune homme, offrant le beus À la maîtresse du logis, eh ouvrant aue porte en face de lui, C'était celle d'un grand salon lauibrissé de chéne, et par 12 méme fort sombre, malgré la lumière de doux lampes ob bu Mlumime brillante ni consumait des bâches énormes ans une cheminée à l'ancienne mode.Ou apercevait coufusément | des meubles de forme antique, des { portraits de famille ; mais près du ko.eu pleine lumière, on avait \u201croulé uu guéridon recouvert d'une \u201cserviette bl {vait un bol de porcelaine de Chine, jun pi 4 blement habillée de totles d'urai- gudes.onne sur les traits du voyageur à \u2019aspect de ces préparatifs hospitaliers, et que la lueur du feu a des lampes éclaire le petit ffoupe réuni près de la cheminée esquissons rapidement ces figures, qua time une expression de joie affec- Lueuse, La mère, qu\u2019ou nomme Mme de au Ville-Bernaid, offre uu de ces types deveuus si rares, sinon iu- trouvables à Paris, où toulss nivelle et s'vstompe dans la recherche soigneuse du convenu, Elle est grandes robuste, avec un peu d'o.n- npoitit, ek l'on devine que l'ané- nie, ce mal des grandes villes, ce fléau de l'époque, n'a jamais cu de prise sur sa vigoureuse santé, bien qu'elle ait counn plus do faligues et de soucis que la plupart des fem mes de sa génération.Vu cHet, elle a mis an monds dix enfauls auxquels elle a prodigué Lontes les heures de ses jours et de ses nuils.Trois d'eutre eux lui ont clé ravis tont jeunes, et quoique de nombreu ses années se soient écoulées depuis lors, quoiqu'elle ait connu les douleurs et les soucis (lu veuvage, sa plaie maternells ue s'est jamais guérie : et (rois places soul restées vides dans son grand eœue pleiu de Leudresses.Elle à êté belle, elle Pest encore autant que peuvent le permettre be trace des chagrins deuseurée sur ses truils réguliers et les cheveux blancs qui se mélange À sa chevelure.Mais elle n\u2019a, depuis longtemps, nul souci de son visage pis plus que de sa parure.Elle nes\u2019in | quiète guère des modes ; cependant où n\u2019osevait dire qu'elle est démodée.Sa robe noire, ample et de belle étoffe, n'offre aucune des recherches compliquées du retroussis en faveur, mais elle sied à la ma jesté de sa tallle, ot le flehu de den telle posé sur sa Ldte encadre harmonieusement son visage.L'ainée de ses filles Jui vessem ble.Elle est pâle et brune, plutôt belle que jolie ; quand olle ne sonvit pas el que ses paupières ne baissent, elle a l'air presque sévère.Mais ses yeux bruns ont une expression de douceur exquise et lorsqu'elle parie, elle semble plutôt sereine que grave.Elle offre un parfait contraste avec sa sœur qui, elle, cst blonde el mignonne, et qui paraît ontourée d'un atmosphère du gitie- l&.Un perpétuel sourire floue, pour aiust dire, autour d'elle où plutôt, émane de Loule sa graciense personne.Ses yeux rient comme ses lèvres, eb les boucles folles de ses (heveux semblent elles mêmes une forme particulière de sourire, Quant à Savy, dont le wom ainsi diminué par ses Consines, es eu réalité Savinien,- Savinien À ymard \u2014c'est un grand et bean garçon de vingt-buit ans doub la carnilion vermeille et les cheveux châtains aux pousses vigoureux semblent l'indice même de la santé, et dont les yeux bleus, francs et gais, prè vieunenten sa faveur en faissant lire daus son Ame ouverte, généreuse, évidemment sclisfaile des autres et de lui-même.\u2014'Pes malles ne sont donc poiut arrivés ?Tu was pas pris l'onui bus ?dil Mme de la Ville Bernard, qui revint volontiers aux «jues- tions pratig ues.\u2014d'ui laissé l'omurbus à la porte Saint-Vincent.Quant à mes mal les, j'apporte plus de livres et de bibelots qu'il n'en aurait pu charger.Soyez tranquille ina tante, les chambres d'en bas seront bie:t rem plies! J'aime mion chez moi, et j'ose dire que je m\u2019entends À l\u2019orner, \u2014Voilà le bouillon, dit Jeanne, qui fit une entrée familière, tenant À la main une petite casserole dar gent, dout elle versa le contenu daus le bol de Chine.Et je parie bien qu'on n'en boit pas de parvit à Paris! Le bouillon, c'est votre Lriom phe, Jeanne, eb rien qne ce fumet vous refait un homue.il commença aussitôt à faire hon neur au repas, tont en répondant aux questions de ses parents, eb les intorrogeaut à son tour au sujebdes petites, qu'il ne lui éluit pas perinis ile voir avant le lendemain.De celte conversalion joyeuse et Un pou décousue, Hous pouvons ces pendant tirer un fonds de renseignements suilisants sur la fanille.Savinien, (ils d'une cousine de Mme de ln Vile-Bernard, et resté orphelin dès sa première enfance, à été élevé dans celte maison el y cat resté comme un fits tendrement chéri, jusqu'au jour où il est allé faire à l\u2019avis ses études de méde cine, ll a, sous le plus double égi de d'une religion vincère «6 d'un travail assidu, évité fes écueils de la vis d'étudiant.Reçu interne dans un grand hôpital, 16% acquis une expérience réelle, eb, pris de velle nostalgie, qui, Abou lard, ra mène les Malouins sur leur rocher, il revient eavreer La médecine dans va ville natale où une modeste For Lune lni permet d'ailleurs d\u2019atteu dre una clientèle, Parad ses sept enfants, Mme de la Ville Bernard d'a pas conservé de fils.C'est un profond regrel ur elle ; elle dit quelquefois que ieu à voulu punir le vivil orgue qu'elle à de son nom en la condamnant & voir ce nom lomber en que- mouille.Mais «lle n'en uime que plus tendrement son nevou, et croit arfois retrouver en lui un des en ants qu'elle & perdus.Ses deux filles aînées s'appellent Marie ot Marthe.Les (rois qui suis anche syr lequel se tron.| té et une bouteille convena- | vent sont encore au Sacré-Gmur de Renues, et les deux petiles, Dsuise et Germaine, sont le souvire et la gaivté du logis.Mais la vieille pendule sonne sue heure, eb lu mère de famille done le signal du repos.Savinien ne dois s'installer que le lendemain i suns sou logement du rez de-chaus Tandis qu'un sourire satisfait ra \u2018sée.Son ancienue chambre l'atlend ce soir ; il y trouve avec un plaisir sa conchetta do fer, le vieux hahut sculpté aux fleurs fantastiques, la table de bois blanc laillndés a coups de canif eble tableau noir qui « vu, à côté de graves problèmes, de si drôles de caricatures.Resta seul, il entsouvre la don- ble fenêtre pour écouter d\u2019une oreille evivrée le bruit régulier du flot.La veille eucors, il était à Paris, dans une rue broyaote oi le roulement des voitures cessait à peiie trois heures par nuit Que ce caluts solennel semble reposaut ! Mais ce n'est plus l'air alonrdi de la rue parisienne qui mouts vers fui, La froil humule de la mer le contraint à fermer enfiu sa Fouôtre, ll promène de nouveau vou regard Joyeux ebému autour de la vieilla chausbre, 64 aperçoit le crncillx de- vaut lequel il s'ageuquillait jadis avant de s'endormir, Grâce à Dieu B'il y a cdix aus écoulés depuis ce tenrps-li, la foi de son enfance est vestus jeune el vivaiite eu son âime, Hlléelut le genou, et soudain re sueilli, il recommande à Dieu ses projets d'avenir el ses vagues espé seas.i Dès le su.beidemiing les consi- ttes out terminé l'installation de Savimien.Son appartement se con pose de deux pièces au rez-de chau- sèv de ta maison de sataote, Gers pièces sont vastes, élevées ; d'au- ciens meubles de Camille sont égayés par des lajisseries el des terres cuites rapportées du Paris par le jeune docteur.Outre l'agrément des dimctsions, Loutes pro- vineiales,il y à cclas du voisinage : les repas dorvent êtes pris en rom- mun chez Mine de la Ville Bernard, Toutefois, l\u2019appartenient du rez de chassée a, aux yeux de Savimies, un inconvénient si extrême que W'était la crainte d'aiftiger sa Laute, qui le regarde conne un fils, il s'autrait pu se résoudre à s\u2019y instal ler, Cet inconvénient, c'est In mn.raille guise et laide du rempart, qui de pilloces que, vo dut dehors n'est, pour les habitants des étages inté rieurs qu'un lrisle priravent leur dérobaut le spectacle de lu tuer of les rayons du soleil.UE se dédommaze de ceb ennui par de doagues promenades.Gs paysa le privilège d'être beau eu toutes snisons.Sons Lous ses aspects en eflet, l\u2019'Océau est nonveau et magnifique, et lorsque des vagues énormes déferleus contre le mole ou sur La grève, lorsque l'embrun, passant par-dessus le vieux mur, couvre le passant de ponssidre et d'écume, lorsque le vent amoncelle sur Is bord des fendures le sable fin elles débris de plates marines,\u2019 Savinien brave les elaments déchal- nes el reste sur le vempart, plein d'une admiration eathousiaste par celle nature indomptée, Fin attendant Pappel des malades il étudie à l'hôpital, et sa Vue Lui procure ce geure de clicoldle pour aquclle, snfon lo mot de Baarhave, c'est Dieu même qui paie.Cola suffit pour le moment À son activité.Quand Ad ses distractions, elles sont plus nombreuses qu'on na ba crois rait dans cette ville tranguille.Paint de plaisirs frivoles, à la vérité.La deux mois de casino sulllsent à sa- tisfatre les vellèilés mondainezs des Mulouins; mais dans ces familles nombreuses, «jui per renté bien su dell des linsites lhga les on garde la Ladition de celte hospilalité de cette intimité qui de vionnent de plus en plo légendaires datis les\\gransles vil winieu re voit avec uit plaisir infini les vieilles tanites eb les jeunes cousines Les antiques maisons, pas plus que les braves cœurs qui les habitent, Bout point fait pean neuve.Cusl une vraie jouissauce de trouver dans les inèmes cadres ou pou fanés, les mêmes visages un pen vreilhs Un des traits du ca ractèee bretou est l'attachement aux sonvenirs.11 se défie instinetive ment de ce qui change ; le nouveau a pour Ini moius de charmes que pour tout autre, la besoin de se fauniliariser avec ce qu'il ne con.naib pas, et le voir le sé-buit bean.coup moins que le reroë, Môme dans la jeunesse, en Breton a be.soil d'un passé eb se plait À revivre los années dconlivs, Bl est surtout cutieux de ses impressions d'enfan ce, etaînue à revenir là où soncœur el son esprit se sont éveillés tout d'abord aux affections ot à là vie in telleetuelle.Avec la guité et l'activité de son âge, Havinien conservait ce fun de poésie et celle fibolité aux souve Wire, Il avait aimé de Paris cette intensité de vis, de mouvement, celle lumière scientilique, ce rayon nement Artistique, cos merveibleu sos facilites de travail gai en font un contre intelieetnel sans rival, Mais il trouvait de suillsautes com- peusations chaux les boaulés nustères de ses rives nalules, dans ces liens d'amitié, si doux À pesserrer LA où Lu distance ob ln multiplicite doe carpations n'existent point, ob enfin dans les labears de sn profession, exercée d'une minière plus obscure mais avec plus de consolations el peut être plus d'intérêt pariul les compatriotes qu'on peus suivre à travers lante une existence, of dant le médecin davient nmi, Dèe von arrivée, dès le seuil de sa nouvelle carrière, une question d'une importance capitule se prés souls & Savinien.Colle question, & .tuent la pat vrai dire, occupait depuis loug- tem ps son esprit, mais elle fut soulevée tout d\u2019abord par chacun des membres de sa parents, par tous los amis, vieus el jeunes, qui saluaient cordialement son retour.I avait viugt hit ans, une modeste fortune, une profession qui pouvait, qui, devant, grâce à son Mérite réal eb grâce aussi aux sels Lions de sa famille, revenir vraiment fructueuse.Ne songeait-il pas à se marier ?Mme de la Ville-Barnard eatama la première ce sujet importaut.C'était sou droit matergel.