Les Débats, 22 mars 1903, dimanche 22 mars 1903
[" F #me ANNEE, Mo 174 Annonces, Réclames, Faits-Divers S'adresser dirsoatement A l'Administration des \u201c DEBATS\" 25 Rue Saint-Jacques MONTREAL, P.Q Tel Bell, Main 3840 REDACTION Tous les jours de 10 hrs a.m.À 6 hrs p.m, Samedi jusqu'à minuit, - Bolte Postale 2188 Les manuscrits non Insérés sont rendus sur demande.Les articles scront signés et les auteurs responsables.' JOURNAL jay \u2014\u2014\u2014 * ie INDEPENDANT Le Can Monrnæaz, (à domicile, aa = j 22 Mars 1963 Numéro : - - - 2 Sous ABONNEMENTS par poste.$1.50 par an ADA Nr ETATS-UnIS8.1.00 ETRANGER.002000 00000000 2.60 Htelier: 1595 et 1597 rue Ontarle Coin Avenue XXotel-de-Vilie Tel.Bell, Est 1121 Parait le Samedi a 8 hrs pam.Le Dimanche a 6 hrs a.m.Remerciements Privé de ma liberté pendant dix jours, il ne m\u2019a pas été possible de eurveiller la rédaction et la composition des deux derniers numé- xos des DÉBATS.Je remercie les amis dévoués qui, durant mon absence forcée, ont bien voulu mettre gracieusement à ma disposition leur compétence et leur talent pour assurer la publication de notre journal.Je remercie également nus lecteurs d\u2019avoir contribué eux aussi A assurer l'oxistence des DÉBaTs on l\u2019achetant avec plus d\u2019empressement que par le passé.Depuis que notre journal exi:te, nous: n'avions jamais atteint la moyenne de vente 8 » ler.® INE YN h PERI MM.Charlier et Willems.Maison tenta de créer dans le public cette légende ridicule que LEs (DEBATS, le petit journal frondeur et libre parleur, avait tenté de faire chanter la Métropolitaine.À aucun moment on ne put établir, non pas d\u2019une façon précise, mais seulement d\u2019une manière indécise, qu\u2019il y avait eu deux complices décidés à commettre une action infamante, contraire aux plus aimples principes de l'honnêteté, contraires à l'honneur du journalisme.L'acousation fit tous mes efforts, usa de tout son pouvoir, de toutes les arguties de la loi pour baillon- ner In défense.La Métropolitaine voulsit nous empêcher de parler, Ja Couronne aurait voulu nous condamner À huis c'os et enns nous entendre.Lo public fut iudigné, révolté, et quand Maître Désuulniers invoqua les grands principes de l\u2019humanité, cette révolte des âmes et cette indignité longtemps cuntenue, éclatèrent en vigouroux applaudissements qui déconcertèrent sans les décourager, ces bons aubstituts du procureur.Si les accusés n\u2019avaient pas eu la certitude de leur innocence et qu'elle finirait par éclater au grand jour, ils auraient pu désespérer de In justice humaine.Mais les avocats les réconfortaient et le témoignage de Mme Charlier fut le commencement de la vérité qui se fuisait jour, qui amena la paix dans leur esprit et lour fit entrevoir que jamais douze liommes ne pourraient d\u2019un commun ensemble les trouver coupables de conspiration.Quand M.Charlier eut fait sa déposition avec loyauté et sincérité, il ne restait plus de doute dans les esprits désireux de connatire la vérité ct l'honorable juge Würtele lui-même comprit que l\u2019accu- gation ne reposait que sur des sup- po-ilions et des conjectures.Pendant cinq jours, on put se demander si l'on vivait eu pleine lumière du XXe siècle ou si brusquement l\u2019humanité avaït reculé jusqu\u2019à la barbarie du Moyen Age.Ah ! que les avocats des accusés furent dignes.Comme l'assistance admirait leur sang-froid, leur ténacité, leur lutte obstinée contre le mauvais vouloir des avocats de la Couronne ot do la Métropolitaine.Du substitut Cooke nous n\u2019avons rien À dire ; il fit ce qu'il crut peut- Etre son devoir d'avocat de la Couronne et de la puissante compagnie ; il a bien gagné son double salaire parce qu\u2019il est resté à peu près dans Ja cause en la présentant naturellement ou jury sous un jour défavorable pour les accusés.Muis le rubstitut Lewieux