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Titre :
Les Débats
Journal de combat, Les Débats affichaient souvent des positions radicales, ce qui leur valut d'encourir les foudres du clergé.
Éditeur :
  • Montréal,1899-1903
Contenu spécifique :
dimanche 5 avril 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Combat (Montréal, Québec : 1903)
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Références

Les Débats, 1903-04-05, Collections de BAnQ.

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[" Aime ANNEE, No 176 Annonces, Réclames, Faits-Divers S'adresser directement A l'Administration des \u2018\u201c DEBATS\"\u201d 25 Rue Saint-Jacques MONTREAL, P.Q Tel.Bell, Main 3840 Boite Postale 2188 REDACTION Tous Ies jours de 10 hrs a.m.3 6 hrs p.m, e Samedi jusqu'à minuit.Les manuscrits non insérés sont rendus eur demande.Les articles seront signés et les auteurs responsables.{JOURNAL INDEPENDANT Le Mon Parait le Samedi a 8 hrs p.m, CANADA ET ETATS-UNIS.000.ErRANUËB.Atelier: 1595 et 1597 rue Ontario\u201d 5 Avri 190$ Numéro: - - - 2 Sout ABONNEMENTS TREAL, (A domicile, par poste.os «$1.50 par an .1.00 + «ee 1.50 EAR IT Te x \".Coin Avente Hotel-de-Ville : kK Tel.Bell, Est 1121 Le Dimanche a 6 hrs am.INDEPENDANCE ou ESCLAVAGE Le Canada n\u2019est pas une nation ; c\u2019e:t purement et simplement une posse-Bion britannique, une colonie.Ses habitants ne sont pas des hommes libres jouissant de tous leurs droits de citoyens britanni- quos.Ce sont des colons.On répèle, pour los besoins de la politique, que le Canadu est une nation, mais cetle aflirmation, qu\u2019elle vienne du parti libéral ou du parti conservateur, est fnusse.Elle trompe les Canadiens, elle endort notre jeunesse et elle enlève aux citoyens soucieux de leur dignité et de l\u2019avenir de leur pays, le désir de former des groupes pour étudier les moyens d'arriver a conquérir l\u2019Indépendance.Quand nos hommes politiques, déclarent que le Canada est une nation, ils versent dans nos âmes un calmant et dans nos esprits un soporifique qui éteignent toutes lua énergies.Si encore nous jouissione de toutes les prérogatives qui sont accordées aux colonies britanniquee, nous pourrions prendre patience et attendre des jours meilleurs.Mais il s\u2019en faut qu\u2019un Canadien, citoyen britannique, jouis:e des mêmos droits qu\u2019un Anglais de Londres ou qu\u2019un Australien de Melbourne.Un exemple suffira pour montrer que les sujets britanniques du Canada, ne jouissent pes de tous les droiils qui sont accordés aux colonies.L'administration de la Jus-4 tice, qui devrait être uniforme sur toute l\u2019étendue de l'Ilmpire Britannique, au point de vue criminel, a été modifiée au Canada, par la faiblesse ou le laisser-faire des procureurs et des ministres de la justice.De tolérance en tolérance, on en est arrivé chez nous à permettre des accommodements qui détruisent complètemnt l\u2019esprit el la lettre même de la loi.On tolère et personne ne proteste dans les Parlements, qu\u2019un avocat soit le représentent de la Couronne et couserve sa clientèle civile.Mais ily a mieux, on tolére que des avocats soient substituts du procureur, représentaut de la Couronne et en méme temps, avocals de In partie poursuivante.5a enldve aux accuaés toute garantie d'impartialité de la part du représentant de la Cuuronne, en permettant qu'il touche son salaire de fonctionnaire et en même temps sa note de frais, comme avocat particulier de la poursuite.Personne ne pruteste ; on cause un peu de l'affaire dans les groupes ; on trouve la choge extraordinaire,mais pus une voix de député, ni parmi les amis du gouvernement, ni parmi les membres de Popposition, n'a lo courage de revendiquer les droits que possède tout citoyen britannique, d'être jugé avec équité.Un des rouages de la justice eat vendu à une des parties en cauge.Cela n'étonne plus personne | Le procureur général de la Province de Québec, le ministre de la justice à Ottawa entendent dire et lisent dans les journaux que deux substituts sont avocats de la Couronne et de la poursuite et ils ne protestent pas.Î .Dans ces conditions, si ceux qui tiennent entre leurs maîns les destinées du Canada permettent un tel abaïssement de la majesté de la justice, ce n\u2019est pas vers l\u2019Indépendance de notre pays qu\u2019il faut élever nos fimes eb nos courages.Nous ne sommes pas dignes de recevoir la liberté.C'est vers l\u2019esclavage qu\u2019il faut abaigser nos yeux.Nous ne savons pas môme défen- dro les droits quo nous avons ; nous donnons à notre jeunesse l\u2019exemple de cette lâcheté qui consisto à abandonner les prérogatives des citoyens anglais.Ce que nous forgeons actuellement ce ne sont pas les glaives avec lesquels devons conquérir nos Aibertés définitives, ce sont des ohaîf- Ses qui nous riveront encore pendant des siècles au boulet des os- | à claves.Jean Cadot TROP TARD Pour certaines gens, il est trop sard d\u2019invoquer aujourd'hui les mots de liberté, égalité, fraternité apportés sur la terre \u2018par le divin Rédempteur.Le peuple ne s\u2019émeut plus de ces revendications tardives, car il sait que cos mêmes gens ont détenu le pouvoir pendent des siècles et v'ils n\u2019ont eu aucun souci de la ratornité, de l'égalité et de la ii- berté.Ils ont tout voulu pour eux seuls : l'autorité ¢t le pouvoir ab- golu, la fortune et les bions de la terre, la gloire et los honneurs.Lu main do Dieu s'est retirée ot ne les protège plus.Il neleur reste qu\u2019à méditer sur ces paroles de Job : \u201cMon Dieu vous m'aviez tout donné, vous m'avez tout repris, que votre volonté soit faite et Votre saint nom béni | \u201d Charles Blanc Produits Pharmaceutiques Le récent scandale qui a été dénoncé par La Patrie à propos de la falsification de produits pharme- ceutiques ou de leur imitation frauduleuse a donné naissance à une série d\u2019interviews avec des médecins et des pharmaciens de notre ville.ç Quelques-uns de ces Messieurs ont purfnitement dégagé les responsabilités et n'ont pas confondu les honnêtes maisons de droguerie avec les boutiques interlopes où l'on fuleifie les substances employées en pharmacie, D'autres ont paru vouloir condamner en bloc les maisons qui importent chez nous les spécialités fabriquées à l\u2019étranger et particulièrement en France.C'est allor un peu loin et parce qu'on a rigualé une brebis galouge, il ne faut pas jeter à l'eau tout le troupeau.Les pharmaciens compétents et de bonne foi dans tous les pays du monde savent que les produits chi- wiques français et les préparations pharmaceutiques sont fabriqués avec le plus grand soin et par des employés d\u2019nne scrupuleuse hon- nételé.La Faculté de pharmacie de Paris, le corps des pharmaciens et celui des droguistes proteste- ralent publiquement et dénonceraient aux tribunaux l\u2019homme qui abuserait de ses connaissances scientifiques pour frauder le public et surtout les malades.Les préparations françaises sont universellement recommandées.Qu\u2019il y ait des faussuires pour les imiter c\u2019est inévitable.On imite, on copie, on falsifie ce qui est bon, ce qui est supérieur.Il y a des faussaires qui fabriquent des billets de ln Banque de France ou de la Banque d'Angleterre.Personne ne s\u2019aventurera à imiter les billets du Honduras ou du Pérou.Ce serait du temps perdu.Les bonnes maisons françalses de produits pharmaceutiques et do spécialités continueront à être en grande vogue dans les milieux vraiment ecientiflques et leurs produits soront, après ce fameux scandale, plus appréciés encore que par le passé.: F.M.# Echos Doux pays.\u2014Un pays où il va faire bon aller passer une villégiature de quslques semaines, c\u2019est le Honduras.Le change de l\u2019argent a atteint 260 %, de sorte que le voyageur qui arriverait dans ce pays avec quelques centaines de piastres en or pourrait vivre heureux comme un roi.negre.Question indiscrète.\u2014 Combien de temps une femme passe-t- alle devant son miroir au cours de son existence ?Il fallait la patience d\u2019un Allemand pour chercher la réponse d'une semblable interrogation.Un monsieur, ayant recueilli les observations qu'il a faites comme oncle, frère.fiancé, mari, neveu, cousin, père et grand-père, & établi de savants calouls.\u2018 Il prend un espace do temps compris entre 6 et 70 ans.Il estime que la fillette de 6 à 10 ans reste chaque juur, en moyenne, sept minutes devant sa glace ; de 10 à 16 ans, un quart d\u2019houre; la jeune fille de 15 à 20 ans, vingt- deux minutes ; de 20 à 25 ans, vingt-cinq minutes ; do 25 à 50 ane, selon notre caloulateur, la femme reste par jour une demi- heure devant sa glace : c'est le maximum.De 80 à 536 ans, la cote descend à vingt quatre minutes ; de 35 à 40 ans, à dix-huit minutes ; de 40 à 50, à douze minutes.Enfin, de 50 à 60, elle n\u2019est plus que de six minutes, comme dans le jeune go.Au total, on arrive aux chiffres \u2018| suivants : 349,676 minutes, ou 5,- 826 heures, ou pius de 242 jours.Chiffres respectables.Dono, à là question : \u2018\u201c Combien de temps une femme pasee-t-elle davant sa glece de an sixième à sa soixante-dixième année ?\u201d on peut répondre : \u2018Huit mois, jours et nuits étant comptés ensemble.\u201d Et voilà.Un petit bravo pour amateur, s'il vous plaît.Quêteuse.\u2014Tendre l\u2019aumônière pour les pauvres dans les églises parisiennes, pendant le carême, oêt, on ne l'ignore pas, une très ancieu- \u2018ne tradition.Ala Cour de France la quête était toujours faite par une jolie femme.On rapporté qu\u2019un jour, come la quôteuse passait devant lo comte \u2018d'Artois, celui-ci dépoza 20n offrandé en murmurant : \u201cPour vos beaux yeux, madame.\u201d La quê- touss fit une adorable moue de ea- tisfaction, puis elle tendit de nou- veay son ifindniie et dit: \u201cMaintena}, môntéigneur, pour les pauvres, s'il vous plat.\u2019 t le-prlpce s\u2019exéouta en riant.seph Reinach une correspondance entre rouverait duites au 1ainistdre de la guerre.du procès Dreyfusvenir sous peu.Le club du silence, \u2014Il existe à Paris un cercle des plus curieux ; il est composé entièrement de Les domestiques, comme dans Monte-Cristo, n\u2019enten- ns.Quand es appelle au moyen d'un petit appareil électrique inventé par l\u2019un des membres et qui leur donne une légère eourds-muets.dent ona us et ne parlent esoîn d\u2019eux, on commiotion.Ce olub a comme président un uerres contre les In- Il eut Ja langue coupée par un Peau-Rouge vétéran des diens en Amériquedont il était le prisonnier.Les membres de ce curieux cercle ne communiquent entre eux\u2019 qu\u2019au moyen de signes.Et jamais, on peut le dire, ils ne furent, les uns pour les autres, de \u2018\u2018mauvaises langues.