| \u2014Mou cher enfant, dibelle un jour qu'ils étaient seuls, je ne doute pus de tou suceds dans ni aveuir plus su moius rapprochd, Mais, mime an point de vue professionnel, il om nque quelque chose pour raussir, Savinien, qui élevaitune pyrami du de belles braises rouges, leva les yeux avec un demi sourire.\u2014Tu es jeune, reprit sa taule Eu attendant gue ce défaut s'atlé- nue, il fant soppléer À la gravité que ne sauraient Lo donner tes vingt-huit ans.\u2018lu compreuds ce que ju vonx dire ?~\u2014=Parfaitement.La socièté ma- fouiue exige de moi que 9 sois bon époux, bon père.Les circoustances ae me pernietleut pas d'ajouter l\u2019an cienne qualilication obligée : bon garde national, dit le jeune homme ut Mme de lu Ville Bernard haussa légèrement les épaules.\u2014Pluisanter n'est pas répoudre.Voyous, uu Lonuèle garçou comme toi doit aspirer à la vie de famille.Savinien secoua la lôte en ubla chant sur sa tanto ses yonr clairs francs, redevenus sérieux.\u2014Certes, dit il, je désire sincère mont me marier, Mais jo ne ferai jamais du mariage une aflaire, el je ne précipiterai pas la plus impor- lante déterniination de ma vie sous le prétexie mercantile de me fore wer plus vile une clientele, \u2014T'u ne me comprends pas, Savinien, Je ne te conseillerai jamais une bite impradente mais il me semble que le moment est bien choisi, sous tous les rapports pour asseoir ta vie ot, en assurant lon houhew domentique, affermir également tu carrière professionnelle.Le sourire repart sur les lèvres de Savinien, ob 1! prib une pose con fortable dans son fauteuil.\u2014lh Lien, ma tante, avervons done une femme À m'offrir?Je vous préviens que je la veux char manie, ; «{\u2014Soit ; mais j'aime Ajeroire greta W'est pas roltanesque, et que Lu ne visos pas A tenconlrer une perfec tion introuvable.| \u2014Hu fait, je veux le perfection, mais vue perf-ctiou À moi.Je vous avertis que je l'ai cherchée à l\u2019aris sans la rencontrer, « \u2014Les Parisenues sont égoistes el fuliles, dit Mme de la Ville-Ber- nard en allongoaut déduigneuse- ment la lèvre.C'était un des rares préjugés de ton esprit, d'uilleurs large et bien veillant, d'étendre à la majorité des femmes de Paris \"opinion souvent peu flaiterso que Ini avaiept inspi rée certains [ypes entrevue pendant la saison des baîne.\u2014|l y a à Paris des femmes ad mirables, répliqua Savinien avec une expression de légère malice, d'en aicoonu qui alliaient à vu rare degré les plus hautes qualités in- tellectuellles et le dévouement le plus absolu à d'obscurs devoirs.Mme dela Ville Bernard haussa les épaules.\u2014lù n'est pas la question.Tu ne l'es pas marié à l'un de ces phénix, done Lu limites tou choix à nos provinciales.\u2018Tiens Us À la fortune ?Exigestu certains talents?Une figure agréable, bien que sus heanto, ue suflieait elle pas à te plaire 7 \u2014Ma lante, dit bruequement 51e vinieu, je ne suis pas cupide, et je w'ai aucune idée précongue.ll me Taul wae senle chose en delinrs dos faranties d'éducation et de famille.\u2014Laquelte Ÿ \u2014La sympathie, \u2014 lion 1 à lon âge on sympathise promptement avec une aimable lille dunit les qualités sont sûres et l'éducation sérieuse.\u2014lPrenez garde 1 Ma sympathie, A moi, west ni banale, ni facile.De plus j'ai l'esprit de contradiction poussé à un extrême dégrè, et je prendrais volontiers ou grippe les perfections qque chacun ms vante- vrait à l'anvie.Laisa Maire le hae sarl où plutôt la l'rovidence.Elle fera naître l\u2019occasion.» Mine de la Ville Bernard se leva, ranges quelques objets nutous d'elle, revint près du leu, et y jeta une bôche qui démolit l'echafau- dage incandescent que Savinien senait d'élever, \u2014bàt lt le jeune homme, re- prenaut tes piucelles.Vous voulez arranger ma vie eL vons défaites mon fru! Moi qui tisounolsi bicn ! Mais il s'interrompil en remar quant l'espèce d'agitalion nerveuse qui s'était emparé de sa tante.be visage de Mme de la Ville Bernard, d'urdinaire grave et calme, expri- mail une sorte Sangoiso ai rare chez elle, que Savinien d'écria avec Inquiétade : \u2014Qu'avez-vous donc, chère lan te 7 Mes plaisanteries vous atviraient- elles blessée ?Vous me connaissez cependant trop bien pour supposer que je puisse manquer d'égards pour nue seute de vos idées.\u2014Lo n'est pas cela, Savinien.\u2026.\u2026.d'ai quelque chose À te dire, et.et 5 u me paraît diflicile, presque anible.rie difficulté entra nous ! Ah 1 ma banile, vous avez dois cessé de tne regarder comme votre Ils ?Elle tourna vers lui un regard affectueux et altendri, ob ce russey- Taunt elle prit tout À coup son parti.\u2014ln eut, dil-alle avec sa fermeté ordinaire, il ne peut y avoir de réticences eutre nous, et il vaut mieux mous parler toujours avec franchise.d'irai douc droit au bot.8i jai, pour désirer ton mariage, toutes sortes de raisous affac- bieuses lo coucermant, je le eou- haile également pour oi motif qui m'est personnel.Nu vois, je Le prie, dans ce que je vais Le dire, aucune ridicule vanité de mère Mais jo voudrais que ton choix se (isd prowptement, de peur que.qu'ilt ue se portât sur laine de mes Bios.Elle passe rapidemest sou mouchoir sur sou [rant, que mouillait unis sueur légère, ct reprit aussitôt, voyant expression étonnée, sinoin coutristé de sou neveu : \u2014Ne le méprends passur le seus do mes paroles.\u2018Tu as longlemps aimé mes (illes commes sœurs ; mais tu reviens après de longues années qui vous à Iranslormés, et après tout,nolra parenté n'est pas assez proche pour bannir l'idée d'un mariage qui, si je pouvais écouter mes désirs, mettrait, je Pavone, le comble à mes vœux, Mai sues flles ve veulent pas se marier, Savinieu resta siteacieux.Quel ues larmes coulèrent sur les joues 8 82 lante cb elles reprit: =I wy eit rien d'impossible à ce y l'Hn6 pensée qui à ete, 4 un certain moment, mon 18ve le plus chier, s'offrit à Loi.\u2014Certes, chère tante.\u2014Marie na veul pas ine quitter.Elle aime Lropson indépendance, même dans l'excreice du bien, pour songer à se faite religieuse ; mais elle se sent absolument éloignée du mariage.Quaut à Mariko.Eile v'arsèla un instant, comme pour donner une secrèle émotion.\u2014 Quant à Marthe, au parti presque inespéré n'est olfert à elle récemment.Rien n\u2019a pu la convaincre de l\u2019accepter.J'ai dû la contraindre à rélléchir, l'interroger même, pour déconvrir si, à ton inse, Ulis autre image n'occupail point sa jeune imagination.Elle est libre autant que pure, maiselle nou plus ne veut pas se marier, \u2014Marthe nu veut pas su marier ! répôta Savinien avec un élonue ment sincère.Elle ne songe pus cependant, à se faire religieuse ?Îne contraction douloureuse passa sur le visage de Mme du la Ville- Bernard.\u2014Si Dieu me demande ce sacrifice, dit-elle d'une voix altérée, il me domiera le courage d'y conse.tir, Jusque là, je n'y veux point penser\u2026Mais il vaut mieux, n'est cé pas, que je Cais dit tout cola ?\u2014 Om, chère ante, répondit-il gravement, se levant ponr l'eum- brasser.Mais lorsque, deux beures après, la guicté irrésistible du Marthe éclaira littéralement la table de la.mille, il sougea que sa tante devait se tromper.Gependuut, il prit | sage résolution de défendre son caur contre lout sentiment capa ble d'amener à sa suite wie déception pénible.(A continuer) Lt yeas e Jal SUITE CHAPITRE IX INTERRONPT UN BAL Sa femme, ayant envoyé vair, apprit qu'il n\u2019était pas là, et que de plus, il n'y avait pas mis le pied.ll n'en fallut pas davantage pour le faire soupçonner de complicilé.Quand madame Braun et sa sœur retournèrent chez elles, elles trouvèrent la boîle À argent ouverte et vide, et les quelques bijoux que les deux femmes possédaient, man qraient.CHAPITRE LE PROCES x Au jour on se répétail daus les rues uno nouvelle surprenante.Hien qu'on fut en janvier et qu'il Gt un Froid de loup, on s'arrêlait pour parler, On entendail des dialogues comme celni-ci : | \u2014Vous savez ce bauquier de Courval ?-\u2014\u2014OQui ; el bien?\u2014\u2014Arrèté chez Ini celle nail, ae- cusé d'être un meurtrier de pro- mière force, doublé d'au voleur, d\u2019un ascien pirate et de lont coux que vous voudrez.\u2014 Vous badinez.\u2014Je m'en garde bivn.Mais écoutes, ca n'est pas lout.\u2014 Quoi encore ?\u2014De Coutval n'avait pas l'air mystérieux pour sien \u2014Non?\u2014C'est un ancien bureaucrats de Saint-Denis, nonumé Charles Ga gnon, qui s\u2019est fait le valet de Col borne en 1817, en trabissaut les pa- trioles.\u2014Allous done.Vous me surprenez vraiment.\u2014 lt vous rappelez-vous ce jeune patriote, Paul T'urcotle ?\u2014Gelui qui à santé du quatrième blage de lu prison ?\u2014\"Touns Juste\u2014 Kl qui a dispara en mar, olc., etc.?-\u2014Le voilà reparu.C'est Jui qui a fait arrêter de Courvai.On dit qu'il cst Immensémest riche eéqu\u2019il est venu chercher, à Montréal, su flancée de 1837 qu\u2019il avait perdu de vue, Insis non pas oubliée.Enfin on raconte nn tas d'histoires comme ou en lit dans les romans, ~-Alors le banquier n'est qu'un.\u2014Adroit Blou.Le détective Michaud qui soup- | gonnail cet homme depuis longtemps, l\u2019avait fail in\u2018erner dans la lus solide co lule du post: de po lex et, d'après co qu'il dit au juge, velui-ci refusa de mettre l'accusa ver liberté sous tir rautionnement rer.sonnel de ¥20 QUO et même de $4u, 000, Et Pologant montréalais, en core hier, 'dwe d'une [ote bruy ite et joycusa, dat se résoudre À vivre parmi les gens de sa Véritable es poce, aver lu rerpretive un avenir encore plus sombre, LL n'était question dans la ville que de l'évouemaut de la nuit pré ceden'e, .lresqu'en mémo temps, la nouvelle d'une catastrophe épouvan'a ble se répandant daus Moutréal.Le train de Bulfalo, parti le natin six heuves ob quai, était lonbé en bas d'un remblai près «de Lachine ol vingt uenl personnes avaicnt per du la vie : de ce nombre Otail George Brann.Ou sait pourquor il avait pris pass ge à bord du ce train : sou ami arrôté, lui se (rouvait ruiné et plus que cela, déshonoré, Paul Turcotte w'occupail pra des commentaires suo son coup de théâtre suscilait.Ce qu'il lui im ortait, était de retrouver Jeanne uval.Il la retrouva facilement Les deux flancés de Saint-Denis se revicent fldèles an vieux serment de 1837 Les années parsemées d'écueils n'avaient rien changé à leurs sentiments.Île avaient vieilli, chacun de sept ans, mais leur amour blail encore dans toute sa jeunesse, Depuis la scène du bal ils se vovi- rent souvent et un soir, que selou leur habitude, ils s'eutretenaient sur le passé, dont chaque événement élait vivece dans leurs mé moires, Paut dit à Jeanne : \u2014Pourquoi rappeler ces tristes souvenirs, ils nous percent te cœur pour rien, occupons-nous donc du présent.A quand le grand, l'heus reux jour ?La jeune lille rougit et baissa la tête, comme en ce soir lointain de 37, quand le même jeune homme lui avait posé Li mêm + question.+ \u2014Quand il plaira à Diet, répon- ditelle dans «un sourire laugou reux.\u2014Oh1 notre lemps d'épreuves doit être flui, reprit le patriote.G-e pendant si Lu es de mon opinion, nous attendrons après le procès de ce misérable Charles.la cour cri- muinelle s'ouvrira lu 25 de cu tmois et nous sommes au 14.Alors, Jean ile, uous nous marierons à lu Guthôdraie.!_ =\u2014Ou plulôt nou, iuterrampit Jeanne, nous nous marierons À Saint Denis, c'est là qu'à commencé noire roman de 1nisère, c'est là qu'il doit se teeminer.