Le Franco-canadien, 25 novembre 1887, vendredi 25 novembre 1887
[" -\u2014* \u2014L'énigme est, pour moi, plus * que je m'y rends À l'instant.«ub , «Bio d'avsuce.\u2026oite commencé #6 paie en entier, et aucun refurde continuer l'abonnement ne æra accepts i moins que tous \u2018es arrérages aient êté payés æ@p\" \u2018Toutes carrespordauces, lettres chargées, communications, &c, de vront être adressées à J.BUURGUIGNON, Propst.Jean d'Iberville Vol ZXVI.No 26 F CRIME DH FAUBOULOY A A.Drot et Saint-Veran TROISIÈME PARTIE, L'hypuotisée.\u2014Je comprends de moins en moins ; si vous portez véritablement intérêt À la personne en question, Il serail bien plus simple de lus remet tre la soiame entière, de la main À ia main, ou de toute autre mauière plus ou wows détournée.fmpossible | Mon but ne serait pas atteint.Le bénéfice que je prétends assurer à mon protégé doit venir du jeu, exclusivement du jeu.indéchiffrable que jamais, Li n\u2019est pas nécessaire que je vous l'expiique, Monsieur ie marquis, pre- uez les cent mille francs, ils sont à vous.Ce dernier eut un momeut d'hésitation : s'il acceptait, Il reconnaissail le fondement de l'accusation portés contre lui ; s'il refusait, 11 se tron- vait à la merci d'un adversaire qui sans vouloir 6 battre, pourrait lui causer un tort irréparable ; cette considération le décida.\u2014Dounez les billets dit-il et après les avoir comptés, {l ajouta : Ge que vous désirez sera fait il vous reste uns dermière chose à m'apprendre ; le nom de la personne qui doit gagner la tomme convenue ?\u2014C'est le jeune duc de Vailombreuse.\u2014 Il a renouch au jeu depuis guel- que temps ; il sera bien difficile de l'y pousser de nouveau.w-Ceci sera mon affaire, assura Salavert.\u2014Alors, pacte conclu.Vous me ferez conuailre le jour oll la partie en question aura lieu.\u2014J'aurai l'honneur de vous eo prévenir.\u2014 Na pourriez vous me dire quel mou! vous poussa dans cette affaire si originale ¥ Ceci est un secret qui tie m'appartient pas.\u2014Je le devine cependant, fit l'escroc avec un fin sourire.Vous, ou la personne qui vous fait agir poursuivez un bul de vengeance.C'est par haine que vous alles livrer de nouveau le duc à la passion du jeu.\u2014Pensez ce que vous voudrez, l\u2019essenciel est que ce qui a été con venue se réalise.\u2014Je suis à vos ordres, monsieur, fit le grec, qui avait serré les chiffons de la Banque dans son porle- feuille.\u2014Au revoir donc ; lorsque lé moment sera venu je vous ferez signe répondit l\u2019auxilaire de miss Colfax en se retirant.1X LE NOTAIRE LACARRIÈRE.La petite comédie, due à la colla- bdoration de f'lavia ob du docteur Cavarrox, eut un plein succès.Scabdieuse débits à Mme de Vallombreuse, à Eve et à Marcelle le rôle qu\u2019elle avait appris, son quasi naufrage et sa détresse en arrivant à Paris, récita en tous points con forme aux prélendus renseignemeats recueillis par be docleur à la préfec ture de police, Vref, elle sut si bien enjoler la duchesse et sus filles qu\u2019une demi.heure après elle prenait place dans le landau à côté d'elles, au grand ébabissement de Moulinet et de sa colossale épouse.Minos suivait gravement à pales la voiture armoriée.Scableuse en peu de jours devint la cogueiuche de tout l\u2019hôtel.Les deux jeunes sœurs en rafño- laient, et leur mére o'adresssit de préférence à elle en maintes occa sions.Bien ne semblait devoir venir troubler la douce quiétude de cette famille lorsqu'un solr, au moment où chacun se disposait À quitler le salon, un domestique annonça la vi site de Me.Lacarrière.La duchesse, malgré tout l'émpi- re qu'elle avait eur elle-même, ne Fut s'empêcher de tressaillir; elle savait qu'il venait l\u2019entrelenis d\u2019une question grave st poignante, celle de 1e liquidation des dettes de son malheureux fils.\u2014-Conduisez mousieur Lacarnd re dans le boudoir et annoncez-lui IE FRANCO-CANA Lorsque Mme de Vallombreuse | rejoignit son homme d'affaires, elle le trouva la tète entre les mains.\u2014Eh bien ! cher maitre, fitelle en se plagant sur un midge en face de lui, venez vous me communiquer le régloment définitif de l'affaire que je vous ai confiés ?\u2014Hélas! madame la duchesse, rien n'est terminé, puisque le passif des dettes du M.Uclave dépasse Ce beaucoup son actifi Deux cent -mille francs sont nécessaires pour combler le déficit.J'ai fait face de mon mieux copendaul en réduisant cer taines créances louches ou exagérées.- - Deux cent milles france, grand Pieu ( où les prendre ?je suis loit de posséder nue pareille somme.\u2014Alors, madame il faut laisser aller les choses, la découfiture de votre fils sera déclarée, et les créan- Ciers ne serant pas trop À plaindre en recevant 80 pour cent de ce qui leur est dû.\u2014Un duc de Vallombreuse, mon fils, insolvable ! quelte honte! c'est impossible ; 11 faut payer ! \u2014Avec quel argent, ma cliente / \u2014Avec le mien, monsieur Lacarière, je veudral une de mes propriétés : celle du Chartrons, daus l'Inde, ou bien la terra des Buissons dans la Beauce ! \u2014Mais co sera vous dépourller ?\u2014N\u2019anporte, l'honneur le veut?\u2014Puisque vous êtes décidée à aliéner un de vos inmeubles, que ne sacriflez-vous celui de Faubouloy ?Depuis la mort de M.ie duc vous n\u2019habilez plus celte résidence ?Mme de Vallombreuse tressaillit- \u2014Soit, fitelle après un silence, vendons Faubouloy.\u2014En ce cas il faut me remettre les titres de propriété, \u2014Je ne jes ai pas: ils sont au château.\u2014Donnezmoi une autorisation, je le ferai retirer.\u2014Réllexion faite, j'irai les prendre moi-même, ainsi quo divers papiers de famille dont moi seule connais la place.\u2014Comme il vous plaira, madame la duchesse.\u2014Je partirai demain et dans trois jours je serai de retour, dit la duchesse en se levant comme pour indiquer que l'audience était terim- née.\u2014Madame, fit le tabellion, je vous demande encore quelques 1ostants d'entretien ; je vous ai fait connaître la situation, il est du mon devoir d'ajouter quelques conseils \u2014Je vous écoute, mon excesient ami.Après s'être recueilli, le doyen du molariat parisien commença asi \u2014Vous êtes décidée à payer intégralement les dettes de votre fils, rien de mieux, c'est d'une bonne mare ; mals solder les folies de jeunesse, ce n'est pas tour, il faut veliler À ce qu\u2019elles ne se reproduisent pas À l'avonir.\u2014Oh !je n'an aucune crainte à cette égard, Octave à renoncé com plètement à sa fatale passion depuis la mort de son gère / \u2014D'accord, madame, mais rien ne prouve qu\u2019il ne retombera pas daus ses auciennes erreurs ! Qui à bu boir ra, comme dit le vroverbe.\u2014Je suis sane inquiétude À cet égard ; la conversion de mon flls, je vous le répète, est assurée & lout jamais.\u2014dJe partagerais vos espérances si M.Octave avait une occupation quelconque.\u2014Que voulez-vous qu\u2019il fasse avec le nom qu'il porte, et par le temps qui court ; un Vallombreuse peut-il servir la république ?\u2014Un Vallombreuse peut-être soldat sous tous les régimes ! articula nettement M.Lacarrière.\u2014II n'est norti d'aucune école, mon pauvre fils ; voudriez-vous qu'il dabuidt dans la carrière mililaire comme simple soldat ?\u2014Pourquoi pas ?je connais bon nombre de jeunes gens qui n'ont pas hésité à laver leurs folies de jeunes ve sur le champ de bataille.Mme de Vallombreuse ne répondit pas; elle réliéchiesait.\u2014Eb bien! Ot Lacarvière, qu'avez-vous résolu ?\u2014Payons d'abord ses deltes, puis nous aviseross.~bFayer,.oul.il lo faut.Mais #1 riche que vous soyez, vous n'avez pas deux cent mille france, voire coffre-fori, À jeter en râture à ses créanciers.Le notaire quitta l'hôtel de la rue de Varennes sinon rassuré sur l'ave- mr d'Octave, mais du moins avec la douce satisfaction d'un homme qui « rempli son devoir.\u2014Eh bien ! chère mere, demandèrent Marcelle ot Eve À ladu- chesse lorsqu'elle les rejoignit au salon.noble -\u2014e 2eme FONDE LE 1: JUIN 1860.\u2014Demaiu il faudra que je vous quitte pour quelques jours, mes chores entants, répoudit Mme de Vallombreuse.\u2014Nous quitter.et pourquoi ?ds Eve.