L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 4 juillet 1896, samedi 4 juillet 1896
[" ww ow rt I = 3me Annee © Arthabaskaville, 4 Juillet 1896 wr À n \u2018 go\u201d L'ECE La Cie de Publications du District d\u2019Arthabaska, Proprietaire D ss .\"4 ES Aa L LE ee \u2014\u2014 wey, en ay, « I r \u2014p\u2014\u2014 BOIS .Cee pd «4! DT \"COTTON .ct te : : lg = - 112 i yo.JOURNAL HEBDOMADAIRE , LAN yn DENIS LEBLANC, imprimeur.BOULET D'OR PAR JULES MARY (Suite) 1911 Elle se rappelait toujours la désolation de ces braves gens, le jour où son père vint la leur reprendre pour la mettre dans un pensionnat de Pais, a Auteuil Elle aussi avait bien pleuré : on eut beau lui répéter que le commandant élait son père, elle se sentit comme un grand vide au cœur en quittant sa nourrice.Le commandant n'était rien moins que tendre.Jalonx de l'affection portée par les Loiseau à sa fille unique, il se garda de leur donner son adresse.ll les avait payés largement ; il se considérait comme étant quitte envers eux.Mais Marie n\u2019oublia jamais ceux qui avaient pris soin de son enfance.Dès qu\u2019elle sut écrire, elle leur donna de ses nouvelles et en reçut de bonnes lettres toutes pleines de tendresse.Avant de partir pour l'Amérique, elle supplia son père de la conduire embrasser sa nourrice.Le commandant s\u2019y refu-a net.prétendant qu'il n'avait pas le tamps.Le lendemain de son ikstal- lation à New-York, elle écrivit aux Loiseau, dont elle était resté sans nouvelles depuis près d'un an.Sa lettre lai revint avec cette mention : \u201c\u2018 Loiseau décédé, sa femme partie sans laisser d'adresse.\u201d Sans doute, le malheur s\u2019était abatlu sur cette pauvre famille.Mariv les pleura longtemps.Mais elle-même ne tarda pas à passer par de cruelles angoisses.Seule à l'étranger, si loin de son pays, ne sachant à qui recourir, elle eût été vouée à toutes les misères sans la généreuse intervention de Balderby.A l'occasion de son mariage, elle adressa une nouvelle à la veuve Loiseau.Ce billet lui revint avec cette sinistre mention : Décédée.IV La première sortie de Mme Morton fut pour s'assurer si elle rencontrerait la maisonnette de sa nourrice.Mais comment s'orienter avec des souvenirs aussi confus ?Tout ce que Marie se rappelait, c'était que la porte charretière donnait sur la campagne.en face d'un noyer qui lui prêtait sa grande ombre, en été tout l'après-midi.Vêtue avec la simplicité d'une petite bourgeoise, elle s'était mise en route au hasard, avec Suzanne.Il était huit heures du soir et la nait commençait à tomber., Elles s'engagérent dans la \u2018grande rue et la parcoururent \u201c tout'entière sans s'arrêter.Ce n'était pas là.Elles revinrent sur leurs pas et tournèrent dans une rue laté- Tale.Soudain, Marie s'arrête.Elle a reconnu sou noyer, vieilli de trente-six ans et plus beau que jamais ; mais en face\u2026il n\u2019y a plus de maison ! Oui, c'est 1a.et pourtant ?\u2026.Vient à passer\u2018une très vieille femme, courbée en deux et s'appuyant sur un bâton.Marie se décide enfin à deman- .der des renseignements.-\u201d-=\u2014Pardon, madame._ La vieille se tourne et salue si bas\u201d que, sans son bâton, elle perdait l'équilibre.\u2014N'est-ce pas ici que demeu- .¥ait.autrefois.les époux Loi- © i\u201cmean ?\u2014Tci, oui, madame, mais la maison a brûlé, qu'il y a bien longtemps, bien longtemps ; que méme Célestin a péri dans l'incendie et que sa femme étions devenue folle.\u2014Oh ! mon Dien !.\u2014C'est-y que vous les connaissiez ?\u2014Oni, madame.\u2014De bien braves gens, inca- .pables de rien prendre à leur pro- ;;chain et de bouder contre l'ouvrage.arie risqua une deuxième question.\u2014Sait-on comment est morte Mme Loiseau ?Py \u2014Laquelle ?- \u2014La veurve.\u2014Voulez-vous parler \u2018de celle de Célestin ou de celle qu'a donc épousé le fére cadet de Célestin et qu'élions veuve aussi avant de mourir ?.\u2014Je veÜŸx parler de la première.Marie avait complètement oublié l'existence d'une deuxième branche des Loiseau.\u2014-La Célestine ! fit la vieille, «lle avons maintenant de quoi finir ses vieux jours sans tendre la main.Elle avons hérité d\u2019un brave homme de vicux monsieur où qu'elle fnisions le ménage à Paris, où qu\u2019elle étions partie après l\u2019incendie gui leur zy a tout brûlé, et pis qu'elle n'étions assurés de vin de rin! La Célestine avons quasiment cin quante-cinq franes à manger par mois.Le visage de Marie chantait les lonages du créateur.\u2014Ek .ot habite Mme Loiscan ?Au bout de la grande rue, une pelite maison toute basse an milieu d\u2019un jardinet.Bien sûr qu'a dort, a c¢\u2019t\u2019heure.la Célestine.Savez-vous bien qu'elle allous sur ses soixante-deux et moi sur mes quatre-vingt-deux ! \u2014 Merci, madame, bonsoir Et Mme Morion, oubliant qu'elle n'avait que quatre mille livres de rente, lui glissa un beau louis d'or duns sa viville main calleuse.Suzanne, qui donnait Je bras à su mère, se serra contre elle, disant : \u2014Oh maman.que je suis heureuse pour toi! \u2014Chérie ! Elles allèrent jusqu'à la petite maison touts basse, au bout de la grande rue ; mais les volets clos, et.comme elles s\u2019arrêtaient devant la porte, un vieux chien aboya sourdiment à l'intérienr.Elles s'éloignèrent, de peur de troubler I: repos de Nounou.James, informé de ce grave évènement, qui semblait rajeunir sa femme de dix ans, fut ravi.Il recommanda di ne pas révéler son identité à la veuve Loiseau.Ul était décidé a s\u2019appeler Morton, et non Balderby, pour le reste de son séjour en France Le lendemain natin, Marie ac- courul chez su nourrice.Su zanne avait tenu à l\u2019accompagner.On juge du bonheur de Nou nou en embrassant sa Marie, qu'elle n\u2019espérait plus revoir avaut de mourir.On s\u2019expliqua : si la deuxième lettre de Mme Morton lui avait été renvoyée en Amérique, c'était saus doute qu'on la croyait adressée à ln veuve du frère cadet de Célestin, morte cette année-là.C'était positif que la Célestine avait eu le cerveau dérangé à la suite de la mort tragique de son homme.On l'avait gnérie a l'hospice Sainte-Anne et, se trouvant sans ressources, elle s'était placée, comme domestique, à Paris, chez un vieux monsieur doux comme un mouton et qui la coucha sur son testament, oh ! pour pas grand'chose, mais c'était toujours ça.De toute sa famille, il ne lui restait plus qu'un petit.fils, Julien, qui s'était engagé aux zouaves à l'âge de dix-huit ans, avait conquis tous ses grades et était sous-lieutenant depuis six mois en Algérie.Julien écrivait souvent À sa grand\u2019mère Mème il lui avait promis de demander, à la fin d'août, un congé de quinze jours à son colonel et de venir le passer auprès d\u2019elle.\u2018 M.Morton fit le meilleur accueil à la nourrice.Quand elle dinait chez lui il la reconduisait, en compagnie des siens, jusque sur le seuil de la porte.\u2014 Marie, disait la bonne vieille, t'as évu de la chance ; t\u2019as épousé un phédisque ! Cependant, les Morton me naient une existence terre-à-terre dont ils ne se seraient pas crus capables Ils ne dépensaient guère plus que les 850 francs par mois, accusés à Me Duroquois et ils ne s'en trouvaient pas plus mal.Ils n\u2019excitaient la jalousie de personne.Ils vivaient heureux, tranquilles, reposés.Balderby transporta son activité dans la pêche à la ligne, art auquel il n'avait jamais eu le temps do s'initier.Il y retrouva toutes les émotions de la lutte.T1 était dévidé à ré-ister jusqu\u2019à la chuto des feuilles dans le pro- amme de la villégiature que sa emme lui avait dicté.Et pour jouer dans la perfection son rôle de petit rentier, pour détourner A de lui tout soupçon de coffre-fort inépuisable, il fit des deitos ! Mme Morton eut des notes on retard chez l'épicieret le boulanger, chez le boucher et le charcutier.Elle ne payait qua la dernière extrémité, après les menaces des fournisseurs.Les choses en vinrent à un point que le boucher.\u2014on lui devait plus de deux cents france, \u2014refusa des côtelettes.Le lendemain, on apprit que le père Morton avail emprunté sur hypothèque.Les fournisseurs se rassurérent.Deux mois après, un marchand de nouveautés de Melun convoquait ce bourgeois dilapidateur devant le juge de paix pour régler à l'amiable une créance de cent trente francs.Mortou demanda des délnis et s'engages a payer par fractions de viugt francs par mois.Les bruits les plus ficheux couraient donc sur la solvabilité des nouveaux propriétaires, et ces bruits étnient entretenus par les domestiques, que Mme Morton reuvoynit de mois en mois en leur refusant leurs huit- jours.Ces précautions, que Balderby exagérail par peur d'être reconnu et remis dans ls gazettes, lui sauvèrent peut-être la vie, Un matin, il coustala que des mal- fniteurs s'étaient introduits dans en cave et rafratchis a ses dépens.Corame tout le mon le sait écrire aujourd'hui, les visiteurs avaient laissé un mot aussi conçu : Nous ne sommes pas montés ld haut parce que nous savons que vous n'avez pas le sou.Muis Balderby avait beau ea- chs r ses millions, il possédait à la maison un trésor qu\u2019il lui était impossible de dérober à la vue des amateurs : sa Suzanne.qui se trouvait tout heureuse d\u2019être enfin regardée pour clle-méme ct non pour ses espérances.Or, parmi les admirateurs de Mlle Morton, il en était d'\u2018ux qu'on voyait toujours cusemble, et qui n° manquaient jamais l\u2019occasion de lui dire nu passage, d'un rimple coup d'œil expr-ssif : \u201cMademoiselle, vous êtes charmante! \u201d Tous deux, depuis quelque temps, s= livraieut, l\u2019après-midi, au