\u201d A.Favreau.lucides.vénements des jours futurs.rédaction est un peu mêlée.ridons et des fauteuils.révélation des lendemains.vent point.Certaines prophéties pourtant Dana la dernier numéro, une demoiselle qui s\u2019appelle Bricault, Therèse Bricault, nous prédit un siècle solennel et protocolaire, où les hommes et gourmés comme des empereurs à la parade.Il est bien vrai que la gaieté se Je défie qu\u2019on lise sans un serrement de cœur \u2018es œu- vres très belles des rouianciers contemporains.Auprès de la \u201c\u2018 Joie de Vivre \u201d d'Emile Zola, ]la marcha à la mort de l\u2019ontique Bossuet ne semble plus que le jeu oratoire d\u2019un b-au phraseur de cathédrales.Au XVIIIe siècle on écoutait cela d'une oreille en regardant les fem- mies de l\u2019autré, comme disait l\u2019hom- Mais les écrivains de nos jours condensent des tristesses effroyab!es entre méritent d'être signalées.marcheront sévères retire de nous.mo À la main de serpent.les pages de leur: œuvres.deux sourire de Voltaire.On rit peu dans les livres, on ne ç rit guère dans la vie.Faut il attribuer cela À la vulgarisation de la politique cet de l'alcool ou 8 Insensiblement, la brune industrielle qui floite sur les ville, assombrit la candeur de nos faux cols et la nuance de nos pensécs.Et la concurrence vita'e barre tous l'abondance des manufactures Peut-être, surtout en ce pays.les fronts de rides innamovibles.Sans doute nous ne sommes pas de ceux qui volent la vie avec des L'Affaire Dreyfus.\u2014 M.Joossède depuis pe Ces lettres fort importantes sont déposées chez Me Lallier, en attendant le moment où, prodaites, elles pourront constituer un fait nouveau et déterminer la révision M.Joseph Reinach est encore hésitant, se demandant s\u2019il confiera ces lettres à M.Jaurès qui s\u2019en ger- virait dans un prochain discours sur I'affaire Dreyfus, ou s'il les utilisera pour son propre compte dans le procès civil avec la veuve du colonel Henry, procès qui doit re- Le droit de rire On lit toujours avec intérêt l\u2019Ave air, [revue mensuollo publiée par un comité de somnambules extrà- L' Avenir annonce en une rose confuse mais suggesti.o Jes a Une voyante parisienne, naguère célèbre, consaore à cette publication es restes d\u2019une inapiration qui défaille et d\u2019une gloire qui déteint.Gabriel, archange, y collabore et les ombres des trépassés y font de l'esprit par l\u2019intermédiaire des gué- Faut-il qu\u2019on le dise, le nombre des abonnés est restreint.Ce serait uu jeu cruel que d\u2019effarer les populations nerveuses d\u2019à présent parla Aussi la revue n'est-elle adressée qu\u2019à un petit nombre de fukirs imperturbables ou de getilghommes au cœur de fer que les cataclysmes n\u2019émeu- Et il arrive qu'on regrette le hi- femmes est d\u2019être charmantes,la fonction des hommes est d\u2019être ri- bien.honorifique emplit de vénération pour eux-mêmes.Ils sont sanglés dans la dignité de leurs fonctions rappellent plus que la fin du mon- Bonaparteplaisanter amicalement.nous, fut-il imperator ou grand lama ne peut se flatter de n'être pas une cible à sourire.Après cela, ré- plen, En vérité, quand on songe aux rites peu moroses eelon lesquels nous sommes engendrés, on s\u2019éton- 50 prennent si fort au sérieux.civil, ni pantalons, ni bancs du roi pour s\u2019ysseoir dessus ?Alors quoi, yarien à fuire, y a qu\u2019À sourire.les attitudos pontificales.Si la face du monde doit croître faire de mal, ce ne tora pas en fronçant les sourcils, mais en riant rans bêtise et sans méchanceté Toujours les coupa de poing gâtent les visages et on a raison de préférer le chimérique Roméo au substantiel Filzimmons.Un jour qu\u2019il avait perdu une de ses femmes, Musset disait en vers de huit pieds que le seul bien qu\u2019il conservât était d\u2019avoir parfois pleuré.La phrase est jolie, elle est vraie, elle est eincère.Il you de bonnee larmes, Dans la comédie humaine, on ne joue pas tou- joura les jeunes premiers comiques quand on à l\u2019Amour, comme régie- seur.Et, les soiré, Gont- tristes où on se retrouve seu! devant la vie a regrelter doc.\" sitionnels ct des parfuits définis.Mais la statue du Bonheur ne représentera jamais un monsieur qui eanglote dans son mouchoir ou celui d'une autre.N\u2019est ca pas le bonheur que nous cherchons ?Au Cannda, nous n\u2019avons pas à nous plaindre.Comme le faisait remarquer In Presse À l\u2019occasion du ler avril, nous sommes un peuple profondément gai, le dimanche surtout.Il n\u2019y à qu\u2019à lire la Presse pour s'en convaincre.Tous les pays ne sont pas aussi fortunés.Dernièrement dans un archipel des mers du sud, il s\u2019est trouvé un roi nègre pour condamner À l\u2019exil une troupe de joyeux urçons qui jouaient la comédie.ourtant ces hommes vendaient du rire ce qui est une action méritoire et assez mal rétribuée.Que dites-vous de cet ukaze ?Ce n\u2019est pas chez nous qu'on entendra ju- mais de ces sentences dérisoires.Nous aimons les jolies choses, nous.Nous savons nous divertir avec l\u2019étégance athénienne qui sied aux métropoles, : Et c\u2019est pourquoi je ne louerai jamais assez la Providence de m\u2019avoir fait naître à Saint-Hilarion, petite paroisse du golfe.; Johannes PAS DE REPONSE Nous avons posé {depuis trois se- question qui est restée sans réponse.Nous la posons de nouveau au- le 19 aofit 1901.janvier 1902.mention suivante : ' pourquoi les sujets de rire demeu- u [rent abondants.Car si le devoir des sterha- zy et Henry, correspondance qui a connivence de ces eux officiers et leur complicité au sujet do fuites qui s\u2019étaient pro- dicules et ils s'en acquittent fort Ily a des gens dout un habit rouge transforme la mentalité ; il en est d\u2019autres qu\u2019aue distinction comme dans une redingote d\u2019or massif : poètes célèbres qui oublient l\u2019oubli, politiciens qui ne se de n\u2019a pas coïncidé avec celle de Ce sont ceux-là qu\u2019il est bon de Il faut leur dire qu\u2019en fait d'hommes supérieurs on ne voit guère que les jolies femmes et que pas un d\u2019entre servons nos flèches d\u2019or ou de chrysocale pour ceux qui abusent de la permission qu'on a d\u2019être olym- ne qu\u2019il y ait encore des gens qui © sommes-nous pas condamnés À tous les gestes des ancûtres, de ces ancôtres qui n'avaient ni Code Arrière les perruques anciennes et en benuté, ce qui ne pourrait lui maines à la Cie Métropolitaine une jourd\u2019 hui : Le jeune Alexis Poitras a été assuré par La Métropolitaine Il est mort le 30 Le Bulletin officiel The Metropolitan du 15 mai 1902 contient la lunettes roses, mais nous pensons que le meilleur est de répondre à la rossorie ambianto par les deux grandes vertus britanniques, le flegme et l'humour.Je dis les deux parce que le flegme sans l\u2019humour c\u2019est là Lôrd Day Alliance et l'hu- moureans lé flagnie, c\u2019est la blague ui ent souvent trop bôte pour aller dans le monde.- Bien eûr, chaoun rit avec les dents qu'il a.Il faut pourtant détester le gros rire des foules qui ne va qu'aux plus fuibles.Mais la satire indulgente des hommes et des choses ne saurait déplaire aux mea bien nées.Un peuple qui ne eait pas sourire est un peuple d'une civilisation médioore.Ne suffit-il pas de quel- \u2018que réflexion pour montrer à l\u2019homme le peu qu\u2019il est duns l\u2019économie univeraolle et lo rendre supérieur À sa position socialé ou même à sa gloire.Montréal, P.Q.Alexis Poitras 1146 Ontario.Montant payé $33.C\u2019est faux | c\u2019est un mensonge |! La famille n'a pas rèçu ces trente- deux plastres | .Qu'est devenue la somme ?Qui l'a touchée.; Si les livres de la Métropolitaine sont bien tenus on doit le savoir.Une Compagnie: qui se vante d\u2019avoir une garantie de cent millions de dollars prélevés sur l'épargne publique ne pourra-t-elle pas prouver qu'elle a payé'$32 à la famlile du jeune Alexis Poitras ?Nous attetidons toujours la réponse et nous \u2018offrons\u2019 de la publier gratuitement dans notre journal.\u201cBeaucoup ne sont pas capables de.se juger oux-mênes et vo Jullen Vertonneau al.Les pays corrompus ont la justice qu'ils méritent.La république du Vénézuela a perdu lc dernier rempart de sa liberté, La Justice au Vénézuela Depuis que le pays est en état de révolution, se faire rendre justice par les tribunaux du Vénézuda.La magistrature cat vénale\u2026\u2014 Jus JOURNAUX.A pas oi} Uz; 13 ion a AEN XC ps SRG rd il est impossible aux Européens de SMT N N x - y @ CN VV) > 5) ad reed & A 2 Se SON REN os 353 >.5 BEES 2 C2 Nd Xe 43 x 4 Q Q , a § A) 2 RD 05 Ss 7 Ks SB RSE % & 3 5 LS LD SR 2% 3 Ce 5 G AA \u2014 & x G () CO 3 > LL) OS +, RC So 0 RSS A GE 5 ES pbs 65 SEAR 9% OC REX GX \u2014 À Ce OX 8 + REX .RY 3 ar eal Seal ACER ana.EC £ Notre Procès averti les journalistes qu'ils ne pouvaient rendre compte des procès actuellement pendant, nous nous conformons À ses ordres.Nos lecteurs sont prévenus que, d\u2019après l'avis même du juge, nous pourrons parler da notre procès quand il sera terminé.La Direction L\u2019Ouvrière Le siècle de l'électricité a glorifié lo N'ravail.Honni soit celui qui refuserait de sacrifier au dieu de la vapeur et de l\u2019électricité, le mépria opulaire le vouerait aux gémonies.Cite lui qui octroie lea titres de noblesse et les droits à la souveraineté et chacun s'inoline avec soumission loraqu\u2019il tire de eon obscurité, un humble piocheur du métal ou de la pensée pour l\u2019élever aux premières dignités.Certes, je veux bien que l\u2019on honore le travail et surtout les travailleuses ct que l\u2019on mette ces dernières sur un pied d\u2019égalité avec les produits dé nos meilleurs pen- sionpats.J'estime 1\u2019homme assez loyal pour mettre sa main dans la main rougie et marqu@o de piqures noires d'une ouvrière, s\u2019il la sait active et vertuouse.Je suis sûre que la patricienne ne déchoit pas do son rang et de sa dignité on mettant la main à la pâte, maïs je ne comprends pas qu\u2019une jeune fille à qui ss famille peut faire la vie douce,aille s\u2019enrégimenter dans la grande armée des pauvres, des humbles, des sacrifiés, ça condamner à un labeur opiniâtre uniquement pour satisfaire à un besoin irritant de luxo et de toilette.Les pleurs, la souffranco ct l\u2019abandon voilà ce que les belles soies apportent au foyer dans leurs plis chatoyants [.Mais ces fausses nécessiteuses font une chose plus vilaine encore, elles distraient a leur profit une part a la.uello elles n\u2019ont pas droit.Ah ! il aut s\u2019être trouvé tout d\u2019un coup récipilé à bas de ses rôves d\u2019am- Bition et de fortune, pour gavoir à quel rix ¢\u2019humiliations et de refus s'achète le pain qu\u2019une femme apporte aux petits restés seuls dans un logis sans feu.Combien de por- tes où elle avait frappé se sont brutalement fermées devant elle oar 1d fortune est un pou comme 14 chien de Jean de Nivelle, elle se sauve quand on l'appelle.Ceux v\u2019ello nômmait ses amis, la fuient.ien qu'elle ne oroit plus aux leur- tes des \u2018quotidiens qui font miroiter L\u2019honorable juge Würtele ayant |, ne réalisent pas, ses yeux en apercevant le journal courent aux petites annonces : \u2018* On demande de bonnes mains s'adresser d.numéro.\u201d Sans prendre à peine le temps d\u2019attacher son chapeau, la pauvre femme s'en va tête baissée, so heurte aux passants et répète tout Las le numéro de la rue pour ne pas l'oublier.Arrivée devant un grand magasin somptueux où les vitrines dans une ful- | gurution de scios aux lueurs crépus- culairos semblent cacher le suloil dans leur flyu nuageux, elle s\u2019arré- te hésitanto avec Te souvenir rétrospectif des refus essuyés.Il lui faut faire un effort aur elle-même pour pénétrer dans le magasin.Un monsieur correctement vêtu, la barbe étalée eur son plastron, se tient près de la porte.Il semble le compagnon des manequins, étalant les costumes nouvellement arrivés de Paris.D'un mouvement automatique il incline la tête : \u2014Madame désire ?