Les Débats, 1 mars 1903, dimanche 1 mars 1903
[" ame ANNEE, No 171 Annonces, Réclames, Faits-Divers £'adresser directement po on des \"\u201cDEBATS\" «oc dint=Jacques \u201cREAL, P.Q' Tel.Belle » «ss .-.U Boite Postale 2188 REDACTION Tous les jours de 10 hrs a.m.à 6 hrs p.m, Samodi jusqu'à minuit.Les manuscrits non insérés sont rendus sur demande.Les articles seront signés et les auteurs responsables, JOURNAL INDÉPENDANT tive RL remet ler Mars 1903 \u2014 Le Numéro : - - - 2 Sous ABONNEMENTS Moxrruar, (à domicile, par poate.$1.50 par an OANADA ET Erars-Unis.1.00 ETRANGER.6.2 00000000 00000000 1.50 Fiteliers 1595 et 1597 rue Ontario Coiu Avenue Motel-de-Ville Tel.Bell, Est 1121 Parait le Samedi a 8 hra p.m.Le Dimanche a 6 hrs adhe \u201cLes Débats \u201d et La Metoopolitain Les procedés de la compagnie à notre égard.\u2014Tentatives d\u2019intimidation.\u2014Les ma- nœuvres des agents a Montreal et en province.La Métropolitaine se sert du nom de nos évé- ques.\u2014Juifs et catholiques.COMMENCEMENT DE PREUVES N'ayant pu nous empêzher de parler en nous impliquant dans une conspirstion À dormir debout, Le Metropolitan emploie tous les moyens pour arrêter notre campa- @ne contro ses procédés à l'égard du public.Sumodi dernier dans, la soirée, la compagnie américaine essayait d\u2019obtenir une lettre officielle des autorités, pour menacer notro dévoué imprimeur M.À.P.Pigeon, d\u2019être arrêté lundi matin, s\u2019il imprimait LEs DEBATS, avec des articles contre La Metropolitan.Cette menaco n\u2019effrayn personne et le journal parut comme d'habitude.Durant la semaine, on nous prévint que si nous osions continuer nos alit:iquez, nous eerions arrêté pour inépris de cour.Cela équi- Välait au baillon perpétuel et nous primes la nouvelle menace cum grano ealis.Cinq avocats éminents, que nous dûmes consulter, nous déclarirent que nous n\u2019étions pas encore devant In cour et que nous ne courrions par conséquent que le risque d\u2019un nuaveau libelle.C'esu étonnant comme des gons qui devraiont nous aider à faire notre campagne d'épuration, semblent prendre plaisir à soutenir la vissante compagnie et à écraser 6 petit journal.Nous dirons tout ce que nous Envons à ce sujet quand le jour sc:a venu.Hier encore, la Metropolitan, ennuyée par nos caricatures obtenait do notre graveur de ne pas consentir à travailler pour nous.Il fal:ût à la dernière heure nous mettre à la recherche d\u2019un atelier pour faire clicher notre dessin qui faillit ne pas voir le jour.Ceci çe passe à Montréal, mais en province c'est plus grave.Nous uvons dit qu\u2019à Vulleyfield des agents avaient brûlé LEs DE- BATS (quo vdus c¢nvoyons i notre dépositaire.À St-Jean, M.Théotimo Bourgeois assistunt-surintendant de la Alctropoiitan n déclaré à un de nos amis que si quelqu\u2019un venait lui portor des numéros des Depars, il derait les refuser parce que ce journal est défendu par l\u2019Ivêque - et qu'on - enverrait une action de q $4000 à celui qui distribuait cette 1euille.\u2018Claxton, l'illustre avocat-dêtec- tive, avait déjà juré devant le juge Choquet, que Sa Grandeur Mgr.Bruchesi lui avnit déclaré, à lui pere onnellement Claxton, que LEs EBATS allaient être interdits du haut de la chaire.D'un côté nous avons une déclaration solennelle et de l\u2019autre l\u2019in- terrcgatoire de Claxton.Il n\u2019y a Fas de doute A ce sujot.Donc lu compaguie la Metropolitar, à l\u2019imitntion de Gaspur«l Robillurd, ex-présidout de l\u2019ex-Union Franco Canadienne, mêle notre clergé à ses tripotagos et abuse du nor vénéré do nos prélats pour le foire servir à étendre ses opérations d'aseurances.Nous n'on voulons pour deuxid- po preuve que la lettre de l\u2019évêché do Valleyfivid, signée du vicairo général Ç.A.Santoire et promen(e par toute In province de Québec, aveo le sceau épiscopal, sur l'es circulaires, les prospectus, les réclames, les