L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 25 juillet 1896, samedi 25 juillet 1896
[" \u2014 .6 8me Annee ?Arthabaskav) WF lie, 85 Juillet 1896 / - ù ! Ny ! le d.) e I » Assam jg ire HO DES BOIS ORGANE DU COLON La Cie de Publications du District d\u2019Arthabaska, Proprietaire JOURNAL HEBDOMADAIRE DENIS LEBLANC, imprimeur.FRUILLETON DE + L'ECHO DES BOIS-ERANCS 25 Juillet 1896\u2014No 1 (rime d'un autre T\u2014AU MILIEU DE LA NUIT A quelques lieues de Ve oul, ancienne et jolie petite ville de la province de Franche-Comté, on Teucontre, en se dirigeant vers Gray, le village de Frémicourt, ombragé d\u2019arbres magnifiques, ot gracieusoment assis sur le bord d'une petite rivière aux eaux limpides, qu'on nomme la Snbleuse.Cette rivière, ou plutôt ce ruisseau, est un des nombreux affluents de ln Saône.11 doit, sans doute, son nom de Sableuse à son lit de sable fin, blanc et doux sous le pied nu comma celni des bains de Trouville.Le sol de cette partie du de partement de la Haute-Saône est d\u2019une fertilité remarquable et donne la richesse à «es habitants.De hautes montagnes boisées, couronnées de chênes téculaires, que la main de l'homme semble vouloir respecter toujours, sé tendent à droite, se groupent, s'échelonnent, se coupent, s'allongent et s° perdent, fondues dans l'horizon b'euâtre, en fuyant vers l'Alsace et la Suisse.A gauche, une verte vallée, arrosé par des ruisseaux et de petits canaux creusés par les cultivateurs.s\u2019ouvre et s\u2019élargit sur toute sa lou- gueur de trois kilomètres, puis se resserre brusquement et passe avec là rivière dans une gorge étroite, percée entre deux collines dont les pentes douces viennent s'arrêter sur les deux rives de la Sableuse.À l'entrée de ce vallon, à vingt minutes environ du village de Frémiconrt, se trouve la ferme du Seuillon.En 1860, époque oil commence notre histoire, cette riche ferme.la plus importante du pays, était exploitée par son propriétair-.nommé Jacques Mellier.Les éouries, les granges et les greniers à fourrages se trouvent dans deux grands bâliments carrés, solide- ments construits en pierre.Un peu plus loin, s'élève une petite Maison.autre dépendance dn Seuillon qui servait alors de logement au berger de sa famille.Le bâtiment principal, où le mai- tre avait son appartement séparé des chambres des servantes el garçons de ferme, avec sa blanche açade, percée an premier étage de huit fenêtres hautes et larges, ressemble moins à l'habitation d'un fermier qt\u2019à une grande ot belle maison bourgeoise.Jacques Mellier avait cinquan cinq ans.C'était un homme grave et sévère, sombre, taciturne, et ne riait jamais.Toutefois, juste en tout, il infligeait le blame comme il prononçait l'éloge ; selon le cas ou la circonstance, il se montrait bienveillant et même bon autant qu\u2019il était inflexible dans sa sévérité.Ses colères, rares heureusement, étaient tez- ribles ; les plus audacieux tremblaient sous son regard.Cependant on l\u2019aimait à cause de sa justice ; on ne le craignait pas, on le fespectait.Sa réputation de probité était sans tache, ot.nul Plus que lui n\u2019était chatouilleux sur les questions d'honneur.Pour diriger l'exploitation de la ferme et surveiller le travail des garçons et des hommes de journée, Jacques Mellier avait à coté de lai un autre lui-même.Ce n'était pas un serviteur, mais un confident, un ami, presque un frère.Pierre Rouvenat,\u2014c'était son ,\u2014avait quelques années de noins qfie son maitre, devenu son ami ; il était né au Senillon, son père et sa mère reposaient dans le cimetière de Frémicourt, et comme il n'avait jamais eu d\u2019ambition que sa chère vallée de la Sableuse elle était pour lui une autre terre promise, il était resté à la furme anprês de celui dont il avait autrefois partagé les