\u2014Où vas-du ?reprit Marcelle.\u2014Au Faubouloy, chercher des papiers.\u2014En ce cas nous t'accompagnerons, continua Marcelle.\u2014Nou.J'emwbaerai seulement Scabieuse.Mais [| ve fait tard, ajouta leur mère en les embrassank vous devez avoir besvin de sommeil; à demain ! Le leudemain, dans la mall née, Flavia recevait la dépêche suivante : «Ju pars pour Faubouloy avec la duchesse par le train de huil heures du soir.2 BCABELSE.» x LE BRKUVAGE QUI FAIT PARLEK- La duchesse, ainsi qu'elle l'avait annoncé quitiait raris le lendemain accompugnée de Beabieuse.Kile dormit peu pendant le voyage.Mille pensées douloureuses l'agi- talent.Les poteaux du lélégraphe, qui se dressaient dans la nuit sombre pa- relle à des spectres, les arbres qui fuyaient la remplissaient de vagues terreurs.\u2014A Nevers on changea de train pour prendre celui qui unit le Nivernais à la Bourgogne.Lorsqu'elles arrivèrent à Decise le jour commençait à poindre,\u2014un jour gris et triste ; car i) avait plu tout la nuit.La duchesse avait tétégraphée la veille au maître du bureau de posté de tenir une voiture A sa dis DOsition.Un derlingot attelé de deux che vaux vigureux l\u2019autendaut à la gare.Ce second voyage ae flt lentement, car les routes avaient été défoncées par l'orage.Nous allons laisser la duchesse et Scabieuse gagner le château de l\u2018au- bouloy, et nous retournerons un moment à Paris.Das quo Flavia eut reçu, le ele gramme de la jeune négresse, elle convoqua en toute hits Martineau, Maxou, le docteur Cavarrox et Salavert.11s sa rendirent sur-le-champ à son appel.-Mes amis, leur dit elle, l'heure de l'expérience dont je vous ai parlé est venue.\u2014Ahl ce fameux breuvage qui délie la langua aux muets?reprit Gavarrox avec un sourire incrédule.\u2014Oul, répondit Flavia.La duchesse part ce soir pour Faubouloy, et nous irons l'y rejoindre.\u2014Très-bien | firent Salavert et Martineau.\u2014Seulement, nous ne suivrons pas la même roule qu'elle: nous prendrons l'expresse de Parts-Lyon.Nous descendrons à Laroche el nous nous rendrons au château de Faubdouloy par Clamecy.Le cette façon tious éviterons toute rencontre lavec la duchesse.Je vous attendrai ce soir à la gare de Lyon, à huit heures et demie.\u2014Noue serons exacts, répondirent les qualres jounes gens.Le château de Faubouloy délaissé depuis trois ans par la famille Vallombreuse, avait un aspect sinistre ; la wort ssmblait y être entrée.Rien, en effet, de plus triste qu\u2019une demeure abandonnée.Elle se congèle pour ainsi dire : sc [Burs se couvrent de moisiseure, lez Lenlures se fanent, les meubles suintent les mucosités délélères et de mauvaises berbes envahissent les cours désertes.La duchesse péuêtrant à la nuit tombanle, dans le château, se sentit prise de ce frisson que fait éprouver l'entrée d\u2019un tombeau.Scabieuse elle-même ne pui se défendre d\u2019un sentiment d'effroi.La pluie, qui avait cessé pendant queiques heures, tombait de nou- vesu lenle et monotone.L'Houssiere, grosme grondait sourdement.Au-dessus des bois foltaient, pareils à d'innombrables troupeaux, des nuages d'un blanc terne qui se suspendaient aux crêtes des rochers.Lorsque les volets eurent êté ouverts, la duchesse de Vallombreuse, que son Insommie de (a veille avait brisée, lul comme saisie d'un accès fièvre.\u2014d'ai frois, dileile.Ncabieuse appels le jardinier, un vieux bonhomme à moitié sourd,\u2014 le seul gardien du château.Quelques 1astants plus lard un feu de campagne était allumé dans le salon, mais le vent qui soufinit avec violence abattit toute la fumde et l'on fut obligé d'ôteiudre ce feu.Gétait daus ce salon qu'avait eu lieu le prologue du drame judiciaire qui ¢'c taient dénoud par la condamnation de Flavia.Daus le fauteil où venait de v'asseoir Mme de Vallombreuve la jou: ue iustitutrice lui avait apporté le breuvage daus lequel son médecin avait signaié la présence de l'arseux, Le petit guéridon près duquel elle se trouvait assise élait celui sur lequel elle avait post la tasse après avoir ba quelques goutles de son coutenn.\u2018Tous ces souveuirs prirent uue forme devant les yeux de la duchesse pendant quelques minutes elle ne vécut plus dans ie présent, mais dans lo passé, et des goultes de sueur perlaient à son front.Elle s\u2019arracha eufia à cette vision et ue lournaul vers deabieuse, qui se tenait debout à quelques pas : -=Mon eufant lui dit-elle, je me seus loule giacée,ek je voudrais prendre quelque chose qui pût me réchauffer.\u2014J'al eu soiu d'emporler du tLé, madame, répoudit la jeune ndgresse, et je vais vous en préparer une las .e.\u2014C'est cela\u2026.allez.\u2026\u2026.vous ne trouverez dans wa chambre à coucher que voici.Kile indiqua une des pièces qui donnatent sur ie salon.bcabiouse se rendit à la cuisine, et en moins d'un quart d\u2019heute le thé fut prèt.Elle ouvrit alors la fenêtre, Luca de son sein un petit sitilet d'argeut et fit enbrendre trois sons aigus.Peu après trois sons lout À fuit semblables, et qui venaient des Korges de la rivière, répondirent à ce signal.\u2014H sont là, dit-elle, je puis agir.Elie alla prendre sun sac de voyage en sortit un flacon d\u2019une liqueur incolore, le débouch& eten versa cing ou six goutes dans la (hélère.La duchesse, sussiiôt après la sor- lle de Scabieuse, élail passé dans sa chambre à coucher.Là elle introduisit une clef qui ne la quittait jamais dans la serrure d\u2019un petit secrétaire en bois de rose où se trouvaient enfermés ses papiers de famille es divers titres dé propriété, Lice uoa et jes autres étaient à leur place ct parfaitoment intacta.Lorsque la vicille végresso vint sp- porter le thé, ln duchesse était couchée.\u2014Mottes la thélère ct la tasse sur wa table de nuit, mon chfant, Jui dit sa maîtresse, et puis silex vous reposer, enr vous devez Ôtre fatiguée.Votre chambre est au bout de mon cabinet de toilette ; si j'ai besoin de vous Je vous appellerai.Beabieuse ve retira.Mme de Vailombreuse, malgré les épaisses couvertures sous lesquelles elle était onfouie, grolottait.\u2014 Voyons, se dit-elle, ni 08 thé par mendrs à me réchauffer.Kilo remplit an tasse, le suors et but.Le frisson, qui jusque-là ne l'avait pas quitide, diminus, presque 18stanta- némont.Pais uoe chaleur, d'abord dou- es, »e répsudit par tout son corps.Pou à peu cetto chaleur devint plus vive ot et uve grande torponr s'empara de toot non être.\u2014Mon Dieu ?et cette loitre que j'ai oubliée d'anéastir ; fit-elle tout & coup: Elle canaya de lutter contre le sommeil, mais co fat en vain : ses paupières étaient lourdes comme du plomb.\u2014Ce sera pour demain, murmurs-t alle.Et ses yeux se fermérent.A eo moment, la porte qui donuait eur le eabinet de toilette v'entr'ouvrit tout doucement, et ln tête de la jeune négrose se montta daus l\u2019entrebailte ment.\u2014La liqueur agit, dit ello.Elle prit un flambeau, l'alluma et dessondit, Quant ello fat arrivés près du petit pavilion qui servait de demou- re au vieux jardinier, olle s'arrêta et prêts l'oreille.Un bruit énergique lui sancogs que te digne gsrdien dormait profondément Kile entro dans lo pavillon e6 s'empare de la clef de le ports d'entrée du châtesu.Cala fait, elle so diriga vero cette porte et interroges du regard les ténôbres.Trois coups, discrètement frappée dans la main, ie firent treseaillir.=\u2014O'eet elle ! dit-elle tout bas.Et elle ouvrit.Beabieuse ne s'était point trompée.Flavie, envaloppés dans un ample burnons attendait près de la grille.Derrière [re tenaient cisq hommes également cachés sous d'épais mau- taux.\u2014 Eh bien 7 Ini demands Flavia.=\u2014Elle a bu Ia liqueur qui fait parlor, répoudit le négresse.\u2014Où est elle ?\u2014Dass sa chambre à cous PUBLIÉ À ST-JEAN D'IBERVILLE, CANADA.\u2014M c'est pendant sou somescil qu'el- lu patera ?demanda le docteur Cavar rox.\u2014Nou, répondit Soabieuse : l'effet de oo breuvags à deux périodes bien distiodes : la première, colle de l'eu- gourdiisement qui duro uae heure : puis vænt colle de la surexeitation uer- veus peudunt laquello où vo révoillo brusquement comme pour chasser un causbeler, Alors ii suffit cofin de fatre Parler la personue cadurmie, do lui presdre la waiu ct do l'interroger.