| La cour criunuells s\u2019ouvrit le 25 janvier sous In présidence du juge Paquettll élait dix heures et demie quand fit son apparition en cour.1 war chait entre quatre constables, elail trés pâle, mais atfeclait son sourire eysique d'habitude.VENDREDI 3 MAI 1595 voir examiné, ont certifié qu'il souit de la plenitude de ses facuiiés En ennséqnuence Charbes Gaon alias Buseame, alos 1 bert de iourvail est ace : to avoir, dans Le Suiois de muui nibhait cent guarant \u2018deux, » ause la mort de neuf pe sons, es abone tovnawrt eu glenn mer da canne miuuvais+ embarration, auùs fes avoir mises on Fail mietle< à 60e fe sous l\u2019inilie.ce du chlorofo- me; 2a D'avoir daus La soerée du ts on 14 octobre (845, cours nu homicide voloutuire et prénédite su: la personne d'un nommé Pedro Uaralalodo l'avoir le 7 dévombre 181: comms un deuxième lonsicile volontaire et prémédité sur La personne du son domestique lherre La leur, do D'avoir lo 2 juillet 18%), apports anx Ganada $150,000 argent volé.bo D'avoir le 13 de mai 1844, sOU=Lrait fra adnleusement à l'hôtel Albion de Moutréal, la somme do $18,000, Gu D'avoir dans la quitadu 23 an ZA noveubre 1845, teulé de faire disparaître le nonumé John O'Gonnors, cale jetant, sous l'influence + Jo la morphine, dans les eaux du Saint kaurent.jo L'avoir tenté de s\u2019enlever la vie, lors de son aevestation.Paul Turcolte ent put accuser Charles Gagnon de beanenup d'au tres crimes, de ceux qu'il avait commis a Saint Dens, par exemple, Mais it ne voulul moutionner aucun Avénement du cette époque qui eut ramené sur le tapis la question des patriotes el bureaucrats, Le procès suv le premier chef d'accusation dura Lrois jours Les jurés se retirèrent pour délibèrer mais ce ne fut que pour la forme.Lia reviarent aussitdt ot lene chef cris: \u2014Goupable ! Le prisonnier à la barre conserva l'attitude cynique qu'il montrait dupuis le commencement du pro- e Gas fut la même chose quid le juge provouga de sa vois grave ses paroles tevribles : =.OÙ Vous serez prada pr le cou jusqu'à vs que mort seu SUV, Le banquice Mot interdit, et su Fortune de $200 008 fut shvisée en.Lre quelques unes des peronnes à qui elle avait été volée, Madame Labadie reçut par son (ils 895.000, Melean vint réciamer ses 87,000 avec intérêt à 6 par cent, l'hôtel Albiou réclama 811,000 avec ls mème inlérêt, ob [a compagnie Doualson,de New-York, se fit payer £15,000, élant la sontsues des dillets do Braun, endossés par Ulubert de Gourval.Quaul loutes les dilférentes rè- clamations furent faites, il ue resta a le bauquier de la rue Bonaveuture | plus qu'un faible montant qui fut euvoyé à la famille Gagnon, qui ; était allé caché aux Elats Unis la honte d'avoir un tel membre, Gelui-ci, réintôgré dans la priaon Il plaidait * non coupable\u201d eb de Montréal, n'attendit pas qu'on avait retenu les services de deux \u2018eminents avocats: Wilfrid Davelu \u2018et Charles Hénault.Laurent Broussean était l'avocat de In Couronne.L'acte d'accusation qu'il formula ne fut pas un banal procès-verbal.« Daus l'aprèr-inidi du onze janvier courant, commença-til, trois bommes disant se nommer respectivement Paul Turcotte, Allred la- badie et John O'Connors, les deux [Hemiers paraissant appartenir À la clas'e aisée, et l'autre à la classe pauvre et dégradée, se présentaiont au bureau de policede Montréal et déclaraient sous serment que le banquier «de la rue Îlonaventure, avait commis plusieurs tbeurtres, faux, vols, etc.etc.\u201cLes sieurs Turcotie el V'Connors l'accusérent d\u2019avoir commis à Moutréal, un homicide volontaire sur un nommé l'edro Garafalo, trouvé wort dans la dite ville sous lus fe.ndires du Landon Club, et sur la personne de son propre domestique, Pierre Lulleur, mort mystérieuse ment au commencement de décem bre 1545 et d'avoir, à plusieurs reprises, tenter de les ussassiner eux- wèmes * Le sieur Labadie l'accusait d'avoir soustrait frauduleusement à su mère, madame veuve Uscar Labadie, de la Nouvelle-Orléans, la somme de $90,000, \u201cEn vertu de quoi, les trois privent vu mandat d'arrestion contre le dit basiquier, Duraut l'année suivante l'aceu- sé étail amend au poste central de police.Il était dans un état de grande surexcilation norveuse el plusieurs ciloyens notables Paccompagnaleat.\u201cPeu de minutes après, il fut pris de vomissement étranges.Lu docteur Vincelette, mzndé, consta ta que le prisonnier avail teaté de s'empoisonuer eu avalant une pilule d'arsenic.La dose du poison, prise trop forte, w'eut pus Pellet at tendu.\u201cJe ne m'atlucherai pasd montrer la vie de cet, homme à l'etranger, Cela regarde les luin d'aulres (Ayade montrerui cet être méchant qui, pendant le temps qu'il à babite le Canada a, & plusieurs reprisse, délibérément conçu le crime et qui, avec un sang (rod repoussant, en en préparait la realisation, Wa perversite de cet homme esl tel, dit-il en terminant, qu\u2019elle surpasse de beaucoup celle de n'im- rte quel criminel, Jamais amené devant ce tribunal.* Elle est telle qu'on s\u2019est cru eu présence d'un de res êtres malheureux, Lourmentés de la manie de faire le mal.Mais les médecins spécialiotes, après l'a- connu sous le nom de Hubert de, Courval étane un ancien pivute qui lui infligea lu châtemont dû à ses y crimes.llavança par sa fate lion.; re de sa mort.Durant ame nait obscure de [e- Lvrier, an gardien de la prison cis- tingua la silbouetts d\u2019un homme \u201cut essayait d'escalader le mur à l'intérieur, Il lui ordouna de rebrousser chemin.Poor toute ri.pouse, le prisouniee At vu suprême effort pour atteindra le sommet du mur.Alors le gardien l\u2019ayant couché en joue, lot Lira une balle dans Ja tôle, Lorsqu'ou se précipita pour romasser le prisonnier, oi so Leonvaen face d'un cadavre.C'était celui du banquier.EPILOGUE Deux mois plus tard, par nue balle matinée d'avril les cloches de la pelito église de Saint-Denis bat- taieut à Loute volée.LS temple était décoré comme au jours de fôte el le village etait en lisse: ou ile brait le mariage de Jeaune Duval et de Paul Turcotte.L'année suivante la sœur dr Jeanne convolait an secon | noses avec Alfred labadie.Prim d'un demi siècle west écon lé depuis les évènements velald daus ce livre.Aujourd'hui.si vous ailez de Saint-Denis à Saint Gharles eu bone geant le Richeliea, vous remarques une villa princière, C'est là que que vivent, dans une heureuse vieillesse, respectés, animés de tous, Paul Turcotte et sa femme.Dieu a béni leur union.Ou voit leurs enfants, nombreux ot bennx, intel: ligonts el pieux, réaliser la parole de la Sainte Ecriture : #54 pros périté sera grande sir la terra; la race des justes scra bénie.\u201d Paul Turcotte est anjourd'lous sephuagénaire.C'est en \u2018are Gu pa- -triote ardent et un vaillant défen soeur de la religion catholique et de la nationalité Gwadieana française, Grâce à Dieu, il n'est pas de qui bénisseut maintenant, la maie qui les à chatiôs on 18:57.On raconle souvent l'histoire du ves deux Hatcés dans les chum res des bors du Richalisu.lea jeunes y trouvent une grande lo.so : les jouues filles apprenneut à Lfu constantes dans leurs amours, vl les jeunes gargous, que le dévouement à la religion ut à la na Vonalilé ne veste jamais sans rés compense, FIN.l'Enfant pleure, \u2018Il veut son Castoria. 7% FM.Byron Crandell J Toronto Junetion, Out Douleurs de Rhumatisme Devait se servir de Bequilles Mood\u2019s Sarsaparilla Soulage Le témolgnage suivant vient de M, Byron Craudetl, bless connu à Toronto Junction, comme tugénieur à l'aquedue.\u201c Toronto Junction, Ont, 7 février 1904, * C.1, Hood & Clo, Lowell, Mass, * Measicurs :-En Juillet deruler, fous une attaque de riuunatisme des plus terrible, Des made.cius de la vills me trnitèrent mais Jours remèdes «6 Me dunnérent aucun soulagement.Un me consellla de frire l'essai de Hooë's Barsaparila et Je suivis coconsell.J'ai beaucoup de HOOD\u2019S Sarsaparilia CUERIT plaisir À dire que deux boutellles m'unt causé agement visible.Ayant continué à pron- ulitrement do ce remède, © Jesuls maintenant guerl pendant ma maladie je fus souvent oblige de me servir de bégutiles.Jo no puls trop hautement recommander Jlvod's Bafsa; aril.\u20ac \"BYRON CHANDKEI,, Houd's Barsa 41 la bouteille, er rm rt Mood\u2019a Pillg s01* In metlleure medicine eatlarthjue du faille «8 pour le foie, 25 ceuts, manne tar cree Bo ! iancoBanadicn.PRES BE LARONNEMENT Pearle nye n su gilet Foursix moin gout BYBbIE d'avance, Rd pure uentier, ulinuter d'ainnnerment 01114 ques Ladit le à 1) rÉSAGOR LS 4 CaN pie, TREY BES ANRONCEN Qi 15 VotlUEs, era pisbillée Jussuc ire, \u2018ln libérasie ext accordée ponr lef A roheta à lung terine, Lilbncen, teltres chergéet sie, ecvroul être sire LOL GUGM ON, Nap 110s, Cwind-lean d'ibersilh roo raneo-dhanabien LU AN LE MAL (hi), re Lenten.aut-gouverneur Cha dees et nualaume Chapleau sont de retour de hour voyage on Flovide, M Chapleau est eu parfaite santé, Ou axpjoile qu'on eyodical de cit itaisies [rançais a acheté l'Île d'Atilcoste, daus le golfe Saint Lawrent, su fiquidateur de l'an Cone compagnie qui la possédait.! d'nivers de Paris a reyu de Ro- La depéche suivante : Fa l'Hojagande vient d'adresser ans évêques du Canada nu doen.brut casbamteaut La fréquentation porle= catholiques des évoles neu Get queletanles au Manitoba, M Hiadllon dit quo la victoire de M, Groffiion s'explique par le Pub que le candidat hbdral a ap.pietne Forde en conseil el s'est engagé à suppoiter Je gouverne rond si Une doi rémédiatries est péwutés En Fusant cette décla ribon, M.Grofir'on a jui Conserver tons les anis du parti libérat, Sauvetie déclaration, M.Ihizailion es.couvainen que M Grofftion aurait été haita.Une dépêche de Londres annonce quelle beuvre expédié du Canada parle département de l'Agriculture se vend plus cher sue be marché anglais que le même produit ve Honl d'Austratio.Gert une bonne role pour le pouxtime ment lédéral et pour ler producteurs de beurreries qui ont Contrib es aN ove ainsi sigua Ie Une dépêche d'Oit1 annonce que MC A.diecffrion, le nouveau dé- pureté de Verehises, à pris son siège ans Communes lundi après midi Ha été présenté par l'honorable M Lanier cl Mo Edgar.H occupe le pidge de M.Lourarsa, le député de Saint Jean, sur la troi- siune rangée, du côté de l'opposi- Last, Ou a douné à M.Geollrion, le siège de M.Bourassa, parce que celui cine fora que de res el courles apparitions à la chambre des com n.aues, La manufacture Mchonald est en train déjà de se reconstruire.On a commencé À déblayer les débris.Coulisireiment à certaine tumeur qui avait eu cours, que la recons traction serait fuite hovs des limi tes de la ville, il paraît qu'on va vestairer l'ancienne bâtisse, L'entrepçeseur Hobert, qui a thatge des [ravaux, promet d'em- [layer le plus possible les ouvriers ce la fabrique réduits su chômage torcé, Bonne idée.M.Charies Arthur Sanécal, cuis pion à Ja Mineree a conduit à l'au tel, lundi matin, mademoiselle Brnesline Larue.La cérémonie tup Uole à en lieu à l'Eglise Saint-Jac ques à (4 heures a.m.Gest Ml'abbé Lorue, parent de la mariée qui oflirinit.Après le mariage, l'hevreux couple s'est rendu chez M.Magloito barue, où un délicienx goûter leur [at servi, puis ile partirent pour nn voyage de quelques jours aux châles du Niagara.Nos auciileurs soulaite.amis de M.Senéeal lui ont offeri une jolie bourse.Il y a eu mercredi