L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 4 mai 1895, samedi 4 mai 1895
[" | © ote Anilds \u2014 No.dd.a : ARbtrABAGÉ AVI ÈS \u2014 4 Mii dues or « | Salle de Lecture / Assemblée Législative JouRnai, HébbonabAifÿ, LoS pre ee is Rédigé en Collaboration Nul écrit inséré sans nom responsable Publié par Ja Société de publications du district d\u2019 A cthabaska.Bureaux : ARTHABASKAVILLE, P.Q.B.CREPEAU, Diracteur-Gerant DENIS LEBLANC Imprimeur L'ECHO DES BOISFRANC Journal Industriel, Politique, Agricole et Commercial ORGANE DU COLON ABONNEMENT.ANNONCES.Etc Canady ct Etats-Unis ; 3100 payable d'avance, Pour aunonces: 1re iusertion, 12c.par lign \u201c 8c Toute ingertion subséquente.dc.\u201c 2me \u201c i\u201c « Conditions spéciales pour annonces d\u2019affaires, rapports, réclames, etc, ete.Naissance, Maringe, Décès.25e, Gratis pour les abonnés.Gates d'Affaires ATGOCANS CREPEAU & CREPEAU VUCATS, Arthabaskaville, P.Q.EUG.CREPEAU, C.R., LOUIS-P, CREPEAU, L.Le H.BG\u201d Téléphone Brut & LAnose.J.E METHOT A VOCAL, Arthabaskaville, Bureau : HARNOIS & METHOT VOUATS, 42, Rue du Platon, Trois A Rivières.Jos.HARNOIS.J.U.RICHARD A Yor: DRUMMONDVILLE, P.Q.LL Juin 1894.H.G.MéTioT, CT NOLAIRES THEOPHILE COTE TOTAIRE, Pereeptenr du Revenu de la À Province pour le district d'Arthabaskn.Arthabaskaville, P.Q.A.sSCHAMBI:R OTAIRE, Ofticier Reviseur pour le comté À de Mégautic, Agent d'Imineubles, etc.St-Ferdinaud d'Uslifax, P.Q.F.V.LESSARD NT OTAIRE, Saint-Patrick's Hill, Tiogwick, À P.Q.Grefle de M.le notaire Larue.J.C.ST-AMANT NT OTAIRE, Commissaire de lu Cour supé-| rieure, Agent de Prêts «t d'Assurauces, L'AVENIR, P.Qete.MEDECLNS sn 4.SAVOI Ma Sonim ro ST-NORBERT D'ARTHABASKA.RJ.BERGERON N EDECIN-CHIRURGIEN, Ste-SOPHIE, JV lL.Comte de Mégantic, P.Q.J.E.BLONDIN, M.D.L.N EDECIN-CHIRURGIEN, Pension dar 1 neau, Arthabaskaville, P.Q.LR E.C.P.CHEVREFILS 4 EDEC\\N-CHIRURGIEN.Consultations À toute heure.SOMERSET, P.Q.DIVERS J.N.CASTONCUAY A rE ET INGÉNIEUR-CIVIL, Secrétuire du Cercle Agricole de Saint- Rue de l\u2019Eglis-, Arthubaskaville.Hercule Garneau J VISSIER C.8.Bureau: chez MM.Crépeau, Méthot & Crépoau, Arthabaskaville, P.Q.PA BOURK UTSSIER C.5.Somerset.Se chargera de collections et de toutes autr-3 ouvrages dans cette branche.\u201cD.0.BOURBEAU MAGASIN GENERAL Hardes Faites, Coiffures, Chaussures.Epiceries et Provisions, Peintures, Huile et Vernis, Produits de Fermes Plâtre, Ciment et Phosphate.Victoriaville, P.Q.J.B.OUELLET MARCHAND pe NOUVEAUTÉS Hardes Faites, Chapeaux, Chaussures.ARTHABASKAVILLE.FRECHETTE & Cie MAROHANDS-GENERAUX St=Ferdinand d'Halifax, 2 PIDGEON & POWELL Magasin Général St+Ferdinand d'Halifax, P.Q- AUGUSTIN CLOUTIER Marchand\u2014 ASSORTIMENT VARIÉ\u2014 - Marchandises seches, Provisions, ferronneries, etc.St-Ferdinund Halifax, P.N.ALFRED ROBERGE BOUCHER Victoriaville p@F\" Toujours en mains, Jambons, Saucisses, Volailles, Graisge, Suif, otc., etc.Christophe.! blanche Fonilloton de)\u2019 EOHO des BOIS-FRANCS 4 Ma1 1895.\u2014No 42 La Fille Sauvage DEUXIEME PARTIE (Suite) VII CHEZ M DE LA CONDAMINE Mais il ne nous suffit point de lui euseiguer la parole, de l'initier à nos usages, nous souhaiterions apprendre, s'il est possible, d\u2019où elle vient et à quel malheur elle a dû de vivre au milieu des bois pendant son adolescence, \u2014Si vous ne sembliez un homme sérieux, répondit M.de La Condamine, je me demanderais si vous ne me racontez point une rêverie, ou si vous n'êtes pas dupe d'une mystification.\u2014Je suis officier de la marine de Sa Majesté, dit Antonin, voici qui vous répond du sérieux de cette histoire.Nous nous trouvons en face d\u2019un problème que nous souhaitons vivement résoudre, et je viens vous demander le secours de vos lumières.\u2014S'agit'il done d\u2019une question ethnographique ?\u2014Nou, mousieur ; j'ai comme vous visité le Pérou.le Chili, la Nouvelle-Grenade, j+ connais tous les types indiens ou à peu près.Cette enfant appartieut à la rave vuropéeune.Mais elle peut être née au loin, avoir été jetée par nn naufrage sur une côte du Nord ou du Midi, s'être tion- vée perdue au milieu d\u2019une forêt.Je ne sais pourquoi la facilité avec luquelie elle parle l\u2019espagnol de préférence au français me ferait incliner vers l\u2019idée qu\u2019elle a reçu le jour dans une colonie lointaine.Or, voici à quelle épreuve ma sœur souhaiterait la soumettre.Vous possédez d'une façon plus complète que le cabinet du roi une collection de fruits imités en cire, d'oiseaux rapportés de vos voyages, de produits de l'industrie de contrées lointaines.Si ceite enfant se trouvait au milieu de ces objets que je reconnais ici peut-être témoiguerait-elle que quelques-uns lui furent familiers.\u2014Croyez, monsieur, répondit le savant, que je me prêterai de grand cœur à oette expérience.Nous sommes tous deux voya geurs, et cela veut presque dire amis.L\u2019académicien tendit la main a l'officier de marine.\u2014Cette fille sauvage se souve- nait-elle de quelques mots entendus autrefois ?\u2014Non, monsieur.Quand elle chassait jadis, elle poussait un cri de gorge bizarre et farouche ; dans ses moments de gaieté, elle imitait avac une perfection rare le chant de tous les oiseaux.Je dis elle imitait, car à mesure qu'elle suit nos usages elle rougit de l'état dans lequel nous l\u2019avons trouvée et nous supplie de ne plus I'obliger 4 s'en sauvenir.Lorsque nous quittâmes le château de Songy après |a saisan des chasses, ma sœur résolut de passer quelques jours à Châlons-sur-Marne afin de revoir une sœur de notre mère, supérieure de l'hôpital appelé la Renfermerie.Pendant ce temps, et dans l\u2019impossibilité où se trouvait Mme d'Epinoy de garder cutte enfant dans une hôtellerie, notre tante consentit à s'en charger, et la pauvre créature habita le couvent.Il était presque impossible qu'elle n'excitdt point une ouriosité brûlante, si mitigée qu\u2019elle fût par la pitié.Cette enfant souffrit beaucoup en se voyant l\u2019objet, la pâture de cette mé- me ouriosité.La reine de Pologne se rendant à Versailles sonhai- ta la voir, et pour satisfaire le désir de Sa Majesté la jeune fille, qui commençait à s\u2019accoutumer à porter une longue robe, dut revé- tir le costume du fourrures qu'elle avait cousu de ses mains à l'aide de peaux de lièvres ot de nerfs de chevrenils.Elle ne nous refusa pas, mais elle céda au caprice de la reine avec une répugnance qui lui arracha des larmes, et quand elle rentra daus sa petite chambre elle foula aux pieds sa tunique de peau et reprit avec empressement la toilette que Mme d\u2019Epinoy lui avait donnée.-\u2014Prend-elle des leçons ?demanda M.de La Condamine.\u2014Son unique professeur est la comtesse de Flessigny, qui habita longtemps l'Islas del Rey\u2014 Peut-être l'amitié de cette dame et son habitude de parler l\u2019espagnol déterminent-elles seulement lu préférence de votre protégée pour cette langue \u2014Cela est possible, répoudit Antonin ; cependant parfois il semble à Mme de Flessigny que l'enfant dit certains mots comme si pour elle ils étaient non point le fruit de l'étude, mais le résultat d\u2019une réminiscence.\u2014Quand souhaitez-vous ner cette jeune fille ici ?\u2014Il vous appartient, monsieur, de juger de l'opportunité du moment.\u2014Je vous demanderai d'abord le temps indispensable pour ranger ma collection de telle sorte que cette enfant embrasse rapidement certains détails du regard -Je vous remercie d'y songer.\u2014linsuite j'aurai à mon tonr une prière à vous faire.\u2014Je serai trop heureux vous être agréable, croyez-le.\u2014Ne vous avancez pas trop, monsieur le vicomte, car il se pourrait au contraire que mon souhait vous causûât une contrariété.Vous veuez de me parler de le répugnance de votre protégée à se (rouver mésév à des curieux.led, je le sais, «lle excitera seul.ment l'intérêt Que voulez-vous ?nous sommes des savants, d\u2019incorrigibles savants.Je serail tres avide d'entendre tous les renseigne ments que vous voudrez bien me communiquer, et je suivrai d'un regard attentitve qui se passera lors de la visite de cette jeune fille dans mon cabinet, mais plusieurs de mes collègues de l\u2019Académie seraient heureux d\u2019as-igter à cette expérience, et si vous le permettiez.\u2014Vous en inviteriez quelques- uns ?\u2014Oui, monsieur le vicomte.\u2014F'aites, répondit l'officier dont la voix exprima une sorte de tristesse.Après tout, il faut que cette enfant s\u2019accoutume a vivre au milieu du monde, et trois mois se sont écoulés depuis le jour de la visite de la reine de Pologne à la Renfermerie.Vous comprenez à quel point nous évitons de froisser cette nature ombrageuse, qui voit une insulte dans une chose fort excusable et très-compréhensi- ble.Vous ne sauriez croire combien grandit chez cette enfant le sentiment de la pudeur et do la timidité.Un jour quelques amis de mon beau-frère demandèrent a la voir, et M.d'Epinoy les introduisit dans son appartement.l\u2019un d\u2019eux voulut lui prendre la main, afin d\u2019en examiner la forme.L\u2019énfant se recula, puis fondant sur lui avec une impétuosité farouche elle l'envoya rouler à l\u2019extrémité de la pièce, et, taur à tour, en chassa de la sorte les amis de M.d'Epinoy.Cette jeune fille deviendra une chrétienne fervente, une femme complète et ravissante.Admettes qui vous voudrez dans vos appartements, monsieur ; je vous supplie seulement d'obtenir pour notre protégé: autant de réserve que de pitié.-\u2014À ce sujet, monsieur, répondit La Condamine, vous pouvez être tranquille.Vous plaît-il que cette expérience ait lieu dans trois jours ?\u2014Je suis à vos ordres, répondit l\u2019officier.\u2014Eh bien ! dans trois jours, à sept heures da soir.\u2014Je vous remercie pour ma sœur et pour moi.Le jeune homme s'iuclina devant le savant et entra à l'hôtel d\u2019Epinoyll rejoignit Etiennette dans un salon intime où elle se trouvait en ce moment avec la Fille sauvage et Flavienne.\u2014Eh bien ?demanda Etiennette.\u2014Tout est convenu ; jeudi soir nous nous rendrons chez M de La Coudamiue\u2014 Est-il aimable, ton savant ?- \u2014Comme nn homme d'esprit.\u2014Et bon ?* ame- de \u2014(OJomme un homme de cœur.\u2014Allons ! me voici tout a fait rassurée.\u2014Cependant, dit Mme de Flessigny, il nous reste à nous ocou- per d'un détail grave.\u2014Lequel, Flavienue ?\u2014Le costume de cette enfant.Si vous le permettez, je le des sinerai, madame, fit Antonin, et voire faiseuse se conformera à mes indications \u2014Parfaitement, dit Etiennette, à la condition que le dessin sera trrminé dans deux heures.