\u2014C'est bien, dit Flavia, conduiscs- mo; vers ello, el vous, wemiours, coû- tinaa-t.elle on se tournant vers les cing hommes qui écoutait micoorusement, suivez-moi : La chambre à couober de la duchess préscoteit, un puiat de vuo dramatique, Uns tnis0 cn scène vraiment saisiseante, Ivan le lit qui, par en fortune, rap pelsit l'époquo de Hvuri (II, ln veuve du due de Vallowbreuse dormait d'un sommeil léthargique.Bur le table do nuit, uno vrilleuse cn porcelaine projetait une lumière voguo et blafarde.Devant lo lit, cinq hommes couverte de menteaux w'estompaient en silhouettes sombres sur la wuraille : Muxou ot Cavarrox.À la tête du lit, Lout près de In dorweuse, se dossionit lo profil impla- enble de Fiavia.J\u2019erduo daus l'obscurité In uégresse, aceroupie, sttendsit.Kilo avait dit que lc rommeil de ls duchesse durerait vue heure.Le breuvege avait 616 pris à neuf houres, doue les effete de la secondes périodu dovsient se produire à six heures.Les sept personuages Qui épiaient la crise annoncée rupsoum- blaient à ces franes-juges qui cxergaient rutrefuis leur mission terrible en Alle wague.Lo silence lo plus profoud ré gnait, Oot cût dit uno veilléc mortuaire, L'horlogo du closhier voisin souns dix heures.Alors la duchesse fit un mouve- mubt.Soabieuxe étendit ls maiu comme pour : Voici l'heure, regardes / Mwc de Vallombreuss, comuic si elle eut été palvanisés par le choc d\u2019unc pile éieotri- que sefdresse sur son sésut, les yeux fixes et brillant d'uo éclat extraordinni- re.Les croi hommes firent un wouve- ment pour s'éloigner du lit eb laisser Flavia commencer l'interregatoire.\u2014Restes immobiles of atteotifs, lui dit la jeune négresse, Kn oe moment elle ne voit pas ct si on lui periuit clio n'entendrait pas.Elie vit dans un monde rurnsturel, La scène muotte durs quciques minutes encore.Puis la duchesse entr'ouvrit len lèvres ct, comme si ello se parluit à elle-même : \u2014Aibert, mou bicn aimé, murzmurs-t- elle da la voix sourds qui distingus les somuambules, vous ne jures n'est-ce pas Ÿ un amoor éternel, je suis jalouso ; voyez vous l'amour que j'ai pour vous ue saurait admettro de partage.Kile rusts un iustant nilencieue, l\u2019oreille tenduc, comme si elle écoutait la Tépouse à sa question : un rourire de bonhour entr'ouvrit ses lèvres puis ello continus - \u2014Le serment que vous vencz de prononcer, Albert, Dieu l'a catendu, ct il vous punirait 61 vous veniez i lo vio\" ler; \u2014Je ne vois là rien de bien extraor- diosire, dit Carvarrox : olle réve qu'clly est encore jeuau où échauge avec son prétendu les promesses qui n'échangont avant le mariago.Lo breavaga qu'on lui a fait prendre est un narcotiquo daus le genre do l'opruis.\u2014\u2014Silence, ioterrompit la Bile adoptive do oir Uolfux, sen lèvres n'agiteut, ello va parler eacore.La physionomie de le duchosse avait subitement changé, à l'expression de béatitude avait sucoédé la contraction qui ennonce le réveil des passions mau vaises ; elle martelnit pour ainsi dire les mots qui sortaicut de ses lèvres deve oues livides, \u2014Out, jo sms vieils maintenant; je De p faire illusion ; mon miroir m0 répète que de ia beauté dont j' si fière 11 ne me reste que des ruines ! la neige est tombés sur ma chovelure\u2026 c'est l'hiver vcan, cependant le pria- temps est toujours dava mou cœur.J'aime mou Albert commo au premiers jour, jo m'en suis bien apergus, il .en aimerait il une au- \u2018est probable.epérisnce commence à devenir Iotéressants, murmurs Maxon: j'avale presseati in vérité : lodrame de Faubouloy n eu pour cause la jalounie, Mme de Vallombreuse contious en t'animant : \u2014 Le doule n'est plus permis, ila trahi ses serments, il en mime une autre.qu'elle sbjection | une servante rousse, une aventarière d laquelle j'ai ou l'imprudence de confler l'éducation dos mes fille /.Cette lettro qu'il lu nadres- sée d'Urisge et que j'ai iotercoptéé m'e tirée de mon avcuglement.Lu miséra- die esromple l'éventualité de ma mort qu'il considère commun très-proshaine, il lal promet do lui donner wom nom \u201cL'Enfant pleure, il veut son Castoria._ \u2014 men gemmme lorsque jo uc sorai plus.Mlle eat dupa do lui, sans doute, ot se complait dans cette même espérance.ais prâco à Dieu, j'ai oucore asses de vio pour tirer d'oux uue vongesneo égale à leur orimo .Cctte Flavia Morin je 1a | frapperai de tello sorte qu'elle devicogrs un objut de pitid et d'boreeur 1.Aprôs avoir procoucé ces parules elle touba dans une sorts d'accablement : on eût dit qu'elle dormait, sl ses yeux ouverts et fixés p'eussent démenti oettt supposition, Les révlutions quo Yous venes d'en- twodro, dit l'ancienne institutrioe avec une expression de triompho sauvage, ex- pliquest clairement le mystère de Faubouloy.La fomme qui est devant vous à voulu #6 venger, ct pour vela elle a simulé un empoisonnement.\u2014C'ent évident, apiprouva l'uvocst Muxou.Avee dua goslo wuots les autres per- sounages indiquèrent qu'ils étaicnt con\u201d vaioous.Encore une fois.la scène changes de caractère Brusquement la duchesse aorzit de sa torpeur ct fut prise d'ua rire fou, duran.go, dérordonué.Un riro la sesounit dos piods à la tôte cumme dans une crise d'épilopsie, Alors Scabieuse sortit de son imwmo- bilité et, v\u2019approchunt de Finvia, dit : \u2014Muitrease, lo moment cst venu, vous pouves l'iuterroger, ello répondra aux quostions quo vous lui sdrosseres si vous mettez sa main daus js vôtre.\u2014 Messieurs, fit Flavia, c'est un aveu formel du oriwe que je vous ai promis ; écoutes.En wôwo towps, d'avançant vers lo lit «lly pris lu main de la duchesse, À cc cuntaot cutlo dernière se drosss eur son séaut, les yeux hagards, les I> vres Lorducs par uD space, \u2014 Vous ôtca cn ms postossion, cesses uno révolte vaine, ct répondez aux questions que je vais vous adresscr, s'écris l'aucivoue iustitutrioo en grandissant eu volonté.Main bientôt la lutte entra les deux fewmes doviut impossible ; Mme de Val lombrouse, avec une furs qu'un no pouvait prévuir, Fépuusea son sdversatre eu jetaut din cris épouvantables.Cavarrox jugea qu'il était tompe d'in- torvenir.=-Uvsacx, madewoiseile, Gt-il, tous vos cffurts, pour la faire parler n'abou- | tiront pas.Culte femwe est dans une crise uerveune, bystérique.La où vour to pouvez rien, je puis tout.Les compaguons du docteur avaient fait ocrole autour do lui.Fiavia l'inter- Togenit du sugard.\u2014Mossieura, fit lo juuoo savant du ton pédantesquo qua prennent volontiers les professeur devant leur auditoire, vous voucz d'assinter à une crise provoquée psr un narcotique dont je nai pas à recheroher le Dom en Se momont ; les effuta produits ne Isisscat aucun duute ; d'abord la période comatique, puis colle d'excitation nerveuss.C'est sous l'empi- ro do sctte secondo période qu'ont été prononoées les paroles quo vous venes d'entendre ; un rôve, rieu do plus.Là s'arrête l'action da [nu sub.tance qu'on » fait prendre au sujet ; vous aves va quo les effuris tontés pour ls faire parier D'on6 pas abouti, \u2014U'sst vrai, rcconout Flavia, j'ai échouo ; mais Je me souvienia qu'on coustatent mou Insucoès vous avez dit ductuur que » j'était impuissante vous possédiéz le moyen de réuseir.\u2014Eu effet, mademoisssllos, Mmo de Vaelluimbreuse me perait merveilleusement disposée pour l'action de l\u2019hypnotise ; jo vais cssayer l'épreuve.\u2014Le mot que vous venes do pronon- cor, mon cher Cavartox, représcate une eliose peu connue encore.=-L'hypaotieme, le nouveau vocable du magodtiome, répondit le médecin, c'ent lalauygestion d'une vulouté plus foite anr une autre et qui impose artificiel lement la vie somosmbulique.~~ Fort carieuz murmurs sir Colfax.\u2014Je termine ma leçon, Bt le doe- (our en souriant ; fi est opportun d'a gir.Après avoir prononcé ces paroles il s'avangs vors la duobesse toujours es \u2018 proie aux epasmes, ct étendit sur ello un regard domibaleur.Aussitôt Is orise censé, les yeux ou- veri te lurdrent, Vormes-vous, demande lo docteur ?