dernier vingl deux aus que 8.G.Mgr l'arcbevd.que labre fut aacré évêque «i devient coadjuteur de Mgr Ignace Bouget, deuxième évêque de Mont réal A celle occasion, nous offrons au digne métropolitain de l'église de Montréal l'hommage de notre filial respect eb nos vœux sincères de longue vie.La Révde sœur Marie de Toute Grâce, du couvent de la Congréga- Lion de Notre Dame, de Montréal, est décédée dimauche dernier, daus lu SUème année du son Âge.Eœur Marie de Toules Graces, née Jaidith Robillard, cet décédée dans la cinquantième année de sou âge.La défunle était la sœur de M.Robillard, ancien dépulé de Berthier, ot la taute de M.J, Israël 'l'ar- Lt», deputé actuel de l'iskot, Les funérailles out lieu co matin à & heures ot l'inhumation se [fail aus ia crypte de Notre Dame de litié.M le Chanoiue Morrau est décédé, lundi, dans sa chère paroisse de Suint-Barthélemy.M.l'abbé Louis Edmond Moreau, naquit le |$ août 1834, à Repeuti gry, du mariage de Benjamin Mo reiru et de dime Angélique Larean.Ordonné puêtre le [4 mars 185, il fut notrmé chapeluin de la cathédrale, C'est dans l'excreiee de ces fonctions qu\u2019il s'est altité sue Loi, par son zèle apostolique, l'attention part eutière de Mgr Bourget, qui le HONG AUMOnier des zobaves pot- titleaux A Rome, en 13634, Hi pareille nomination faisait honneur à son titulaire elle devait \u2018Aussi mellre en évidence la perapi- cavité et la sûralé de coup d'œil du vénérable évêque de Montréal.Un choix plus judicieux ne pou vait être fait.Conune aumônier des zonaves poulificaux à Roma, M l'abbé Moreau fut, à la lois, pen dant ses deux anuées de service actif, un officier distiogué et nn prètre modèle.Les anciens zouaves ponlificaux, auquel il n'a jamais vessd de porler le plus vif intérêt, l+ vénéraient comme vn père, M.l'abbé Moreau u été uousmé chanoine en 1860; il était curé de San:-Barthélemy depuis 1879, Nous déposons sur la tombe de ee prêtre honorable el patrinte dis tinguêë le tribut de nos vives el sin vères condoléances.Lea membres de l'Union Ailet, révnis, lundi soir, À l\u2019archevarhé, ant adopté des tésolutions de con doléances à l'occasion du décès de M, le chanoine Moreau, ancien suinotier des zouaves, lis oùt, de plus, résolu d\u2019assiter, vu corpsel en uniforme, au servi ve, qui a été chanté, (jeudi) daus lu cathédrale, par Mgr l\u2019urchevé te Montréal, et & Vinhamation jui sera faite dans les caveauy de tn basiligue, à côlé du towbean uli repose Mge Baurgel.Revue des lournaux L'ISLECTEUR Le.déclarations faites au Sénat var le premier ministre sont diver sement appréciées.Bon nombre de lépulés en brent la conclusion que lee gouvernement passera une legis - Lation rémrédiateice, si le gouvernement de Manitoba refuse de se soumettre, D'antres, au contraire, n'y voient qu'une menace à la lé gislature de celle province qui se révuiraau \u201cmai prochain, Nous avons dévidé, quant à nous, de ne vas anticiper sur les événements el de juger les miniztres sur leurs wees eb non sur leurs paroles, LA GRUIX DU CANADA Le premier Ministie à trailé, au sénat, la question dos écoles du Manitoba et sou discours, nous nous mpressous de le déclarer, contient des déclarations lout à fait rarou ranles pour tous les calholiques et laus lve bons ciloyens respectueux des droits d'autrui, des engage ments contraclés au nom du pays eb de la décision linale du plas haut tribunal ds l'empire.M.MeKenzie Bowelt n'est point personneticment partisan des écoles séparées ; il l'u déclaré franchement à la chambre haute ; mais il sai! mettre de côté da dione et Shounèteté, ets specter el fare respecter des droits du fuble à l'é wath de eons du plus fort, M.Arantannd à puis Le parole apis M.Bernner et alu Félpeité be Pres miner Ministre de sa conduite d'horm- wie dla dans Palace des ecoles dn Manitoba.Eon, ML Ferguson à terminé ta disewssion de Cadeesae au sénat Apres avoir répondu aux attaques faites contre Le politique générale du gouvetnentent, il à fait remar quer combien csk étonnant la de nonelation de l'hon.M.Seoul, chef de l'opposition au séval, parce que Le gouvernement n'a pas désavoué les lots des droles quand le parti hbéral s'est toujours opposé au dés- lois provinciales.chef de l'opposition: le déaveu de lois n'auraient pas ole un empetemeat sue des droits provincians.1 est nan moins étonnant, ronts œue M l'ergasan, d'enteudre l'ion.M.Hvutt, dénoncer be tirobe vousme srgaue du paeti Lineal, AL Ferguson parle ensuite de la désapprotistion par M.Scott de l'ar- Loi da pri a Pinas vie du ler pars Oliver Mowat, et de sa de Sippoobalion non moins énergique de La part prise par M.Blake dans la passation d'or loi qui oblige le Bouvernrinent À objentr l'opinion des Lribonanx sur les questions tou chant ha constitution, Toute la po- hiuque du partiest dénoncée par son chef dus la Ghanbre Haute, Pas Padresse esb intugiée sans apposition.Au Lac Saint-Jean Lit Lerspératace dde Phiver a été leutent belle; te froid n'a vigoureux el la température Wu pas dit pasa a moyenne, lo privleinps s'est déclaré assez À bon ve heore : depuis nue quinzaine de | fast une véntable chaleur L Tons les champs sont décou- vor ls; il ne nig que quelques vestiges de naige dans les cavilés Les ag \"vs se préparent pour consnenrer fes sensaiiles ct tous fast présager qu\u2019elles seront eu pleine ackivite au comme wee Avec le printemps l'activité, Déjà dus centaines d'ou vriert saut employés, les vos aux Mottoges des billuis dans les J ves, el d'atitres aux grandes scieries eb anx manuf ictures de bois, Ou fait aussi subie aux bateanx qui font la navigation sur le fac Saint duau, des réparation pour les Meltre prêls à prendre leurs lignes Bussitôl que la navigation sera 0.- verte cc qui, suivant les apparan-! Ces, ROP AU COM VCHCSMeNE de mai, L'élau donné À la colonisation ne we ralentit pas ; À chaque voyage, les chars nous emmènent de non- veaux colons de dour cents families.HES anna ns en toad lemps tg pri | à Lest entré au delà] NEGROLOGIES M.PHILIPPE CONKAU A la mémoire de Phili Conmeau, élère de rhétorique au Séminaire, de faint-Hyacinthe, décédé le 15 courant, à Henryville.La vie humaine c'ust qu'un étrange thau de joies et de peines, de fêtes et de liistesees où les plus beaux jours ont leur douil, leu plus bolles espérances, let £e déceptions, Et le soleil qui monte radieux À l'horizon da printeinpa doit aussi »6 lever our des tombeaux, éclairer des furérailles.Ab! pousqusi faut il que ls jeunesse elle-uiême, cette aurure de In vie soit impuissaste à coujuree les coups douloureux de lu mot, ct & cov server vivaut un flambeau qui vient de s'ulluuser ! Dieu, dans ses inipénétrables conseils, & voulu ravir à notre affection un aus sincère ; ot cette fleur si jeune, il I'n tranchée au moment où bientôt nous al- live lu voir s'épanouir aux rayons de Ia chaité encerdotale.\u2018 Qu'il en soit béni suns doute, puisque Dien fuit bien tout co qu'il fait 1 Fiat eolontas tua; wwis à sous qui avons goûté l'amitié de cet ani, uo nous est il pas permis de jeter une lirnie el un souvemr sur cotte tombe si 10: fermée aux espérances de la vie ! ce sera là, du moins, ta dernière consolation de nos cœurs.Né d'Eus famille respectable ct profondément chrétienne, il se fit toujours remarquer par sa grands piété, D'une in- selligeuce d'élite, 11 fit de rapules pro grès dans so3 études.An! sans doute, d'est là la Dour que cultivait le regard de Dieu ; ta fleur qu'il a voulu détacher du sol arant qu\u2019elle y puität le venin cor rupleur, avant qu\u2019elle su llétrit au sou- fle des miséres et des passions bumaines.Souvenuns-nous que Dieu est le Souvehi Maitre, qu'il tient dans sa main toutes les existences.À lui d\u2019ensemencer le chaton, de le faire croitre et lou- tir : à lui, dong aussi, de muissouner su Lemps de Ja maturité, d'uilippe Comcuu était mûr pour le ciel, il vit par delà le tombeau, de ls vie des clus ; et dans les splendeurs d'une vision biunkeureuse aux pieds de la Vierge Mare dont il fut l'enfant dévoué, il prie pour ceux que le deuil afftige, il priv pour ses Goulrères, moins furtunés, qu\u2019aitendent bieutôe les agilations de lu vie, leu imiile dangers une mcr parse.wee d'écuels, lt vous pureuls désolés, que Ja mort previo d'un (ls teudremiont umé, vient de plonger dans les smertunies de Putigoizee et do l'ufHiction, soyez couso- is.d'uteseut ces figues parvenir jusqu'à vos cœurs: elles vous diront ce que fut paris nous votre l\u2019Lilippe, elles vous di tout aussi pourquoi Jeu n pa sl (GL briser ces légilines epérances que vous fuudies eur eos avenir, © fortiliés par «à à «Once dout il jouit, vous aerus lou- veux, vous Vous leliciteres d'avoir au donnes au Seigneur un Hu pour chs: tor um gloire.A v1 gb ob un ane, il est doux de s'en- duruvr aus le Seigueur, bors eu paix, cher ami, 4 Loi que le ciel n aimé plus que HOus, sans troubler tes Coudies par de Valus gémissemeuls, uous prious Dien w'elfacer los durnières -] taches, de dissiper les derniers nuayes, \"ile end qui puissent Le dérober encore leu béaliLUdes du la vision divine, et us deposons sur ta bombe l'honsmage dug souvenir que le temps wellucera Pits, Jus funérailles furent (rés imposantes à l'égline de Henryville ; le cortiye Fane it des principaux citoyeus de la purutsae, 1 coule {ut portée par MM.Pieru, de 9.Meunier, Hypolite Muean, l'héoilore Meunier, Loraicue For gotte, Alfred Fouine.Lu levée du corps à été faite par Ml'abbé 5.Gendron, procureur au Sémi- Naire de Saint-Hyacinthe, eb le aurvice chmnié par M.l'abbé J.B.Tétrean, cué de Sainte-Aune de Subrevuis.L'irgue vtuit tenu par Mlle Leumins Comeru, de Sabravois.Un sisi do Is famille.JB, T.MAVANE HILAIRE HOW La niort vient encore de faire une victime dans la personne da wu Rose-Jane MoNally, épousu etia concitoyen M.Hilaire Foiay.Madama Foiry n'est éteinte dans le Seigneur, diwauche dernier, à dix heures de l'avantiaidi, à l'âge de DS ans et 5 mois, C'est nous Ia protection de notre bon.ue mere VEglire, mania de tout les se cours qu\u2019oflre notre Sainte Religion que celte wère chrélienue à quitté ce monde da minéro pour niler là «d'où l\u2019on ne revint plus, ; _Las funérailles ont eu lieu, mercredi, an milieu d'un gra nombre d'amis.Lea C'éven cles NlE SN.de la Congrégs- Lion et des bières élaient présente, La levée dus corpe, à In maison, a été faite par notre digne curé, M.l'abbé Collin.C'ent lui nussi qui à chanté le service, nyaut pour diacre, M, l'abbé F6 indeau, où M, l'ubllé Brien, ponr sous diacre.; L'Orphéon de Saint-Jean à très bien chnnté ja Messe des Morte harmonisée.Lecorpen été porté par ses quatre fila, DIM, Alphuinee, Auguste, Alban at Joseph loisy et MM.Joseph Lebean, d'Iverville, et lsmérie Boudreau, de Pros vidence, lt.1, amis times de Is (a mille, Law porteurs du poiile dinient MA.J.A.Lame, dames V'Uuin, 4.B, Biwonnebte, Pierre Boivin, Rolland Dixon et Jenn Bourguiguon., Lee deuil était conduit per son époux, M.Hilmre Foy, et M.W, MeNaliy, frère de la délunte, La edéfunte lues pour pleurer »a perte tan époux ok «dix enfants MM.Al fred, Alphonse, Auguste, Arcade, Alban, dosoph elles Ketty, Marie, Leliy, erunt de longtemps les nt ce cœur de mère, M.Vuisy et toute lu fa wife d'accepter pas sincères condalé- ances dus le maaîhieur qui les frappent.M.J.B, Thauax MB Praban est purs de vie à tré pany dimanche dernier, mani de tous les secours que le religion catholique, seul, sit donner À ses enfants lors du redou ble passage du truaçpn à l'éternité.M.