peut ss vautor d\u2019avoir entassé durant tout le procès et pendant son adresse aux jurés, tout ce que la mauvaise fui peut inventer de piro pour sulir deux accusés, mais surtout M.Charlier.Sans autre motif qu\u2019une rancune personnelle et une haine mal dissimulée contre le propriétaire des DrsaTs, il a écœuré l'assistance, On n'aurait jamais cru qu'un défenseur de in société, put employer des moyens aussi indi- gues, aussi bas, ausai lâchos, auesi mensongers, pour demander la condamnation de personnes qui avaiont droit au respect de la justice.Et ici nous ne fnisons que lui renvoyer les injures qu\u2019il à adressées en toute impunité à Mme Charlier et À son mari.Si c\u2019est avec ces moyens-là qu\u2019un procureur peut cnvoyer des gens au pénitencier ou à In patence, on so demande quelle conscience il peut avoir et quel calme doit rà- gner dans son âme.Cicéron disait que l\u2019avocat, quo l\u2019orateur, était le \u2018\u201cvir bonus dicen- di peritus.\u201d Les défonseurs des DE- DATS Ont été ces hommes de bien exercés dans l'art dela parale.Deviione-nous être punis do la prison perpétuelle, jamais nous ne recon- naitrons ces qualités aux substituts de la Couronne,MM.Cook et R.Lemieux.La conscience publique s\u2019est révoltée et un homme d'une droiture simple, d\u2019une grandeur d\u2019Ame pou ordinaire, s\u2019est levé de son banc de juré.Cet homme mérite que son nom passe À la postérité et fasse École.Cet homme est célèbre au- jourd\u2019hui, c\u2019est le juré Firmin Boyer l a arrêté des flots de fiel et de venin, do in bave et un déluge d\u2019immondices, les cataractes des acousations mensongères par ces mots d'une mnjosté qui n\u2019a pas d\u2019ex- omple dans l'antiquité : \u2018\u201cLe temps est précieux, votre Honneur, on en à assez de ces histoires-1a | Firmin Boyer, c'est la voix du peuple et par conséquent la voix e Dieu qui a parlé par votre bouche.Vous avez été le Justicier, que votre nom soit vénéré dans les familles Canadiennes ! Anatole Franco aurait dit de vous : Firmin Boyer à été un moment de la Concoience Humaine | ._ _ Les Débats Magnanimité patronalei + Lo gros commebtauh au caissier.\u2014 O'\u2019est aujourd'hui mon anniversaire ; Yous powrrez, ainsi que les commis, vous en aller un peu plas tb t - Le cnissier.\u2014Oe serait difficile : il ost déjà plus de huit heurés du soir.GARE LA \u201cForanla bombe qui va éclater.BOMBE !! La Métropolitaine essaye en vin d\u2019éteindre la mèche de Voltaire et M.Lemieux On nous excusera de nommer le grand homme lo premier, mais c'est déjà faire beaucoup d'honneur au second que d\u2019accoler sa personnalité à l\u2019inmortel génie qui a illustré le XVIIIe siècle ! Durant le procès qui a été fait, non par Ja Couronne, mais par la Métropolitaine contre Charlier, il s'est dit un tags de bôtiges qui auraient fuit éclater do rire,en d\u2019autres circonstances, l'auditoire le moins facile à dérider.L'avocat Lemicax notamment a joué avec grâco du calembour.Sa conscience était si calme, la majesté de la justice lui imposait un si grand respect qu\u2019il a passé du coq à l\u2019Ane avec une facilité merveilleuse, sans se soucier qu'il s\u2019a- giesait d\u2019une accusation passible de plusieurs années de pénitencier et qu'il avrait au moins da conserver une apparence calme et digne.Ce beau parleur qui aime à entendre résonner son organe dans les salles des clubs, s\u2019est cru obligé d\u2019élover le diapason de sn voix comme s'il s'était troavé sur un husting et s'il parlait À des sourds.A un momont, sans sourciller, aver l'assurance que donne un savoir onoyclopédique, il a invoqué le nom de Voitaire et il l\u2019a fait sans aucun souci de la vérité littéraire.Sachant que le nom du grand philosophe n\u2019est pas en odeur de sainteté parmi le clergé catholique et estimant que co nom jeté en pa- ture À un jury pouvait faire envoyer aux galères des innocents, il a 0s6 dire: \u2018\u2018 Voltaire, Messieurs, ce compatriote de M.Charlier, aui a dit : mentez, mentez, il en restera toujours quelque choze !.