Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial
Un journal conservateur qui s'efforce de s'adapter aux goûts du jour.
Éditeur :
  • Arthabaskaville :Société de publication du district d'Arthabaska,1894-
Contenu spécifique :
samedi 4 juin 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 1898-06-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" COS Re Na PALE, wy pA PS 0 Gf By Pee + Teese Gme Annéé 0 n LL + VÉCTOKIAVILLE, 4 Juin 1808 AUGUSTE BO-'RBEAU, Editsur-Proprietairc JOURNAL ES ORG ANH HEBDOMADAIRE \u2014 pr dn ç \u2014 ; DENIS LEBLANC, imprimeur.FEUILLETON DE \u201cL'ECHD DES DOIS-FRANCS \u201d FLEURANGE LA VIEILLE MAISON (Suite) Vt cependaut, que ce mot signifiât In tendresse où le conrage, Georges avait du cœur.Il eû été souverainement injuste d'en doutor.mai il avait un besoin incessant de trouver, dans les obj ts vxtéricurs, ln satisfaction d'une faculté de jouir portée chez lui au dernier degré de vivacité ot de deli alesse, qui le rendait également sensible aux imprest sions contraires.Cette fneulté n'était vi bas ¢, ni valeaire, «of ce qui artirait Georges, c'était bien In vraie beauté.le vrai charme et le véritable intérêt des choses d'ici-bas | Le vice, rous un ns- pect ignoble, lui répugnuait, comme la Inideur, mais s'était là nussi à ses yeux l'aspeet, et l'aspect unique, de la souffrance.de la: maladie.de lu douleur.Il ignorait nbsolument ls puissance mystérieuse «t divine qui pout les transformer dans ime, et! rendre cette âme indépendante de toutes les circonstances extérieurs dela vie Cette manière d\u2019ê- tre libre et indépendant lui était | incounne (à lui qui atta-hait tant | de ptix à la Jiberté et à l'indépendance), et, lorsqu'il en est ainsi il demeure au foud des caractères, d'ailleurs généreux, un germe caché dv faiblesse et d\u2019é- goisme que l\u2019on est surpris de voir un jour se manifester tout d'un coup chez ceux-là mêmes qui s'étaient montré: capables des sentim-nfs les plus passionués et avaient lait preuve du plus im- pétuenx courage.XXII Les jours suivants furent marqués par le progrés, par l\u2019apogée et enfin par le dé-lin du mal Bientôt l'effet des soins et des remèdes »e fit sentir, et In convales- couce s'établit Mais c'était là l'heure la plus difficile pour ceux qui entonraivnt la nalade, «tf celle où plu: que jamais la présence doe Flenrange devenait nécessaire.Sans doute son intelligence et son dévouement avaient tout dirigé depuis le premier moment ; mais jusque-la elle se fai sait obêir sans peinr de tons et d- la malade elle-même, hors d'état de lui résister.Maintenant celle-ci reprenait, avec ses forces, l'exercice d'une volonté opiniâtre et fantasque, et c'était là précisément la phase de su maladi- durant laquelle, précédemment, £u jeune compagne avait conquis la faveur dont elle jouissait.Fleurange sentait qu'il lui eût été mille fois plus facile de la quitter lorsqu'elle était à peu près sans connaissance, qu'en ce moment Où su maîtresse ne pouvait plus se passer d'elle et réclamait ses services A toute heure.Ell» seu le.en eflet, pouvait mainlenant lui éviter la peine d'une lettre à écrire, on d'une visite à recevoir.Elle seule savait arranger s-s livres, ses fleurs, les mille bagatelles dont.elle était entourée selon l\u2019ordre voulu par ses veux difficiles et son goût capricieux.Enfin, et surtout, c'était grâce à elle que les soirées s'écoulaient sans ennui, tandis que le médecin défendait encore de rouvrir le salon et condamnait la princess\u201d à ne recevoir personne que ses habitués les plus intimes.C'était à cette henre que Fleurange était appelée à faire des lectures auxquelles sa voix et son accant prêtaient nn charme dont le goût très sûr de la princesse ne se fossnit jemais.\u2014En vérité, Gabrielle, dit-elle un soir où la june fille venait d'achever un des morceaux choi- iyépar la princesse, en vérité, si vous entendre lire est un plaisir exquis.Georges, faiols donc at- tentiou à cc que nous faisons ici, s\u2019il vous piaît ; lni-sez cette Revue qui vous absorbe, et rappro- chez-vous de nous.Elle vient de me lire le sonnet de Dante; Tanto gentile e tanto onesta pare La domina mia.d'une façon qui valait, en vérité, la peine d'être écoutée.x Il y eut un moment de rilence.Un vaste écran cachait la lumière aux yeux encore affaiblis de la princesse : Fleurange était assise Elie rougit, car elle savait bien que ce n'était pas sur le livre qu'il prétenduit lire qu'étaient demenrés fixés les yeux du jeune homme pendant la lecture qu\u2019e'le venait d'achever.