\u2014dJe ne dorde pas, répondit Mme de Veliombreuse\u2014 Ne vous étonnez pas de cette réponse, expliqua le doctéar tous les hyp- notiséa ae eroieot éveilléa malgré cela, ila ne cousorvest auous souvenir du passé.Puis ne tournant vers ls duchesss : \u2014Que vous dormies où nou, peu importe, je veux que vous répondies aux questions que js vous adresse.=\u2014Interrogez, je patlersi, \u2014Vous aviex au château do Foubouloy, pour ivatitutrico, une jeans fille nommé Flavia Moria ?\u2014Osi.\u2014Kile à été condamnée somme om- poisonneuse ?=Usi.\u2014Ktait-eile coupable 7 -\u2014Non, PRIX DEN ANNONCKS Première insertion, par ligue 16 cie Chaque insertion subséquente par ligne \u2026 3 Toute annonce envoyée sans mén- tiotner Le nombre d'insertiva voulu sera publiée jusqu'à avis du contraire Une remise libérale est accordé pour des annonce à long terme \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 EE ty VENDREDI 25 Hovembre 1887 \u2014Qui donc alors avait commis lo erimo ?\u2014\u2014 Mot\u2014 Pourquoi 'aves-vons fait condem- use 7 \u2014\u2014J'ai voulu me venger.\u2014 Mois répondaitelle à l\u2019emour de totro mart / \u2014 Elle y répoudait.À ous paroles proubuoées d\u2019une voix notte par la duchesse, Cavarrox, Salavert ot Martineau se rogarddrest aves étonnement.Maxou avait pail.Sir Joho Colfax semblais atterré, Cavatrox, sans s\u2019émoutoir, seotisus : -\u2014Quelio prouve avica-vous qu'elle si- wit lo duo ?\u2014Uvo lettre qu'il lui a 66 siressée.\u2014Cette lettra olle no l'a jamais re.que.Je l'ai ruterocptée.\u2014Qu'en avez vous fait ?\u2014Elic est dans mon secrétaire 7 \u2014Où est le olef de se seorétaire ?\u2014 Derrière ls pendule.Fi fit signe à Hoabicuse.Celle-oi wa prendre Is olef, ouvrit lo meublu désigué ot en sortit uso lettre.\u2014Lincs, mon père, dit Flavis à wir Joho Colfax, lisox à baute voix.Colfax prit ls lottro du duo do Val lombrouso et lut tout haut os qui suit.* Vous l'avez ordonné, ma chère Fils vis ju purs ; j'emporte à Uriage une blessure dont je ne guérira: point.Vous êtes trop fière pour accepter un autre titre que colui d'épouse.Muis le du chensu est d'une santé délicate, je puis devenir libro un jour, et libre aves vous dovenue ma femme.\u2014 Quel rêve E\u201d \u2014Ehb biva ! dit lo médecio à la du- choseu, vous menticz dono tout à l'heure lorsque vous aflrmies quo l'amour de votre mars était partagé ?\u2014Jo vo suis pas.jo croyais.je etoile.\u2014Etaur un simple soupçon vous aves pu commettre un crime aussi épouvaniablo ?\u2014J'étais juiouse.\u2026.j 0 Is tête perdue ct à l\u2019iasu do tout j'ai versé le poison.\u2014 Et l'arscaie trouvé dans l'album du Nivernais ?\u2014C'eut moi égalomcnt qui l'y at mis.0 tard Flavia fut graciée, qui obtenir sa grâce ?luis \u2014Moi.\u2014Ce chèque de cinquante mille france qu'on lui n remis sur le paquebot, de quelle main venait-il ?~-Do la mienne.\u2014 Dans yuol but eves-vous agi sin.nt \u2014 Lo romords ms tuait.L'iInterrogatoire était terminé.-Vous aves éorit tout os que vous venes d'entendre / demanda Fiavia à Sa- Invert.\u2014Tout, répondit-il.Cavarrox préssats & In duchess le proods-verbal drome par le maître slero.\u2014-Llecs, madame, fit il.\u2014Mme de Vallombreuse, prit le papier, lo lut lentement et à mi-voix.-\u2014Vous reconnaissez pour vrai tout 0 que vous vencs de lire ?contisus Lil.\u2014Uui.\u2014Bigues, alors, madame.Sir Jhon Coltax passa une plume à ls ductiesse et elle sigos.\u2014À vous muintenant do signer, dit en s'adressant aux quatre jeunes Cavarrox, Martineau ot Salaveet ap posèrent leur siguature su bes du pro- cds-verbal, due tour de Maxou était venu.\u2014Je signe, dit-il, mais sous toutes réserves, \u2014lêt quelles sont-olles ?réplique Flevia on le regardant dans lée youx eom- me pour y lire ln sigaifontion de sc paroles.«-8i plus tord il en est besoin, répondit 1i je m'appliquersi.Flavia serre lo procès-verbal dans son portefuille aves is lettre du duo de Vallombreuse.Cependant la duchesse était retombés dane sou sommerl, agité et aozieux, Sa respiration devennit pins pémible.Parfois cllo avait des soubressaut convnisifs, Kila fat prise ensuite d'um tremble ment par tout le corps.\u2014Oo dirait le tétance murœurs our Coifax, qul ovivait d'un œil toutes les plsses du phénomène.=Kllo va se calmer, répondit le médecin, puis elle dormirn pendant dix houres, et lorsqu'sile se réveillers elle ne ve souviendra plus de 6 qui n'est Eh bien ?messieurs demsode Flavis d'un sir sombre, penses-vous que cette f:mme mérite un chétiment.Tous répondirent par us sigue offi.matif.\u2014Bieu, repritelle ; maintenant, re tournons à Paris.\u2014Vous m'emméncres, n'est pas, mat tresse lui domsads Seabiowse.\u2014Non, sar ta disparition pourrait jui donner l'éveil, répoudit Flavie ; je to feral savoir quand tu pourra me re Joludre.A \u2014\u2014 Np r\u2014 Quolques instants après on eutendais le bruit d'une voiture qui doscenduis Jes collines ardues so somwet derquellss so drosssit le château de Faubouloy.Le lendemain matio, la duchesse, à son ré veil, n'avait aueuD souvenir des évèno mecte de la vuit.Elle éprouveis seuice mont daus ses membres uno laseitaio cb tue faiblesse extrêmes.Mais elle a6 s'en précecaps point, attribuant c: maluise à le fatigue de sou voyage, Lor-qu'siie fut lorée, elle elle prendre derrière 1s peodule la olef de son secrétaire.Tous les papiers se trouvaient à la pisos où ello les avaient lsisabe In verile, U1 arn} manquait.La lettre du duo de Val.rrn- breuse.Mille ouvrit tous ls Liroirs 6t clur- ska partout, Stapéfaits, clio se deuns- du si elle ve l'avait pa wise dans un satre endroit ou brûlée.Mais nos, cells était bien certaine do l'avoir isiesés dans le secrétaire, Kllo agita fiévreuss- meat ss sonnsite, et Soabieuse aocourut.À toutes les questions do Mwe Vallomoreuse, le jeuve négresss répondit qu'ol- Je n'avait pas entrée duvs sa chambre depuis la veille, Lu duchesse était cua- fondue à ce point qu'elle flnisseit par we demander s1 ses yeux oo l'avaient pas trompée et si la lettro qu'elle avait tenus la veille dans sex mains était bicu colle que le duc avait adressée d'Uriage à Flavie Morin.Klla Gt alors appeler lo vieux jardinier et s'enquit ui, depuis qu'elle avait abandonué le chétesu, Quelqu'un d'étranger n'y serait post cu trés.\u2014Personne, macamo lu duchesse, répoadit-il.\u2014 Mais êtes-vous bien certain, con- tinus-t elle, qu'on ne s\u2019y soit pont ic- troduit à votre insu ?\u2014Hl n'y 8 point de malfaiteurs dans le pays, dit le brave gardien, et puis, qui aurait pu a'inlroduire jdavs les ny partements puisque les portes ct les vo lota sont demeurés formés durant tout le tempa de votre absecou ?D'arils ur-, je m'ea sersit bien aperga, wndumie, Cette réponse était sans réplique.1 duchcese se lives à de nouvelles rich re ches, elle fouilla tous lue meubles du Ja chambro à coucher, la lettro du due to se trouvait bulle part.Un trait de lu mière passes alors devant sos yeux.\u2014Pius de doute, dit eilo, où m'a vois cotte lettre | main dans quoi but ?Le soir du même jour clie quite it avoe Boabieuse lo château du Faub-u boy.Et tout le long de le route olla do meurs silencieuso, Son eeprit était vji- té de vogues presseutiment.Co que iui avait dit Maurice de Lavoroay lui re.viot bientôt en mémoire, et son épou- vanto redoubls.\u2014Mon Dieu ! mon Dieu ?pensait cl- lo, 81 I'heure du ohdtiment cst venuo, que, du moiss, il épargné mes enfants ! \u2014 A peine fut-elle arrivée à son Lie de la rue de Vareunes qu'elle su précipita comme une folle au cou d'Ese eb de Maroolle, qui étaicot aocourues & ss rencontre.\u2014Mes Bites | mes chères filles ! n'é- etia-Lolle, vivantes.je vous retrouve vivantes / Elle ne put en dire davantage.Son visage devint pâle, ses yeux se voilà rent, elle éteudit les mains pour chercher un appsi, et elle tombs comme foudroyée.A continuer.TE \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014E A) Les Demoisalles Adam, modister, informent le public qu'elles sout ête- blies maintenant au No 12, rue Lougueuil, ches M.Géllneau \u2014Il4oct im.