\u2014 De V'ouvrage, Monsieur.Le geste du commis se fait plus dur: \u2014Passez au fond.Une dizaine de femmes alten- dent à Ja file.Un gros monsieur voaté, dont le cou présente un pli de chair grasse qui forme bourrelet entre le faux col et ses petits cheveux blancs, comme des soies sur le dos d\u2019un petit cochon, s'avance vers cos femmes haletantes d\u2019anxiété.Il choisit au bazard parmi les plus gentilles deux ou trois couturières qu'il caresse de son regard éteint, et congédie les autres.Lea rofusées traversent le magasin rougissnntes sous le sourire niais dos conmis plantés on arrière du comptoir.Ce n\u2019est que la première étape d\u2019un calvaire bien douloureux à gravir, au sommet duquel elle finit par trouver un exploiteur, un faux bonhomme qui dit faire une faveur on lui donnant des corsages À piquer à raison de dix sous.\u2014*¢ Jen ai plus que j'en veux à ce prix des femmes de la campagne.\u201d Dès lors commence lo martyre de cette malheureuse: levée dès six heures du matin, elle pédale avec un acharnement, sans relâche, car elle doit gagner beaucoup d\u2019argent, pour les petits qu'on a dû mettre à l\u2019orphelinat, Le fil casse, la courroie laisse la roue, elle doit re- prondre à la main les points manqués.Los morsures de l'aiguille marquent le bout des doigts de gouttelettes rouges, N'importe.Elle Buge le gang qui pele sur sa peau noirole ot so remet à sa machine dont lo ronron - ne s'interrompt plus que ur permettre de retourner \u2019étofle.La bouche contractée par l'impatience, les cheveux en désordre, elle se hâte de plus en plus.Le corsage a\u2019achdve mainte- 3 ses regards des espérances qu\u2019ils © nant,l\u2019alguille.filä si vite À travers l\u2019étoff = = e qu\u2019on la voit à peise.Les boutonnières et ce sera fini! .Un rayon de soleil vient frapper ls car= ô reau.La couturière lève soudain : les yeux, et aperçoit dans la nue « un petit croissant d\u2019ombre.C\u2019est une hirondelle gui nous apporte le présage du renouveau, la chanson des oiseaux et des nmourenx, Le froissement de l\u2019étoffe s\u2019est 10, un eoupir de lassitude, l\u2019irradiation de la pupille atteste la présence d'un être surgi tout à coup des profondeurs du passé, alors que jeune, heureuse et belle, le retour des hirondelles lui apportait la réalisation de son rêve d\u2019idéal\u2026 Mais le bruit des ciseaux tombés sur le carreau brise le charme magique et rend À sa prison l\u2019âÂme de la mercenaire un instant égarée dans l\u2019onsis de sa jeunesse.Six heures, l\u2019étoffe de nouveau file sous lu patte de la machine.Des petites choses qu\u2019elle avait oubliés.ses boutonnidres sont encore 2 faire.Neuf heures, les doigts engourdis, In tête lourde, elle tombe endormie q sur son ouvrage, les paupidres fatiguées, mouilléos au coin de deux larmes qui ne coulent point.Elle a gagné dix sous dans sa journée 1 Un matin qugje vis s\u2019engoufirer dans un tramway toute une armée de jolies travailieuses, vêlues avec élégance, les yeux brillants d\u2019un éclat matutinal, l\u2019oreille rosée, les cheveux encore humides des primes ablutione, elles me faisaient songer dans leur grâce gautillante A ces petites chevrettes des montagnes, dont Daudet fait une descripz tion si pleino de fratcheur, et jeme disais qu\u2019il serait criminel de tondre, ne fut-ce que de \u2018 la largeur de sa langue,\u201d lé pré déjà si maire où elles vont chercher leur vie, quelques-unes dans leur frôle joliesse avaient déjà un cerne sona leure yeux rieurs, d\u2019autres à travers leurs éclats de rire.laissaient passer une petito toux sèche qui - échirait le gosier.Je m\u2019apergus on les regardant plus attentivement que l\u2019atelier et l\u2019usine, par un lènt et sûr travail, avait sculpté cette fragile poupée pour le tombeau et je m\u2019attendris sur le sort de ces pauvrettes qui roulent au charnier souillées, piétinées emportant dans leur calice una goutte de parlum que personne n'a recueilli.Quand ono tous les enfants de la terre s'assoieront-ils au même banquet, quand auront-ils un égal droit au pain, aux roses et à l'amour ?Oui quand ?.: Colombine mm rate AC ort iiss le arertby.UPAR A MOT DE COMBAT Loué par ceux-ci, blamé par ceux-là, me moquant des sots, bravant les méchants, je me hâte de rire de tout de peur d'être obligé d'en pleurer, \u201c BEAUMAROHAIS 0: RS wp\u201d .\u201c EI «= Sea pre EY Axe an 2 LES DEBATS, 5 AVRIL 1903.LE CONCORDAT FRANCAIS Le Sénat français n rejoté par 210 voix contre G0, le projet du sénn- teur Delpech, relatif À la suppression du budget des cultes, c\u2019est-à- dire À la séparation de I'lglise et de l'Etat., Co n'est pas la première fois qu'une pareille demande est faito 4 la législature française ; munis elle n toujours subi le même sort, et rien Le fuit fupporer quo cette séparation s'effectuera par les moyens parlemontoires., Ce qu'il y à de curieux, c'est que les organes religieux clament avec enremble contre les législateurs qui proposent cette mesure, alors qu'ils devraient, eemble-t-il, en poursuivre eux-mêmes l\u2019exécution.Cette anomalie tient à ce que lon connaît mal le Concordat français et le régime qu'il consu- cre; On connaît surtout très mal 8es origines.C'est en inura 1801 que les négociations s\u2019engagèrent à Paris pour mettre lin aux difficultés relirieuses et politiques entre le Vatican et le gouvernement français.Bonaparte était premier consul.Pie VII, homme simple et bon, Ctait pape avec un secrétaire ambitieux et chipotier, le cardinal Cousalvi.Rome avait alors envoy é a Parig, pour traiter, mon- sigi.or Fpinn, archevêque de Curinthe, homme fin, entier et avide, représentant piutôt In diplomatie reto:se de Consulvi que le enractère du Saint-Père.Le premier consul avait fait choix, pour inener l\u2019affaire, du célèbro abbé Bernier, le pac:fienteur de In Vendée.C'était un homme rude d'allure, munis adroit au plus haut point, sage, désiroux d\u2019attacher son nom ala réussite d\u2019une négociation aussi importante que la conclusion de lu paix religieuse.XF Pour se rendre compte aujour- d\u2019hui des illusions du Vatican à cette époque, il faut rappeler ce jue monsignor Spina expost, comme minimum des exigences du Saint Eidge, dans ses premiers en- trotiens à Paris avec M.de Talleyrand ct l\u2019abbé Bernier.* Que le pape se fie à moi avait dit Bonuparte, qui aimait leg mots à effot ; qu\u2019il ço jette dans mos bras, et je serai pour l\u2019Eglise un nouveau Charlemagne ! \u2014S'il est un nouveau Charlemugone, ripostait Spina, qu\u2019il le prouve an nous rendant lo patrimoine du Saint-Siège.\u201d Et il partait de là pour réclamer du premier consul la restitution au pape des Légations, de Bologne, de Forrare, de la Romugnel\u2019our le spirituel, le Vatican sai- eait, comme préambule du traité À intervenir que la religion catho- ique fût déclurée \u2018\u201c roligion d\u2019Eint\u201d en France ; quo les consuls en fissent prolession publique; quo les lois et nctes contraires A cette religion d'Etat fussent nbro- gés.Monsignor Spinu voulait, de plus, que les anciennes circons- triptious cccl(sinatiques fussont maintenues ; il voulait les nominations d'évêques ot de cardinaux par lo Vatican ; celles des curés ar lea évêques sans intervention u pouvoir civil ; il se refusait, au nom du pape, à con-acror et reconnaître la vente des biens nationaux.= * =u Lea parties étriont loin de compte, n'est-il pas vrai?quand om considère les promières demandes de Monsignor Spina et le résultat où l'on est finalement arrivé par le Concordat qui, depuis plus d\u2019un siècle, régit les affaires civiles-ec- clésinstiques en France.Bonaparte était ontôté.Bur le fond il ne céda pas d\u2019une semelle.Le curdinal Consalvi lui-môme, qui, en juin 1801, se rendit À Paris pour aider monsignor Spina, battu ot désorienté, ne put rien obtenir de sérieux.Le premier consul no + voulait et ne pouvait rion accorder op os qui concorno le patrimoine territorial du pape.Da roste les Légations étnient promises a In ré- © réglée.i Rip Tg cisaljine.C\u2019étuit une af- uant à l'institution d'une religion d'Etat à professor ublique- ment par les consuls, onapurte demandait si on se moquait de lui.I disait qu\u2019il no voulait pas être appelé le \u2018\u2018 premior chapelnin du pape\u201d; qu\u2019il irait volontiers de toxape en temps à un Te Deum, M mais que c'était tout ce qu\u2019on pou- i vait attendre de lui.Bur les autros } points, il n'était pas moins absolu.1 voulait la démission en bloc des évêques anciens titulaires; soixante circonscriptions diocéssines au j Heu do cent cinquante-huit ; un b blergé nouveau, composé d\u2019hom- | mes de tous lea partis, ln nomination des évêques par le pouvoir civil ; celle des curés par les évêques avec agrégation do l'autorité b Civile ; enlaire sur le budget de ÿ l'Etat, mais renonciation complète, , par le Concordat, aux anciens | biens de l'Eglise et reconnaissance ÿ des ventes de ces biens ; soumia- : Sion au gouvernement ; police de - cultes déférée à l'autonité civile Avec juridiction du Conseil d'Etat ; ® agrégution par l'Eglise des prêtrez mariés et leur réunion à la communion catholique.at \u201cAprès des négociations qui du- rdrent plusieurs mols, le premicr coneul obtint gain de causo, et lo Vatican se décida à signer, le 15 F juillet 1801, le Concordat, un des aotes los plus importants que Ro- & 1e ait conclus avec une puissance Egbrétienne.1! n\u2019y cut pas de reli- pion d'Etat, mais seulement cette E Dhrage auodine insérée dans le préambule du traité : \u2018\u201c Le gouvernement, reconnaissant quo la religion catholique était la religion do lu majorité des Français.\u201d Sur les autres questions : biens nationaux, nominations d\u2019évâques.police dee cultes, nouvelles circonscriptions, les volontés du premier conaul et de sou gouvernement furent résli- sées.En co qui concerne la démission des anciens titulaires d\u2019évêchés, on nrracha znôme à Pie VII une résolutionimportante au point de vue du droit canonique et qui lui fut umèrement reprochée i Rome : L'engagement de déposer les anciens titulnires qui refuseraient de 80 démettre.; Tel est donc le concordat qui régit l'Eglise en France, et le résumé des négociations qui aboutirent a ra conclusion.C'est un régime qui a-sure à l\u2019état, eurtout dans un paye centralisé corame la lran- ce, des nvantages qui font hésiter les hommes politiques les plus sérieux A rendre A 1'l{glise la liberté absolue qu\u2019elle n aliénéo pour les quelques millions annucis qui figu- rentnu budget des cultes.Gumbetta n\u2019a pas voulu réaliser cotte réforme.Jules Ferry n respecté et défendu le Concordat.Wuldeck- Rousseau lui-même à déclaré, au plus fort de la lutto amenée par lu loi sur les ussocintions, qu\u2019il ne pouvuit se rallier À lu suppression du budget des cultes ct du Concordat, \u2018* qui assurorait liberté à l\u2019I£gl's3, eauë avoir instauré uno législation règlant les rapports de l\u2019État avec le culto et établissunt In police et la surveillance du clergé.