jeux et supporté souvent Tos caprices et les colères.Sa vie se résumail en ces trois mots : travail, dévouement, abnégation.Seul il connaissait les idées et les pensées seorètes de Jacques Mellier, et seul aussi il avait le droit, bien qu\u2019il fât toujours prêt à obéir comme le dernier des ma- nœuvres, en usant de son titre de cieux serviteur et d\u2019ami, de faire 2 n des représentalions au matîire et de s'opposer à sa volonté lorsqu'il le jugeait nécessaire.Jacques Mellier était veuf depuis douze aus ; mois il avait une fille unique, son espoir, sa joie, son orgueil.Mlle Lucile Mellier cntrait dans sa dix-neuvièmo année.Grande et svelte, pleine de vie comme une jeune tige où la sève aboude, gracieuse comme uu sourire et gaie comme un rayon de soleil, il «ût été difficile de rencontrer une plus charmante jeune fille duns toul le pays franco- comtois Un poëte n'aurait pas manqué de l'appeler la nymphe de la Sableuse ou In dryade du Seuillon.Ses magnifiques chevoux noirs, mas és sur le haut de la tête, découvraient un front large, blanc et délicatement arondi, sous lequel s'animaient de grands yeux noirs pleins de clarté, parfois rêveurs, mais toujours d\u2019une douceur d'expre-sion adorable.Sa bouche, petite, aux lèvres roses, souriantes, était ornée ds dents finis, bien alignées et de l'émail le plus pur.Ses joues rondes, d\u2019une fraicheur de printemps, légèrement estompées de carmin, et son nez délicat, inscnsiblement relevé, aux narines mobiles et transparentes, donnaient à su physiouomir, habituellement lan goureus- et méditative, un charme inexprimable.Ses oreilles.d'un dessin correct et délicieuse ment attachées, étaient deux merveilles.Son cou.ses épaules et sa gorge moulée étaient admirables Elle avait le pied petit, bien camb'é, et ses mains blanches, anx doigts effilés terminés par des ongles roses, s'attachaient fiuement à des bras qu'on au:ait dits taillés dans le marbre.\u2014Ëlle ressemble à sa mere comme une goutte d'eau à une autre goutte d'eau, disaient, en parlant d'elly, ceux qui avaient connu la défunie.Cela devait être vrai ; mais la belle jeune fille avait de Jacques Mellier Ja fierté, le caractère indépendant et l\u2019énergiqne volonté.Placée à la ville, au convent des Ur-ulines, elle était revenue chez : on pére, a I'dge de dix-neuf ans, aprég avoir regu une éducation et une instruction en rapport avec la fortune relativement considérable qu'elle devait avoir un jour.Jacques Mellier était ambitieux pour :a fille; indépendamment de la distinction et de la beauté de Lucile, avec les cent mille francs de dot qu\u2019il était en mesure de lui compter le jour de son mariage, il avait le droit de rêver pour elle une alliance avec une des premières familles du département.Mais l'homine propose et Dieu dispose, dit le proverbe.Jacques Mellier allait voir combien le rêve est souvent loin de In réalité.Une nuit, se trouvant subite ment incommodé par la chaleur, Jacques Mellier sauta à bas de son lit et ouvrit une fenêtre de sa chambre ayaut vue sur les jardins de la ferme.L'atmosphère était lourde, mais sans mena-e d'orage.L'œil ne découvrait ancun nuage dans lo ciel brillamment semé d\u2019étoiles scintillantes.De temps a autre, la lneur jaune d'un écluir de chaleur dansait à l'horizon.C'était vraiment vue belle nuit, tiède, parfumée et phosphorescente comme une nuit des Indes.Pas une feuille ne remuait, aucun chuchotement dans les arbres.Seuls, les grillons jetaient leur cri meé- lancolique et monotone au-dessus des hautes herbes.Le fermier entendit sonner minuit à l'horloge de Frémicourt.Après avoir respiré un iustant l'air imprégné des odeurs de la nuit, il allait se mettre au lit, lorsqu\u2019il lui gembla voir une ombre glisser sous les branches p-n- dantas des arbres du verger.Il