\" Pauvre Voltaire ! que do Lemioux lui en ont mis sur le dos et qu\u2019il faut-qu'il soit bien mort ce bon Arouet pour ne pas protoster, en sortant da Panthéon et en venant prendre par l\u2019oreille ces petits sots ot les ramener sur les bancs de l\u2019école, - Nous allons vous rendre un service M.Lemieux.Si jamais le procès recommenco,demnndez comme c\u2019est votre droit d\u2019avocat do la Métropolitdine, la .condamration de Charlier, mais n'éjoutez pas à l'ennui qu\u2019à rouvera ce journaliste d\u2019être\u2018 à la burro des acousés, le châtiment de vous entendre dire des inepties.Songez que cet homme a été pendant quatorze années professeur et que vous pourriez encore à volre Age, suivre avec fruit #e3 leçons.No dites plus de bôtises du genre de celle de Voltaire.Ne fails plus le bel esprit.C\u2019est un contemporain do Voltaire, un autre génie, Caron de Beaumarchais, 2 jamais illustre pour avoir donné au théâtre le Barbier de Séville le Mariage de Figaro, Turcaret ete, qui dans le Barbier a écrit cette belle scène de la calomnie: \u2018* Calomniez, calomniez il en reste toujours quelque chose!\u201d Lo grand compositeur Rossini a mis le Barbier on musique et l'air de la Calomnie est un des plus célèbres de son opéra.Apprenez-le, M.Lemieux, vous avez une belle voix, vous ouvrez un large beo, ce serait dommage de ne pas vous entendre chanter du Rossini, Prenez des \u2018legons de Ben Tayoux ; il ést si content de vous Avoir entendu déblatérer sur deux de se8 compatriotes, \u201cVoltaire ct son talent à votre disposition.Jullien Verronneau À a, Charlier, qu\u2019il mettra gratuitement A Tropes de Denys Si l\u2019on voulait prendre une à une toutes les cocasseries débitées au cours du procès Charlier, on en ferait un volume qu'on pourrait vendre au profit de la Ligue de l'Enseignement.Le substitut du procureur-géné- rai, l'avocat de la Métropolitaine, le député de Gaspé, M.Rodolphe Lemieux, puisqu\u2019il faut l\u2019appeler par son nom, a fait dans son adres- 8e au jury, une macédoine que la sténographie aurait bien df conserver à In postérité.Ce Brillant libéral, une des colonnes du parti rouge dans la province de Québec, a fait allu ion à cetto vieille histoire de Dreyfus et B'ost (crié : \u201cIl y n aussi des trat- tres dana l\u2019arméo frangaise, souve- nez-vous de Dreyfus messieurs lez juréa ! \u201d Ainsi un jeune député, un libéral, un avocat, un homme qui de- vralt avoir une Inrgeur de vues remarquable, croit encore sérieuge- mont à lu culpabilité de Dreyfus et il ne craînt pas de se servir de cet argumont ueé, vidé, pour con- vainore de conspiration deux per- Bonnes contre lesquelles rien n'a pu être prouvé.Cela donne une fière idée de M.Lemieux que de l'entendre invoquer la trahison de Dreyfus ! Si ce brillant jeune homme s'était trouvé à Paris, nous savons aujourd\u2019hui que ce libéral aurait été du oôté des Mercier, Boideffre, de Pellieux, du Paty du Clam, colonel Henry, ma- Jor Esterhazy, Rochefort, Drumont, tous compromis ou méprisés au- jourd\u2019hui par ce qui est respeota ble en France.