plaisir de la pêche, à distance respectueuse de James, avec qui ils avaient essayé vainement d'eutrer en conversation suivie.Suzanne, intriguée, prit.auprès de sa mère Loiseau, quelques renseignements sur ces inséparables.L'un n'était rien moins que le vicomte Gontrau de Varniére, fils unique du châtelain du voisinage, et l\u2019autre, son cousin germain, _2 baron Frédéric de Laigreval, âgés l'un et l'autre de vingt-cinq ans, ct et dans une honorable situation de fortune.Un vicomte! un baron ! Suzanne se mit à rire : car elle ne tenait à être ni comtesse, ni baronne, à moins que\u2026 il y a rien d'impossible ! De fait, ces deux jeunes gens lui semblaient fort bien, mais elle n'aurait pu dire lequel lui plaisait davantage, du blond Frédéric ou du brun Goutran.Quelques jours aprés, le pére Morton, accompagné du vicomte et du baron, qui le soutenaient chacun par un bras, rentrait tout trempé à sa villa.Il était tombé dans la Seine en se penchant d'un bateau pour attrapper une brême qui se débattait au bout de sa ligne.Ces messieurs s'étaient jutés à l'eau et lui avaient sauvé Ia vie .avant qu'il n'eit en le temps de faire sa première bras- | ade.Cet acte de \u201c dévouement leur valut leur entrée dans la place.A partir de ce jour, ils devinrent les familiers de la villa Morton, nu grand plaisir de James, qui commençait à se lasser de sa solitude.Toue deux étaient plus on moins épris de Suzanne, dont ln beauté et la grâce les nttiraient.Ils s'en raillaient mutuellement.car ils ne doutaient pas que leurs illustres familles s\u2019opposeraient a les épouser à une fille dont le père avait été appelé chez le juge de paix par ses fournisseurs.Or, il advint que le comte de Varnière reçut, un dimanche, la visite d\u2019un ancien camarade du collège, Octave de Manillon, chef d'informations au journal le Rapide.Le reporter venait se reposer un instant de ses marches.et contremarches sur le pavé de Paris.\u201d ! et tous trois, après un bon déjeu- nuer au château, se munirent d'engins de pêche et prirent le chemin dv la ** goujonnerie \".-Je te présenterai, dit le vicomte à Octave, à un pêchenr an- giais ou américain\u2014 je n'ai pas encore pu savoir\u2014 qui a une Lbien jolie fille.- Va pour le pêcheur ; quant à la jolie fille, ça m°èst bien égal.anjourd'hui.\u2014Vous n'en diriez pas autant, dit Frédéric, si vous aviez vu miss Suzanne, \u2014BSuznune ! fit de Manillon, en se frappant Je front du bout de l\u2019index, je connais ce uom-là.Los cousins é:latèrent de rire.Mais le reporter n'y prit garde.Il s'était arêté au b-au milieu du chemin, et consultant sa mémoire, recherchait une Suzanne dans In ose rés rvée :UXx jolis filles, It n'était plus qu'à deux cents mètres du bord de l'eau.Déjà l\u2019on aperc -vait Morton installé à l'avant de sa barque, la ligne à la main.Gontran scoua le journaliste, et lui moutrant du doigt le père de Suzanne : \u2014 Ecce homo ! D: Manillo.1 s'arrêta envore, et pour mieux voir, se fit une lor- nette de ses deux muins arrondies audessus de l'arcade sourcilière.\u2014 Mais je connais ce dos-là.Tout justement.le père Morton vint à se tourner de côté, et retirant l\u2019affreux chapeaux de paille dans lequel jamais nabab n'eut voulu loger ton crâne, il s'épongea le front avec un vilain foulard de couleur.\u2014Mais je connais ce crûne-là s'évria de Malillon, j ne connais que ça ! Et voici que l- père Moriou, venant de ferr«r une jolie perche et de la mettre en son filet, éteud son bras droit, poiig tourné en dehors et le ramène d'un coup ste.façon d« dire : * Encore une qui ira dans la poèle à frire ! \u201d \u2014Comment l\u2019appelez-vous.votre type ?demauda de Manillon- .~-Morton, répondirent chœur les cousins.\u2014Morton, répéta le reporter avec un ricanement diabolique.Vous en êtes bien sûrs ?\u2014 Absolument.\u2014Et sa fille s'appelle Suzanne ?Je parierais que sa femme porte le nom de la Sainte Vièrge.Tout justement.\u2014C'est bien lui ! s'écrin le reporteur.À ! mes enfauts, quel cour de reportage! Achetez demain lu Rapide, vous m'en direz des nouvelles! Mais au fuit, vous n'êtes pas du métier.Avec vous je Le crains pas la concurrence.Pourquoi ne vous dirais- je pas tont de suite ce qu\u2019il en est : votre prétendu Morton n'est autre que James Balderby, le fameux nabab ! \u2014Balderby ! répétèrent comte et le baron, stupéfaits.\u2026Oui, Bald-rby ! Et qu'on ne vienne pas me soutenir que ce n'e-t pas un nabab pour de bon, celui-là comme l'ont prétendu des reporters de carton.J'ai pris mes renseignements, moi! Je suis allé à l'ambassad+» d«s Etats: Unis ou l'on n'a rien à me refuser, pas plus qu'ailleurs, et l\u2019on m'a prouvé, document en main, que James Balderby jonissait d'ane fortnne de deux cent cinquante millions.\u2014Deux cent «inquante il- lions ! répétèrent nos g-ntilhom- mes.émerveillés - Gontrau ajouta : \u2018 \u2014Alors, pourquoi le père Morton fait-il des dettes dans ce pays ?\u2014Pour se cacher, parbleu ! Le malheureux a été si embété \u2018par la \u2018presse ! Il ne pouvait plas faire un pas sans qu'on le mit dans le joarnal.Ici, il est tran: quille.: \u2014Et lu vas encore l'embéêter ! demande Goutran, inquiet.\u2018\u2014Evidemment ! Est-ce faute si mon étoile d\u2019informateur mo remet sur le chemin de cet infortuné.Mais retournous en arrière et causons.Vous allez en le soignements les plus complets.Ah ! c'est bien amusant! C'est bien américain, surtout ! Le joli article à faire ! Il sera reproduit par toute la presse parisienne, provinciale et étrangère.Les deux cousins, fort ennuyés, se résignèrent à \u201c informer \u201d l'impitoyable reporter.Gontran le présenta à Frédéric Mais quand il eut pris toutes + ma}, me donner, tous les deux, les reu-| J d'un air sérieux : \u2014Quel serait ton rêve en ce monde, mou petit de Manillon ?\u2014Singulière question à propos d\u2019un nabab ! \u2014Tu vas voir.Ton rève, avoue- le, serait de devenir le propriétaire du Rapide.\u2014Pour ça, oui.\u2014Eh bien ! ne fais pas ton article et tu seras, peut-être bientôt, cet heureux mortel.\u2014Comment ce miracle pour- rait-il s\u2019acomplir ?\u2014J'y arrive.Frédéric et moi, nous sommes les seuls intimes de lu villa Morton.Sa femme nous reçoit à merveille et miss Suzanne ne nous regarde pas avec des yeux hostiles, loin de là ! n'est-il pas vrai, Frédéric ?Le baron reconnut positivement la chose.\u2014Et apres! fit de Manillon.Auriez-vous la prétention d\u2019épouser l'héritière du nabab ?\u2014Pourquoi pas ?répoudirent les cousius.\u2014Si Frédéric y consent, ajouta le vicomte, nous nous mettrons, lui et moi, sur les rangs, et celui qui, d'ici à un mois, aura le plus de chances de succès, cédera la place à l'autre.\u2014Accepté, dit le baron.\u2014Bt celui qui épousera, termi- ua le vicomte, fournira à de Manillon, los fonds nécessaires à l'acquisition du Rapide\u2014 Accepté ! répéta Frédéric.Le reporter considéra les rivaux et les trouva fort bieu, chacun dans l-ur genre.Au fait, pourquoi le brun ou le blond ne réussirait-il pas à se faire aimer de Suzanue ?Ce ne serait pas la première fois qu\u2019une américaine s'éprendrait d'un français bien né et de bon ton.De Manillon s'emballa au point de renoncer à son article.\u2014Allez-y mes enfants, dit-il.et surtout, soyons sérieux ! Vous voilà bien reugeigués.Miss Balderby, qui e-t tres chatonilleuse au point de vue de l'amour propre, se croira aimée pour elle-même ; vous avez des chances de réussir.Seulement, dans un mois n'allez pas vous brouiller à mort sur l\u2019éternelle question \u2018\u201cd\u2019à- te-toi de là que je m'y mette !\" Si vous n'arriviez pas à vous entendre, prencz-moi comme arbitre.Sur ce, vomme vous n'avez pas de temps à perdre, je vous lâche.Vous inv reverrez daus quinze jours et si, par malheur, ça ne marche ni pour le blond ni pour le brun, je repreudrai tous mes droits d'informateur.De Mauillon leur serra cordiale- meut la main et s\u2019en revint à Paris où son étoile de reporter lui réservait la primeur d'un crime passionnel qui le consolu de l'affaire Mortou-Balberby.V Ce soir-là, nos deux gentil- hommes manœuvrèrent si bien que le père Morton les invita à diner.Ils n\u2019eurent garde de refuser.\u2014Je vous préviens, leur dit James, que le menu est des plas modestes.Aimez-vous le bouilli ?\u2014Beaucoup, dit Gontran.\u2014Enormément, affirma Frédéric.Jamais pot-au-feu ne parut plus délectable aux rivaux que celui de Mme Morton.Ce n'était Certes pas du consommé et le bouilli manquait de moelleux ; mais Suzanne assaison nait le tout de sa présence.