\u201d Ft le 21 marscourant, M.Combes déclarait au Sénat que son gouvernement entendait maintenir le budget des cultes et l\u2019ambassade près le Vaticanxx De ce qui précède, on voit clairement que lo maintien du Concordat est plutôt préjudiciable à l\u2019Eglise.C\u2019est pourquoi je m\u2019étonne toujours de voir les journaux catholiques conspuer les radicaux farouches qui réclument sa suppression.Henri Roullauda \u2014\u2014_ UN PAYS IDEAL A coux qui se proposent do pns- sor l\u2019été en campagne et cherchent un endroit où il leur soit possible de laisser tout soucis de côté et de vivre librement, là où le soleil brille, où la brise est fraîche, et où ln chaleur excessive ost inconnue, nous pouvons leur promettre une villégiature idéale s'ila re rendent dans le district Muskoka, A environ 100 milles au nord de Toronto, dans * L\u2019Ecosse d\u2019Onturio (1,000 pieds au-dessus du niveau de lu mer).Un pamphlet illustré décrivant cet endroit charmant sera expédié franco sur demande à J.Quinlan, DIA Grand Trunk Ry., Montréal.ings rape Un membre vénéré de notre cler- £é national s\u2019exprimait ainsi dans le courant de janvier dernier : \u2018 Le Papo ust prisonnier au Vatican, il se refuse & tout rapport avec le ouvernoment italion, i] exige des um- nssadeurs et des envoyés oxtraordi- aaires des nations étrangérey, nupris do son augusto personne, qu'ils no fàs- sont rien qui soit une reconnaissance même bnoito da l'occupation piémun- taise ; il élève souvent la voix pour proiester, alora qu'il sait bien que ses reverulications ne seront pas écoutées, ** Pourquoi ?Parce quil s'agit ici de l'affirmation d'un principe de justice, ot que l'Ecglieo, à tous los Ages de son histoire, à proclame ot défendu vail- Inunment l'inviofnbilité de ses droits ot de scs divinos prérogatives,\u201d D'autre part un prélat romain faisait à M.Iean Carrère, rédacteur au journal Le Soleil, de Paris, In déclaration suivante : * Quel que soit le futur Souverain- Pontife, rien ne sora changé, et rien no peut ôtre changé.Réconcilintion ?vous a-t-on dit.Eéconciliation avec qui ?L'Eglise n'est broulllée avec por- sonne ; mais ollo ne peut 6tra associée, non plus, avec personne.Voyez-vous lo Pape premier sujet d\u2019un Roi, quel qu\u2019il soit ?Pourquoi pas son aurué- nier ?Non, non! nous ne pouvons pas renoncer au pouvoir temporel, car ca n'est pis pour mous un pouvoir, c'est une garantie d\u2019indépondance.On nous le refuso 7 Soit! Nous aftendrons en Patience un siècle, deux wiècles, dix siècles, #4 le faut.Nous en avons vu d'autres.Mais lo Papo ne pout étre, A Rone, que de deux choses \"uno : Roi ou captif.On ne vout pas qu'il solt Roi?Bien, il sera captif, On ne se battern pas pour cela, on vivra mo.mo en état do paix durablo ; mals on nttondrn.L'histoire n'est pas immua ble : l'3glise l\u2019est.| Patiens quia œlterna, À Rome, comme à Montréal, l\u2019opinion est la méme au sujet du pouvoir temporel du St-Siège.J.G.TTT ED Nea CORRESPONDANCE M.Léon Wathian, lecteur des DEBATS.Avons rogu les numéros de In Presse et de l\u2019Express.A moins de consentir & nous laister couper le cou, eans profit pour personne, Il nous est impossible de faire le rapprochement que vous nous domandez.Nous sum:ues de votre avis, ln Presse entretient la superstition parmi les masses po- puisires qu\u2019elie devrait éclairer.Mais le progrès marche et notre Jeunesse est mure pour un autre onselgnement que celui des jour- ugux fang conviction.Un peu de patience, F.M.| Dialogue des Morts .LEVER DE RIDEAU Un vieux canadien \u2014 JEAN-BAPTISTE GIROUX, est assis devant son cabinet de travail.\u2014 La têle dans ses mains, il semble plongé dans unc pénible réverie.\u2014 Tout d'un coup, il se lève, Jroisse dans ses maing des copies de la \u201c Preaso\u201d et de la * Patrie\u201d ct vageusement Giroux : (Scène Première) Jo suis las et écœuré du specuta- cle dégouttant de notre société, avec ea série rouge et noire de meurtres, de viols, d\u2019incestes, d'attentats à ln liberté, de persécutions, et d'odieux traquenards, suivis de leur funèbre cortège de tortionnaires, d\u2019inquisitours, de délateurs, de pharisiens hypocrites, Les vivants m'horripilent ! Jo me sens devenir fou: * Tout mon royaume \u201d pour une cartouche de dynamite! Je veux jeter aux quatre vents la poussière de co monde cruel, je veux purger la torre de cette race morno et abétie qui brûle de l\u2019encens devant le veau d\u2019or.À moi, génies do l\u2019air, enuvoz-moi de cette folie sanguinaire, vonez i mon gecours !.(Il ouxre son sc clétaire el sort un livre juuni.) Cher petit Albert, livre mystérieux et terrible, arrache à la toinbe quelques-unes de ses victimes, maté- rialise-les devant moi, habille Jes 03 blanchis des aquolettes d\u2019une apparence de chair, appelle leur QAmo égaréo dans l\u2019éthor.\u2014\u2018Ombres disparues, sortez de votre summeil de pierre.Je vous adjure de paraître.(I étendla mrtin comme pour preter serment.) Comme un imperceptible froisse- meut d'aile court dans lasalle Un vol lourd de chauve souris bat l'air, Un nuage so forme dans le fond du théâtre d'où surgissent deux fantômes.L'un plutôt trapu avec une tendance à l'obésité fuit voler on marchant les ans de sa toge.Les yeux sont bril- unts comme des thunmes dejcicrge, cn mobme temps qu'un rive semble monter en spirale, du bedon fluide sous ln tunique onnuagée, jusqu'aux navines frémissantes] Lentement il vient s\u2019as- scoir près du mantoau de lu cheminée et chauffe à In flamme ses duigts \u2018parcheminés.-Un second fré- Fmmissement sort du nuage, un autre fantôine appuralt sur ln scène, long à n\u2019en plus finir, pAle, muigre, les pau- pidères brûldes, les joues creusés d'un sillon où brillent encoru des larmes.Scène IT Giroux.\u2014 Qui êtes-vous ?Répondez.LEs DEUX FANTÔMES, -\u2014 Démo- crite-Héraclito.Giroux.-\u2014 Je vous ai appelés, parlez ! LE3 FANTÔMES.\u2014 Vous n'avez pas le droit de nous interroger, car vous ne pouvez comprendre nos réponses.(Giroux tombo inanimé sur le parquet.) .Sciexe ITI HERACLITE-DEMOCRITE HrAcLITEE.\u2014Cette lois Démocrite, toi qui ris de tout et toujours, tu ne vus pas dire \u201c\u2018qu\u2019elle est bonne\u201d celle 1.Comment trouves-tu l'humanité depuis vingt-deux siècles que nous l'avons quittée,trouves.tu qu\u2019elle ait réalisé co que ton opti- migme avait prophétisé .La liberté est-elle moins tyranisée, le bon droit triomphe til ?Democrire.- Retire-toi le doigt de l'œil, mon vieux, d\u2019abord, il t\u2019empôche d\u2019y voir et ensuite c\u2019est lui qui t'arracho ces larmes sempiternelles, si tu n\u2019as pas un oiguon d'Egypte caché dana ta manche.Moi, qui vois de plus loin, je me ris des efforts de ccs impuissants qui croient étouffer In justice en baillonnant un homine, je trouve infiniment bouffon ceux qui croient faire mourir les principes en étranglant leurs défenseurs, Mais de mâme qu'en tuant lo corps, l'âme vous échappe, vous emprisonnez vrinement le journaliste, In vérité pour lsquolle il a combattu plane dans l\u2019air libre, hors de l\u2019atteinte des tyrans.Matumore à la voix tonitruante, crois tu pouvoir élouf- for la grande voix de l\u2019Océan qui monte, qui monto toujours, noyant daus ges éclats do rire convulsifs les humaines clameurs.Quelle argumentation, quelle casuistique, quel réseau ténn peut opposer une digue à la marcke envahissante de l'esprit nouveau qui plane sur les caux, dit lo Livre des Juifs.Si j'ai raillé l\u2019ébriété des dieux, c'était pour les arracher À l\u2019ivresse par le fouet do mes railleries, c\u2019était pour les forcer à reprendre la ranitrise du monde qui s\u2019en allait À la dérive comme eux, titubaut à droite, À gauche, vomissant dos ordures et des bétises.Mais j'ai vu poindre la conscience humaine de ce chaos fangeux.J'ai vu sa clarté timide d'abord émerger de la nuit, monter\u2026 HERACLITE.\u2014 Oui, parles-en de cette conacience humaine.Mais c\u2019est une lumière que la main abnisse ot hausse à sx guise, que l\u2019intérêt couvre d'un abat-jour, quand elle doit éclairer des hi- deura.A cortains momonts, on la met tout entière sous le boisseau où elle agonise et meurt.La conscience, mais on la troque contre un peu d'or, quand on n\u2019a pu la faire mourir.Je mal, hélas! n\u2019est pas à flaur de peau, l\u2019humanité est gangrenée jusqu\u2019à la moëlle.Luissemoi pleurer d\u2019âtre un homme.DEMoCRITR.\u2014Inutile, pleured\u2019un œil et ris de l\u2019autre.Ploure d'être un homme et ris d'être un Athénien, c'est-à-dire un philosophe.Réjouis-toi du mal qui arrive, parce qu'il sera suivi d'un bien inestimable.Les martyrs ont fait le catholicisme.La plus grande maladresse que puisse commettre la haine c\u2019est de mettre au front de su victime l\u2019auréole de l'héroïsme, parce qu\u2019alors le peuple tout entier roteste contre l\u2019iniquité et cloue e bourreau au pilori.4 WY : ACADEMIE AWN SRP WAR \u201c1 Phi CT AN ANA NS ANEW NOON NON 205 ON ON HN CBBAARI ERAN RAMAN AARP IAI ANIA NANIAAS PRA BANS APIA SAA AA ANS IA MAN AAAS SARA AARNAAN AZ AN AR AN AAD 2202) TOUTE CETTE SEMAINE = Matinée spéciale Venéredi Saint , = Matinée régulière ame 5 LA FAMEUSE COMEDIE MUSICALE = [3e Artistes | \"XX KE [50 Artistes | È CT = = EW YORK : iE La grande production scénique = Paus le rôle de = Mr NED NYE 1cxarôd'BRÔNSON Ë Prix: 25, 50, 75, $1.00, Semaine prochaine : Florodora, = za - VER I Ts eR SR STI DR PROCTOR Matinées: lundi, Mereredi, Semaine Commencant = à Lundi le 6 Avril ) Prix des Matluées : ro.20, 23 ct 33¢.Semaine prochaine : RF FEB EF LET IER { = Ç I Vendredi Saint et Samedi.R CHINATOWN Magnifique comédie dramatique eu quatre actes.Soirées: 10, 20, 35, 35» 50C.IN CONVICT STRIPES.HerAcLIiTE.\u2014Mangeur do bleu, va, laisse-moi pleurer eur ta candeur.Drnocrire.\u2014 L'erreur des mé- lancoliquestelsque toi,c'estde l'être, c\u2019est le signo d\u2019un mauvais estomac, organe le plus essentiel pour être sociable.L'on riait des dieux jadis! et Olympe n\u2019en sourcillait pas.Si Piron vivait aujourd\u2019hui, il passerait un vilain quart d\u2019heure SUUs nos lois purmi lesquelles n\u2019est pas inscrit le droit de rire.II est pourtant beaucoup de choses dont le rire console.LiFontaine, Molière moiagiraient dans las cachots dela prison pour s\u2019être moqués des gens de leur temps.Ce bonhomme a mal fait de me forcer à venir dans ce pays Mais je voux avant do partir m\u2019amuser un brin.HeraccirE\u2014Où vas-tu ?Drmoecrrre.\u2014 A In cour, entendre Lemieux.IlsnAcurTE.\u2014 Tiens, la même idée que moi.et pourquoi faire ?DeMocrirre.\u2014 Pour rirel.ah! nh ! (it se tord) St toi 2.HEnAcuiTe.