pamphets, parce qu'un COLLEGE CATHOLIQUE de Valley- Bold, à contenti un contrat d\u2019azsu- rances à celte compagnie de suirs qui sa ppello Ln Metropolitan de ew-Yoik.Voilà comment on trompe le pu- hlie, comment on trompe notre clergé et cette compagnie se fait Pillurion de croire que cela va du- Ter toujours.Mois le journal LEs EBATS est lo petit caillou qui ar- rôte les machines les mieux lnncéos et plus elles vont vite, plus le choo tera red ouiable.S'il nous arrive dans notre journal de mettre en opposition les Catholiques et les Juifs ce n'est puint par \u2018troilesse d'esprit et Pour mettro en présence deux relions.Nous avons des vues trop arges pour passer dans le camp des antirémites.Si nous sommes catholique, uous respectons toutes les religions qui ont la morale pour baso.Mais ici nous sommes obligés de dénoncer leé/méthodes juives au point de vue finunoier et nous le ons sans hésiter.oF & Il peut paraître étrange que le clergé catholique donno son appui à La Métropolitaine, mais nous avons la conviction que ces gens mentent et so rervent ind went du nom de nos évéques pour se poser en bons apôtres devant In population ei catholique de cette province.Quelques extraits de notre dossier Obligé de comparaître dès demain lundi devant lo magistrat de la Cour du Banc du Roi, j'ignore iei le juge m\u2019iuterdira do purler , dimanche prochain.Aussi pendant que j'ai encore la liberté de ma plume, je citorai quelques cas pris au hasard dans mon dossier.A ce propos, je dois dire que les agents de la Metropolitan & Montréal pus-ent chez les aesurés et lour défendent de nous donner des renseignements, parce que cela peut leur attirer du trouble.\u201d Quo ceux qui ont À se plaindre ne craignent rien, c'est dans leur intérêt que nous travaillons et c'est de leur intérêt de nous aider.Kate Mme N.Fugdro 193 rue Visitution a eu trois polices dans In Canadienne ; une de trois ans, deux de une année.M.S.de la Métropolitaine lui a dit qu\u2019elle perdrnil toutei elle ne changeait pas ses polices pour d\u2019autres de la Métropolitaine.Tl dévait lui remettro des polices pareilles.Les nouvelles polices datent du 27 mai 1901.Klle 5 perdu environ 820 en assurance.C'est M.Sauvage assistant-surin- tendant de la Canndienne qui luia expliqué ea perte.Mme Vve F.Turcoite, 396 rue Wolfe, avait deux polices dans ja Canadienne ; elle a payé pour une police pendant 7 ans ot 5 aus pour l\u2019autre ot n\u2019a jamais eu de retard dans ses paiements.Le 9 mui 1901, M.G.inspecteur lui a demandé ses livrets ei polices, disant qu'il allait lui éviter dea pertes en lui faisant remettre des polices de la Métropolitaine.Il lui remit un reçu jauno, fn juillet deux docteurs sont venus re-cxaminer les enfants et en septembre on lui apportait ses polices datées do septembre.Elle perdait ainsi ce qu'elle avait payé à ia Canadienne.Ellen payé jusqu'en mars 1902 mais elle à quitté ne voulant plus rien avoir affaire avec ceux qui l\u2019avaient trompée.Elle a toujours êté entisfaite de la Canadienne.Mme Mérineau 46 avenue Duluth avait eix polices dans In Canadienne 5 du 26 décembre 1895 et 1 du 2i avril 1898.M.X.agent de la Metropolituine est veuu voir plusieurs fois ton mari le soir et lui a dit que la Caradienne aliait tomber, qu\u2019il fallait changer les olices pour cellus de la Métropo- Étaine.1 lui a dit qu'il devait emporter les polices de la Canadienne pour copier sur les imprimés de la Métropolitaine.Le 10 juin l\u2019agent rapportait les olices et Mme Mérineau pordait fes paiements de 6 ans sur cinq de ges polices.Sur uno seule elle ne perdait rien.M.Gustave Fernel, 461A Avenue Laval 4 polices Métropolitaino 5 centins la semaine.Une goule semaine en retard, mais après a toujours payé.Un jour le collecteur trouve la porte fermée et apprend d\u2019uno voi- rine que la mère est allée à l'hôpital avec un enfant malade.Depuis