\u2014Je n'ai pas ôté si distrait que vous le pensez.ma mère, dit enfin Georges.Ces vers d\u2019ailleurs nu rendraient attentif en tous lieux.Kt il répétn à demi-voix : \u201cEt une douceur pénètre de ses Yeux daus mon cœur, gni ne peut être comprise que par celui qui la ressent 1.7 Georges s'étuit approché de la table, et l'expres-ion de son regard ne permettait pas à Fleurange de se méprendre sur l'ap- pli ation qu\u2019il faisait de ces vers Hélas ! depuis nn mois elle avait été forcée d'accepter, disons le mot, de jouir de la présence do celui qu'elle avait résolu de fuir, et il lui acait fnllu momentanément écarter de sn pensée font souvenir de sa propre position.hormis c-lui des devoirs qu'elle lui imposait auprès du sa mat- tresse.Sa volonté j'iourtant n°\u2019u- Vait pas eu un instant de défuil- lance.Chaque jour, sans dont.le sacrifice devenait plus difficile, mais par cela même plus néves- saire.Ce qu\u2019elle cherchait encore senlement, c'était l'heure propice aussi bien que le moyen dv l\u2019ae- complir La princesse Catherine était on pleine con alescence et pouvait inaintenant supporter le déplaisir que Fleurange se sentait obligée de lui cans vr Aussi, le soir même onl se passait ln pelite scène que noms venons de raconter, elle avait résolu qu\u2019elle n'accorderail plus vn seul jour nux considérations qui l'avaient arrêtée jusque- là.Demeurer plus longtemps ou elle était, ce s-rait désormais une trahison consentie.Ce qu'elle croyait du reste avoir à peu près résoln, c'était de se confier entièrement an docteur Leblan«, qui accomplissail, en ve moment, une promesse faite, l'année pré édente, aux amis de la vieill - mairon, of se trouvait auprès deux 4 Heidelberg, Mieux qu'un autre, il connaissait sn situation nuprès de la princesse et saurait l'aider à la quitter.Mieux qu'un autre, il saurait préparer son retour au mili«u des siens sans en trahir le motif qu'eile tenait à cacher ; mais parler Ad.Georges, même an docteur, voûtait à Fleurange.La lettre commencée n'était point achevée encore, et cependant l'heure des délais était passée.Elle avait remis le live: sur la table et était tombée dans de silencieuses réflexions.La princesse poursuivait celles que lui avait suggérées la lecture, et son fils, tout en lni répondant avec distraction, cherchait à lire dans lès yeux baissés qui se détournaient si soigneusement des siens.Eu ve moment, nu message imprévu vint les surprendre tous les trois.Le valet de chambre de la princesse qui en était porteur prévenait mademoiselle Gabrielle qu\u2019un june homme était dans le vestibule et demandait à lui parler, -\u2014Un jeune homme! La princesse et son fils firent cette exclamation en même temps ot non Moins vivement que Fleurange.\u2014Un jenne homme ! répéta-t- elle ; lui avez-vous demandé son nom ?\u2014 Oui.Le valet du chambre l'avait demandé, mais il l'avait oublié et balbutia quelquos noms aussi intelligibles qu'inconnus à Fleurange.Elle se leva.\u2014Je vais aller voir qui peut! être, dit-elle, Georges s\u20196tail levé avant elle, tandis que la princesse s\u2019écriait : \u201cQu\u2019il ne fallait pas qu'à cette heure Flenrange descendit seule, qu: des maliriteurs s'introdui- suient ainsi, souvent le soir\u2026.que la veille encore, en plein jour, un inconnu était entré dans une boutique, et tandis qu'on avait le dos tourna.\u201d La \u2018princesse commençait à s'agiter outre mesure de ce petit incident.- \u2014Si vous voulez bien le permettre, Ait Georges, je vais vous dire ce qui en est: fiez-vous à moi et attendez ici les renseignements que je vais vous rapporter.Fleurange n'avait rien a objecter.Elle n° connaissait et n'at- ve de l'antre côté de ce rempart.tendait personne et était persua- dée qu'il s'agirsait d'une méprise.Georges ne fat pas dix minutes hors de la chambre.Lorsqu'il reparut, une expression joyeuse animait ses traits.\u2014C'est bien un jeune homue, dit-il.et c'eet bien vous qu\u2019il demande, Mademoiselle.Mais j'ai été, pour mon compte, fort heu-, reux de serrer ln main à Julian Steinberg.C\u2019est lui qui vient d'arriver à Florence avec sa femme, \u2014Julian LL.Julian e Clara !\u2026.s\u2019écria Flenrange avec transport ; elle s'élançait déjà, oubliant la princesse et George- et tout, hormis la joie inattendue de revoir ces Visages nimés.Le comte Georges l'arrêta.\u2014-Pardonnez-moi Mademoi selle ; Steinberg voulnit seulement savoir quand sa femme, pourrait vous voir J'ai ern bien | faire en lui disant que ma voitu-| re, qui est en bas, vous conduirait sur-le-champ à l'auberge: Qu ils sout descendus, et ilest reparti pour aller lui apprendre sans! ratard qu'elle aurait la joie d- vous voir dès ee shir, \u2014Ohb ! que vous êtes bon! s\u2019é- erin Flenrange hors d'elle.«t que de remerciements je vous dois !\u2026 ! Mais elle se souvint à temps) que la princesse n\u2019aimait point: les choses dont elle n'avait point | l'initiative, el qu\u2019en auense cir constunee il ne lui arrivait del s'oublier tout à fait elle-même.| Avant que le nuage qui com- wengait i obsenreir son front pit! êlie aperçu, Flenrange s'était rap | prochée d'elle, Mousieur le comte est bien hon, dit-ell maternelle, et qui couronne la hean- té d\u2019Une sorte de majesté absente jusque-là Quant à Fleurange, il eùt êté plus difficile de dire ce qui la transformait = Etait-ev l'élégance de sa mice, dont la princesse ne la dispeusait pas, tmême lorsqu'elles étaient senles ?tait-ce vette pâ'eur plus grande et cet sr d'abattem
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.