(A suivre) GUERI DE LA SCIATIQUE L'expérience d\u2019un fermier du comté de Bruce It souffrit tant qu'il devint un impotent malheureux.Il peut maintenant vaquer à ses affaires aussi bien que jamais.Du \u201c Telescope \"\u2019, de Walkerton : Pendant les quelques dernières aünées éconlées le \u201c Telescope \u201d publié bien dee rapports donnant les details de -gnérison obtenues par l'emploi des Pilules Roses dit docenr Williams.Elles étaient toutes si bien prouvées par des documents d\u2019une authenticité absolue que s\u2019il était resté le moiudre doute sur leur parfaite véracité, il eut été dissipé par le récit : d\u2019une guérison que nous \u2018avons\u2019 personnellement observée ses notes, Gontran lui demanda | C\u2019est dans le cas de John Al leu, an jeune fermier bien connu du canton de Greenock.M.Allen est si bien connu a Walkerton et dans les environs, qu'un résumé succinct de sa guérison remarquable d'un mal paraissant incurable, sera d'intérêt à nos 'ecteurs.Au cammeucement da l'été àe 1125 pendant qu'il travaillait dans un fourré, M Allen fat pris fut pris de douleur rhumatismales dans le dos et les épaules, Il erut d'abord que ce ne serait qu'une attaque passagère et croyait qu'elle disparsîtrait dans un jour ou deux.Au contraire, toutefois, il empira de jour en jour et avant longtemps il fut obligé de cesser de travailler complètement.Du dos, les douleurs descendirent dans sa jambe droite, prés de I'stne ou elles s\u2019installèrent difinitivement ct il devint si impotent qu'il ue pou- voit même traverser sa chambre qu'à l'aide de béquilles.Bien entendu, il consulta les médecins mais aucun ne seinbla capable de le soulager.Les gens, en par laut de son mal, le prenait en pitié, tous le croyaient devenu impropre a tout rorvice actif et condamné à vivre et mourir estropié.Nous sommes libres d'admettre que nous partagions également cette manière de voir et l'on peut s'imaginer notre surprise quand, il y a quelques semaines, nous vimes le même John Allen conduisant a travers la ville une voiture chargé de grains.Aussi grande que fut d'abord notre surpris», elle s'accrut quand le convoi arrivé à destination au moulin, nous le vimes descendre allégrement et avec une facilité des plus apparentes décharger les sacs de grains si pesants.Curieux de savoir ce qui avait pn opérer ce changement merveilleux uous piîmes la première oe- casion de le lui demander.\u201cEh bien\u201d, nous répondit-il, \u201cJe m- porte aussi bien que jamais et J'attribue ma guérison aux Pilules Roses du docteur Williams et a rien autre chose.M.Allen nous fit ensuite franchement le récit complet de su maladie et de sa guérisou dont nous uvons si- guulé les phases sailluntes plus haut.Après avoir consulté deux médecins, et n\u2019obtenant pas de soulagement il acquit la couvic- tion qve son cas était désespéré.Il perdit confiane« aux remèdes et quand on lui suggéra de faire l'essai des Pilules Roses il refusa absolument.Toutefois ses amis persistèrent et finalement il consentit à en faire l'essai.L'effet produit dépassa son attente car les Pilules Roses ont charsé toutes ces douleurs et il peut travailler maintenant comme d'ha bitude.Comme l'on pent s\u2019y attendre M.Allen n\u2019a que des louanges à faire des Pilules Roses et il a immédiatement consenti à ce que les détails de sa guérison soient donnés à la publicité dans l'espoir que quelqu'un semblablement atteint puisse en profiter.Les Pilules Roses du Dr Williams agissent directement eur le sang et les nerfs comme reconstituant, et chassant ainsi le mal du système.Il n\u2019y aaucune maladie, dérivant d\u2019une de ces deux causes que les Pilules Roses nu guériront pas et dans des centaines de cas elles ont restauré la santé aux patients après que tous les autres remèdes eurent failli.Demandez les Pilules Roses du Dr Williams et n'en prenez point d\u2019autres.Les véritables sont toujours mises en- boîtes, l\u2019étiquette autour portant la marque que d\u2019affaires \u201cDr Williams Pink Pills for Pale People\u201d tout an long.On peut se les procurer de tous les commerçants ou elles seront envoyés par ls malle franco sur réception de 50 ols pour une boîte ou 6 boîtes pout $2.50, en s'adressant à la Dr Wil- Ont.\u2018 Ÿ ian assnuch Eee oe Caen 2 =: liams Medecine Co., Brockville, ) Faits Divers Cyclone La petite ville de Wyeth, comté de Marshal, Alabama, a été ravagée par une cyclone.Dixhuit maisons d\u2019abitation ont été détruites et quinze personnes blesséses, dont six mortellement.En outre, deux personnes ont été tuées par la foudre.\u2014\u2014\u2014 (0 Le revolver Une italienne du nom de Zacarella s\u2019est prise de querelle.avec une de ses voisine, Agnès Rotto, mercredi dernier à New-York; et u tiré six coups de revolver sur le mari de cette dernière, Richard Rotto, âgé de vingt-trois aus.L'irascible ltalienne s'est enfuie.Mais il y a lieu de oroirè.qu\u2019elle ne tardera à ètre enterrée.000 x En banqueroute .-.Une dépêche de Bruxelles (Belgique) mande que le.prince Léopold se trouve dans un état voisin de la banqueronte: Ce pauvre diable de prince ne sait douc pas qu'il y.a, aux Etats- Unis, des héritières.toujours prêtes à troquer leurs millions contre des titres de noblesse authentiques ?Léopold n'est évidemment pas de son temps.: \u2014\u20140p0\u2014\u2014 .Broyé par les chars Jeudi, à la gare de Levis, un serrefrein du nom de Bernier, fils de Mme veuve Bernier, employé du grand Trouc s\u2019est fait broyer une jambe par les chars.Il appliquait les freins sur le haut d\u2019un char lorsqu'il a perdu l'équilibre et est tombé sur la voie, Il n'a pu se dégager à temps et il a eu une jambe coupée.C'est un jeune hon + e de 28 ans, marié depuis \u2018trois mois seulement.000 Le nombre de Juifs sur la terre D'après des sources qu\u2019en dit sérieuses.le nombre des juifs sur la terre dépasserait en ce moment huit millions.C'est un gros chiffre, rarement atteint par es juifs L'Europe en compte 6.415,000 ; l'Afrique 800.000 : l'Asie, 620,- 000 ; l'Austrialie, 120,000 et et l'Amérique près de 800,000, dont 300,000 répandus dans les villes de New-York, Brooklyn, Neward, Hoboken, situées à l'embouchure de l'Hudson Chicago, la seconde ville des Etats-Unis, compte plus de 100,000 jaifs.Le Maro: en à 250,000 et l\u2019Âbyssinie autant.; - opo-\u2014 Terrible accident A San Francisco, Califournie, le 24 derniers, une, grande maison à trois étages, comprenant un garni et ua restatrant, et dont on recoustruisait.les fondations, s\u2019est soudainement effrondrée vers quatre heures et demi après- midi à San Francisco.our comble de malheur, les décombres ont pris feu aussitôt après l'effrondrement.Sur une trentaine de personnes qui se tronvaitent dans le restaurant et dans la maison, trois ont été tuées sur le coup et onze autres ont été plus ou moins grièvement blessées.En outre, deux persounes su moins manquent à l\u2019appel, et l'on a tout lieu de croire qu'elleg, ont été tuées et que leurs corps.gà trouvent sous les décombres,., L\u2019armure de Jeanne d\u2019Arc On vient: de Tetrouver l\u2019armure de Jeanne d'arc Elle est au cha- tean de la Tour-de Pinon, dans l'Aisne.En 1880, le marquis de Courval, propriétaire de ce chateau, fit élever une tour gothique et y rassemblg un curieux musée d'armes anciennes.C'est dans l'une de.ces \u2018salles que figure l\u2019armure de Jeanne d'Arc\u2014armure dont l'authenticité parait établie par la tradition.Jeanne la reçut à Bourges, de Charles VII, qui .l'avait, cammandée exprès pourelle.Aussi Ja, cüirasse diffère-t-elle dus pièces qnalogues de la même éponne : le_bombement partiou- \u2018lier, de-la parti destinée à recou- vrirv.la po 39 indique que lar mure était'des \u201cIoan tu Lier Tonia ig 1, .3 \u2026 pts à À nif.oh FT ~ oe inée A une femme.Les.pièces en sont d'acier peli.\\ x x L'ÉCHO DËS BOIS-FRANOS a ; LS L'Echo des Bois-Francs Journal hebdomadaire | \u2014 PUDLIÉ PAR LA\u2014 Cle, DE PUBLICATIONS OU CISTRICT D'ARTHABASKA A Arthabaskaville, P.Q.Rédigé en Collaboration Nul écrit tnséré sans nom responsable PRIX D'ABONNEMENT : Canada et Etats-Unis; $1.00 payable d'avance TARIF DES ANNONCES : 1re insertion, Je a\u201c Conditions spéciales pour anuoncer d'affaires rapports, réclames, etc.cte.Naissance, Mariage, Décès.7x Gratis pour les abonula vesn ses L\u2019Echo des Bois-Francs ARTHABASKAVILLE, 4 Juillet 1896 NOTRE JOURNAL AVIS AUX ACTIONNAIRES L'assemblée annuelle des ac- tionuaires propriétaire de l\u2019Zeho des Bois-Francs, aura lieu 4 ce bureau le & juillet prochain à 2 h.p.m.; Tous les membres sont priés à se rendre.APRES LE COMBAT Le bas prix du lard, du bœuf, des agueaux et pardessus tout, la dépression du marché au fromage se produisant au moment où, par suite de la crise, les marchands, industriels, etc, fesaient la rentrée de leurs créances, avait créé un sentiment de malaise et de gène dans uotre district.Dans de telles circonstances rien de surprenant que les électeurs aient cru pouvoir améliorer leur position en changeant de gouvernement.Pour eux, il s'agissait d'une question de recettes : les écoles du Manitoba, les scandales, les vieilles rengaines contre l\u2019o- rangisme, la nationalité et la religion du premier ministre los lassaient parfaitement froid- Telle est en autant que nous pouvons en juger, la véritable raison de la défaite du parti conservatenr.L'avenir dira si l'électorat a eu tort où raison et Diau veuille que Ir réveil ne soit pas trop pénible ! Mais à cette cause d'ordrr général, est venue s'ajouter, dans notre district, une cause d'ordre secondaire qui n\u2019a pas peu contribué à faire battre M.Cleveland et écraser MM.Fréchette et Désy : le manque d'organisation.Dans notre province, l\u2019opinion publiqne s\u2019accentue chaque jour davantage : le résultat des élections de 1892 et de 1896 le démontre clairement.Former, éclairer, entraîner cette opinion, la fairo pencher à droite ou à gauche, tel doit être la devoir d\u2019un grand parti politique.Le seul levier capable de soulever le poids de l'opinion populaire est nue organisation complète et efficace, qui.loin de ce reposer après le triomphe, trouve dans la victoire un regain de vigueur, de force, d'enthousiasme pour conserver le terrain conquis.Les résultats ne s\u2019improvisent pas: ils sont le fruit d\u2019un travail continu, patient et persévérant.Si nous voulons regagner le comté perdu dans la dernière bataille il faut nous mettre couragen- sement à l'œuvre et éviter la rande faute du passé : un excès e confiance.Nous avons sous la main une excellente organisation dans l'Association conservatrice des Cantons de l'Est ; si l\u2019on veut seulement mettre ses règlements à exécution dans leur entier.On a eu le malheur, jusqu'ici, de négliger les comtés pour ne s'occuper que de l'organisation centrale.serait facile d'y remédier.Ainsi au lieu d'élire à Sherbrooke les vice-présidents de l'association qui seront les prési dents des associations de comté, pourquoi ne pas laisser aux asso- cistions locales le choix de leur présidents qui seront ex-oficio Vice-présidents de l'association centrale ?C'est la méthode suivie dans Ontario et l\u2019on connaît l\u2019excellence de leur organisation.Ces élections annuelles fourni- Talent aux amis de la cause, l'occasion de se rencontrer, de se consulter, de se former une opinion claire et nette sur les questions à l\u2019ordre du jour.On y échangera des idées et entendra l'exposé des principaux faits poli- \" tiques de l'année écoulée.Un bon discours Jotnce souvent ue Tession plus durable que le froid article de journal, méme le mieux rédigé.Cette semence aura le temps de germer, croître et porter des fruits.