lors le collecteur n\u2019est plus revenu, bien qu\u2019il ait des assurés dans lo quartier À 2 minules de ls maison, Pendant la maladie de l'enfant la mère n négligé l\u2019assurance, l'enfant cst mort, la famille n\u2019a rien regu.Le collocteur est revenu après le décès ; on l'a mis à Ja porte, Mmo Goo.Légaré 586 Amherst, 5 polices Canadionne dont 2 ado; tation à 10 ais et 3 à mort à 10 cts, a payé dans la Canadienne pendant 4 ans et a toujours éié en règle._ i \u201c\u2018En rasi 1901, M.C., agent de la Metropolitaine, est venu me voir à différentes reprises pour me décider à quitter la Canadienne.Ila dit tout ce qu\u2019il » avait de pire | dienne ; contre cette compagnie, qu\u2019elle allait tomber, qu\u2019elle était en faillite, etc.Il m'offrait de me remettre dansla JMétropolitaine à la même date que j'étais entréo dans la Canail disait que je no perdais absolument rien, que j'avais tout à ÿ gagner, que la Métropolitaine était très puissante, trds riche.J'ai été bien traitée par la Canadienne, ayant ou un enfant décédéet ayant été payée de suite après ot sans trouble., ** Il me coûtait de changer, mais Je me suis laissée convaincre par M.C.que c\u2019était dans mes intérêts et j'ai cédé.M.C.m'a demandé mes polices Canadienne: j'ai refusé d'abord, mais comme il me disait qu'il en avait besoin pour pouvoir mettre lea nouvellez polices Métropolitaine absolument pareilles, je es lui ai données.Le13 et 20 mai 19C1, j'ai reçu mes nouvelles polices.que je perdais 8180 eu assurance.\u201c M.C.est venu me voir on juillet 1902, il était accompagné u\u2019un M.A., un petit gentleman.\u201cJai dit À cette occasion ma façon de penser à M.G.Je lui ai dit qu\u2019il m'avait indignement trom- péc, je lui ai répété ce qu'il m'avait promis et comment il avait tenu 8a bromesse.\u201c En présence de M.A.l\u2019agent M.©.n\u2019a dit qu\u2019il avait ugi d\u2019après les ordres do la Cie, que c'étuit malheureux que j'aie perdu par lui, Mais qu\u2019il n'en pouvait rien.Si lui D\u2019était pas venu, Un autro aurait Été envoyé par la Métropolitaine.Mme Lagucé a depuis abandonné la Métropolitaine.Nous devons signaler tout le bien qu\u2019a fait M.Sauvage, assistant-sur- intendant de la Canadienne, qui a empêché les assurés de cette dernière Cie d\u2019être volés par les agents de In Métropolitaine.Voici un cas parmi des centaines.Mme Loyer, 174 ruo Durchester.En mai 1901, MM.G.et G., agents de ln Métropolitaine, sont venus lui demander zes10 polices Canadiennes digant qu\u2019ils allaient les faire changer et lui reudre des polices pareilles.Le lendomain M.Sauvago lui a conseillé d'aller redeuiander ses polices au plus vite parce qu'elle allait être trompée et \u2018qu\u2019elle perdrait sur tea 10 polices la som- we de $205.Elle est allée nu bu reau do ix Métropolitaine ets'est fait rendre res 10 police: Canadiennes avant qu\u2019on ne les envuis à New- York.Mme Charbonneau, 925 rue de Montigny, 2 polices Canadienne à 10 cls; a juyé pendant 4 nna.M.G., agent de In Métropolituine, est venu lui dire en mai 1901 que la Cunadienne allait tomber : \u201cvous allez tout perdre et vous serez bien obligée malgré vous do l'abandonner.\u201d Lillo lui remit ses polices pour les échanger, mais ne voyant rien venir, elle se rendit au bureau da M.S'ansfield pour réclamer se3 polices de la Cunadienne.M.Stansfield lui « dit devant M.G.: \u201cMadame, la Cunadienne n'a pag de fonds, si vous voulez rester dans un bateau qui n\u2019a pag de fond, vous Îrez au fond, madame; si vous voulez périr, périssez ; vos nolices ont été envoyées à New- York.\u201d Mmo Charbonneau s\u2019est fait donner alors par la Cunadienne des du- plicatn do wea polices Nos 89204, 15854, et lu Métropolitaine fut obligée de les lui tamiponner quand elle acheta In Canadiennes Mais Mme Charbonneau, perdant confiance, ne voulut plus avoir affaire à uno Cie qui à ges bureaux hors du Canada.