\u2018Trahian, 6 terminé une vie d'abuégation et de dévouement par une mort des plus édiliantes.En entrant dans le Tiers Ordie de euint lrançois dl'Acnise, il yn un en et slvmie, le défuns avait, pour ainsi dire, { dit aitieu au monde pour ne s'oceuper | que du salut de son Ame.Aussi Ja mort ne l'a pas pris par sur prise.Coumusiqué.Les victimes du sinistre Les vestes d'Alphonsine Thibau ai.|deau sont partis, samedi matin, de Montréal, pour Saint Jacques l'Achigan où son service à eu lien lundi dernier, La défunte a éle exposée ches sa ratur wadame Joseph Landry Mardi malin, vue autre victime de l'incendie à fa manufacture Macdonald, MIle la l\u2019ortin est décédée à l'hôpital Notre-Dame.Rosonua Beauchamp et Séraptune Binet sont en du'iger de mori, Mlle Beauchamp à la Jambo pau che fructurée, un coude disloqué «t la clavieute brisée.Mile Sinet a les retns fracturés, Auguste Gauchon et Joseph Finlay sout en danger de mort, es autres blessés sont en bonne | vole de guérison.Penses-y Un paquet de Teinture Diamond, coûtant dix centiens colorera de une à six livres d'éloffe, voie ou laine, suivantles nuances désirées, Cost un travail merveilleux 5 et des milliers de dames épargnent de Par gent chaque aunée, en renouvelant lents robes, manleayx, converte, chiles, bas, ete.uvee les vacultentes ol infailibles Tointuares Diamoud.Quand vous achetes des tein a res, ae vous leissez pas persuades d'essayer d'autres qualités ; il n'y à pas de leintures égales aux célèlurs Diatuons IL À ÉTÉ SAUVE De l'abime profond de la maladie Le Paine\u2019s Oelery Compound à été pour lui sa plau- che de salut Indigestions, maux de tête, troubles d'estomac, insomnie et anxiété Dans une grande majorite Je ces cas les médecins faillissent ot ne peuvent eBectuer une cure perma.lente, et les médecines patentées, de nos jours, ne foul que prolonger ce que c\u2019élait qu'une nuit de som.meilet de repos.Celle insomnie et celle auxiélé me reudivent très nerveux el je deven sis rapidement publ IMFOUTERS and TRADKRS NA.Vendredi 8 Mai 1895 7 ,POUMONS MALADES Guéris Pectoral- Cerise d\u2019AYER \u201cJ'avais contracté un furt rhume qui se porta Aux poumons, Je consultai un doc- vu QUI Erouva, en exaninant mes poumons, que Ja partie supérieure gauche éluit forte tent affectéo.Time donta de la médecine, nats elle ne semblait me faire aucun bieu, et Je résolus de fair l'essul du Pectoral: Cerise \"Ayer.Après en avoir pris quelques duses Je me trouval souligé et avant avoir finl fa bouteille, j'étais guéri.\" À.Lkruan, horloger, Ouge vilie, Ont.Le Pectoral-Cerise d'Ayer La plus haute Récompense h l'Exposition Colombienne.\u2014 EN DETAIL Corrigé tous les jeudis par M.Huxns Housseau, cierc des marchés.\u2014 Bots 8cte Patates la poche 045 0 60 La grande médecine du prin |Veuls pardouzaiu 010 013 l'oules par couples vs 1 temps chasse tous Poulets pur couple \u2026 000 0 Vies par couple.we 100 1 NB ces maux Diade der couple .150 22 \u2014 Canards par couple.vw 1 Beurre frais par Ibs 0 ï 0 » Dans presque toutes les familles | Beurre calé par ols uv canadiennes, un ou plusieurs de Bari Train bar 100 : = : wo ses membres sout Lroublés, soit par froine In poche 070 9 80 lidys ie 1.ndigesti a \u2018oin par 1 bottes .400 500 ! dyspepsie f'udigestion, des maux | Paie par 100 bottes 200 300 de tèle, Pinsotnie ou I'énervement.| Sucre d'érable vus 007 070 000 Corrigé tous lea joudia par M.R.Coustxs marchand de grain.l'anité vanabiaaNe l'ugonis où les souffrances du Gros.Détail patient, Fatentée,.Pres il est diferent le sort de {ontsicure Kirs \u2018 vo \u2018 3 \" qui font ussge du Paine's Ce Huperfive we UU U0 lery Compound.Lis ont #16 dans | Du printemps extra.0 00 000 chaque cas ramené à une parfaite Forte, bouger ou sages 80 su santé el à une nouvelle VIBUENT | Choisie enpérieur, extra.U 00 © 00 mentale.Des milliers d'hommes | Choisie XX \u2026 Ow 000 et de femmes au Canada qui ont été | Familles très-choisie\u2026\u2026.19 2 10 Buéris se souviennent toujours que Devine pear ion \u201d 1 ® .3 leurs vies ont ôté sauvées par le|Saritsin ues.476 180 Paine\u2019s Celery Compound.Diveus M.Hugh 4.Riley, du No.42 de 4b 5) la rue Saiute-Agnès, à Montréal, 7 8e est l'un de veux \u2019 d © © pain.un gran m 60 nombre qui ont emda témolgaage pour le bénéfice de ceux qui souf- en » frent au Cauuda.M.Riley écrit Li 7 souvme suit: Bw ww \u201cde tiens à dire publiquement 1 ® 1 % que je dois au Paine's Celery Com- mmm pound la vie, la farce dout je jouis MARCHÉ DE MONTREAL.aujourd'hui.Pendant au-delà de PHooUtTs Du La venue Lois années j'ai enduré de violentes | Benrre : douleurs d'estomac, de maux de Houleaux tb 0 10 Ou 1éle ot aussi d'indigestion.En sus Bal Quest.ab ° 5 $ TE de tout ces maux, je n'avais pas| Crômerien fraiches.\u2026lb.0 20 : 081 d'appétis e# je connaissais à peine Fromoge : visilleulb.u 12° 0 14 Liverpoo! canadien,., 41 61 8) 00d Meilleur Uatario, \u201c incapable de Taire fout (travail.Ww Après l'insuccès de lous les re.ri mèdes, on me conseilla de prendre | Si us lo Paine\u2019s Celery Compound ; et oa maintenant je suis enchanté de dé- Pommes de terre : clarer qu\u2019il n\u2019a pas son égal pour| bar lot de char par sac.00 80 00) #5 faire disparaître les maux dont j'é polar iob vooeue s0au00 voosvee OU 95 UHL CU laisatleint.Je gagne de la force|\"*v0e! .journellement.je dors bien lous tri br 60 lba ve bo les soirs, el mon appétit est trè-| _Prov.de Qué Ow 090 bon, je recommande fortement le | O'#nons : l'aine's Celery Compound a tout Egypte ° : > ceux qui veulent un bon et honnê- Bepagne, caisse.u ow te re A i vey.| Fourrage : © remède, un remède qui est rer Foin pressé No.1ton.6 00 7 00 tain de guérir.\u201c No.2 \u201c.60 800 Loin Ri LOU boblon pe 5 00 600 Solution de Biphosphate de|s haus merece, ions 3 60 40 cha F, Choix à /anry on grosses ux des Frères Maristes @bsecseess sors ave l4 OÙ 18 00 Cette solutinn médicinale n'est pas une découverte nouvelle.Elle a 22 13 00 14 00 ans d'existence, d'expérience et de suc.Hw 13 0 cès en France et À l'étranger, lle eet 10 00 11 00 connue au Canada et aux Etats-Unis de lv 00 11 80 puis plusieurs années; mais les frais 1200 13 d'importation, en rendant eon prix de esse 7 80 800 vente relativement élevé, n'oub pas, fue- Guaixs kr Fansnus qu\u2019à ce jour, permis à tout le monde de se procurer ce semède ui recommandé | Blé par 60 lbs : Prix en gros.par les médecine qui en ont éludiélee| Manitoba No | dur \u2026.\u2026\u2026.\u20181 78 0 78 bropristés et lea effets, Cet obstacle \" 2.au ow vient de disparaître, car les Frères Ma | Avoine 34 Ibs No.2 040 0444 ristes viennent d'installer à Baint-Atha.| Urge ord.par 45 Ibe ou 000 nese d'Iberville, P.Q.tout le inatériel | Orge & Drache 6 04 nécessaire pour In fabrication do cetle | Seigle par 04 unl 08 solution.Désormais elle sera en vente | Maïo, droit pa: \"uv 06 dans tontes les bonnes pharmacies et à | Poin bone p 080 08s In Procure es Fréres Maristes à fber- | do ordin ou 0% ville, ©, Q.3p\u2014isi Sarrasin par 4 au os -_ = = = © \u2014 | Farines: 1 Patente d'hiver 360 37 3 ad Ue 8 1 Patante Ma us 006 310 315 37 280 mm ss ups bride 360 inci 3 abgers pbrl 3 7 Bacon priscipal, ST-UYACINTHE Fine.TD.briu oo 000 a dt enter» GB AUS 100 tba cité | 60 1 66 A LALLY Farine d'avoine ordiusi SUCOURSALEN « a Iberville, C.L.LEDOUX, Gérant, +0 Se-Césaire, M.J.A.BERNIER, Gérant Farobam, J.E.CAMPBELL, Gersut.1 L'Assomption, M.N.JARRY, gérant.5 CORRESPONDANTS Gru.p.toune\u2026 20 CANADA Avoine rontée en aace\u2026 4 ifrodie XXX pré ibs BANQUE LES MARCHANDS et ou} MOB.00nsscassssenmessaroc000 0 branches, Bordie X XX prép 61b dos.0 sravaunis, Naw voux « \u201cBopehtue : THE NATIONAL BANK of the Jie Fleur Favorite 3 Ibe dot.0 Fruits cssessg 2eess Éssss [IUNAL BANK.COranges, Jamaïque bri\u2026\u2026.70 7 LADENBURG THALMAN sod Co.nu ou Mer ou 0 WOsrox \u201c«F ee MERCUANT NATIONAI.BANK.vaut ride ee à \u2014\u2014 ee Citrone, boite ow 0 la succursale transige toutes affaires | Noix de Coco, 400 4 générales de bauque.Un départemeut | ligues layers\u2026nilles 010 O12 d'épargne recevant des cépote d'argent | Pommes séobses, lbs.005 0C6} depute la sonume de $1.00 y wt achelé, | Atocss, bri 000 00 C.L.LEDOUX, |Loums- in 19 BAN) à su sQ EPICERIE\" MODELE Une seule qualité-La metllenre.Uu seu! prir\u2014Le plus bas.Prompte livraison à dousletls.Attention spéciale pour ordre prr télephone Ayant acheté lo fonds de commerce de MM.aiphouse Decelles & Cle, prends pis lair A annoncer à mes au x ctieuts da res Messieurs et nu public en général, no Jal ajouté À leur stock Ch slt de VINS ET LIQUEURS Un Stock des plus complets br « DE CHOIX vu (trouvera Chez ua 1 he uiellteurs p.olulte Rlimor.Catres bon Iles, qui pourront donner sutistnetlon sug plus fue gourmets, Mon intention est de ne tenir que les meilleures qualités.Je sollicite chaleureusement une visite.Votre obt.serv.A.A.DECELLES, lou Rue Richelieu, Saint.dean, I'Q, Je cote spécialement un SHERKY imports de Ia malson f.Arnaud Hordeaux,'h rance, 4.2 Mie 8 VENTE A BON: MARCHÉ Pandant le cours du mois de .MAI.Lous dontieions un esr mple de 25 pour cent eur nos habits qui soul fait pour argon, ainsi que pour les capols, faits pour hommes et garçons Nous donnerons aussi ui es comple de 10 a 20 P.Csur tout notre stock de merceries, pour hommes.Pour les balullewents sur cour Mande vous donverous rit escosp te de 10 à15P.C.N'oultiez jus que ces avantages ne routque pour le tioisde janvier.E, McConkey & Cie 169, rue Richelwn, dames.Cet hôtel eat le aeul hôtel Français de première ordre à Montréal.Tenu sur le plan Européen et Américain.Il est nitué au centie de le viile** près du Puieis de Justice.\u201c Un peut y loger facilement 310 petschues avec (out le confort désiré.Le prix de pension el chambre comprise est de SI ÈUA $2.00 par jour, Priz spécisux pour pension: naires & Is semaine ot au mois.Veuillez noter que nous venons d'ujouler à notre Salle à Diner, Cl'able d'Uôte.) l'a restaurant à la Carte ct des Salien à Diner particulicres.Ung visite est respaclucuscinent sol lionée.Les entrées sont sur la itue Sainl- Vincent seulement.L'entrée sur la place Jacques-Cartier ne communique plus aveo l'Hôtel Richelieu.1.B.DUROCHER & CIE, l'ropriétuires.N.B.\u2014Lea Ouubus de l'Hôtel Riche lieu cu nt buvgours à l'arsivée des cuuvois de chemis de fer et (ébarca.tères (es bateaux à vapeur, HOMMES smiffrant de maux résuf tant «en excès el den erreurs de In jeunesse, ne désespérez pas.Vous trouverez une guérison A infaillible dans Trs Ne- AVANT mèdes Mentanratifr du Pror.HUBERT?Écrivez pour bruchure au Prof.Hubert, Bolte s35, Montréal Toute correspondance reçue cn confidence.T.AJCOUSINS Agent d'assurance, Etc Eaint-Jean, P.Q3 u'r ri Hcraire du chemin de fer du Central Vermont Commencant Dimanchie Ie 9 lec |W) -3 at ligne courte ênire à New-Fork, Hogtr et toutes les véiles de in Nouvelle Anylrierre.R ler couvoin laissent Maint-Jean ang heurr e1 port, Conomd, Menel r, Nashon, florian ob tous lon prluis de à avr velie Augletcrre.K ?Kh@ttinake, 19.41 pm.Kétcan, NS Fhe a len provimess tuarilitnce.\u201cTO Tome len ours.