L'Écho des Bois-Francs : journal industriel, politique, agricole et commercial, 16 février 1895, samedi 16 février 1895
[" 0 .- Rg Jere Ano \u2014 No.88.== 14 9 , ; 9 + ARTHABASKAVILLE \u2014*16 Février 1895 x a = JOURNAI.lILEBDOMADAIRE, Rédigé en Colluborulion \u2014 Nul écrit insérés nom responsable Publié par la Société de publications du distriet d'Arthnbaskn.Bureaux : ARTHABASKA VILLE, P.Q.B, CREPEAU, Dire.teur-Gerant DENIS LEBLANC Imprimeur \"ECHO DES.BOISFRANC Journal Industriel, Politique, Agricole et Commercial ORGANE DU COLON TTT \u2014\u2014 ABONNEMENT.ANNONCES.Etc Carla et Etats-Unis ; $109 payable d'avance, Pour annonces: 1re insertion, 12¢.pur lign \u201c \u201c Vue \u201c 8c.[LS Toute insertion subséquente.4c.\u201c Conditions spéciales pour «unnonces d\u2019affaires, rapports, réclumes, etc., ete.Naissance, Maringe, Décès Gratis pour les nhonnés.2bc.Omtes d'Affaires | ACTOCATH \u201cCRBPEAU, METHOT & CHEPEAU VOCATS, Arthabaskaville, I\u2019.Q.EUG.CREPEAU, C.R., hE.METUOT, LOUIS-l, CREPEAU, L.Le I, bas\u201d Téléphone BELL & LAROSE.HARNOIS & METHOT A tite 42, Rue du Platon, Trois- Rivières.Jos.Hannois.I.G.Mg&rnor, J.U.RICHARD VOCAT, DRUMMONDVILLE, P.Q.Juin 181, WOLALRES THEOPHILE COTE \u2019 OT'AIRE, l'erceptear du Ki venu de lu N Province pour le district d'Acthabuskn.Arthabaskaville, P.Q.A.SCHAMBIER OTAIRE, Officier Iteviseur pour le comté h de Méguntic, Agent d'immeubles, ete.St-Fordinand d\u2019Hulitux, l\u2019.Q.F.V.LESSARD PTA|RE, Saint-Patrick\u2019s Hill, Tingwick, P.Q.Greffe de M.le notaire Larue.J.C.ST-AMANT UTAIRE, Commissaire de lu Cour Supérieure, Ageut de Prêts ct d'Assurances, ete.L\u2019AVENIR, P.Q.TT mepEexNs OR H.SAVOIE ÉDECIN-CHIRURUIEN.ST-NORBERT D'ARTIFABASKA.DR J.BERGERON EDECIN-CHIRURGIEN.| Ste-SOPIIIE, VI Comto de Mégantie, P.Q.J.E BLOND!®, M.D.LÀ RDEC [ N-CHIRURGIEN, Pension Garneau, Arthabaskaville, I.Q.GR E.C.P.CHEVRZFILS A EDECIN-CHIRURGIEN.Consultations A A tpute heure.SOMERSET, I.Q.DIVERS J.V, GASTONCUAY / REENTEUR BT INGENTEUR-CIV IL.A Becrôtaire du Cercle Agricole de Saint- Christophe Rue de l'Eglise, Arthuhaskaville.Hercule Carneau UISSIER C.8.Bureau: ches MM.Cropeau, Méthot & Crépean, Arthabaskaville, P.Q.D.0.BOURBRAU MAGASIN GENERAL Hardes Faites, Coiffures, Chaussures.Epiceries et Proyisions, Peintures, Huile et Vernis, Produits de Formes Piütre, Ciment et Phosphate.Victoriaville, P.Q.J.B.OUELLET MARCHAND pe NOUVEAUTES Hardes Faites, Chapeaux, | Chaussurer.ARTHABASKAVILLE.FRECHETTE & Cie MAROHANDS-GENERAUX St-Ferdinand d'Halifax, ° PIDGEON & POWELL Magasin Général St-Ferdinand d'Halifax, P.Q.\"AUGUSTIN CLOUTIER Marchand\u2014 ASSORTIMENT VARIÉ\u2014 Marohandises seches, Provisions, ferronneries, etc.St-Ferdinand Halifax, P.Q.ALFRED ROBERGE BOUCHER Victoriaville peF-Toujours en mains, Jambons, Sauc isses, Volailles, Graisse, Suif, etc., otc.HOTEL ALBION ARTHABASKAVILLE P.MAHEU - - - Prop, | Fouilleton del\u2019 ECHO des BOIS-FRANGS 16 FÉVRIER 1895.\u2014No 31 La Fille Sauvage DEUXIEME PARTIE 11] EN CHASSE (Suite) Derrière les chasseurs, le cercle des paysans se resserrait, et.bientôt il ne laissa de libre qu'une enceinte d'une demi-lieue, défendue dans lous les sens par ute muraille humaine.\u2014 Monsieur le vicomte, dit Aulic.mon avis est que les chasseurs doivent tous descendre de cheval ; nous cacherons sous bois les montures.Il nous faut ruser avec une créature aussi fine que nous, et qui garde plus d'intérêt à s\u2019échapper que nous n'en avons à la prendre.Le conscil d'Auliv fut suivi, et les chasseurs mirent pied à terre.Les piqueurs retenaient les chiens tirant sur les laisses par vigoureux soubresauts, et il fut convenu que nul ne hasarderait un seul coup d'arme à fou.Un hurloment prolongé ne tarda pas à attirer l'attention des chasseurs du côté de la clairière du chemin.Un loup venait d'y entrer, et, flairant vn dangey, il paraissait so déclarer prèt à livrer bataille.Aulic fit signe à Antonin de le suivre, et tous deux se glissant à travers les broussailles se rapp' o- chèrent da l'endroit d'où le hurlement était parti.Mais en même temps, et comme un défi jeté à l'animal féroce, une fusée de notes joyeuses s'éparpilla dans l'air, ot la jeune tille que le vicomte et le rarde-cha-se avaient vue la veille s'élança dans la vlai- rière.Elle ne courait ni ne marchait, mais elle glissait sur le sol avec une grâce inimitable et dont peut seulement donner l'idée l\u2019élégance des patineurs courant sur un fleuve glacé ! Le loup, arqué sur ses jambes, le regard sanglant, le coin des lèvres relevé sur ses dents blanches, l'attendait dans une menaçante attitudo.\u2014Si nous profitions de ce moment 2 dit Antonin.\u2014Non pas, monsieur le vicomte, répondit Aulic à voix basse : vous allez assister sans doute à un bizarre spectacle.\u2014Mais que fera une enfant contre un loup de cette taille ?\u2014I1 sera toujours temps de la secourir si elle se trouve en danger.Antonin resta immobile, mais il crispa la main sur son couteau de chasse.Pendant une seconde, la Fille sauvage continua du lancer ses trilles éclatante, auxquels répondaient les sourds huriements du loup.Elle semblait jouir de la fureur croissanle de la bête féroce.Arrivée en face de lui, ses yeux clairs fixés sur les yeux du monstre, on eût dit qu'elle cssayait de le dominer par la force d\u2019une volonté supérieure.Enfin elle recula, prit son élan, et portant la main à l\u2019étroite lanière de peau qui serrait sa tunique de fourrure A la taille olle saisit la poignée d\u2019une courte massue et la fit tournoyer autour de sa tête avec une agilité incroyable, Ses mouvements étaient souples, empreints d'une élégance naturelle.Le plaisir rayonnait dans son regard ; elle sc sentait supérieure an danger qu'elle allait courir, et l\u2019affrontait en comptant d'avance sur la victoire.Le loup suivait d\u2019un œil ébloui les tournoiements de la massue en bois dur maniée par la Fille sauvage.Tout à coup lui aussi se recula et bondit avec furie sur celle qui le menaçait ; sans pâlir, sans trembler, la Fille sauvage l\u2019étendit, à ses pieds d\u2019un foudroyant coup de massue.Alors, au lieu du chant d'oiseau qu'elle avait lancé avant la victoire, elle jeta ane sorte de cri farouche, s6 précipita sur lu bête palpitante, la saisit à la gorge, en déchira la peau à l\u2019aide de ses on- gles, et parut s\u2019abreuver avec délices du sang chaud sortant de cette blessure.Quand elle se releva, elle» repoussa le loup du pied et parul dédaigner la bête gigantesque.On eût dit qu\u2019elle l\u2019avait tuée seulement pour le plaisir de vaincre un des plus redoutables monstres de la forêt.