À suivre dimanche.Ed.Charlier Un triomphe.L'honorable M.Préfontaine, pour ses débuts comme chef du parti libéral dans le distriot de Montréal, n remporté un véritable triomphe dans les élections de Terrebonne et de Deux-Montagnes.Nous félicitons M.Laurier d\u2019avoir un lieutenant aussi remarquable pour gagner les batailles contre des ad- Versaires qui ve sont pas des'quantités négligeables.Nous ne croyons pas exagérer en disant que c'est la popularité et le prestige personnal du Ministre de la Marine qui ont conservé À la cauee libérale ces deux comtés regardés comme des forteresses du parti conservateur.Siln majorité du docteur Desjardins a été plus forte que celle de i.Préfontaine aux dernières éleo- tions, nous ne pensons pas que l'honorable ministre enait éprouvé du ressentiment.Au contraire, il sait que le progrès marche lentement; mais que dirigé par des hommes do son énergie et de sa valeur, il ne craint pas les \u2018obatacles et re- oueille éur ea route de nouveaux adhérents, Nous tenons a feliclter M.Camille Piché qui avait la direction de la campagne électorale et qui n'a pas peu contribué à assurer la victoire À libéral.da parti libéra Benjamin Fortier \u201cOn m'a fait remarquer alors.AUTOUR DE L\u2019ECHAFAUD \u2014 Ainsi que pour les maladies il y à je crois pour les crimes une sorte de contamination, d'épidémie on de suggestion.Le sang appelle le sang.Les criminels subissent comme un entraînement dû à l\u2019influence délétère de nos quotidiens qui llennent pratiquement une école du vice.En dépit de vingt siècles de civilisation, les sentiments brutaux dorment encore À 1'étut latent au fond du cœur de bien des hommes.Pourquoi agiter devant eux le lambeau de pourpre ?N'est-ce pas exciter leur folie sanguinaire et les porter aux excès pour lesquels vous réclamez ensuite l\u2019écha- laud ?Colto Jrose éhontée ne fait pas seulement les délives des marchandes de la halle, des commères de tous!es quartiers riches ou pauvres, sans quoi on ne priverait pss ces bonnes gens de ce ragoût pi- meuté.Mais on frémit on gongeant que l\u2019enfance peut s\u2019nssimiler ces éléments malsaine, ces pauvres minous dont los yeux d\u2019anges ne doivent pas être ternis par ces ombrez.Oh ! Inissez-les ignorer longtemps encore ces plaies purulentos dont souffre la pauvre humanité ! Songez counne il devra duremont expier son crime, le malheureux qui initiera le gargonnet ou la fil- letto aux ténébreux mystères des alcoves infernales, eux qui ne sour- gonnaient pas hier encore l\u2019existence de cos horreurs renouvelées des Borgia.Var quel sérum puissant ces enfants pourront-ils détruire les germes morbides dépo- sésen leur cœur par une plume imprudente ?L'ignorauce, la pauvreté, l\u2019abandon n\u2019activeront -ils pas l'infection de ces Ames à jamais déflorées 2.Un groupe d'écoliers causaient de l'affaire de Saint-Eustache : \u2014 C\u2019est égal, il a été assez coco d'avouer, fait l\u2019un, j'aurais pas desserré los livres moi, y s'serait tanné de me badrer, \u2014Peuh ! dit l'autre, avec un air de pitié quand on cst assez hâte d'attendre quo la police eoit arrivés änns la maison pour laver son butin sale, c'est ben fon pour lui, fallait qu\u2019y soit plus fin.Voilà conme on apprend à combiner un crime.On cro\u2019t éviter teilo maladresse du meurtrier pour s'assurer l'impunité.On s\u2019inspirera du machiavélisme de tel criminel célèbre pour sntisfaïré une bazso vengeance ou une brutala passion.On s\u2019exercera à fuer sang )aisser de trace, eu opérant avec dextérité et science, FANB une goutte de gang sur ses manchettes.Le front du meurtrier se fera habitué dès le jeune Azc à ne pas se couvrir de rougeur ou de pâleur ; il subira les assauts d'un MeCasKiil, sans broncher ot fumera des cigarettes avec los reporters des quot:diens on les iagcantavec