\u2019 M.R.Lemieux n\u2019aurait pas 616 du parti desSheurer Kestner, d\u2019Anatole Franco, des avocats Demanso et Labori, dos Clémenceau, d'es icard, des Zola, de tous les juges de lu Cour de Cassation, de tous les professeurs de l\u2019école des Chartes et des maîtres de l\u2019école Polytechnique, eto.: M.Lemieux aurait, lui aussi, donné la main au bandit Esterhnsy, le soul traître, reconnu, avéré, le seul qui ait sali l\u2019uniforrae français en livrant les secrets de l\u2019armés au major allemand de Schwartzkoppen.Tout le monde sait cela aujour- d\u2019hui, M.Lemieux.La légende de Droyfus est bien finie, ne cher- pas d\u2019effets oratoires en remuant ce passé, vous feriez hnuszer les épaules à ceux vous ignorez.Pierre Vieuxtemps pas do guérisons radicales BAUME UMA Bernier au Pole Nord À juger par la liste de provisions et de c5nforts pour son expédition polsiro, Mreite à fumer durant les lon civilisation.boîtes de cigarettes \u2018\u201c Sweet Caporal \u201d qui ne manqueront pas d\u2019a- douoir les désagrements d'un sér jour dans les régions du Pole Nord: Pp : * qui savent ce que BAUME RHUMAL.\u2014 Dans les affections des voies respiratoires il n'est plus promptes et plus que colles préréos à l\u2019aide du ernier attache une- grande importance à ce que ses .ommes aientau moins une.pipe de bon tabac ou une bonne ciga- mois d'isolement, loin ide notre Sous l\u2019item \u2018* Divers \u201d nous trou- yons une.commande de 10,000 : PR & 3 > #4 ni Xe ME à podse cts: cour cest ams ga le AREAS RS arts Te NEA SARE me Is A rad ay > = \u2014 oN | «À ar .Voyait À côté da lit blanc, une pe- } Evrle mur, des images horrible.3 .2 LES DEBATS, 22 MARS 1903.AVIS Ceux de nos lecteurs qui ne pourraient se procurer LES DÉBATS, le dimanche, dans nos dépots, sont informés que notre journal est cn vente toute la semaine a notre succursale centrale, chez M.À.Yon, 1892 rue Sainte-Catherine.Les petits vendeurs pourront aussi se procurer notrc journal, le dimanche, au magasin de M.Yon, I.AUMINISTRATION, * son Portrait Ah ! vous voulez vous marier ?.Et les trois vieilles filles s\u2019approchèrent de moi ct vinrent me regarder gous !e n-z avec curiosité.\u2014Pauvre enfant, fit l\u2019aînée, une longue vieille rèche, tuuto ratatinée avec un bouquet de poil au menton, co qui lui dounait l'air d\u2019un matou en colère.De sa patte desséchee comme un parchemin, eile fit mine d\u2019essuyer une larme absente.\u2014 N'est-ce paz Philomène ?\u2026.L'inter;-ellée leva vois le ciol ses grands bras de nioulin à vent.\u2014C\u2019est ben de valeur de faite, bon Jésus !.Quand on est ben ou devrait y ro:ter\u2026 T'us lu vie gu- EnCe pourquoi que tu te 1mettrais un homme su les bras.Quelle en- gean:e, ma fille, si tu ravaigl.Tu te morfonds pour plaire à ça, tu travailies comme une mercenui- re, tu pus-es les journées & démor- ver log enfants et la nuit à lea jro- mener dens tes bras, tandis que ton mari court la prétentaine svec quelque petite Cvaporée du quartier.Ca ivrogne, ça fume, ça crache, ça blasphéwe, ca vous bat comm: du blé.T'as pus besoin de rire, c'est la vérité que je te dis là.Je fais pas de roman, mob, mais quund j+ vois une pauvre foile qui vase met- trele collier au cou je l'avertis et je crois lui faire une charité.Tu viendras me trouver en braillant: \u2018\u201cManzelle Philaméne vous aviez bien raison, si je vous uvuis écoutée.\u201d Muis voilà, on ue croit pas la vieille expérience, on ee fie aux menteries d\u2019un joli monsieur qui vous a déjà enjolée, pis on se lance dans le mariuge leg yeux fermés.Mais quosque t'as donc toi Angélique, to vla figée ; l\u2019anvales comme si l'avait quelque chose su l'estomac.Regardez douc cts folle ei elle cst blôme ! Angélique la plus jeune des trois vieilles filles pouvait avoir ciu- quante ans.Vêtue d\u2019une robe de cachemire noir rApé, elle sombluit porter le deuil de quelque lointain souvenir.Son visage juuni comine les grainsivoirés d\u2019un\u2019chapelet uss par le froltement des doigts, était encadré de cheveux blancs ondulés.Par comparaison avec ges deux sœurs elle avnit l\u2019air d\u2019une duches- ge.Plusieurs fuis pendant la viru- lento sortie de ex Eœur contre le muringe, j'avais cru voir pâlir davantage son beau vi nage douloureux, un tremblement nerveux lu eecounit toute.Pour dissimuler son \u20acmoti.n, elle s\u2019était mise A repriser du vieux linge.Assise près do la fenêtre, son aiguille courait fébrile, précipitée comme son pauvre cœur qui soulevait l'étroit corsage de petites vagues courtes comme à \u2018approche du gros tempa.Ses yeux, derrière ses lunottes aux verres grossiesants, ve noyaient de larmes.Mais souduin, le bras qui faisait si ulertement courir l'aiguille demmeura immobile ; les yeux se ilatèrent démesurément.C'est à ce moment que Philomène s\u2019aper- put du maluise de sa sceur.