« lication les malentendus, les préj Les explications duits agri données contribueront à dissiper du Canady, pe 8, les préventions, | factures leur ugée qui commencent par sent par en faire des adversaires, 26lés comme tous les néophytes.A tour de rôle, chaque région pourrait ainsi avoir une de ces frrandes assemblées où les chefs et les meilleurs orateurs du parti viennent rendre compte du travail accompli et exposer l\u2019œuvre À parfaire Le peuple aime a s'instruire, il se passionne pour les débats politiques, il est facile de satisfaire ce gout tout en lui enseignant où chercher ses vrais amis.Qui a vu Sir John A.McDonald à l'œuvre en 1877-78, M.Mercier en 1885-86, MM.Taillon, Cusgrain et Pelletier en 1892, Sir Chs Tupper et M.Laurier en 1896, peut se faire nue idée de l'impression produite sur l'opi- uion publique par l\u2019éloquence des chefs.Elle jette dans l'ombre l'impression superficielle des discussions acrimonieuses de hus ting dans les derniers jours de la lutte.En un mot, prenons tous les moyeus légitimes de faire connal- \u2018tre le programme du parti conservateur et nous pouvons a'tendre le verdict populaire aveu cou- fiance.\u2014 Dans quelques mois, auront lieu les élections provinciales, préparons-nous au combat dès maintenant, pour éviter une déroute comme celle du 28 juin dernier.Il va sans dire que nous n'entendons pas blâmer les chefs de la direction dennée dans la der- niére lutte, tous tant que nous sommes nous avous péché par excès de confiance.Instruits par les événements du dernier mois, sachous éviter à l'avenir les fautes du passé.Forts de notre cause, ayant à faire une opposition loyale mais énergique à un gouvernement qui ne saura remplir ses promesses exagérées, réunisons-nous autour du vieux drapeau avec la ferme résolution de la faire triompher au premier engagement.\u2014\u2014 mm \u2014 DU CHANGEMENT Le peuple n voulu un changement ; il faut lui donner sans détails inutiles, dit la Minerve \".Changement de principes, changement d'hommes, changement d\u2019idées\u2014 qu'il en prenne son saoul à pleine mesure, tant qu'il pourra.Qu'il s\u2019en sature du matin au soir ; qu'on le bourre de Laurier ; u'on l'abreave de Tarte et de Préfontaines : qu'on lui fasse lire du soir au matin la Patrie, le Soir, le Réveil, et le Cultivateur ; on augmontera le nombre des libres-penseurs, des mangeurs de prêtres ct des idiots, mais ce sera un changement.Oui, le peuple a voulu un changement \u2018\u2018 pour voir\u201d : eh! bien, nos adversaires auraient-ils par hasard l'audace de croire que nous craignons ce changement ?LEURS VRAIS SENTIMENTS Les libéraux, leur chef vénéré en tête, quand il s\u2019agit de capter le vote de l'électorat, jurent leurs grands Dieux qu\u2019ils ne toucheront pas à l\u2019industrie.Mais à peine ont ils réussi à suborner les électeurs que le naturel reprend le dessus.Voici, de ce que nous disons, deux preuves cueillies au hasard.Le Progrès de Valleyfield dit : \u201cM.T'arte, sait à quel degré d'abaissement peut descendre un homme qui compte sur son salaire pour manger son pain quotidien.\u201cQue les honnêtes gens respirent, nous serone bientôt délivrés du joug ter rible de la mannfacture.\" Ce qui en bon français signifie : Ou triers vous alles avoir votre iudépen- dance ! Nous vous foctroierons en tuant l'uaine qui vous fdit vivre.Allons électeurs du 23 Juindonc : Pive l'indépendance ! Et l'Erion des Cantons de l'Est, le journal de M.Lavergne, l'associé de I'Hon.W.Laurier, n'est pas moins explicite sous ce rappert.Voici un extrait de son article triomphal : \u201cLe résultat de la journée de mardi, au point de vue de la politique, signifie que le pays réclame ardemment un gou vernement honnête et économe, une politique d'équilibre national, protégeant non pas quelques vampires insolente dans l'exploitation et repus dans l'orgie mais protégeant les masses qui travaillent et vivent dans la misère, protégeant les ouvriers et les cultivateurs qui sont les colonnes d'appui de tous les pays, protégeant le commerce dans l\u2019âpre cencurrence universelle, protégeant en un mot tontes les classes, tous les intérêts.\u201cPendant dix-huit ans, nous avons eu la protection du petit nombre : le peuple veut maintenant la protection du grand nombre, i \u201cMais, par protection, i/ ne faut pas entendre une barrière infranchissable entre le Canada et les Etats-Unis, ¥ ne faut pas entendre les privilèges exorbitants accordés aux fabricants de coton et de sucre.Par protection, nous entendons une politique qui ouvre à nos es les marchés naturels qui conserve aux manu- marché naturel et qui ré partit le plus équitablement moyens e fortune.\u201d = pos le les Criez entre le Canada et les Etats-Unis, ce qui pour tout homme réfiéchi, signifie : L'encombrement du marché canadien par les marchandises des Etats-Unis et la fermeture des fabriques de coton et de sucre tenues ouvertes par des vampires insolents dans l'exploitation et repus dans l'orgie comme dit avec tant d'exquise politesse le député de Drummond et Arthabaska ! Et quand cela sera fait, les cultivateurs se trouveront protégés contre la vente de leurs produits Les ouvriers sans travail se rempliront l'estomac avec les belles phrases des discours de l'Hon.M.Laurier et si la faim les presse trop, ils auront la faculté, pour tromper les révoltes de leur appareil di gestif, de chanter la superbe chanson suivante, que nous cueillons également dans le journal de M.Lavergne.SUR L'AIR DE LA \u201c HURONNE Pour finir le règne des traîtres Les citoyens d'tous les partis, Ont enfin jeté par les Pnêtres Le vieux Tupper avec tous ses p'tits.S'il ne meure pas sur la potence Avec sa clique de filaus Chantons le jour de délivrance is) Citoyens réjouissons-nous.De mil huit cent quatre-vingt-seice L'pays se souviendra longtemps, Enfin nous respirons à l'aise Et les bandits ont fait leur temps.\u2018Trop longtemps, grâce a cette engeance Les honnêtes gens ont le d'sous Vive le jour de délivrance Foie) Citoyens réjouissons-nous D'aussi nobles sentiments, d'aussi grandiose littérature, suffiraient à ras sassier les plus affamés des mortels, fussent-ils Ugolin dans sa tour.ou les naufra gés de la Méduse sur leur radeau.C'est égal, il faudra bien de la cha leur dans les discours de M.Laurier, pour dissiper la mauvaise impression créé par ces deux organes de sa politique ! Le Courrier de Ste-Hyacinthe UNE POLISSONNERIE Le triomphe libéral a fait perdre la tête à Certains personnages au point qu'ils ont oublié les notions de con venances les plus élémentaires.A preuve les dépèches suivantes, qui, d'après la Putrie elle-même, ont été adressées par M.Monet, député libéral de Laprairie-Napierville, à NN SS les évêques I.angevin et Lafièche : Archevêque de St-Boniface.Comme vous avez pris une part active dans mon élection, je suppose que vous êtes désireux d'en connaître le résultat.Je suis élu par 275 voix de majorité, ce qui ne s'était jamais vu pour un liberal, ici, avant que vous vous en mêliez.D.MONE 1, M.PA Mgr Laflèche, Evèque de Trois-Rivières.La réponse de l'électorat libre de Laprairie-Napierville à l'anathème que vous m'avez lancé spécialement, est une majorité de 275, Ce qui ne s'est jamais vu ici, pour aucun libéral, avant que vous vous fussiez occupé de nous.D.MONET, M.P.Nous nous sommes d'abord refusé à croire qu\u2019un député Canadien français et catholique se soit oublié au point de tenir une pareille conduite ; mais devant le silence de M.Monet, le public a nécessairement conclu que ces messages inconvenants avaient été réellement adressés par le député de Laprairie lui-même.Ce n\u2019est ni plus ni moins qu\u2019un coup de tête, et le jeune étourdi qui s'est permis cette incongruité pourrait bien la regretter amérement.=.\u2014 La misère commence London, Ont, 30\u2014La victoire libérale porte déjà ses fruits ici : La moitié des employés de la \u2018London and Petrolia Barrell Coy\u201d a été remercié hier et le salaire des hommss qui restent à l'emploi de la compagnie est réduit à $1,00 par jeur.La McClary Manufacturing Toy a renvoyé quarante ouvriers.La London Bolt Works en a remercié seize, la Leonard's Boller a Works a également diminué son personnel.Tous les chefs de ces différents établissements veulent diminuer leurs stocks pendant qu'il en est encore temps.Cornwall, 30\u2014Les principaux résidents d'Alexandria avaient eu l'intention.au commencement du mois, de former une société pour bâtir et faire fonctionner une grande manufacture de chaussures.Ce beau projet est à l'eau maintenant.Personne ne veut plus souscrire une piastre et les ouvriers qui comptaient avoir de l'ouvrage se croisent encore les bras en attendant que M.Laurier daigne s'occuper d'eux.