\u2014 \u2018Le régulateur de la Femme\u2019, Du Dn.J.LARIVIEAE.Qu'est-ce que c'est ?C'estuns préparation destinés à secourir efficacement ceiles qui sont afligées de cette maladie et des Lerribles douleurs connues sous le nom de \u2018 Beau mal\u201d Nous sommes lieu- heureux de Constaler que de nos jours aucun remède, autant que ce.ui-ci, n'a attiré l'atleution pubiique ét reçu plus baute approbation Des hommes éminents de ja profession médicale aux Etats Unis v'ont pas hésilé à le prescrire, eb d'autres ont été forcés de le faire lorsqu'ils vo témoius de son actiou sur la tial ice, action qui ess des plus manifest.a, Sous son heureuse 10{luence, le wal est arrdié dans sa marche et le retonr à la santé s'opère doucemeut, grasuel- tement et sûrement.Le * Regulateur de la femme\u201d est nou seulement do pour tes maladies cilées plus hint, mais, il n'yen a poiui de meslieut pour fortifier le sang slimuler tit, donnerenfin de la force à to fonctions et les régulariser et Ja santé aux personnes délicaies, lui bles.Pour obtenir ua bon résultat, le traitement doit durer aussi longl=1n ps que le réclame l'élat de la malade.« personnes du sexe qui emplinens des emplâtres feraient leur profit du me ju ais employer d'autres que les * Female Plasters\u201d du Dr J.Larivldre.Co sont les meilleurs pour les femmes.A vendes chez la plupart des mars chands de remèdes en gros et en détail.i vous ne pouves avoir ces (6 mèdes ches voire pharmacien 6Érirez au propriétaire.Da.J.Lamividas.Manville, R.Le me ES de TE CREAR.mle We wm A TE ts mt AREA J anti do 2 i i i ; § Tt RATT TS Te -__\u2014\u2014 ETERS ES PR ET is = ie Ce qui résulte du vrai mérite.La vente sans précédent da Boshee's German syrup duns quelques ani.bes, à Ctouné ie monde.II est certains ment le neilleur et la plus sur res fe nour la guérison rapide et ce, tv do ia toux, des froids et des mala- divs des poumons las plus sérieuses.Li agit sur un principe différent des L+encriptlions usuelles des médecins, ultendu qu\u2019il ne supprime pas ube tous supsrfieiellement tout ei le la15- nant dutis te système, mais qu\u2019il supprime au coutraire Ja cause du trou.nie, débarrasse les parties afteclées et les iaisse dans une condition par t* Une bouteille dans la maison, #lo1s quo ces maladies font leur ap parition, épargnera les Lionoraires du medecin eb ue suite de maladies.Un sai vous en convaincre.Bo vente piv tous les pharmaciens et mar dhaods, Prix 75e pour une grande bouteille \u20142e, ie Franca-Sunabisn.ST, JEAN, 25 NOVEMBRE 1887.La Conférence interprovinoiale Naus publions la fin des résolutions adopters par la conférence interpro- vi ¢lale do Québec.On voit & la seu- - Ju iuciure de ces résolutions, combrén l'hon, M.Mercier avait raison de convoquer ses collègues pour étudrer les seruèdes À apporter à Ia pitoyable sitnalion faite aux provinces par le texte du ta conttitulion et surlous par la taussa interprétation dont 1l à été Potjet.Les membres de Ja conférence ont parfaitement bien saisi les défauts de notre organisation fédérative, et les moyens qu'ils suggèrent pour les faire disparaître sont le résultat évident d'une discussion savante, pro- tonde, el d\u2019aus sage modération.Les résolutions de la conférence wut produit uve vive sensation dans ie pays, et l'opinion publique les à aeu-illies avec cette gravité qu\u2019impo se toujours une œuvre grande.La Guseite, l'orgaus tory de Montréal, avait essayé de ridiculiser la convention ; mais ella n\u2019a pas été longlemps à s'apercevoir que son persifilage était déplacé, et il lui à fallu changsr de ton, devant l'attitude de l'opinion publique.Les journaux, sans distinction de parti, out compris que des questions du la plus haute unportance venalent de surgir, questions qui exigent r\u2019at tunitou sérieuse et Immédiate des Lmmes politiques.Nous roproduisous ici l\u2019opinion de divers organes, en altendant que nous fassions un examen attentif des résolutions.Le gouvernement fédéral va sans doute considérer ces résolutions dans uu esprit hbéral, mais il est de toute procabilité que Ia lutte devra se faire Us ju part des provinces devant les wotorilés impériales.\u2014 Winnipeg Free Press.Los résolutions passées par la con ference de Québec, sont encore meil- lentes eb pilus complètes qu'on ne pousail espérer.Eu fait, elles sont s1 carell«miles ot ai bien calculées pour guérir une marse de défauts consti- tulounels qu'on ne peut se figurer solnment elles pourraient être meilleures.\u2014 Belleville Intelligencer, Cons.Lea résolutions vont fournir ma- tiie sux discussions de la presse pour tes mols à venir.Reste à savoir quelle sera leur utilité pratique\u201d On a dit que les différentes lagisiatures luralvs serout appelôes A ralifier les Térulntions.Pour ce qui concerne la législature du Mahiloba, le Cal ne croit pas qu\u2019elle les endossera sans modification.Le Manitoba qui exprime certal- Ds ent l'upioion de l\u2019hon.M.Larivierc dit: Ba out cas, nous devons dite que ous ne pouvons nous engs- grr à approuver toutes les résolutions, bien que beanroup nous paraissent excellentes \u2014 Winnipeg Call, conser- valeur, C'e.avec plaisir que nous pouvons déclarer en conscience que les résultats de la conférence de Québec dépassent l'attente la plus enthousiaste.Cunnaissant les dispositions des Pistçuia à rechercher l\u2019argent aux dâpcus d'Untariu, nous regardions au vebut la réunion des premiers imi- Niatres comme un desseiu sinistre et un fait provoquant.Mars nous devons avouer que los travaux Co la conférence, tels que réunis dans la serie des résolutions publiées récemiment, étaient sages, yasrioten ai dignes d'hommes d'Étal «Ths Liberal, Richawnd Hil, Ont, \u2014\u2014 La question des Métis De la Patrie : Ti eemblait que nous en avions ni avec ies métis du Nord-Ouest ot que lis temporisations du vieux fo-mor- row avaient Coûlé assez d'argent et assez do sang pour qu'on y fit alten\u201d tion 4 Pavemr.Eh bien, il n'en est rien.D-wdeuey * ia plus belle nomination fait par Sir John\u201d est en ce mo- meuten train de nous mijoler une nonvelle révoite.JI n\u2019y a pasde doule que sicola Continue et si Sir John s'amuse encore une fois À ce jou-là, nous allons avoir avant un an une nouvelle révolte.Mais celte fois-ci, nous nous y pre- nous À l'avance.Ou est prévenu et on saura de suite À qui d'en prendre, Lus griefs actuels sont sérieux, 1t paraît que les enfants méus nés sur les lerriloires non cédés n\u2019ont pag drolt & des scrips.Mais dans ces territoires, Il y à des enfants nés au M-nitoba et établis au N.O.depuis 1870 qui n'ont pas, À cause de la distance, pu faire parvenir à temps leur demande de scrips.à.| des.Ceux-ci demandent #M Ce MOI d'être compris dan 18 distribution et Que l'on accorde vu plus long délai pour prourer la légalité des deman Cetté concession leur à êté formellement promise par M.Macdowell, au nom du gouvernement, pendant sa lutle contre l'hon.M.Lard.Muiatenant, le cousell du Nord- Ouest à parsôé une résolution priant le gouvernement de distribuer des scrips aux Mots et fils de Métis qui se sont établis au Nord-Ouest, venant du Msustoba depuis 1870.Cette résolution a été combattue par M.Dewdeney de toutes ses forces.I1 a tout mie en œuvre pour la faire repousser, mais en vain.Pourtaut les Métis y comptent, cela leur a 616 promis et cela est juste pulsque ia majorité du cousell qui n\u2019est pourtant pas compose d'awis des Métis l'a recommandé.M.LVowdeney lui, qui à son plan, qui sé moque bian da meitre encore uae fois le Canada à fou et À sang, a dit : \u201c qu'il vaudrait mienx indiquer au gouvernement l'état de destitution dans lequel se trouvent les Métis et de tuggérer des travaux publics pour leur donuer de l'ouvrage.