\u2014Tu m'en accorde une de trop.Antonin quitta le petit salon et se rendit chez lui.Au bout d'une heure, il revenait près d'Etiennette et de Mme de Flessigny.Avec une grande cûreté de main, il avait des-iné un costume d'une élégance originale, relevé par les vives teintes de l'aquarelle Mais ce qui frappa davantage sa sœur, ce fut de voir la remarquable ressemblance de la figure.Le type ravissant de la tête de la Fille sauvage avait été produit par Antonin avecle talent inspiré d\u2019un véritable artiste.Aussi, lorsque l'anfant des bois, attirée par l\u2019éclat de l'image, l\u2019eut regardée un 1wo- ment, elle s'en saisit, courut se placer devant la glace, puis battant des mains elle s'écria : \u2014 Moi ! moi ! Une flamum- vite éteinte passa dans le reœurd de l'officier.La Fille cauvage camprit tout de suite qu'une toil tte semblable à celle qu'Antonin avait dessinée serait confectimnée jour elle, et avec la spontanéité de son caractère elle en témoigna une grand: joie Le jour mème, les couturières se mirent à l\u2019œuvre.Etiennette se préoceupait beaucoup moins de ss parure que de colle de sa protégée.M.d'Epinoy ayant déc'aré qu\u2019il n'ussisterait point à lu soirée de M de La Condamine, il fut décidé qu'Antonin accoimpagnerait seul ss sœur, Mme de Flessigny ot l'enfant du ravin.A six heures el demie, le caros- se attendait dans la rour, ces dames v plucèrent leur protégée, puis elles y moritèrent avec M.de Lannoy.Plusieurs des invités de M.de La Condamine avaieut devancé l'heure indiquée.Des groupes de savants discutaient ce f it étrange de l\u2019existence d\u2019une fille sauvage dans la forêt des Ardennes.Deux artistes préparaient leurs crayons afin de prendre une esquisses de la bizarre créature qu'ils attendaient.\u2014Comment vous la figurez- vous ?demanda l\u2019un d'eux à son ami.\u2014Moi ?Mais son nom seul l'indique\u2026 Une fille sauvage ! ce mot renferme tout.On en exhibe de temps en temps à Ja foire Saim- Germain ; depuis que M.Law a ruiné la France avec son système, les MisSissipiens tiennent à nous offrir des échantillons de leur laideur et des spécimens de leurs danses.Or ces sauvages possèdent une au dont la couleur varie entre le quivre et le bronze.Leurs dents sont longues, leurs cheveux crépus, leur nez épaté.L'œil briué se relève au-dessus de pommettes osseuses ; leurs mains ressemblent à des pattes de man- drilles, et la plante de leurs pieds est aussi dure que la corne.Aioutez à cela un costume composé d\u2019une jupe de coton, d\u2019un paquet de feuilles ou ds broderies de coquillages, des colliers de dents de lions ou de griffes de tigre, «L vous aurez l'idée complète d\u2019une f«mme sauvage.Je ne sais vraiment pas comment nous avons la curiosité de ces laideurs.\u2014-Pour imiter les autr.s, répondit Samuel Lestang.\u2014Vous comptez faire le por trait de cette fille ?jours, l'engouement de quelques- uns l'aura mise à la mode.\u2014 Qu'est-ce que cela vous fait ?\u2014À moi ?Kien ; beaucoup à mon marchand d'estampes.\u2014C'est différend ! fit Luc Au bier (A suivre).cam Pourquoi prononces-tu toujours /es givrs, avec l'A aspirée ?C'est bien simple, je me suis interdit toute liaison avec\u2019ces gens-là.courage et \u2014Sans contredit ; avant huit\u2019 huiasiers, comme si ça s'écrivait /2 huis | L'AVENIR TOWNSHIP DE DURHAM ET DE WICKHAM (Fnrégistré conformément à l'acte des droits d'auteur.) Traduction et reproduction interdites \u2014L'AUTEUR, NOTES HISTORIQUES Puisse des souveuirs lu tradi- {tion sainte En régnunt dans leurs cœurs [garder de toute atteinte Et leur langue et leur foi.(CRÉMAZIE.) \u2014\u2014\u20140:\u2014\u2014 PREMIERS COLONS DE DURHAM Suite M Benjamin Reed, bien qu'appartenant à l\u2019église méthodiste, a toujours apprécié beaucoup cette relation qui existait entre sa famille et celle de M.l\u2019abbé Alexandre et qu'il estimait grandement ; il y avait en cela concordance d'idée et de sentiment dans toute la population anglaise, tant catholique que protestante du towuship.Ie premier Irlaudais catholique qui vint s'établir dans Ulverton fut M.Dennis Mooney, père de John et de James Mooney.Il venait directement d'Irlande et achetx vers 1832, la terre voisine d- cells de M Reed.La population d'Ulverton a ton- jours êté essentiellement anglaise.Le Canadiens-Français n\u2019ont pu encore eutatuer ces forces compactes.Pendant les troubles dy ts37 une compagnie de volontaires fot organisée, sous les ordres du capitaine Braden.Leurs exploits se bornèrent toutefois à faire l'exercice militaire près de l'église anglicane de Kirk da'e, à deux milles d'Ulverton.Il y eut plus d\u2019excitation quand le \u201cbill\u201d d'indemuité pour les victimes de In rébellion fut passé.Un graud nombre d'indignetion meetings furent tenus à différents endroits, beaucoup d'éloquences populaire fut dépensée en pure perte, sans que la petite colonie française, qui avait déjà acquis de l'importance dans la partie da town- shipanjourd'hui appelée L'Avenir, s'en portât plus mal.Pendant que les grands spéeu- lateurs anglomanes, les associés du township de Durham cherchaient A couserver la prépondérance au- glo-saxonne dans notre township, quelques déserts s'ouvraient ici et là, on voyait de temps à autre une nouvelle colonne de fumée monter à différents endroits au-dessus des profondes forêts d\u2019érables et de pruches : nul chemin reliait entre eux ces centres isolés, mais on sentait qu\u2019une force magique et invisible, mais réelle, les unissait entre eux.Dans les pauvres cabanes en bois rond.qui semblaient avoir été transportées là par une main provideutielle, on parlait un langage inconnue aux fils de la Grande Bretagne.Les habitants de ces pauvres cabanes s'agenouillaient matin et soir pour faire monter vers le ciel une ardente prière et de temps en temps un homme portant la robe noire, arrivant à travers la forêt, venait les visiter.Cette visite semblait leur donner un redoublement de force et de illaminer l\u2019humble et sombre demeure d\u2019un rayon du Soleil éternel.Le nombre des déserts augmentait peu à peu, la forêt partout perforée reculait ses limites.C'était, comme après une inondation du printemps, l'apparition simultanée de plusieurs flots, auxquels s\u2019en ajoutaient de nouvaux chaque jour ; il semblent d'abord séparés les uns des autres par des flots infranchissables, mais à chaque instant les flots augmentent, se multiplient, s'agrandissent et bintôt ils forment un champ unique, partout également riche, partout fécondé par la submersion.Ainsi les déserts de cette population nouvelle angmentaient chaque jour; on s'apercevait tout à coup qu'un petit sentier discret les réunissait les uns aux autres ; ces sentiers s'agrandissaient pen Quels étaient donc ces étrangers, ces hardis pionniers, ces héros ?à peu ot devenaient des chemins.seur, portaient sur le front le signe providentiel.Ces braves étaient les avant- coureurs du flot envahisseur toujours montant d\u2019une race fière ; généreuse et catholique, d\u2019une race dont l'exubérance de vie se déversait dans nos cantons.Ces pionniers étaient les premiers représentants au milieu des townships de la race canadienne- française.Ils s'emparaient du sol ! Veaa.(À continuer) \u2014\u2014 Wo P\u2014\u2014 Horribles Sacrileges Un soufile satanique passe sui la vieille Europe.Les derniers courtiers de l'ancien monde nous donnent des détails horribles au sujet de profanations dia boliques commises en France et en Italie pendant les dernières semaines du carême.On ne peut lire ces récits sans frémir d'horreur.A Maurice, 9 églises ont été pillées dans la même nuit.Les tabernacles ont été défoncés, les vases sacrés enlevés, et leur contenu jeté de tous côtés et piétinés.Dans une église de Port-Louis, les sacrilé- ges, après avoir vidé le ciboire de ses hosties, auraient rempli du sang d\u2019un chat dont ils auraient laissé le cadavre sur l'autel, Partout les sacrilèges se sont principalement acharnés sur les hosties, qu\u2019ils ont couvertes d'ordures.À l'église des Carmes déchaussés, à Venise, Italie, un a vole le St-Ciboire contenant \u201c00 hosties consaciées.Les saintes espèces ent été dis-éminées dans i le quattier, mais on n\u2019a pu en trouver que qua- tante.On croit que le vol x été commi-dans un | dessein diabolique, car le tabernacle facturé ; contenait un calive précieux.auquel fes voleurs } n'ont pas touché.A Rome, on a volé, à deux pas de l'en lioit où St-Pierre fut crucité, le ciboire contenant les hostics consacrées du monastère des religieuses de Notre-Dame des Sept-Doulent- Dans deux autres églises de la Ville Fternelle les saintes © pèves ont aussi été enlevées et profanées, .est Av morguer que tous les ansces vols sacrilèges se ntultiplient aux approches de la semaine \u2018tin.On devine dang quel but satanique.L'athéi-me officiel porte ses fruits.Dans toutes ces églises on fait des actes de réparation pour apaiser la colère du ciel.-o Sensation à Fall River Thomas Borden, trésorier des fabriques Metacomet et Anawan, de Fail River, Mass ; est disparu jeudi, le 25, laissant dans les livres de la compagnie un déficit de 96.000 a $7.000.La police fait des recherches.On dit que c'est la deuxième fois que Borden est accusé de détournement de fonds, La première fois il s'était illicitement approprié environ S10.000 mais avait réussi à étouffer le scandale.Borden est célibataire et âgé de 43 ans.Il est trésorier des fabriques Metacomet et Anawan depuis plusieurs années.Scène à Toronto Samedi dernier pendant qu'une réli- gieuse du couvent de St-Joseph était dans les bureaux.de l'Evenèny Star, de Toronto, une femme nommée Brown l\u2019a assaillie et frappée à la tête avec la crosse d'un revolver et a ensuite essayé de faire feu quand elle a été désarmée et arrêtée.La religieuse a refusé de dire son nom.Canadien assassiné Louis Pomeroy a été trouvé la semaine dernière à Vancouver.C.A.; assassiné et horriblement mutilé ! Le cadavre porte de profondes blessures faites avec une hache.Pour cacher son crime l'assassin a essayé de brûler sa victime.Pomeroy est un Canadien-Français et l'on dit qu'il avait reçu dernièrement 860.de sa mère, qui habite Québec.Un nommé Andrews, souppconné d'être l\u2019auteur de cet horrible meurtre a été arrêté.Un navire bélier.Dans quelques jours les Etats-Unis posséderont un navire de guerre d\u2019un genre unique, fabriqué a Washinton.C\u2019est un navire bélier, qui se nomme le Laktahdin \u201d et auquel on met la dernière main.Il n'aura pas de canons, mais sera destiné à donner de puissants coups de tête aux navires ennemis s'il s'en trouvait jamais devant lui.Il a 280 pieds de long et peut faire dix-sept nœuds à l'heure ; pourvu d'un blindage trés épais et entouré d'une sorte de couteau qui briserait tout navire qui viendrait se heurter contre lui, il promet d'être un redoutable adversaire en cas - de guerre, ' \u2014 ee - Départ précipité : Baptiste, il faut que je sois à la gare ! dans une heure.Dépéchons.\u2014Quel bagage monsieur emporte-t-il ?-\u2014Une valise seulement, la valise traditionnelle.Retour de Baptiste avec deux valises et un air bête.\u2014Ma foi, je ne suis pas trés connais- monsieur voudra bien choisis lui- \u201cmême la plus traditionnelle des deux.£4 Une robe d\u2019indienue, à SüUcts, 7Bcts eu Inclinez-vous devant eux : ils'gi, chez J.B.OUELLET.® L'HOHO DÉS BOIS-FRANOS, a.\u201cone .