> APRES LA BATAILLE Tupper est vaincu mais dans sa défaite il est encore plus grand que les vainqueurs, Sa noble déclaration au sujet des écoles manitobaines le prouve.M.Laurier a empê le gouvernement de régler cette quéstion pourtant, mais d'après la doctrine chrétienne il faut rendre le bieu pour le mal.Et Sir Charles qui est un chrétien suit et pratique cette doctrine.On lit dans la Patrie du 29 dernier : Il jaut abotir le cens électoral à la pre- midre session.Abelissez-ça M Laurier, c\u2019est la CE MANDAMUS Durant la dernière lutte électorale, les frères Lovergne ont fait beaucoup de puff dans notre village, avec cette affaire de Man damus contre MM.Pepin et Maheu ; \u2018\u2018 ces deux pauvres juges de Paix plus ignorants que coupables\u201d comms on se plaisait à le dire en cour, pour les disculper.L'Union même en a parlé plusieurs fois, Tout cels évidemment pour faire du capital politique, mais surtout dans le but perfide de soulever des passions de faire naître des rancunes, et d\u2019ameuter deux conservateurs importants contre M.Crépeau, qui avait été forcé de prendre des procédés pour faire faire leur devoir à deux juges de paix récalcitrants con- svillés et inspirés par MM.Lavergue & Cie.Jugement vient d'être rendu en Révision dans cette cause, et M.Crépeau est bien vengé des plates injures, et des insinuations malveillantes de ces messieurs.Quand à ces juges de paix qui se sont ainsi fait berner avec une singulière complaisance, nous craiguous bien qu'ils ne fussent une dure «xpérience que ce ne sont pus les \u201c conseilleurs qui sont les payeurs.\u201d Mais quand le calme et la réflexion auront remplacé la mauvaise humeur, ils ne pourront faire autrement que de reconnal- tre que ceux qui les ont poussés dans ce guépier n'étaient pns les mieux avisés.C'est peut-être même déjà fuit, puisque l'Union admet que dans nos eaux qu'elle a fait de son mieux pour troubler, avec cette affaire, elle n'a réussi à prendre qu'un seul poisson, un petit, pas e doute.\u2014\u2014 \u2026- I Notes locales Mardi dernier, la 30 juin.la Cour de Révision siégeant à Québec a renda jugement dans les causes suivantes de notre dis- triet : St-Pierre vs Bergeron & al, jugement renversé.Lacerte vs Pepin & al, jugement renversé Boutin vs Poisson, jugement renversé.Crépeau vs Boisvert, jugement renversé.Le même jour la Cour a aussi rendu jugement dans une cause du dietrict des Trois-Rivières, The Richmond, Drummond & Yamaska Insurance Co vs Héon & al., le jugement de l'Hon.jage Bourgeois a été confirmé unanimement.MM.Crépeau & Crépeau représentaient la compagnie d'assurance et M.J.Méthot les défendeurs.Parmi les élèves gradués cette année au Mont St-Louis, à Montréal, il nous fait plaisir de constater que lenom de notre jeune ami M.Adolphe Mailhot, de Victoriaville, figure au premier rang.M.Mailhot a même été chargé par les autorités et par ses confrères de faire au nom de ces derniers les adieux d'usage à l\u2019A/ma Mater.M.Mailhot méritait cet honneur puisqu'il a remporté cette année le premier prix d\u2019excellence.Nos plus sincères félicitations à ce vaillant athlète des rudes combats «.l'intelligence.M.Arthur Cannon, de Québec fils de M.L.-J.Canon, assistant procureur-général ost en visite chez M.le notaire Lavergue.MM F.Besuchène, Ludger Lavigne et Ls Simoneau.accompa- és de leur secrétaire, M.C.Crnier, sont actuellement à faire le rôle d'évaluation.La famille de notre ami M.Pierre Lasanté est arrivée cette semaine de Providence, R.I: et doit désormais demeurer en cette paroisse et exploiter la magnifique propriété de feu F-X.Buteau ont M.Lasanté est maintenant propriétaire.La Salsepareille d\u2019Ayer, agissant par le sang, guérit radicalement toute infection, toute souillure scrofuleuse.M.le Dr J.A.Hamel, de Chicontimi, était l'hôte cette semaine do M.le Dr Dionne de Victoriaville.Parmi les étrangers de passage ici cette semaine et en visite chez M.Laurier on remarquait MM, Fielding et Tarte, qui sont partis lundi pour Montréal en compagnie de M.Laurier.+ M.Pierre Smith, de Drummondville, et sa fille mademoiselle Régina, sont en visite chez YA notre ami M.Ed Miville.VS mer OO M.F.B.Smith, de la célèbre compagnie d'assurance sur la vie, la Sun Life, est en ce village de- uis quelques jours et travail- e en collaboration avec l\u2019actif agent local, M.J.P Blais.C'est dire que tout va à merveille et à la plus grande satisfaction des clients.M.et madame Eugène Gendreau sont revenus mercredi de Maddington Falls, où ils avaient élé nssister au mariage de M.le Dr J, Lapierre à mademoiselle Corinue Daveluy, sœur de madame E.Gendreau\u2014 Comme médecine de famille les Pilules d'Ayer n'ont pas de rivales ; elles extirpent la maladie comme par magie.Plusieurs personnages do ve village et des paroisses limitrophes se proposent d\u2019assister aux courses de chevaux qui auront lieu à Ham-Nord lundi, le 6 juiu.C'est là une excellente idée, et vue excellente occasion pour les citadins de passer à la campagne une journée agréabl« et utile.Sensation dans le village mardi soir.Certaines rémini ceuces électorales ont provoqué une lutte à bras-le-corps entre un rouge et un bleu.Quand donc les Canayens seront-ils unis comme des frères ?Si vous désirez jouir des douceurs du la vie domestique ayez soin de vous procurer un paquet du tabac mélange appelé PONKA, Prix: 10 cts.IEEE NN Mardi, le 7 du courant, aura lieu à 78 hrsa.m., à l'église d'Arthabaskaville, le service anniversaire de feu Marie- Mathilde Gaudet.Parents et amis sant priés d'être présents.CE CIE SE A Accident de chemin de fer Vendredi soir à St Philippe, /taoul Dupré est tombé de la plate forme de la gare sur la voie en se faisant des |i.sions internes qui ont amené sa mort peu d'instants après, A l'enquête du coroncr, le jury a rendu un verd ct de mort accidentelle.\u2014 ea \u201cTy 10 Dagens plus ton pain à la sueur de ton front.\u201d Cultivateurs, ouvriers, industriels, hommes de bureau, croisez- vous les bras; reposez-vous, et en dépit du précepte divin : \u201c Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front\" ne faites, plus œuvre quelconque.Reposez-vous.Le futur premier ministre vous dispense d'obéir à ce précepte et va, sans doute, vous fournir les moyens de l'éluder.Voici ce que raconte à ce propos un confrère de Montréal : Quelqu'un ayant rencontré sur la rue un groupe de journalistes \u2018\u2018 probablement mal remis, dit le journal, des fatigues du triomphe\" leur demande: \u2018 Mais, vous ne travaillez douc pas aujourd'hui ?.\" \u201c Panah! Plus besoin, fut la réponse, M.Laurier a promis de nous faire vivre à rien faire.\u201d Essayez de ce régime, Messieurs les électeurs, ne travaillez plus.A quoi bon travailler ?Quand nous avons un gouvernement libéral est-ce que loa petits pâtés, et les bonnes petites sauces ne viennent pas se placer d\u2019eux-mêmes sur la table du plus humble des travailleurs.Est-ce que, quand nous avons un gouvernement libéral, les beaux habits, ls chapeaux de soie et les cannes a pommeaux d'or ne pleuvent pas dru comme mouche a notre porte ?Reposons nous, mes amis, faisons les gros.M Laurier avec sa belle politique verra à nous faire vivre.me Le cirque de Walter L Main L'unanimité aveo laquelle In grande presse fait l'éloge, et l\u2019éloge le plus flatteur, du cir- ue Walter L Main, qui sera à Arthabaska Station, (Victoriaville), vendredi le 3 juillet prochain, nous font nécessairement conclure que jamais nous aurons eu dans nos murs des spectacles et des exhibitions mem blables i celles qui nous attendent le 3 prochuin.des exhibitions (shows), car plusieurs exhibitions ont été réunies en une seule, font de la ménagerie une des plus complètes et «es plus extraordinaires qui aient jamais diverti le public, et offre au public des avantages plus considérables que ceux qu'on peut trouver ailleurs en pareille saison, attendu ue M.Main u fait spécialement au Colorao l'acquisition d\u2019un autre cirque qui devait visiter nos environs, et « ujouté à aa collection si attrayante de mammouths, déjà ai enga- Beante pourtant, et qui comprenuit déjà un cirque triple cercle en un véritable hypo- drome romain, une variété d'animaux sauvages, ot une puissante ménagerie de monstres et d'animaux matins.Contrairement à sa pratique habituelle, le capitaine Pierre Perier, aur la demande d\u2019un nombreux public, a bien voulu consentir À faire gratis et À la vue de tous, son saut on Plongeon périlleux ; le capitaine pourra être vu même des spectateurs hors de la tente, et il exécutera ce plongeon immédiatement après que la procession sera de ratour sur le terrain des exhlbitions ; c'est-à-dire, aussitôt Après la grande parade.Cette démonstration gratuite est absolument distincte et séparée des magnifiques exhibitions de l'après-midi et de la soirée.= Ai UN CIRQUE LE MEILLEUR EN CANADA DEJA LE WALTER L.MAI Cirque & fois circulaire \u2014SFRA A\u2014 Arthabaska Station (VICTORIA VILIEI) VENDREDI, 8 JUILLET PROCHAIN A ~~ ~ MENAGERIE: CONTENANT PES ANIMAUX DES 3 CONTI- NENTS\u2014VERITABLE HYPODROME ROMAIN \u2014KX- IHBITIONS D'ANIMAUX SAUVAGES.JAGUARS APPRIVOISÉS, LIONS, TIGRES, LEOPARD, ELEPHANTS, OTTRS, LINXES, CHATS SAUVAGES, OURS GRIS, CATAMOUNTS, ELEPHANTS, CHEVAUX, ETALON, SINGES, et POULINS.4 cal | Le monstre le plus merveilleux des mers du monde LE BOVALAPUS LE MONSTRE MARIN LE PLUS FAMEUX WALLACE, THE RIDING LION L'HYPOPOTAME BÉBË, PRODIGES, MERVEILLES, GEANTS AMUSEMENTS, SOLEIL D'OR.La Parade de l'éblouissante et brillante rue payée d'or, = A DIX HEURES À.M.