\u2014A notre tour, maintenant, monsieur le vicomte ! dit Aulic.Le garde-chasse et le jeune homme furent eu un instant debout et s'élancèrent dans la clairière.Leur départ fut un signal, et au milieu de clameurs d'allégre-se les chasseurs se mirent à la poursuite de la bizarre créature, tandis que les rabatteurs poussaient un féroce cri de joie.En apercevant les chasseurs, la Fille sauvage ressentit un mouvement d\u2019eflroi véritable.Cette tueuse de loups n'osait affronter les hommes.Cependant, comprenant qu'elle ne pouvait essayer de lutter % la fois contre les chasseurs qui la ponrsuivaient ot les chivns quo les | piqueurs venaient de découpler.elle chercha son salut dans la fuite.bondit dans la clairière et reprit cette coursv fantastique dont rien ne saurait donner l'idév, et qui dépassait de boanooup l\u2019agilité des coureurs les pius habiles.Elle ne tarda pas à comprendre que do tous les côtée le dunger pour elle restait le même ; désvs- pérant d'échapper à ceux qui la poursuivaient en s\u2019enfoneant dans le bois, elle duscendit brusquement vers le Ravin aux mille oiseaux et, s\u2019elançant de roche en roche, elle voulut se réfugier dans la grotte.Mais Aulic l'avait de- vancge, ei quand ee se trouva à mi-chemin, elle vit s\u2019avanoer cari- eus-ment ln tète du garde.Avec la même rapidité, elle remonta vers la muraille de roches, mais à prine mettait-elle le pied sur le sommet qne six chiens hurlèrent en sv précipitant vers elle.Aulic la guettait en has, les chiens an haut La pauvre créature était en ce mament dans une situtaion hien autremen: difficile qu'au moment où elle avait lutté contre Je grand loup.Alors elle se trouvait au centre d'uue clairière, et rien ne cénait ses mouvements.Si le péril loi avait paru trop pressant, elle pouvait courir vers un arbre et y chercher un refuge, mais en ve moment elle restait debout sur une roche étroite et le moindre faux pas pouvait la précipiter dans l'a- bime.Elle prit une résolution rapide et, les orteils crispés sur la pierre, elle fit tournoyer su massue : frappant à droite, à gauche, portant des coups droits ou de côté, elle broya les pattes de deux chiens qui descendaient vers elle, puis, les suisissant par le cou, elle les lança au fond du ravin.Trois autres, le crâûne broyé, tombèrent palpitants sur le sol ; elle en étrangla un autre avec ses doigts, tandis que les deux derniers se secouaient furieusement par sa tunique peau.Au moment où le dernier des chiens, la gueule ouverte, allait déchirer ses jambes nues, elle plongen son bras tou entier dans la gueule ouverte, et lui arracha la langue qu'elle jeta palpitnnte à lerre.La Fille sauvage pouvait se croire délivrée, quaud Autonin, qui s'était approché tandis qu'elle luttait contre sa meute, lui posa la main sur l'épaule.Elle é-hap- pa, grâce à un hond prodigiwux, ei poussa ce cri de gorge qui avait paru +i effrayant à ceux qui la traquaiont.Antonin se lnasça à sa poursuite, Aulic l\u2019itaita ; les piqueurs reçurent ordre de maintenir les chiens, et dès lors entre les chasseurs et la Fille sauvage commença une lutte acharnée.L'iu- fortunée ne tarda pas à se trouver ramenée dans la clairière, où s\u2019étalait le cadavre du grand loup.Devant, derriére elle, la Fille sauvage, aperçut des hommes.Elle entendit tour à tour des appels caressants et des cris qui l\u2019épouvantèrent.Les femmes, devinant que le drame approchait de sa fin, s'étaient avancées à leur tonr.Les unes tendaient à la Fille Sauvage des fruits magnifiques, les autres lui présentaient des objets de parure.Un instant la malheureuse enfant parut hésiter si elle ne chercherait point un refuge an milieu d\u2019elles ; mais un cri farouche poussé par des paysans la fit renoncer à cu dernier parti, car elle s\u2019élança à travers la clairière déroutant les chasseurs par ses bonds désordonnés, et, criant d'angoisse, elle gagna le tronc géant d\u2019un chêne, s\u2019y cramponua à l'aide de ses pieds, grimpa avec l'agilité d\u2019un chat sauvage, puis, ayant atteint les hautes branches, olle disparut aux regards sous la masse profonde des feuillages.Alors elle se crut ensûreté ! Un groupe de chiens environ- naît l'arbre en aboyant avec fu- ric.mais elle ne paraissait rien redouter de leur part.Les chasseurs qui demeuraient la téte levée duns la direction du chène la troublaient davantage.Le géant végétal qu'elle avait\u2019 choisi pour refuge se trouvait trop éloigue des autres arbres pour qu'il lui fat possible d\u2019entreprendre une course de cime en cime.Qu'allaient faire les chasseu s ?Tenteraient-ils I'escalad du che.ne ?Ce fut d\u2019abord la pensée d'Aulie.: \u2014Non, fit Antonin ; plutôt que de se laisser prendre, elle so précipiterait en bas.\u2014si l'on mettait le feu au trone, dit un chasseur, la famée en l\u2019aveuglant l'obligerait bien à red-s- vendre.Autonin s'opposa de nouvean à l'exécution de ce projet.\u2014J'ai mieux que cela, fit-il.Il donna un ordre à un de ses domestiques, et celui-oi alla chercher parmi les bagages un im- menss filet dont le bord était entouré de petites lames de plomb.\u2014Comprends-tu ?demanda-t-il à Aulic.Le garde-chasse poussa une ex- clamatian pleine d'adimiration et de surprise.Aussitôt le commencèrent grand chône.Le g-ntil hommo ne tarda point à en gagner les premières branches, tandis qu\u2019Anlie le suivait dans cette route difficile.Deux nouveaux chasseurs les imitérent.Quatre hommes déterminés, mais mus en ome temps de sentiments de pitié pour la bizarre créature dont ils tenaient à s'emparer, se trouvaient donc à la fois lancés à sa poursuite daus son asile aérien.Tapie sous le fvuillage, agenouillée sur une farte branche voisine de la cime, écartant des deux mains les feuilles pour voir ce qui se passait eu bas, la Fille sauvage regardait s'agiter la foule élégante des chasseurs et des chasseres-«os.Plus loin, dans.l'é- laignement, ondoyait la barrière vivante des rubatieurs ; elle entendait leurs cris féroces : les lames des faux et des fourches lui- svient au soleil ; «lle dovinait le danger ; la frayeur de la mort qu\u2019elle avait si souvent donnée aux bêtes fauves l'épouvantait à cette heure.Repliés sur elle-même, les prunelles dilatées, le geste effrayé, elle paraissait caleuler quelles chances de salut lui restaient, quund le filet d'Antonin, s'abattant subitement sur les rameaux de l'arbre, étendit un voile devant son regard.Elle avança les mains passa les doigts au travers des mailles, tenta de les briser, vt n'on put venir à bout.En même temps un nouveau bruit venait d'en bas l\u2019effraya davauiage : la foule des chasseurs eutourait le chène géant.La Fille sauvage saisit «a Massue, seule arme dont elle disposût et dont elle parût avoir l'habitude ; muis le filet jeté sur la cime du chêne en avait rabatta violemment les branchages ; ies mouvements de la pauvre créature se trouvaient paralysés.ll lui devenait impo-sible de reculer assez son bras pour lever le lourd bloc de bois qui venait d'écraser le crâne du graud loup.La Fille sauvage s'assura de la dernière des branches de l'arbre, et elle s\u2019allongea sur son extrémité.Hélas ! elle ne pouvait davans tago.Comme une bête féroce, elle y demeura tapie, et elle attendit.vicomte ot Auniic l'ascension du A suivre.) L'AVENIR TOWNSHIP DE DURHAM ET DE WICKHAM \u2014 NOTES HISTORIQUES \u2014 Puisse des souvenirs lu trudi- tion sainte En régnant dans leurs cœurs [garder de toute atteinte let leur langue et leur foi.(CRÉMAZIE.) (Suite) HUBERT ROBSON ** M.Robson, dit encore la chronique, enchanté de la beauté de ln nature et de la fertilité du sol de cette localité erut qu'un avenir brillant Ini était réservé : vu sa position avantageuse au centre de plusieurs autres townships, il espérait qu'il deviendrait le siège d\u2019un évéché.\u201d L'endroit où est situé le village de français (French village) de Kingsey est l'un des plus enchanteurs des Townships.Placé presque au -ommet de la montagne de Kingsey, comme un nid d'aigle, il domine les campagnes environnantes.Vers l'Est la vue s'étend jusqu'aux montagnes de Shipton, et l'on aperçoit mème à travers les brumes celle de Ham.Vers l'Ouest la plaine s'abaisse pat une pente douse jusqu\u2019à la rivière St-François et l'un voit plus loin sortir comme de la bouche éteinte d'un volean les ferti- los campagnes et les hautes collines de Durham.Ou dirait an immense échiquier dont une des tours serait la montagne de Ham ot le roi celle de Kingsey.Mais le chemin de fer du Grand- Trone se tragant un passage par Richmond, Danville et Warwick enleva à Kingsey tous les avantages matériels rêvés par M.Robson et ne lui laissa que lu beauté de son site helvétien et ses panoramas féériques.Les difficultés monétaires ocua- sionnées par l\u2019entreprise de cette église furent la eause du départ de M.Robsan, Le dernier acts d'état civil qu'il signa «n sa qualité de missionnaire de I igsey porte la date du 6 octobre 18 14.