s\u2019effaça dans l'embrasure, tendit l'oreille et attendit.Bientôt,l\u2019ombre se rapprochant le bruit d\u2019an pas léger, marchant disc:ètement, arriva jusqu'à lui.ot il vit une forme noire se dessiner au milieu d'une allés bordéo de pommiers nains.Elle s\u2019avançait avec cerluines précaulions, comme si elle eût craint d\u2019être aperçue.Elle ouvrit doucement ane pe- lite porte-de service et entra dans la maison.Jacques Mellier recula jusqu\u2019au fond de sa chambre en se frottant leg youx, comme pour s'assurer que, bien éveillé, il ne faisait pas un rêve Il venait de reconnat- tre sa fille ! Il resta un momeut immobile, les yeux grands ouverts, les bras inertes, sans pensés, comme un être pétrifié.Puis, retrouvant soudain ses facultés, il tressaillit et s\u2019écria : \u2014 Qu'est-ce que cela veut dire ! Il était devenu pâle, et une sueur froide mouillait son front.Il bondit vers la porte de sa chambre, mais an moment de l'ouvrir il s'arrêta.Une horrible pensée veuait de jaillir de son cerveau Sa fille se rendait la nuit à des rendez-vous coupables.sa fille le trompait ! Quelle affreuse pour un père ! Et il devait le croire, car, nutrement, rien ns pouvait justifier Ia promvnade de Lucile.L| se laissa tomber -ur un siège ot, In téte dans ses mains, il livra son esprit à de sombres réflexions.Le ma'h-ur qu'il redoutait était-il complet ?Jusqu'où sa | étonnés.: découverte eu 8 i xiête : ! debout au milieu de sa chambre, péle, les traits contractés, les cheveux hérissés sur la tête.II\u2014LE8 RENSEIGNEMENES Depuis plus d'une heure, tout le monde était éveillé dans la la ferme ; ou avait commencé le travail de la journée.Le fermier fit appeler Rouvenat, qui ne tarda pas A se présenter.\u2014Pierre, sais-tu ce qui se passe ?lui demanda-t-il brusque- meut.Celui-ci ouvrit de grands yeux \u2014Que veux-tu dire ?interro- gen-t-il.Puis.remarquant le visage pale et défait de son maître, 11 reprit eu s'approchant de lui avec an- \u2014Qu'as-tu done ?que t'est-il arrivé ?serais-tu malade ?\u2014Non ; je comprends ton étonnemeut, var tout à l'heure, en me regardant dans la glace, je me suis fait peur à moi-même Pierre, j'ai fait cette nuit une horrible dévouverte.fille avait-elle poussé l'ouhli de ses devoirs ?Sur quel effroyable abime la malheureuse enfant! marchait-elle ¢ Mais si Lucile! avait indignement trahi Rév Messire Maj, - Laperrière; ptre curé de Ste Hélène de Chester.00 Le magnifique temple présentait un apec- tacle imposant par les riches décorations funèbres, disposées avec un gofit exquis par les Révérendes Sœurs de l\u2019Assomption.L'orgue était tenu par Mademoiselle Rosana Gauthier ct le Chœur puissant et harmonieux sut impressionner l'auditoire Le hean cantique '* pleurez les morts\u201d n été chanté pur M.Joseph Desrochers dont la voix ai riche, si ample, plait toujours.Monsieur Josaphat Laroche à très-bien rendu les paroles \u2018\u2018 Pesu Salvator, Mundi\u201d et Melle Brindamour cantatrice de renom, u chanté avec un grand succès \u2018\u2018 Pie Jesu Dominé.\u201d Lu démonstration funèbre de co jour si imposante était un éclutant témoignage de haute considération dont jouissait, À juste titre culle qui pendant trente ans, avait identifié sa vie avec celle de son vénérable frère.Quelle dorment muintenant du sommeil des justes ! COMMUNIQUÉ A GR \u2018Recherches Historiques ?