\u2014 LL à L'Echo des Bois-Francs APTHABASKAVILLE, 4 Mar 1895.rm LA SESSION (Tième Parlement, Sièmo Session) Après l'adoption\u2014à l'unanimité et sans amendement \u2014 de l'adresse, nos législateurs ont cru devoir se reposer quelque peu de la discussion que celle- ci avait suscitée, en soumettant à l\u2019approbation de leurs cullègues force projets de lois et ils n'ont pas fini: il y a sur la liste soixante-dix Ai/, dont 42 ont trait aux chemins de fer, r4 sont relatifs aux banques et au commerce, 7 sont des demandes de divorce et 7 autres sont d'intérêt privé.L'opposition, elle, a passé son temps à faire au gouvernement toutes sortes de questions sur toutes sortes de sujets.Que voulez-vous, on sait que ses électeurs ont les yeux sur soi et s'inquiètent de savoir si on fait bien du frain en chambre ; c\u2019est pourquoi on se hâte de faire au gouvernement une interpellation quelconque afin que son nom paraisse au plus vite dans les gazettes, au grand ébahissement des électeurs, qui ont quelquefois l'audace de s'imaginer que leur député n\u2019est bon qu'à gruger tranquille ment son indemnité ou à dormir à son siège.Fx Parmi les projets de loi soumis à la Chambre, on remarque celui du vertueux M.Charlton, qui s'est déjà illustré dans les sessions précédentes par ses bills pour la meilleure observance du jour du Seigneur.Cette année M.Charlton demande qu'on substitue la loi électorale provinciale à la loi fédérale.M.Fdgar propose ensuite qu\u2019un entrepreneur de travaux du gouvernement qui souscrit au fonds électoral soit pas sible d\u2019une amende.Puis vient le tour du vaillant colonel O'Brien à qui la langue française fait peur, et qui , au nom de son digne chef, Dalton Me Carthy, propose un projet de loi tendant à abolir cet idiome au Nord- Ouest.; Le colonel-député propose aussi une autre mesure également sortie du cerveau inventif de Dalton, et ayant pour effet d'empêcher les compagnies de chemin de fer de transporter gratis en temps d'élection les voteurs qui se rendent au poll.Ce n\u2019est peut-être pas ce que Dalton a fait de pire.Parmi les autres projels de loi qui seront discutés bientôt, quelques uns intéressent plus particulièrement la classe agricole.L'un d'eux.proposé par M.MclLennen, a pour objet de stutuer qu'aucune personuc ne pourra vendre du fromage ou du beurre de produc: tion canadienne ou américaine, sans que le nom du pays de production et la date de fabrication ne soient imprimés sur la boîte contenant ce beurre ou ce fromage.Le but est d'empêcher la spéculation pratiquée au détriment des cultivateurs dont le frommage et ie beurre sont achetés en juin ou juillet, retenus ensuite par l'acheteur jusqu'à l'automne ou l'hiver ct vendus ensuite comme produits d'automne.La nouvelle législation, dit M.McLennen, aura pour effet d'augmenter le prix payé aux cnltiva- teurs.Un autre bill aura pour effet d\u2019obliger les compagnies de chemin de fer à vendre des billets d'aller et retour de seconde classe à une réduction de prix proportionnelle à celle qui est faite dans certaines circonstances sur les billets de première classe.* x A propos de l'entrée de Terre-Neuve dans la Confédération, l'hon.M.Foster a répondu à M.Davies qu'il ne serait ni convenable ni opportun de rendre public maintenant ce qui a eu lieu au cours des négociations entre les autorités fédérales et les délégués terreneuviens, attendu que les négociations ne sont pas encore terminées.Le gouvernement canadien n'a pas encore donné de réponse à Terre-Neuve.x Le rapport des commissaires royaux chargés de s\u2019enquérir sur l'urgence de prohiber en ce pays la fabrication, I'importation et le commerce des alcools a été déposé sur le bureau de la Chambre, Un mot de ce rapport qui intéresse autant les buveurs d\u2019eau que les autres.C'est un document de 1500 pages, signé par MM.Joseph Hickson, président, Herbert S.Macdonald, E.P.Clarke et C.A.Gigault.Le Révd Dr McLeod, dissident, fera un rapport séparé.Les commissaires se prononcent contre la passation d'une loi prohibant la vente des alcools.Pareille loi, disent- ils, serait préjudiciable aux intérêts in- dustrie-.et commerciaux du pays et elle aurait un effet désastreux sur le revenu que les administrations fédérales, provinciales et municipales prélèveat sur ce commerce.Dans la seule province de Québec elle enlèverait au trésor un revenu de $600,000.Les commissaires constatent que les lois prohibitives ne peuvent guère être maintenues.Ainsi la loi Scott, qui se rapproche le plus de la prohibition, a été abrogée dans 52 pour cent des comtés ou villes qui l'avaient adoptée, et aucun nouveau district ne l'a mise en vigueur depuis 1886.Au Nouveau- Brunswick, la loi de prohibition avec l'octroi de permis de vente de boisson en certains cas a dû être abandonné en 1892.Aux Etats-Unis, la prohibition comme système n'a pas eu plus de succes.La commission conseille l'abolition des simples buvettes, (sa/oons) ; elle recommande aussi une inspection aussi stricte et aussi rigoureuse que possible des alcools mis en vente, afin qu'on fasse boire au client le moins de poison possible ; enfin elle recommande que celui qui achète des boissons en contravention À la loi soit mis sur le même pied que le vendeur et soit aussi sévèrement puni.Ce rapport sera discuté bientôt car un député a donné avis qu'il proposerait la prohibition totale du commerce des alcools.Le discours sur le budget a dû être prononcé hier, vendredi.LES ABATTOERS Etant de passage l\u2019autre jour à Trois-Rivi- ères j'ai beaucoup entendu parler de cette intéressante question qui en ce moment préoceu- pe la cité trifluvienne.Cependant ce projet qui, il me semble, aurait dû réunir tous les suffrages rencontre de l'opposition, car à Trois- Rivières comme «ans tous les centres cana- diens-français il est difficile de s'entendre et la discussion fait perdre un temps précieux.Le promoteur de ce projet, M.Gagnon, un citoyen bien connu de la ville s\u2019est assuré, parait- il, des capitaux nécessaires pour rendre l'entreprise viable et payante.Or M.Gagnon a un grand tort aux yeux d'un certain nombre, il est trifluvien, et s'il réussit, il va faire de l'argent.Voilà ce à quoi quelques-uns s\u2019objectent.Ah ! par exemple si c'était un améri\u2019 cain qui entreprendrait l'affaire ce serait bien différent.Cet étranger d'une essence supérieure pourrait s'engraisser des capitaux canadiens, et on trouverait cela très naturel et surtout fort raisonnable, mnais un compatriote réussir à lu barbe de ses concitoyens, ce serait un scandale qu\u2019il faut éviter à tout prix.Et je n'invente pas, j'ai entendu moi-même au coin d\u2019une rue une conversation entre homes du peuple qui marque bien ce sentiment de jalousie inhérent malheureusement À notre race.\u2018\u201cJo ue suis pas, disait l'un d\u2019entre eux, ** pour fuire vivre Gagnon à nos dépens.\u201d Et les autres approuvaient.Certes il faut espérer que des geus de cette étroitesss d'opinion ne forment pas lu majorité à Trois-Rivières et qu'il se trouvera à l'heure du vote assez de citoyens intelligents pour faire bon marché de pareils raisonnements.Les arguments d'ailleurs ne munquent pis à l'appui de ce projet, et si j'en parle aussi longuement c\u2019est que l\u2019entreprise a une telle portée que non seulement Trois-Rivières mais toute la province devra en bénéficier.L'élevage des bestiaux, et des porcs ajouté à l'industrie Initière atélioreru l'existence du cultivateur et ramènera À son foyer une nuisance qu'une culture mal raisonnée et des circonstances défavorables lui ont fait perdre.Ainsi par exemple le foin qui pousse en si grande abondance dans le district de Trois-Rivières et les Cantons de l'Est n'a plus la valeur d'autrefois.Et le fait s'explique par la révolution crée dans l'industrie où l'on à substitué aux chevaux ln vapeur où l'électricite.Il n été constaté que Montréal seul compte dix mille chevaux de moins qu'il y « quinze ans et il en est ainsi dans tous les centres manufacturiers.Et cet état de choses bien loin de s'améliorer ira en s'aggravant à mesure que se développera la force motrice et qu\u2019on l\u2019appliquera à toutes les branches de l'activité humaine, Or comment employer ce fourrage sinon à nourrir de nombreux troupeaux destines a abattoir ¥ On objectera peut-être l'insuccès de certains éleveurs américains, mnis l'élevage ici ne se fait pus dans les mêmes conditions.Dans les grands ranches de l'Ouest les troupeaux sont élevés presqu\u2019à l\u2019état sauvage et sont lancés dans l'immense plaine sans rapporter aucun profit pendunt des mois.Au Canada malgré la rigueur de nos hivers la vache paie, et au delà, les soins qu'on lui donne.Ce n\u2019est donc pas là un argument sérieux qui peut être invoqué contre ce projet et nul doute que le progrès va avoir raison de la routine, Nous, citoyens des Cantons de l\u2019Est, nous attendons avec le plus vif intérêt le vote que les contribuables de Trois-Rivières vont bientôt donner sur cette question, et nous for- mnons des vœux pour le succès d\u2019une entreprise uppelée à rendre d'incalculables services à la classe agricole, À bas la jalousie stupide qui nous divise et fait de nous un peuple sans idées progressives et sana initiative ! A P.LE REVE DE MM.COOKE & CIE MM.Cooke, Hall & Cie ; avaient rêvé qu'en signifiant à M.Taillon leur fameux ultimatum ils le mettraient dans l\u2019impossibilité de faire représenter dans son cabinet la minorité anglaise de cette province, puis ils rêvèrent qu\u2019en soulevant ensuite contre le gouvernement et son chef les préjugés de race, ils réussiraient facilement à créer en cette province un parti essentiellement anglais, capable de tenir en échec n\u2019importe quelle administration.Comme ça aurait fait l'affaire de ces messieurs et du Star si cette petite tactique déloyale, perfide et antipatriotique eut réussi ! Mais le rêve de la côterie Cooke, Hall & Cie ; a tourné en un horrible cauchemar et le réveil a été terrible.En face de la loyauté et du bons sens dont les citoyens anglais en général ont fait preuve pendant la petite crise, les rêveurs ont vu leurs illusions dorées se dissiper et s'envoler comme une fumée légère qu'emporte la brise embaumée du matin, Au lieu de rencontrer l'approbation de leurs co-nationaux, les faiseurs d'embarras n'ont trouvé chez ces derniers que mépris et réprobation.sez.Voilà maintenant que le Richmond) Guardian, Yun des organes les plus accrédités dé la population anglaise des Cantons de l'Est, dans un article digne et loyal, se charge de dire à ces pêcheurs en eau trouble ce que leurs propres nationaux pensent d'eux et de leur escapade.L'organe anglais profite aussi de l'occasion pour rappeler à ceux qui ressentiraient encore en eux la démangeaison des instincts francophobes, la générosité avèc laquelle la majorité française de cette province a toujours traité la minorité protestante.Citons du confrère quelques extraits , Depuis que le gouvernement responsable exis te ici, la minorité protestante y n toujours été représentée et jamais la majorité n\u2019a eu même la pensée de nous enlever les sièges auxquels nous L'élection de Stanstead le prouve as- | d avons droit, tant à la législature que dans le ministère, quoique, l\u2019eüt-elle voulu, la majorité eût pu le faire facilement.Il était réservé, dit en substance