#7 Avant de donner une notice biographique et anecdotique de M.Robsou, je dois faire inention de la bénédiction du cimetière iu- dien de notre paroisse.Les missionnaires n\u2019avaient jusque là accordé que peu de leurs soins à la tribu abénaquise dont une colonie était établie dans le townships de Durham depuis plusieurs années.Le 29 juin 1888 M.Robson se rendit par un petit sentier du village abenaki de Durham, sur le lot numéro 24 du dvuxième rang et y bénit les fosses de cinq enfants de Simon Portneuf et Marie Gill, décédés et inhumés en 1824, et celle d\u2019un enfant de Pierre Marie et de Thérèse Parré, inhumé en 1832.Les Abénakis catholiques et in- fidéles ou protestants étaient tous enterrés dans le petit cimetière dont on distingue encore l'encoin- te sur la terre de John Findlay.Il y avait dans le township de Durham deux villages indiens ; l\u2019un sur le lot muméro vingt-quatre du dixième rang, et l'autre sur le terrain de M.P.Cross, près d'Ulverton, Le premier village avait contenu,disent quelques vieux, 50 @ 60 cabanes dans ses beau jours.Je pense que ce nombre est exagéré.D'après les renseignements les plus précis il devait y avoir une vingtaine de familles vers le temps de la visite de M.Robson.La présence des indiens dans notre towuship remontait à plusieurs anné-s en arrière.Par letires patentes, datées le 26 juin 1805, sous l'administration de Sir Robert Shore Milnes, 8940 acres de terre furent données à différents chasseurs Abénakis, probablement en récompense de services rendus pendant les dernières guerres.Voici les noms des dix-sept Abénakis avant obtenu des oc- trois : je les transcris par curiosité : Joachim Ontarawarmin, Romain Wesanmimet, Robert Caprio, alias Pina8an, Robert Pierre John, agent Pierre M ichel, Francis Annance, Robert Gill, Simon Porineuf, Joachim Ottantosen, Lazare ler, Pierre Joseph Wanrinas, François, Lazare 2nd, Jean- Baptiste, Pierre Wesaumimet, Amable Peghigan et Anthony Gill.Suivant la coutume, ces Sauvages ne vivaient que de chasse et de pêche, Il y avait alors beaucoup d\u2019ori- guaux, de Caribous, d'ours, de chats sauvages, de loutres, ete ; dans les profondes forêts des Townships.Il n\u2019était pas rare de trouver des origuaux ct des Cariboux prenant leur nourriture à l'entour des granges ; et des chevreuils parmi les troupeaux de moutons.Les chasseurs rapportaient les produits de leur chasse sur des traines sauvages (tobbagans).En 18583 il ne restait plus que 5 ou 6 familles dont Annance était le chef.Ce chef faillit tuer l\u2019un de nos anciens citoyens les plus en vue, feu Thomas Brady, Esq ; J.P.Annance demeurait sur l'ile aujourd'hui la propriété de M.Ludovie Proulx.M.Brady eu préteudait être propriétaire par de bons titres.Mais qu\u2019importaient les titres d\u2019un blanc au chef de la tribu abenakise, au fils de la forêt ?Un jour M.Brady se rendit dans l'Île; Aunance \u2018caché dans un meulon de foin fit feu sur lui Le plomb meurtrier manqua heureusement le but.M.Brady en fut quitte pour une course forcée bien excusable et Annance quitta bientôt l'ile.IL y avait près de chaque cabane du village un petit jardin où les Indiens cultivaient quslques légumes et du blé d\u2019'Inde.Il ne reste de vestige da séjour des Abénakis parmi nous que la rente emphytéolique que paient encore certains eultivateurs pour les terrains qu\u2019ils eceupent.Cos droits emphitéotiques sont aujourd\u2019hui la propriété de M.Victor Gladu, de St-François du Lac, notaire et député du comté d'Yamaska à lu Législature.Il reste encore deux Sauvagesses : Melles Mary Ann et Catherine Lawless, a environ un mille du village de l'Avenir.Elles ont beaucoup d'habilité pour confectionner des paniers et vendent aussi de bons remèdes, composés de racines et d\u2019herbages N, B.\u2014Sous la descite de M.Robson fut passé un acte devant Ls Ii David et Benj.Thérien, notaires publics, par lequel les cultivateurs de St-Pierre de Wickham ct Durham, s\u2019engagaient à fournir le 26e minot des grains récoltés et chacun un voyage de buis pour mission et cha- Île.Pet acte est daté du 21 octobre 1841 et porte 121 signatures ; les principaux composants étaient : John McCabe, J-N, Demange, Jean- Joseph Côté, John Campbell, Sam.Prosser, John Linbergker, Pat.McCabe, etc.Il fut recu à Québec le 3u octobre, La condition du contrat était que la mission de Wickham fit desservic aussi souvent que celle de Drummondville, Le 1er septembre 1812, par un autre acte devant les mêmes notaires, les habitants de la mission, c'est-à-dire les catholiques des townships de Grantham, Wickham et Durham s'engagent à fournir £81., 8., 9 pour le soutien du missionnaire.\\ Le 10 septembre 1842 par un autre acte, devant les mêmes notaires on nomma syndics! pour collecter les sommes d'argent souscrites : Chs Charpentier, Sen ; Patrick Murphy, Patrick Brady, James O'Brien et Jos.Blanchet, Les témoins à l'acte sont Wm.Robins ct Antoine Caya.On trouve dans les actes d'état civil, faits dans le mois d'août 1834, la siguature, comme témoin, d'un jeune étudiant qui signait Bernard O'Reilly et devait être plus tard l\u2019illustre Mgr Mgr Bernard O'Reilly, à présent de New- York.Il serait oiseux de mentionner les noms des personnes vivantes baptisées par M.Robson.| VÉGA.ee - Ordonnance mal exécutée.Mais il va très mal votre mari, : dit le docteur à la femme de Janot ; qu'\u2019est-il donc arrivé drpuis ma dernière visite ?\u2014J'sais ; pas il a pourtant très bien mangé tout le catiplasme.\u2014Comu®nt ! Vous lui ayez fait manger lu cataplasms de fariue de lin ?: \u2014Vous m'\u2019uvez dit qu'il devait s'appliquer ça sur l'estomac.9 » L'ECHO DES BOI S-FRANCS.2 \u201c L'Echo des Bois-Francs ARTHABASKAVILLE, 16 Févnikr 1895.HOMMES ET CHOSES Petite revue de la semaine \u2014\u2014 \u2014\u2014 agraire de la Sicile et de ia Caiabre.Effrayé des impôts pesant de plus en plus lourdement sur ce malheureux pays le premier ministre Crispi aurait, paralt-il, profité du renouvellement de la triple alliance pour obtenir des conditions teur de L'ECHO y a mis son temps, son argent et l'influence dont il pouvait disposer: il en est payé aujourd'hui par des injures, c\u2019est dans l\u2019ordre : What next ?L'histoire de \u2018\u2018L\u2019Avenir\u2019\u2019 L'histoire de l'Avenir et des cantons de Durhain, et de Wickhamn que uons publions ac- Notes locales Sa Grandeur Monseigneur Gravel a a visité le couvent de la Congrégation L'homme le plus en évidence dans le | tuellement en première page, nous n déjà atti-| mardi et les révérendes sœurs de l'Hotel- Une voix de là-bas Nos compatriotes persécutés de l\u2019Ouest Canadien viennent, par leur organe Le Manitoba, de rappeler à son devoir le chef du parti libéral et lui reprocher, en termes non équivoques, son apathie, pour ne pas dire sa cruauté à leur égard.En cifet, le chef libéral sait fort bien que ce sont ses propres amis, ses alliés, ses licutenants \u2014 lesquels sont peut-être aussi ses aviseurs\u2014- qui ont commis l'injustice dont souffrent les nôtres de là- bas.Et le chef et le parti coupables refusent de réparer, refusent même de contribuer à réparer l'injustice.C'est ce que signifient les récentes déclarations de M.Laurier à Toronto.Voyons ce que pensent de la conduite du chef et du parti libéral nos compatriotes manitobains.Du Manitoba : C'est M.Greenway, cest M.Martin, ce sont