\u201d Toujours le vieux truc.Les travaux publics comme mode de conciliation.Dans lous les cas, la déclaration de M.Dewdeney sur l\u2019état de destitution des Métis contraste rérieusement avec les declarallons du gouvernement voyant tout beau el prospère chez les Mélis et nous assurent qu'ils sont eu- chantés de leur sort.81 les Métis ont droit & des scrips, qu'on ies ieur donne de suite et qu\u2019on oe nous amène pas une insurrection.Qu'importent les objeclions de Dewdeney, de ce bellâtre empauaché Qui est déjà cauré de tant de misères.Le conseil du Nord Quest à décidé, à quoi bon retarder une solution ?La gouvernement suit à quoi s'en tenir sur les conseils de Dewdeney.Une fois déjà, à son instigation, il à retardé l'émission des scrips.Cala nous a coté 10 millions de piastreset le sang de 200 Canadien.En outre 1l à fallu envoyer de suite une commission pour faire ce que M.Dewdeney conselllait de refuser.On peut pas la juger de la valeur de ses indications.Mgr Grandin est 3 Otlawa pour appuyer les demundes des Malis.De giâce, ai les métls ont des griefs, qu'on les règles et qu'on ne nous attire pas une nouvelle rébellion / L\u2019hon.M.Mercier.Da l'Electeur : Une nouvelle qui a fait plaisir a public en général, c'est calle du rétablissement de la santé du premier mi- alstre, Nous voudrions pouvoir annoncer que ce rétablissement est complet.Mallieureusement, 1l n'en est pas ain- vi.Les médecins appelés auprès du premier ministre out bien réussi À combattre la réceute altaque du mal dont il soufre, mais leur habileté à besoin du concours de la nature et du temps pouc arriver à une guérison complète.Connaissant l\u2019activilé dévorante de leur patient, ils prévoient qu\u2019en se remeltant de suite au travail, il ne ménagera pas plus ses forces que par le passé et courra le risque d'une rechute dangereuse.L'affection du laryox dont il souffre, et qui à nécessité il y a quelques mois une opération délicale ob douioureuse, lui interdit, au moins pour un temps, tout effort oratoire, chose dont il pourrait difficilement s'abstemr à la veille des élections partielles (suivies de près de la session parlementaire.Aussi les ueux médecins qui l'ont traité sont-ils d'accord à lui prescrire ur repos absolu et prolongé.Nous croyons rendre fidèlement le vœu de ses nombreux aus en prisnt l\u2019hon.M.Mercier de se rendre À ces sages avis.Certainement, des affaires importantes requièrent sa présonce d'ici à quelque temps, mais tout le monde préfèrerait les voir différées de quelques semaines plutôt que de Toir sa précieuse santé irrémédiablement brisée.Oa l'a vu à l'œuvre ; on fait que depuis deux ans, depuis son court voyage & Terrenvuve, il n'a pas connu ca que c'est qu'une vacance.A peine de retour de cette promenade, 1 ouvrait celte mémorable campagne de 1880, durant laquelle il s'est multiplié sur tous ies points de la province, portant la parole dans près de quatre-vingts assemblées publiques, organisant la lutte en personne dans les seizante-cing comtés de La province.Depuiscette époque, M.Mercler n'a ças pris un Instant de repos ; cette aunde surtout, depuis son avènement au pouvoir, Îl « disposé d'une somme énorme Ge travail, & tel point que son aclivité extraordinaire fait Ja secrète admiration de ses propres adversaires.Aucune des ques- sons qui lui ont été soumises n\u2019a été négligée ; pas un moment n'a été perde ; des affaires de première importance, l'emprunt, la conlérerce inter- provinciaie, la restauration des finances, les réformes de toutes sortes, la tévisions des statuts à laquelle il à consacré la saison que les l1ommes les plus graves donnent ordinaire ment au,plaisir, tout cels s\u2019est fait on si pou de Lerpe qu'on s'étonne que le chef du cabinet et nes collègues alent pu suffiré à 1a tAche.Un repos de ia présente circonsianee pour une nature comme l'hon.M.Mercier, qui en se remettant de suite au travail compromettrait certainemont sa santé.Pas do prescription du médecin qui tienne avec lui: l'hon.M.Mercier aux affaires ne pourrait assurément pas, par exemple, ae dispenser de parler eu public, dût cetis imprudence lui coûter la voix, suon la vie, Nous savons par nous-mêmes qué la perspective d'une inaction prolong4e ne sourit guère au premier mi nistre, et que ce sera pour lui un vé- ritabte chagrin que d'interrompre son œuvre.Muis la circonslauce est assez grave pour que ses amis lui fassent violence.lis connaissent son énergie ; il ne prendra pas congé de lui-même, mais succombera plutôt à son poste à moins qu\u2019on né lui force en quelque sorte la main.La parole est donc aux amis du gouvernement national.À eux d\u2019exhorter le premier ministre à suivre le prudent avis de ses médecins.C'est surtout des comtés actuellement sans dé- pulés que devrait partir ce sympathi que mouvement, l'absence de l\u2019hon.M.Mercier étant en effet de nalure à retarder quelque temps les élections partielles, A ce sujet nous croyons devoir rendre public un aimable incideut qui s'est produit & la dernière réunion des anciens élèves du collège des Jéruites à Montréal.Ceux-ci, ayant apptis par les RR.PP.Jésuites que Sa Saiutelé Léon XIII avait manifesté le désir de connaître l'hon, M.Mercier, avaient résolu entre eux d'offeir & celui cl le voyage de Rome à leurs frais.Les circonstauces n'ont pas permis jus qu'ic la réalisation de ce généreux mouvement.Mais aujourd\u2019hui les an- clens camarades de collège du premier ministra ve sauralent trouver un moment plus favorable pour re nouveler leur aimable démarche.Nous lisons dans le Star de vendre.dred: dernier : \u201cLe doctour Azania Brodeur de cette ville, dont les œuvres eb la science inédicales sont bien connues en France et en Cauada, à été mandé 4 Québec par télégramme mardi aer- nler afin de diagnostiquer la maladie ge l\u2019hon.M.Mercier.Il est revenu ici mercredi.[nu rviewé par un reporter du Star, il adit: + Je suis allé à Québec à In réqui- nition expressa des amis de I'hon M.Mercier; j'ai étudié à fond sa mala die.Son cas n'est pas très grave quant à présent, mais le deviendra certainement avant longlewps s\u2019il ne prend pas garde à lui.M souffre d\u2019affections compliquées des organes vitaux qui n'ont pas encore de caractères très sérieux.Mals #'il laisse la maladie suivre sou cours, elle s'aggravera et deviendra d:s plus dangereuses.M.Mercier à pour ha bitude de travailler pendant 16 à 18 heures par jour, ob ce travail énorme est sulfisaut pour terrasser tout homme de sa coustitulion.Cependant, s\u2019il veut suivre mon avis, prendre deux ou trois mois de repos, js ne vois pas de danger immédiat.Mass s'il conb- nue à faire une pareille somme de travail, je crains beaucoup les consé quences qui en résulterunt.\u201cIl est rumeur que l'hon.M.Mercier va aller passer l'hiver en Euro pe C'est parce que nous savions que tel était l'avis de ses médecins, que nous avons conseillé à l\u2019hon.M.Mercler dans un récent article de faire le voyage d'Europe.Plumeurs de nos amis se sont récriés contre celte proposition.Trop de questions de la plus grande impor- lance exigent encore sa présence, dit- on de toutes parts.Il est possible que cetle Insistance ait l\u2019elfet de fale per- sisier l'hou.premier-ministre dans son refus de prendro un congé aussi prolongé.Nous faisons des vœux pour que plus lard, lorsque surgirout les grandes lultes, Rotre parti n'ait pas à regretter de n'avoir pas forcé son chef à prendre tout le repos nécessaire dans un temps d'accalmis elde paix.