(J £31 Excursions à Bon Marché 2 Admission : - - - - - 50 ctsg ENFANTS AU-DESSUS DE 3 ANS ET AU-DESSOUS DE A PORTES OUVERTES A 1 h.et à 7 hrs P.M.Représentations à 2 hrs et à 8 hrs P.M.5 Des représentations seront aussi données à LEVIS, mer\u2019 ler Juillet, A QUEBEC, Jeudi, le 2 Juillet et à RIORMOND] di, 4 juillet.h AP Do Mnd ed e$ 4 \u201cuid a L'ECHO DES ÉOIS-FRANCS Dr.B, PF.Merril NULLE AUTRE MEDECINE | Nest ol affective que - La Salsepareille d\u2019AYER.- Témoignage d'un Médecin bion \u201cNulle autre médecine pour le san que j'aie jamais essayée, et jo les of toutes essayécs, n'a une act! nu aussi com- plite et n'éffectue de cures aussi permanentes que la Salsepareille d\u2019Ayer.\u201d\u2019\u2014 Dr, .F.MERRILL, Augusta, Moe.H La Salsepareille d'Ayer Boule Admise à l'Exposition Colombienne.Lee Ptiules d\u2019Ayer pour les Intestins.M.ADOLPHE POISSON (Suite) L'Ode à Léon XIII est de même qua- lite.L'amour de la patrie y fait place À celui de l\u2019Eglise, ou .plutôt s\u2019y unit en s\u2019y transfhgurant.J'en écrirai aussi quelques stances : Camme des chérubins qui couvraient de leurs {ailes L'arche sainte cachée au sommes du Nébo, Nos prêtres ont veillé, gardiens toujours fi- [cèles, Sur la religion qui fut notre flambeau.Et ceux là qui voudraient de la foi des an- feetres Effacer pour toujours l'empreinte sur ces [bords, Devront, fouillunt le sol pour en devenir fmaiîtres, Jeter aux quatre vents lu cendre de nos [morts ; Seublaliles À ces Grecs qui, levant chaque [pierre, Sous laquelle dormait tout un monde éclipsé, Des tombeaux de Délos cliapersaient In pous- [sière, Pour enlever au sol les traces du passé ! Bénis-nous ! Nous avons, exempts de défail- {lances Accepté vaillamment le sacrifico offert.Pour conquérir nos droits, défendre nos croy- [ances Quel peuple a plus lutté ?Quel peuple a plus [souffert ?Bénis-nous ! Pendant que nos modernes Ni- [nives Voient leura temples déserts et le Christ in.{sulté, Pour consoler ton cœur cantemple sur ces [rives L'antique fui gardant la jeune liberté.Bénis-nous ! Nous avons gravi notre Calvaire.Sans tache est le pussé s\u2019il n\u2019est pas saus [défaut.bercenu w'ù- [claire, Et notre liberte surgit de l'échafuud * Je dis que voilà de la poésie qui part de l'âme.Je cite longuement.pour mon plaisir et celui des lecteurs, et aussi pour mettre ceux-ci à même de me contrôler.Le Navire allemand est une pièce plus savante, et quoique appartenant au genre narratif, d'un sentiment bien expressif encore.Elle décrit, avec va- .Tiété et pittoresque, la traversée et l\u2019ar- 9 rivée en rade de Québec d\u2019un vaisseau chargé d'émigrants allemands.Le spectacle de ces malheureux, débar qués, un instant, sur nos bords, pour gagner aussitôt l'Ouest, impressionne diversement le poète.A la curiosité succèdent chez lui la pitié.l'intérêt, l\u2019é \u201cmotion \u2018patriofique.Il se passe même * quelques \u2018traits de, méchanceté.Par exemple : Ce tier pays hanté par l'esprit de conquête, Vrai cauchemar pesant aur l'Europe inquiète, Ce pays de guerriers farouches et pillards N'a pas encore assez, France, do tes milliards.Ironique destin ! la puissante Allemagne Qui sur le rhin rêva les jours de Charlemagne, Et mire dans ses flots ses drapeaux triom- [phants, Voit fair de leur pays ses robnates enfants.Aux flatnines du bicher notre Fis croyaient saluer sur les bords du grand ro [fleuve La morgue britannique et le fleguie écossais, Et voilà que soudain le doux parler français Déchire sans pitié leur oreille teutonne, Et l'antique fierté gauloise les étonne ! On les rassure : Oh ! foulez sans regrets ce sol hospitalier, Enfants de Germanie : on peut sans oublier Ofrir à l'étranger l\u2019hospitalité sainte, | Levez vos fronts pensifs et défiez sans crainte.Ils pleuraient.sur le navire, en son- Eeant à l'exil.Et leur observateur : «C'est qu\u2019on quitte à jamais une terre chérie, Et, maigré leg.impôté, c'est toujours la patrie Qu'on ne voit plus des yeux, mais qu'on porte en son Cœur, e son premier {bonheur.Ecoutez ce cri de la fin.Au Germain, qui poursuit le spectre de la France, ct qui Demande, plein d\u2019émoi : Qu\u2019est-ce_ done que {la France ?La France est un apôtre, et ai vous l'ignorez, Aux champs américains bientôt vous l\u2019ap- {prendrez.Suit une tirade magnifique, que je ne pourrais abréger.La même flamme sacrée rapproche cette poésie des deux précédentes, et fold, d'ailléurs, ensemble les parties capitales \u2018de Ee'livre.- A la mort du fils de Napoléon III, Le Prince Impérial fut écrit et adressé à l'impératrice Eugénie, en qualité d'hommage respectueux et attendri.J'y relève la stance qui en termine l\u2019envoi : Et ai la sympathie aux heures de souffrance \u2018Peut adoucir l'amer souci, SAgréez-lIs db nous, rejetons de la France, 8 Car nous avons souffert aussi ! On est fixé sur la sorte d'estime qu'é- ve M.Poisson pour les Anglais orsqu'on a lu Francophobie.Je me souviens que cette satire fut fort louée quand elle parut dans les journaux.Et C'était avec infiniment de raison.Mal- ¢ sa forme artificielle, elle est remplie lune délicieuse malice et du meilleur esprit; >Elle présente une fois pour toutes et sans indécision le côté fin et gai du talent de l\u2019auteur.On demeure sans l\u2019ombre d'un doute que si M.Comme un dernier débris | Poisson voulait toujours badiner dans les vers, il y réussirait à merveille, car il en a le génie facile.Mais il préfère sentir et émouvoir, ce qui est mieux et plus noble, encore qu'il ne se fasse faute de glisser une pointe, ou de déce- cher une flèche, quand l\u2019occasion s'en présente.Mais détachons une couple de strophes de Fruncophobie.C'est encore un dialogue, quia lieu cette fois entre deux impayables Anglais : il s'agit des Canadiens : De leur ambition ils ne font nul mystère, Et si l'on en croyait leurs discours impru- [dents, Un «des lenvs werait chef du prochain minis- tére, .- Mais ces gens-là >ont prudents ! Ils parlent une laugue inconnue et barbare, Trop vulgaire et trop rude aux gosiers écos- {sais ; Voilà pourquoi chez tous la parler est ai [si rare.-Mair ces gens-là sont des Français ! Toute la pièce est de ce ton.Un poète qui donne des preuves d'une aussi aimable gaieté ne saurait singulière qui a été la cause, pendant ce siècle, de tant de nuits passées dehors, et de tant de misères contées aux étoiles, Notre compatriote n\u2019est, grâce à Dieu et au rang canadien, ni un Werther, ni un Harold.Sa poésie est sercine comme son âme : jour paisible que peut bien voiler un nuage passager, mais que l'orage ne trouble point.Voici en quels termes il explique son bonheur : Le Dieu qui tu'a donné cette douce retraite, Ce repos bienfaisant et ces graves loisirs, N'eut pour me rendre heurenx, duns son [œuvre discrète, Qu'à borner un peu mes désirs.(A continuer) \u2014 - afi Mariages fashionables Mardi, le qu dernier, à la cathédrale de Trois-Rivières, M.Rosaire Bourbeau, fils de M.D.O.Bourbeau, ex M.P.de Victoriaville, conduisait à l'autel Mademoiselle Marie-Aneste Lefebvre Denoncourt, fille de M.N.L.Denoncourt, C.K.avocat.La bénédiction nuptiale a été donnée par M.l'abbé Louis Denoncourt, du Séminaire.frère de la mariée.Les nouvaux époux sont'partis par le train du midi en un voyage de noces.Longue lune de miel à l'heureux couple.Le 24 du même mois avait lieu à Ste- Anne du Sault, le mariage de M.le Dr Joseph Lapierre à mademoiselle Corinne Daveluy, fille de M.Adolphe Daveluyla bénédiction nuptiale a été don née par le révd.M Tétrault, curé de l'église St-Jean-Baptiste de New-York.Le révd.M Manseau, curé de St- Rosaire, ainsi que M.Fiset, de St-Jé- rome, M.et Madame Eugène Gendreau d'Arthabaskaville et plusieurs autres étaient présenis.Après la cérémonie, un superbe goûter a été servi aux convives chez M.Daveluy, père de la mariée.L'heureux couple est parti dans l\u2019après midi pour un voyage de noces à St-Jérome.Nos meilleurs souhaits accompagnent les jeunes époux.Puisse leur bonheur être éternel, CNE ER I SSN Feu Melle Larivière La mort est aveugle.Elle frappe sans distinction ln jeunesse et Age mir, ne des fumilles les plusen vue de Tingwick, celle de M.P.D.Larivière, marchand, vient de conatater cette triste vérité.Le 25 juin dernier, après douze mois de eruvlles souffrances, adoucies cependant par les secours que notre ssinte religion offre aux croyants, et pur les tendres soins de ses bans parents et de ses nombreux amis, Mademoiselle Aline Larivière faisait ses adieux à ce monde.La séparation u été cruelle ; à été une rudo épreuve pour la tnère, le père.pour tous les parents et les amis de lu jeune défuute, mais n résignation, la pitié et In foi, dont la pauvre victime ne s\u2019est par départie un moment pendant sa longue et doulourense maladie, à té une grande consolation aux siens et À ses nombreux amis.Les funérailles de Melle Larivière ont eu lieu à Tingwick lundi dernier, le 29 juin.Le deuil était eonduit par M.P rivière père de la défunte, et par ses trois frères MM.Donat, Eugüne et Lorenzo Larivière.Suivaientiminédiatement après, MM.Honoré Pepin ct L.H.Pepin, de Warwick ; MM.J.N.Mailhot et Adolphe Mailhot de Victoriaville ; M.Brassard.de Danville; M.L.P.Crépeau, avocat, d'Arthabaskaville, etc.Plus de cinquante voitnres ont suivi la dépouille mortelle, de ls maison mortuaire à l'église.aus le nombreux cortége on remurquait les principaux citoyens de Warwick et de Tingwick.Le service a été chanté par le révérend M.Jutras, curé de Tingwick.Madame F.V.rd tenait l'orgue, et comme toujours, s\u2019est bien acquitté de sa mis- siou.Au chœur de l'orgue on remarquait Mesdames Beauchemin et Lessard et Melle Gagnon, Messeurs Cantin, L\u2019Abbé et Lalliermadame Beauchemin a chanté le cantique suivant, accompagné par madame Lessard Dieu ton ciel à nion âme Bientôt s'ouvrira-t-il Ce doux espoir m\u2018emflamine Je veux déserter l'exil REFRAIN Pie Jean dona eis requien (Lis) Dix-huit uns sur la terre C'est bicu ussez Seigneur, Plus d\u2019ombre, «le mystère Me voile ta splendeur Pie Jesu & Vous que j'aime et je laisse Petita frère sœur aimées Avec quelle tendresse, Pour vous là-haut js prierai.ie Jesu & Je viendrai comme un ange Vous parler quelquefois Du bonneur sans mélange Veus reconnaîtrez ina voix.Pie Jeau & Voici que je m'envole Oui séjour des élus * Que Ia foi vous consoles Bien-aimés ne pleurez plus.Pie Jesu & Quatre des amies de Ia défunte Mesdemoiselles Nolin, Morin, Levasseur et Perrault, suivaient le cercueil costumées en blanc.