\u2014Bon, la v'la qui retimbe dans son mal.Mais Angélique par un effort de volonté parvint A se ressaisir.Ra- Buyant ses yeux elle ge remit à l'ouvrage.C'est toujours comme ça, grogna Philomène.quand ges vieux Fouvenirs \u2018ln repoignent.Dopuis trente ans que ça durel\u2026 Encore un homme qui est l'auteur de tout ce nal.- \u2014Mnis voyons, fit l\u2019afnée, l'heure de partir pour le marché est arrivé.Philomène as-tu les paniers ?Angélique sois rnisonnable, ns passe pas la journée à pleurer encore | Campéo devant un vieux miroir accroché au mur,elle attachait gra- Yement sous son menton poilu los bribes d\u2019un bonnet fantastique, es- Ppèce de casserole surmontée d\u2019un panache, âgé d\u2019un demi-siècle.\u2014Manzelle, tâchez de la raisonner un pou, elle se fait mourir, Et Bans rancune, je n'ai pas dit ça pour vous faire de la peine, Angélique il faudra que tu manges.t mientends 4 5 Y Majestueusement son cachemire, drapée dans Philomène prit la rampo de l'escalier, suivie de sa vieille sœur qui allait cdlopin clo- pant, son grand corps osseux tout penché sur un côté comme un navire désemparé.À chaque palior elles s'arrétalent pour crier une recommandation.urtout n'oublie pas Minette! Ayrose les fleurs! Prend un petit ain ! Le bruit des pas inégaux Wétel- Jo contemplais ce logis étrange d vieille filles, Toto, chambres ouvraient sur la ouisins et lon tite chapelle où reposait un Jéa on cire ontouré de ours en.hy ment coloriées, de: ouvrag A en lair.ee, des bannières brodées.Una moëlieuse chaise berceuss trônait daus l\u2019embrasure de Is feuêtre, occupée présentement par le tyran de la maison un chat, qui scinblait dormir dans un rêve sans fiu comn- me un ephinx allongé au fond des déserts roux.Une utmosphère tiède et repo-(e où seul le tic-tac lourd de l'horloge déplacçait un peu de silence.La vieill« Angélique leva eur woi ses grands yeux duux.Il ne faudrait pas que vous écou- tirz mes sœurs.Si le bonheur s'offre à vous ne le méprisez pas.Ce silence, ce caline vanté dez existences solitaires ne suffit pas à remplir le coeur, allez!.Ln seule rairos, pour nous, femmes, de vivre c\u2019est de :e dévoueren aimant.Toutes les autres jouissances gang cclle-)à ne nous eut de rien \u2026 Saule, toujour: seule.Vous ne comprenez pas toute l'horreur que j'éprouve de cet isolement que 1203 -ŒuUr= niwent tant.Quand des e :fante bouclés d\u2019or passent dans l-a bras de leur mère, et qu'ils lèvent sur moi leurs yeux d\u2019anges rezsemblunt à des étoiles tombées du ciel, je pleure alors le paradis que j'ai perdu.Je voudrais sentir autour de mon cou l\u2019étreinte de c 8 bras potelés, je voudrais m\u2019entendre appeler Maman L.\u2026.Si je rencontre un LELE sur la rue, join de la servante ou de la tre, je le prends dans mes bras, je le couvre de buisers fous et je le gerre si fort contre moi, que le petit, s\u2019écrie en pleurant : * Tu me fais mall\u201d Et Je me snuve ufflulée avec de quoi vivre pour une semaine.Ah! mieux vaut souffrir, Ke faire torturer même, que d\u2019être enterrée toute vivant: dans ce tombeau d'inuiffé- rence et do froideur od se momi- fleut mes pauvres -œura !\u2026.Ah! que ne donnerai-ja pour pouvoir passer mes nuits à agiter un berceau.Mais je doi: vous dire, Mademoizelle, que ce n\u2019est pus noi qui ue suis fait ce triste deatin, Ju n'ai pas, comme mea s@ur
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