le Guardian, à des protestants et à des anglais, aux hommes qui ont signé le trop fameux ultimatum, d'essayer à ruiner l'influence protestante dans le cabinet, et pour servir de mesquines ambitions, ces hommes n'ont pascraint de provoquer une rupture à l'entente cordiale et à la paix dont les deux races jouissent en cette province depuis plus d'une génération.Jamais premier ministre ne fut mieux disposé envers la minorité que M.Taillon, et si la minorité a été ostracisée ce n\u2019est ni par lui, ni par la majorité, mais par les anglais dissidents eux.mêmes, par des membres de la minorité.Jetant un regard rétrospectif sur cette triste affaire, nous nous sentons de plus en plus humilié et honteux, honteux des hommes que la minorité envoie à Québec.On le voit, les anglais loyaux et honnêtes se sont bien gardés d'emboîter le pas derrière le Star et les quelques francophobes qui le contrôlaient pendant la récente crise.Puisse l'échec que les brouillons ont subi, puisse la réprobation de leurs propres nationaux leur servir, et faire ouvrir les yeux à tous ceux qui seraient tentés de faire en cette province de la politique de nationalisme.Mais que pense M.Cooke de I'appréciation que fait de sa conduite le Guardian, l'organe des électeurs anglais de son comté ?Oh! nous est avis que M.Cooke a fait un bien vilain rêve ! HOMMES ET CHOSES Patite revue de la semaine Une absence de plusieurs jours w'ayant privé la semaine dernière du plaisir de venir causer avec mes lecteurs de ** L'Echo \", j'ai ur tiche une revue de quinzaine à faire.Cependant elle ne sera guère plus longue car les évènements qui se sont déroulés depuis ces deux dernières semaines à quelques exceptions près ne sont pas très saillants.Quelques minutes pour les grouper ensemble et ma revue sera fuite.J'ai dit que les événements n'étaient pas remarquables et pourtant la diplomatie occidentale à aggravé In situation en Extré- me-Orient et le traité entre la Chine et le Japon qu\u2019on devait prendre pour un présage de paix définitive est aujour- d'hui un sujet d'appréhensions.D'abord la Chine ne veut pas accepter toutes les clauses du traité et le Japon menace de rompre les négociations si elle retarde plus longtemps à se rendre aux conditions du vainqueur.Mais la situation emprunte encore plus de gravité par l\u2019attitude que viennent de prendre simultanément la Russie, la France et l'Allemagne pour forcer le Japon à renoncer à la possession d\u2019une partie de la Mandchourie.Le refus de l'Angleterre de se joindre À ce mouvement de rotestation est l'objet de bien des conjectures.n peut être sur que si elle se tient à l\u2019écart ce n\u2019est pus par affection pour le Japon mais parce qu'elle croit y trouver son intérêt.Quoiqu'il en aoît de ses motifs d\u2019abstention il semble qu'elle a raison et que l'intervention des autres puissances dans ce différend entre deux nations asiatiques est pour le moins intempestive.En effet le Japon ne paraît pas disposé À sacrifier les truits de sa victoire.S\u2019il résia- te aux sommations de la Russie, c\u2019est la guerre et une guerre autrement plus sérieuse que lu romenade militaire que viennent de terminer es troupes Japonaises.Cependant cette intervention des puissances neutres pour reviser le traité signé par les parties belligérantes n\u2019est pas un fait sans précédent.Lu Russie elle même en sait quelque chose.Lorsqu\u2019en 1878 elle voulut imposer des conditions onéreuses aux héros de Plevna et alors qu\u2019elle croyait mettre pour toujours lu Turquie sous son talon, les autres puissances de l'Europe effrayées de l'accruissement de puissgnue que devait donner ce traité à l\u2019ours du Nord protestèrent contre le démembrement de l\u2019empi- reottoman et par le congrès de Berlin enlevèrent à la Russie une partie des avantages que lui accordait le traité de San Stéphano.Angleterre qui n'avait pas même combattu sut trouver le moyen de se faire adjuger File de Chypre, La Turquie ayait pour les bons offices de Lord Beaconsfield ot avait la satisfaction de se voir dépouillée non seulement par son vainqueur mais eucore par oeux qui venaient À son secours.L'amitié de l\u2019Angleterre s\u2019achetant à très haut prix, le Japou paiera par une concession quelconque les aménités britanniques.Il y & dans l'océan pacifique tant d\u2019iles dont s'accommoderait l'ambition de la Grande-Bretague ! ¥* En attendant et pour ne pas perdre le godt des conquêtes elle vient de prendre possession de Corinto, le principal port de commorce du Nicaragua.Cette petite république ayant refusé de payer l\u2019indemnité réclamée par l\u2019Angleterre, à moins qu\u2019elle y fut condamnée par un arbitrage, a vu son territoire violé.Pour qui connaît la manière de procéder de la Grande- Bretagne, cette prise de possession pourrait bien être définitive.L'exemple de l\u2019Egypte est là pour nous en convainora.L'opinion publique eux Etats-Unis est fort excitée et des journaux importants appartenant aux deux partis politiques digoutent avec aigreur l'inaction du ouvernement de YVashington.A en crgjre es jingoss américaine, i} eyt été plus facile d'empêcher l\u2019Angleterre de s'emparer de Corinto que de la lui faire évacuer.Co poste ocoupé r les marins de sa Mnjesté a d'autant plus importance qu\u2019il commandera le canal devant railer l\u2019Atlantique au Pacifique.Aussi le Foreign Office al yoit de loin a prévu les avantages d'une tells possession gi l'indemnité n\u2019était pas payée, ce à quoi À se résignerait volontiers ! \u2019 * Mais l\u2019activité de l\u2019Angleterre ne se déploie pas seulement à châtier une petite république assez audacieuse pour lui résister, Ses soldats se battent en ce moment aux confins de l'Inde st_refoulent vers le Nord, non sans perte, des peuplades insoumises.On peut donc dire que ans la marche plus on moins agressive de la civilisation, l'empire britannique est le plus actif À réclamer sa large part st presque toujours sur quelque point du globe on entend pygir ses canons.Cependant elle doit plutôt sa puissance et son prestige À an marine marchande qui sillonne toutes {es mers et fait pacifiquement la conquête du monde.* Le petit troupior français se bat auagi à Maagascar.Seulement le télégraphe contrôlé par les agences anglaisos et américaines cst très discret sur les faits ut gestes des troupes fran- gaise qui vengent là bas l\u2019honneur de Ja pairie.A pelus gvons-nous su que les Hovas ont été brillamment repoussés près de Majunga, en attendant que le corps expéditionnaire actuellement en route les balaie aveo toute la furia Frances.Aussi peut-on prédire en toute efreté que dans quelques semaines Tananerive aera au pouvoir des Français et que la puissance des Hovas aura véou, # L'admirable encyclique du pape au peuple anglais a créé une profonde impression eu Angleterre sans toutefois avoir produit les résultats espérés.C'est que l\u2019unité de foi et l\u2019union plus étroite de l'église anglicane à l\u2019église catholique no peuvent s'opérer sans un travail long et constant.L'état de choses actuel tient cyclique quelleque soit l\u2019anguste main qui l\u2019 écrite.L'œuvre des siègles ne défait Las py un jour, mais l'appel du souverain pontife est commo une semence indestrüctible qui finira par produirs une abondante moisgon, A trop de prélugés pour crouler devant une en.|} Au monient od les relations de la France et de l\u2019Angleierie semblaient tendues, les gouvernements de ces deux pays, comme pour foire écheo à l'irritation populaire soulevée des deux côtés de la Manche ont tenu à faire parade de sentiments amicaux et de relations cordiales.C'est ainsi qu'on u vu dernièrement le président de la république visiter un cuirassé anglais venu au Havre pour saluer sa présence, et que les marins anglais ont en même temps rendu hommage au chef de la nation française.Ces faits sont consolants mais il ne faut en exagérer la portée.Ce sont des formalites de convenance que l'on se doit entre grandes nations et qui n'engagent à rien.Ils prouvent cependant l'influence de la civilisation qui a adouci les mœurs et fait disparaître dans les relations des peuples les procédés barbares d'autrefois.* Il eat toujours question de l'entrée de Terreneuve dans la confédération canadienne.Seulement l'obstacle le plus sérieux que rencontrent les négociateurs est le rêglement de l'irritante question du fFrencA Shore.En effet le gouvernement d'Ottawa doit peu désirer d\u2019avoir à affronter cette difficulté qui depuis si longtemps demande une solution toujours ajournée.Le droit! des marins français d'occuper la rive pour y sécher et préparer leur poisson leur est accordé sur une grande étendue de littoral ; ce qui donne lieu à de fréquents conflits.Pour faire cesser ces hostilités il est, parait-il, proposé de circonscrire la zine d'action des français qui au lieu d\u2019un droit commun avec les terreneuviens sur une grande étendue de côtes jouiront exclusivement lune partie du littoral qui sera délimitée par des arbitres.C\u2019est, à n\u2019en pas douter, le moyen le plus aûr d\u2019en finir avec un état de choses qui nuit beaucoup au développement de cette partie de l'ile.ADOLPHE Poisson.+de Conference agricole a St- Christophe Mardi prochain le 7 du couranr, à 6 heures du soir, le Révd.Messire Elie Dauth, curé de St-Léonard et missionnaire agricole pour le diocèse de Nicolet, donnera une conférence agricole dans la sacristie de St-Christophe.Les cultivateurs de la paroisse sont spécialement invités d'assister en aussi grand nombre que possible et ceux des paroisses voisines qui voudront s\u2019y rendre seront les bienvenus.AVIS SPÉCIAL La demande croissante du piano \u2018\u2018 Pratte\u201d en particulier, a exigé l'augmentation des opérations de ma manufacture.En conséquence, une association de capitalistes à été formée, d'après lettres patentes sous le nom social de \u201cLa Compagnie de Pianos Pratte,\u201d avec son siège d'affaires à Montréal.La nouvelle société absorbe les intérêts de la maison L.E.N.Pratte, ot continue la fabrication et la vonte des pianos, orgues et autres instruments de musique.Je profite de la circonstance pour remercier mes aunis, les artistes musiciens et mes clients pour l'encouragement qu\u2019ils ont bien voulu me donner jusqu\u2019à ce jour et pour leur demander Ia continuation de leur patronage.Je puis assurer que la ** Compagnie de Pisnos Pratte,\u201d tant que j'en aurai l\u2019administration, continuera la méme ligne de conduite envers le public afin de mériter, comme par le passé, son estime et sa confiance.Quant à lu qualité des piunos sa devise sera toujours * En avant,\u201d et nous sommes en mesure de promettre encore sous peu des améliorations importantes dans nos pianos Pratte.L.E.N.PRATTE, Directeur-Gérant, de la \u2018* Compagnie de Pianos Pratte,\u201d No 1676, rue Notre-Dame, Mout réal.Notes locales M.Léonce Nault, de Victoriaville, et M.Octave Gaudet, ferblantier-plombier, ont ouvert une fromagerie à Ste-Victoire.Jeudi matin a eu lieu au couvent de la Congrégation, de ce village, la première communion des élèves.M.Clovis Baril, géolier, a jeté les fondations de deux maisons en ce village, cette semaine, l'une en face du palais de justice et l'autre en face de chez L.O.Pepin & Fils, ON DEMANDE à acheter un Type Writer, un Smith-Premier sera préféré.S'adresser au bureau de l'Ecxo.Nous sommes heureux d'apprendre que madame Edmond Talbot prend du mjeux.M.E.Miyille, tailleur, informe ses pratiques qu\u2019il a transporfe son établis- semént dans la batisse voisine de celle de I'Echo.Jugement a été rendu à la cour de revision, au dernier terme, dans la cause Pord zs la corporation de Kingsey Falls, Jugement copfirmé avec dépens.M.Joseph Lavergne, M.P.