unesisance parfaite.Rendons hommage an passant a la gloire dont vient de se couvrir un artiste du reportage.Ii est devenu un tortionnair®, presque un inquiziteur.Désormuis on devra lui imposer le bonnet carré, avec un insigne quelconque do sa nou- vello dignité.Ce n\u2019est plus un compurso dans ie drume quo joue ln Justice, à Bainte-Scholastique : c\u2019est lo mécanicien qui monte et démonto Ja potence, prépare le nœud coulant es fuit jouer la trappe, uno sorte de.régisseur de la troupe.Mais le.personnage par excellenco, celui que tontes les bonnes Ames charitables appellent de leurs vœux, c\u2019est Radeliffé.Do tous les bourreaux qui'sont l\u2019ornement des différentes parties du monte, le pius illustre, le plus populaire, c\u2019est Radcliffe, TI rayonne sur tout le Canada.C\u2019est lui qui peut 50 vanter d\u2019avoir relové la pro- jession au pays! Autrefois on gardait l'anonymat.On avait honte, uoi, d\u2019être le plus haut justicier u continont.Radcliffe \u2018ge pare, avec orgueil, d\u2019ôtre la complément du juge, l\u2019homme choisi par la so- oiété pour être l\u2019instrumont de la vengeance divine.Lo mépris public condamnaït autrefois lo bourreau à disparaître do devant ses concitoyens ; il devenait une sorte de fauve sans nom qui habitait on ne sait où, il sortait de son repaire pour étrangler un homme et ren: trait eous torre.Maïs Radcliffe, lui, à vainou le préjugé, il apparaît tout drapé dans sa célébrité.Chaoun lui tire sa révérence, On sait à quel hôtel'il descend, ublle viande il mange à son déjeuner, sl sa digestion sc fait bien, gi gon humour ne s\u2019est pas altérée A la vues du condamné.Chacun voudrait l\u2019interviower ; les moindres déiails do cette brillanto carrière sont connus du public.Ceux même qui ignorent l\u2019Odysséo, l\u2019histoire do la fillo de Jephté, et les aventures d\u2019Herculo filant aux pleds d'Omphale, pouvent réviter sans manquer un mot le roman de Radeliffe, Ly son amour ur ga fille, sg ten- drosse do our ila vous diront, afin de fairo \u2018armoyor les çoigmd- res sentimentales qu'il preñd un etit coup de ganièvre ot di.cäna- Sen | pour se donner du gourage.L'arrivée de Radcliffé a tout l\u2019at- UN DRAME EN DEUX ACTES mn 2 Ws ler ACTE Baptiste\u2014V'là mon argent pour m\u2019assurer et laisser quelque chose à ma vieille et aux petits si je viens à mourir.Le bon ermite part) ni nous non plus ! C'est bien, mon cher Baptiste, sois sans crainte, après toi tes enfants ne seront pas dans la misère.(à © rn Bl) = A { S$ d Mi : od / A = Hy i) a, CD SC a \\ ~ {5k x { .\u20ac Ë z 2me ACTE La veuve de Baptiste \u2014 M.l'ermite, mon mari est mort et je viens avec les petits vous demander natre assurance.compagnie, il il est mort de Allez-vous en Le bon ermite\u2014Votre mari a trompéla était malade avant de s'assurer; maladie.(Rideau).trait de la venue d\u2019un cirque.C\u2019est nvec un délicieux frisson, un religieux silence que l\u2019on regarde passer le grand homme.La police montée «evra escorter l\u2019auguste personnage afin de le protéger contre les polissonneries de quelques gaming qui peuvent faillir au d6- corura exigé par l'arrivée de ce redoutable lireur de ficelles parmi nos bons paysans.Jo ne profitérai pas de l'occasion pour refditer mes antiques gémissements contre la peine de mort, aur Vaberration de cotte société qui agit dans sa eagosse comme le meurtrier dans sa fureur: elle tue.Quoique jo n\u2019aie point de tendresse pour les assnssine, j'himo encore mieux les voir gracier, que de savoir I'humanité eatisfaite par un chitiment qui n'a rien d\u2019austdre ou de majestueux et dans lequel le condamné épuré par ses souffrances, agrandi par son repentir joue le rôle de victime courbée sous la main du prôtre qui lui dit comme A Louisa XVI: * Mon fils, montez au ciel.\u201d Colombine
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