les amis du \u2018\u201c Temps \u201d qui ont aboli les écoles catholiques du Manito a en 1890.Ce n'est pas M.Bowell, ni personne du gouvernement d'Ottawr, C\u2019est fastidieux d\u2019avoir à 1» répéter.Mais il le faut bien, puisque le sentiment de la probité littéraire et politique ne suflit point à retenir dans les bornes de Vexactitude certains publicistes, qui devraient au moins présenter à leurs lecteurs les évènements dans toute leur vérité historique.Le gouvernement fédéral a sesresponsabilités, «qui ne sont pas légères, muis ce n\u2019est être juste que de lui attribuer celle de l'abolition inème de nos écoles.Quand à l'obligation de M.Laurier de travailler à la réinstallation des écoles catholiques, elle peut se déduire de trois considérations principales : lo Il y a eu une injustice de commise à no- treégard.Or, il est du devoir de tout homme public ce donner son concours à la réparation de cette injustice.Cette obligation de M.Laurier est d'autant plus impérieuse que ce sout ses coréligionnaires qui sont les victimes de l'injustice, et ses amis politiques qui sont les persécuteurs.2o M.Laurier aspire À gouverner et il desmmande au peuple de le porter au pouvoir.Or, nous avons le droit d'obtenir de M.Laurier avant de lui donner notrs coufisnce, lu promesse que s\u2019il arrive aux affaires, il réparera les ruines fuites par ses propres amis au Manitoba.Ceux-ci nous avaient fait des promesses grâce auxquelles ils sont montés au pouvoir.Ces promesses, ils les ont violées de la façon lu plus outrageante.Nous pe qujumues pas prêts à signer de nouveaux blancs-sejnge aux mêmes houunes ou au 3uéme parti.3.Ainsi que nous venons de lo dire, ce sont les amis de M.Laurier qui ont fait le mal, ce sont les membres de su famille politique qui ont reuversé les murs de l'édifice qui s'appelait écoles catholiques, qui ont mis en pièces les droits et les privilèges que nous pussédions.Dans une faruille, c'est le père qui est principalement responsable des dégâts causés par ses enfants ; c'est à lui que la loi, le hon sens et l'équité, nous autorisent de demander réparation.Or, M.Laurier comme chef de MM.Greenway et Martin, comme chef du parti libéral qui à ruiné nos espérancea, comme chef de la famille politique à laquelle appartiennent les drôles qui coutinuent à2 nous molester est tout articulièrement solidaire et responsable de leurs actes, et voilà tenu plus particuliérement \u2018* de réinstaller les écoles catholiques.me ressemble à de la romplicité, son pays, arquoi il est promettre de ** Son anutis- M.JOLY ET LES ECOLES DU MANITOBA.Dans une récente entrevue avec un journaliste, l'hon.M, Joly a déclaré avoir étudié avec soin la question scolaire du Manitoba et qu\u2019il en est venu À la conclusion que les écoles imposées à nos colnpatiiotes par le gouvernement Greenway étaient purement et simplement protestantes et qu\u2019un tel état de choses constitue une profonde injustice pour la minorité catholique.Avis à M.Laurier qui jusqu'ici semble ignorer Ce que sont ces écoles, ee lf fp mam.NOTES POLITIQUES Les Irlandais catholiques préparent un grand banquet à l\u2019honnorable M.Costigan.Les conservateurs de Montréal organisent une grande démonstration pour la fin du mois, Le délai pour le désaveu de la dernière loi scolaire passée par le gouvernement libéral du Manitoba expire le 6 de mars.On dit que M.Laurier va être prié de signer la requête des évêques au gouverneur-général, au sujet des écoles du Manitoba.Sir Charles Hibbert Tupper a été admis au Barreau d'Ontario vendredi et a diné ensuite avec les juges de Toronto.~ L'Empire, de Toronto, a cessé sa publication mercredi et s\u2019est fusionné avec le Mail.Le nouveau journal \u2018porte le nom de Ze Dailly Muil and Empire M.Bunting en est le directeur gérant.\u2014 On téiégraphie de toutes les grandes villes du pays que toutes les échéances de billets ont été rencontrées de la façon la plus satisfaisante.Préparez-vous donc a entendre les li béraux crier plus fort que jamais : \u201cNous sommes ruinés.\u201d Nous lisons dans la Presses, journal indépendant : a Les lecteurs de \u201cLa Presse\u201d trouveront dans une autre page le compte rendu télégraphique du discours prononcé hier soir à \u2018Toronto par l'honorable Wilfrid Laurier.On y verra que le chef de l'opposition a refusé d'émettre une opinion sur la question des écoles du Manitoba, Le lecteur me pardonnera facilement, nir m'entretenir familièrement avec lui.Je pourrais invoquer force majeure, mais ce serait manquer un peu à la vérité, et je préfère, pour être franc, donner pour excuse le farniente et le plaisir de se laisser vivre dans cette bonne ville de Québec toujours debout sur son promontoire malgré les ouragans périodiques qui la secouent si violemment.Nous qui habitons une région rarement visitée par ce terrible vent de Nord-Est nous n'avons qu'une faible idée des tempêtes qui s'abattert sur ja vaillante petite cité et qui l'isolent pendant deux ou trois jours du reste du monde.Les québecquoises ne se plaignent pas trop cependant de cette brise détestable car elles lui doivent ce teint que leur envient les pâles américaines, Il m'a été donné vendredi dernier d'être témoin d'une desmlus violentes tempêtes de la saison.Ce jour-là s'aventurer chez le voisin devenait une entreprise aussi périlleuse qu'une expédition au pôle nord.Mais pendant que la circulation était complètement suspendue les doubles- portes d'ordinaire peu aventureuses se livraient à des promenades fantastiques dans les airs.Heureusement que ces voyageuses intempestives ne rencon traient pas de passants, car le «/ruke hand aurait été un peu trop vigoureux Mais si Québec se vante de ces formidables déchainements des forces de la nature, il n'eu a plus l'exclusif privi- lége, et nous voyons par les journaux que les climats les plus favorisés ont été visités par des ouragans jusque là inconnus.Cette activité des forces de la nature a eu son effet sur les évènements du monde politique et social.On dirait qu'en face de cette guerre des éléments l'homme se soit croisé les bras.Aussi malgré que j'aie à faire le récit de ce qui s'est passé depuis quinze jours ma revue n'en sera pas plus longue ni plus inté ressante.Rien n'est survenu qui sorte de l'ordinaire, brise la monotonie du cours habituel des choses et fasse courir plus fébrilement la plume.C\u2019est dans ces moments de calme plat que la fiction -hante l'esprit du chroniqueur pris parfois d\u2019un désir fou de se jeter en plein dans le rêve afin d'oublier le terre-à-ter- re.Cette agitation continuelie de l'humanité est pourtant un spectacle intéressant et un sujet de réflexions philosophiques pour l\u2019esprit tant soit peu observateur.et ces mille petits incidents qui composent l'histoire de chaque jour forment un ensemble souvent imposant et comportent une leçon pour ceux qui voient au delà de l'heure présente.Je ne possède pas assez cet esprit d'observation pour saisir toutes les conséquences des différentes manifestations de l'activité humaine.N'arrive til pas souvent que le monde traverse une phase décisive de son histoire sans que les contemporains aient pu soupçonner la gravité des évènements qui s'élaborent ?Comme il n\u2019est donné qu'aux esprits vraiment supérieurs de pénétrer dans les secrets de l'avenir et d\u2019y saisir ce qui est encore mystère pour la masse des hommes, mon rôle a toujours été de raconter au lecteur aussi succinctement que possible les faits et gestes qui peuvent l\u2019intéresser.On me reprochera peut être de laisser de côté la politique canadienne, de passer sous silence les évènements importants suryenns ici depuis quelques mois.Certes la mort de Sir John Thompson, l'avènement de Sir MeKenzie Bowell, l\u2019activité prodigieuse du parti libéral et de son chef, tout cela fournirait un texte fécond en développements et en considérations, je l'admets volontiers, mais cela pourrait m'entraînes sur un terrain que je me suis interdit et je veux garder une neutralité qui ya parfaite ment à mon caractère ct à mes goûts.Je termine cette digression inutile et je commence ma revue alors que je devrais l'avoir déjà terminée.