était ici dimanche, et à Québec cette semaine.Mai nous est revenu qves ses brises embaumées, nes délicieuses soirées, wep ghantres ailés ot aussi avec.Jes douceurs du déménagement.Nos sympathies à ceux qui mpuvent Les révérends frères gnt fait l'acquisition, au prix de $140, d\u2019une jolie statue du Spcré- Cœur, qui sera placé prochainement eu face du collège.\u2014 Les éleotions du Barreau pour la seotion d'Arthabaska ont lien aujourd'hui au pa- lnis de justice.\u2014 M.O Morel a pris possession de l'hôte] Al bion, ci-devant nu par M: Pleure Ma A M.Morel a l\u2019expérience de sa profession et uy peasé tout à son honneur ; nul doute qu'il maintiendrs 1s bonne jéputation de l'hôtel.C'est aujourd'hui 4 mai, la fête des arbres pour cette partie de ln province, \u2014\u2014 M.Eugène Orépeau, C.R.Jus.Laver; ne, et J.Methot sont allés cette semaine suivre leurs causes en Cour d\u2019Appel, à Québec.S Les a \u2014 des CÙ sont : Roy vs tanstes 7 e , et Ji & G.Pacaud.MM.Lauriér, Lavergne & Côté, Tascherean & Pacaud, et Crépeau & Méthot sont les avocats dans ces causes, M.ot Madame J.E.Mothot, et Melle Alice Côté, sont à Québec pour une couple de jours.\u2014La société légale de MM.Crépeau, Méthot et Crépeau vient d'être dissoute, Les deux MM.Crépeuu continuent à pratiquer ensemble en société, et M.J.E.Méthot pratiquera seul à l'avenir, M.Méthot a ouvert son bureau chez Madame Gravel, rue de la Cour.Il y a sept ans que M.Méthot pratique comme avocat dans ce district et ses talents et ses capacités lui assurent déjà une belle clientèle qui, nous en sommes sûrs, ne pourra qu'augmenter, C'est mardi prochain qu\u2019aura lieu le mariage de M.le Dr Blondin, à Mademoiselle Berthe Pepin.M.Madame et Mademoiselle Blondin, de Bécancour, sont attendus ici lundi après-midi.TRIBUNE LIBRE Ci suit une correspondance de Plessisville que nous publions intégralement, en laissant toutefois à l\u2019auteur la responsabilité pleine et entière de son écrit.Nous n'entendons pas intervenir dans ce débat d\u2019intérêt tout local.\u2014Réd.M.le rédacteur Ce n\u2019est que ce soir que j'ai pris communication de la correspondance parue dans le No du zo de l\u2019Union des Cantons de /'Est, ct je vous prie de bien vouloir me donner l'hospitalité dans les colonnes de votre journal pour répondre à ce cher Jean Ribbin, qui a versé tant de larmes depuis quelque temps et qui devra signer tôt ou tard Jean Ribbin qui pleure souvent.Il est bon de noter en passant que ce griffonneur prétentieux, dont la science littéraire forme un bagage bien modeste, a vu depuis peu sa renommée d'homme érudit diminuer sensiblement depuis surtout qu'il croit pouvoir faire quelque chose de mieux qu'un meunier ordinaire, ou un pea-soup de troisième ordre.C'est curieux tout de même de constater combien certaines gens rougissent du noble inétier de leur père, du moment qu\u2019ils savent lire couramment.Quelles déceptions alors n'ontils pas à subir dans le cours de leur vie.Jean Ribbin accuse le correspondant de L'EcHo pes Bois-Fracs de contribuer par ses insanités, à faire connaitre les persécutions dont sont l'objet nos chers conseillers municipaux depuis quelque temps.Mais, grand Dieu, où est la persécution ?A peine ces messieurs ontils entendu la demande d'ex plication sur les erreurs commises, qu'ils se sauvaient comme seules les souris savent se sauver du chat, et s'il y a eu persécution, c'est bien les conseillers qui l'ont exercée aux dépens de certains contribuables que l'on psessure de plus en plus, dans le but de favoriser les mignons du Greai Mogu/ (car nous avons ici un Great Mogu/, plusieurs disent, Petit Manitou, mais allons-y pour Great Mogul.) N'est-ce pas plus humiliant, mon cher Jean Ribbin, de voir certaines gens se complaire à lancer a la figure de citoyens parceque ces citoyens respectables prennent intérêt aux questions municipales.Dame rumeur veut absolument que l'article signé Jean Ribbin ait été rédigé en collaboration, et qu'ils fussent trois ac teurs (tous rédacteurs) en scène, pour accoucher de ces élucubrations de cerveaux malades.Cette bonne Dame va même jusqu'à les désigner sous les vocables de Phin- Sera, PeaSoup et \"Ange inspirateur, connu par son esprit de conciliation.Nous ne doutons nullement que ces compères, revêtus du petit manteau, ne tiennent pas du tout, mais pas du tout.à voir les anges gardiens du conseil municipal autour de la table où siègent ces saintes âmes, ces innocents de la dernière heure.Aussi quelle affaire ont les contribuables à s'occuper de l'administration des affaires municipales ?N\u2019avons-noys pas le Great Mogul, qui peut faire seul, si bien, que son honneur le maire se pince de temps à autre, afin de bien constater sa présence au conseil et de bien s'assurer que ce n\u2019est pas un morceau de bois qui est à la présidence ?Quelle affaire, je vous le demande mon cher Jean Ribbin, avaient les contribuables d'élire M.Lacerte comme conseiller par 54 voix de majorité sur le candidat du Great Mogul ?En voilà assez pour encourir la disgrâce de notre homme populaire.v'à faire accepter M.Aldéric Laureneau, en remplacement d'un des fuyards, tant ces messieurs craignaient de se faire rouler par lui aux prochaines élections munieipales.Comment voulez-vous maintenant que le grand homme et ses suppôts ne nous chassent pas du parti libéral qui lui appartient à lui, sans compter les chartes de chemin de fer, et les moulins à scie qui en découlent ?Nous ne serions nul- nous chassât hors de l'Eglise Catholique Romaine, car il doit avoir aussi ce droit là ; nous l'aurions bien mérité.Aussi, quelle affaire ont les contribuables à se mèler de ce qui ne les regarde pas ?La résignation obtenue de deux çon- seillers, la remise d\u2019un certain montant voté, la réduction des taxes, la diminution des salaires des auditeurs qui ne se font jamais payer ailleurs qu'ici ; l'abandon des prétentions de notre sec.-trés, , qui réclamait $16.00, pour travaux qu'il ne se croyait pas obligé de faire ; les économies du salaire d'un gonstable, sont autant de reformes accomplies par ces grotesques personnalités (comme dirait Jean Ribbin) qu'on appelle contribuables.Jean Ribbin ne comprend pas pourquoi les contribuables se sont coalisés pour faire la lutte au système routinier qui a été si préjudiciable aux intérêts des contribuables, mais les seules refor mes que nous venons de mentionner ne suffisent-elles pas pour justifier la conduite de l\u2019Ange-Gardien du conseil qui accomplit un deyoir appréciable, n\u2019en respectables, leur bave empestée, et ce, Mais ce n\u2019est pas tout, ces misérables contribuables ont poussé l'audace jus- lement surpris qu'ayant longtemps, il.déplaise à notre cher Sec.-Trés, qui ne sait plus où il en est et qui se mêle dus les jours davantage si bien que MM.les conseillers, sont obligés d'intervenir à tout instant.Jean Ribbin veut-il d'autres raisons ui pourraient justifier les contribuables de combattre nos chers conseillers qui ont beau faire de leur mieux réussissent à rien faire de bien.1l suffirait de mentionner le projet de l'aqueduc, aux termes avantageux pour certains purs.Il faut d'abord, mon cher Jean Ribbin, avouer franchement que les taxes sont rendues au maximum et que les locataires paient bel et bien s°7o dans la piastre sur le coût du loyer, c'est ni plus ni moins qu'exorbitant.Il en est de même des propriétaires qui sont aujourd'hui taxés comme dans les grandes villes.Nous étions contre le projet de l'aqueduc parceque les propriétaires voulaient obtenir du conseil des avantages qu\u2019ils n'ont pas eu, heureusement.Les contribuables voulaient aussi opérer une réforme depuis longtemps désirée dans les affaires municipales, et ils ont réussi au delà de leurs espérances, Ce n\u2019est pas tout cependant, il faut completer les réformes, en arrêtant le systé- me de caucus, ou de réunion des conseillers en dehors des séances lorsque ces caucus ont pour effet de donner cours a des décisions avant de prendre les projets en considération en présence des contribuables.Nous espérons bien n'avoir pas de boodlers ici, et nous croyons que le meilleur moyen de n\u2019en jamais avoir, est de soumettre les questions aux contribuables et de les décider en séances seulement, mais non ailleurs, Maintenant, cher Jean Ribbin, nous sommes menacés de l'expulsion du grand parti libéral parceque nous differons d\u2019opinion avec vous sur les questions d\u2019intérêt municipal, nous refusons ce droit là à tous les intrus et tous les tireurs de ficelle qui croient nous en imposer malgré leur déchéance dans ce parti.| Nous pouvons continuer a supporter notre vaillant chef sans la permission de qui que ce suit, et in\u2019est avis qu'avant longtemps les libéraux du comté de Mégantie décerneront quels sont les vrais amis de ln cause libérale dans ve comté, eL nous avons déjà une preuve que \u201cles tireurs de ficelle de ce parti n'ont plus d'a- | vantage (surtout depuis nos deux dernières dé- i faites) à sc montrer plus qu\u2019ils ne sont ; car | Hous savons tous à qui l'ou (oit attribuer ces | défaites.Revenons maintenant au conseil municipal., Vous devez sans duute vous rappeller,cher Jean + Ribbin, ce qu'a fait votre grand homme dans le | passé, ulors qu'il était conseiller.Il suffit de , Parler du bonus de &4400.00 qu\u2019il voulait faire voter quaud anême, coûte que coûte, par le {conseil en faveur de la manufacture de laine (I avait un fuible pour les bonus).C\u2019est en 188% que commença la lutte alors que le Great-Mogul, n\u2019eût pas le dessus.Vous avez parlé d\u2019ange-gardien, nous en avions heureuse- iment de ces unges-gardiens alors, et ils ont mérité la reconnaissance des contribuables en ne se rendant pas aux désirs de votre fétiche quise débattait comme un diable dans l\u2019eau lénite, au point de frapper à coups redoublés sur la table, si bien que ln lampe cessa d\u2019éclairer son beau front blanc.Je crois qu'il est de mon devoir «le leg nommer ces conseillers qui résistérent énergiquement à la sortie furibonde de ce conseiller sans pareil.Ce sont MM.L.E.Thibaudeau, François Rousseau, Alfred Jutras, et Antoine Paradis, honneur à eux, car il ne sont pas de la pâte des uvachis ; ot it scrait à souhaiter] qu\u2019ils fissent encore partie du quorum : Que seraient devenus ces 54,000 mon cher Jean Ribbin daus le cas où votre grand homme aurait réussi À leu faire voter * Vous devez le savoir, car les directeurs