* Sommaire de tu livraison de juillet : -Sainte- Clotilde de Chateauguay, Pierre Georges Roy ; Le frère Marc, Ernest Myrand ;- Saint-Jean, François.Régis et le Canada, L.A.Derome ; Gravures canadicnnes, Philéas Gagnon ; Un frère de Walter Scott à Québec, Philéas Ganon ; Lévis, J.E.R.; Le juge Fletcher, F.» Audet ; Père et fils, Mathieu A.Bernard ; Les huîtres au Canada, Faucher de Saint- Maurice ; La Courvaline, L.J.Bélanger ; Questions ; Publication du mois, ete., ote, On peut se procurer gratuitement une livraison spécimen des Recherches Historiques en s'adressant au directeur de la revue, Pierre Georges Roy, Lévis.: - l'église des Jésuites., \u2014 mme : Une tragédie à bord Halifex, N.E., 22 \u2014 Lu barque Herder Fuller, partie de Boston il y a quelques jours, est arrivée ici avec les cadavres de truis personnes assasinées, et Tes autres personnes a bord ont immé- diatemnent mises en prison.Cette catastrophe est évidemment le résultat d'une mutinerie à bord.L'horrible tragédie est enveloppée de mystère ; le seul passager qui se trouvait à bord est en ce moment à faire des déclarations secrètes devant le bureau de police.Le passager Monck, a déclaré qu'il Wa rien vu de ce Crime et que c'est le contre maître qui l'en a le premier informé.Durant la nuit, il dit qu'il a entendu un cri qu\u2019il a supposé venir de la femme du capitaine Nash, mais auquel il n'a accordé aucune attention.Le matin, le contre-maltre lui a dit que le capitaine, sa femme et le second officier du bord avaient été assassinés dans leur lit et a demandé à Monckqui couchait dans une petite cabine près de celles des victimes, s\u2019il avait entendu du bruit durant la nuit ?Monck a répondu qu'il n\u2019avait entendu qu'un cri et qu'il n\u2019y avait prêté aucune attention.Cependant, Monck doit être sourd ou bien il dormait, d\u2019un étrange sommeil, car les meurtres n'ont pas da être commis sans de la violence et du bruit, Les victimes ont été frappées de la manière la plus brütale qu'on puisse imaginer et les nombreux coups de hache dont les cadavres sont recouverts attestent de la brutalité des faits.Monck dit qu'il a alors pris le commandement dn vaisseau et l\u2019a mené à bon port.Chaque marin 4 bord a professé de son innocence et dit qu'il n'en à eu aucune connaissance.En arrivant ici, Monck est allé faire sa déclaration a la police qui a mis dans les cellules tous les membres de l'équipage.Le motif de ce meurtre est, un complet mystère.Une enquéte auralieu.- Le consul n\u2019a consenti à donner que les détails suivants : - Le capitaine est âgé de 42 ans et sa femme de 37 ans.Le meurtre a été commis avec une ha- chie, à 2 heures du matin, le 14 de ce mois, durant l'heure de garde du premier matélelot.Le procès ne peut avoir lieu ic; parce que le meurtre a été commis en \"pleine mer et sur un vaisseau américain.C'est aux Etats-Unis qu'il se fera.La preuve\u2019 \u2018faite jusqu'aujourd'hui tend À faire croire 'que le \u2018premier second Thomas Brane est l'auteur: de la tragédie.Le matelot Charles Brown, un suédois, a déclaré qu'il a vu le premier second tuér le \u2018capitaine.Du sang a été trouvé sur les habits du premier second.Le passager Monk dit u'il a vu celni-cf sortir de la cabine u capitaine après le: meurtre.Toutes les personnes à bord du Herbert Fuller ont été arrêtées.Une Haïné de Village Nous venons de reçevofr le.numéro de juillet de \u2018\u2018 La Bonno Littérature Française.\u201d Roman complet dans ce numéro est Ju Armand Lapointe et a -pour titre \u2018Une Haine de Village.\u201d Qn est intéressé aussitôt ue l'on ouvre le livre, c'est une histoire bien rite, un récit d'amour et \u2018de persécution, qui charmera tous les lecteurs.Ce superbe Roman sera envoyé à toute adresse sur tébeption de \u201810 centins en argent ou 11 cents en timbres poste (canadiens ou américains).rohon & \u2018Leprohon, Editeurs, 28 Rue St-Gabriel, Montréal, Canada.La Sassepareille d'Ayer guérit les affections du foie, les dérangements des femmes, les rhumatismes, et toutes les maladies du sang.