* En Europe l\u2019expectative est le mot qui résume la situation.Princes et peuples attendent avec anxiété ce qui va advenir et sont en garde contre les évènements imprévus qu\u2019une politique imprudente peut provoquer.En Angleterre le parti au pouvoir a perdu beaucoup de terrain et les élections prochaines font prévoir des développements intéressants.Le parti du Home- Rule semble tenir la balance du pouvoir entre les deux grands partis, et à moins de surprises dont la.politique est coutumière les tories ont une chance de reprendre le pouvoir.* L'excitation causée par les évènements politiques en France n\u2019a pas duré longtemps.L'attitude calme du peuple français a étonné le monde tout en étant diversement interprétée.Les uns y ont vu un progrès évident dans les mœurs politiques de la nation ; d\u2019autres ont appelé indifférence de la chose publique ce manque de démonstration chez un peuple d'ordinaire si expansif, Si cette dernière opinion était la bonne cela indiquerait chez les masses une lassitude et un dégoût pleins de dangers por: l'a venir.Nous Français d'Amérique, nous aimons mieux croire à un sens politique qui se développe et assagit le caractère turbulent de la nation.L'ave- nement du ministère Ribot a quelque peu changé l'orientation de la politique extérieure de la France et l'expédition de Madagascar qui paraissait résolue définitivement est de nouyeau discutée et remise en question.* En Italie le prélèvement des taxes nouvelles rencontre dans la résistance des paysans un obstacle d'ailleurs facile à prévoir pour celui qui a suivi l'agitation eee ne serait plus tenue en cas de guerre en tre le Dreibund et la Russie de fournir un contingent de trois cent mille hom: mes.Ce qui réduirait ses dépenses d\u2019une somme considérable.* Un nouveau lien d'amitié va se nouer entre l'Angleterre et l'Italie par le mariage du prince de Naples, héritier au trône, avec la princesse Maud de Galles.Cetce union a une signification politique qui n\u2019échappe pas aux hommes d'état curo- péens et peut avoir des conséquences considérables sur.les évènements qui se préparent.¥* Les massacres continuent en Arménie, et ce pitoyable état de choses, l'in curie de la Turquie et son impuissance à réprimer ces atrocités vont forcer les puissances à une intervention énergique qui sera peut-êlre un acheminement vers.le démembrement de l'empire du sultan.Ed ; 1 1 .Le conflit entre le Mexique et le Guatmala n\u2019est pas encore passé à l'état d'hostilité.Ce dernier pays se sentant le plus faible veut avoir recours à l'arbitrage des Etats Unis, ce qui va parfaitement aux aspirations de l'oncle Sam.Mais le Mexique qui a raison de se défier des services de son puissant voisin du nord refuse cet arbitrage et ne veut régler le différend qu\u2019avec le Guatemala.Comme il est probable que les parties ne s'entendront pas la guerre paraît imminente.* L'étendard de la révolte es' encore levé au Brésil et c'est toujours la province de Rio Grande do Sil qui est le théâtre des hostilités.Deux fois les troupes du gouvernement ont livré bataille aux insurgés et deux fois elles les ont dé faits.Ces victoires cependant n'avancent guère les choses car l'insurrection vain cue à un endroit reparatt plus loin Tou jours battue elle est toujours renaissante.# La guerre orientale se poursuit toujours.J,es places fortes de la Chine tom bent les unes après les autres aux mains des Japonais.C'est ainsi qu'ils se sont emparés la semaine dernière du fameux port de mer Wai Hei-\\Yai et qu'ils viennent de se rendre maîtres de plusieurs autres places fortes.Pékin semble plus que jamais l'objectif de l\u2019armée enyahis- sante et c'est dans les murs de cette ville que le Japon dictera la paix.Les termes en seront durs, si on en juge par ce que nous annoncent les journaux.Le vainqueur réclamerait Port Arthur et une bande considérable du territoire chinois outre la Corée.Les puissances permet- tront-elles ce démembrement du Céleste- Empire et laisseront-elles le Japon se créer en Orient une situation préponde rante qui deviendrait un danger pour leur prestige et leur commerce?Nous le saurons bientôt.Pendant ce temps Li Hung Chang, le Bismarck de l'Orient, comme on l\u2019a longtemps appelé, peut méditer sur les yicis- situdes humaines et aprés chaque échec des armées chinoises 11 pourrait dire, s\u2019il était familier avec les vaudevilles fran- Çais : Gest un coup fort rude, Rude à recevoir, Malgré l'habitude Qu'on en peut avpir.# Le projet de fédération des provinces de l\u2019Australie est en voie de réalisation.Des délégués nommés par les gouvernements de ces provinces vont être choisis et se réuniront en convention pour rédiger l'acte d'union qui sera alors soumis à chaque colonie.Une fois approuvé, il reçevra la sanction royale et le plus important évènement politique de nos antipodes sera accompli.Cette nouvelle confédération, plus heureuse que la nâtre, n'aura pas les éléments de discorde qu\u2019entraÿne ici la dualité de.race.APOLPHE PoOI8sON.== arg Note dé la direction Le rédacteur de L'Union ne sachant comment remplir les colonnes agrandies de son journal, y entasse des invectives et des personnalités à l'adresse du directeur de L'Ecxo.Il groit sans doute que c'est bon gen re ; c\u2019est son affaire ; laissons-le à ses illusions.Mais s\u2019il groit nous émouvoir il se trompe ; ses attaques ficlleuses, qui sentent la haïne et l\u2019animosité personnelle, nous laissent parfaitement indiffé- rent.Le fait est que nous ne nous en serions pas occupé si le confrère n'avait pas à dessein faussé la vérité dans lc but bien évident de satisfaire ses petites rancunes.Pour se payer le luxe de traiter notre directeur de fourne-capot, le confrère remonte à l'élection de M.Laurier en 1871.Or, qu'on nous permette de rétablir les faits en deux mots : Il est de notoriété publique que quand M.Laurier s'est présenté en 1871, pour la chambre d'assemblée, il s\u2019est présenté comme indépendant, de même qu'il est parfaitement connu qu'un grand nombre de conservateurs, satisfaits des explications données par M.Laurier dans une réunion privée, l'acceptérent de préférence à M.Hemming, contre lequel existaient certaines causes de mécontentement.C'est si bien le cas que M.Laurier, dans le temps comme depuis, prenait plaisir à dire qu\u2019il devait sa pre- Igière éleption aux conservateurs.