de la manufacture de laine ont obtenu cette somme de M.Archambault et quelques mois après la manufacture fermait avec un déficit de $6,000.Vous devez sans doute avoir encore à la mémoire ce qu'ont eu à payer les actionnaires en sus de leur $100.00 par part ; 830.00 par part cn sus des 8100.00, ont été payées par les actionnaires afin de sauver les directeurs qui s'étaient rendus responsables de cette somme.N'est-ce pas qu\u2019il est hon d' des anges-gardiens pour surveiller noire Great- Mogul.Cette manufacture a rapporté à ses actionnaires, si je inc rappelle bien, (zéro dividends), zéro pour les trente piastres, et zéro pour le capital, car nous W\u2019avons jamais vu la couleur de l\u2019argent payé et cependant votre grand faiseur voulait faire voter $4,000.00 par la Vous parton Jom ppp cee manufacture, v + de popularité, et vous invitez le correspondant de L\u2019EçHOo DFS Bors-Francs à faire lu lutte aux prochaine élections municipales, a Mais, pauvre ami, v J + VOUs vous trompez d nom et d'ndresse, jamais lo correspondant ; question n\u2019a eat avoir quelquefois eu de ces prétentions.Ce n° \u2018 .Cen pas des luttes qu\u2019il nous faut, mais une bonne aéministration.D'ailleurs celui-là ue vous visez n\u2019aspire nullement à la popularité U préfère laisser cette vaine gloi celui qui se vante du ler janvier au 8 décembre être le premier homme de son village et qu; e fait dire par tous les siens.Mais puisque vous parlez de popularité, pourquoi ne pousse: >-vous pas votre ou i riz Se: os 8 aux prochaines dlec.Vous aurlez-là, une très bonn i montrer sa popularité, et dans le cas d'une dé faite, il vous serait si facile de le fuire poser en viutime de son dévouement, et le cas Savenant que l\u2019hon.M.Laurier triompherait, quelle bonne chance pour lui de se fair eo portes du Sénat.ver les N'est-ce pas assez déplorable de n'avoir u se faice uomnjer conseiller législatif en temps et ieu.- ; Quelle alhire avait \"hon, «le lui couper l'herbe sous le pi ! fairo couronner conseiller fin De aa ler so lui.Ainsi, poussez votre ours cher Jean Bibbin Donnez-nous la preuve que sa popularité s'étend un peu plus loin que le villa e de Somerset où il exerce un certain ascendant sur une cortaine classe d'électeurs.N \u2018ayez pas our de la veste, elle fora à merveille, et dans I.cas ou il ne voudra pas par désintéressement accepter le mandat de Mégantic, poussez-le à Ar thabaska où il prêtera son précieux concours à mon ami M.Lavergne, car là aussi il est trés pu ulaire ; Tingwick le receva n bras ouverts et M.Chester Cleveland, le pressergit certaine- Ment sur son cœur, St-Albert lui donnerait le méme nombro de votours qu\u2019il commandait autrefois, Warwick le recevrait chaudement Arthabuskaville lui decernerait des titres, et en papscunt À St anfold, le vieux richissime George ui ferait sans doute les frais d'un triomphe.N'est-ce pns que ce serait joli, Jean Ribbin ?JEAN Rrras, M.Cormier aussi eo hoi er ee PS Pind sr ee ow oo.ei, = L'ECHO DES RU BOIS-FRANCS.8 NOTES POLITIQUES L' Union trouve ridicule l'appréciation que nous nvons faite de la conduite nu partement do notre député, ut cependant elle Inf\u2019 consacre toute une colonne en réponse, Sir Olivier Mowat part prochainement pour un voyage de quelques mois en Fuvope.Les demoiselles Mowat l'acomp gueront.Pendant que l'Æfecteur essuie d'injurier le juge Andrews À enuse de lu juste condamnation qu\u2019il lui à inflgée, M.Lemieux, pinidant À la cour criminelle, faisait l'éloge de la science ut de l'intégrité du nême magistrat.Le Manitoba reproduit les nobles paroles pro- noncéas sur la question des écoles par M.Rufus Pope, député de Compton au banquet donné dernièrement en l'honneur de ce levnier, Du Moniteur de lévis : Les journaux libéraux de lu Province de Québec tronvent le remedial order, incolora, inodore, en un mot, une blague de première classe, Le grand chef, au contraire, le trouve dictatorial.Qui croire du maître et des disciples ?Parbleu ! Ni le premier, ni les derniers.Il faut s\u2019en tenir à l'appréciation commune, qui est celle de la saine opinion publique.Une dépêche au Globe nie que sir Richard Cartwright ait annoncé ln rentrée prochaine de .M.Blake dans la politique.Le Globe publie une dépêche disant que sir Hibbert Tupper a l'intention de faire nommer M.Fielding Ît.-gouverneur de la Nouvelle-Ecos- se, et M.Blair juge en chef du Nouveau Brunswick.L'honorable J.A.Chapleau, liutenant-gou- verneur de la province de Québec, et madame Chapleau sont de retour depuis dimanche matin de leur voyage À Atlantic City.Son Excellence est au Windsor 2 Montréal.L'exemple donné par M.Mullock qui veut 1é- duire les émoluments payés au gouverneur général est suivi par M.McMullen, qui proposera de réduire comme suit le salaire des lieutenants- gouverneurs : Québec et Ontario, | 56,000 ; Île du Prince-Edouard, $1,000, Autres provinces, $5,000, L'Univers a reçu de Rome la dépiche sui- vunte : * La Propagande vient d'adresser aux évêques du Canada Un document condamnant la fréquentation par les catholiques des écoles neutres et protestantes au Manitoba.Sir Charles Tugper est retenn chez lui par lu maladie.cr EW co Un Magasin de Progrès Premières Importations directes des vievx pays dans nos campagnes \u2014 À bas le monopole Rien qu'un profit du manufacturier à l'acheteur.\u2014 M.Désiré Bourbeau croit que le temps est venu pour lui de n\u2019acheter à Montréal et à Québec que ve qui se fabrique au Canada, et d\u2019importer directement des grandes manufactures d\u2019Angleterre, d'Ecosse, d'Allemagne, de Franced'Irlande et dela Suisse, les autres marchandises.Grâce à ce moyen, le cultivateur et l'ouvrier économes, ne seront pas obligés de payer un triple profit s1 la même marchandise.C\u2019est un essai qui nc peut manquer de réussir, car avec les ayantages nombreux qui nous sont offerts, vu la facilité et la rapidité de la navigation des vapeurs transatlantiques, il n\u2019y a aucune nécessité de faire arrêter la marchandise à Montréal et à Québec, où les marchands de gros ne manquent pas d'en retirer un gros bénéfice en les revendant aux marchands de campagne.Ainsi, dorénavent M.Désir Bourbcur assure à ses nombreuses pratiques qu'il n\u2019y aura sur ses marchandises qu\u2019un seul profit du manufacturier à l'acheteur, et non pas trois ou quatre.En avant le progrès ! Il y a des marchands qui se plaignent que ce système nouveau gaspille les prix du commerce et r suite leur fera une concurrecce agharnée.Blais est-ce qu'il faudrait se lier par une entente uelconque pour ne vendre que le plus cher possible au cultivateur et à l\u2019ouvrier laborieux ?Non, il importe de prendre l'intérêt de l'acheteur et de savoir que c'est le débit qui fait le profit, 1 convient aussi de conserver notre commetce en offrant au client pauvre les moyens de se procurer, au meilleur marché possible, les objets de remière nécessité.C'est ce que M.Désiré ourbeau, comprend en inaugurant le système d'importations directes des vieux pays, et c'est ce qu'il se propose de continuer, .Le muins de profits possible, mais beauconp de commerce ; qu'on se le dise et qu\u2019on aille voir.En avant le progrès.EE rr #3.Habillements de première conununion, chez J.B, OUBLLET.+.Nouvelles de Victoriaville \u2014C'est par erreur que nous avons Annoncé que M.G.Létourneau devait ouvrir au prit- temps un magasin de fer avec son fils.M.Léurnegu reste toujours en société avec M.Auaf.Nos excuses à ces messieurs pour l'er- peur que, bien involontairement, nous uvons commise.: | \u2014M.Emile Mercier a cessé do travailler aux usines de MM.Vézina & Cie et prendra son emploi habituel au moulin de M.Mercier.«M, Mercier nous dit que le moulin sera prêt À fonctionner sous pou.* \"Le pont de la rivigre est terminé depuis quelques jours.On nous apprend\u2019 que, avant longtemps, il y aura nécessité d\u2019en bâtir un veut vu que celui-ci n\u2019a pe toutes les qualités fequises pour supporter [es offorte des glaces.\u2014Les travaux du marché avancent assez ra- pideusent ; on à déjà presque terminé les exca- yations qui serviront de soubassements.\u2014M.St-Pierre inspecteur de fromageries du syndicat est À so faire construire une jolie rési- enge en face de l'église.\u2014Meroredi do cetto semaine M.Ducharme, notre marbrier, à placé dans notre cimetière un magnifique monument appartenant au Révérend monsieur Tessier.\u2014Plusieurs personnes de notre ville se fre posent de préparer un endroit spacieux dans nn bocage près d'ici, pour servir aux amusements que Veut donner le nouveau club.-\u2014Les logements sont de plus en plus rares ; ju quelques jours, c\u2019est une vraie cour Br our a procureur dos logis, ot on maints endroits il s\u2019est élevé des lnbroglios plus au moins bizarres au sujet des droits des propriétaires et des locataires.\u2014Dimanche prochain aura lieu la conférence agricole du cercle de notre paroisse ; on se promet de discuter beaucoup de choses intéressantes.\u2014Nous appro nons avec pcine que M, FE.Fau- Rhor a perdu un jeune enfant ; nous lui offrons nos plus sinséres condolénnces, \u2014Le premier do mai les pavillons flottaiont en plusiours endroits de notre ville, \u2014\u2014Mercredi M.Bouchard a fait l\u2019essai'de sa muchine à trancher le fromage, ct on a pu constater avec plaisir qu\u2019elle fonctionne à lu perfection.\u2014On u fait cotte semuine In distribution des graines du cercle agricole.\u2019 \u2014La fromagerie de M.D.O.Bourbeau ost ou- vertu depuis mercredi de cotto semuine pour la saison nouvelle, \u2018 \u2014M.Charbonncau, tailleur, « transporté son atelier à l\u2019ancien magasin de M.de Billy.\u2014C'est M.Vézina, plombier de Québec, qui pose les fournuises À lu muison de M.Guay.\u2014Nous sommes heureux d'apprendre que nous aurons une pharmacie prochainement.M, Guay « loué son mugnitique mngasin au coin de la rue, à MM.Dionne M.D ; et Hamel.-\u2014Le Révérend M.Buisson, de St-Norbort ; le Révérend M.Mailhot, de St-Louis de Blundford ; MM.Méthot de Warwick : M.Nadeau, de Stunfold, étaient de passage cette semaine, \u2014Tl y nura près de quinze frumageries qui paicront.le lait suivant la richesse dans notre division.C\u2019est bien le cas de dire que les bonnes choses finissent toujours par prendre.Les cultivateurs commencent à comprendre le cuigue sum ; nous espérons qu\u2019ils comprendront que le second grand mal qu'il faut enlever, c\u2019est la vente à prix uniforme du fromage, tout comme s\u2019il n\u2019y avait pas de qualité dans le fromage.\u2014Uu homme nous demandait ce que pouvait rapporter le nouveau système du paiement du lait suivant lu richesse.Nous avons répondu simplement ce que nous avons dit plusieurs fois l\u2019automne dernier lo Donner à chacun le sien 2o encourager la production d\u2019un lait pur el riche, Jo apprendre aux cultivateurs la manière de bien -tenir le lait.40 amélioréer les troupeaux.5u angmenter lu production du rendement du luit.Go chasser des fromageries les mauvais larrons.70 produire un meilleur fromage et par suite vendre un bon prix et conserver notre marché.Qu\u2019on veuille bien considérer ces chosos et l\u2019on s'upercevera que cet été ce sera intéressant pour les cultivateurs d\u2019être écuonomes.Le salut de notre industrie laitière est en grand danger ; à ceux qui sont intéressés d'y voir.