| Tone tes joura dimanche except un les Joirs samedt excepto.RE IBurden jobre overpié le lun \" jutra etc ut Tuas des trains partvnt de le gare Windenr oi fait ie trajet de Montréal à eau en lus Bureau pour la vente des Billets A la gure ot 103 rue Richelieu LN.HEBERT, Agent.TAPISSERIES k£ ED.ARPIN, mme trés a Ce Magasin vous verrez lous | patrons les plus touveaux bit pn tempset vous paterez les prix te: plus bas possibles, minense de: : RIDEAUX A RESSORT st atissi offert À bieu bas prix.Un ridean Lout complet me ve coûlira que Alc, posé, gratis, à domicile, ol fonctionnant à poi! ction, Le Liniment de Minard zu.rit les indispositions.Cartes d'Affairaz.Avouatuol 1 GARREAU AVOUAT, ta 96, rue Jacques-Cartier, Hetoan 1.1) Cd MAGUEY Avouar No.tU, rue Saint Jacques, S:raut Le ue prea No.l,aintriqan aan + 04 - Médecin Dr HL GIROLARD MéDEGIN KP Clin nies 28, rue Saintdacgue sy Ste bo Notaires, JL DEMERS, BOL.NUFAIRE Buace vu 212 st0e FETT \\ I.A ROUSSEAU, Bb NUTAIRK bacoli it P.R MERIZZI, L.Lu 1.NOTAIMIÉ PURLIC, NAPIER iLLE M.Mertens te Aru be ge le Afinsgur, tou I RTC DE RC Argeuta phitersur balles , 0 Avis Impoitant Pau ne route at daar dia sane hae voy low Moga ion ade HES) peal npr Len AVOIR toner ches EHeR don to le Lamotte wl tun, fa 1 daite 1k Bonde op Hes Froaas avr bun Poy LE FRANCO-CANADIEN VoilA la nouvelle graisse de cuisine nui prend si rapidement la place du wiindong, C'est un produit alien taire entièrement souvent, composé d'huile de coton clariiée et de suil de boeuf rating, Vous pouvez Couter gue la (Citélene et propre, déticate, saine, appétissante ct évenomique-aussi supérieure au saititoux que ke tiinière électrique est supérieure À lu clunedelle desuif.lille ni heroin que d'uss cæai loyal, et un vs ai loy.l suihita pour vousconvaiuere de sus mérites, Ku vente, chez tous a Jes épiviers, en seaux de 3 el 5 livres, Fabriyuce sculement par | The N K.Fairbank Company, Rues Wellington et Anne, Moutreul Grand Congrès Agricole (suive) M.l'Assistant Commissaire nous démoutre qu'il nous serait facile de :upplanter les Amdricains sur le marché anglais pour ie bacon eb le panbon.Aux Etals Unis on eu prai-se le pores avec du blé d'Inde, eo qui vend de lard huileux ; vos pores, au contraire, sont générale ment cugraissé avec des pois et de l'orge, aliments qui fout vu lard plus ferme et plus apprécié des con roummileurs D'ailieurs, tous les marchands\u2019 ailmellent qua le * bacon\u201d cana divn est bien stp érieur au * bacon\u2019 américain «4 qu\u2019il commande uv puis plus élavé.; ; Cependant les Etats-Unis fournis sent pour 859,165,771 de bacon ei de jambon, À l'Augleterre, contre nous 81,237,001 seulement, Maditions l'alimentation de nos pores de manière à produire cs doux variétés d'une mème viande étilen sers de cette durnière ex- Jartation comme ceile du Fromage, \u201cile suivra une marche asceudant \u201cmous prendrous notre place au soleil sar lo marché anglais.L'importation du lard sulé et du pore frais n'atleint plus là-bas que te chiffre de 84,626, dis que te marché du bi nt , 426, ce qui porte celle importation ann chiffre presque égal à celle du beurre.Pour te bacon, il faut des co chons à viaude auaigre.La race vanadienue croisée avec La race yorkshiira donnerait sous co rap port, un produit pouvant satisfaire toutes les demandes, Si donc, nous dit M.Gigaull, nous voulous angmenler nos exportations de lard, nous devous vous appliquer À produire une viande propre À faire du bacon, c'est A-dire pas trop grasse ; engrais web lee pores lorsqu'ils sont jeuner et abattez-les lorsqu'ils pèsent pas plc do deux cents lives Puisqu'il cst reconnu aujour d'hui que l'engraissement des jeu nes pores est de beaucoup moins cafilens que celui des vieux, el que lo prix du Lacon est plus élevé que celui du lard salé, 11 y a doublement profit à produire de préféren er be bacon.Des cxpiriences sur l'alimentation faite à la * Ferme Expérimen d'QUawa démontrent qu'en géné val, après la deuxieme mois da la période d'alimentation et quand le oils de l'asimal à dépassé cent ivres, il faut, pour produire chaque livre de graîn dans le poids vif, une quantité graduellement crois sante, de netrriture.Ainsi, pour porter le poids vif le cinq pores de TM livres à às0, il a fallu 381 li vies d'aliments consommés par li- vee de grain.Pour porter le poids Jes mémnes pores de 11 A BES livres, sb = fallu 404 livres d'aliments cou souimés par livre de grain.Les pores doivent recevoir tue nourri ture variée qui permet d'utilise: les déchets de cuisine, les herbages les vavines fourragers et autres élements moitsdispendiens que le graitt aflecté à la production du lard que nous consommons géné ralemenl C'est pourquoi nous couclnons que celle sadustrie devrait être dé volappé cn même temps que l'in dustres du beurre dont elle est, du reste inseparable.Produisant du Lait, du beurre et du bacon tate l'année, je cultivateur trouverait certainement dans ces deux initss- tries un marché assure pour pre.quotons les produits de ea ferme, N.BB.Depuis que te Congrès a eu lieu, à Saint Jeans, une maison de Montréal : * Laigu Packing Provi vion Co,\" à (raosmis an départe ment de l\u2019agriculture les impor tante renseiguements qui suivent: 4 Jusqu'à nouvel ordre, no paivrons 8450 par cent livres de poids vif pour les pores livrés à l\u2019a batoir d'Bast End, À Montréal, et pesés où soilir des traine.Les porcs doivent peser de 140 à 150 ibs, poids vil.Le prix indiqué ri ddensus, que nous payons, est plus élové que celui que l\u2019on paie avllours : ainsi, parexemple, on paie à Toronto : $4.25.Autres localités du Canada : de 84.00 à 84 15.Pris moyen à Chicago: 83:10 à $4.00 Grâco À la situation de Montréal, nous avons l'avantage d'une dimi nution sur 16s frais de transport à Liverpool, c'est pour celle raison {jue nous des pric plus élevés que ne peuvent ie faire les empaguelenrs de porcs Ontario.POMMES L'emportation totale de pommes eu Angleterre, en 1403, & été de uvons payer et donner | Fé 3,459,984 boisseaux, dont 1,010,450} ont 618 fournis par Ia Belgique.Voici les cinq pays qui font les plus fories exportations de pom- ines en Angleterre.Boisseaux BelgiqUGc\u2026 scies 1,010,440 Hollande.\u2026 587,663 Frauce.564,085 Canada we 482,997 Etats-Unis d'Amérigue .475,274 Le Canada vient en quatrième lieu.Nos pommes sout cependant en grande faveur sur lu marché uglais el nous pourrions y accroître co isiaérablement notrejexportation.les variélés qui se vendent le mieux sont les suivantes: Baldwins, Northern Spays.Greenings, Russets, Orange Bleukeius, Riles ton, l\u2019ippine po Waters, Canada, Red, ot géubralement, les diféreu- tes variêtés de poinmes d'hiver suflisamment dures pour être trans potiées sans se meuririr, Nos pomimus \u2018\u201c,lameuses\u201d dont on reconnait l\u2019excallencn, ve sont pas néaumoins très-recherchées par les négociants, parce que leur texture Lrop (ondre les expose à fu meurtrir pendant le transport, Les pomumes de la Nouvelle.Ecosse paraissent plus en faveur 7e les nôtres, et nous aurious, cioyons-nous, tout intérêt à adop ter ici les ponimiers cultivés dans les provinces maritimes.Ea Angleterre, un encanieur ne vend jamais un lot sans vider un baril bu une caisse devant leg enchérisseurs, et si l\u2019on reniarque que l\u2019intérieur d\u2019un baril ue con- lient pas des fruits d'une qualité d'une grosseur uhiforme, cela unit considérablement À la vents.Ou devra douc prendre note de ce fuit el meblre en conséquence le plus grand soin dans l'empaquetage des pouimes.VOLAILLES Quelques négociants veulent les voluilies avec leure plumes et leurs eutrailles afin de les dresser eux- mômas, d'untres les préfèrent pré- purées d\u2019oue autre manière.les priils dindous ne rapportent pas les gros.Les diudous dont la grosseur couvieat le mieux au marché de Liverpool, dit M.Wm.5.Banks, négociant, sont ceux qui pesent de 128 14 Ibs; ils peuvent se vendre lucilement eu gros an prix de lic ta livre, Audessus de ce poids on peut oblemr §2¢, la hvre.les volailles doivent avoir été privées de nourriture 74 heures avant Pabatlage et doivent être parfaitement refroidie (mais nou uvlès) c'est à dire que la chaleur animale doit avoir complètement disparu avant l'empaquetage.Si elles ont élé pluisées, on de vra mettre de la paille entre les rags de volailles alin d'empdcher ls coutact et le ressnage des chairs.Le commerce d'exportation de volailles est susceptible de dévelop cement; id peut dre rémunéra- leur pour les éleveurs pourvu que l'abattage, le dressage et l'empaque tage soient Mails convenablement.A Liverpool, on couseille d\u2019eu- soyer les volailles avant le 17 décombre, afla de les avoir pour Noël, à Londres, on prétend qu\u2019à Noël le marché est toujours eu vombré et que les volailles doivent y ètre expédiées avant ou après velle date.{A SUIVRE) Appel du rév.Père Paradis Verner, Ont, 19 avril 1895.Monsieur J.|.Rolland, président de la Société de Rapatriement, Montréal, Glher Monsieur et ami, Vous avez sans doule apis que j'ai failli mouris de la belie grippe an Lae Linden, Heureusement me voici encore dedoul et vivant quoi que jolimant cadue.Grâce à Dieu, je repreuds des Forces tous les jours J'eu ai aussi besoin car mes Michi pans ne re laissent aucun repos.Je leur avais enjoint avant de quitter le Lac Linden du ne pas bouger avant d'en avoir reçu instruelion pas de retour à Verner que je les avais sur mes talons, el ce west pas par petite groupes.La premiere journée, il en est arrivé 7 la Geconle 10, la troisièine 37, la quatrième Ni), lier 3 et ce soir nous en attentons une cinguaniainn, Quand cel4 finira til ?Provablement quand tout le Michigan sera passé en Canada\u2026Ou neveut plus des Etals.On veul revenir\u2026ri- vhes el pauvres sont ici.\u2026Ô C'ess vue vraie inondation.J'essaie de mai- triser le courant, de le régulariser, inutile, vaudrait autant endiguer le llenve.\u2026e suis débordé\u2026 &b vous autres, les geus du Canada, allez vous laisser bien longlemps peser sut mes seules épaules tout le far dean do faire face à tant de mou de 1.00 y alien de quoi attraper tine nouvelle grippe.11 ma faut ici \u2018les secours, il en faut absolument, de puis bieu douter ma vie ou ce qui m'en reste,mais de l'argent, mais de quoi manger, Œ n\u2019en ai pis os geus du Canada, qui exaltent par de si belles paroles cette wuvre de rapatriement, n'auront ils élernellement que des paroles à donner?Va-b on faire quelque chose colin ?Si oui, it est graudement temps.ou les Canadiens repren- drout de nouveau en maudissant le chemin des Elais-Unie, et 8'i's reviennent après cela, ils seront de beaux saus cœur, Etquel nom don- nurez vous À ceug qui les auront laissés partir 7.\u2026 Je suis tanné, fatigué de parle- inettter aven ceux qui m'ont fait des promesses.D'ailleurs, jo n'en ai lus le temps.C'ast alors que mes raves candidats mont dit : * Le gouvernement d'Onlario ne veul pas nous donner de chemins, nous allons les faire nous-mêmes metiez- vous & notre ble, et nous vous sui vrons.lls ont pris leurs laches, et depuis deus jours nous nous som mes laucés daus le bois.Dans ces deux jours nous avons ouvert + milles.Aujourd'hui, uous étions au delà de 60 hommes dans une seule cecouade.Demain tous y se ront, car tous n'élaient pas prôpa- .ll ya un peu d'eau par places dans le bois, cola se comprend, à L'Enfant pleure, il veut son Castoria.par livre, ou prix aussi élevé que\u201c formelle.Allez voir.Je n'élais, cstle saisons.Cependaut, ou n'a pas peur de l\u2019ean ni du bois, ce sont de vieux et de jeunes coureurs de bois, élevés à bonne école dans le forêts du Michigan.C'est l'espèce de colons qu'il nous faut pour les forêts du Canada.Néummnoius, malgré tout leur courage, ces gens-là, la plupart de moyens très modiques, sont obligés de mauger leurs provisions à travailler gratis pour le gouvernement d'Ontario, provisions dont ils ont besoiu pour travailler au défriche- meut de leurs terres.N'est ce pas une honte ?El ! bien ces gens-là méritent d'être secourus.Vous ôtes aussi de mou avis, Il faut l\u2019aide du gouvernement fédéral ou d\u2019autres, peu importe, pourvu que ça vienne.Si vous le Jugez à propos, je vous permets de publier cette lettre, alu que notre public canadien français sache comment nos chers compatri- otus sont traités par des gens qui uous fout lrait d'amis ;ets'il ya, commes je le crois, parme uos ca- nadieus du Canada une brise de pa triolisme, tous se lèveront comme un seul homme jour donner la main â ceux (ui révienune ul.Je fais ap ees Plus de paroles, des actes une sotisprition nation (le.