être triste, j'entends de cette tristesse |, Les porteurs étaient MM.L.G.Héon, Alfred Roux, John Wesh et M Lovesque.Parmi les nombreux tributs floraux déposés aur la tombe de la | ttéc défunte on remarquait ceux des familles Alie, de Pierreville, Crépeau, d\u2019Arthabaskaville, Mailhot, de Victoriaville, Gastonguay de Québec, etc ; Choses de l'éducation A la session du comité catholique du Conseil de l'Instruction Publique de la province de Québec, tenue le ze mai 1896, il a été résolu : \u201c* Que les dates des sessions du bu- \u201creau d'examinateurs catholiques de \u201c Drummond, Richmond et Wolfe \u201c soit fixées aux sccond mardi des \u2018* mois de février, juin et octobre de \u201c chaque année, \u201d * Que la session du bureau d'exa- * min ateurs catholiques de Sherbrooke, \u201c qui se tient actuellement au mois de \u201c juillet, soit fixé, pour l'avenir, au \u201c second mardi de juin, chaque année.\u201d \u201c Que les dates des sessions du bu- * reau d'examinateurs catholiques de \u201c West-Farnham, soient fixées, pour \u201cl'avenir, au dernier mardi des ** mois de février.juin et octobre de * chaque année.\u201d tns- tituteurs de la circonscription de l'Icole Normale-Laval, Québec, tenue le 30 mai dernier, notre ami M.L.Omer Pagé, de I.otbinière a été nommé président du corps des instituteurs et professeurs de la dite circonscription.Nos sincères félicitations à notre ami.Dans les procès-verbaux de la même réunion on lit : À la cent-treizième réunion des Proposé par M.N.Lacasse, secondé par M.C.J.Magnan: * Que l'association des instituteurs catholiques du district de Québec a appris avec plaisir que l\u2019Université Laval avait décerné au Rèv, M.Th.G.Rouleau, principal de l'Ecole normale Laval, le dégré de Maître ès-art, en retour des nombreux services rendus par le digne récipien- datre à la cause de l'instruction publique.Cet honneur rejaillit sur l'Ecole normale Laval et sur le corps enseignant dont M.l'alshé Rouleau est un des membres les plus dévoués.\u201d Cette motion, adoptée à l'unanumi- té, a êté couverte d'applaudissements.L'Union musicale de Plessisville Le 28 mai dernier avait lieu dans la salle de l'hôtel de ville du village de Somerset, une grande soirée dramatique et musicale, donnée par l'Union Musicale Plessisville.L'Union peut être trés satisfaite et avec raison de son brillant succès.La fanfare nous fait entendre les plus jolis morceaux de son répertoire M, J.-Bte Vallée, son directeur, mérite, de l'aveu de tout le monde, les plus grands éloges.Ce monsieur a réussi, après beaucoup de travail, et non sans certaines difficultés à mettre cette fanfare sur un pied d'égalité avec les meilleurs corps de musique, On a joué d-ux magnifiques pièces comiques.La première, intitulée * les milles et une distractions de M.DuSongeux ; \u201d drame en déux actes, a été admnable ment bien joué.Il serait trop long d'énumérer \u2018ici les noms des acteurs ; je me contenterai de dire que ces jeunes messieurs ont sût interpréter ce drame d\u2019une manière telle que nous seriuns portés à croire qu'ils n'en sont pas à leur première épreuve, et cependant presque lous apparaissaient pour la première fois sur la scène.La seconde : \u201c On demande un acteur \u201d a provoqué un tonnerre d'applaudissements et a tenu l'auditoire dans une hilarité continuelle.On nous fait entendre dans les entre actes de très-jolies romances et chansons comiques.M.F.Fréchette, directeur des pièces nous a chanté le \u201c Diner de Ma Tante \u201d qui a été fort goûté de l'auditoire.M.Nap.Bélanger, dans une très-belle romance \u201c l'Enfant et le Polichinelle, \u201d s'est surpassé.Le vublic qui aime toujours à entendre cette voix sympathique, l'a chaleureusement acclamé, et luia prouvé une fois de plus qu'on apprécie le talent, et il a eu l'honneur du rappel.\u201c Le prince au long nez\u201d et J'ons pas bougé \u2018\u2019 chantés par M.Joseph Paradis ent été bien rendus et appréciées à juste titre, par l'auditoire.Ces messieurs ont été très-bien sou tenus par uccompagnement d'harmonium tenu par M.Aimé Rousseau, l\u2019habile organiste de l\u2019Union.Messieurs J.B.Vallée et F.Fréchette méritent les plus grands éloges our la manière habile avec laquelle ils ont conduit et mené à bonne fin l'organisation de cette soirée de gala.Un amateur.A l'Offertoire ou a chanté \u201cJe me \u2014\u2014\u2014rmnmvoyais au milieu de ma course\u201d Melle a ye Gagnon.Conununion | Pie Jeu (Trio ) LE CHAMEAU GEANT per Mmes Benuchemin et Lessard et ; felle Cagnon.Avant le = Libéra | LA BETE LA PLUS ENORME QUI SOIT MONTREE DANS UN CIRQUE Lorsque le grand cirque Walter L.Muin sera à Victortaville, le 3 juillet, il y aura une multitude \u2018le choses étonnantes à voir, car c\u2019est le cirque le plus grand et le plus besu de la terre.Mais il n\u2019y à rien, sous le rapport du gigantesque, à proprement puiler, qui soit comparable au chameau géant.Vous avez vu des honunes géunts, des femmes gé- untes, «les bœufs géants des vaches géantes, et nutres choses gigantesques.1naisa vous n'avez jamais vu auparavant \u2018ue énorme bôte uvec deux énormes bosses sur le dos Aussi grosses que des coches ; avec de longues jambes, tortues comme une paire d\u2019échelles ; avec un cou poilu aussi long qu\u2019uu pont de péage, etc.Ne regardoz pus dans la procession pour le voir.considérable nans lui : elle compte un mille de long, com de fanfares, de bêtes magnifiques mais vous pourrez le voirdans la mé- uagerie, et vous le verrez dominer toutes les autres bites.Rappelez-vous que les portes du grand cirque ouvrent à un heure et à sept heures et que les représentations commencent à deux et à huit heures.Cecivous donne une heure pour visiter la ménagerie, et pour cela et pour toute autre chose il ne faut qu\u2019un AVIS Est per les présentes donné que je ne suis et ne serai responsable d'aucune dette sans un écrit signé de moi.DAME Vve ALBERT BÉLAMD Arthabeskaville.Hélas ! elle est assez |: RELEVÉ DU Drummond et Arthabaska | SCRUTIN DU 23 JUIN 1896 sx x g ibs TL eld 2 = ARTHABASKA ffs & 41 FO 5: Princeville.Le La a ae ; 4h ss 1 | Arthabaskaville.so an 122 4; Ste-Victoire.ae 12 Le 09 |} 165 | I Warwick (Village).o.oo 3 40 LLL 107.St-Norhert.122 20000000 eee aa Le aan ; 44 TA Lee 1 | ny |.St-Chiristophe.cooovin vein.LLL ; LN 8° St-Albert.100200 000000 aa es ana ass Le 1 St.Elizabeth.o.oo.cen 4 Ï St.Louis de Blandford.RE 7! St-Reémi de Tingwick.: 4 Ste-Clothilde de Horton.: a | Chester-Nord.222.12002 0 2e LLL 1 | Stasfold, No d.CT NOR ee Le NE .Nod.2; Chenier, Nob.2221101 a LL LL J | | se No.oii 0 4 Tingwick, No 1 eed No 2.Warwick, No 1.od | \u2018 No \u2026 St-Valère de Bulstrode, No | 2 | * .No.Cob Chester-Ouest, No V.| ta | 1 4 D © \" Uhertue-Hot, NOt., pr da aan 14: M #17 1} \u201c «No.SU ; in | \u20ac 47 | 85 |.Victoviaville.| 66 8 | .19 151 2| 1 St-AmpeduSuult.oo.lee 1] 106 {.79 | 133 | 1 1297 190s | 258 | ane | 3185 Majorité pour Lavergne 741 DRUMMOND St-Guillaume, No 1.111122 2 a nee ne 42 85 |.43 | 127 I | 4 Now TS 7 105 | DIT a8 [172 | 1] 1 .Nod.39 I LL.a2 no | 1.St-Bonaventure.LL.92 mi 2 a.182 | 3 | St-lugène.200 10440 2e LL aa Lane 32 44 1.16 80 1 1 St-Germain, No Loo.2.210041 2 0 Las LL 26 83 pee , 57 109 | iv * No2.40 2 LL 52 | 18 |.© Neal wa toga 52 | 98 doa Grantham.5e | 72 LL.20 {1246 | a! 1 Druunnondville, No1.\u2026.42 8 ; ., 52 1 136 LL.- Noz.46 | 5 ML.71 | 1 Wendover, No b.La Lana oO 34 19 .\u2026.a * Ne so | 70 4.Wo ; 1 .No3.28 5 al 87 3.) Simpson, Nod.Ce ee a 47 21 26 |.us 1 Wickham Ouest.37 84 |.47 12t 4-0 1 Wickham.Ce eee Le 23 0.6 52 .L\u2019Avenir, No l.28 8) us 119 + NOURRIR 3 47 LL 9 85 Durhun Sud, Nod.000 LLL 18 | 62 |.44 so by ONO LL La Lane | 56 ; 38 ; 18 |.94 Darhans.Ce vi 73 | AR ww Kingsev, No 1.Gl TL LL lp j 1 i No.ou 20 79 Lo 119 Kingrey Falls, .0.72 54 | 18 {.126 nos | a5g2 | 187 | 645 ! 