\u2014M.Richard, photographe, est de retour d'un vovage dans sa famille.\u2014Il est rumeur dans les cercles comumer- ciaux g'une instituon importante pour notre ville viendru prochainement placer ici ses intérêts.Nous saluons avec plaisir ceux qui veulent bien nous prêter main forte dans les circonstances difficiles où nous sommes placés quelquefois.\u2014Nous aurons dans quelque temps certaines petites remarques au sujet de choses qui se trament sourdeimnent par le temps qui court ; ceux qui se croient à l'abri du secret, seront étonnés de voir leurs batteries démasquées, peut être Aleur détriment.La critique a du on quelquefois, dit le grand woraliste La Bruyère.\u2014On a déplacé le séchoir à la manufacture de meubles, et on l'a placé dans un endroit plus avantageux.\u2014M.St-Pierre inspecteur de fromageriesest de rotour d'un voyage à Kamouraska.\u2014Les travaux à la tannerie de M.Gagnon sont terminés depuis quelques jours.\u2014M.Achille Beaudet u transporté le bu.rau central du téléphone Nicolet et St-Valère à sa résidence nouvelle, près de chez M.J.O.Bourbeau.\u2014MM.Vilmaire Fournier et Johny Blanchet étaient ici jeudi pour voir au déplacement de leur téléphone.\u2014M.Couture a vendu ses appareils de buanderie à M.Dubé nouvellement a rrivé des États-Unis.JUSTUM.Courrier de Drummondville \u2014l\u2019honorable juge Plamondon était de passage à Drummondville le 20 avril au \u201c Grand Central Hotel\u2014 Madame A, T.Paré, professeur de musique, a fixé sa résidence au \u2018\u201cGran1 Central Hôtel\u201d.Elle sollicite le patronnage de toutes les personnes qui désirent faire de sérieuses études en musique.\u2014 Samedi dernier le village a été mis eu émoi par la rumeur, partie on ne sait d\u2019où, que notre ancien curé, M.Marchand, maintepant à Gentilly, était gravement majade depuis trois semaines et que ses jours étaient comptés, Or une lettre reçue de M.Marchand lui-même donne à entendre qu\u2019il n'a jamais été malade et qu\u2019il se poite mieux que jamais.Sur l'avis de ses médecins, votre vicaire, le révérend M, Carignan prend un repos forcé de deux mois, La chose ect aussi regrettable pour lui que pour M.le curé qui par ce fait se trouve surcharge d'ouvrage, et Monseigneur n\u2019a plus de prêtres disponibles.\u2014Le 21 du mois dernier Mademoiselle Hermine Bérard partait pour accompagner sa sœur Antoinette, qui faisait son entrée au Bon Pasteur, à Montréal, mais les douceurs et la sainteté du cloître charmèrent mademoiselle Hermine et hier son père, M.le Dr Bérard, apprenait par lettre que toutes deux ses enfants disajent adieu au monde et à ses pompes.\u2014 Notre maftre-chantre, M.Hébert est rétabli de sa récente maladie et a pu reprendre son poste au chœur dimanche.M.Hébert est âgé de 85 ans.\u2014 Le vent est à la culture.le révérend M.Quinn fait défricher une trentaine d'arpents sur sa nouvelle propriété, près de Richard Ward.M.Hébert vient d'envayer sut sà ferme un nombreux troupeau de vaches dont le lait devra alimenter la fromagerie, M.Jones vient d\u2019abandonner sa forge pour se remettre aux travaux agricoles, -\u2014M.Victor Gauthier, notre ancien marchand nous cat revenu et doit s\u2019établir ici.\u2014M.le Dr P.Boisseau, de Wickham, est en visite chez ton parent M.J.N.Turcotte.Naissance :\u2014Le 26 dernier, Dame J.N.Turcotte, une file, Parrain, M.Girouard, Ecr N.P, marraine, Madamè Girouat1, \u2014Le 27, madame Francis Gauthier, une fille.Patrain et marraine M.ct Madame Ismail Gauthier.mo _\u2014\u2014\u2014\u2014 Exploxion a Thetfard Mines Une terrible explosion s'est produite samedi dernier, après-midi, à Thetford Mines.| M.Patton, propriétaire de la fabrique de dynamite, était 4 faire un mélange de diverses substances, quand tout à coup il s'aperçut que le feu prenait aux ingrédients, Il lâcha un cri pour avertir ses deux aides et prit la fuite avec eux.Cinq tonnes du terrible engin de destruction firent explosion.À trois cents verges de distance, M.Patton et ses hommes virent se disperser aux quatre vents les débris des cinq édifices composant la fabrique.Vingt milles à la ronde, le choc fut tel que l'on crut à un tremblement de terre.Personne n\u2019a été blessé.La dynamite que M.Patton préparait au moment de l'explosion était destinée à remplir la dernière commande inscrite sur ses livres, car il venait de vendre son établissement.Les pertes sont considérables.\u2019 Dans les Bois-Francs Comté de Wolte Les officiers de l\u2019Association Libérale Conwcrvatrice sont «éjà à l'œuvre pour prépaner leur pique-nique annuel, qui aura lieu 2 uds- well cotto année.L'endroit choisi est l'un des plus beaux et des plus pittoresques de nos Dois-Francs.C\u2019est une érablière appartenant À M.Gilbert, près do lu jonction du Québec Central.Nul doute que comme pur les années passées; le pique-nique sera un succès.Somerset \u2014M.Télesphore Jacques était à travailler une voiture samedi dernier lorsqu'il eut le malheur de s'enfoncer un ciseau de 1} pouces dans lu jambe, su coupant uno aitère.5 dit que la blessure est dangereuse.M.Jucques a perdu beaucoup de sang.Ham-Nord Maniaue.\u2014Lundi M.Moïse Coulombe con- voluit avec Madame Morasse, née Clarisse Poisson, \u2014Un chat sauvage à été tué sur les terrains de la mine de cuivre.M.Charles Roy est encore l'auteur du coup., \u2014 Nos fromageries seront toutes en opération dans quelques jours.Le nombre en eat de neuf, comme l\u2019année dernière.\u2014NAIssancE : Madame Wilfrid Carrier, une fille.Parram et marraine : M.et Mad.Joseph Sévigny.Danville \u2014Lu compagnie d\u2019ardoise de Danville, dont les propriétaires sont MM.Bous et Greenshields, n fuit l\u2019acquisition, la semaine dernière, pour lu sommeude $150,000, de lu mine d'asbeste effroy ainsi que de l'outillage.C'est l\u2019intention des nouveaux prrpriétaires de pousser les travaux d'exploitation avec célérité et de ia.nufacturer l'asbeste sur place au lieu de l'exporter à l\u2019état brut.Lac Mégantic \u2014Un Canadien-Français de St-Romain dont nous n'avons pu nous procurer le nom s'est noyé le 24 dernier dans la rivière Victoria en travaillant au flottage des billots sous la surveillance de M.P.Matheson.\u2014M.Arthur Mercier, autrefois d'Arthabaska, gérant au moulin Dudley, il est parti la semaine derniére pour Ste-Catherine, Ont., où il a fait l\u2019acquisition d\u2019une terre plantée en arbres fruitiers.Coaticook \u2014Uu incendie à éclaté ici dimanche à midi et quatt dans les granges de la \u2018 Conticook House \u201d.Les flainmes se sont ensuite communiquées à l\u2019église buptiste qui a été détruite ainsi que les granges et hangars de M.W.Smith.Pertes considérables.St-Hyacinthe \u2014Dimanche après midi ün enfant du nom de Raoiil Benoit s'amusait avec deux petits compagnons de son âge, sur les quais flottants du Club nautique lorsqu\u2019il perdit l\u2019équilibre et tomba à l'eau.On retrouva son cadavre quelques minutes après.L'enfant n\u2019était âgé que de 7 ans.\u2014Lundi dans la ruit des soleurs se sont introduits dans l'épicerie de M.Pagneulo.Heureusement le propriétaire avait eu soin de vider la caisse aux écus avant de Inisser le magasin le soir.East Angus \u2014Une histoire de trois grains de LIE d'inde comme elle tire son origine d'un canard il ferait bon peut-être de la prendre cum grano salis, Il ÿ a quelques années, un ami d'un de nos cultivateurs étant à la chasse à la Baie d\u2019Hudson, tua un canard venant du Nozd, dans l\u2019estomac duquel il trouva trois grains de blé-d'inde qu'il envoya à l'agriculteur de East-Augus.Celui-ci les sema et en possède aujourd'hui un demi-minot.Ce blé d'inde est précieux pour notre climat cn Ce sens qu\u2019il est à l\u2019épreuve de la gelée, il peut même être semé en automne ; il rend dix fois plus que le blé-d'inde ordinaire et fait la plus belle fatine qui puisse se voir.L'agriculteur en question n\u2019en aura à vendre que dans l'automne de 1898 et le vendia $5 la nee sure, alors qu\u2019à ce prix même on se disputera sa récolte.C'est une petite fortune que ces trois grains de blé-d\u2019inde.Ste-Clothilde -\u2014MARIAGES : Mardi, 30 avril, M.Lévnidas Gélinas conduisait à l'autel MIe Zérilda Thérien.Nuivaient l'heureux couple : M.Ulric Gélinus et Mlle Flore Thévien, frère et sreur des NOUVEAUX Époux\u2014 Le même jour M.Alfred Laforét, mar.chund, recevait les sermnents de MUe Cécile Guèvremont, ce St-Cyrille.Nos meilleurs souhaits à tous.French Village \u2014Dimanche, le 21 avril dernier, Jean-Baptiste Cloutier, fils de Henri Cloutier, de cette localité, sujet à de fréquentes attaques d'épilepsie, revenait de faire le Chemin de Croix quand il a eu une attaque en face de chez lui.| est tombé dans un petit courant d'eau formé de neige fondue, où il u été trouvé sans vie par son père lui-même.Le malheureux n'était âgé que de douze ans.Garthby \u2014M.Louis Duquette vient de convoler en secondes noces avec une daine do St-Julien de Wolfestown, née Louise Gosselin, L'Avenix \u2014 Le transfert des corps au cimetière nouveau avance très rapidement.Un grand nombre sont transportés par les parents, ce qui sauve de grands déboursés à la fabrique.\u2014Notre fanfare, à peine fondée depuis un mois, a joué pour la première fois en public le premier de mai à l'ouverture du mois de Marie.Le succès a dépassé l'attente des plus enthousiastes.Après la prière, ln fanfare a joué en plein air quelquez morceaux ayrangés par le directeur, les hourrahs qui ont accueilli ce premier essai prouvent que notre corps de musi e est déjà très populaire.\u2014\u2014 \u2014 ## x Gants de Kid (La Civette) #1 la paire, chez J.B.OvEs.LET, CL Sree Rar PETITES NOUVELLES -\u2014La ville de Montréal à décidé d'emprunter 81,500,000.\u2014Les jeunes voleurs accusés d'avoir dévalisé les vitrines des bijoutiers de Québec ont été condamnés au prénitancier cotte semaiue pour des détentions variant de & mois À 4 ans.\u2014T.e facteur de poste Morissette, «de Québec, a été trouvé conpable dg recel d'une lettre char: de.5 Tl à été recommandé à la ckémence de lu cour, et condumné à trais ans de péuitencier.\u2014On vient de découvrir à Broaklyu, N.Y.; Quatre cas us lèpre chez clos enfants nègres venant des Barbades, Antilles.Les officiers de santé disent que la maladie n\u2019est pus contagieuse.A VENDR du sarrasin de très belle qualité, S\u2019adresser au bureau de l'EÇHo ou à M.EU- Pour la semence, de large et GENE CREPEAU.#5 437 Souliers pointus ! pointus ! ! pointue; !!! chez J.B.OUELLET.inerveilleux nous arrive de East Angus, mais! 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Comté d'Yanuska, Qué.N.B.\u2014Les cultivateugs J trouveront leur avantage enfdonnunt leurs commandes de Lonue heure.: da \u2026 Loto Dis Hoi ee.rm LL dé ii Cned on tes py i a Agriculture NO3 CERCLES AGRICOLES \u2018 YTAT DES RECETTES ET DES DÉPENSES DES CER, CLES AGRICOLES DU COMTE DE WOLFE Année finissant le 31 décembre 1893, CHa == Frees fat \u20ac % R32558 £ » SEE BQ.