\u2026\u2026pour] l\u2019wu- vre du Rapatriement, S'il yena trop pour tous, vous eu donnerez à d\u2019autres ; tous en auiont; tous ceux qui en ont besoin.Combien de pauvres familles sont là, aux Etats-Unis, qui reviendraient, qui feraient d'excellents colous, si nous ne pouvious les secourir toutes.Au moius par honneur, par bumanilé, ne laissons pas périr celles qui vien nent comme malgré nous se préci- piler dans nos bras.Vous vous iutituiez Hociélé de Rapatrieguent : Eh bien, à vous de Jeter le cri d'alarme où de guere, comme vous voudr:z Pappeler.A gilez el Faites agir, et w'oubliex pas, \u201cil vous plait que ce n'est pas pour après demain ; c'est pour au jourd'hui.Vous, mon cher M.Rolland, qui, outre votre Litre (qui ublige) de prè sident de la Soc'ête de Rapiriement, jouissez en vuslre de la considération si bien méritée du public canadien, c\u2019est sur vous que jo dépoue Je far deau Lonvrable el mériloire d'un miouveulent quelconque = pour Nous venir en aude el an plus vite, Mellez à contribution l\u2019intelligeute activité de uobre aimi,le docteur Brisson, el celle de lux:te votre s0- ciété, l\u2019assez une résolution el fai: Les appel au public ou au gouverne- sent d'{tiawa ; mais les gouverne dent sont bien leuts ! Voilà ma pe lilo idée à moi.Vous eu avez sans doute de meilleures ; (ant mieux, c'est le temps.Fxeusez le grillounage.Saver vous à quelle ljeure je vous écris ?A deux heures aprés minuit.Ce n'est pas mal pour un homme qui est sorti du lit depuis huit jours.Cest gue jai été couché trop longtemps.Dans le jour je w'ai pas une minute à perdre.Je suis dans le Lois avec mes graudes bottes, à la tête da mes soldats.Je vais me coucher ; à cinq houres la sainte uiesse, et à V l\u2019ouvrage.Ne mrattendez pas À Montréal avant que j'uiu placé lout ce moi- de.Aussitôt que les lots seront at- teintis, les chantiers vonl se Coustruire ol en mai, Vous ferons venir les femmes et lus enfants.\u2018Tous veulent faire un peu de terre ce prinlemps et eusemencer.Voilà +aurquoi on n'aliend plus, on vient malgré moi.Au revoir, j'aliends de vos nouvelles, Votre tout dévoué, C.A.M.l\u2019ananls, Pire, M.G.TERRIBLE SINISTRE 1,200 ouvriers sur le pavé Ur peu après cinq heures, jaudi de la semaine dernière, un incen die des plus désastreux à consumé la manufacture Macdonald, la plus considérable du Canada, situé au coin des rues Iberville el Ontario, à Montréal.Lorsque l\u2019un des coutre-maître découvrit le feu au troisième étage, dans le sécho.r, il courut au premier étage donner l\u2019alarma.Pendant ce temps un jeune garçon du nom de Bernard, était dans la rue et contemplait, sans doute avec admiration, d\u2019épais tonrbillous de fumée s'échapper des fenêtres du sud- ouest de l'édifice.D:8 que le contre-maître eût don ué la première alarme 11 vatourus en toute hâte aux élages supérieurs our diriger la fuite des employés.endant co temps le jeune Bernard, voyant le feu faire des progrès, dou- na une geconde puis une troisième alarm.Tous les ouvriers ct les ouvridres, au nombre de 1,240 environ, étaient encore au sravail.li est impossible de décrire les scènes de terreur el de désespoir qui se sont pussées dans les dilfé- rentes parties de bâtiment.Quelquer unes dus ouvrières affa lées pur la lecrenr se sont jetées par les fenètres et ont reçu en tombant sur le sol de très aérieures blessu res.Plusieurs sont en danger de mort.Aux fendires du cinguidme élage, des femmes el des jeunes filles faisaient des siguaux et demandaient & grande cris que l'on vint à leur aide, Les pompier, pendant ce lamps, sv Lltaienl de dresser leurs écholles.Muis les cris augmentaient et à chaque feuêtre apparaissaient des groupes de fen mes es de jeunes filles dont les cris Blaçaient d'effroi les epectateurs de cette lerrible scène.De minule en mivute l'angoisse de la foule impuresante aux alentours de l'édillce en feu grandissait, les vitres des nombreuses fenètres se brisaient les unes après les autres tt la fumée commençait à paraître, menaçant d'asphyxior les ouvrières ui n'avaient encore pu se sauver, Mais les pomplers rencoatrérent un obstacle sérieux dans le sauve tage.Devant chaque fenêtre se trouvait nu grillage en fer que, à plusieurs endroits cependant, des ouvriers réussirent à briser.À un moment donné plusieurs ouvrières, affolées de terreur, voulutent se jeler par les fenêtres mais les quelques hommes qui se Lrouvaient parmil elles ou leurs compagnes les ont relenues par leurs vôlements.Veux de ces malbeureuses, cepen dant, trompant l'attention de leurs compagnes, sautèrent daus le vide.8 Pendant ce temps les pompiers attaquaient de tous côtés le feu qui semblait concentré à l'étage supé- : rieur dont les soixante fenêtres vo- missaieut ulie acre fumée noire.À six heures et demie la toiture s'effronda ; les flammes jaillirent de toutes parts el s'élevèrent à une prodigieuse hauteur, gagnant eu un instant le dôme central.A ce moment un cri d'angoisse s'éleva de la poitrine de six mille spécialeurs qui encombraient les rues.Au moment de l'effondrement, un pompier se trouvait sur ia corniche de la bâlisue el s'est vu entouré par les flammes.Sans perdre son sangfroid, l\u2019homme courant sur l\u2019étroite bande de pierre, s'est réfugié à l'un dus angles, dérrière uno petite cheminée, lui offrant un abri monen tané.Ses camurades parvivrent à le retirer sain et sauf aux applau dissements de la foule.La feu faisait rage le dôme n'exis tait plus et l\u2019air élait empeosté par une affreuse odeur de labac brûlé.A 74 heures, l'inceudie gagua l'étage en dessous où il trouva de nouveaux éloment, Lo syeciaclo était aussi grandiose que terrilaat Depuis bieu longtemps on n'avait vu semblable iu condie à Montréal.Le nombre des victimes est con sidérable et encore incertain.la Presse dit de 30 À 40.Plusieurs pompiers ont reçu des contusions plus ou moins graves, L'uue des blessées, Alphousine \u2018Thibodeau est morte le leudemaiu midi, Les pompiers, malgré vu travail inouï n'out pu empêcher l\u2019intérieur de l'édifice Soire entièrement con sumé.Les bâtiments et le malôliel sout estimés 4 $350,060.Le stock est avalué a $1,000,000 ou $1,500,004).A l'hôpital Notre-Dame lu spec- tacie de cues blessés cutourcs de leurs parents étaient des plus navrants.Les bonves religienses se multiplinient ainst que les méde cing pour soulager el encourager ces malheureux sous le double coup du mal el de la frayeur.M, l'abbé Seutesne, qui habite l'hopi tat et M.l\u2019abbé Filiatrault aecouru rent rapporter les convolations su prêtues du la religion pendant que les inlerues civalisaient d'emptesse- ment à pauser les bleusnres et à immobiliser les membres fractures.Pareille scène se déroulait à l\u2019hôpi tal Géuéraul et à l'hôpitel Victoria Les RR.PI.Oblats wont pas soigné les blessés .ux hiôpilausx, mins ils élaisnl sur les lieux du 5: wisire.L'enquête est commencée samedi.Colous inscrits an département de l'agriculture, allant s'établir au Lac Saiut-Jean, du ler janvier an ler avril, De Bartlet, N, Ice Manchester, N, !l Tupper's Balle, N.A Oka.lowell, aluss.Ebonlements Mattawa.Amestniry, Mass, Kscanabé, Michigan S-Alban, l\u2019orneuf.Holender, Wisconsin .Lambton, Beauvo ,.St François, Montimagn 8t-Tite des Cups.Barlingtall, N, Hl Oulanagon, Michigan.Se Raphaël, Bellechasse St Raymond, Portieuf\u2026 Baie St Paul, Charlevoix Noteuse\u2014 abel Gulons iuserits au bureau de | société de Colouisatou de Moi du ler Janvier au ler avril De Montréal.wee SteRoch l\u2019Achigan France Les Lachute St-Paul, .Queenbig, Conn Oitawa.Naperville.St-Eustache.St Sauveur \u2026 Salmon Falls, N.Il.Sate Claire.econ Nombre total Sont établis dans les evdroils sui vauls : Au nord de Montréal.1 Au Lac Témiscamingue .Bur les Bases Laurentides Au Lac 8t Jean.N.13.\u201428 se sont établis en dehors de la province.Grand total.210.CHOSES ET AUTRES Un accident Fatal, dû à l'impen dence de deux jeunes gens, est arrivé la semaino dernière, sur la voie du chemin de fer du Pacifique, près de lu rne Water, Montréal, Adélard Wilford, et un de srs amis, Avila BL Amourseiraient i la gare Dalhousie, Quelques minules avant le dé park du trai 1 de Saint-Jérôme, les deux amis songèrent à regagner leur logis.Mais ne voulant pis faire le voyage à pieds, ils ont priv placa & bord du convoi, avec l'in tention de sauter en bus lorsqu'ils atteindraient le rue Water.Commune le tcain arrivait à la voie de garage, siluée à l'ouest de la rue Jacques-Cartier, St-Ammour n\u2019aper vevant que la vitesse angmenlait, santa sur la Voie et se roleva sain et sauf.Wilford voulut icuiter son com pagnon.Vis-à vis la rue Water, il prit son élan, mais malheurense- ment il glissa et eu Lombaut, il fit heurté à lu tête par Pun des mar che-pieds latéraux du wagon ot roula par terre, le bras droit étendu sur le rail.11 fit des efforts inowis pyur se tirer du sa terrible position, mais en moins d'une sa.conde, il a eu le bras séparé de lé paule.Le saug qui s'6chappait de oa blessure el le coup wil vonaib de recevoir À la tête, Ltrs an mort qui qui lieu quelques minutes après l'accident, Frauk Wilford a 610 ramamé à cMé de la voie ; il respirait à peine.Une voiture d'ambulanco fut mandée en luute hile, mais à l'u>- rivae dw médecin, \"imprudent jeu ne homme était mort, Vendredi 3 Mai 1895 Le jury, après avoir enlendu : les témoignages, à reudu un verdict de mort accidentelle, due À l'imprudence du défunt, Jeudi de la semaine dernière, des inconnus ont essayd, de faire dérailler l'express de Boston à un mille au sud de Farnham.A ced endroit le train de voyageurs No 13, parti de la gare Windsor, Mons tréal, 48 heures 20, du soir,a frap pô une traverse placée sur les rails.Heurement, le chasse-bœuls ayaul laucé la traverse au milieu de la voice, le train entier passa sans éprouver aucuu dommage ; après quoi le mécunicieu ariëta la locomotive, ot l'on euleva Ju traverse.Trois heures auparavant le train de marchandises No 24 avait éga- lemeut rencontré une traverse au même endroit el l'avait poussée jus ud une aiguille ou la locomolive éraills, La compaguie d'assurance Sherbrocke & \u201cStanstead Mutuelle vient de gagner un procès important ici.devant l'han.juge Lynch, contre la compagnie Ju Vermont Central, La demanderesss réclamail comme dommages le montaut des ussurau- ces qu\u2019elle avait été obligée de paver par suite du grand fea de Waterion, en [892 ; elle alléguait que l'incendie avait été allumé par l'un des engins de la défondoresse, Celle ci prélendait que lu perte subie par l'assurauce ue l'avait pas été directement par sa faute, que Je fou avail origing sur une bâtisse sur laquelle it v'y avait pus d'assu- rauve et qu\u2019elle n'était pas resçon- sable.La Goura donné gaiu de cauge à l'assurance eba rendu un jugement pour un montant de plus du $4 LOU.Le Liniment de Minard guérit la dipthérie.PREUVES IRREFUTABLES Une jeune demoiselle parvint à quitter son lit de souffrance Espoir pour ceux qui soutirent de prostration nervense, faiblesse et dépression mentale.