\u2014Pour pleurer donc (il sort en rentflant dans ta manche).Les deux fantôme s\u2019évanouissent.Lucien Migneault Une Parole Imiprudente Un joune phraseur Canadienfrançais a payé tout récemment un tribut d\u2019éloges À un de nos confrères le Witness.Suivant lui, ce journal était la crômo de la crôme des journaux et les autres feuilles de Montréal étaient indignes de cirer les bottes du dernier de ses rédacteurs, Nous avons entendu avcc pcine ces éloges ndresség à un journal ennemi de notre race \u201cêt de notre religion et nous protestons contre les paroles prononcées par le député de Guspe À l\u2019adresse de cette feuitle fanatique.Nous vouluns mettre sous les yeux du jeune député cette lettre publiés il y a déjà quelque temps dans le Witness pour lui prouver que ses éluges portaient à fuux.L'auteur de lu lettre quo nous publions dans le texte\u2019 méme, so demande comment on pourrait arrêter le développement des catholiques romains daus les Cantons de I'Eat.C\u2019est là le bon journal aimé et respecté par M.Lemieux.THE EASTERN TOWNSIIIPS PROBLEM, (Tobhe Editor of the Witnése) Sir, \u2014The Eastern Township's Problei is of vital importance to the inhn- bitauts of the Province of Quelrec, and of the whole Dominion.Having here tolore given tome of the existing daia, the question arises\u2014whab of its solution ?Is the extermination of the non- Freuch and non-Romanist population so bo suffered to go on unchecked ?Gan tho complete Romanization of the Baslern Townships be prevented P 1.Sowe affirm that as the question is largely a so-called \u2018religious\u2019 one, its correct solution depends chilly upon the non-Romanist charches, Othera 10ply that the operations of sornu of these are dominated by politicians, who for self and party are hand in love with tho Romuniziug propagandists.2, There are those who assert that the Eastern Township's problem can alone be rightly solved, as the slavery ur freedom, Kansas, U.S., quetsion was decided, in favor-of liberty, by securing a sufficiont influx of non-Ro- manist migrant, 3.Others urge tho formation of len- gues whose members shall solemaly pledge themsolves not to sell any cs- tate to ultramontane Romanists, Many advocate tho ostablishiment of Orungo Lodges everywhere throughout the Townships\u2014and not a few favor the formation of a **kuow nothing political party.4.Somo nssert that ordinary means can only in part stay tho providentinl Plague, and that soon ecclesinstical and political ultramontane Romanism will produce actual rovolt throughout tho Province of Quebec, as it has already done, and is now doing, in other like tyranized and enslaved Romanized countries.5.Many insist on the Immediate adoption and the persistent putting in operation of any and every propor means to thwart tho schomes of the Roumatists, who are ever planning and oxecuting all possible methods to put in complete subjection to the Italian Propaganda, not ouly the Eastern Townships but the whole of Quebec, and to the utmost possible extent, other parts of the Dominion and of tho continent.Some nay shut their eyes and affect not to see.Others, here and else- whore, know that the gravest possible crisis fa approaching.Ilow shall it be met?EASTERN TOWNSHIPA.La traduction enlèverait de la saveur à cetto prose sectaire et fanatique.L'Assurance \u201c La Metrogoliaine > Sous ce titre le Moniteur du Come merce du 27 mars s'occupe encore de ln Compagnie Américaine : Les événe:nents récents publiés par la presse ot le procès sensationnel intenté par cette compagrie au directeur de l\u2019un de nos confrères, ont provoqué un exumen des rapports des derniers livres Lleus officiels sur les assurances ; examen très intéressant.On y découvre que, durant la période des trois années 1899, 190 et 1991, la compagnie fait voir une nugmontation d'assurance en vi- guoeur, de $14,195,317 au Cannda et que, durant cette période de temps, les abandons de polices seuls se sont élevés à S18,112,786.Etrange ! Etrange ! Ces chiffres sont simplement un commentaire terrible sur In lourdeur du poids de la main de cette institution sur les classes prolétaires et pauvres.Ses réclamations non pnyées, pour In même période se chiffrent à 87,370.50 dout pas moins $3,594.50 sont disoutées (resisted) ; soit une proportion de plus de 48 p.c.Ces données donnent à réfléchir sur les méthodes de cette com; u- gnie.Il est un joint qui mérite sûre.nient l'attention du gouvernemer - À savoir: \u201cPourquoi le départ - ment fédéral canadien des aseu- rances permet-il à la \u201c Métropolitaine \u201d d'évaluer ses obligations à In base de 4 p.c.de 1900 des actuaires, et la compugnie ne s\u2019y conforme qu'en 1901 ?» BIBLIOGRAPHIE Gentillane, suite de Mou pctit mari\u2019 ma petite Femme, par Michel Corday.Un beau volume in-18 jésus avec illustrations de Jordic.3 fr, 50, \u2014 UE.Simonis Empis, Editeur, 21, rue des Petits-Champs, Panis.Michiel Corday, auteur brillant et s1 apprécié, vient de publier lu suite dé Mon petit Mar', Ma petite Femme, cette piquante et délicieuse étude des intimés conjugales qui obtint, il y a peu d'années, un succès très vif.Les deux liévos sout restés les mû- mes dans Gentillan-, avec leur jeunesse, leur grâce, leur charme simple et sincère.Nous assistons à mille mo- monts de leur existence heureuse.De délicieux récits, d'une saveur charmantes, niguisée parfois d'une sensualité fine et discrète comme un parfuin, font l\u2019attrait de ce livre bon- nâte où su réflètenl les joies snînes de la vie à deux et qui réunit ces deux qualités rares : de n'être ni banal, ni pervers.Desillustrations de Jordie.d'un souple et chrud talent, ajoutent un charme À Cu livro exquis do tendresse, de séré- uitd simple et roposunte et qui, avec Mon petit Mari, Ma petite Femsne, constitue un véritable p tit bréviaire du !a vioconjugale.ABONNEMENT GRATUIT (PUIME A NOS ALONNIÉS) FAMILIA vst bien le journal de Ia fainille par excellence, avec sn littérature de bon guût.ses conseils pratiques, ses articles do mode, ses gravu- Yes, 8 musique, ses concours de tous genres'avec prix.FAMILIA public les ** Propos de Tante Resalie\u201d (Causeries d\u2019économie domestique).Abonnement, 81.60 par an.trice ; Marie-Louise Néron, Un abonnement gratuit de trois mois est offert à tous les abonnés du notre journal qui enverront leur baude- adresse, 10 rue Notre-Dame-de-Lovetie, Paris.Nos acheteurs au numéro pou- vent profiter du mûma avantage, moyennant l\u2019envoi à FAMILLA d'un man- dat-poste de 10 cts: Tous les lecteurs des DRIAYS qui voudront profitor de l'Abonnement - Frime a FAMILIA n'ont qu'à nous faire parvenir directo- ment la somme do 31.60, Direc- ER AVIS Ceux de nos lecteurs qui ne pourraient se procurer LES DÉBATS, le dimanche, dans nos dépots, sont informés que notre journal est en vente toute la semaine à notre succursale centrale, chez M.Arthur Yon, 1892 rue Sainte.Catherine.Les petits vendeurs pourront aussi se procurer notre journal, le dimanche, au magasin de M.Arthur Yon.Cauadien-Francals L'ADMINISTRATION.3 fa > mn, = Ç ah ! gio Pe a #.I EV VAAAANMWVAAAAA WAAAY VY VA {FRANCAIS | MATINEKS: MERCREDI, JEUDI ET SAMEDI.BI XI IX IY III III IX IRIN IIIT IT I IX TIT IX II ITI TLL: MATINEE SPECIALE LIL VENDREDI SAINT.o> ça Tous les npiès-midis ja a À 8 ia ?et soirées, Semaine du 6 Avril VAAAAAALS SOMPTUEUSE PRODUCTION DU MONARQUE DE LA GAITE A TFFOTYT OLD) TIME des fameux RAYS.Jeliex actrices, comédiens de premier ordre, belle musique, décors élégçants et magnifiques costumes.Prix: 10, 20, 30, 38 et 50c.Semaine prochaine: HANLON'S SUPERBA.AAAAAAAARAAAAAALAAAT] VAAAAAAAAAAY 3 Semaine du G Avril SAM DEVERES OWN COMPANY | Artistes de Vaudeville et de Burlecques Americains et Europecns SAM DEVERKE dans ses chansons, Armstrong, Baker, Armstrong ct Gertrude oston dans leur Cycle Whirl sensationel Le burlesque do Edward Bisley OPEN ALL NIGHT rors représente par une bonuz troupe 4 Prix: 10, 20 et 30c.Semaine prochnine : THE GAMBLERS DAUGHTER.2 DIXXITIIIIIIIIIIITIIIIZZIIIVIXIIZIIZII SIT VIII IIINIINS IINIIITITITIIE TTX ett Are CC a ER NS ST SEE Salle Windsor § YEN PSRINT à APRES.MIDI A 4.30 HRS.9 | Concert Symphonique À rare rennes rence Billets en vente chez Shaw, 2274 rue Ste Catherine, PARC SOUEMER Après-inidi à 3 heures, le soir à 8 heures.VS CSSS EE TEE Aujourd'hui ! (Gertie) Woop SISTERs ( Vaud) Chant et dar ses SPAULDING BROS.Les célèbres santeurs et acrobates Aujourd\u2019hui ! HOOHER & BURKE Acrobates et comédiens, HENRY FARRELL Danses FRANK MOCHON Nouvelles vues auimées par le Equilibre sur trapèze, etc.Kiuetographe de New York.VV VY Vr TET ery Admission 10c.vy La Musique du Parc AVIS aux Gourmels Ouverture.Lundi, 6 Avril \u2014DE LA\u2014 1 a | Charcuterie Francais sm E.Girardot 1950 Ste-GCatherine, Montreal.Rotisserie, Pâtés de tous genres.Importations de Conserves Alimentaires, etc.Poissons préparés tous les vendredis.Cuisine sur commande.Repas servis en ville.La véritrble Cuisine Française.TELEPHONE MAIN 2999 Ne US BEAU CHOIX Médailles, Croix et Chapelets de Première Communion.Bagues de Fiançailles, Joncs de Mariage, Cadeaux de Noces, Etc., Etc.BIJOUTERIE ET ARGENTERIE EN GENEBAL J.M.GROTHE, 5 jaloumer.2 portes Kat du Théatre Frauçais, .DE.bi a qe ts NIRS pi PRODIGIEUSE | CHEVLURINE DE PARIS Ramène infailliblement les cheveux gris à.leur couleur de jeunesse, arrête la chute des cheveux et les fait pousser abondants et souples.Elle guérit les Dartes Jarineuses, les Peaux Mortes et les Démangeaisons.Prix go cents la bouteille, satisfaction sex ranti ; iv : adressez-vous À CHEVLURINE MPG \u2018co + 7437 rue Notre.pa Ehatmacien ne Ta pas , , .ORT FIR RL pons a WA TT yy RIEXTIESRINETEE .\u201cPHOTOCRAPHE= 6 1618 Ste-Catherine, Coin stubs et Grand rande R A res de éduction pendant le mois de a TELDYITINENZ I I I IIR LIX SLIT IT LES DEBATS, 5 AVRIL 1903.CAUSERIE- PARISIENNE (Pour les DÉénATs) L'Académie en deuil.\u2014 La mort d'Ernest Legouvd,\u2014Poigndes anecdotes.Un rêve réalisé, Veux-tu savoir vieillir !Compte dela vieillesse Nous ce qu'elle te preud imafs ce qu'elle te laisse C'est par ces vers pleins d'une philo- phie douce que M.Legouvé terminait il y a quelques années, Ses Souvenirs un livre délicieux où foisonnent des anecdotes charmantes contées avec un esprit aussi délicat que primesautior, Toute la vie de colui qui vient de mourir pourrait se résumer dans ce distique : Ernest Legouvé fut l\u2019optimisto par excellonce, l'homnmie qui adoptn comme règle de conduite de regarder le monde par son bon côté.I y a quelques semaines le vaillunt vioitlard célébrait son quatre-vingt- dix-septième anniversaire ot ln Presse vantait à cette occasion sn verdeur étonnante et son incroyable jeunesse d'esprit, L'acudémicien qui avounit avoir peux non de la mort ais du pus- suge difficile do ln vie au néant, a en lo suprême bonheur de s'endormir du grand sommeil, sans souffrances, sans heurts.ll est tombé en travaillant, In plume aux doigts, ayant encore écrit quelques jours avant pour un grand journal une sério d'articles curieux sur le fabuliste La Fontuine.M.Legouvé était né à Paris, le 14 février 1807 dans une vieille maison de In rue Saint-Mare portant le numéro 14, et c'est encore là, dans la chambre où il à vu le jour qu\u2019il vient de g\u2019étoin- dre si doucement.Un locatuire de 97 ans ! voilà qui est bien rare nujour- d'hui.Dareste l'autaur de Balaille de Ducs nu se souvennit avoir été séricuse- ment malade qu\u2019une fois, mais cette fuis là, il avait vu ln imort se dressor à son chevet ainsi qu'il le contait un jour pittoresguement À un de ses unis, tout en souriaut avec bonhomic de l'impression désagréable, quo cette perspective lui avait causée, On me demande souvent, disait-il, mon secret de longue vie, les uns l'attribuent & mn sagesse, or voici comment je formule la sagesse en hygiène : 00 grammes de prudence et 10 grammes de hardiesse.Mon grand moyon curatif des petites misères qui vionnent nous tracasser anu cours de notre existence, c\u2019est lu gaieté.Dana In jeunesse on est heureux parce que, dans ln vieillesse, il faut apprendre à être heureux quand méme.