° \" a a L'EOHO DES BOIS-FRANCS Les Pilules d'Ayer \u201cJe pronds depuis plusiours années les Pilules d'Ayer et j'en sl toujours obtenu les mellleurs résulta Pour l'Estomac et le foie sinsi que pour ls érison des migraines les Pilates d'Ayer Font suus égales.Elles sont faciles à prendre et sont les mellleures médecines du famille que j'uie jamuis connues.\u201d \u2014 Mrs.MAY JOHNSON, 368 Elder Âve., New York City.LES PILULES d\u2019AYER Les plus hautes Récompenses à l\u2019Exposition Oolombienns.La Salseparetile d\u2019Aycr pour le Bang.Actualités Cinq des collègues de M.Laurier sont des anciens premiers ministres de provinces.Gare au provincialisme.Il y a cinq catholiques dans le nouveau cabinet: M.Laurier, Tarte, Geofirion, Scott et Fitzpatrick.L'honorable M.Hardy remplace Sir Olivier Mowat comine premier-ministre d'Ontario.Les canadiens-frangais n'ont pas encore de représentant dans le gouvernement de la province-sœur.Quand fera-t-on donc justice aux .réclamations de nos compatriotes de là bas.?L'hon Jas Mitchell remplace l'hon M.Blair cnmme premier ministre du Nouveau-Brunswick.Les membres du nouveau cabinet ont été assermentés samedi, le 18 courant.L'honorable M.Marchand, chef de l'oppasition provivciale a convoqué les membres de la gauche à Québec pour une grande réunion le 22 courant, afin d'y préparer le programme de la prochaine campagne provinciale.Contrairement à certaine rumeur, M.Marchand, restera chef de l'opposition ct dirigera les phalanges la prochaine lutte.On cable de Londres, à la date du 17, que nos militaires se sont distingués ce jour là au concours de tir a Bisley.En effet les soldats canadiens ont gagné la coupe Kolapor en faisant 648 points, Les soldats de la Grande Bretagne n\u2019en ont fait que 648.Honneur aux nôtres ! Thon.M.C.A.P.Pelletier sera le président du Sénat.L'hon.M.Edgar sera le président des communes et M.L.P.Brodeur, député de Rouville, en sera le vice président.l'Italie traverse une crise ministé rielle ; mais M.di Rudini reste au timon des affaires.Pas, de Crispi ! Le \u2018* World \" apprend par une dé- peche de Montréal, que sir Adolphe Chapleau, notre lieutenant-gouver- neur, va se voir offrir un second terme d'office par le gouvernement Laurier.Celui-ci, à la suggestion de M.Tarte, chercherait à prévenir ainsi la rentrée dans la politique d'un adversaire redouté.On parle encore des terribles dégâts causés récemment sur les côtes du Ja pon par un.raz de marée et un tremblement de terre.M est prebable que le nombre des victimes de cette calamité s'évéve à plus de 50,000.La vague dévastatrice musurait 80 pieds de hauteur et a tout balayé sur un parcours de 200 milles du littoral, à : une profondeur de-deux.milles et demi.M.John Poupore, père de M.J.Poupore, députe de Pontiac est mort À sa résidence, rue Sparks, à Ottawa, à l'âge de 80 ans.Le défunt ne repré- \u201d senté le comté de Pontiac dans l'ancienne assemblée des deux Canada, \u201c £tensuite a siégé à l'assemblée légis- .lative de Québec depuis la Confédération jusqu\u2019à 1864.En 1878, M.Poupore est devenu député du comté de Pontiac à Ottawa, et en 1882, il a donné sa place à M.Bryson.Naissances En ce village le 22 du courant, Ma dame Philippe Lemay, une fille.En\u2019 ce village, le 17 du courant, Madame Alexandre Maheu, un fils.Parrain et marraine, M.et Madame Pierre :Maheu.\u2014 Ence village, le 19 du courant, Madame Zorab Nolin, une fille.Parrain et marraine, M.et Madame Z.Roberge.En ce village, le 16 da courant, Ma- .dame Roméo Garneau, un fils.Parrain : tt marraine, M.et.Madame Edouard Vallières.A St.Christophe, le 13 du courant, Madame \u201cAthanase - Bernier, une fille, \u2018Patrain et marraine, M.Léopold Blanchet et Mademoiselle Maria Béland.Dans les Bots-Francs| Kingsey \u2014Samedi.le V1 du courant, M.l'abbé Roberge, fut l\u2019objet d'une belle démonstration de la part ce ace paroizalour | Ou ini présents ce jour là aime magnifique voiture, un bu convert, «June grande vuleur, avec une belle adresse de circoustance Ine par le fils de Mle Docteur Clark, de notre village.M.le puvé Roberge, sut trouver des paroles élo- fuentes pour remorcier ses paroissiens, et les éliciter sur leur bel esprit de générosité.