[l est vrai que ce n'est peut-être pas ce qu\u2019ils ont fait de mieux, comme il est vrai que plus d\u2019un s'en est amérement repenti depuis : mais enfin c'est fait.Comme beaucoup d'autres, le direc- \u2014\u20142\u2014 le è.moins onéreuses pour son budget.D'a-|t je l'espère, mon silence de la semaine | près les termes du nouveau traité l'Italie dernière, une absence de dix jours m'ay- Ant privé du plaisir que j'éprouve à ve- æ* sée : res du Sacré-Cœur notaire Tessier, de \\Varwick, qui devait être le candidat du parti coalisé, aux élections pour le fédéral l\u2019année suivante.Mais quand vint le tour de M.Tessier, en 1872, malgré que le cœur lui saignait de ne pouvoir supporter son ami, son compagnon d'armes, disait-il, M.Laurier lui préfèra l'arpenteur Dorion, dont l'éloquence entrafnante l\u2019avait sans doute subjugué ; il avait ses raisons sans doute ; c'est son affaire.Le directeur de l'Ecuo resta fidèle à la foi jurée ; il n'en a pas dévié depuis, et n\u2019en a ni honte ni regret, Les tourne- capots, Mr, de l'Union, c'est dans votre famille qu'on les trouve, il est vrai que dans le temps il y en a qui appelaient ça des veaux, Mais le nom ne fait rien à la chose: What next! Inutile de nous parler des fables du bon Lafontaine ; vous ne serez jamais ni \u201cdieu\u201d, ni \u201ctable \u201d, pas méme \u201ccuvette\u201d; si vous continuez vous resterez bloc enfariné.Et si vous avez jamais lu Bossuet, ce qui est assez douteux, rappelez-vous qu\u2019il recommande avant tout, ét surtout Par son exemple, d\u2019être juste et véridique.\u2014- \u2014\u2014.Chronique L'Electeur à de fortes raisons de croire, et il croit en toute sincérité, que l'opposition va être victorieuse aux prochaines élections générales, En ce eus: M.Laurier premier-ministre avec le portefeuille de lu justice ; Israël \u2018l'arte, ministre des Travaux Publics ; Martin, minis- tro iles cultes pour les cas prévus et imprévus.& ; Ernest Pacauad, pviseur de M.le Premier ; L'Plecteur et la Patrie, journaux officiels du gouvernement.Il ne fait doute pour ancun que l\u2019Plecteur va reprendre le premier rang perdu par la phéno- wénal oylbute que peraonne n'oublie.rien de bien nouveau, seulement les exagéia- tions et les mensonges vont prendre une ex- autrement bien nourris.Au lieu du soir toutes les nouvelles nous ar- matin : l'Electeur et la Patric, signes infailli- lle d\u2019uye prospérité inouïe pour deux journaux.I' Electeur est ne de la blagys et de l'illusion, Mague et duus l'illusion.Ges cligseg gont tollement ancrées eu lui qu'il meut méme lorsqu'il dit lg vérité.Le vice de su naissance est son arrêt de mort.Il étoutlera de son mal : telle fin.Ajoutons, pour être franc et loyal, qu'il y a dey circons'ances atténuantes dans le cas de l'Electeur.hes désirs visent beaucoup plus haut que ses forces, co qui nuturellement affecte su lucidité et fausse son jugement.Ce qui explique pourquoi il croit lui-même et prend pour vérités ses propos ridicules.*¥x Pour preuve de ce qui précède ligons ce que digait l\u2019Ælecteur en 1891, alors qu\u2019il préparait les électeurs pour upp jmmense victoire libérale : \u201d * De ln Nouvelle-Ecosse 4 In Colombie il west fait un vevirement complet dans l'opinion ! tous les électeurr sont profondément libéraux, par convictions sincères ; le grand parti marche de triomphe en triomphe, l\u2019en- thousiagme est indepcriptible ! Le chef vénéré est partout acclumé, partoul il tient ses auditeurs à ses lèvres, partout on le suit, on se le dispute, on se le déchire ! 1 ! \" L'Electeur disait tout cela et davantage : bien plus, il le croyait et il le croyait encore longtemps après la mémorable défaite.L\u2019Ælecteur va reprendre sa ritournelle favorite.C'est déjà commence ct la note va s\u2019accentuer jusqu\u2019aux élections.\u2019 D'abord, étalage complet de tous les maux causés par les abominables conservateurs : l\u2019émigratiqn, la danse des deniers publics, le scandale sous toutes ses formes, puis l'incapacité des ministres, puis l\u2019orangismo&£& Puis l'élection suiyie de la défaite.[honorable Laurier est bien à plaindre d\u2019être avisé sl gauchpment et d\u2019une manière si ouvertement ridicule.telle vie, Cas-onovr.Mgr Gravel h Arthabaskaville Sa Grandeur Monseigneur l'évêque de Nicolet est arrivée ici mardi midi.C'était la première fois que nous avions l\u2019honneur «le recovoir la visite de notre premier pasteur depuis son rotour de Rome.Nous yvons uqnatatd avec plaisir que la santé de Monseigneur s'est beaucoup, améliorée et qu\u2019il nous revient enchanté de son voyage.À l\u2019occasion du passage de Monseigneur à Arthabaska, les Révérends Frères du Sacré.Cæeur ont donné qu Collège un grand dîner auquel furent invités 8a Grandeur Mgr.Gravel, les révérends MM.Grenior, curé de St-Chris- tophe, Pothier, curé de Warwick, Lambert, chapelajn de 'Hitel-Djeu, St-Germain, chapelain du Collége, M, Rélivean, vicaire ; et les principaux citoyons d'Arthabaska.Aveo lour hospitalité bien connue les Révérends Frères ont royalement fait les honneurs de la maison.Aprés le dîner, somptueusement servi et auquel les convives ont fait honneur, M.Adolphe Poisson a proposé en termes heureux la santé de Mgr Gravel.Sa Grandeur à répondu uvec son éloquence ordinaire et à chaleureusement remercié les les Révérends Frères et les citoyens d\u2019Arthabaska de In réception qui lui était faite.7 42 D'autres discoara furent ensuite prononcés, par l\u2019hon.W.Laurier, l'hon.juge Plamondon, | M.Eugène Crépeau, C.R ; M.Jos.Laver- d gue M.P; M.J.E.Méthot, le Révérend M.Grenier, M.L.P.Crépean, Dr Bellegu.Le révérend frère djreoteur 5 rénond ; ucqup de auocés dia demie nth rape + * Lo collage d'Arthabaskaville et Dans In nouvelle combinnison nous n'avons punsion inquiétante , étant les dits mensonges riveront pour le déjeûner : deux journaux du Ces vit de blagues et d'illusions et mourra par la Re \u201c menées corruptrices, M.Félix Baril, et |ge Emerson remplace James Foxa ke.| donian a ses que 5 cts, qui en justice reviennent à l'auteur de co travail pétriotique, et qui persiste à se cucher modestement sous le pseudonyme de V'éga Tous les jours on nous demande les numéros déjà parus de l\u2019histoire de cette partie de nos poëtiques Bois-Franes.; La semaine dernière encore, un écrivain dont sont fières lettres canadiennes nous de- maudait ln file de l\u2019histoire de \u2018* l'Avenir,\u201d et notre distingué correspondant ajeutait : \u2018Vous ne sauriez croire tout l\u2019intérét qu'excite chez les loctours ces notes sur nos paroisses.Et après l\u2019histoiro de \u2018\u201cl\u2019Avenir\u201d je vous engagerais fortement à entreprendre celle des autres paroisse de Vos comtés.\u201d Nous capérons, nous aussi, qu'il se rencon- t'ora dans nus cantons des cœurs aussi patriotiques et aussi courageux que notre cullubors- teur l'éya, pour continuer l'œuvre si bien commencée par celui-ci, et apporter à cet écrin de perles ignorées qu'on appelle notre histoire, les joyaux qu'y peuvent fournir nos Bois-Francs et dont seront si fiers ceux qui viendront après nous.Aux Electeurs du conté de Wolte Des ussemblées publiques auront lui comme suit, sous les auspicas de l'Association Libéra- te-Conservatrice «lu Comté de Wolfe : Wotton, lundi 18 février, à 7 p.u.St-Camille, mardi 19 février, à IV a.m.Ham-Sud, mardi 19 février, à 7 pus St-Adrien, mereredi 20 février, À 10 a.un.Haimn-Nord, inercredi 20 février, à 7 p.m.St-Fortunat, jeudi 21 février, à 10 a.m.St-Julien, jeudi 21 février, à 7 p.m.Disraëli, vendredi @ février, à 2 p.m.Garthby, vendredi 22 février, à 7 p.n.Stratford, samedi 23 février, À 10 a.m.Lac Weedon, samedi 23 février, à 3 p.un.Weedon Centre, mardi 26 février, à 10 a.m Marbleton, mardi 26 février, à 3 p.m.St-Adolphe, mardi 26 février, à 7 pu.tiques du jour.Joux Cuasrpux, Président, 20 D De \u2014 H.BR.SPEER, lieu en cette ville lundi dernier et à quelle l'honorable Mporter la parole.- -ola L'AFFAIRE DE SAINTE-BLAISE Montréal, 11\u2014 M.S.Beaudin, C.Ra reçu un câblegramme officiel confir- cause d'Alexandre rs Brassardmembrement de la paroisse.Cette protestation fut renvoyée par toutes les cours, içi et ep Angleterre, Mgr Moreau n\u2019était aucunement impliqué dans cette affaire, ainsi que l\u2019ont prétendy certains journaux de Montréal qui ont confondu cette affaire avec la fameuse dispute de Pike River, Sainte-Blaise avait été érigé en paroisse canoniquement et civilement.Cette paroisse est sous la juridiction de Mgr Fabre.ACTUALITE L'honorable juge Irvine prend du mieux.Le Rvd.Père Jacasse vient de publier sa Cinquième Mine : \u201cAutour du Drapeau.