\u201cA mon Age on vitsouventseul, moi, je vis entouré de mes enfants et de mes arrière-petits enfants.\u2018Tout cela 1ne charme et répand autour do moi le honhour dont on a basoin, pour se bien porter, come do l'airet du soleil.M.Lugouvé qui eut la joio d\u2019obtonir pour les autres et pour lui tout co qu'il désirait, eut la chance plus grande encore de se faire pardonner ce bonheur.À vingt ans il débutait dans la carrière des lettres par une étude sur la Découverte de l'Enprimerie qui fut couronnée par l\u2019Académie - Française et quelques années après il publiait ue livre assez curieux Les vieillards.M.Legouvé père s'était fait l\u2019apôtre des fourtnes, son Îlls continux sou œu- vre ot en 1847 il inaugurait au collège de Franco un cours sur l'Histoire niv- 2ale des femmes, et réclnmait ddji les 1ycées de jeunes filles, A la wort de I'ncadémicien Ancelot, Ernest Logouvé vint occuper sous la coupole, le sixième fauteuil, élu par 18 voix au deuxième tour contre 11 ac- cordéos à Ponsard.M.Legouvé était alors en plein sue- cès, il venait de donner à Mllo Mars un de ses derniers bons rôles Lowise de Lignerolles.Peû après il Lriomphait encore avec Adrienne lLecowrrcur écrite pour Rachel, Rachel qui avait eu un si chaud démôêlé avec Ernest Legouvé à propos de sa Afédés dont ello avait refusé do jouer le rôle.Citons encore Par droit de conqulte, Un jeune homma qui'ne fait rien, la Cigale chez les Fourmis, les contes de la reine de Navarre, etc.Maia M.Legouvé fut surtout le conférencier par excellence, il lisait mieux que nul nulve et parlait d'une voix chuude, trouvant toujours le mot spirituel, l\u2019anecdote amusante marquée au coin de la belle et bonne gaîté francise, Un jour, c'était à l'époque du siège do Paris, Ernest Logouvé faisait au fhéâtre français une conférence sur \u201cJ\u2019Altmentation morale.\u201d Le sujet était plutôt satirique, pour des auditeurs qui commençnient A manquer do boefsteack os de pain.- Jamais l\u2019orateur ns so montra plus fin causeur, et d'esprit plus brillant.\u2018\u201c On dit que Paria est triste s\u2019deria- til d\u2019une voix vibrante, je ne lai jamais trouvé si beau ! Oui, ce Paris corné, bloqué, baslionné, sans chomins* de far, sans spectacles, sans gaz, et ae décourbunant par ses propres mains des forôts qui l\u2019environnent, comme uhe veuvo qui coupe sa chevelure en aigne de douil, co Paris mo semble mille fois plus brillant que dans ses plus Leaux jours de fôte I.Il expose sux yeux du monde quelque chose qui vaut wills fois plus que toutes les worveil- les de l'industrie, de la scienco ot do l\u2019art : son âme.\u201d Deux jours après, au moment où NM.Legouvé travorsait la rue, une femme vint Alui.C'était la bouchèro de son Quartier, ** Monsieur, dit-ello tout mue, j'assistnis À votre conférence, vous m'avez remonté le moral.Je me suis demandé ce que je pourrais bion faire pour vous.\u201d Et regardint avec inquidtude autour d\u2019ello si personne no l'écoutait : ** Vanlez-vous un gigot ?murmura tout has la brave femme qui no trouvait à offrir que ce morceau quasi royal pour l\u2019époque, pour remer- cior celui qui avait relevé son courage abattu.xx Lorsqu'on fonda l'école do Sèvres en 1881, lo ministre de l\u2019Enstruction publique ne vit qu'un seul personnage capable de devenir directeur de cette importante maison où l'on allait façonner des professeurs ferames pour études secondaires, M.Logouvé, et il pris M.Zévort, lo directeur général de l'ensci- fncinent d'écrire À l'auteur do l\u2019XTta- foire morale des femmes pour lui offrir les fonctions de Directour des études de Sèvres.M, Legouvé ne pouvait en croire ses youx, on lisant la lettre de M.Zévort.** Moi, moi, mals Je ne suis pus un universitaire.jo ne suis pns méme li- cenclé ds-lettre ; il n'y pense point, disait-il à un do ses amis, inspecter ! inais ce n\u2019est pas mon métier, diriger des études, junnis je ne saurais n'y prendre \u201d On eut beaucoup de pcine à décidor » Legouvé à necepter co titre qui seme blait fait pour lui, enfin il promit.\u201cEt voilà comment, écrivalt-ll plus tard, le ler novembre 1881, je mio cou- chal lo solr on mo disant : Inepecteur énéval 1 Me voilà inépecteur général 1 St avoc des appointements encore ! Oormnient vais-je faire pour gagner mon argent, Ce qu'il AeP.11 fit aux jeunes filles de Sèvres dès cours-conférences qui \u2018chant leurs préférences pour sont de purs chefg-d'œuvre d'intérêt au point de vue pédugagique.Que de traits aimables on pourrait encore glaner dans la longue existence d'Ernest Legouvé qui répétait volon- tiere.\u2018Rien ne nOus fait autant de bion que de faire du bion.\u201d Cette maxime l'acudémicien l'a mise en pratique et léglons sont ceux qu'il obligen ; aussi, puivenu à l'ultime Journéo, il disparaît en ne Inissant der- riôre lui que regrets et bons souvenirs.Par un ordre formel mentionné dans son testament personne ne parlera sur la tombe do l'icadémicien.Jul souvent constatd, disnit-il un Jour dun de ses intimes, que les discours allongunt démésurément la triste cérdmonid co qui oblige les assistants à dejeûner trop tard.Aussi, je ne Veux pas causer 4 mes amis comune dernière munifestation de mon noi, un dérangement, ct j'ai pris mes précautions cn congéquenco.Ce sern donc bieu simplement, sans bruit et sans fracas, que s\u2019en ira vers le grand repos celut qui définissait nin- si son suprême rêve, son idéal.S'affaiblir sans faiblir, déctiner sans se plaindre Toujours l'espritserein,l'Aime can que Le Canada de Montréal voudra bien nous éclairer sur co sujet palpi.ant.PR Un citoyen gesticulait l'autre jour dan:- un -alon de la rue Sherbrouke et di-ait qu'il ne pouvait pas comprendre le seul Dieu en trois personnes des catholiques.Le meme individu, qui ne croit pas à la \"Trinité divine, croit à Uocke, À Uooke en trois personnes, M.Cooks zt en effet colonel, avocatde fa Métropolitaine et substitut du Procureur.\u2018Trois | er:on- nes en un seul Cookex On dit qu'une forte pression est oxerc-v Eur M.LT.Maréchal avocat, pour l\u2019engnger à se porter can- didut conservateur aux prochuines élections dans ln division Faint- Jacques Je On dit que Ja vente de la Canadenne a Lu Métropolitaine pourrait bien être contestée, d\u2019ici À quelque temps, jar des personnes qui ne sont pas satisfaites d\u2019avoir perdu de l'argent durs cette transaction à laquelle ont été méêlés des avocats, des agents, des financiers et quelques malins qui ont fait de bzaux bénéfices, 4 .- La pa x générale est à la veille d'ètre signée dans le camp bleu.bd he MA Ju'es Edouard Prévost a repris avec joie, dit-il, la direction de l\u2019'Av.nir du Nord, Hs C'est décidé, le ministre des Travaux Pub les l\u2019a déclaré au Parlement, Ja jolie petite ville de Valleyficld aura :on bureau de poste.#\" Reucontré rue St-Jacques, un jeu- re avocat qui nous dit : Mon savant counfrére Me Hutchins s'est, rendu coupable, dans le Star d'un mépris de Coke ! : + + M.G.A.Nantel est en route pour la France.Son journal La Nation prétend qu'il n'a jamais écrit un mot contre notre vicilie mère patrie.Ce serait trop beau si c'était vrai.Nous souhaitons à M.Nantel une punition et nous sommes sûr qu'il la recevra, c'est d'être mieux reçu sur le sol français qu'il n'a reçu lui-même quelques Frarçais émi- g1és au Canada.* x M.Stansficld s\u2019est mis dimanche matin 20 tours dans une colère épouvantablo pendant qu\u2019il lisait Le journal Lus Dénars.Il n'a pas u digérer nos articles contre sa ompagnie ct il s\u2019cet étonné qu\u2019on tolère un pareil journal dans un pays civilie(.Cel individu ne se demande pas comment on peut tolérer dans no- tro pays ea compagnie qui trompe le public.Il n\u2019a pas pensé un soul inetant à aller règler le cas de Poitras.Jamuis de la vie ! Il à préféré se ficher ct romplir en demeure do res lamentations, On en rit encore dans l\u2019avenue Lavala La succession de M.L.Z.Joncas, surintendant de la section de pêche ct de chasse du département des \u2018Terres, Forêts et Pécherles, est ar- demument désirée par quelques ama- t urs de pleotin, \u2018Tout tait espérer que ce sera un membre de la famille déjà si bien pourvue, qui obtiendra cette bonne sinécure, wx Lo barreau persiste à ne pas ju- er lo cas da mouchard Claxtonn luisse faire.Ca n'intéresse pas les avocats! A quoi bon prendrè la eine de porter une plainte.uand ce bonhomme aura sali oncore deux ou trois confrètes, on commencera à se demander 8'il n\u2019y aurait pas moyen de le dénon- ser.Oh ! la lâcheté huinaine | «x Un inspecteur )se cette question a de jeunes élèves : On est le ve-tibule du clel ?Les élèves et la directrice de l'école, B'erchent encore, sTonchatout \u2014\u2014y -GUERIT LE ENUMKE EN ON JOUR \u2018Tablettes tive B , Tendoxative inline.\u2019 Les pha 5 ~ Formed ERs : opposé à ce que le prisonnier soit \u201c« LE CANADA\u201d Nous saluonsl\u2019apparition du premier numéro du Canada.Notre nouveau confrère se présente sous uno belle apparence et avec une envie de vivre qui éclate dans ses soizo pages remplies de bonne prose et de belles annonces.Dernier venu dans le journalisme, notre confrèro ne tardera pas à y occuper uno dos premières places.M.Godfroy Langlois, le direc- teur-gérant est un des maîtres incontestés do la presse canudienne.Son expérience, res capacités et son talent ce polémiste assurent au nouvel organe qu\u2019il dirige uno importance prépondérante dans le journalisme national.- LE BAUME RMUMAL.\u2014 Que do souffrances, que d'ennuis on s'éviterait on prennnt quelques doses do BAUME RHUMAL au premier symptônie de grippe.sûr, cb sans rival.Aux Etudiants Remtde actif, Le rocrétaire général du Barreau, Me Globensky, C.R.a Lion voulu nous douner une information qui fern pluisir aux étuu:ants en droit.Lo bill du Barronu qui lors de sa deuxième leciure devant lu Légis- Inture de Québec, n été reféré au comité de légisiation, ne porte pas atteinte aux prérogatives ds étudiants actuellement gous brevet.Tl- pourront &6 présenter à l\u2019udimis- sion à la pratique conforméuient aux dispositions de l\u2019ancienne loi.Unie clauve sers inême ajoutée à cu bill pour rendro plus ciair sur ce point, gi le comité de législation le juge À propos, -\u2014-.l'avocat Cooke M.Cooke avocat ct aubstitut du procureur générat de la province de Québec voud:ait faire en petite cuisine à an guise, bien tranquillement, gans que personne le dérange et vienne souffler sur scn fou.vent comprendre le danger qu'il y a pour un avocat de In Couronno de recevoir un salaire des particu- llers.Cela peut avoir pour effet de le priver de cette attitude impa:- tiale qu'il est sensé avoir commo représentant de la Couronne.