\u2014La dume de M.l'avocat Boucher, de Wickham, ainsi que Mademoiselle Lecomte, de St-Catnille, sont en visite chez notre curé, depuis une huitaine de jours.Madame Boucher.est la sœur de M.Roberge, et Delle Lecomte, en est la nièce.Ham Nord \u2014Les échos de la pittoresque forêt Qui nous sépare de Ham-Sud nous apportent une histoire des plus lugubres.Voici : cinq individus qui seraient débarqués à Weedon avec l'intention de faire la cueillette des bluets dans le \u201cGrand Brûlé,\u201d se sont pris de querelle au sujet d\u2019une pimbêche des riants bosquets du Lac Nicolet, et en sont venus aux mains.Un de ces bouillants amoureux B'est fait luxer trois côtes dans la rine, un autre a eu lajglande pinéale fracassée, et on craint pour sa raison ; un troisième expectore d'une manière alarmante depuis l'évènement.Les deux autres chevaliers du pugilat sont sortis paraît-il dndemnes de cetle lutte homérique, et font tout en leur pouvoir pour empêcher que Dame Justice et ses très dignes représentants mettent le nez dans cette affaire- St-Guillaume d\u2019Upton \u2014lly a eu une tempête terrible, le 14, à St-Guillaume.La grêle a détruit la moisson dans les rangs du Ruisseau, du Cordon et du Septième, et le vent a renversé une quarantaine de granges.On ne peut dire le nombre de vitres cassées dans ces divers endroits.Sur tout ce parcours après le cyclone il y avait au-delà de six pouces de grêle.Chose incroyable, l'on a trouvé un poisson d'une assez grosse dimension dans un champ au milieu de la grêle.Il est difficile d'expliquer cela.Les personnes qui ont éprouvé le plus de dommages sont MM, Louis Héroux, Joseph Leclerc, Rév.Elie Blais, Onésime Labranche, Edouard Paradis, Prime Bastien, Edouard Dupuis, Louis Pagé.M.Louis Héroux avait un inagnifique champ de blé d'inde qui a été entièrement détruit.Jamais pareille tempête n'avait ravagé St Guillaume.Elle a duré quinze minutes seulernent.Chez M.le Dr S.Lamoureux plusieurs vitres ont été brisées et les légu- nes du jardin détruits.Les dommages ont été causés sur un espace de 50 arpents sur 10 de largeur.Une LES ŒUFS DE MARMETTES cawo \u2014 \u2014 curiosité.Nous avous vu, dit \u201c I'Electeur\u2019, quelques œufs apportés par un navigateur qui arrive du golfe el qui, croyous-nous, sout presque inconnus à Québec.Ce sont des œufs de '* Marmette\u201d, vomme les appellent les indigènes de la vôte du Labrador où cet oiseau abonde.Lu \u201cMarmette\u201d dépasse À poine la taille du pigeon et cependant ses œufs sont énormes, au moins deux fois la grosseur de ceux de nos poules canadiennes.Ils sont délicieux au goût et contiennent beaucoup plus de principes nutritifs que les œufs ordinaires.La \u2018 Marmette \u2018 dépose ses œufs sur les roches des grèves et dans les interstices des rochers.Au Labrador et surtout aux Îles Ste-Marie on en trouve des quantités innombrables, les grèves en sont littéralement couvertes.Les Terreneuviens lorsqu'ils viennent dans ces parages en font un véritable massacre : ils assomment les \u2018\u201c Marmettes \u2019 et s'emparent de leurs œufs dont ils chargent en partie leurs vaisseaux.Les lois de chasse et de pêche défendent cette extermination, mais comment l'empêcher ?Dans les temps de brume, la \u201c Marmette\u201d rend, parait-il, de signalés services aux navigateurs.Son cri guttural se fait entendre à plusieurs arpents du rivage et indique souvent aux marins l\u2019approche d'une terre et lui évite quelquefois d'aller s\u2019y échouer.+.Les mariages entre beaux- frères et belles-sœurs Londres, 21.