\u2014 Comment trouver li guérison.Qu St Mary's Argus © C'est par l'accumulation des preu- vos que l'on parvient à conva.ucre, l'houme qui exposcrait sa cause dovant le jury saus preuve aucune pour is convaincre du bien londé de son plaidoyer aurait de bien pauvres chances de réassite, mais quan témoins sur eit oing viennent déposer cn sa faveur, le jury prononce aisément son verdict ea \u201csa faveur, Tel est le cas pour le plus grand des sauveurs de vies qui soient connus actuellement.les témoignages de centaines el mil liers de Lémoius, quant à sa valeur inestimable, out êlé publiés, el le jury \u2014le public\u2014est & se convain- ere, 56 Mary possèle de vombreux témoins dont la parole vaut l'or.Tout deruièrement, l'Argus rappor tait on cas remarquable de M.Gé deon Elliot.Nous venons eu pu Hlicrun autre.Melle Mary scott, lille de M.Joku Scott, avait été atteinte de prosiration complète ; êlle élail devenue pâie, nerveuse, abatlue ob dans un état tel, qu'il alirniit ses parents ol ses anlis, Elle avail dd rester coufinée au bit peudant plus de six semaines, Les remèdes des médecins ne lui fai- savert soeur bien, Mine Seotl avait lu les guérisons merveilleuses opé- vées parles Pilules Ruses du Dr Williams pour les persomies pâles, et quelques connaissances les lui avaient recommandées.Elle en achets trois bolles eb avant de oir sa première bolle, l'on remarqua une certaine amélioration, et continuant l'usage des pilules, Mulie Seott devint bientôt eu é'ab d'ac- compliv les travaux de la mai on, ot jouit maintenant s'une meilleure salé que jamais.Mme Scott té moigue aussi \u2018du quant profit qu'elle avint cile-mième biré de l\u2019usage de lrois boîtes des Pilules Roses, cl vile déclare qu\u2019elle ne res.lerail pas sans en avoir a la mai sou.Un état appauvii dur sang, où le système nerveux mal équilibré sont les causes ordinaires de la plupart \u201cdes maladies qui alligent l'haua- nilé, et pour Lous ceux qui soul frent les Pilules Moses offrent une Bhérison rap'de et certaine.Aucun autre remède n'a jamais reur- porté de suvcës aussi grands eb plus fortes pteuves ques les Pilules lloses du Dr Williams accomplissent tout ce que l\u2019un dit d'elles.Elles sont une guérison infaillible war ataxic locomotrice, la para- yaie partielle, la danse S:-Guy, la chalique, la névraigie, le rhuma tisse, le sual de tôle nerveux, les muiles de fa guippe, les palpitations de cœnr, la prostralion nerveuse, dos maladies résultant de l'état vi- été «du sang, Lelle que scrofule, ory.sipèle chronique, cle, Elle sont anssi an spécifique pone les maladies particulières des l'emmes, gué vissent toutes sortes de faiblesses.Chieg les hommes elies opèrent une guérison radicale pour tous les cas causés par le surmenage intellec- tel, les excès de Lravail, ou excès d'aucun genre, Les lilules Roses du Dr Wiliams ue su vendent qu'eu bolles portant la marque de commerce de ke urai- son.Jamais elles ne sont vendues À la grosse ot tons marchand qui offre des solutions sous relly forine deveait ètre évité avec soin.Ces Pilstles sont manulaclurees par la Dr Williams Medecine Co.Brook ville, OnL, et Shenectadv, N.Y,, et en pea se Tos procurer de tous les pharmacins où directement par la posts à l'une où l'autre adresse, à à couts la boîle où six boîtes pour OU, l\u2019résident, | | 1 a 8 40 200 00 100 vo sac 2051 100 Lots valant Qu'est-ce que le Du.Du J- Ja Sucté Atti Cada l'oudé dans le bul de répandre et de développer! le goût de, la «.C.Gaacon, Lowoll, Mass.* La Castoria est le mollleur remêde que je connaiuao pour Îne enfants.d'espèrs quo le jour R'est pan loin où les mamans, ne consultant que lo réel intérdt de leurs enfants, smplole- roni le Castoria au lieu da toutes ces droguve charlatanesques qui détruiseut leurs chars bébés, où leur tutruduisant par Ia gorge de Lo yum, de 1s morphiue, dea sirops calmants st auires drogues pernicieuses qui lus envoient promaturémeut à is tombe.\u201d ¥.Kinenxion, Conway, Ark be Custoria est le remède du Dr Samuel Pitcher pour les bébés et les enfants.11 ne renferme ni opium, ni morphine, ni ancune autre substance narcotique.Il remplace avec succès les calmants, les pastilles, tes sirops et l\u2019huilo de ricin.M1 est agréable et ya- ranti par l\u2019usage qu\u2019en ont fuit depuis trente aus des milllons de mères.Le Castoria détruit les vers et calme la flèvre.Le Castorin prévient les voutlssements de lait caillé ou aigri, ii guérit lu diar- rliée et les coliques sèches.Le Castoria apaise les maux de dents, guérit la constipation et les flatuvsités.Le Castorin fucilite l\u2019assimilation de la nourriture, règle l\u2019extomue et les intestins, procure un sommiell naturel et bicnfaisant.Le Castoria est ls pause cée des enfants, \u2014 l\u2019ami des mamans._Le CASTORIA.\u2018*Le Castoris out tu remède excellent pour los sutants.Las mamans uren oni toujous, vanté les bous ofels œur leurs bébés \u201d Le CASTORIA.Castoria convient el bin aux enfants Que je le rocouvuande comvve superieur à tout autre romwde connu de wor.\u201d IL.A.Arones, M, D, 111, Bo.Usford St, lroukly n, N.Y, \u201cNos médecins da nervice des eufanis ont vanité les résultats du Casturis dans leur ctieu- cle du dehors, et, bien que nous s'aytous parinl mas remsdes à iédicaux que ce qui et designd comme drogues réglementaires, pous couteasous vulunlicrs que les mérites du Usaturia but ont vain notre approbation.\u201d Untran Husritat avd Iharexaant Bostun, Mass.The Centaur Company, 77, Murray Street, Now York City.\"musique el d'encourager les artistesj (luserporée par Lettres Palentes, le ÿi Décembre 1891) bu Beaupar.Capital Action - - - 850,000 Géraut Général, G.GODRARE.Sec.Trés, D.V.Monnier Div.-Musical, Eu.Hanoy DISTRIBUTION DES PRIX Lot valant LOTS APPROXIMATIFS do - do do qui eu fera lu demande.- - 8 Luo s pm - - 150 150 50 100 .20 160 > 20 - - 2 400 1 400 1 ion - 1 100 .| 999 - - | sus $5008 Une liste,des uuméros gagnants sera donnée À lous souscripleur La distribution ee fait par un comité de citoyens connus et digne de confiance.\u2018Tous les lots sont des instru- menis ou des morceaux de musique.L'emballage, l'expédition, le lranssport se font aux frais el risques de l'acquéreur.les prix à 5 p.c.d\u2019escompte, ous rachelerons PRIX DU BILLET 40 Cu TIRAGE L.RÉGNIER, Agent Dans la salle de l'Union St-Joseph, rue Ste Catherine.G.GODERRE, Gérant.Bureau Priucipal 1866 Ste-Catherine, en face de l'Opéra Français.TELEPHONE BELL, 7210.énéral pour Saint- an, Ibervilie et Farnham.ETABLI EN 1878 Gros Buffalo CHAPEAUX VI.GUILLET CHAPELIER-MANCHONNIER, sec.dans les derniers goûts, importés directement de Paris, Londres et New- York.RUE RICHELIEU, SAINT-JEAN, P.Q.CHEMIN+ FER ses COMTÉS-UN À partir «lu 10 février 1806, les trains ce cette ligne se raccorderont aux trains du Pacifique Canadien, À la jonction d'Iberville, allant et venant de Nontréal et autres endroits à l'Ouest, à ceux du Central Vermont pour Newd'ork, Boston ct tous les points de la Nouvelle-Angleterre et quitteront les stations aux heures suivantes : L'assortiment le plus complet et le plus varié de chapeaux en feue tro, mous et durs, en soie, les mieux finis et les plus à la mode.aussi Cerlauts, Ce qui est une des| \u2014\u2014 Allant à Montréal.STATION.Venant de Montréal, MIXTE |PASSAGER.PASSAGER.| MIXTE.A AM.PM, AM 1.16 8.30 11.35 2.07 7.60 10.08 18 7.49 1041 11.30 7.43 10.28 Hu 7.08 9.63 412 6.63 0.43 Ark, 430 Dert.6.38 Derr.9.20 } Dere.4-55 Ann.6.25 $| Arn.8,30 6.04 |.Rang Hie-Madeleine.\u2026|.\u2026 .8.22 6,10 |.\u2026 À | 0.8.17 6.15 6.i2 808 5,27 Luis voncscorcces woJrrsrencensoresese0 7.68 540 9.08 8.00 748 553 2.14 5.63 70 6.31 9.23 .Bt Grégoire | 828 7.17 6.40 030 |.IBERVILLE let.8.30 7.10 6.58 040 |.IBERVILLEC.V.R.R., 6.18 7.00 SI VOUS ETES FAIBLE ET SANS VIGUEUR RARAVK?FR Vin de Quinine de Campbell C'est Ie grand remède conire la débilité.Préparé seulement per K.CAMPBELL & OIE, MONTREAL Ches tous les Goifleurs ot Parfumeurs de France et de l'Etranger I'l U 1.0 Poudrec Ris spéciale PRÉPARÉE AU BISMUTH Par OM, PAY, Parfumeur, 0, rue de le Paix, PARIS | J.W.DAWSEY, Gérant général, im Fou Fe or usins { ¢ \" | IS Or.Merse's Indian Root Pill, de PPHEY are the Remedy that the bounteous hand of nature has ovided for all diseases aris}, -MEYRE BLO0D.2 from opse\u2019 - W, N COMSTOCK.Ruocxvitie, Or.Moanisown, N.Ylo Jal d'Agriculture ILLUSTRE Circulation - 60,000 édition françaises et anglaise Etabli en 1878 20 pages, paralt le ler et le 15 de chaque mois, publié pour le département d'Agriculture de la Province de Québec par Eusebe Senecal & Fils 20 rue Saint-Vincent MONTREAL.$1.00: par \u2018année, ~ curv for BILE.READAL COMPLUINE, bYAVRRS SuA, Etes, Etc, vOR SALE BY ALL DEALPRS Colle Loujours le MEILLEUR MARCHE Les Registre ou Livre de Minutes dans lesquels an doit sins crire des documents impoz- tants, ainsi gue les Grand Livres ou Lodger auxquels il faut rôférer \u2018ei souvent, ne devraient toujours être fabriqués qu'avec du papier de premicre qua bi:é.Le prix de la Relieure d\u2019un bon livre étant le même que pour un commun.: : : * : ll ny a qu\u2019une légère didé- rence sur le prix du papier qui se trouve bien faussement économisé par l'emploi d'un papier de qualité inférieure.les papiers de qualité su.périeuse, comme le \u201cSuperfine Linen Re cord \u201d le \u2018\u201c Canadian Ledger\u201d le \u201cStandard \u201d ou Earnsoliffe\u201d : : : : : sont des pupiers soignousee ment fabriqués avec des chiffons de Loile de premier choix et ue peuvant manquer do donner la plus entière satisfaction.Ii est cer tain qu\u2019une fois que vous en aurez [ait usage vous leur donuerez toujours la préférence.Ces papiers ont oblenu la plus haute récompeuce à l'Exposition Universelle de Chicago.lis sont fabriqués par la Compagnie de Papier Rolland, et vous pouvez vous les procurer chez tous les principaux libraire ou marchands de papiers du Canada.4.8.Rolland & Fils 6 a 14 rue Saint-Vinoent MONTREAL.Counues Partout, En vente Partout, Eu Culture l'artout, Ferry's Seeds GrainvadeT.cey, Erssai neti.Domninb weferie de iv ry Revue Canadienne Paraissant le lor de chaque PAR LIVIAISON DE G4 packs Formant à in fin de l'arnée un magnifique volume (le près de 800 pages, orné de nombreuses gravu res duns le texle.L'abonnement à ln Revue Cama- DiENNE est de deus doilars et demi pour le Canada et les Etats-Unis, quinze francs pour la France, douza shellings pour l'Angleterre.PAYABLE D'AVANCE, B'adresser pour tout co qui regarde l'administration, les abonnements et les annonces & MM, C.0, Beauchemin ot Fils, 256 et 258, rue Saint-Saul.Pour la rédaction, à M Alphonse leclaire, 182, rue de l\u2019Université.Le remide de fine pone le cat out de tmoitteue, de [ins agreable 1 prenden, + t bn melllane march CATARRH Kn erate chor tour Ver pharmadiene, ry © 55 Ey RE Sue LA MEILLEURE QUALITE +9 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.