- = y BBE a: 3 & + 1911 ®- = Der oat = & 89 :8:: 51 £ En ZB \u20ac: Sg.2 Uk + 2 : 6.: E te cz 5 8 :8::8: 5 => 5 : É: 1 É: = 8 o> LE: 18: 2 8 CEE 226 E 81:11: OO \u2014 \u2014 0 æ = E #8 ITI # ! 111111 = £ Nombre deo, x 2 2888 membres.à 3 5 usas\u201d Souscri = a as ue 3 § E& s8=28° = 8 SBëz Octroi.7\u201d = SISè- _ 1 a:1:® TL Divers.=: 9 sit > Déficit en 1893 tp m= iz SpHP 3 = $=88- 5 Bien que traitant d'un sujet assez prosaigve, la causerie qui suit, empruntée À un confrère, mérite toute l'attention de ceux qui s'occupent de l\u2019élevage et de l'engraissemement des intéressants quadrupèdes dont elle fait le sujet.et nous leur en recommandons la lecture.C\u2019est intitulé : NOURITURE DE LA TRUIE PENDANT L'ALLAITEMENT DE sEs PRTITS Aussitôt que la truie a mis bas ses petits au printemps, elle doit être tenue pendant plusieurs jours à une nourriture légère.ll n'y a aucuue nécessité de lui donner de la nourriture aussitôt qu'elle vient de rendre ses petits à la lumière ; étant fièvreuse après l'évènement, elle est inquiète et excitée, par conséquent si elle est dérangée il y a beaucoup de danger qu'elle fasse mal à ses petits, soit en se levant pour prendre la nourriture offerte ou en se recouchant.Il ne faut pas attendre trop longtemps pour lui donner soit à boire ou à manger.Le boire à lui donner doit être de l'eau chaude avec une poignée de farine d'avoine.Un mélange de farine d'avoine et de blé moulu serait peut-être plus convenable vu son caractère nitrogène et ne contenant pour ainsi dire aucune écorce.L'avoine tranchée est aussi une bonne nourriture.Mais, pour les cochons, on a des objections, vu que- les écorces sont très difficiles à digérer Le boire doit lui être donné trois fois par jour en y mettant toujours chaque fois uu petit peu plus de farine d'avoine ou de gru de blé.Après une semaine la truie peut être nourrie aussi librement qu\u2019elle le demande et d'autre façon de mélange de grains écrasés peut y être ajontée.Aussitôt que les petits cochons peuvent prendre tout le lait de leur mère, il faut empêcher de la laisser maigrir en lui donnant toute la nourriture qu\u2019elle peut manger.La meilleure nourriture pour une truie qui nourrit ses petits, après la première semaine, c\u2019est de lui donner partie égale de gru de blé shorts) et de la farine de blé \"Inde.Des pois peuvent être employés à la place du blé d'Inde avec \u2018de bons résultats.La farine doit être échaudée et laissée à tremper pendant douze heures quand cola est possible.Mais quand il n'y a pas de possibilité un temps mois long suffira.On peut lui donner la nourriture quelque temps après l'avoir mélangée avec de l\u2019eau ; du lait écrêmé est aussi très bon.L'échaudement n\u2019est pas aussi nécessaire pendant l'été.Des lé- gUmes peuvent être aussi donnés comme nourriture ; mais pendant l'allaitement il ne faut pas lui en donner une grosse ration.Quand bien même que les racines donnent une bonne production de lait, elles sont trop remplies d'eau pour tenir la truie grasse.Là oùil nya qu'une ou deux truies la farine peut être trempée en y versant les gâchis ou les lavures de la table.Mais dans ce cas ci, il faut tenir le baril de lavures dans une place chaude.Deux barils doivent être en usage et il faut toujours avoir soin de sortir toutes les lavures au moins une fois par jour: Dans tous les cas, le baril doit être vide avant d\u2019y mettre d\u2019avtre nourriture à tremper.Ceci est relativement plus important en été vu que la nourriture esl plus sujette à aigrir.La nourriture sure n'est pas bonne pour une truie qui nourrit ses petits, cela occasionne énéralement du mal sur les pc- Îts cochons.Si trop de nourritu- Te était donnée à la truie après avoir mis bas, cela empêcherait le lait de circuler naturellement et pourrait occasionner de l'inflam- ($2; chez J.B mation aux tetines, et est généralement suivi de fièvre de lait Aussitôt que ses tetines deviennent inflamées la truie ne veut plus laisser allaiter ses petits, parcequ\u2019ils lui font mal.Un des meilleurs remèdes, c'est de lui laver la partie en question pendant une demie heure avec de l'eau chaude.On peut lui donner six onces de Epsom Salls dans sa nourriture.Au printemps elle ferait mieux si on pouvait la laisser aller au pâturage.Les petits cochons ne doivent pas la suivre avant qu'ils aient au moins trois semaines.Elle seule ne restera pas longtemps sans ses petits et de cette manière elle s\u2019habitue graduellement à l'herbe verte.Il faut apprendre aux petits à manger en leur plaçant un petit auge où la mère ne peut pas aller, mettez ce petit auge dans l'allée du taite et coupez une petite ouverture dans la division pour permettre aux petits cochons de venir mauger quand bon leur semblera.Et une semaine avant le sèvrement, la nourriture de la truie doit être réduite graduellement.Avec la réduction de nourriture à la truie, elle aura moins de lait et sera plus inclinée à sèvrer ses petits.DENIS D LÉGER sinistre à Montréal $500,000 EN FUMEE Plusieurs personnes bles- sees, une de morte La manufacture de tabac MacDonald détruite Un des incendies les plus désastreux que Mon réal ait vu depuis plusieurs années a eu lieu | 75 avril, vers cinq heures p.m.à la manufacture de tabac de M.W.C.Macdonald, 697 rue Ontario.11 est vraiment étonnant que sur les 1500 employés, dont la majorité sout des jeunes filles de 15 à 25 ans, il n\u2019y ait pas eu ut plus grand nombre de victimes.Jusqu'à présent, on rapporte qu\u2019une vingtaine de personnes ont été blessées sérieusement et uue d\u2019entre elle est morte depuis.Décrire la scène qui s\u2019est déroulée lorsque le feu s\u2019est déclaré est absolument impossible.Il faut s'imaginer SOU A 900 jeunes filles prises de panique dans un endroit où elles étaient renfermées comme en une souricière \u20act essayant de briser les châssis et les grillages de leurs muins, qui devenaient ensanglantées par les efforts faits pour sc sauver, Il était cinq heures et vingt-deux minutes quand le tocsin a été sonné à lu boîte 128, placée dans la munufacture même de Macdonald.La première alarme fut bientôt suivie d\u2019une seconde et d'une troisième alarme et en moins d'un quart d'heure toute la brigade des pompiers de Montréal était rendue sur le théâtre du sinistre.On se mit immédiatement à l\u2019œuvre et au moyen des échelles on put réussir à atteindre le quatrième, étant le département des filles.T1 était évident que le danger le plus sérieux pour ces jeunes filles était la fumée ÿ car au fur et A mesure que les châssis étaient enlevés des tourbillons de fumée s'échappaient et rendaient encore difficile le sauvetage des employés.Une jeune fille du nom de Afphonsine Thibaudeau, âgée de 26 ans et démeurant rue Plessis, réussit à enlever un grillage et se jeta en bas du quatrième étage ; elle se brisa les reins en tombant et fut ramassé plus morte que vivante.On la transporta à l\u2019Hôpital-Générai.Plusieurs autres jeunes filles voulurent en faire autant mpais en furent empêchées par les pompiers qui réussirent à faire un peu de calme.A chaque fenêtre on se disputait une petite place pour respirer car la fumée était suffocante à l'intérieur de l'édifice.Chaque femme arrachée de la manufacture en flammes était conduite chez elle à l\u2019exception d\u2019une douzaine de jeunes filles dont les blessures étaient trop graves et qui furent conduites aux hôpitaux.La plupart des employés ont reçu des blessures et des centaines se sont rendus dans leur famille plus ou moins estropiés.Le capitaine Richard, de la caserne No.9, en a sauvé cinquante, Le capitaine St-Pierre, de la caserne No, 7, a pu en sauver sept.Les employés qui étaient à leur ouvrage, au 3ième et au 2ième étage, n\u2019ont eu aucune difficulté à se sauver, car le feu s\u2019est déclaré au quatrième étage, dans la chambre où l'on faisait sécher le tabac.On prétend que le feu a été causé par des tuyaux surchauflés, 11 fut impossible aux pompiers, à leur arrivée, de découvrir où était le feu, car on ne voyait pas de flammes.La fumée était noire et épaisse à cause du tabac qui brûlait.À 6.45 heures, les flammes atteignirent le toit de l'édifice et en quelques secondes tout le quatrième étage était un immense brasier, Il n\u2019y a que le troisième et le quatrième étage de In bâtisse qui sont brûlés.Le stock dans les étages inférieurs est complètement endommagé par la fumée et l'eau, On évalue les pertes jusqu\u2019à $500,000, soit à de million.On ne sait pour quel montant la bà- tisse et le stock étaient assuré.Le coroner a tenu une enquête et a pris la déposition ante mortem de Melle Alphonsine Thicau, 1500 ouvriers sont maintenant sans ouvrage par suite de l'inzendie, On a commencé à deblayer le terrain pour reconstruire la manufacture, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 legis Dévoré par les loups St-Pétresbourg 25 \u2014 Un paysan, avec sa femme et un enfant, s'en revenait en sleigh du marché Neshidsk au village du Bobrovity.Fn approchant du village le cheval devint rétif.Ceci fut bientdt expliqué aux voyageurs, car à la croisée des chemins, ils aperçurent une bande de loups les guettant au passage.Le paysan voyant la fuite impossible proposa de jeter l'enfant aux loups.Mais la mère refusa.Sur ce, une lutte se fit sur le traîneau, et l\u2019homme restant vainqueur, la mère et l'enfant roulèrent tous deux sur la neige à la merci des loups\u2019 Heureusement, ceux- ci n'avaient d'yeux que pour le cheval, et la mère put s'enfuir vers le village voisin avec son enfant.Quant au lâche paysan il mourut sous la dent des fauves avec son cheval.AF Cha) ux garnis, 50cts, $1, $1.25, $1.50, de ses liqueurs.Somerset, 28 juillet#1896.Chemin de Fer lr Cn p de Drummond HEURES DES TRAINS JANVIER 1895 Lire de bas en haut TATION | Lire de haut en bas 5 N ST.NS.No.| Mixer Mixe ixe|} Mixe No.1 0.2 e 50] & SP spi Prosi py, {Wille Miles Pass, | Pass.Sp'l | spl 2 \u2014 \u2014 25 PM.b.M, À.M.BER \u2026\u2026 | 8.551100 jAr.\u2026.Nicolet, .Laisse! O | G.10l.02ju00e.Cen 25 vere coe] 8.34192.6),.Ste-Monique.1.6] 6.30].A, Me Jane ga 2,001.|.| 8.13/84.5lAr.St-Léonard Jet.Laisse|15.5 6.53|.| 9.00).| É 2 * | \u2014 = cw 1.30.eee fone 88 [.*St-Wenceslas .18 {.].eo] 9.30).02 1.00).|.92 |.Aston Jet.22 |.[10.00i.aË 12.30 00s dene feeens 01 |.Maddington Falls.| 37 [.cee losol LL SE 12.000 a0 0 0en enn 104 |Luisse.Forestdale .Ar} 34 |.cree 11.30) Bou, [BE \u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 = mini 8.30/.l 7.58/80 |.*Ste-Perpetue.| 20 1.02.2.30% 2 cee 8.00.| 7.52 18 .Mitchell.[ 22 | 7 o8].].} 4.00/58 AU 6.45j022 10 7.80! 73 (EL Carnet a [asl 4.33 5 8 cee 6.30j.7.28, 70 |.St-Cyrille.[ 30 | 7.34).Ll 5.30 Ew eee 6.00.| 7.13 65 |Laisse Drummondville 1.Ar} 35 | T.49].wl 8.005 = eee A.M.|.| 6.58, 60 |.St-Germain.! 40 | 8.04{.1.[.25 Te 6.43 65 {.*Duncan .Las § 8.18.v.eual.EE >.6.37 53 .St-Fugéne.47 1 8.21.eels 7 Sle an Rte-Hèlène.\u2026.53 | 8,3 \u201cgo deen asf .St-Edounard.| 85 | 8.»5 :
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