\u201d C\u2019est une brochure de deux cents pages, où le rôle social de l'église est nettement exposé.L'ouvrage est fait au point de vue de la nation canadienne.En réponse à un député de la Chambre des Communes, demandant, hier, si le gouvernement ailait venir en aide a la famille de Lady Thompson, le chancelier de I'Echiquier a dit que le gouvernement Anglais croyait que le gou vernement du Canada ferait tout ce qui serait nécessaire pour reconnaître les services éminents rendus au pays par l'ex-premier.Il y a deux positions vacantes dans le comté de Rimouski : celle de shérif en remplacement de feu M.Couillard, et celle d'agent des terres de la Couronne, pour remplacer M.Drapeau, qui vient de mourir.On dit que M, L, N.Asselin, ancien député du comté de Rimouski, sera nommé au shérifat.La crise politique de Terreneuve est terminée.Sir William Whiteway a formé son ministère.En voici la composition.Sir Wm.Whiteway, premier-ministre et procureur-général ; Robert Bond, sécrétaire de la colonie ; Henry Woods, solliciteur général, et A.W.Harvey, Edward Morris et George Emerson, ministres sans portefeuille.H, J.Scott sera receveur-général, et Eli.Dawes Président du bureau des Travaux, sans siège dans le cabinet.Le nouveau cabinet est le même que : premier cabinet Whiteway qui a été issout l'année dernière pour cause de excepté que Geor- © La vie est amére mais le Calecouceyrs et ne coûte Bishop\u2019s Crossing.mercredi 27 fév., à 10 u.m.MM.Cleveland et Ghicoyne seront présents et adresseront la parole sur les questions poli- Tous les électeurs, sans distinction de parti, sont invités à se réunir pour entendre les explications qui seront données et pour poser toutes questions qu\u2019ils jugerant à propos de faire.| Secrétaire.L\u2018Assemblée de St-Hyacinthe La tempête a forcé le Club conser- vatéur de St-Hyacinihe à remettre à quinze jours l'assemblée qui devait avoir Quimet devait mant Ja nouvelle de sa victoire dans la C'était une protestation de quelques paroissiens de St-Blaise contre le dé- emps parmi les conservateurs était le | ré des félicitations qui aous font honneur, mois | Dieu mercredi.Sa Grandeur est partie pour Montréal jeudi après-midi.Le terme de la cour de circuit s\u2019ouvre ce matin.Madame F.X.Lemieux de Québec est en visite chez son père l'honorable juge Plamondon.Jolie réception dimanche dernier chez Madame W.Laurier.J.M.Desilets, EEcr ; magistrat de district est ici depuis mardi.On a procédé à l'enquête prélimin ire devant lui jeudi dans la cause de la reine rs Albertet Henri Beauchesne et Joseph Luneau.M.J.FE.Méthot représente in poursuite et M.J.lavergne les accusés.M, et Madame Adolphe Poisson sont revenus de Québec lundi.L'honorable juge Plamondon a entendu jeudi matin l'appel pris de la décision du reviseur le 2 de février, refusant de laisser inscrits sur la liste électorale le nom de Jean David, et refusant de retrancher les noms de J.KE.Blondin, Z.Nault, ].Maheu, À.Maheu, Antoine Leblanc ¢t Paul Thibault.Son honneur doit rendre jugement ce matin, Au moment d'aller sous presse on nous informe que le CALEDONIAN est (arrivé.Il sort de la manufacture Maheu et Dufresne, est fait à la main, de tabac importé et est le meilleur cigare de cinq cents qui se puisse acheter.Nos entreprenants concitoyens MM.Maheu et Dufresne viennent de faire l'acquisition d'une machine à hacher le tabac et ont obtenu une license à cet effet.Ils seront bientôt en mesure de nous fournir du tabac canadien préparé, en paquets M.41.P.Crépeau 1 est parti pour Québec hier.Notre excellent artiste, M.Aurèle Côté est parti pour Montréal jeudi après une vaçance d'une quinzaine dans sa famille.Nous avons eu le plaisir de voir et et d'amirer les dernières créations artistiques de M.Côté : les portraits de son père et de sa sœur mademoiselle Alice.Les révérends MM.Bellemare, curé de St-Paul, et Gagné, curé de St Ferdinand d'Alifax étaient de passage ici ces jours derniers.\u2018 M.IC.Thibault arrive d'un voyage d'affaires à St-Jean, P.Q.ct a Ontario.M.Jos.Brochu, marchand de Ham- Ouest était de passage ici cette semaine pour affaires, -o a Le Caledonian est le meilleur cigare de 5 cts qui se puisse fumer.Dans les Bois-Francg Princeville \u2014Un très grand nombre de citoyens, sinon tous, ont inscrit leurs noms sur la requête demandant au gouvernement d'Ottawa d'intervenir en favour des Catholiques du Manitoh dans la rude question des écoles.Sur ce point important tout le monde \u2018est parfaitement d'accord ici.Libéraux comme conservateurs ont signé \u2018en masse ' \u2019 \u2014Dimanche dernier, Delle Vitaline Carignan, âgée de 18 ans, et fille de M.Noël Carignan mourait accidentollement dans dea circonstances extrêmement pénibles.Son ser vice eut lieu miardi'au'milieu d\u2019un grand éou- cours du peuple : nn témoignago de sympathie pour la famille si respectable et si éprouvée.\u2014Le 12 eut lieu le service anniversaire de feu Elisée Matte.Plusieurs étrangers de Ste- Sophie d\u2019Halifax et de Somerset vinrent donner un dernier témoignage d'estime et d\u2019affuc- tion au rogretté défunt.\u2014G., P.Nadeau, Eor ; est de retour d'un voyago de quelques jours pour affaires importantes de son commerce.\u2014 À l\u2019occazion du service de M.E, Matte, Messieurs les abbé Charles Mailhot et A.Manseau étaient ici mardi.M, l'abbé Elz Bellemare, curé de St-Cyrille de Wendover, era une couple do jours chez M.le ouré de Stanfold, son ancien pro.tessoyr, \u2019 : \u2019 Ste-Julie de Somerset .\u2014M.Arthur Dion, marchand de St-Sébas- tien, comté de Beauce, gouffre d'une inflammation de poumons des plus sériguses, Il est lc fils ainé de M.Benjamin Dion, de notre village.\u2014Mad J.B.O.Legendre est retenue au lit depuis plusieurs jours, \u2014 Madame Benjamin Marcoux est aussi assez sérieusement indisposée.\u2014Un fils de M.Damase Bergeron est atteint de la diphtérie.\u2019 \u2014M.Désiré Rousseau, de Ste-Marie, était de passage chez son père, \u2018M, Frs, Rousseau, cette semaine, , M.Antoine Demers est à Québec pour assister fux funérailles de sa tante Melle Marle Dumas, décédée à un âge avancé.Nos condoléances à la famille éplorée, NAISSANCES :\u2014Le 9 courant, Mad Pierre Bergeron, un fils ; Parrain, M.Flav.Bergeron ; marraine, Mad.G.Bergeron.Le 10, Mad Onésime Dubois, un fils.Parrain et marraine M.et Mad.Edmond Marcoux\u2014 Nous regrettons d'apprendre que notre ami M.À.L.LaRose, du Téléphone LaRose, est retenu À ses appartements par la maladie.Warwick M.Honoré Lambert,\u201d pendant qu\u2019il condui- Sail au moulin un voyage de bois, jeudi, est tombé mort.Il y aura enquête, Famez le Caledonian. a+ Fes St-Adolphe de Dudswoll 9 te Décès.\u2014 M.Gnbriel Caron est décédé à Len- L'ECHO DES BOIS-FRANCS.