\u2014II s'est fait beaucoup de bruit, ces jours-ci, au sujet de l'intervention du cardinal Vaughan, autorisé par Léon XIII, pour empêcher le parlement anglais d'adopter le projet de Jloi permettant le mariage entre beau-frère et belle-sœur.Le cardinal a écrit une lettre aux membres de la Chambre des Lords, dont on remarque les passages suivants : \u201cLe projet de loi tend à abolir comme partie de la loi civile, l'empêchement matrimonial qui existe au premier degré de parenté en ligne collatérale, Ceci est proposer une loi en opposition directe avec les lois cadoni- ques de l\u2019Eglise, Donc ancun catholique ne pourra voter pour une loi semblable.Le Saint-Père me dit d'employer toute influence pour décider les catholiques au parlement de prendre la défense d'une loi canonique de l'Eglise et de voter contre ce projet de loi qui tend À la violer.Comme gardien du Sacrement de mariage, le Vatican attache la plus haute importance au maintien de l\u2019uniformité du texte entre les lois civiles et ecclésiastiques au su- Un chapitre de malheurs Northeast Carry, 22 \u2014Un terrible accident a eu lieu en cette ville.Un guide du nom de Samuel Willett, en s'amusant aves plusicurs tourisies à tirer des coups de fusil sur une bouteille flottant dans l\u2019eau, a tué accidentellement son frére John, par-dessus la tête duquel il tirait.On dit que Samuel Willett est presque fou de chagrin.Chicago, 22\u2014Une femme du nom de Woollhouse, à la suite de querelles de ménage, a essayé de se noyer avec sus Quatre enfants en se jetant dans le lac Michigan.la mère et ses enfants ont été sauvés par quelques personnes pré sentes et conduits au poste de police.Lawrenceburg, Kent.22 -Un homme et une femme, les époux Hopper, demeurant à London (Kentucky) se sunt donnés la mort en se précipitant sous un train de chemin de fer.On ignore quels sont les motifs qui ont poussé les époux Hopper à cet acte de désespoir.New-Yoik, 22\u2014L'aéronaute faisait sa descente accoutumée quand à 200 pieds de hauteur, il lâcha son trapèze et vint se briser contre terre.Cependant il vivait encore ce matin.Altica, Mich., 22\u2014Gormain Swain a tué ses trois jeunes enfants à un mille au sud d'ici, 3 3 heures ce matin, a mis le feu à sa maison, puis s'est suicidé.Les enfants sont : Frank, Lucy, Jimmy, âgés respectivement de 11, g et 7 ans.Les autres enfants se sont sauvés de la maison.\u2014\u2014\u2014\u2014 Rana Pour les ivrognesses Londres, 22 -Lady Henry Somerset vient d'élaborer un plan pour le traitement des alcooliques.Sur une ferme de 180 acres elle va faire coutruire nombre de petits cottages ou les alcooliques seront hébergées tout en étant astreintes à de légers travaux inanuels d'agriculture en plein air.lady Somerset veut réagir contre l'habitude des maisons disciplinaires où les alcooliques ne font qu'un travail sédentaire qui épuise leurs facultés mentales et ne les guérit pas.Par son systéme lady Somerset croit pouvoir stimuler le zèle et l'orgueil de ses malades en les met- tantàâ même d'apprécier les cfiets de leur travail.lady Soinerset ne pourrait recevoir des patientes qui ne paieraient rien ; mais elle a fixé à $1.25 par semaine le prix de l'entretien des malades.Si cependant, une patiente faisait des tra vaux pour le coût de son entretien, ce mnontant serait porté à son crédit et â sa guérison cette somme lui serait payée à titre de salaire.-.Dans la Nouvelle-Ecosse, l'hon Geo Murray.adversaire malheureux de Sir Charles Tupper, remplacera M.Fillding à la tête des affaires provinciales.Le nouveau premier est né au Cat Breton mee, ct cst président du Con: seil Légistatif- > = > Pour le teint al n'y a rien de mieux que la Sassepatcille d'Ayer.Elle don- et bleme, \u201coer Gp
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