\u201c\u201c M.Cooke donne comme exen- £e que sos prédécesseurs ont suivi la même pratique.J\u2019ai pris la peine de faire une enquête auprès e quolques-uns de ses prédécesseurs et j'ai trouvé que le contraire de ce qu\u2019il avance était la vérité.Je no puis contredire absolument M.Cooke sur ce point car il pout avoir quelques connaissances de faite que j'ignore, maïs néanmoins je suis convaincu que beaucoup qui ont occupé ga situation, et parmi eux quelques-uns sont sur le Banc, n'auraient pas accepté un geulinstant une propositicn d'hom- mos d'affaires pour prendre, en raison d\u2019une rémunération privée, un plue grand intérêt dans des poursuites légales ou pour établir une conviction nvec plus de zèle qu'ils ne l'auraient fait naturellement en accomplissant leur devoir ordinairo, d\u2019après les instructions du gouvernement.Votre dévoué H.A.Hurcinxs,\u201d Il nous semble que les membres du Barreau ont une bello occa:ion de discuter un cas qui les intéresse.Si les avocats tolèrent quo le substitut de la Couronne vende À une des parties en couse dans les procès, un des rouages do lu justice, ils permettent l'introduction d\u2019un abus qui ne s\u2019est vu dans aucun pays même barbare.L'avocat de la Couronne n\u2019a pas le droit do louer ses sorvices à un plaignant.C'est une monstruosité de lnisser s\u2019introduire cette pratique dans nos mœurs judiciaires.Les avocats de la Couroune viennent d'en donner tout récemment un exemple.Nous nous de- mandona sile Barreau daignera se réveiller et prendre souci de sn di- guité, Maitre Corbeau -\u2014\u2014\u2014.\u201c ROYAL MUSKGOKA \u201d L'hôtel ** Roya: Muskoka,\u201d le lus srand et le pilus magaifiquo Chucun sait que M.Cunke sa deo grosses maing qu'il bans fort | tlégamment au bout do sv brus, : on marchant, D'une de \u201868 mains il reçoit on traitement d'nvee a de In Couronne; de l\u2019autre qui est auesi large et aussi bien faite que la première, il reçoit le prix do sas sorvices comme avocat de lu pour- : suite.Quani M.Cuoku révuit ses deux grosses mains il contemple un joli petit t:= de piastres ! Cu qui nous étonne c'est qu\u2019en contemiplant un si joli mugot, M.Cook» ne seit pus un homme satis- fuit.Il devrait voir le monde en rose ot n'avoir que lo sourire sur les lèvres.Il devrait demander la condamnation des accusés avec des accents joyeux.Aucune parole amère ne devrait eortir de er bouche.M, Couke n tout pour être un homme heuroux et il & l\u2019apparence d\u2019un citoyen nigii, mécontent.Il montre trop gan huino contre log DÉnars, ce bon petit journal qui ne lui à jamais fait de mal.C'eat vrai que M.Cuoke se fait dire des choses désagréables par ses collègues, mais ce n\u2019est pas noire fiute, Pourquoi M.Cooke n'accuse-t-1l pas lo Star qui publiait cette semaine la netite note suivanie signée de M.H.A.Hutchins, avocat.Il s\u2019agit de l'affaire Komionski dans laquelle ce bon M.Cooke a du nvouer qu\u2019il avait été l'avocat privé de ln poursuite, comine il a été celui de lu Métropulit-ine : M.II.A.Hutchins s'exprime aingi: \u2018* J'ai établi que M.Cooke s\u2019était opposé à ce qu'une caution soit accordée à Komiensky et il so plaint que ma déclaration soit fnussc.II publie une lettre de M.Bissonnette qui dans son opinion lui fournit un lon argument.Il ne Eera pas nié que, à l\u2019arrivée du Grand Connétable à Montréal avec lo prigonnicr, il fut reçu à ln gare par l\u2019avocat de In Couronne et c\u2019est 1à une preuve suffisante et une dé- monstretion du zèle inusité qui était omployé dans les procédures, ** M.Cooke ne nis pas qu\u2019il s\u2019est conduit à la résidence du juge Lafontaine dans le but de donner caution ; il ne nie pas non plus que dans une convereation subséquente avec moi par le téléphone il s'oppoza à co que la caution soit donnée.** Je possède une lettre de l\u2019officier Poulin, chef de l& etation centrale de potes ce dir là, adrezsée au juge Lafontaine, et dans laquelle il déclare qu'i!'a reçu une lettre de M.Bisgonnette, A la demande de M.Cocke, le priant de ne jas ac- copter «le caution pour Kowlensky.Jo possède également unc lettre du juge Lafontaine.à moi adressée, ot dans laquelle il déclare qu'à son arrivée À la zta\u2018ion céntrale pôur accorder cauliôn au >riconnier, Vofficies du pôsto lui a déciaré que l'avocat de ia Couronne s'opposait A metro Komierdsky sous caution.\u201cIl ce peut quo ces deux personnes tolent dane l'erreur mais leur déclaration étant rapprochée du fait que M: Cooke était À la gare t fit ses objections, qu'il me les ranamit par (éléphono et qu\u2019il les renouvela le lundi suivant devant la Cour, eufit pour conva pere ceux qui s'intéreseënt à l'affair qu'il est dans l\u2019étreur.s.* En quire et ce qui peut être est que M.Cooke d'intéray Pill, ! a déo)ar o durant tonta cette périgde i} sefvail los intérotrr de fa poursuite priv > 1Ôte) d'éLé nu Canada, ost bâti au cestre du fermeur districi des lacs Minekeka, l\u2019 \u2018 Lirosse d'Ontario \u201d (3,606 -0ù8 au-ursauz du niveau | Cola wer).Les puica de \"hots: eorpraunent wa espace de ie 150 wires.conte- naut de tougnifisues promenudes.U y jouo au iennis, golf, -roquet, eiv.Ls pêche v est axvelivnte.J'hôiel veu G® prstnier ordra sous tous lea rapports.Le gorvice des transporis ost des meitlours.Une description illustrée de ce torritoire «st envoyée gratis sur demande à J.Quinlan, D.P.A., Graud Trunk Ry., Montréal, UNE HONTE Pendant toute la durée de mon procès, In Presse de M.Berthiaume a écœuré lea honnêtes gens par le récit dénaturé et mensonger des séances de la Cour du Banc du oi, C'est une honte pour le journa- Jieme d\u2019un pays de tolérer que des faits soient dénaturés à plaisir uniqueruent pour se venger d\u2019un journaliste qui n'a pas ménagé ia Lresse, J'ai la conscience de n'avoir jamais commis d'infavaie envers la Presse.Mon journal a critiqué ses articles, sans jamais s'écarter des règles de l'honneur professionnel mais M.Berthiaume s'est vengé lâchement en tolérant que les réoits de ses reporters eoîent tronqués ou faussés.J'aurais pu poureuivre cet indigne journal et aire comparer par un tribunal ses récits dénaturés avec les dépositions recueillies par Ja eténogra- phie.Je me contente de le livrer aux mépris des gens de cœur.La Presse à recommencé vendredi sos mêmes malpropretés.\u2018 Envoyez fort il s\u2019agit des DÉDATs,\u201d répète-t-on dans l\u2019usina à Berthiaume.Mentez, mentez, il en reste toujours quelque chose, disait l\u2019autre il y a trois semaines.hh en restera de la honte rivée au journal La Presse.Ed.Charlier uation d'argent On sait aujourd\u2019hui d\u2019une façon indéniable que les avocats dela ouronne ont accepté de l'argent de la partie poursuivante dans deux procès jugés durant la session de mars.ll y a eu d'autres cas précédemment, mais nous ne parlons que des deux plus récents, ceux que tout le monde connaît.Si le Procureur-général de la province de Québeo n'intervient pas, il tolère doné que ze3 substituts augmentent leur sainire én prélovant des honoraires sur les clieñls de Ja poyyauito.Il faut ôtrb logiques alors.Prenons le ças d\u2019une grande com pa gnie qui poursull un pauvre hota- me.Elle peut payer les avocats de la Couronne et elle pi gervicè.Mâis si l'hommis pi est nstez ue pou cos E v i per 08 ons offices d\u2019ün avog ) Que roune, cal.cé que 6 Sis fou général pbfmelttait enco oh substituts de Vendre uËe pa) Topadés do lé jüsticé à là Vreuivie oils NN var N gt ae | * Les membres qu Barceau ao} Le parce qu\u2019il touche de l'argent lo du roi, 20 de l'individu poursuivi ?Du moment que les avocats do la Couronne peuvent vendre un roua- go de la justico à quelqu\u2019un, lo moins est qu'il le vende A colui qui offre le plus chor.Si c\u2019est la personne poursuivio qui est la plus riche, M.Cooke héeitera-t-il un instant ?Si l\u2019on continue à tolérer pubii- quement de pareils procédés judiciaires, ç\u2019en est fini de l\u2019équité des subatituts, ce n\u2019est plus qu\u2019une simple question d'argent.Félix Magloire \u2014\u2014 ee 00 E> FAITS-DIVERS L'ceuvre d'un incendiaire Hior soir un commencement d'incendie se déclurait chez M.Horace Hurtu bise au No 169 rue Duvernuy,.Le feu avait pris naissance dans une enve où il y avait une grande quantité de bois etde charbon.On croit que Je feu a été mis par une main criminelle.Quoiqu\u2019il en soit l\u2019incendie n été étoiut assez tôt pour éviter des dommages qui auraient été considérables suns l\u2019activité à toutes épreuves des pompiers.Nouvelle Compagnie Nous attirons Pattention de nos lecteurs sur l'annonce de la Compagnie de Prêts et d'Epargne que nous publions en Ze page.Employé de 8a Majesté condamné Joseph Goulet, charretier, employé au département de la malle royale était traduit hier matin devant le recorder par l\u2019inspocteur Duquette sous l'aceu- sation de cruauté envers les animaux.Duquette « été condamné à $5 d'amende ou à faire vingt jours de prison.Droit à la prison Alphonse Duchesneau, alins William Dupuis, âgé de 28 ans, cordonnier de son métier est retourné à la prison pour deux mois après une absence de près de deux ans du même endroit.Dupuis à été trouvé coupable devant le fage Lafontaine d'avoir volé vendredi soir un pantalon neuf A ln porte dut magasin de M.Coutlée, rue Notre- Dame.Tramways Tier, vera 6.30, un char do lu rue Sainte-Catherine a déraillé devant le poste des pompiers, à côté de In rue Bleury.Li circulation des tramways A étu interrompue dans les deux sens pendant quelques instants.Chansonnier nouveau Vient de paraître La Gaiclé, recueil de chansonuettes comiques, contenant les principaux succès de nos chanteurs français et canadiens.Prix 25 cts.Jn vente chez les marchauds de musiq::e, les libraires et clez l éditeur Edmond Hardy 1686, rue Notre-Dame, expédié franco.J Chute sur le trottoir David Rosenbam, figé de 20 ansa fait une pénible chute sur le trottoir hier à midi en glissant sur Ia neizge, T1 s'est brisé un pied.L'ambulance transporté le blessé à l'hôpital Général où il a été soigné.Moseuban demeure au Ne.68 rue St-Urbain, Incendies Vers deux heures, hier après-midi, les pompiers de la station No.14 ont été appelés À éteindre un commencement d'incendie chez M.Trudel, an No.248 rue Island, Un tuyau surchauffé en aurait été la cause, Un autre incendie s\u2019est déclaré vers six heures dans une chambre à coucher au Nu.443 rue Saint-Dominique, chez M.Aifreld Trigg.Les dommages ont ét assez assez sérieux cle part ct d'autre, Au Banc du Rol Le procès de Carlin, accusé de conspiration contre ln Cie du Pacifique Cnnadien, a occupé toute In journée d'hior la Cour de Banc du Roi.Le détective Pontbrun « été le principal téroin ut co n'est que vers 4 heures que M.Albert B.Boyd, agent général de Pagenco de détective *\u2018 Thiel, \u201d ost entré daus la boîte aux témoins.