\u2014Mercredi soir, 30 janvier dernier, nou avions la bonne fortune d'ussister à une confé- \u201crence dounée pur notre missionnaire agricole, J Tous les intérèts vitaux de l'agriculture y ont été traités de muin de maître, et l'auditoire nombreux, sus.endunt une heuro et demie aux lèvres érencier, témoigne pur des applaudis- Monsieur l\u2019abbé V.Charestpendu du conti sements répétés, de su Vive lecounnissatice on rers cet ami de nos cmnpognes, aus Ne sattrions nssez redire combien les paruissiens de SL Auolphe apprécient de sem- sables conférences ; car, C'est après avoir entendu faire d'aussi sérieuses ct cloquentes réflexions, que le cultivateur comprend ln di- © gnité et l'indépendance de sn profession et s'y attache avec plus d'estime et d'amour, H a plaint les avait pas préparés par des talents et upli- tudes convenables ; il a pring l\u2019idée des cercles agricoles, eL_ recommandé l'industrie laitière, use du sucets de l\u2019agriculteur en ce pays.ll a parlé des soins attentifs et intelligents aux vaches laitières : nourriture choisie eten particulier, fourrages verts, ensiluge, eau conve- nablo et bons pâturages.Ilu dénoncé malhoureuse habitude qu'ont certains culti- vatours de forcer leurs pauvres vuches à briser les clôtures pour aller voler au voisin l'herbe que leur refuse le piturage do leur propric- taire.I à parlé de lu nécussité d'avoir une comptabilité suivie, afin de se rendre compte, jour par jour, des dépenses de la famille, et de les tenir moins élevées que les recettes ; sans cela, saus lu fidélité à faire son inventaire, sans lu connaissance parfaite de toutes les allaires, c\u2019est la ruine certaine, inévitable.11 u prèché l'économie, la tempérance et la haine du luxe, en conscillant de laisser à quelques jeunes gar- çous des vieilles paruisses l\u2019honneur (7) de se couvrir de ridicule en tyrannisant leur père au point de le forcer à acheter quatre où ciny tines voitures d\u2019été et d'hiver avec autant de chevaux ot de harnais, afin que chaque fils ait son uccoutrement pour poser en geand sei gneur, Il a rend hommago À ln digne épouse du eultivateur qui se fait elle même son auxiliaire récessaire : \u2018* Elle devient la femme forte de l'Ecriture, ue mangeant point le pain de l\u2019oisiveté, et ne déduignant pas de tenir le fuseau, de traire les vaches, et de fabriquer la laine des tuoutons ; elle diminue, par son industrie, les comptes du marchand let procure pur ses soins ainsi que pur l'éducation chrétienne de vcs enfants le bonheur de la famille et l'honneur de lu société.\u201d Weedon -Voici le sésultat de l'élection des mnires wur nos trois municipalités : Weedun Centre, N.P.Tanguay ; Lne Weedon, S.Delude : Veedan Canton, Jérémie Surprenant.M.Tanguay wu été sérénudé par lu fanfare à l\u2019ocen- sion de sa nomination comme maire.Bulstrode \u2014Dimanche dernier, pendant la grande messe, la maison de M.Pierre Jacques, du second rang de Bulstrode, est devenue la proiv des Hammes.Toute la famille était à l'église.Tout-à-coup de la demeure ; elles pour y voler et furent ussez heureuses de pouvoir sauver un peu de ménage.St-Wenceslas \u2014Un nomué Murcotts eutrunt un soir de la semaine dernière chez M.\u2019Frépanier, de ce village, mit sans mot dire deux cents dollars en billets de banque sur une table et sommn M.Trépanier de les prendre.le désarmer.il à été reconnu pour un aliéné.Néanmoins, il à dû fournir deux cautions de 840 pour garder la paix pendant un an.St Germain de Grantham MM.Dieudonné Lefort et Foseph Duff ont.été élu: -onseillers après deux jours\u201d de vota- tiqn.\u2014La charge de maire, occupée depuis quatre ans par un \u2018cultivateur du Be rang était çonvoitée par M.Narcisse Cotnoir, agent d\u2019ins- ruments agricoles.Le 4 couvrant M.Cotnoir à vu ses désirs se védiliser et après sa première séance au fauteuil de président du corps municipal il n invité ses amis et ses partisans wu fricol annuel, La conduite des cultivateurs fa out donné at_n\u2019appartenant pas à lu profession est diversement ap- leurs votes eu faveur d'un candie préciée.Richmond -Une collision « eu lieu le 5 courant entre le lacomolve-pilute et une charrue venant de Montréal pour déblayer la vole.Linahen, le chauffeur de la locomotive, à été tué instanta- ® nément, et Driver, le mécanicien, à été blessé, ainsi que le conducteur de lu charrue, M.Atkinson.\u2014Deux vagabonds ont brisé le sceau des au- tprités dounnières amériraines pour enter dans ui Wagon de marchaulises et se faire emmener itis do Montréal à Richmenddistrict, pour y sfffir leur procès.D'Israëli \u2014À lu dernière séance de notre conseil mu- nigipal, M.J.E.Rhéqult 9 été réélu maire de notre village à l\u2019unamité des voix.Comme premier magistrat de notre comma.ne, M.Rheault a su rendre justice égale à tous.San intégrité et 4 droitpre en font wn chef, prégieux'à la tête de nos aftuires locales, Lac Mégantic \u2014Un correspondant du Boston \u2018lobe pré- de chemin de fer, arrivé près d'ici sur la-ligne du Pacifique, l'été dernier, et par lequel cinq person- accuse un Arménien Kaloal vivait dans un chantier de big rod qu\u2019il a'é- fait construit lui-même et vendait du tabac 11 voya- foals souvent d\u2019un point à l\u2019autre et avait pris habitude de voyager pour rien, cherchant ujours à voler son passage et se rendant aussi loin qu\u2019on le laissait aller sans le faire Un jour gpécialoment, le çandnc- teur le fit descendre, malgré ses protestations, lorsque l'on venait à poine de quitter la gare ; il tend connaître la cause de l'acciden' rdu la vie.I leal d\u2019en avoir été l\u2019auteur.nes ont nommé et de petits articles do commerce.descendre.entra alors dans une grande colére et profé- fa des menaces contre lu compagnie : deux jours après avait lieu le terrible accident.L'on 8 d\u2019obstruction sur la voie où out lieu l\u2019accident, mais l\u2019ingénieur qui se tua en e trouva e sort des déclussés qui végétant dans les professions auxquelles Dieu ne cette Il n conseillé de fuir les dettes et les procès, sous peine de voir bientot les maisons couvertes d'hypothèques : ce qui n\u2019est ni assez chaud pour l'hiver, ni assez étanche pour l\u2019uté ! les deux femmes du voisinage aperçurent le feu qui roulait sur lu couverture eurent assez d'énergie Sur le refus de ce- lui-vi, Maroutte sortit un revolver de sa poche et menaça son hôte qui fut assez heureux pour Avec l'aide de deux voisins, il fut emmené à Trois-Rivières en cour de polico, Ms ont été traduit devant le Juge de Paix Jones qui les a envoyés à Sherbrooke devant le mugistrat du noxville lundi à l'âge de 87 ans., Le défunt, qui n été le premier président de l'association St-Jean Baptiste de cette ville, s'établit à Lenuoxville en 1830 et était l'oncle de Sir A.P.Caron.Les funérailles ont eu lieu jeudi, Noy concitoyens anglais viennent aussi de peridre, duns la personne de M.le D, Worthington, M.D, un de leurs anciens.Quoique âgé du 74 ans M.C.Dr Worthington était toujours prêt à se rendre au chevet des mulades.Il est décédé lundi soir et les funérailles ont eu lieu jeudi.Le défunt était le père du Dr M.Worthington et de M, I, B.Worthington N.P.Ste-Hélene de Chester Notre concitoyen M, Eusèbe Buisson vient de por ses bâtisses complètement détruites par « feu.Le feu a origing dans la boutique de forge de M.Buisson, par la cheminée.Une muison et une étable de louage appartenant aussi à M.Buisson ont été détruites.L'outillage de la forge y a aussi passé.Nous espérons que tous les paroissiens se feront an devoir d'aider notre ami à relever ses bâtisses des ruines de ce pénible incendie.Malgré la tempête de la Femaine dernière, une foule pieuse et recueillie à pris part aux exercices des quarante heures.Pami les prêtres venus pour aider à notre digne curé, Nous avons remarqué son prédécesseur, M.l'Abbé LE.Bellemare, qui semble toujours heureux de nous revoir.MM.J.FE.Methot, reviseur, et Jos.Lavergne M.P.étaient ici mardi pour la révision des listes électorales.Les choses ont été réglées à amiable on tout s\u2019est passé en paix.N'AlssANCES \u2014Madame Baptiste Ferland, une fille.Parrain et marraine : M.et Mad.Onésime Bélavance.Dame { ouis L'Arrivée, une fille.Parrain et marraine : M.et Mad.[udger Leblanc, \u2014-
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