\u2014 Le Progrès de l'Est, un des journaux conservateurs-nationaux de ia naance indépendante la plus accentude publie au sujet de la candidature de M, Noyes dans Shefford una lettre d\u2019un NATIONAL GU Nous trouvons ce qui suit: Qu'ils sachent une chose (MM.les tories) ne saurait âtre plre de vo ter en faveur d\u2019un Anglo-Protestant resprit de parti, que contre un \u2018ranco-Canadien Catholique par dépit et par esprii de parti pris.Bi M.Noyes n\u2019u paint protests con tre l\u2019exécution de Rtel, il ne l\u2019a point approuvé Don plus, .Noyes ost un national dans le sens large du mot.Il descend d'un patrio te qui a fait ses prouves en 1837, etle ils n\u2019a point dégéuéré, comme tant de ventrus de notre époque.Les électeurs libéraux et nationaux de Sheflord ont choisi M, Noyss; ils le connaissent mieux que toute autre.B11 se présente comme caud:dat anglo proiesiant, je n'hésite point À dire qu\u2019il faut le combattre eb le vaincre À tout prix.Mais s'il à réellement des vies larges, s'il se présente comme bon Canadien, ami de zon payset partisan dela bonne cause, pourquoi 1rions-nous le combattre?Ne vaut-il pas les autres députés anglais actuels de nos Cantons / Ie fait qu\u2019il appule M.Mercier ne doit-il pas être son meilleur titre à laconflance des Lanadiensfrauçaiu?: Le molto de ces gens-là (les tories) st connu: tout pour eux, rien pour les autres.Si M.Noyes était Locy, 11e seraient prêts À lui donner l'accolade, sans lui demander oil a renoucé aux loges.Mate il est libéral, alore1l faut le noir- clr.Heureusement pour notre cause, Ia boue bieue n'est plus à craindre, On la reconnaît partout à son éliquetts : POISON | \u2014 quelques jours serait insufsant dane Le Révérend Père Pvt L'enquête demandés paril\u2019hon.M.Ross pour s\u2019euquérir des agusations portde par te R.P.Parads n'aura bas lieu devant l\u2019officialité de l\u2019archi- diocère d'Ottawa, le Pèrd Paradis ayant été trausiéré à Québet.Elle est commencée devant le Révèrgnd Père Provincial à Montréal et serd poussée jusqu\u2019au bout.Le Père Paradis attend de pied forme ses persécuteurs et Il n\u2019y 6 au cun doute ue Za réponse era cra sante peur le mimetre qui le poursuit depuis si longremps.On dit que la réponse du Pare Pu radis affectera la forme d\u2019un factum qui sera une revue de toutel'affaire et des manœuvres de MM.les bleus.CHOSES ET AUTRES.Le Gouverneur - Général \u2018 visitera ; Montrsal le 10 décem bre.x MM.G.A.Nantel, M.P.P., et À.C.W.Wurtele, viennent de faire I'ac quisition de Ia Presse de Montréal.11 est probable que 8a Grandeur Mgr Grandin passers V'hiver au col- lége d\u2019Otlawa.M.J.de la Broguerie-Tachs, est nommé secrétaire privé de Son Honteur je lieutenant gouverneur._ Une lettre de Gaspé, nous annonce \u2014dit l'Elccteur\u2014que l'hon.st.Savae, ancien Conseiller LAgistalif pour a division du Golfe, est mort lundi dernier à l\u2019Anse du Cap.\u2026- M.Aimé Gélinas, depuis plusieurs années Jun des rédacteurs de la Minerve, est pari pour un vo en Europe, dans le but de Toub ir ea santé.Le mtnisire de la milice à Ottawa, a été officiellement informé du retrait du service actif de Sir Frad.Middieton avec le rang lonoraire de lieute- vant-général.On dit que le successeur de feu M.Walter Smith comme inspecteur des asiles êt prisons sers M.le Dr Aylmer, d\u2019Ayimer.M.le Dr Aylmer est anglais et protestant.C'est l\u2019hon.M.T'urcotte qui, à la demande de l'hon.M.Mercier, agit vince et préside les délibérations au Conseil Exécutifxx On annonce que les RR.PP.Jésuites du Canada viennent d'être dé tachés de l'Angleterre.Les membres de ls Compagnie de Jésus au Canada s'érigeratent alors en province, sous la dépendance direcle et entière de ome.La Paix de Trois-Rivières dit a vrendre de sources officielle, que M.F.L.Desaulniers, M.P.pour le comté de Sk-Maurice, à envoyé sa rêsi- foam, comme député au fédéral, à l'Orateur de la chambre des communes, par suite de divergence d\u2019opinion avec ses chefs, dit-on.x Un joli résultat obtenu par Sir John dans ses frénéliques efforts pour détruire le fanatisme dans son parti.\u201c L'association conservatrice de \u2018Toronto se propose de discuter la semaine prochaine l\u2019abolition de la langue françaises au Canada comme langue officielle.Île vont bien, les jeunes gens! x.Je gouvernement fédéral, dit l'E lecteur, pendant que des milliers de jeunes canadiens sont obligés de s\u2019en aller aux Etaww-Unis pour avoir de l'emploi, continue à importer des jeunes gens de l'Angleterre pour leur procurer ici des positions dans le service civil.Sir Charles a tout récemment fait venir ici un jeune homme nommé Jones avec promeuee de lui donner une place de $1000 par année.En dépit des protestations de la Gazette, il existe un différend entre l\u2019hon.sénateur Bmith at le gouvernement fédéral cause, dil-or, par le refus de Sir John A.Macdonald de nommer juge ua catholique irlandais en remplacement du juge O'Connor.On dit que M.Smith insiste particulièrement pour que le nouveau magistrat soit un catholique et qu\u2019il menace d'abdiquer sa charge si le gouvernement n\u2019acquiesce pas à sa demande.Nous lisons dans la Presse : \u201cLa rumeur disant que MG.J, Barihe, de Trois-Rivières, devait être nommé magistrat atipendiaire, parait se confirmer.« M.Bartho est un excellent citoyen et un avocat qui à fait sa marque dans le barreau.Aucien journaliste, il a rendu de grands service À son parti et ll y ena peu qui méritent plus que lui dans le parti libéral.Il est parfaitement qualifié pour rem- ur le poste honorable de magistrat.a nomination serait bien vu pu- dlic.11 aurait juridiction à Trois Rivières et à Acthabaska.\u201d ur Une dépêche de New-York du 18 dit que John Most, [e trop célèbre ournaliste anarchiste s'est suicidé.| avait été arrôté et mis en prison dans la jo:rnés sur accusation d'a voir usé d'un langage violent 6! sédi- tioux à l'assemblée qui eut leu lors de la pondalson des anarchistes de Chicago.Lorsque Most a été arrêté, il pro testa de son innocence, déclarant qu'il à toujours obéis aux lois et qu\u2019il lient encore à s'y coclormer.Le crime de délit qu'on lui reprochait est pu*lssable par une ann demprs- sounement ou uns amends de $250.C'est la deuxième fois que Most était mis en arrestation pour ia même accusation.d'Etendard publie ce qui suit au sujet des remarques inconvenantes faites Lei la Minerve sur l'achat d\u2019une propriété par l\u2019hon.M.Mercier : \u201c Nous n'avons ni mandat ni tu lité pour défendre M.Mercier, .uisque l'occasion ee présente et que a comparaison ost falle par l'organe du ministère fédéral, autant vaut comme premier ministre de la pro)\u201d mettre le public en position de juger.Eo décembre 1882, M, Chapleau déclarait qu'il n'avait que lu capital de ses dettes.$ L'été suivant, Madame Chapleau achetait pour $14,000 la propriété Sincenne, rue Dubord.\u201c Or, à la même époque, M.Chapleau, lui-même, para une somme de $19,000 qu'it devait /ué-méme à la * Royal Institution for the advance me ro , lercier, 11 y à quelques années, n'était pas riche.Dernièrement Ul a achelé une propriélé sur la ree St-Denis pour le prix de 812.000 sur laquelle il a payé comptant 82,000.* Les bureaux d'enregistrement sont des bureaux publics, on peut vé rifier et faire 1a comparaison en cou- naissance de cause.\u201d Commission des pécheries.La premidre conférence officielle entre les commissaires anglais et amé- ricalos sur 1a question des pdcheries aélé tenue mardi dernier, à Was bingtnn, dans la salle de récepiion du secrétariat d'Etat.Tous les commis Saires étaient prêsents avec les deux secrétaires, Elle fut ajourués À tundi prochain.- NOUVELLES ÉLECTORALES.\u2014Ii reste encore 18 contestations d'élections fédérales à disposer À Ontario dont 9 de la part des opposition- nistes et 9 de la part des minislèriels.\u2014M.Macdonald a êté réélu dans Victoria, Nouv.-Ecosse.La lutte se faisait entre deux conservateurs, Comme on devait s\u2019y atlendre, on assure que l'argent requis pour contester l'élection de M.Hochon, aéputé du comté d'Ottawa, a ôté fourni par Mu Gilmour et Cie, marchand de » \u2014Les brefs ont été émis élections de Yarmouth et de ur les hol bier.ne.Nomination le 8 décembreet votation le 15.A quand le tour de Dorchester ?\u2014La dépêche annoncant que M.Dorais, 1e député provincial de Nicolet, avait donné sa démission étail fausse, parait-il.Il attend la décision dela cour.C'est un sursis qu'il se donne.\u2014II reste encore quatre élections à faire pour remplir les vacances créées aux Coumunes par les décisions des tribunaux : Dorchester; Yarmouth; Shelburne ; Keut, Ont ; Northumber- land-Est, Ont.L'enquête dans la cause en invalidation de l'élection de M.Odilon Goyette, député de Laprairie a Ja législature locale, s'est ouverte mardi, par l'interrogatoire de M.Goyelte.M.Goyette, le dépulé, a été la pre- miar témoin interrogé \u2014La cour de révision s'est réunie samedi pour entendre les plaidoleries dans le procès en invalidation de l'é lection de M.Spencer, député de Mis sisquoi à la législature de Québec.Le juge en chef Johnson, 1e juge Loran ger et le juge Tait, sur [o banc.M.Duffy, avocal du requérant, et M.Baker, \u20ac.R., avacat de M.Spencer, ont soumus leurs arguments respec- tis sur laprenve.De plus, avant les laidoiries, à fait une demande pour aire rejeter comme illégale une partie considérable de la preuve.la cour n'ayant pas adjugé sur cette motion, lag plaidoyers ent élé soumis sous réserve du jugement à intervenir sur la motion.