À cing heures is cour à ajourné lu séance à lundi inatin à 10 heures, Cuisine française Nous sommes houreux d'annoncer à nos abonnés qu'une lacune vient d'âôtre combléo dans notre bonno ville de Montréal.On parle beaucoup de la bonne cuisine française ; tous coux qui out vécu à Paris reviennent avec des récits qui nous mettent l\u2019eau à la bouche.Plusieurs tentatives ont été faites pour nous faire connaitre cette fameuse bonne cuisinefrançaise.Mais quand on se met à table le seul aspect du service ot des micts vous fait\u201cdire : \u2018 Ce n'est pas celn 1\u201d M.li.Girardot, un Français qui est expert en l\u2019art si apprécié de in Lonne charcuterie, ouvre demain lundi une maison qui sera sans rivale non scule- ment À Montréal, mais dans tout le Canada.Nous publions son annonce en 2e page, et nous voulons ajouter que M.Girardot s\u2019est adjoint deux chefs diplomés de cuisine, AM.Patouillet frères, qui vont nous apprendre co que sont los bons rôtis françale, l'art de préparer les viandes, la science de la cuisine bourgeoise.La maison E.Girardot se charge de préparer ies repas sur commande et de iriger lo service de In table, Elle fait porter en ville les mets qui sortiront de ea cuisine, .Chacun voudra goûter sa charcu- erie.Chez le Récorder M, Alfred Guénette était traduit do- vant le recorder Weir hier matin sous l'accusation d'avoir tonu iin bureau d'agence d'immeuble, au No.503 rue Craig, sans avuir obtenu le permis né- cèssaire.M.Guénette plaide non cou- Pable et sou procès est remis à demain matin: Pour assaut Le fuit d'aspaillir un constable est gonslddrg comme très grave.Dolphis ardé, Afé do 20 Âhs, domicilié fue Gnite, gost rendu coupable de catte pllonse véndredi soir en assaillant lo constable de Bellefeuille, ot s'est vu hier matin à Qeux jugls de Prog o Jue plus 8 ¥ sgn abdolue plus $5 d'amiendd 6 phys autres mole.° amends ou A l'hôpital Notre-Dame Laaixidme causprio eur l'hygiène et Hngdecine pratiqué sera donnée aux tbneétés et aux amis de l'hô pitg] Nol ht ive, mhercredi 19 8 Ls ind 176.Dir 8, , LOU se ri Jpères 1 dh ONL pslster A cotto cause- it 18 \u2018sujot sera: \u201cHygidue et Sa Seront les bièn- F de fainiilés er aux enfants, Mi Lachapelle, = To En deull M, Jules Pony, libraire vient d'ap- rendre le décès de son frère M.Henri ony, deuxidme maitre de marine a St-Sorvan, Nos condoléances, Deux morts subites Edouard Cooper, journalier Agé de 60 ans est mort subitement hier matin À l\u2019établissement de M.Cameron Duncan, au No.27 rue St-Sacremont, où il étuit employé.Lo coroner a disposé du corps après enquôte \u2018\u2018ex-parte.John Kilchen, figé d'une quarantaine d'années est également mort subite- meut hier matin au moment où il se mettait nu bain à son domicile au No.945 rue St-Urbain.Le coroner à disposé du corps après uno enquête \u2018\u2019ox- parte \" étant faite.Li maladio de cœur serait In cause de cus deux morts subites.Deux étoiles du matin Marguerite Kennedy, âgée de 22 ans et Life Martin, Agde de 21 ans, demeurant toutes deux avenue Mont- Royal, se promenait d'un pas tranquille eb lent vers trois heures hier matin dans ln rue St-Laurent et ont éveillé l'attention d'un constable qui les a conduites au poste de police sous l\u2019accusation de vugabondage.Elles ont été condamnées par le recorder Weir a passer lo mols d'avril on prison et de plus à payer $10 d'amende ou à faire deux autres mois de prison.Non Servian Plusieurs de nos lecteurs nous ayant demandé de reproduire l\u2019article du Si- Gnal dont nous avons parlé dans notre dernier numéro, nous nous faisons un plaisir d'accéder à leur désir.L'auteur ne pourra qu'être flatté de se relire à six ans de distance, Nous sommes catholiques, nous nous voulons rester catholiques, mais en préronce des récentes manifestations cléricales en faveur du parti T'ory, nous nous demandons 8i vraiment vous sommes encore enfiuts de l'Eglise.Il est inutile de se dissimuler \u2018es choses, les libéraux Cunadiens-français subissent en ce momont l\u2019éviction religieuse comme les fermiers Irlandais ont subi naguèro l\u2019éviction agraire.En d'autres termes, le clergé nuus met | brutalement à la porte de l\u2019Eglise, les tories restentsculs sur les saints parvis.Jusqu'au 23 juin nous avions été tolCrés, mais denuis In dute fa- tule où la viville province frauçai- se et catholique de Québec s\u2019est ralliée A Wilfrid Laurier, nous avons été engloutis dans un déluge de malédictions et d\u2019anathimes.Les mandernents succèdent aux mandomente, les circulaires aux circulaires.Rome, il est vrai, n\u2019a pas encore parlé.Qu'importe ! Des profondeurs de St-Boniface, de Chicoutimi, de Rimoueki, des Trois- Rivières, nous arrivent régulièrement à chaque courrier des documents roproduits avec fracas dans la presto tory ct où,sous prétexte de protester contre le règlement gco- laire, l\u2019Epiecopat nous écrase de son mépris et de son dédain.Pourquoi coite aigreur ?Les libéraux n\u2019ont jamais cessé do se réclamer de l\u2019I£glise catholique.Ils fréquentent les sacrements et puyent la dime.Dans les œuvres de oharité, on les veit figurer tout autant que ces bons tories.Dans la vie privée nous ne croyons pas qu'ils soient plua vulnérables que leurs adver-aire-e Il y a autant de vocations reilgicuses dans les familles libérn:es que dans les familles tories.Nous le demandons encore ; pourquoi cette rage contre les libéraux ?pourquoi cette aigreur ?Nous allons le dire franchement.Dans toutes les questions libres (et les questions politiqaes tombent dans cette catégorie) les libéraux, dans tous les temps et dans tous les pays ont manifesté un certain cs- prit d'indépendance.Là où la conscience no mettra pas d'entraves à l'exercice du libre arbitre, on ne Vorra jamais un libéral gubordon- ner en volonté, son opinion et son vote aux caprices des grands de la terre.C\u2019est au contraire le propre du tory de ramper, de flagorner et d\u2019être hypocritement serviie même dans les ohozes qui sont du pur domaine politique.Le 23 juin, les libéraux do la Province de Québec n\u2019ont pas voulu se jeter dons les bras do le trio d\u2019incapables, Angere-Taillon-Des jardins, pour satisfaire les passions politiques d\u2019un jeune prélat exalté et assoiffé de notoriété, Les dépôches à sensation de.St- Boniface, qualifiant de traîtres, de renégats ceux qui no voulaient pas faire vivre aux dépens du pays les Bernier et les Larivière, firent to0.- rire de pitié les électeurs soucioux de leur dignité.Le mandument À double sens paru dans les der- nidres semaines qui précéddrent la votation fut la dernière goutto qui fit déborder lo vase, Les libéraux se réveilldrent de leur torpeur ct donndrent au oler- g6 en présence de ces provocations inqualifiables une grande leçon de patriotisme.Pour la premidre fois dans l\u2019histoire du Canada, dopuis la cession, ils placèrent à la têto du gouvernement un compatriote ot un coréligionnaire.Le olergé n'a pas su tirer parti de cette leçon de patriotisme qui Jui fat donnée.Au contraire, In défaite qu'il a essuyée li rendu plus arrofant et plus cassant.1) n goute en ce moment que sa co- lèré qui est toujours mauvaise conseillère.Voilà pourquoi les mandenients nous tombent sur la foto dfus como grêle.J usqu\u2019à e bo M.Bourgeault qui profite de là \u2018mort de l'archevêque de Montréal pouf pots dénoncer ! Nous admetfons volontiers que l\u2019Eglise Catholique au Canada est forte, vi oureusé, puissante.- NN.£8.les lvêques croient pout-être que les proportions du temple sont trop étroites pour contenir les fidà- 1e de notre paye.Leur couduite- + depuis le 23 juin nous a mis sous l'impression que le sort des libé raux étaitecellé et queletemps était venu où ils devaiont en être igno- miniousement chassés pour donner aux phalanges tories toute In place, depuis la nef jusqu\u2019au portique.Nous nous permettrons de dire A NN.58.les Ilvéques que les libéraux resteront malgré tout des catholiques sinodres et convaincus, Ni leg menaces, ni les provocutions, ni les anathèmes ne leur feront céder le pas à ceux qui veulent monopoliser l\u2019Eglise.Chaque fois U'un évêque dira à un libéral : ois tory! il lui sera répondu : Non serviam ! Monitor souscription publique Le procès des DÉBATS devas.t recommencer très prochainement, nos amis nous envoient eucore quelques subsides que nous acceptons avec reconnaissance, Cette semaine, un ami de la boune cause nous a remls $10, dont nous le remercions chaleureusement, Les Débats GRAND SUCOÈS, \u2014 Dans le traitement de In coqueluche, les mères du familles emploieront avec succès le BAUME RHUMAL, recommandé par tous les médecins.Seulement 25 cents, Dr F.X.PLOUFFE 408 Avenue de F'Hotel de Ville e\u2014MONTREAL Spécialité : Maladies Spécitiques.Heures de Bureau : De 8 À to hrs a.m.de 2 À 4 hrs p.m.et de 6 À 8 hrs p.m- Tel.Bell, Est 1633.Marchande 143 Aronson & Rutenberg Preteurs sur Gazes 601 Tue CRAIG Argent à prêter sur Diamants.Hijouteries, Montres, Vêtements, Fourrures, Marchandises sèches et de toutes sortes.P.S.\u2014A vendre, un lot de Coutellerie non dégagé, en argent sterling, À goc par once, ainsi qu\u2019une quantité de montres en argent pour dames ct messieurs, À être vendues à f2 50, Ouvert Jusqu'à 8 hrs p.m.+ t Hotel Riendeau ARTHUR TANGUAY, Prop.08-60 Place Jacques-Cartier Vis-à-vis de l'Hôtel de Ville MONTREAT, Téléphone Dell Main 1453 JULES HIRTZ HA HRAMACIEN Coin do Ia rue Craig ec Cote du lu Place d'Armos MONTREAL Drogues, Produits Pharmaceutiques, Parlumerie, Articles de Toilette, etc.: Prescriptions Frangaises et Etrangères une Spécinlité.J.A.IL ST.DENIS.Oscar HEBERT St-Denis & Hebert NOTAIRES 58 RUE SAINT-JACQUES Argent A prêter sur Lypothèque, Médecin Opticien Gradué aux Etats.Unis.= s À L'INSTITUT D'OPTIQUE AMERICAIN 1854, Ste-Catherine, 1854, coin Cadieux MONTREAL et ajustés selon la FORCE de la pour bien voir rentormy es Nerfs Optiques et Guérison d\u2019 eux, #2-Exmen Qratis dela VOR.Ouvert nuit.Dimanche de 1 à 4 pom.Qualité es ecrantis, AVIS\u2014Envoyez-tious par la POSTR vos vieilles LUNETTES \u201cPince nez\u201d avec DECOR.TION de leurs DRFAUTS : au fetour, vous recevrez nos VERRES OPTIQUES, solidement fixés à neuf dans vos nnclennes monture \u20ac Prix $1.00 comptant, enregistrement et frais de.Poste compris, Canada, X.U.A.Politiques et Les Annales Littéraires La meilleure Revue Française Hebdomadaire.Littérature, Art, Musique et Sclence.Nombreux icOurs avec prix.Supplément gratuit * LA VEILLER.Atonneiment pour le cÉnnda, +5 par an, Admivistration : 15 rue St-Georges, PARIS Là Bonne usin your Tou Journal Bi-Mensuel Abonnement $1.60 pour le Canada.Administration : 7 rue da Lille, PARIS.jour et ravas: Joseph Archambault, b.L.B.AVOGAT 7la rue Saint-Jacques Mulson Fondée cn 1853 ® Chas, LAVALLEE Successeur de A.Lavallée 35 COTR ST-LAMBRRT, Montréal Importateur A'Inst de pee ue ct ée Musique en Feuille.2.14.\u20ac L'assortiment le plus .nada, p complet au Ca D cement de musique en feull sous la direction de Mine À.Reber! te Ka veufe dans tous les pharmacies.Le paquet de sc suffit pour une Indisposition ordinaire, La boutellie de famille, 6oc, contient un traitement pout unan.\u2014 Tw rmal est publié par | Cle Cauadieune de Publicité, Montréal 25 r=8 Salnt-Skcques Armand Doin (Etabli depuis 40 ans.) 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