2701 ! Majorité pour M.Lavergue, dans Arthabaska.741 Majorité pour M.Lavergue dans Drummond.465 Majorite totale.1206 Le secret de la confession | On se rappelle l'affaire du curé Gill, de Granby, condamné à la prison pour avoir refusé de répondre devant la Cour à certaines questions posées par le juge, sous pretexte qu'en répondant à ces questions il portait atteinte au secret professionnel.Le président du tribunal, l'honora- 1 ble juge Lynch, condammna alors Mle curé Gill à la prison pour sou refus: de répondre.M.Gill nulla pas en prison, mais en appela de ce jugement à un tribunal supérieur.Et le tribunal supérieur vient de donner gain de cause à M.le curé ; déclarant que le secret confié au saint tribunal devait être respecté et que si | nos louis protègent les secrets des avo- | cats, des notaires, des médecins, à plus forte raison clles protège ceux des mi nistres de la religion.BOVALAPUS LE MONSTRE MARIN Aucune classe d'animaux n\u2019excite plus la curiosité «du publie que les quadrupèdes de la mer, si ce n\u2019est celle des quadruples qui sout en même temps des aimphibies, Le fait que les animaux à quatre pattes, tout comme nos bestiaux, vivent au fond de la mer, est assez curieux ; mais le fait qu'un de ces animaux sède un subot fourchu, une queue semblable à celle du Ixeuf, et des cornes similaires À celles de la race bovine domestiquée.et peut vivre tout aussi bien sur le terrain les vaches que dans les profondeurs de lu mer, est bien de nature à porter à son comble l'étonnement et la curiosté publiques.Bovalapus ent une merveille, ni plus ni moins, merveille que n\u2019a jamais été exhibée dans aucun cirque, ajouterons-nous, C'est une merveille que peu d'amateurs \u201cle curiosités vivantes peuvent se vanter d\u2019avoir vue ; tant la capture de cet étonnant animal eat diffiiclle à accomplir.Ces monstres marins sont si rares, leur capture si difficile et ai dangereuse, que dans l\u2019histoire des cirques du monde entier on ne trouve aucune mention que pareil unimul fut exhibé au public.Cet animai extraordiuaire est le MONSTRE BOVALAPUS qu\u2019on ne peut voir que dans le formidable cirque RR.de Walter L.Main, et nulle part ailleurs.Exhibitions 4 Arthabaska Station (Vietoriaville ) vendredi, le 3 juillet prochain.IEEE AAA Notre estimé confrère M.Rémi Tremblay, rédacteur en chef de l'ü pinion Publique, de Worcester, Mass ; vient d'être cruellement éprouvé par la perte de son épouse, madame Julie Tremblay, née Lemery.Madame Tremblay est née à St-Ger- main de Granthaimn en (843.Elie était la fille de M.Augustin lemery et d'Angéle Bélanger.M.Tremblay n'est pas inconnu non plus aux populations des Cantons de l'Est ; il a residé à Sherbrooke et dans les environs assez longtemps.Aussi nous faisons-nous un devoir d'offri.à notre confrère éprouvé les profondes sympathies que ressentent our lui et sa famille tous ceux qui \u2018ont connu.Madame Tremblay laisse trois fils : MM, Emile, Eugène et Jules ; ce dernier, le cadet, âgé de 17 ans.Troublés dans leurs amours Louis Archambault, de Montréal âgé de 20 ans, a été arrêté pour avoir épousé Marie Bernier, âgé de 15 ans, sans le consentement des parents.Le mariage avait été célébré secrètement par un ministre protestant d'Ottawa.Quand vous achetez le fameux tabac à chiquer BEAVER, assurez-vous que le mot \u201cBeavear \u201d apparaît sur chaque tablette.pour la perte Dans les Bois-Francs Stanstead La distribution des prix au couvent des Révérendes Dames Ursulines a eu lieu le 25 dernier.Sa Grandeu?Mgr Luroque présisait.M.le Vicuire-Général Chalifoux ninsi que les révérends MM.MacAulay, Gaulin, Cordean et Duiresne, etc ; étaient vussi présente.Mademoiselle Hébert, de Marbleton, u lut adresse de circonstance.Les adieux unt été faits par Melle Ruth Guston, qui n'a pu retenir xes larmies au souvenir les donces émotions de lu vie d\u2019étudiante qu\u2019elle alluit bientôt «abandonner.Monseigneur « fait aux jeuues élèves une touchante allocut fou.Les demoiselles graduées cette année à cette institution sout Miles: Maggie Bissonnette, Ruth Gontou, Qertrude Chiney, Die tloston et Florence Pelletier.Ham:Nord -Dinwuche M.le curé à félicité ses paroissiens de la conduite digne qu'ils avaient tenue penduut lu lutte électorale et surtout le jour de lu votation.De fuit, le tout s\u2019est passé d'une manière ud- mirable, C'est au plus s'il y a en des mil leries amicales de part et d'autre, raillevies et taquineries qui égayaient tout le monde, rouges comme bleus.C'est comme ça que duiveut se faire les élections chez les bons putriotes et les hous canayens.\u2014-Notre vieil ami M.François Dubois est en visite depuis quelques jours dans su pa- toisse obtale St-Nicolas, cumté de Lévis.-Mailemoiselle Lévnce.Bluis, de Fitchburg, Mass : est en visite chez «es oncles de cette paroisse.\u2014Les courses vrgauisées ici par M.J.-B.Juneau, pour lundi le & courant, promettent d\u2019être un succès sans parel.me Se Etats-Unis Boston, Mass.\u2014 Le club \u201cAakwright, \u201d composé des trésoriers de presque toutes les filatures de | la Nouvelle-Angleterre, à résolu de tenter de diminuer la production des cotonnades pendant les mois de juillet et d'oùt.D'après l'entente conclue, qui devra être approuvée par les patrons de fabriques ayant 4,000,000 fuseaux, avant d'entrer en vigueur les fiatures ne fonctionneront qu'à toutes les deux semaines pendant Ces mois.On prétend que les filatures de Fali River, Lowell et Lawrence ct du Rhode Island sont dans le mouvement, mais que celles de New Bedford et Manchester ne ferweront pas.Si toutefois, on réussit à réunir les adhésions voulues, 50,000 ouvriers seront obligés de vchômer la moitié da temps Lawrence, Mass \u2014 Avis a étô douné aur neuf cents employés que les fabriques Pemberton se- rant fermées depuis le 3 juillet jusqu\u2019an & septembre.Abordage de byclcles Samedi aprés midi, un accident est arrivé près du pont de la rue des Seigneurs à Montréal occasionné par l\u2019a- rdage de deux byciclistes, L'un des deux fut précipité dans le canal d'où il fut retiré sans peine.Il en a été quite pour un bain et e sa bicyclette.Québec,27.\u2014Pendant qu\u2019il accouplait des trains dans les cours du chemin de fer Intercelonial, Honoré Bornier, un serre-freins, s'est fait entre deux chars et a eu la jam rendre ] ) coupée.On ne crait pas qu'il survive à FEIN FAMII, H UN COLLOQUE AVEC UNE MORALE TA MAISON BLANCHE = I Rees HE) VA LR I [| ER pre 744 sey \u2014~Z Hi, Le LE FILS Dix done papa, pou quoi est tu sf maigre pa hAPA-\u2014Mon fils, tu est un impertinent t.5 \u2019 LA MAMAN.\u2014Ecoute, mon fils, je vais t'cxpliquer ce secret : Ton « ne mange ni huïtren, ui fruits; tandis que moi je fais un grand usage de cen excellentes Chnaen et re j'ai toujours le roin de m'en approvisionner nu célèbre restaurant LA MAISON B de Victoriaville, dont M.Panl Thibault est le propriétaire.LANÔBE A LA MAISON BLANCHE sont constamment tenus FRUITS, LÉGUMES, BONBONS FRAN POISSONS FRAIS, HOITRES #S-LUNCH A toute heure.POKK & BEANS comme Rafraichisscments de toutes sortes.Salles spéciales pour Dames.Le propriétaire de ce restaurant est heureux d'annoncer que la meilleure soctété patronne son établissement, et que tout le monde y est à l'aise et bienvenu.Ne pas oublier que tes Cigares, Cigarettes, ete, rent de première marque, et que les ra- fraichis-cments 2oût tenus sur In glace.CRIME A LA GLACE \u2014\u2014\u2014 LA MAISON BLANCHE \u2014\u2014 PAUL THIBAULT VICTORIAVILLE, P.Q.HOI 1, Coup ; quand maman est si grasse ?AIS, , Au verre et au gallon.daus les grandes villes.COMPAGNIE D'ASSURANCE SUR LA VIE \u201c PROVIDENT SAVINGS \u201d DE NEW-YORK-FONDEE EN 1875 Taux par $10C0 avac Profits $1000 en dix versements après le décès Âge ! rT 43 | $19.45 44: 2010 ; 0.80 (27 21.60 |28 12.22.50 23.50 24.60 25.80 | 27.10 28.50 30.10 | 31.80 [36 33.65 | 35.65 $23.000.000 ARTHABASKAVILLE.A.POISSON , Agent général les porteurs de polices canadiens.tes en 1895.va Co on Nouvelles affaires inscri- \u2014 = © Jy Qu = 37.80 40.10 42.60 45 30 [42 Dépôt suffisant fait au Gouvernement Fédéral pour protéger 0 = Es Cu Qu Le SLT 0 8 BRE ENTE RAINE SHERPA BEC OTR ES I hls AREAS SNES LIVRES OFFERTS.| Coupon de Prime I Le Roi des voleurs 2 Mon oncle et mon curé 3 Martyr de l'amour +4 i 8 La roche qui pleure J Aux lecteurs de L\u2019ECHO DES BOIS-FRANCS Le remords d\u2019un fausssire | Di Réves dons ; Détuchez ce coupon et remettez-le avec 9 cts.en Dratne de l'hôtel Wornnzoif timbres-postes, pour chaque volume désiré ou 25 cts Les fiançailles de Lorette pour 4 volumes au choix partni les livres nornmés sur Le coureur de dot a liste, ou 13 pour 31, au bureau de Roman d\u2019une jeune lilie pauvre : LEPROHON & LEPROHON, Libraires-Editeurs Le roman d'un crime 25 Rue St-Gabrlel, Montréal ! 2 S lel, Mo Trahison vaincue par l'amour La vengeance du fiancé et vous rec-vrez promptement les u:néros deman- Les deux Jeanne dés franco par la poste.Eerivez votre nom et Miséruble faussaire wlrease très lisiblement, et désignez les ouvrages dé- Le martyre d'une mère sirés par numéro seulement, Lu charmeuse Le vengeur Meche d'or Le secrot des orphelins Mystère d'un puits Un drame 3 Trouville oy Ap deerar dem orphieling) Adretae p20 Ouvrages deslré, Nos x SAME SKA ASE 406 STP WRI FERN vaso WAS SRE QTR LALLA MESSE BIERE ET PORTER \u2014DE\u2014\u2014\u2014- JON LABAIT, London, Ont.LES MEILLEURS BREUVAGES.Es 63 03- 03-00 Or CE Ont obtenu la plus HAUTE RÉCOMPENSE sur ce coniti- nent à l'Exposltion Universelle de Chicago, 1893, et ne Médalle l'OR à l'Exposition de la Mi-Hiver, San Francisco, Cal., 1864, \u2018 Surpassent, sous tous rapports, tous les concurrents du Canada et des Etats-Unis, et ont chtenu IIULT AUTRES ME.DAILLES en Or, en Argent et en Bronze, aux Gran jes Expostions Universelles.0-60-6060 6) 0) 9 H.H.GUAY VICTORIAVILLE &FSEUL AGENT POUR LES DISTRICTS AVOISINANTS,
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