\u2014\u2014\u2014 time it La commission du travail La commission à tenu son assemblée préliminaire lundi dernier, à Toronto.On a défini la manière de frire l'enquête et on a décidé de tenir des séances du soir pour l'accammode- ment des ouvriers.L'enquête s\u2019ouvrira demain À deux heures de l\u2019après- midi.Le ministère français.À la séance de la chambre des dé- pulés francais, samedi dernier, une motion a été faite par l'extrême gauche demandant que je cahinet fut in.lerpellé eur sa politique intérieure.Le gouvernement, en réponse, a proposé l\u2019ajournement du débat.Cette motion a été rejetée par 182 contre 242.M Rouvier, premier mi nlstre, a immédiatement annoncé la résiguation du cablnet.La motion d'interpellation & été proposée par K.Clémenceau.En quittant la chambre M.Rouvier s\u2019est approché de M.Clémenceau et lui à dit: ** Vous m'avez débarrassé d'une tâche bien lourde.Je con seillerai au prôsident de la République de vous Appeler & former un ministère\u201d M.Goblet a déclare après la séance qu'il n'entreprendrait point de former un ministère avec la majorité qui a défa't le gouvernement.Elle sa com- comme sut: 169 radicaux et 48 conservaieurs : la miuorité est composée de 221 républicains et de sept conservateurs.Grévy a accepté la résigualiou du minisfère.MM.Clémenceau, Floquet, Goble! et de Freycinet décilnèrent chacun la tâche de constituer le cabine, Une dépêche de lundi dermier dit que le président a mandé M.Brissonil a eu une longus entrevue avec le président Qrévy, et lui 3 aéclaré que a crise présidentielle était suns remède.Le fésident ayaut demandé pourquoi, M.Brisson répondit qu'il lui serait pénible d'entrer dans des explications sur ce qui était évident pour tous.Il rappeis au président qu\u2019à la réunion indépendante de dimanche, 11 avait soulénu que personne n'avait le droit de demander la réslgnalhion du président de la république gui seul, poul la soulever.L'Intrinsigeant est d'avis que la rentrée du général Boulanger au ministère fédéral est inévitable.La situation politique reste confuse: Un ne saurait dire encore quel ministère sortira de cette tourmente parlementaire.\u2014\u2014emene L'honorable L.H.Blake, C.R., ex vise chancelier d'Ontario, et l\u2019on des thefs du mouvement de ls tempérauce est venu dernièrement à Otttave.Ayant été questiooné au sujet des faits et gestes de son frère, l'honorable Edward Blake, l'ex vice chaneelior dit que ee dernier lui avait éorit an moment ob 1l quittait l'Irlande pour Loudres d'où il devait se diriger vers le eub de Ja France et de l'Italie.*\u201c Je lui m derit\u201d ajouts l'ex-vice-chaneelier, loi consesl- lent fortement de visiter la Grèce 66 les îles de ln Méditereannée, comme ii et possible aussi qu'il se rendra à Alexandrie ot probablement an Care, Ii mo se propose pas de s'imposer des restive tions sur l'emploi dans som temps ob il être plus longtemps.I! dit que se santé est grandement améliorée.mais nous désirons non-seulument qu'il vo sente rétabli à la santé, mais que celle-ci soit dans le moment restaurée parfaitement.À propos de la visite de son frère en Irlande ci des remarques que ce dernier donna sur un cas d'évietion à Limerick, M.8.BH, Bluke s'exprime ainsi : \u201c J'étais curieux d'avoir des renseignements concernaet l'Irlande, parce que j'avais moi-même passé quelques temps dans se pays, cette année.J'ai visité un certain nombre de propriétés ainsi que les cens:- taires.Bouveut je trouva: des familles oombreuse dans des huttes dont nous bésiterions à nous servir 19i pour Dos animaux.Les prix des produits étaient tombés ei bus dornièrement, que les produits entiers dame habitation n'étaient pes suff- saoia pour payer in rente.Taudis que les pères du famille sont obligé d'aller travailler daus lo bouilloires, les fommes et les enfants restent à la maison, atte.ohée & la culture de la glèbe.Le pauvre peuple est toou constammont à l'ouvrage dur et comme la plupart de ces gens ont des arrérages dans lours rentes, où sont presque toujours exposés à var.riècer dans leur paiement, ils sont seus cesse en prow i Ia orainte d'être 6vinoés de leurs démoures.D'un autre côt6 des familles entières dans setto misérable condition, vont contraintes ae se séparer pour aller gagner de l'argest soit en An* Bleterre ot en Amérique.Une vache ou un poro qui se ven dsient auparavant dix livres sterling, ce Qui suffisait à couvrir le paiement de Is rente d'une petite demeure, ne valent maintenant que trois ou quaire livees.La beurre qui s\u2019echotait aa prix d'un chelio par livre, n\u2019est vendu quo pour sept sous.Les autres articles de pro- duotion, tont évalués en proportion à des prix mivimes.Je suis eonvainon d'après ee que j'ai vu, que dans le plus grand sombre do cas, il est tout à fait impossible aux tenanciers de payer les rentes qu\u2019os leur demande.Les parties de l'Irlande que j'ai visi téen particulièrement, sont celle du sud.La grande difficulté à mon point de vue c'est que les propriétaires, en exi geant trop sévèrement je paiement de leurs rentes n\u2019emploient jamais leur argent à améliorer leurs terres de cultures, ot qui serait uo grand avantage pour relever la condition morsle des cecei- teires.Ou préfère svea les fruits de ces propriétés s'acheter des maisons des plus coûteuses en Angleterre, au lieu de laisser l'argent en Iriaode.Etcore uno autre csuse de la pauvreté et de la misère du tenancier c'est l'in tempéranse.Ep Un train de fret dans le Canal.Vera 4.15 boures, dimanche matin, ua accident est arrivé sur ls obemin de fer South Esstera, à l'endroit où cette ligne traverse lo canal Lachine.Cotte accident qui aurait pu avoir des conséquences encore plus sérieuses, « causé le mort d'uno personne.Un train de fret alleot à toute vapeur n éte prénipité dans le caosl no moment où 11 devait prendre le pont qui malheureusement était ouvert.L'in- géuieur n été tué sur lo champ et les autres employés du train, lo conduo- teur, le chauffeur où les verrefreins ont regu des blessures qui ne sont pas très graves ; ils ont échsppé d\u2019uve manière miraculeuse à une mort horrible.Ce train de fret qui comprenait un cogin, deux chars de fret et un autre wagon était parti de Fernham, aiman- sho matiu, à bonne heure, cn route pour Montréal, Le train traverss lo grand pont sur le St-Laurent ot aitoigait lo post du canal, un post tournant.Mais un vs.peur venait de passer et le pont n'était pas encore fermé.Tous ies siguauz habituels ont été faits ot on ne peut compreudre pour quelle raisou, l'ingénieur qui « trouré la æort, n\u2019a pas, 00! c'est l'ordiani- te, arrêté le train à l\u2019entrée da pont, ni attection aux bigneux e t du danger.L'ingévieur 6e uomme Remington, il était &gé d'environ BU sos et oélibe- taire, Li possédait ls confance de nes chefs et était un employé sobre et tra- vailiaot, Il était employé eur cette ligue depuis le construction du pout de La chine.Personne ne pout compreadre eom- mént l'ingénieur à pu commetira ler reur qui a été In onuse de l'accident.C'est le seorat de Dieu et probablement personae ve le ssara jamais.A vue ure avaneée dimanche soir, le cade: de l'iofortuné n'avait pas eucore été re trouvé, Lecensle une profondeur de 40 pleds à cet endroit et on croit qué son cedevre est sous les débris du traim.La aouvelle de l'aocide \u201c répandit toujours, les eboses étaient sxsgéibes i seu fo vantable, M.jo fer du Pacifique, ne reu- dit eur les lisux et après avoir Fait une auquête, li rétablit Les faite qui dimi susient la gravité de l'accident.Le cendueteur Haseldioo, le worse free, Walker, um autre vorrefreia, dont ie nom n'est pas eoenu, et le Toyagers trois à quatre mois ou peut.\u2019 chatty MoCorkic, tels sont les om.ployés qu
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